Author: Don Kayembe

  • ANNULATION DU CONCERT DE JB M’PIANA

    ANNULATION DU CONCERT DE JB M’PIANA

    Zenith-Dernière actualité
     Le concert de JB M’PIANA prévu au Zénith Paris – La Villette le samedi 21 décembre 2013 est annulé.
    Les billets achetés sont remboursables auprès des points de vente.
  • L’homosexualité pourrait bientôt être pénalisée en RDC.

    L’homosexualité pourrait bientôt être pénalisée en RDC.

    Drapeau homosexuel-La RDC n’a pas de disposition législative particulière concernant l’homosexualité et la transsexualité. Une sorte d’exception, sur le continent africain, qui pourrait bientôt prendre fin. Soucieux de protéger son pays des prétendues “antivaleurs” venues de l’étranger, le député du Parti travailliste, Steve Mbikayi, a déposé une proposition de loi à l’Assemblée nationale visant à jeter en prison les homosexuels.

    La RDC va-t-elle finalement criminaliser l’homosexualité et la transsexualité ? C’est l’objectif de Steve Mbikayi, député du Parti travailliste et porte-parole de la Coalition pour le vrai dialogue de Vital Kamerhe. En réponse à l’absence de législation sur le sujet, celui-ci a déposé, le 13 décembre 2013, une proposition de loi comprenant 38 articles, sur le bureau du président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku.

    Un ensemble de mesures pour le moins radicales. En effet, si la proposition de loi était adoptée, les homosexuels et transgenres congolais risqueraient tout simplement la prison ferme. “J’ai voulu prévenir l’avancée de l’homosexualité”, explique à Jeune Afrique Steve Mbikayi. “Je crois qu’il y a un danger réel pour la RDC et j’ai le soutien de la grande majorité de la population”, assure le député natif du Kasaï, qui rappelle que cette “initiative personnelle est une promesse de campagne faite à sa base, de lutter contre les antivaleurs venues de l’extérieur”.

    Amalgame

    Des arguments qui sont loin d’être originaux et qui font de l’homosexualité une “valeur” occidentale, que le député propose de soigner. “Lorsque les penchants homosexuels sont consécutifs à un trouble hormonal inné ou acquis, l’État se doit de couvrir à concurrence des trois quarts le montant des soins médicaux”, explique-t-il, dans une curieuse analyse scientifique. Si ces arguments étaient entendus, ils pourraient surtout coûter cher aux homosexuels, transsexuels ou simples adeptes du déguisement féminin plutôt populaires dans certaines émissions de télévision congolaises, comme le comédien Mike La Duchesse, révélé par la troupe de théâtre Cinarc. De fait, la proposition prévoit de punir aussi “la promotion (…) de l’homosexualité”, en l’occurrence : “les manifestations publiques homosexuelles (gay pride, marches, affichages…), les réunions homosexuelles, la publicité à caractère ou à tendance homosexuelle, l’adoption des enfants par des homosexuels”.

    “L’apologie de l’homosexualité, par tous les moyens, est interdite”, résume l’auteur du texte, qui détaille ensuite pour Jeune Afrique les peines prévues dans sa proposition de loi. Et celles-ci sont loin d’être symboliques :

    –    “Commettre un acte homosexuel : 3 à 5 ans de prison + une amende de un million de francs congolais” (environ mille euros).

    –    “Choisir un sexe autre que celui dont la nature vous a doté : 3 à 12 ans de prison + une amende”.

    –    Mariage homosexuel contracté par tromperie : 5 à 15 ans de prison + une amende.

    –    Tout parent qui cède son enfant à un homosexuel ou un couple d’homosexuels : 5 a 10 ans de prison.

    –    Tout parent qui soumet son enfant ou l’enfant sous sa garde à des pratiques homosexuelles : 5 à 10 ans de prison + une amende.

    –    Toute personne qui exerce une quelconque autorité sur un mineur et qui l’aura donné en mariage avec une personne du même sexe que lui : 10 à 15 ans de prison + une amende.

