Author: Don Kayembe
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Les paras de Tielen de retour, après avoir formé un bataillon congolais
-Quelque 500 militaires belges viennent de vivre une expérience sans guère de précédent, en se déployant dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où ils ont, à tour de rôle, contribué à former durant près de huit mois un bataillon d’élite de l’armée congolaise – le troisième du genre instruit par la Belgique.“C’est une expérience très positive” à tous points de vue, a résumé le commandant du détachement, le lieutenant-colonel Luc Leclercq, qui est aussi le chef de corps du 3ème bataillon parachutiste, interrogé par l’agence BELGA à Kindu, le chef-lieu de la province du Maniema, alors que ses hommes pliaient bagage.
Cette mission a permis d’entraîner, individuellement d’abord, puis collectivement, 677 commandos congolais – sur plus de 1300 candidats – qui composent désormais le 323ème bataillon des Unités de réaction rapide (URR) des Forces armées de la RDC.
La remise des cordelettes et d’un brevet des hommes de cette unité d’élite a eu lieu jeudi à Kindu en présence des ministres congolais et belge de la Défense, Alexandre Luba Ntambo et Pieter De Crem.
“C’est pour 95% de ces gens le seul brevet qu’ils recevront” dans leur carrière, a noté vendredi le lieutenant-colonel Leclercq, soulignant qu’aux yeux des militaires congolais, il était également “unique” qu’il leur ait été décerné par leurs instructeurs belges lors d’une cérémonie haute en couleurs clôturant plus de sept mois de cours et d’épreuves exigeantes, sans atteindre toutefois le niveau de ceux imposés aux para-commandos belges.
Les cours, en trois modules, portaient sur l’entraînement individuel de base, puis collectif avec les cadres (sous-officiers et officiers) et enfin global. Avec en conclusion un exercice final de synthèse: un tour de 115 km à pied dans la brousse de l’est congolais combinant raids, attaques d’objectifs, infiltrations et exfiltrations de jour comme de nuit, défense de zones (l’aéroport de Kindu) et navigation sur le fleuve Congo.
L’unité est prête au combat
Après cet exercice de cohésion clôturé par la remise des brevets, “l’unité (le 323ème bataillon) est prête“, a assuré le lieutenant-colonel Leclercq.
“Vous serez bientôt déployés dans un lieu que le chef de l’Etat (le président Joseph Kabila, qui est également commandant en chef des Forces armées de la RDC) décidera“, a affirmé le ministre congolais de la Défense. “La nation congolaise attend de vous un comportement exemplaire“, a-t-il ajouté en citant la devise du nouveau bataillon, “Ne jamais trahir le Congo“.
Deux autres bataillons ont déjà formés par la Belgique, le 321ème et le 322ème, respectivement à cheval sur 2008 et 2009 et entre octobre 2011 et mars 2012, dans le cadre du Programme de Partenariat militaire (PPM) belgo-congolais.
Ces unités ont “démontré leur professionnalisme” lors d’opérations en Equateur et plus récemment au Nord-Kivu face à l’ex-rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), vaincue début novembre par les FARDC avec l’aide active des Casques bleus de l’ONU, a souligné le ministre congolais.
Meilleur respect des populations
Les 321ème et 322ème bataillons sont de l’avis général des experts, qu’ils soient belges, onusiens et internationaux, considérés comme étant l’élite des FARDC, avec des unités similaires formées par les Etats-Unis, l’Afrique du sud et la Chine. Ils se sont bien comportés au combat, même s’ils ont parfois été privés au front de ravitaillement en nourriture, en eau et en munitions – du fait de la désorganisation coutumière des FARDC ou de l’action de généraux scélérats – tout en respectant la population, rompant ainsi avec une tradition de l’armée congolaise.
La Belgique s’est aussi engagée à encadrer à partir de janvier prochain la formation d’un état-major de brigade (la 31ème) qui doit “coiffer” trois bataillons URR.
Pour l’armée belge, le déploiement à Kindu a aussi permis d’entraîner, en plusieurs rotations, presque l’ensemble du 3ème bataillon parachutiste (474 personnes au total) à opérer en conditions tropicales – une obsession de toujours au sein de la hiérarchie militaire.
