Author: Don Kayembe
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Un faux interprète officie pendant la cérémonie d’hommage à Mandela à Johannesbourg
-Hommage à Mandela : un faux interprète pour sourds à la cérémonieCette vidéo scandalise l’Afrique du Sud. Au départ, rien de choquant puisqu’on y voit les discours de Pumla et Andile Mandela respectivement l’arrière petite-fille et le petit fils de Nelson Mandela. Mais au second plan, on aperçoit un homme qui a assuré, pendant la cérémonie hommage à Nelson Mandela, la traduction simultanée pour le public mal entendant. Seul problème : le langage des signes utilisé par cet homme ne veut absolument rien dire. L’homme invente – au fur et à mesure des discours – des signes qu’il est le seul à pouvoir comprendre.
La scène a été vue par les téléspectateurs du monde entier. Ainsi David Buxton, président de la «British Deaf Association» a été scandalisé par le manège du pseudo-interprète. «Ce fut un non sens total pendant plusieurs heures. C’est à l’évidence un escroc qui désirait être sur l’estrade aux côtés des grands de ce monde. C’est un acte complètement fou quand on y pense, a-t-il déclaré au journal anglais The Telegraph.
C’est le directeur national de la fédération des sourds d’Afrique du Sud (DeafSA) qui a révélé le pot aux roses. Devant son téléviseur, cet utilisateur du langage des signes s’est indigné de ne rien comprendre aux gestes de cet homme, qu’il définit comme un «clown». Il s’en émeut aussitôt sur le réseau social twitter et créé la polémique.
Le Parisien -

Liste complete des chefs d’Etat et des gouvernements aux funerailles de Mandela Madiba
Afghanistan, His Excellency Hamid Karzai, President Mozambique, President of Mozambique, HE Armando Emilio Guebuza Algeria, His Excellency Mr Abdelkader Bensalah, Speaker of the Council of the Nation (Senate) – rank above the Prime Minister Namibia, His Excellency Hifikepunye Pohamba, President Angola, His Excellency Mr Manuel Vicente, Vice President Niger, His Excellency Issoufou Mahamdou, President Argentina, Mr Amado Boudou, Acting President of Argentina New Zealand, Right Hon John Key, Prime Minister Australia, His Excellency Mr Tony Abbott, MP, Prime Minister Nigeria, His Excellency Goodluck Jonathan, President Bahamas, Right Honourable Perry Christie, Prime Minister Niger, His Excellency Mahamadou, President of Niger Bangladesh, His Excellency Mr Md. Abdul Hamid MD ABDUL, President Norway, His Royal Highness Haakon, Crown Prince of Norway Belgium, His Royal Highness King Philippe Pakistan, His Excellency Mr Mamnoon Hussain, President Benin, His Excellency Boni Yayi, President Palestinian State, His Excellency Mahmoud Abbas, President Botswana, His Excellency Lt Gen. Seretse Khama Ian Khama, President Portugal, His Excellency, Anibal Cavaco Silva, President Brazil, Her Excellency Dilma Rousseff, President Saudi Arabia, His Royal Highness Prince Muqrin bin Abdulaziz Al-Saud, Crown Prince Burundi, His Excellency Pierre Nkurunziza, President Saharawi Republic, His Excellency Mr Mohamed Abdelaziz, President Canada, His Excellency Stephen Harper, Prime Minister Senegal, His Excellency Macky Sall, President CHAD, His Excellency Mr Idriss Deby Itno, President Serbia, His Excellency Tomislav Nikolic, President China, His Excellency Li Yuanchao, Vice President, Seychelles, His Excellency Mr James Alix MICHEL COMORES, His Excellency Dr Ikiliou Dhoinine, President Spain, His Royal Highness Felipe de Borbon, The Prince of Asturias Congo (Republic of the Congo ), His Excellency Mr Denis Sassou-Nguesso, President Sri Lanka, His Excellency Mahinda Rajapaksa, President Sudan, His Excellency Bakri Hassan Salih, Vice President Congo (Democratic Republic of Congo), His Excellency Joseph Kabila, President Suriname, His Excellency Desire Delano Bouterse, President Cote d Ivoire, His Excellency President Allassane Ouattara, President Slovenia, His Excellency Pahor, President Croatia, His Excellency Josipovic Ivo, President South Sudan, His Excellency General Salva Kir Mayardit, President Cuba, His