    Un recul

    Le projet se fonde donc sur le rejet d’un curieux mélange d’homosexualité, de transsexualité mais également de pédophilie ou de mariage forcé, deux crimes qui tombent pourtant déjà sous le coup de la loi congolaise. Si la proposition était adoptée (elle pourrait être examinée dès le premier trimestre 2014), elle renverrait ainsi la RDC dans le groupe des 38 pays pénalisant l’homosexualité en Afrique. Au même niveau, en ce qui concerne la peine de prison encourue, que des pays comme le Cameroun ou le Sénégal.

    Cela fait pourtant plus d’une décennie que Mike La Duchesse joue sur scène, avec succès, un personnage homosexuel, rôle dont il est le précurseur dans l’histoire du théâtre populaire congolais. “Il va y avoir une pression internationale, plusieurs ambassades m’ont déjà appelé”, ajoute Steve Mbikayi. Qui conclut, prenant à témoin environ 70 millions de Congolais : “Ce sera un combat que l’opinion congolaise remportera”. Pour les homosexuels et transsexuels de RDC, l’avenir pourrait être bien sombre.

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    Par Mathieu OLIVIER

  • Le M23 se régénère-t-il au Rwanda et en Ouganda ?

    Le M23 se régénère-t-il au Rwanda et en Ouganda ?

    M23 rebels train in the Democratic Republic of the Congo.-Sur le papier, la rébellion du Mouvement du 23-Mars (M23) a pris fin après une défaite militaire, début novembre, sanctionnée par la récente déclaration de Nairobi. Pourtant, plusieurs sources, dont un rapport d’experts onusiens encore confidentiel, indiquent que l’ex-groupe rebelle tenterait de se refaire une santé, en procédant à de nouveaux recrutements au Rwanda et en Ouganda, où ses dirigeants se sont réfugiés.

    C’est un document qui ne dervait pas passer inaperçu. Le rapport final du groupe d’experts des Nations unies sur la RDC, encore confidentiel mais dont l’agence Reuteurs s’est procuré une copie, affirme non seulement que les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23) ont bénéficié d’un “soutien continu” de Kigali lors des dernières offensives des Forces armées de la RDC (FARDC) appuyées par la brigade d’intervention de l’ONU, mais surtout qu’”ils ont continué à recruter au Rwanda”, après leur défaite militaire sur le terrain.

    Plusieurs sources diplomatiques occidentales contactées par Jeune Afrique expliquent qu’elles ne sont pas surprises par les allégations contenues dans le rapport d’experts onusiens. “Nous n’avons jamais eu d’engagement ferme et clair des autorités rwandaises sur la cessation de tout appui aux rebelles du M23, confie un diplomate européen basé à Kinshasa. Nous avons donc toujours supposé que le soutien de Kigali, bien que diminué à la suite des pressions diplomatiques et de l’action militaire sur le M23, persistait.”

    Les accusations contre Kigali, des “mensonges” ?

    Le diplomate relève également que ce fut “la reprise par les FARDC de la route principale de connexion entre le M23 et le Rwanda qui [diminua] gravement tout soutien de l’armée rwandaise aux rebelles congolais.” Même son de cloche à Kinshasa. “Jusqu’au dernier jour de l’offensive triomphante des FARDC, le Rwanda a continué à apporter son soutien aux rebelles du M23”, affirme Lambert Mende. Pour le porte-parole du gouvernement congolais, le rapport du groupe d’experts onusiens ne vient que “confirmer ce que les autorités congolaises n’ont cessé de dénoncer”.

    Autant d’accusations qui, selon les diplomates rwandais, ne constituent qu’un ramassis de “mensonges”. Interpellé sur le réseau social Twitter au sujet de ce “soutien continu” que Kigali apporterait au M23, Olivier Nduhungirehe, représentant adjoint du Rwanda au Conseil de sécurité à New-York, préfère, lui, citer un autre passage du même rapport qui met en cause l’armée congolaise : “Les forces armées, en particulier les FARDC, demeurent parmi les principaux responsables des violences sexuelles, notamment contre les mineurs.”