En raison d’une série d’autres missions, notamment en Afghanistan, l’expérience africaine du bataillon “se réduisait“, a relevé son chef de corps.
Le séjour au Maniema, une province voisine des deux Kivu mais plus calme, a ainsi permis, selon lui, de favoriser le contact avec la population, de (re)découvrir ce type de terrain et de vivre sous le soleil africain et les abondantes pluies orageuses.
Belga
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Quand la Police dérape à Kinshasa
-L’opération de « nettoyage » de la délinquance de rue lancée par le Joseph Kabila aurait déjà fait une vingtaine de morts. La Monusco, l’Unicef et des ONG congolaises dénoncent des « exécutions extrajudiciaires« .L’opération « coup de poing » de la police congolaise tourne mal dans la capitale. Depuis le lancement le 15 novembre dernier de Likofi, un programme sécuritaire censé faire reculer la délinquance urbaine à Kinshasa, plusieurs jeunes des rues, ou « Kuluna« , sont portés disparus. Selon l’Unicef et la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), une vingtaine de délinquants, dont 12 mineurs, auraient été tués dans les premiers jours de l’opération Likofi. L’ONU dénonce des « exécutions sommaires extrajudiciaires » et demande aux autorités congolaises de « diligenter des enquêtes » et de « mettre fin à ces pratiques« . L’Unicef rappelle que la République démocratique du Congo « a ratifié des traités et des conventions internationales pour le respect des droits humains et la protection des enfants« .
Impunité de la Police
Tout commence le 26 octobre 2013 à Kinshasa lors d’un Conseil de défense présidé par Joseph Kabila. Le président congolais demande alors aux forces de sécurité de mettre fin au phénomène des « Kuluna« , ces bandes de jeunes délinquants des rues qui détroussent régulièrement les Kinois. Le « banditisme urbain » s’est en effet fortement développé dans la capitale congolaise, dont la population vit pour la majorité avec moins de 2 $ par jour. En cause, la pauvreté généralisée qui règne en RDC, mais surtout la corruption des forces de Police, qui vivent en rackettant les Kinois, dans une totale impunité.
« Banditisme urbain«
Le 15 novembre, la Police nationale congolaise (PNC) lance l’opération « anti-Kuluna » Likofi, « coup de poing » en Lingala. Le général Oleko donne 10 jours aux parents pour « dissuader leurs enfants » impliqués dans le banditisme urbain« . Mais l’opération Likofi démarre avant l’ultimatum de la Police et l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO) dénonce rapidement plusieurs dérapages. Le 18 novembre, l’ONG affirme que le jeune Okito est abattu par la Police dans la Commune de Kimbanseke, à Kinshasa. Le même jour, deux autres jeunes, Sinatra et Oasis, sont abattus « en plein air au marché de la Liberté dans la Commune de Masina« . Le 20 novembre, c’est Junior qui est tué « au quartier 3 dans la Commune de Ndjili, vers 10heures du matin, par les éléments de la Police Nationale« .
« Les corps emportés«
Une autre ONG, le Réseau National des ONG des Droits de l’Homme de la République démocratique du Congo(RENADHOC), dénonce elle aussi « plusieurs cas d’exécutions sommaires« . Selon cette ONG, « les corps auraient été emportés pour des destinations inconnues, au mépris des lois du pays« . Pour l’instant, une vingtaine de cas d’exécutions extrajudiciaires ont été portés à la connaissance des Nations unies. Le colonel Mwana Mputu, chef de la cellule média de l’opération, a formellement démenti le 26 novembre à l’AFP ces allégations, et a souligné que « s’il y a eu dérapage, il y aura des sanctions« . Mais au delà de l’opération « coup de poing » très musclée de la Police congolaise, c’est bien la méthode employée qui fait polémique… une méthode qui démontre encore le long chemin à parcourir pour aboutir à un Etat de droit digne de ce nom en RDC. L’opération Likofi doit officiellement durer 3 mois et se terminer fin février.
