Author: Don Kayembe

  • Plusieurs chefs d’Etat africains au sommet franco-africain de Paris

    Plusieurs chefs d’Etat africains au sommet franco-africain de Paris

    france afriquefrance afrique– Le président français, François Hollande, a invité plusieurs chefs d’Etat africains au “Sommet pour la paix et la sécurité en Afrique”, prévu les 6 et 7 décembre à Paris.

    Cette rencontre, qualifiée par la présidence française “d’événement historique qui témoigne de l’évolution politique des relations de la France avec les pays africains”, verra la participation des présidents Boni Yayi (Bénin), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Pierre Nkurunziza (Burundi), Paul Biya (Cameroun), José Maria Pereira Neves (Cap-Vert), Dr Ikililou Dhoinine (Premier ministre des Comores), Denis Sassou-Nguesso (République du Congo), Joseph Kabila (République démocratique du Congo (RDC), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Ismail Omar Guelleh (Djibouti), Hailemariam Desalegn (Premier ministre d’Ethiopie), Ali Bongo Ondimba (Gabon), John Dramani Mahama (Ghana),  Alpha Omar Condé (Guinée), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée Equatoriale), Dr Motsoahae Thomas Thabane (Premier ministre du Lesotho), Mme Helen Johnson-Sirleaf (Liberia), Ali Zeidan (Premier ministre de la Libye), Ibrahim Boubacar Keita (Mali), Mohammed VI (Roi du Maroc),  Navinchandra Ramgoolam (Premier ministre de Maurice), Mohamed Ould Abdel-Aziz (Mauritanie), Armando Emilio Guebuza (Mozambique), Hifikepunye Pohamba (Namibie), Mahamadou Issoufou (Niger), Goodluck Jonathan (Nigeria), Yoweri Museveni (Ouganda), Macky Sall (Sénégal), James Alix Michel (Seychelles), Dr Ernest Bai Koroma (Sierra Leone), Hassan Sheikh Mohamoud (Somalie), Salva Kiir Mayardit (Soudan du Sud),  Barnabas Sibisiso (Swaziland), Jakaya Mrisho Kikwete (Premier ministre de Tanzanie), Idriss Déby Itno (Tchad), Faure Gnassingbe (Togo) et Moncef Marzouki (Tunisie).

    Les présidents sud africain, Jacob Zuma, algérien, Abdelaziz Bouteflika, et angolais Eduardo Dos Santos seront représentés par, respectivement, la ministre Maite Nkoana-Mashabane, le Premier ministre Abdelmalek Sellal et le ministre des Affaires étrangères, Georges Chikoti.

    Paul Kagamé (Rwanda), Uhuru Kenyatta (Kenya), Yahya Jammeh (Gambie) et Issayas Afewerki (Erythrée) ne participeront probablement pas à cette rencontre.

    Mais par contre, six chefs d’État d’africains n’ont pas été invités Omar el-Béchir (Soudan), Robert Mugabe (Zimbabwe), Andry Rajoelina (Madagascar), Serifo Nhamadjo (Guinée-Bissau), Michel Djotodia (Centrafrique), Adly Mansour (Égypte).

    Parmi les invités, on note la présence des organisations internationales et européennes, régionales africaines qui seront représentées par Ban-Ki moon, Secrétaire général des Nations unies, Hermann Van Rompuy, président du conseil de la Commission européenne, Manuel Barroso, président de la Commission européenne, Mme Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine, Mme Antoinette Monsio Sayeh, directrice Afrique du Fonds monétaire international et Makhtar Diop, vice-président Afrique de la Banque mondiale.

    Avec Panapress

  • Dotée de drones d’observation, l’ONU compte “s’attaquer” aux rebelles

    Dotée de drones d’observation, l’ONU compte “s’attaquer” aux rebelles

    Martin Kobler– Les Nations unies ont averti mardi qu’elles allaient s’attaquer aux dizaines de groupes rebelles présents dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), aidées par les drones de reconnaissance dont disposent désormais, pour la première fois, des Casques bleus.

    Après la défaite début novembre des rebelles du M23, il y a une “perspective de pouvoir s’attaquer à d’autres groupes armés. C’est justement cela que nous allons faire”, a déclaré le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, à Goma, capitale de la province congolaise du Nord-Kivu.