    L’Ouganda, complice du pillage des ressources minières de RDC ?

    De fait, le rapport d’experts onusiens accuse les groupes rebelles et l’armée congolaise d’avoir commis plusieurs exactions dans le Kivu et de tirer également profit de l’exploitation illégale des ressources minières dont regorge cette partie de la RDC. “98 % de l’or produit en RDC en 2013 ont été exporté clandestinement du pays” via l’Ouganda, indique le rapport.

    Médiateur du processus de paix entre le M23 et Kinshasa – qui vient d’aboutir, le 12 novembre, avec la déclaration de Nairobi -, Kampala est soupçonné d’avoir été de mèche avec les rebelles congolais dans l’exploitation illégale des ressources minières du Kivu. Bunagana, le poste frontalier entre la RDC et l’Ouganda, a été sous contrôle du M23 pendant plus d’une année…

    Pour l’instant, les autorités ougandaises se refusent de commenter un “document qui n’existe pas”. Elles devront cependant faire face à d’autres critiques contenues dans le rapport qui leur reproche de laisser “circuler librement” sur leur sol certains dirigeants du M23, pourtant sous le coup des sanctions des Nations unies. Idem pour le Rwanda qui a également accueilli certains membres de l’ancienne rébellion sur son territoire.

    Que deviendront les ex-commandants rebelles ? Selon Kinshasa, la question est réglée dans la déclaration de Nairobi : amnistie pour les faits de guerre et poursuites judiciaires envers ceux qui sont soupçonnés de crimes graves. Problème : les personnes visées ne sont plus sur le territoire congolais. “Les contacts diplomatiques vont se poursuivre pour que ces criminels présumés soient extradés en RDC afin qu’ils répondent de leurs actes”, assure Lambert Mende. Quant aux ex-combattants rebelles, eux, ils doivent être démobilisés et réintégrés dans la vie civile. Sont-ils prêts à déposer les armes ? Ou certains préfèreront-ils s’embarquer dans une nouvelle aventure militaire ?

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    Par Trésor Kibangula ( Jeune Afrique)

  • L’adieu de Winnie à son “homme”( Nelson Mandela)

    L’adieu de Winnie à son “homme”( Nelson Mandela)