Christophe RIGAUD – Afrikarabia
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Tabu Ley est mort
-L’icône de la rumba congolaise Tabu Ley décédé samedi 30 novembre dans un hôpital bruxellois.Pascal Tabu Ley, dit «Seigneur Tabuley Rochereau», est décédé samedi 30 novembre à Bruxelles, en Belgique. Le célèbre chanteur congolais était dans le coma depuis plusieurs jours. Selon
son fils Charles Tabu, joint par Radio Okapi, Tabu Ley est mort de suite de diabète après avoir été terrassé par un accident cardiovasculaire il y a plus de deux ans.
Le musicien et chanteur Congolais Pascal Tabu Ley est mort samedi matin à l’hôpital Saint-Luc à Bruxelles en Belgique des suites d’une longue maladie.
Il ne s’était jamais complètement remis de son accident cardiovasculaire deux ans auparavant.
D’après son fils Marc Tabu, l’artiste a été admis à l’hôpital suite à une infection.
Né dans la ville de Bandundu, dans la République Démocratique du Congo, Pascal Tabu Ley chante d’abord à l’église et dans les chorales scolaires.
Il rejoint ensuite le ministère de l’Education nationale comme fonctionnaire puis responsable administratif et financier à l’Athénée de la Gombe.
Il commence à composer ses morceaux dans les années 50.
Sa carrière musicale décolle en 1956 après un duo avec le chanteur Grand Kallé, considéré comme le père de la musique congolaise moderne.
Celui qui sera désormais connu sous le nom de “seigneur Rochereau” rejoint alors le grand African Jazz.
Le grand public le découvre à travers les titres “Kelya”, “Adios Tété” et “Bonbon sucré”.
Avec sa formation African Fiesta Flash, il donne une série de concerts à l’Olympia en 1970.
C’est le premier Africain à se produire sur scène dans cette grande salle parisienne.
Sa musique est très inspirée par la pop et rhythm and blues.
Son fils Marc Tabu se souvient du père mais aussi de l’artiste: “je garde le souvenir d’un bon père et aussi d’un grand musicien, on ne l’a pas seulement apprécié comme papa mais aussi comme un grand artiste de notre continent”.
Le rappeur Français Youssoupha serait également le fils de la star de la rumba congolaise.
L’artiste estime que son père aurait eu au moins 68 enfants au cours de sa vie.
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MISE EN SERVICE, CE LUNDI, DES DRONES DE L’ONU

Drone Americain -Et de deux. Après la présentation, hier, d’un nouveau bataillon commando d’intervention rapide des FARDC, la sécurité et la défense du pays va être renforcée avec le lancement des drones pour assurer la surveillance des frontières et la lutte contre l’exploitation illicite des minerais de la RDC. Joseph Kabila offre finalement au Congo l’apothéose en cette fin d’année 2013 !
Chaque jour qui passe voit la sécurité s’améliorer en République Démocratique du Congo. La réorganisation, en profondeur et dans le silence absolue, des FARDC a produit un résultat aussi spectaculaire qu’éclatant avec la mise en déroute des rebelles pro-rwandais du M23. L’affront de novembre 2012, avec la prise de Goma, aura été lavé de la plus belle manière. L’ennemi avait cru réussir un coup historique en jouant de la fourberie. On croyait faire face à une opération de police alors qu’il s’agissait d’une guerre d’agression.
Joseph Kabila l’a compris et s’est attelé à réorganiser l’armée au milieu des quolibets de tous genres. La fin justifie les moyens, dit-on, mais l’humilité précède la gloire. Les Congolais, eux, savent qu’on ne va pas à la chasse avec des bavards. Joseph Kabila aura usé de toutes ces sagesses pour assumer ses responsabilités de garant de la Nation.
C’est sous ce statut que le Chef de l’Etat a aussi sensibilisé la communauté internationale sur le drame qui se déroulait à l’Est de la RDC avec des implications dans la région des Grands lacs qui courait le risque d’un nouvel embrasement. La démarche a produit des fruits au-delà des attentes puisque la question a été inscrite à l’agenda diplomatique international. Des sommets ont succédé aux réunions de haut niveau. Aujourd’hui, en plus du déploiement d’une brigade d’intervention de l’ONU, la sécurité à l’Est de la RDC vient d’être renforcée avec la mise en service, dès ce lundi 2 décembre 2013, des drones promis par l’ONU.
