Author: Don Kayembe

  • Les 11 points convenus entre le gouvernement et le M23

    Les 11 points convenus entre le gouvernement et le M23

    kampala-Le communiqué final conjoint de la CIRGL et de la SADC résume en onze points les matières « négociées et convenues par le Gouvernement de la RDC et le M23 » :

    1. Amnistie pour les membres du M23 uniquement pour faits de guerre et d’insurrection ;
    2. Dispositions transitoires de sécurité conduisant  au désarmement et a la démobilisation;
    3. Libération des membres du M 23 détenus par le Gouvernement de la RDC pour faits de guerre et d’insurrection;
    4. Décision   par   le M23 de mettre fin à la rébellion et de se transformer en un parti politique légitime;
    5. Démobilisation des anciens combattants du M23;
    6. Retour des réfugies et personnes déplacées internes dans leurs foyers ;
    7. Création d’une commission chargée de la question des biens spoliés, extorqués, volés, pillés et détruits, terres comprises ;
    8. Réconciliation nationale et justice ;
    9. Réformes sociales, sécuritaires et économiques ;
    10. Mise en œuvre des conclusions de la réévaluation de la mise en œuvre de l’Accord du 23 Mars 2009 ; et
    11. Mécanisme de mise en œuvre,  suivi et évaluation pour les positions arrêtées.
  • Interview  de Museveni à Paris après le sommet de l’elysée

    Interview de Museveni à Paris après le sommet de l’elysée

    Yoweri Museveni- President Ougandais
    Yoweri Museveni- President Ougandais

    -Son pays ne fait pas partie des pays africains les plus liés à la France, mais le président ougandais, Yoweri Museveni était à Paris le week-end dernier, du 6 au 7 décembre, pour le sommet Afrique-France. Un sommet essentiellement consacré aux questions de sécurité sur le continent. Des questions qui touchent l’Ouganda concerné par la situation en Centrafrique où opère la sanglante rébellion de la LRA de Joseph Kony depuis qu’elle a été chassée d’Ouganda, mais aussi la RDC, puisque Kampala a été un médiateur critiqué dans la crise qui oppose le gouvernement congolais à la rébellion du M23. Des sujets sur lesquels revient Yoweri Museveni, invité de Sonia Rolley.

     

    RFI : Les autorités centrafricaines disent que Joseph Kony, le chef de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), est sur leur territoire et qu’il veut négocier. Quelle est votre position à ce sujet ?

    Yoweri Museveni : Non, c’est une perte de temps. S’il veut sortir du maquis, il n’a qu’à le faire. Il n’y a pas de raison de négocier. Le temps de la négociation est passé depuis longtemps. Nous sommes en train de le chasser. Nos forces sont sur le terrain et sont après lui. Il y a quelques jours, nous avons tué une vingtaine des ses compagnons. On le poursuit et on finira par l’avoir.

     Donc vous espérez toujours pouvoir l’attraper ?

    Oui, c’est ce que nous allons faire, l’arrêter ou le tuer.

    A propos de l’est du Congo, le M23 est aujourd’hui défait militairement sur le terrain. Pourquoi est-ce encore nécessaire de signer un document qui conclut les pourparlers de Kampala ?

    Il y a des questions politiques et sociales qu’il faut résoudre pour stabiliser la situation en RDC. Donc, un accord sera signé. Là-dessus, nous nous sommes mis d’accord.

    Les présidents ougandais et congolais veulent une reprise des discussions avec le M23

    Mais est-ce que vous souhaitez que ce soit un accord ou la signature d’une déclaration est suffisante ?

    Peu importe le titre, ce qui compte, c’est le contenu. Peu importe le nom que vous lui donnerez, mais ils signeront un document.

    Plusieurs des commandants du M23, réfugiés en Ouganda, sont sous le coup de sanctions des Nations unies, des Etats-Unis ou encore visés par le gouvernement congolais, comme Sultani Makenga. Allez-vous, par exemple, les renvoyer au Congo pour qu’ils soient jugés ?