    Par2877447-” Seule, je te revois dans ce township d’Alexandra où, au détour d’une ruelle, j’aperçus ta longue silhouette au milieu d’une bande de jeunes. Seule, je pense à ce jour où tu m’as proposé de devenir ta femme. Seule, je pense à ces petits rares moments d’évasion dont nous pouvions profiter. Seule, je pense à ce jour où tu as rencontré mon père pour demander ma main. Seule, je pense à cette phrase de mon père « Nelson est un garçon charmant, tu peux l’épouser mais le choisir c’est épouser un combat et non un homme ». J’ai compris aujourd’hui que j’ai épousé le combat, ton combat, le combat de ta bande avec les BUTHELEZI, SISULU Walter, Oliver Tambo et autres. J’ai appris à lutter à vos côtés. J’ai intégré le système très tôt. J’ai, inconsciemment peut-être, décidé de jouer ma partition. J’ai, peut-être pour prouver à tes compagnons que tu avais choisi la femme qu’il fallait, opté pour l’incarnation de l’aile dure. Puis arriva ce jour sombre de ton arrestation. Jour sombre, ai-je dit ! Il l’était pour moi or c’était le jour de gloire puisque tu me disais lors de mes visites bien surveillées à Roben Island que « ta victoire a commencé le jour de ton arrestation ». Plus tard, après plus de quinze années de bagne, tu n’as pas hésité à me dire « Winnie, tu te bats bien pour ma libération mais tu m’abats avec ton comportement. Je suis au courant pour le jeune avocat et je te comprends : la solitude peut être le lit de la débauche pour une femme qui n’a jamais pu savourer son mariage. Je ne t’en voudrai jamais. Je te porte dans ma chair Winnie ». Oui, Nelson, tu avais vu juste. Tu me comprenais seulement la compréhension ne doit pas être une légitimation et c’est ce que je n’ai pas pu comprendre assez tôt d’où mon escapade nocturne le jour de ta sortie de prison devant les caméras du monde entier. A ta libération, j’étais fière de toi, fière de ton endurance, fière de ta victoire et indigne voire indignée d’autant que je ne méritai plus d’être à tes côtés ou de te prendre la main. J’étais une étrangère à tes côtés. Je te sentais plus comme un père. Ta décision de partir, de t’éloigner de moi, de divorcer ne m’a point surpris. Je voulais ce divorce. Je n’osais pas prendre l’initiative par peur de te faire souffrir encore. J’ai applaudi lorsque tu as choisi MACHEL. Pleine de grâce, de douceur, dévouée, câline, discrète, profondément amoureuse de toi, fidèle et généreuse avec notre progéniture, j’ai tout de suite compris qu’elle allait t’offrir toute cette affection qui t’a tant manquée. Mon cher époux, Je ne prie pas pour toi, Dieu a donné des signaux rassurants quant à ta place dans l’au-delà. Je veux ici et pour toujours te dire combien je t’aime. Je n’aurai pas la chance de prononcer un discours devant ces 80 milles personnes réunies à Sowéto pour te rendre hommage. Si cette chance m’était offerte, je t’aurai simplement demandé pardon car tu avais choisi Winnie pour gagner à tous les niveaux. Tu avais choisi Winnie pour réussir ta vie. Malheureusement, la femme que je suis a confondu « la victoire du bonheur » et « le bonheur de la victoire ». Tu as eu le second par ton propre combat et je n’ai pas su t’offrir le premier. Mea culpa, Nelson. Je te demanderai simplement dans les cieux de ne pas penser à ce jour où tu m’as dit « nous ne vieillirons pas ensemble ». Pense plutôt Nelson à ce jour où tu m’as dit « je veux mourir tout contre toi ». C’est vrai Nelson, le bonheur se conjugue souvent au passé. Bon voyage. Love you, my husband.
    Article publié le: 16 Décembre 2013 – Auteur: Winnie Mandela – Source: Winnie Mandela
  • Barack Obama exige des poursuites judiciaires contre les responsables du M23

    Barack Obama exige des poursuites judiciaires contre les responsables du M23

    President Barack Obama
    President Barack Obama

    -Tout en saluant la conclusion, le 12 décembre 2013 à Nairobi, des pourparlers de Kampala, la Maison Blanche, par le biais du Conseil national de sécurité, n’y va pas sur le dos de la cuillère : « Les membres du M23 doivent être désarmés et démobilisés. Les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité doivent répondre de leurs actes ». Le ton est ferme et c’est tout dire.

    Malgré son certificat de décès, le M23 ne rassure pas quant à sa bonne foi d’œuvrer pour la paix en RDC et dans les Grands Lacs. Le doute provient de sa filiation avec l’AFDL, le RCD et le CNDP qui portent, au même titre que leurs parrains rwandais et ougandais la responsabilité de plus de 6 millions de morts au sein de la population congolaise. Sans compter toutes sortes d’exactions, notamment les viols massifs, les recrutements d’enfants et leur association à des conflits armés.

    A l’instar de ses prédécesseurs, le M23 a commencé par une mutinerie avant de se muer en une rébellion contre Kinshasa. Il a mené une guerre contre la RDC qui l’a conduit jusqu’à occuper pendant quelques jours la ville de Goma. Gênés de leur responsabilité dans la guerre d’agression, ses parrains ont été obligés de l’instruire pour l’en déloger et accepter des négociations avec le gouvernement à Kampala. Il se réclamait héritier attitré et légitime des accords du 23 mars 2009 signés entre son géniteur le CNDP et Kinshasa.