    Les drones sont “un outil incomparable dans cette perspective”, a jugé M. Ladsous, qui s’exprimait à l’occasion du vol inaugural du premier avion sans pilote jamais utilisé par une mission onusienne.

    Ces aéronefs ont pour mission de surveiller les provinces du Nord et du Sud-Kivu, et “vont nous donner une information précise utilisable tout de suite en temps réel sur le plan tactique”, a-t-il dit.

    Les propos de M. Ladsous contrastent avec ceux du chef de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), Martin Kobler, qui déclarait encore mi-novembre que les Nations unies étaient décidées à “combattre” les groupes armés mais préféraient “une voie paisible” de désarmement volontaire des rebelles.

    La Monusco dispose pour l’heure de deux avions sans pilote. Ces engins, non armés, et voués exclusivement à la reconnaissance, doivent permettre aux Casques bleus de surveiller les provinces du Nord et du Sud-Kivu, où sévissent des dizaines de groupes armés que la Monusco a pour mandat de “neutraliser”.

    Le déploiement des drones est le dernier épisode d’ajustement des moyens de la Monusco à la situation sur le terrain.

    Créée en 1999, comme une force d’observation (elle s’appelait alors la Monuc), la Mission a vu son mandat se renforcer au fil des années, alors qu’elle s’avérait incapable d’empêcher les conflits meurtrissant le pays: elle est ainsi devenue une force de maintien de la paix, dont les prérogatives ont été progressivement augmentées jusqu’à ce qu’elle soit dotée, en mars, d’une brigade d’intervention et d’un mandat offensif.

    Détonateurs des deux guerres du Congo (1996-1997 et 1998-2003), les Kivus sont en proie à la violence depuis une vingtaine d’années. La faiblesse chronique de l’Etat dans cette zone permet à des dizaines de milices d’y prospérer en toute impunité sur de vastes portions de territoire.

    Forte de plus de 20.000 hommes en uniforme, la Monusco est l’une des deux plus importantes missions de l’ONU au monde, avec celle déployée au Darfour, et coûtera pour l’exercice annuel en cours 1,5 milliard de dollars.

    Les drones onusiens doivent aussi assurer un contrôle de la frontière entre la RDC et l’Ouganda et le Rwanda, afin de dissuader ces deux pays d’apporter un soutien à certaines milices congolaises.

    L’ONU accuse Kigali et Kampala d’avoir soutenu le Mouvement du 23 Mars (M23), vaincu début novembre par l’armée congolaise, avec le soutien de la Monusco.

    A terme, cette dernière doit se doter de cinq drones fabriqués par Selex ES, filiale du groupe italien d’aéronautique et de défense Finmeccanica, et compte être en mesure d’assurer à partir du mois de mars une surveillance aérienne 24 heures sur 24.

    Le général de corps d’armée brésilien Carlos Alberto dos Santos Cruz, chef de la force militaire de la Monusco, a indiqué que les drones d’environ 5 mètres de long avaient une autonomie de vol d’”à peu près dix heures”.

    Les appareils sont conçus pour évoluer entre 2.000 et 3.000 mètres d’altitude, et ont un rayon d’action de 200 kilomètres environ.

    Selon le général, ces aéronefs permettront d’observer aussi bien les groupes armés que les mouvements de population (le Nord et le Sud-Kivu comptent plus de 1,6 million de déplacés internes, selon l’ONU), notamment “dans les zones boisées” particulièrement nombreuses et denses dans ces régions équatoriales.

     

    Avec AFP

  • Les paras de Tielen de retour, après avoir formé un bataillon congolais

    Les paras de Tielen de retour, après avoir formé un bataillon congolais

    fardc-Quelque 500 militaires belges viennent de vivre une expérience sans guère de précédent, en se déployant dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où ils ont, à tour de rôle, contribué à former durant près de huit mois un bataillon d’élite de l’armée congolaise – le troisième du genre instruit par la Belgique.

    “C’est une expérience très positive” à tous points de vue, a résumé le commandant du détachement, le lieutenant-colonel Luc Leclercq, qui est aussi le chef de corps du 3ème bataillon parachutiste, interrogé par l’agence BELGA à Kindu, le chef-lieu de la province du Maniema, alors que ses hommes pliaient bagage.

    Cette mission a permis d’entraîner, individuellement d’abord, puis collectivement, 677 commandos congolais – sur plus de 1300 candidats – qui composent désormais le 323ème bataillon des Unités de réaction rapide (URR) des Forces armées de la RDC.