    Nous allons suivre ce que nous dit la loi. Nos lois internes et les lois internationales. C’est le procureur général de la République qui me conseille dans ce domaine. C’est lui qui me dira quelle est la procédure à suivre.

    Mais vous n’allez pas les protéger et les garder sur votre territoire ?

    Ca dépend de ce que dira la loi. Mais si nos conseillers juridiques nous disent que c’est la démarche à suivre, c’est ainsi que nous gérerons ce problème.

    Pourquoi est-ce que les ADF-Nalu sont une menace et est-ce que les combattre devrait être une priorité pour la brigade d’intervention de la Monusco ?

    Ce n’est pas une menace pour nous, c’est une menace pour les Congolais. Cela fait des années qu’ils tuent des Congolais. En ce qui nous concerne, bien sûr, l’armée est toujours à la frontière, sur le pied de guerre. Nous voulons qu’ils puissent se reposer et que la situation ne soit plus tendue. Pour nous, c’est juste une question d’être plus détendu. Pour le Congo, c’est une question de sécurité. C’est le Congo qu’ils dérangent vraiment, pas nous.

    Mais est-ce que vous poussez la communauté internationale et la Monusco de faire de la lutte contre les ADF-Nalu une priorité ?

    C’est ce qu’ils devraient faire. Ils sont venus pour ça. Pour nettoyer l’est du Congo de tous ces groupes terroristes. Et cela pour le bien du peuple congolais.

    L’envoyé spécial des Etats-Unis pour les Grands Lacs plaide pour un dialogue régional entre l’Ouganda, le Rwanda, le Congo, le Burundi et peut-être la Tanzanie. Est-ce que vous pensez que c’est une bonne solution pour résoudre les problèmes des Grands Lacs ?

    Il m’en a parlé, mais je n’ai pas encore eu le temps de me faire une opinion. Laissez-moi y penser et je vous donnerai ma réponse.

     Cela fait plus de 20 ans qu’il y a des conflits dans la région. Qu’est-ce qui devrait être fait pour les résoudre et pour faire que les pays de la région se fassent confiance ?

    Ce n’est pas un problème de confiance entre les pays de la région. C’est un problème d’idéologie. Il faut que chacun des dirigeants ait une vision claire de la manière dont il faut unir sa population. Il faut être nationaliste, contre le sectarisme de manière à ce qu’au sein de chacune de ses populations, les gens se considèrent comme des frères et sœurs. Une fois que ça, c’est fait, tout devient plus facile. Je crois vraiment que le problème est surtout idéologique. Les gens se trompent sur la définition même de leurs problèmes. Et c’est comme ça qu’on se retrouve avec ces conflits sans fin.

    Mais par exemple, le gouvernement congolais ne vous faisait pas complètement confiance pour assurer la médiation avec le M23. Il considérait que vous étiez partial et même que vous souteniez la rébellion. Et ça, c’est un problème de confiance ?

    Nous avons récupéré toutes les armes que les rebelles ont utilisées. On va savoir d’où elles viennent. Si elles viennent d’Ouganda, ça va se savoir. Et deuxièmement, si ces rebelles étaient vraiment soutenus par l’Ouganda, ils auraient un problème beaucoup plus sérieux que ce qu’ils sont aujourd’hui.

    RFI

  • Les pourparlers entre Kinshasa et le M23 s’achèvent par la “déclaration de Nairobi”

    Les pourparlers entre Kinshasa et le M23 s’achèvent par la “déclaration de Nairobi”

    Francois-Mwamba-En marge des festivités du cinquantenaire de l’indépendance du Kenya, les délégations du Mouvement du 23-Mars (M23, ex-rébellion défaite dans l’est de la RDC) et du gouvernement congolais se sont accordées sur une formule en trois temps pour consacrer la fin des pourparlers de Kampala.

    C’est finalement à Nairobi qu’ont pris fin, le 12 décembre, les pourparlers entamés depuis fin 2012 à Kampala entre le Mouvement du 23-Mars (M23), et le gouvernement congolais. Mais les deux parties ont signé, chacun de leur côté, un document spécifique, en marge des festivités commémoratives du cinquantenaire de l’indépendance du Kenya.