    Sous l’instigation de ses parrains, le M23 a joué aux manœuvres dilatoires avant de mordre la poussière face une offensive musclée des FARDC appuyées par la Force spéciale de la Monusco. C’était sa fin mais, il fallait formaliser le nouveau rapport des forces sur le terrain, de même qu’au niveau diplomatique et politique.

    Cette nouvelle donne a eu l’avantage d’administrer un coup d’accélérateur à la conclusion des pourparlers entamés dans la capitale ougandaise. C’est ce qui a été fait le 12 décembre 2013 à Nairobi. La fausse rébellion a signé une déclaration de sa disparition en tant que groupe armé et de souscrire au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion dans la vie civile.

    Toutefois, cette déclaration n’excluait pas la prise en compte de crimes commis par ce groupe armé pendant son imposture guerrière : crimes de guerre, crimes contre l’humanité, enrôlement d’enfants.

    C’est dans ce contexte que les Etats-Unis ont donné de la voix. Dans un communiqué rendu public le 12 décembre à Washington, la Maison Blanche, par la bouche du porte-parole du Conseil national de sécurité, s’est félicitée de la signature à Nairobi des déclarations qui mettent un terme à la rébellion du M23.

    Sur un ton péremptoire, Caitlin Hayden écrit : « Les membres du M23 doivent être désarmés et démobilisés. Les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité doivent répondre de leurs actes ». Pourquoi ce ton ferme ? La Maison Blanche répond : « Les populations de la région des Grands Lacs n’ont que trop souffert des conséquences du conflit et de l’instabilité. Les signatures d’aujourd’hui nous rapprochent davantage de la possibilité de mettre un terme à des décennies de violence ».

    Par ailleurs, les Etats-Unis ne perdent pas de vue la dimension sous-régionale du conflit qui a pour champ d’application la RDC. Dans le même communiqué, la Maison Blanche déclare ce qui suit : « Un dialogue régional portant sur la paix et la sécurité doit évoluer dès à présent, afin de renforcer la coopération régionale et de résoudre les causes sous-jacentes du conflit, une fois pour toutes ».

    En d’autres termes, le président Barack Obama reconnaît l’implication, somme toute néfaste, des voisins ougandais, rwandais et, dans une moindre mesure, burundais, dans l’insécurité qui a élu domicile dans la partie orientale de la RDC. Il en est de même des pillages des ressources naturelles de l’ex-colonie belge. Raison pour laquelle, Washington avait initié en 2010 la loi Dodd-Frank pour lutter contre le trafic des minerais de sang en provenance des Grands Lacs africains.

    Le message est-il saisi cinq sur cinq par Kigali, Kampala et Kinshasa ? Difficile à dire pour l’instant. Toutefois, chacune de ces capitales a tout intérêt d’en tirer toutes les conséquences au risque de se retrouver sur la liste des Etats voyous qui encouragent le terrorisme dans le monde.

    S’agissant particulièrement de Kinshasa, le gouvernement devrait éviter la politique de deux poids, deux mesures. Il devrait éviter de blanchir des criminels du M23, soi-disant parce qu’ils auraient l’intention de se muer en parti politique. Ce serait consacrer l’impunité et accorder des primes pour des faits de guerre aux ex- rebelles. L’exemple de Bosco Ntaganda est encore frais dans la mémoire collective. Il s’est comporté longtemps en  intouchable jusqu’à ce que, voyant toutes retraites coupées, il se rende lui-même à la CPI.

    D’autre part, puisque des officiers des FARDC ont été traduits en justice, jugés et condamnés pour les mêmes faits, il n’y aurait pas de justifications qui tiennent debout  pour les responsables du M23. Jean- Pierre Bemba n’est-il pas à La Haye pour des faits commis par ses troupes en Centrafrique ?

    Une opportunité est offerte à la RDC telle une dernière chance, par la communauté internationale, les Etats-Unis en tête. Nous n’avons pas le droit de la rater pour des raisons de  sentiments.