Excellency Raul Castro Ruz, President Sweden, His Excellency Fredrik Reinfeldt, Prime Minister and Her Royal Highness Crown Princess Victoria. Denmark, His Royal Highness, Crown Prince Federick Switzerland, His Excellency Mr Ulrich Maurer, President Djibouti, His Excellency Ismail Omar Guelleh, President Swaziland, His Excellency Dr Sibusiso Dlamini, Prime Minister Ethiopia, His Excellency Ato Hailemariam Dessalegn, Prime Minister Suriname, His Excellency Desire Delano Bouterse, President Equatorial Guinea, His Excellency Mr Obiang Mbasogo, President Tanzania, His Excellency Dr Jakaya Mrisho Kikwete, President France, His Excellency, Francois Hollande, President Timor-Leste, His Excellency Kay Rala Xanana, Prime Minister Finland, His Excellency Sauli Niinisto, President Tunisia, His Excellency Mohamed Moncef Marzouki, President Gabon, His Excellency Ali Bongo Ondimba, President Trinidad and Tobago, His Excellency Mrs Kamla Persad-Bissessar, Prime Minister The Gambia, His Excellency Prof Alhaji Dr Yahya AJJ Jammeh, President Sheikh Uganda, His Excellency Yoweri Kagota Museveni, President Ghana, His Excellency John Dramani Mahama, President United Arab Emirates, His Excellency Sheikh Nayahan Bin Mubarak Al Nahyan, Minister of Culture – Special Envoy of the Emir Germany, His Excellency Joachim Gauck, President United Kingdom, His Royal Highness Prince Charles, Prince of Wales and Prime Minister David Cameron United States of America, His Excellency Barack Obama, President Guyana, His Excellency Donald Ramotar, President Venezuela, His Excellency Nicolas Maduro Moros, President Guinea, His Excellency Prof Alpha Conde, President Zimbabwe, His Excellency Robert Gabriel Mugabe, President India, His Excellency Pranab Mukherjee, President Zambia His Excellency Michael Sata, President Ireland, His Excellency Michael D Higgins, President Arab States League, His Excellency Amb Samir Hosny, Minister Italy, His Excellency Enrico Letta, Prime Minister African Union Commission, Her Excellency Dr Nkosazana Dlamini Zuma, Chairperson Japan, His Imperial Highness, Crown Prince Naruhito Commonwealth, His Excellency, Mr Kamalesh Sharma Jamaica, Her Excellency, Portia Simpson Miller, Prime Minister European Council, His Excellency Mr Herman van Rompuy, President Jordan, Her Royal Highness, Queen Rania Al Abdullah and His Excellency Prime Minister Dr Abdullah Ensour Mexico, His Excellency Enrique Pena Nieto President of Mexico Kenya, His Excellency Uhuru Kenyatta, President Mauritius, His Excellency Dr the Honourable Navinchandra, Prime Minister Korea (South), His Excellency Hongwon Chung, Prime Minister Mauritania, His Excellency Mohamed Ould Abdel Aziz, President Lebanon, His Excellency Mr Najib Mikati, Prime Minister Malawi, Her Excellency Joyce Banda, President Lesotho, His Excellency, T Thabane, Prime Minister Grand Duchy of LUXEMBOURG, His Royal Highness Henry of Luxembourg, The Grand Duke Liberia, Her Excellency Ellen Johnson Sirleaf, President -

Nelson Mandela tire sa révérence
– La Conscience universelle perd une de ses voix les plus éminentesLe Son du Pardon, la Flamme de l’Action et la Lumière de l’Espoir
‘‘La meilleure façon de faire la paix, c’est de travailler avec son ennemi. En travaillant avec lui, il devient votre associé’’ Nelson Mandela (1918-2013), Héros de la lutte anti-Apartheid, prix Nobel de la paix et président de l’Afrique du Sud (1994 – 1999)
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
Nelson Rolihlahla Dalhibunga Mandela, affectueusement désigné Madiba, du nom de son clan tribal, est décédé à l’âge de 95 ans. Son nom restera à jamais écrit en lettres d’or et de feu dans l’histoire mouvementée de son pays, la République Sud-Africaine (RSA). Il restera à jamais gravé dans la mémoire collective nationale et internationale pour avoir si bien et si vite engagé l’ensemble de ses compatriotes sur la voix étroite de la paix et de la réconciliation, de l’équité et de la justice, de la concorde et de l’harmonie, de la liberté et de la démocratie, de la solidarité et de la fraternité.