Cette mise en service a été précédée par l’installation, au Nord Kivu de la base opérationnelle qui sera chargée de gérer ces engins de surveillance. Les informations qu’ils rapporteront permettront, outre le renforcement de la sécurité, de lutter contre l’exploitation illicite des ressources naturelles de la RDC.
Les temps ont donc changé, et les Congolais peuvent envisager l’avenir et le développement du Congo avec plus de sérénité. Outre ces drones, en effet, les rangs des FARDC ne cessent d’être renforcés en capacité. Hier vendredi 29 novembre, un nouveau bataillon commando a terminé sa formation à Kindu, sous l’encadrement d’une centaine d’instructeurs belges et congolais. Ce bataillon s’ajoute à deux autres formés il y a un peu plus de quatre ans par les mêmes instructeurs. L’un de ces bataillons a été d’un apport décisif dans la mise en déroute du M23 et la désillusion de ses parrains rwandais et ougandais.
Pascal Debré MPOKO
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LES DANGERS DU DÉFRISAGE, TEINTURE ET AUTRE EN IMAGES !!!
-Leslie F. Safer, une dermatologue américaine d’Albany qui a l’habitude de traiter des patientes souffrant d’irritations capillaires des suites du défrisage, prévient que se défriser toutes les 6 semaines est trop fréquent. Pour elle il faudrait espacer cette méthode d’au moins trois mois même si elle ne la conseille pas du tout. La plupart des femmes se défrisent toutes les 6 à 8 semaines et n’hésitent pourtant pas à lisser leurs cheveux et/ou à les boucler, insistant un peu plus sur la casse définitive qui sera faîte sur la tige capillaire et sur les dommages du cuir chevelu. Source : « Federal Drug Administration »La dermatologue dit aussi qu’appliquer plus qu’un traitement chimique sur ses cheveux, tels que défrisage + coloration, crée des dommages capillaires parfois irréversibles. Elle a ajouté que la seule coloration qui peut éventuellement se faire sur cheveux défrisés, et encore, est une coloration semi-permanente sans ammoniaque et contenant moins de peroxyde.
AUTRES EFFETS DU DÉFRISAGE ET DE LA DÉCOLORATIONComme pour le défrisage, la décoloration peut induire pertes de cheveux, brûlures, réactions allergiques. Lorsque les deux sont associés cela peut aller jusqu’à des problèmes respiratoires et des démangeaisons corporelles.
La plupart des clients et clientes au défrisage estiment que les organisations de la santé ne leur permettraient pas d’utiliser un tel produit si il était aussi mauvais que certains le prétendent. Ces produits sont certes sur le marché mais il est bien indiqué, sur les plus sérieux d’entre eux, qu’ils sont à utiliser avec grande précaution. La raison paraît évidente, même si beaucoup semblent l’ignorer.
Beaucoup de jeunes femmes se défrisant seules à la maison ne respectent jamais les procédures et temps de pose indiqués, s’exposant ainsi à voir un jour leur front et/ou leur cuir chevelu dégarni et dépourvu de masse capillaire. Un test de peau devrait être fait avant chaque application sur les cheveux et cela même si on a l’habitude d’utiliser ce produit, lequel peut voir sa composition évoluer ou changée par les laboratoires. Les salons de coiffure eux-mêmes ne pratiquent pas ce test, preuve du manque de sérieux des établissements concernés.
« JE N’AI JAMAIS EU DE PROBLÈMES À CAUSE DU DÉFRISAGE »Certaines personnes utilisent les produits défrisants depuis des dizaines d’années sans jamais avoir développé une allergie. L’hyper sensibilité se construit parfois d’année en année. Dans ce cas, les dommages constatés seront encore pires.