    
La Maison Blanche
    Déclaration de Caitlin Hayden, porte-parole du Conseil national de sécurité, sur la région des Grands Lacs du continent africain
    Le 12 décembre 2013

    Les Etats-Unis se félicitent de la signature, aujourd’hui, des déclarations qui mettent un terme à la rébellion du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Les populations de la région des Grands Lacs n’ont que trop souffert des conséquences du conflit et de l’instabilité.

    Les signatures d’aujourd’hui nous rapprochent davantage de la possibilité de mettre un terme à des décennies de violence.

    Bien que nous saluions cette avancée importante, il reste beaucoup à faire. Les membres du M23 doivent être désarmés et démobilisés.

    Les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité doivent répondre de leurs actes. Un dialogue régional portant sur la paix et la sécurité doit évoluer dès à présent, afin de renforcer la coopération régionale et de résoudre les causes sous-jacentes du conflit une fois pour toutes.

    Le Potentiel

  • « IMPLOSION »  OU  « BALKANISATION », PEUT-ON  ENCORE SAUVER  LE CONGO-KINSHASA

    « IMPLOSION » OU « BALKANISATION », PEUT-ON ENCORE SAUVER LE CONGO-KINSHASA

    Carte géographique du Congo-(rdc)
    Carte géographique du Congo-(rdc)

    En parlant du « Plan de Kampala », le Potentiel, un quotidien qui paraît à Kinshasa et propriété de    Modeste Mutunga, qui  lui-même siège au sein des institutions de la  « Kabilie », intitule son article « Plan de partition de la RDC à Kampala: Kinshasa à l’épreuve de son opinion publique ».  Ce qui d’une autre façon veut  dire que ce plan non seulement existe,  ce que personne  de sensé  n’a jamais mis en doute,  mais également il a déjà été signé par des représentants de la  «Kabilie » actant comme délégués de la République Démocratique Du Congo aux assises de Kampala. Dans ce cas, la messe serait déjà dite pour le Congo si du moins l’information telle que fournit par le Potentiel s’avérait fondée.   Dès lors, la question  se pose de savoir pourquoi et comment des citoyens Congolais ont pu apposer leur signature sur un texte qui proclame la balkanisation de la RD-Congo.

    Museveni, qui apparait sûr de lui,  de même que Paul Kagamé,  ont carrément refusé de « négocier » l’un avec Joseph Kony et l’autre face aux FDLR.  Mais c’est quoi  alors cette histoire des Congolais de la « Kabilie » qui  non seulement se déplacent pour Kampala,  mais vont jusqu’à consentir à la signature d’un document  qui hypothèque gravement le devenir de la République Démocratique du Congo sous sa forme actuelle.  La posture assumée par des sujets Congolais  dénote curieusement  un manque d’appétit  pour la grandeur  et d’un goût du risque pour l’histoire. Robert Cooper déclare dans “La Fracture des Nations”  que « Le contexte, l’humeur et la personnalité jouent un plus grand rôle dans les relations internationales que les manuels ne le laissent entendre »[1].  En seraient-ils tous dépourvus ?  La même interrogation s’applique  à  tous  ceux qui  font semblant de rédiger de longs papiers  mais  qui cachent  leur vilain  jeu  de faire admettre un échec aux Congolais  et d’essayer de leur vendre  l’idée d’intégration dans la vie civile ou militaire des résidus de la chose qui s’est elle-même auto- diluée et qui se nommait le M23.

    La balkanisation ou l’implosion du Congo est une fausse solution pensée et conçue par des cerveaux venus d’ailleurs. Ils fondent leur conviction raciale sur le peu de considération  qu’ils témoignent à l’égard des Congolais considérés  par eux comme des « Nègres » infantiles et vulnérables.  Youssef Girard aurait dit dans son article “Contre la logique du renoncement : développer la culture de la résistance”, je cite : « une vision qui  n’est pas sans lien avec des représentations […]  coloniales qui voient dans les peuples non-occidentaux des « grands enfants » à éduquer ou des êtres « irrationnels » à qui l’Occident se fait un devoir d’apporter les lumières de la raison – puisque la « raison » est, bien évidemment, l’apanage exclusif du monde européen », fin de citation.