Certes, l’Afrique du Sud, le Continent africain dans son ensemble et l’humanité tout entière pleurent un de leurs enfants chéris. Ils versent naturellement des larmes pour ce qu’a été, en réalité, la vie prolifique de ce personnage hors norme, hors pair, sans aucun doute le plus marquant de la fin du XX
e siècle et le plus prestigieux à l’orée du XXIe
siècle. Aussi versent-ils des larmes pour ce qu’il a véritablement accompli afin que la paix et la liberté rayonnent parfaitement, au plus haut point, sur cette Terre archi-convoitée de l’Afrique australe.
La vie de ce grand leader sud-africain qu’est, à vrai dire, le prix Nobel de la paix Nelson Mandela, ne saurait être réduite de manière péremptoire à un simple vécu existentiel. C’est, par définition, plus qu’un simple livre d’histoire. C’est plus qu’une simple réalité existentielle. En effet, sa vie est en vérité constituée d’enseignements. Il s’agit en fait d’un ouvrage prophétique. C’est, en réalité, un évangile social.
Le premier enseignement que nous apporte Nelson Mandela, est la Paix. C’est-à-dire l’acceptation de nos ennemis. C’est savoir tendre la main à ses ennemis, de regarder ensemble avec eux dans la même direction pour le bien-être collectif. C’est partager avec eux la même vision de la vie en vue de garantir solidement l’harmonie au sein de la communauté unie dans la même foi politique et idéologique, les mêmes valeurs démocratiques et les mêmes principes sociaux. Par conséquent, cet Apôtre de la paix met, à vrai dire, en pratique sur le plan politique ce message spirituel et religieux de Christ : ‘‘
Lorsque vous recevez une taloche sur la joue droite, tendez la joue gauche
’’.
En d’autres termes, pour cette icône de la lutte antiségrégationniste, le dialogue constructif est la base de toute paix dans une société qui veut avancer et construire son destin sur de nouvelles fondations. Celui-ci culmine sagement par l’adoption du compromis. C’est-à-dire l’engagement d’assurer la protection des intérêts légitimes des uns et des autres
au nom du groupe unifié. À ce niveau, le Grand Sud-Africain fait nécessairement appel aux vertus et aux valeurs de tolérance et d’équité.
Le deuxième enseignement de Nelson Mandela est l’Amour du prochain. Pour ce messager de la paix nobélisé en 1993, vivre ensemble signifie travailler ensemble. En cela, il est le chantre non seulement de l’unité sociale mais le héraut de l’égalité sociale. En d’autres termes, il substitue la fragmentation raciale propre à l’Apartheid ou au ségrégationnisme par l’unification humaine propre à la Sagesse universelle. Pour lui, il n’y a qu’une seule race. C’est la race humaine qui présente des sensibilités et des tonalités différentes.