    La remise des cordelettes et d’un brevet des hommes de cette unité d’élite a eu lieu jeudi à Kindu en présence des ministres congolais et belge de la Défense, Alexandre Luba Ntambo et Pieter De Crem.

    “C’est pour 95% de ces gens le seul brevet qu’ils recevront” dans leur carrière, a noté vendredi le lieutenant-colonel Leclercq, soulignant qu’aux yeux des militaires congolais, il était également “unique” qu’il leur ait été décerné par leurs instructeurs belges lors d’une cérémonie haute en couleurs clôturant plus de sept mois de cours et d’épreuves exigeantes, sans atteindre toutefois le niveau de ceux imposés aux para-commandos belges.

    Les cours, en trois modules, portaient sur l’entraînement individuel de base, puis collectif avec les cadres (sous-officiers et officiers) et enfin global. Avec en conclusion un exercice final de synthèse: un tour de 115 km à pied dans la brousse de l’est congolais combinant raids, attaques d’objectifs, infiltrations et exfiltrations de jour comme de nuit, défense de zones (l’aéroport de Kindu) et navigation sur le fleuve Congo.

    L’unité est prête au combat

    Après cet exercice de cohésion clôturé par la remise des brevets, “l’unité (le 323ème bataillon) est prête“, a assuré le lieutenant-colonel Leclercq.

    “Vous serez bientôt déployés dans un lieu que le chef de l’Etat (le président Joseph Kabila, qui est également commandant en chef des Forces armées de la RDC) décidera“, a affirmé le ministre congolais de la Défense. “La nation congolaise attend de vous un comportement exemplaire“, a-t-il ajouté en citant la devise du nouveau bataillon, “Ne jamais trahir le Congo“.

    Deux autres bataillons ont déjà formés par la Belgique, le 321ème et le 322ème, respectivement à cheval sur 2008 et 2009 et entre octobre 2011 et mars 2012, dans le cadre du Programme de Partenariat militaire (PPM) belgo-congolais.

    Ces unités ont “démontré leur professionnalisme” lors d’opérations en Equateur et plus récemment au Nord-Kivu face à l’ex-rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), vaincue début novembre par les FARDC avec l’aide active des Casques bleus de l’ONU, a souligné le ministre congolais.

    Meilleur respect des populations

    Les 321ème et 322ème bataillons sont de l’avis général des experts, qu’ils soient belges, onusiens et internationaux, considérés comme étant l’élite des FARDC, avec des unités similaires formées par les Etats-Unis, l’Afrique du sud et la Chine. Ils se sont bien comportés au combat, même s’ils ont parfois été privés au front de ravitaillement en nourriture, en eau et en munitions – du fait de la désorganisation coutumière des FARDC ou de l’action de généraux scélérats – tout en respectant la population, rompant ainsi avec une tradition de l’armée congolaise.

    La Belgique s’est aussi engagée à encadrer à partir de janvier prochain la formation d’un état-major de brigade (la 31ème) qui doit “coiffer” trois bataillons URR.

    Pour l’armée belge, le déploiement à Kindu a aussi permis d’entraîner, en plusieurs rotations, presque l’ensemble du 3ème bataillon parachutiste (474 personnes au total) à opérer en conditions tropicales – une obsession de toujours au sein de la hiérarchie militaire.

    En raison d’une série d’autres missions, notamment en Afghanistan, l’expérience africaine du bataillon “se réduisait“, a relevé son chef de corps.

    Le séjour au Maniema, une province voisine des deux Kivu mais plus calme, a ainsi permis, selon lui, de favoriser le contact avec la population, de (re)découvrir ce type de terrain et de vivre sous le soleil africain et les abondantes pluies orageuses.

     

    Belga

  • Quand la Police dérape à Kinshasa

    Quand la Police dérape à Kinshasa

    KULUNA-L’opération de « nettoyage » de la délinquance de rue lancée par le Joseph Kabila aurait déjà fait une vingtaine de morts. La Monusco, l’Unicef et des ONG congolaises dénoncent des « exécutions extrajudiciaires« .