    Aussi longtemps que des Congolais se condamneront, par ignorance et par peur,  voire par complaisance, à ne point désigner nommément l’Occident et ses alliés comme nations agresseurs du Congo,  et de ce fait adopter  un comportement conséquent vis-à-vis de l’Occident,  ils diront adieu à l’intégrité des frontières de la RD-Congo.  Tant que des Congolais se laisseront, et pour des miettes,  caresser dans le sens du poil, qui par une médaille ici, qui d’autre par des contrats cédés et ce  moyennant quelques  faveurs financières,  ou encore par une photo prise en compagnie de leurs bourreaux,  demain le réveil sera tardif  et douloureux.

    C’est seulement quand l’adversaire est  bien identifié comme tel, et non cette ridicule farce qui consiste en la tergiversation entre le M23 d’un côté et de l’autre l’Ouganda et le Rwanda, ou encore  les jeunes désœuvrés dénommés les « Kuluna », que les Congolais pourront encore sauver le Congo.  Un adversaire qui est connu,  et qui de surcroit le sait,  parce que les Congolais le  lui ont signifié, et face à qui ils se comportent  comme tel, c’est-à-dire en adversaire,  en cessant de lui faire jouer le rôle de médiateur ou de sapeurs-pompiers derrière lequel il se cache souvent,  que naitront la stratégie adéquate et l’intelligence nécessaire  pour le combattre ou lui faire face.  Monsieur Russ Feingold cessera  à l’instant même d’être considéré pour ce qu’il n’a jamais été,  c’est-à-dire l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs,  un bienfaiteur , alors qu’il est le représentant légal  de l’adversaire qui en veut et combat la République Démocratique du Congo  et ce depuis des lustres.

    C’est ici que je me permets de saluer la jeunesse congolaise de la diaspora qui  malgré tout  descend dans la rue  et même si je me demande  toujours pour  y croiser qui ou contre qui  car celui contre lequel elle se bat existe à peine sous les yeux de ses maîtres. « Joseph Kabila » est une distraction dont la fonction  majeure est de déjouer l’attention d’un peuple qui est appelé à assumer son devenir.  C’est  le  chien de son maître et non le maitre en personne,  Il n’est même pas son représentant. C’est l’erreur que nous avons  eu à commise hier en combattant Mobutu. Entre le maitre et son chien qui serait l’adversaire à identifier ? Le moment est venu pour  que ceux qui encadrent cette jeunesse congolaise, qui se montre  décidée  à en découdre, de lui dire la vérité,  en  cessant de la désorientent  vers des cibles de seconde zone.  « Joseph Kabila » est jouable mais tout est faux au Congo. Tout est faux. Le système  se paye luxe de se moquer de tout le monde. Il pressente un pouvoir qui serait représenté par « Joseph Kabila »  aux Congolais et une opposition à son goût qui serait représentée par ceux là-même que le commun des mortels adulent. Congolais, le combat est ailleurs.

    En conclusion, je  m’invite à la tribune des Nations Unies pour y écouter  Thomas Sankara qui prononce  un certain 4 avril 1984 des mots suivants : « L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère et nous en appelons à toutes nos sœurs de toutes les races pour qu’elles montent à l’assaut pour la conquête de leurs droits »[2].

    Likambo ya mabele, likambo ya makila

    Mufoncol Tshiyoyo

    GSM 004745007236, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com

    Président du R.A.P.-Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC,

    Mouvement politico-militaire




    [1] Robert Cooper, (tr. française, 2004) La Fracture des Nations, Ordre et Chaos au XXI e Siècle, Paris, Denoël, p.109