Dans le même ordre d’idées, vivre ensemble veut dire, pour ce Héros universel, travailler pour son prochain. L’autre, ce sont bien entendu les plus pauvres ou les plus démunis de la société. Ce sont en fait tous les marginaux : ‘‘handicapés physiques ou mentaux, enfants abandonnés, femmes seules, les malades hospitalisés, les prisonniers enfermés dans les centres pénitentiaires’’, etc. À ce niveau, Nelson Mandela partage, bien sûr, intrinsèquement ce message christique : ‘‘À chaque fois que vous l’aurez fait à l’un des plus petits que vous, c’est à moi que vous l’aurez fait’’. Dans cette vision altruiste qui consiste à offrir une heure de son emploi de temps à sa communauté, il met plus particulièrement et plus singulièrement en avant les notions de solidarité et de fraternité. Aussi met-il vraiment en relief la vertu d’humilité.
Le troisième enseignement apporté par Nelson Mandela est le fait d’agir pour le bien-être collectif sans arrière-pensée et sans aucun esprit intéressé. Pour cet ancien chef de l’État sud-africain, agir de bonne foi rassure ses interlocuteurs. C’est ouvrir son coeur à ses partenaires. C’est naturellement dissiper toute méfiance et toute hostilité préjudiciable à tout engagement harmonieux. Cette attitude raffermit la confiance placée en l’autre. Elle décrispe l’ambiance et permet d’évoluer le plus vite possible vers la quête des solutions ou la recherche des compromis nécessaires à la paix et à l’harmonie dans l’univers social.
De ce fait, Nelson Mandela encourage implicitement les acteurs mondiaux et internationaux à agir et à se comporter à l’image des tout jeunes enfants. Car, un enfant incarne à n’en pas douter la candeur de l’innocence, la joie de vivre et le bonheur de partager son monde et ses jouets avec ses amis. Ce n’est pas pour rien que le Sage sud-africain a toujours exigé, au niveau de ses rencontres publiques, la présence remarquée d’enfants. Celle-ci renforçait son optimisme sur la nature humaine et l’avenir de l’humanité. Cela se sentait dans son sourire bienveillant et son regard attendrissant.
Joël Asher Lévy-Cohen
Journaliste indépendant
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Funérailles de Mandela : 53 chefs d’État ou de gouvernement ont confirmé leur présence
-Cinquante trois chefs d’État ou de gouvernement ont confirmé qu’ils se rendraient en Afrique du Sud pour les funérailles de Nelson Mandela, a annoncé dimanche la ministre sud-africaine des Affaires étrangères.“La mort du héros de la lutte anti-apartheid, jeudi, a suscité un intérêt sans précédent dans la communauté internationale”, a souligné au cours d’une conférence de presse Maite Nkoana-Mashabane, ministre sud-africaine des Affaires étrangères.
Les chefs d’État américain Barack Obama, brésilienne Dilma Roussef et français François Hollande, ainsi que le Premier ministre britannique David Cameron, ont confirmé qu’ils participeront aux hommages en sa mémoire.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon sera également présent.
“Les premiers dignitaires étrangers sont attendus dès dimanche”, a précisé le ministre à la présidence, Collins Chabane.
Outre les responsables en exercice, d’anciens chefs d’État feront le voyage: les Américains Jimmy Carter, George W. Bush et Bill Clinton, le Français Nicolas Sarkozy, le Brésilien Lula… D’autres personnalités comme le Prince Charles, l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, le musicien Peter Gabriel, l’entrepreneur Richard Branson sont aussi annoncés.
Certains prendront la parole au cours d’une cérémonie d’hommages officielle, mardi au stade Soccer City à Johannesburg, à partir de 11H00 (09H00 GMT), a dit M. Chabane sans donner plus de précision.
Le dalaï lama absent
Le corps du premier président noir d’Afrique du Sud ne sera pas présent dans le stade, a-t-il seulement ajouté. D’autres personnalités se rendront plus tard à Qunu, son village natal dans le sud du pays, pour ses obsèques dimanche.
Le dalaï lama, qui s’est vu refuser deux fois un visa pour l’Afrique du Sud ces dernières années, a fait savoir qu’il n’assisterait pas à ces événements.
Une semaine de deuil national a commencé dimanche en Afrique du Sud pour s’achever le dimanche 15 décembre par l’enterrement de Nelson Mandela dans le village de son enfance, Qunu.