ENTRE COLORATION, DÉFRISAGE ET CANCERLes « défrisées » n’hésitent pas à faire des colorations et à ajouter des produits chimiques sur leurs cheveux déjà endommagés. Ne pas respecter les temps de pause est certainement le comportement le plus irresponsable en la matière – sachez que si il est dit de laisser pauser 5 minutes, laisser le produit 10 minutes ne rendra pas l’effet meilleur.
C’est ce qui arrive lors de la pause de colorations, lesquelles décevront souvent la gente féminine. Le résultat obtenu ne pourra jamais être celui indiqué sur la boîte puisque les couleurs n’ont pas été testées sur vos cheveux à vous, et la différence sera de surcroît constatée sur cheveux déjà traités chimiquement. On ne peut savoir à l’avance, en fonction des produits chimiques présents sur vos cheveux, quel sera votre résultat couleur. Tout dépend de chacun.
En 1994 la « FDA » et la « American Cancer Society » ont publié une étude effectuée sur environ 573 000 femmes. Les recherches ont permis de prouver que les femmes ayant recours aux colorations permanentes et aux défrisages étaient nombreuses à posséder des problèmes urinaires et à être confrontées à des probables cas de cancers.
Cette étude publiée dans le journal du « National cancer Institute » a prouvé qu’une utilisation prolongée de ce type de produits chimiques (20 ans dans le cas des testeuses) était la cause delymphomes (cancers du système lymphatique) et de myélomes multiples (cancers hématologiques).
Source: NERRATI PRESS
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JB M’Piana au Zénith de Paris, un concert sous haute tension
-Des groupes d’opposants congolais de la diaspora, qui se font appeler les “combattants”, interdisent depuis 2009 tout spectacle d’artistes de la RDC en Europe. Une “sanction” politique que brave JB M’Piana en programmant son concert le 21 décembre au Zénith de Paris. L’événement enflamme les réseaux sociaux.C’est l’effervescence dans le milieu des Congolais de la diaspora. Depuis l’annonce du concert de l’artiste musicien de la RDC JB M’Piana dans la salle de Zénith de Paris, programmé pour le 21 décembre, l’agitation est à son comble. D’un côté, les “combattants”, ces opposants radicaux anti-Kabila, investissent les réseaux sociaux pour annoncer qu’ils empêcheront par tous les moyens la tenue du spectacle, et de l’autre, des groupes de fans qui appellent au “retour de la musique congolaise” à Paris.
Depuis bientôt quatre ans, les “combattants” se sont arrogé le droit d’interdire tout concert des musiciens congolais en Europe, aux États-Unis, voire en Afrique du Sud. Ils les accusent d’être des “collabo” du pouvoir en place à Kinshasa. “Nous reprochons notamment à JB M’Piana comme aux autres artistes de la RDC d’avoir chanté pour Joseph Kabila” lors de la dernière présidentielle” en 2011, explique Anderson, qui a lancé un site internet dédié au “combat”.
La chanson de JB M’piana pour Joseph Kabila lors de la campagne électorale de 2011.
Très hostiles à Joseph Kabila, les “combattants” soupçonnent déjà le président congolais d’avoir “financé” le concert de JB M’Piana au Zénith de Paris. Même s’ils ne présentent aucune preuve de leurs allégations. “Nous sommes prêts à tout pour empêcher le retour de ces distractions au moment où notre pays est encore occupé, des morts se comptent par millions, des femmes continuent à être violées par des groupes armés”, argumente Anderson. Et sur Youtube, ses “compagnons de lutte” annoncent déjà la couleur. Les menaces, les appels à la violence se multiplient…
Appel à l’apaisement
Claude Alain, producteur du concert, prend au sérieux ces ” intimidations”, mais assure que des “dispositions sécuritaires exceptionnelles” ont été prises pour garantir la sécurité de spectateurs. “Début novembre, nous avons eu une réunion avec la préfecture de police et la Mairie de 19e arrondissement autour de la question”, confie-t-il, soulignant que “de la gare du Nord au lieu du spectacle, la sécurité sera assurée”.