    Selon François Muamba, le coordonnateur congolais du Mécanisme national de suivi de l’accord-cadre d’Addis-Abeba, “trois documents” étaient sur la table dans la capitale kényane. Le premier, celui du M23, devait réaffirmer sa déclaration de fin de rébellion rendue public le 5 novembre, quelques heures après la défaite militaire.

    “Dans le deuxième document, le gouvernement [congolais, représenté sur place par son ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, NDLR] ne devait que prendre acte de la déclaration du M23” et s’engager à garantir aux ex-combattants du mouvement rebelle une “réinsertion sociale”.

    La Déclaration de Naïrobi, troisième document, tire enfin les conséquences de ces deux documents et consacre la fin du processus de Kampala. Un “document historique” signé par le président ougandais et médiateur Yoweri Museveni (pour le compte de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs, CIRGL) et la présidente du Malawi, Joyce Banda (pour la SADC), en présence du président kényan, Uhuru Kenyatta, a indiqué Manoah Esipisu, porte-porole de la présidence kényane.

  • L’interprète des funérailles de Mandela s’explique: “J’ai vu des anges tomber sur le stade”

    L’interprète des funérailles de Mandela s’explique: “J’ai vu des anges tomber sur le stade”

    interprete-Pourchassé par les médias, le malheureux Thamsanqa Jantjie semble victime de lui-même, et d’une maladie.

     l’interprète en langue des signes de l’hommage à Nelson Mandela? La question était dans tous les esprits jeudi en Afrique du Sud, partagée entre pitié, rire et indignation après que son charabia gestuel a fait le tour du monde.

     
    L’homme qui a pu se tenir près de cinq heures à côté des plus puissants dirigeants du globe et des membres de la famille Mandela dont il ponctuait les discours de mouvements inarticulés des mains, “n’est pas un interprète professionnel“, a admis jeudi la vice-ministre aux Personnes handicapées Hendrietta Bogopane-Zulu.
     
    Mais on ne l’a pas ramassé dans la rue“, s’est-elle défendue, admettant “la possibilité d’une erreur à partir du moment où les autres gens n’ont pas compris l’interprète” et affirmant que le gouvernement aurait été “floué” par l’entreprise de l’interprète. “Ils ont disparu dans la nature“, a-t-elle dit.
     
     
    Des accents d’homme traqué 
     
    Confus, Thamsanqa Jantjie, le malheureux interprète, a tenté de son côté de se défendre, pourchassé par les médias, alors que la communauté des sourds criait à l’”imposteur“. Ses propos sont assez incohérents au début, mais voici ce qu’on peut comprendre: 
     
    Ce qui est arrivé ce jour-là, je ne sais pas comment je peux le décrire. J’ai vu des anges tomber sur le stade. Et j’ai commencé à réaliser que le problème était ici. (…)
     
    Parfois, je vois des choses qui me poursuivent et j’étais dans une position très très difficile. Je souffre d’une maladie très difficile. Une maladie qui vous met dans une position que vous ne comprenez pas vous même certaines fois. Et que je ne peux pas changer. Parfois, vous voyez des personnes qui vous parlent ou vous entendez des voix que vous ne comprenez pas… et à la fin vous perdez votre contrôle.
     
    Je voudrais dire à tout le monde que si j’ai offensé quelqu’un, s’il vous plait, pardonnez-moi“, a-t-il déclaré dans une interview télévisée. Plus tôt dans la journée, à la radio, il a avoué qu’il souffrait de schizophrénie. 
     
     
    “Gesticuler sans règle” 
     
    En direct, Mme Delphin Hlungwane, porte-parole de la principale association de sourds d’Afrique du Sud (Deaf SA) qui la veille encore ne décolérait pas, l’accusant de “gesticuler dans l’air sans grammaire, ni structure, ni règle“, l’a pris en pitié et invité à la recontacter pour lui proposer de l’aide, sous-entendu une formation.>”Pas matière à embarras”
     
    La ministre sud-africaine a nié qu’“il y ait là matière à un embarras national” avant de dire à l’AFP qu’elle “s’excusait auprès des sourds“.
     