(AFP)
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79 (Combattants) opposants au président congolais Joseph Kabila interpellés
Les policiers parisiens ont interpellé, ce vendredi 6 décembre, en fin d’après-midi, 79 personnes au cours de manifestations non-déclarées aux abords du ministère de la Francophonie au niveau du quai d’Orsay (VIIe), place de la Résistance (VIIe), et cour Albert Ier (VIIIe), siège de l’ambassade de la République démocratique du Congo (RDC). Quarante manifestants, présentés comme des opposants au président de la RDC, Joseph Kabila, actuellement en visite en France, ont été placés en garde à vue.«Ces personnes se sont réunies sur la voie publique pour manifester sans en avoir fait la demande, au préalable, auprès de la préfecture de police de Paris, révèle un haut fonctionnaire. Il n’y a pas eu de blessés au cours de ces interpellations et la situation a été rapidement maîtrisée».
Par ailleurs, des tensions entre ressortissants congolais – notamment les représentants de l’opposition ultra-radicale, qui se font appeler les Combattants – sont apparues ces dernières semaines à Paris.
«Ces opposants font en sorte d’empêcher, depuis plusieurs années, la tenue de concerts d’artistes congolais considérés par eux comme trop proches du pouvoir en place à Kinshasa, poursuit la même source. Un regain de tension est apparu ces dernières semaines alors qu’un concert du chanteur JB Mpiana doit se tenir le 21 décembre au Zénith de Paris. Ceux qui se font appeler les Combattants ont déjà programmé une manifestation, le jour du concert, afin de tenter de dissuader ceux qui voudraient s’y rendre. Plusieurs de ces personnes ont déjà été identifiées par la police».
Le Parisien
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Joseph Kabila : l’expérience du terrain-Conférence de Paris sur la paix et la sécurité
-Lorsque, du haut de la tribune de l’Union africaine en session ordinaire de juillet 2013, il annonce l’initiative d’une Conférence sur la paix et la sécurité en Afrique devant se tenir à Paris en ce mois de décembre, François Hollande est loin d’imaginer le dénouement de l’aventure M.23 dans les conditions où va se produire la débâcle de ce énième groupe armé. Du 25 octobre au 2 novembre, en effet, l’opération militaire combinée “Fardc/Brigade d’intervention de la Monusco” réduit le M.23 à sa plus simple expression. Ce qui a pour conséquence d’entamer le moral de la quarantaine de groupes armés congolais et étrangers écumant l’Est de la RDC. Avant de se rendre à Paris, Joseph Kabila entreprend un périple qui le conduit dans les trois provinces les plus troublées de la partie orientale et relance le processus de Kampala. Près d’un mois plus tôt, il venait de s’adresser au Congrès convoqué dans le cadre des Concertations nationales. En entrant à l’Elysée le 6 décembre 2013, il a un atout considérable qu’il entend partager avec tous les participants : l’actionnement réussi des pistes politique, diplomatique et militaire…De quoi inspirer naturellement et ses pairs africains et le collègue français hôte, tous présents à la Conférence de Paris prévue du 6 au 7 décembre 2013. D’autant plus que de tous les Chefs d’Etat, il est le seul à détenir la solution idoine, fondée sur l’expérience non de mais du terrain.
Effectivement, le développement de l’Afrique est hypothéqué en raison de l’existence, souvent “sponsorisée”, des groupes armés qui sont un véritable déni de la démocratie : Mali, Côte d’Ivoire, Sénégal, Nigeria en Afrique occidentale; Centrafrique, RDC, Burundi, Rwanda en Afrique centrale; Soudan, Ouganda, Somalie en Afrique orientale, Mozambique en Afrique australe, mais aussi Tunis, Lybie et Egypte – quoi que dans une forme différente – en Afrique du Nord.
Partout, le décor est le même : recours systématique et systémique à l’arme comme moyen de contestation, de pression, voire de conquête ou de reconquête du pouvoir. Au Nigeria et en RCA, ce recours prend même les allures d’une croisade religieuse !