    L’opération « coup de poing » de la police congolaise tourne mal dans la capitale. Depuis le lancement  le 15 novembre dernier de Likofi, un programme sécuritaire censé faire reculer la délinquance urbaine à Kinshasa, plusieurs jeunes des rues, ou « Kuluna« , sont portés disparus. Selon l’Unicef et la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), une vingtaine de délinquants, dont 12 mineurs, auraient été tués dans les premiers jours de l’opération Likofi. L’ONU dénonce des « exécutions sommaires extrajudiciaires » et demande aux autorités congolaises de « diligenter des enquêtes » et de « mettre fin à ces pratiques« . L’Unicef rappelle que la République démocratique du Congo « a ratifié des traités et des conventions internationales pour le respect des droits humains et la protection des enfants« .

    Impunité de la Police

    Tout commence le 26 octobre 2013 à Kinshasa lors d’un Conseil de défense présidé par Joseph Kabila. Le président congolais demande alors aux forces de sécurité de mettre fin au phénomène des « Kuluna« , ces bandes de jeunes délinquants des rues qui détroussent régulièrement les Kinois. Le « banditisme urbain » s’est en effet fortement développé dans la capitale congolaise, dont la population vit pour la majorité avec moins de 2 $ par jour. En cause, la pauvreté généralisée qui règne en RDC, mais surtout la corruption des forces de Police, qui vivent en rackettant les Kinois, dans une totale impunité.

    « Banditisme urbain«

    Le 15 novembre, la Police nationale congolaise (PNC) lance l’opération « anti-Kuluna » Likofi, « coup de poing » en Lingala. Le général Oleko donne 10 jours aux parents pour « dissuader leurs enfants » impliqués dans le banditisme urbain« . Mais l’opération Likofi démarre avant l’ultimatum de la Police et l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme (ASADHO) dénonce rapidement plusieurs dérapages. Le 18 novembre, l’ONG affirme que le jeune Okito est abattu par la Police dans la Commune de Kimbanseke, à Kinshasa. Le même jour, deux autres jeunes, Sinatra et Oasis, sont abattus « en plein air au marché de la Liberté dans la Commune de Masina« . Le 20 novembre, c’est Junior qui est tué « au quartier 3 dans la Commune de Ndjili, vers 10heures du matin, par les éléments de la Police Nationale« .

    « Les corps emportés«

    Une autre ONG, le Réseau National des ONG des Droits de l’Homme de la République démocratique du Congo(RENADHOC), dénonce elle aussi « plusieurs cas d’exécutions sommaires« . Selon cette ONG, « les corps auraient été emportés pour des destinations inconnues, au mépris des lois du pays« . Pour l’instant, une vingtaine de cas d’exécutions extrajudiciaires ont été portés à la connaissance des Nations unies. Le colonel Mwana Mputu, chef de la cellule média de l’opération, a formellement démenti le 26 novembre à l’AFP ces allégations, et a souligné que « s’il y a eu dérapage, il y aura des sanctions« . Mais au delà de l’opération « coup de poing » très musclée de la Police congolaise, c’est bien la méthode employée qui fait polémique… une méthode qui démontre encore le long chemin à parcourir pour aboutir à un Etat de droit digne de ce nom en RDC. L’opération Likofi doit officiellement durer 3 mois et se terminer fin février.

    Christophe RIGAUD – Afrikarabia

  • Tabu Ley est mort

    Tabu Ley est mort

    Tabu-Ley-L’icône de la rumba congolaise Tabu Ley décédé samedi 30 novembre dans un hôpital bruxellois.

    Pascal Tabu Ley, dit «Seigneur Tabuley Rochereau», est décédé samedi 30 novembre à Bruxelles, en Belgique. Le célèbre chanteur congolais était dans le coma depuis plusieurs jours. Selon

    son fils Charles Tabu, joint par Radio Okapi, Tabu Ley est mort de suite de diabète après avoir été terrassé par un accident cardiovasculaire il y a plus de deux ans.

    Le musicien et chanteur Congolais Pascal Tabu Ley est mort samedi matin à l’hôpital Saint-Luc à Bruxelles en Belgique des suites d’une longue maladie.

    Il ne s’était jamais complètement remis de son accident cardiovasculaire deux ans auparavant.

    D’après son fils Marc Tabu, l’artiste a été admis à l’hôpital suite à une infection.

     

    Né dans la ville de Bandundu, dans la République Démocratique du Congo, Pascal Tabu Ley chante d’abord à l’église et dans les chorales scolaires.