Il s’agit d’un concert humanitaire dont les bénéfices seront versés aux associations congolaises qui s’occupent des personnes vulnérables. (Roger Ngandu, manager de Wenge Musica Bcbg)
Du côté de JB M’Piana, on multiplie des gestes d’apaisement pour tenter de calmer les esprits. L’artiste est passé début octobre à Paris pour demander “pardon” aux “combattants”. “Il est temps que cette sanction, qui n’a que trop duré, cesse. Nos frères ‘combattants’ ne doivent plus continuer ainsi à étouffer la musique congolaise”, lâche Roger Ngandu, le manager de l’artiste. Et d’ajouter : “D’autant plus que JB M’Piana a promis de ne plus chanter pour les politiciens”. Pour prouver sa bonne foi, “l’artiste ne touchera pas de cachet pour le spectacle du 21 décembre”, soutient Roger Ngandu. “Il s’agit d’un concert humanitaire dont les bénéfices seront versés aux associations congolaises qui s’occupent des personnes vulnérables à Kinshasa et à celles qui prennent en charge des victimes des violences sexuelles dans le Kivu”, détaille Roger Ngandu.
En espérant que le message sera entendu, les musiciens poursuivent leurs séances de répétition à Kalina, dans la commune de La Gombe, au centre-ville de Kinshasa. “JB M’Piana et son orchestre Wenge musica travaillent, du lundi à dimanche, pour pouvoir présenter un spectacle époustouflant aux mélomanes qui répondront présents au Zénith”, commente William dit Bcbg, le chargé de communication du groupe.
Avec l’appui financier de sponsors, notamment une société brassicole locale, le spectacle sera diffusé en direct sur la télévision nationale congolaise. Une façon de fêter le retour de la musique congolaise sur la scène parisienne. Même si, sur place, au Zénith, l’affluence risque de ne pas être au rendez-vous. “Tout ce climat de tensions autour du concert aura réussi à terroriser le public. Beaucoup de parents déconseilleront sans doute à leurs enfants de s’y rendre”, analyse Roger Musandji du site Œil d’Afrique, qui suit de près l’évolution de la situation.
“Même devant 100 personnes, le concert aura lieu, martèle-t-on néanmoins du côté de Wenge musica Bcbg. Ne plus jouer en Europe constitue un manque à gagner énorme pour les artistes musiciens congolais”. De fait, aucune star congolaise ne s’est produite à Paris depuis le dernier concert de Fally Ipupa dans la même salle du Zénith, qui avait été très fortement perturbé par les combattants. C’était en 2011…
Avec JA.
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Des révélations de New York Times sur la complicité dans la relation entre Paul Kagame et l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Susan Rice
-Près de deux décennies après que l’administration Clinton se soit abstenue d’intervenir dans le génocide au Rwanda, les Etats-Unis sont sous le feu de sévères critiques pour leur manque de réaction énergique dans une autre crise africaine marquée par des atrocités et des meurtres brutaux, cette fois chez le voisin du Rwanda, la République démocratique du Congo.Alors que le président Obama et la secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton ont reçu une partie du blâme, les critiques de la politique de l’administration Obama en Afrique ont mis l’accent sur le rôle de Susan E. Rice, l’ambassadeur américain auprès de l’ONU et candidate de premier plan pour succéder à Mme. Clinton, dans l’échec de l’administration à prendre des mesures contre le pays qu’ils considèrent comme une cause majeure de la crise congolaise, le Rwanda.
Plus précisément, ces critiques – des représentants des organisations des droits de l’homme et des diplomates des Nations Unies – affirment que l ‘administration n’a pas mis assez de pression sur le président du Rwanda, Paul Kagame, pour mettre fin à son soutien au mouvement rebelle dont la récente prise de la ville stratégique de Goma, au Congo a déclenché une crise nationale dans un pays qui a déjà perdu plus de trois millions de personnes dans plus d’une décennie de combats. Le soutien par le Rwanda est considéré comme vital pour le groupe rebelle, connu sous le nom de M23.