Partout : du sang et des larmes sur fond de destruction du tissu économique et social. Partout : l’effort de guerre et l’effort de paix obèrent les maigres budgets nationaux.
Hasard du calendrier ou non, le jour même où le Conseil de sécurité de l’Onu se réunit à New York pour traiter de la question centrafricaine, Bangui est à feu et à sang. Le bilan provisoire des affrontements du jeudi 5 décembre 2013 entre ex-rebelles et nouveaux rebelles aligne près d’une centaine de morts.
Fait du hasard ou non, c’est le même jour que le nouveau président malien s’entend dire par le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabuis qu’il doit négocier avec les rebelles du Mnla ! IBK n’apprécie pas ce qui a tout d’une injonction.
Il y a là de quoi inciter les chefs d’Etat centrafricain (absent) et malien (présent) à approcher leur collègue congolais pour des conseils pratiques. Après tout, en douze ans d’exercice du mandat présidentiel, Joseph Kabila voit passer des choses.
Pour résoudre la crise armée récurrente dans son pays, il est de toutes les négociations, faisant toute sorte des concessions, sauf celle de remise en cause de l’Autorité de l’Etat, de l’unité nationale et de l’intégrité du territoire.
Pour la réunification et la pacification de la RDC, il se résigne à la concession du partage du pouvoir dans la formule inédite du “1+4”, tout comme à celle de l’intégration, dans l’armée, des mutins et des rebelles récidivistes.
Aujourd’hui, il cueille les fruits du pragmatisme, car les mêmes partenaires qui plaidaient hier pour le “brassage” ou le “mixage” sont les premiers à s’opposer à l’entrée ou à la rentrée des éléments M.23 dans les Fardc ! Ils réalisent à quel prix cette option constitue un facteur déstabilisant pour l’armée nationale.
Méthode Joseph Kabila
Pour y parvenir, Joseph Kabila utilise depuis 2001 au maximum son meilleur atout en management politique : la patience. Son carnet de parcours renseigne que presque chaque année, il se rend aux assemblées générales de l’Onu, à New York. Chaque année également, il participe à l’une ou l’autre des assises où la question congolaise est inscrite à l’ordre du jour : Union africaine, Sadc, Ceeac, Cirgl. On le voit tantôt aux Etats-Unis ou en Belgique, tantôt en France ou en Chine, tantôt en Angola ou en Afrique du Sud, tantôt en Ouganda ou au Rwanda.
Entre deux déplacements à l’étranger, il fait l’itinérance dans son pays en utilisant tout moyen de transport à sa portée : avion, bateau, auto, pied !
La dernière itinérance en date le conduit de Kisangani à Bukavu, du 20 novembre au 4 décembre 2013. Il passe par des villes et localités dont les unes sont encore en proie à l’insécurité du fait des groupes armés : Bunia, Beni, Butembo, Rutshuru, Goma…
Aux groupes armés, il a le mot juste : se démanteler, se désarmer, se démobiliser et se réinsérer dans la société, tant il est vrai qu’ils n’ont aucun avenir dans l’option belliciste.
Aux populations locales, il a le mot tout aussi juste : non à la vengeance, non au communautarisme; oui à la tolérance, oui à solidarité, oui à la vigilance.
Aux pays voisins, dont certains sont identifiés comme parrains des groupes armés, il a également le mot : “La défense demeure la priorité des priorités. (…) Ce n’est pas dans nos habitudes, nous, Congolais, de menacer nos voisins. La vérité que j’ai dite, c’est que nous voulons que tous nos neuf voisins commencent à respecter le Congo et ses habitants. Nous n’avons pas d’intérêt à provoquer nos voisins“.
Trois mots rassurants et convaincants, portés par une expérience qu’il ne peut que partager avec ses pairs africains confrontés, dans leurs pays respectifs, aux mêmes problèmes de sécurité.
Au moment où elle clôt ses travaux, la Conférence de Paris sait que la meilleure façon d’atteindre son objectif majeur, c’est de s’inspirer de la méthode Joseph Kabila.
Omer Nsongo die Lema