    Il rejoint ensuite le ministère de l’Education nationale comme fonctionnaire puis responsable administratif et financier à l’Athénée de la Gombe.

    Il commence à composer ses morceaux dans les années 50.

    Sa carrière musicale décolle en 1956 après un duo avec le chanteur Grand Kallé, considéré comme le père de la musique congolaise moderne.

    Celui qui sera désormais connu sous le nom de “seigneur Rochereau” rejoint alors le grand African Jazz.

    Le grand public le découvre à travers les titres “Kelya”, “Adios Tété” et “Bonbon sucré”.

    Avec sa formation African Fiesta Flash, il donne une série de concerts à l’Olympia en 1970.

    C’est le premier Africain à se produire sur scène dans cette grande salle parisienne.

    Sa musique est très inspirée par la pop et rhythm and blues.

    Son fils Marc Tabu se souvient du père mais aussi de l’artiste: “je garde le souvenir d’un bon père et aussi d’un grand musicien, on ne l’a pas seulement apprécié comme papa mais aussi comme un grand artiste de notre continent”.

    Le rappeur Français Youssoupha serait également le fils de la star de la rumba congolaise.

    L’artiste estime que son père aurait eu au moins 68 enfants au cours de sa vie.

     

     

  • MISE EN SERVICE, CE LUNDI, DES DRONES DE L’ONU

    MISE EN SERVICE, CE LUNDI, DES DRONES DE L’ONU

    Drone Americain
    Drone Americain

    -Et de deux. Après la présentation, hier, d’un nouveau bataillon commando d’intervention rapide des FARDC, la sécurité et la défense du pays va être renforcée avec le lancement des drones pour assurer la surveillance des frontières et la lutte contre l’exploitation illicite des minerais de la RDC. Joseph Kabila offre finalement au Congo l’apothéose en cette fin d’année 2013 !

     Chaque jour qui passe voit la sécurité s’améliorer en République Démocratique du Congo. La réorganisation, en profondeur et dans le silence absolue, des FARDC a produit un résultat aussi spectaculaire qu’éclatant avec la mise en déroute des rebelles pro-rwandais du M23. L’affront de novembre 2012, avec la prise de Goma, aura été lavé de la plus belle manière. L’ennemi avait cru réussir un coup historique en jouant de la fourberie. On croyait faire face à une opération de police alors qu’il s’agissait d’une guerre d’agression.

    Joseph Kabila l’a compris et s’est attelé à réorganiser l’armée au milieu des quolibets de tous genres. La fin justifie les moyens, dit-on, mais l’humilité précède la gloire. Les Congolais, eux, savent qu’on ne va pas à la chasse avec des bavards. Joseph Kabila aura usé de toutes ces sagesses pour assumer ses responsabilités de garant de la Nation.

    C’est sous ce statut que le Chef de l’Etat a aussi sensibilisé la communauté internationale sur le drame qui se déroulait à l’Est de la RDC avec des implications dans la région des Grands lacs qui courait le risque d’un nouvel embrasement. La démarche a produit des fruits au-delà des attentes puisque la question a été inscrite à l’agenda diplomatique international. Des sommets ont succédé aux réunions de haut niveau. Aujourd’hui, en plus du déploiement d’une brigade d’intervention de l’ONU, la sécurité à l’Est de la RDC vient d’être renforcée avec la mise en service, dès ce lundi 2 décembre 2013, des drones promis par l’ONU.

    Cette mise en service a été précédée par l’installation, au Nord Kivu de la base opérationnelle qui sera chargée de gérer ces engins de surveillance. Les informations qu’ils rapporteront permettront, outre le renforcement de la sécurité, de lutter contre l’exploitation illicite des ressources naturelles de la RDC.

    Les temps ont donc changé, et les Congolais peuvent envisager l’avenir et le développement du Congo avec plus de sérénité. Outre ces drones, en effet, les rangs des FARDC ne cessent d’être renforcés en capacité. Hier vendredi 29 novembre, un nouveau bataillon commando a terminé sa formation à Kindu, sous l’encadrement d’une centaine d’instructeurs belges et congolais. Ce bataillon s’ajoute à deux autres formés il y a un peu plus de quatre ans par les mêmes instructeurs. L’un de ces bataillons a été d’un apport décisif dans la mise en déroute du M23 et la désillusion de ses parrains rwandais et ougandais.

    Pascal Debré MPOKO