Le soutien à M. Kagame et au gouvernement rwandais a fait l’objet de la politique étrangère américaine depuis qu’il a mené le Front patriotique rwandais dominé par les Tutsis à la victoire sur le gouvernement en place en Juillet 1994, a conséquemment mis une fin effective au génocide rwandais. Mais, selon les organisations des droits de l’homme et des diplomates aux Nations Unies, Mme Rice a été à l’avant-garde des efforts pour protéger le gouvernement rwandais, et M. Kagame en particulier, de la censure internationale, bien que plusieurs rapports des Nations Unies aient jeté le blâme pour la violence au Congo sur M. Kagame.
Un haut responsable du gouvernement a déclaré samedi que Mme Rice n’a pas été en freelance, et que la politique américaine envers le Rwanda et le Congo était de travailler avec tous les pays de la région pour un règlement négocié du conflit.
Des collaborateurs de Mme Rice reconnaissent qu’elle est proche de M. Kagame et que le gouvernement de M. Kagame était son client alors qu’elle travaillait à Intellibridge, une société d’analyse stratégique à Washington. Mme Rice, qui a servi comme l’ expert de haut niveau au département d’État en affaires africaines dans l’administration Clinton, a aussi travaillé au sein de la firme avec plusieurs autres anciens responsables de l’administration Clinton, y compris David J. Rothkopf, qui était un sous-secrétaire par intérim du département du Commerce, M. Anthony Lake , M. Clinton conseiller à la sécurité nationale, et John M. Deutch, qui était directeur de la Central Intelligence Agency.
Payton Knopf, porte-parole de Mme Rice, a d’abord refusé de dire si son travail avec le Rwanda à Intellibridge affecté ses relations avec le pays dans son poste actuel en tant qu’ambassadeur. Mais lundi, M. Knopf a déclaré: «conseil brève Ambassadeur Rice à Intellibridge n’a eu aucune incidence sur son travail au sein des Nations Unies. Elle met en œuvre la politique adoptée aux États-Unis à l’ONU »
Il y a deux mois, lors d’une réunion avec ses homologues français et britanniques à la Mission française auprès des Nations Unies, selon un diplomate occidental en connaissance de cette réunion, Mme Rice s’est fermement opposé à l’appel lancé par l’ambassadeur français, Gérard Araud, pour explicitement «citer et embarrasser » M. Kagame et le gouvernement rwandais pour son soutien au M23, et à sa proposition d’envisager des sanctions pour faire pression sur le Rwanda pour abandonner le groupe rebelle.
«Écoutez Gérard, » a-t-elle dit, selon le diplomate. «C’est la R.D.C. Si ce n’était pas le M23 qui faisait cela, ce serait un autre groupe. » L’échange a été rapporté dans la revue Foreign Policy la semaine dernière.
Quelques semaines plus tard, Mme Rice a de nouveau intervenu pour protéger M. Kagame. Après avoir retardé pendant des semaines la publication d’un rapport des Nations unies dénonçant le soutien du Rwanda pour le M23 et s’être opposée à toute référence directe au Rwanda dans les déclarations et les résolutions des Nations Unies sur la crise, Mme Rice est intervenu pour diluer une résolution du Conseil de sécurité qui condamnait le M23 pour viols, exécutions sommaires et le recrutement d’enfants soldats. La résolution a exprimé sa «profonde inquiétude» au sujet des soutiens externes appuyant la M23. Mais Mme Rice a réussi à éviter que la résolution ne nomme explicitement Rwanda quand elle a été adoptée le 20 novembre.
M. Knopf, le porte-parole de Mme Rice, a déclaré que l’avis des États-Unis était que les négociations diplomatiques délicates en cours entre le Rwanda, le Congo et l’Ouganda aurait pu être affectées négativement si la résolution du Conseil de sécurité avait explicitement nommé le Rwanda. «En collaboration avec nos collègues du Conseil de sécurité, les États-Unis ont aidé à élaborer une résolution forte renforçant les efforts diplomatiques délicats en cours à Kampala», a déclaré M. Knopf.
Les négociations ont échoué par la suite, et le M23 a continué à faire des progrès dans l’est du Congo. La semaine dernière, le M23 s’est retiré de Goma, mais a laissé des agents et restent à proximité de la ville.