    La Fédération mondiale des sourds (WFD) comme celle des interprètes de langue des signes (WASLI) ont réagi, rappelant “l’importance d’avoir des interprétations de qualité pour tout événement public“.
     
     
    Comparer avec un pro 
     
    Un téléspectateur entendant mais attentif pouvait se rendre compte que le pauvre Thamsanqa racontait n’importe quoi.
     
    Il suffisait de comparer ses gestes avec ceux produits dans une incrustation ovale, en bas des écrans de télévision par un interprète officiel de la chaîne publique SABC, pour voir que les deux versions n’étaient pas d’accord.
     
    Ça a été un choc et une surprise quand on l’a vu à la cérémonie d’hommage“, a raconté Bruno Druchen, le directeur de Deaf SA sur le plateau de la chaîne d’information eNCA.
     
    Les piètres prestations de M. Jantjie avaient déjà été remarquées lors d’autres événements de l’ANC, notamment son centenaire en janvier 2012, et Deaf SA avait envoyé un rapport au gouvernement, resté au placard.
      
    Imaginez que vous êtes dans un pays de langue espagnole, que le président Barack Obama est là pour s’exprimer et que quelqu’un prétend faire l’interprétation mais ne connaît pas un mot d’espagnol, tout le monde serait désespéré“, soulignait Myriam Vermeerbergen, une linguiste belge spécialisée.
     
     
    Il existe 130 langues des signes 
     
    Les langues des signes –il en existe 130– sont les langues naturelles créées et transmises parmi les sourds, soulignent ses écrits universitaires.
     
    Elles possèdent une grammaire et une syntaxe, sont indépendantes des langues parlées, et le plus souvent apprises à l’école par les enfants sourds qui naissent en majorité de parents entendants.
     
    L’Afrique du Sud a attendu la présidence de Mandela en 1994 pour avoir des interprètes durant les journaux télévisés faisant des sourds “des citoyens” à part entière, souligne Mme Hlungwane.
     
    Pour les personnalités, ou bien on épelle leurs noms, ou bien on recourt à un corpus de signes établis: la pipe pour désigner l’ancien président Thabo Mbeki, la main repliée devant le front pour évoquer la forme de crâne du président Zuma ou un doigt indiquant la raie des cheveux sur le côté pour Mandela, telle qu’il la portait avant d’être emprisonné en 1962.
    rtl.be
  • Un faux interprète officie pendant la cérémonie d’hommage à Mandela à Johannesbourg

    Un faux interprète officie pendant la cérémonie d’hommage à Mandela à Johannesbourg

    Sign language-Hommage à Mandela : un faux interprète pour sourds à la cérémonie

    Cette vidéo scandalise l’Afrique du Sud. Au départ, rien de choquant puisqu’on y voit les discours de Pumla et Andile Mandela respectivement l’arrière petite-fille et le petit fils de Nelson Mandela. Mais au second plan, on aperçoit un homme qui a assuré, pendant la cérémonie hommage à Nelson Mandela, la traduction simultanée pour le public mal entendant. Seul problème : le langage des signes utilisé par cet homme ne veut absolument rien dire. L’homme invente  – au fur et à mesure des discours – des signes qu’il est le seul à pouvoir comprendre.

    La scène a été vue par les téléspectateurs du monde entier. Ainsi David Buxton, président de la «British Deaf Association» a été scandalisé par le manège du pseudo-interprète. «Ce fut un non sens total pendant plusieurs heures. C’est à l’évidence un escroc qui désirait être sur l’estrade aux côtés des grands de ce monde. C’est un acte complètement fou quand on y pense, a-t-il déclaré au journal anglais The Telegraph.

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    C’est le directeur national de la fédération des sourds d’Afrique du Sud (DeafSA) qui a révélé le pot aux roses. Devant son téléviseur, cet utilisateur du langage des signes s’est indigné de ne rien comprendre aux gestes de cet homme, qu’il définit comme un «clown». Il s’en émeut aussitôt sur le réseau social twitter et créé la polémique.

    Le Parisien