M. Knopf a refusé de confirmer ou de nier la conversation relatée par le diplomate des Nations Unies entre Mme Rice et l’ambassadeur français. Mais il a dit que «Mme Rice a fréquemment et publiquement condamné les abus odieux perpétrés par le M23 dans l’est du Congo», ajoutant que les Etats-Unis soutenaient « les efforts visant à mettre fin à la rébellion, y compris en imposant des sanctions américaines et des Nations Unies contre les dirigeants et les commandants du M23. »
Les critiques de Mme Rice disent que c’est le nœud du problème de la réponse américaine à la crise au Congo: il ne tient pas compte, pour l’essentiel, du rôle joué par M. Kagame dans le soutien au M23, et, comme on pourrait s’y attendre, risque de répéter les erreurs du génocide en ne penchant pas pour excès d’action agressive. « Je crains que notre regret collectif de ne pas avoir arrêté le génocide rwandais, ressenti par tous ceux qui ont travaillé pour l’administration Clinton, ne conduise à des politiques qui ont éludé les autres vagues d’atrocités au Congo, que nous devrions également regretter », a déclaré Tom Malinowski, le directeur pour Washington de Human Rights Watch, qui a travaillé en étroite collaboration avec Mme Rice à la fois dans l’administration Clinton et après.
« Depuis près de 20 ans maintenant, les prémisses de la politique américaine ont été que la persuasion tranquille est le meilleur moyen de dissuader le Rwanda de soutenir les criminels de guerre au Congo», a déclaré M. Malinowski. « Ca a pu avoir un sens à une époque, mais après des années où le Rwanda a fait ce que les Etats-Unis l’ont exhorté à ne pas faire, contribuant ainsi à la mort de civils en masse, et a violé les résolutions de l’ONU parrainées par les États-Unis, le temps de parler clairement et d’imposer des sanctions est venu. »
Quand Mme Clinton a comparu devant les journalistes le 28 novembre pour parler de la prise de Goma par le M23 de Goma, elle aspergeait ses points de discussion à une demande que le groupe rebelle retirer, appelant l’impact humanitaire « dévastateur », avec 285.000 personnes forcées de fuir leurs maisons , les travailleurs de la santé ont enlevé et tué, et les travailleurs civils sous la menace de la mort. Mais elle ne fait aucune mention du rôle du Rwanda sauvegarde du groupe rebelle, ce qui limite son inclusion du Rwanda à une mention de négociations avec le Rwanda, l’Ouganda et le Congo pour tenter d’obtenir un cessez-le-feu.
«Le M23 n’existerait probablement plus aujourd’hui sans le soutien du Rwanda», a déclaré Jason K. Stearns, auteur de « Dancing in the Glory of Monsters: L’effondrement du Congo et la Grande Guerre de l’Afrique » « Il est intervenu pour empêcher le mouvement de s’effondrer et a fourni un soutien militaire crucial pour chaque grande offensive. »
Johnnie Carson, le secrétaire d’État adjoint aux affaires africaines, a noté que les Etats-Unis ont coupé une partie de son financement militaire pour le Rwanda – environ $ 250.000. Mais l’armée rwandaise continue de recevoir une solide formation américaine, de l’équipement et de l’aide financière. Dans une interview, il dit: «Il n’y a pas une once de différence entre moi et Mme Rice sur cette question », ajoutant que la diplomatie silencieuse était mieux que crier publiquement M. Kagame.
Mme Rice, qui est dans l’œil de la tempête politique pour son interprétation de l’attaque contre la mission américaine à Benghazi de la 11 septembre 2012, en Libye, a refusé d’être interviewé pour cet article. Mais ces derniers jours, elle semble avoir tenté de se distancier publiquement du M23 – mais pas encore de M. Kagame. Le 3 décembre, elle a posté sur sa page Facebook: « Les Etats-Unis condamne dans les termes les plus forts la violence horrible du M23. Tout appui extérieur doit cesser «, dans une référence à l’action au Sénat.
Son post a suscité des réponses immédiates. « Condamner le viol mais ne pas nommer le violeur? » Dit l’un d’eux. «Quel genre de justice est-ce donc ? »
Source: brt-africa.com


