-Bureau d’Etudes, Expertise et Stratégies
Nos conditions pour faire partie des Institutions étatiques d’union et de cohésion nationale.
1. Tolérer «Joseph Kabila» à la tête de notre Pays jusqu’a ce jour et accepter même de faire partie des Institutions étatiques avec lui est déjà pour nous une concession trop grande. L’UDPS et le Peuple congolais ont démontré à leur tour, lors des élections du 28 novembre 2011, que la Vérité, la Justice et le Peuple contiennent une force intrinsèque invincible qui s’est révélée comme telle de façon transhistorique et ubiquitaire. Ceux qui pensent que notre Pays fait totalement exception et qu’ils peuvent mépriser, bafouer, contrecarrer et piétiner la Vérité, la Justice et la Volonté libre et souveraine du Peuple et cracher dessus ont été et seront encore davantage tôt ou tard rattrapés par ces évidences, et plus ils seront montés par la force, la violence, les hold-up électoraux dans leur arrogance, orgueil, pouvoir et puissance, plus dramatique sera leur chute et plus déshonorante leur humiliation. En effet, malgré le fait que 1’UDPS et le Peuple Congolais n’ont pas été associés à la rédaction de la Constitution et de la loi électorale et ne comptaient pas leurs Dignes Représentants et Témoins au sein de la CENI et bien que le pouvoir organisateur ait battu le record mondial dans le recours à tout l’arsenal disponible aujourd’hui des tripatouillages constitutionnels, des fraudes, des intrigues, des irrégularités, des anomalies et des intimidations en faveur du Candidat du pouvoir organisateur des élections du 28 novembre 2011, l’incroyable s’est produit à l’issue de ces élections: le Candidat du pouvoir organisateur a perdu l’Election Présidentielle.
Ce Candidat a été à la fois disqualifié selon sa propre Constitution et sa propre loi: ses voix de vote ne devaient même pas être comptées. Et plus grave encore: il a même perdu cette Election dans les urnes si l’on compte les voix de vote selon la vérité des urnes et la justice. C’est M. Etienne Tshisekedi qui a remporté l’Election Présidentielle. La CENI présidée par l’un des Membres Fondateurs du PPRD (Conglomérat politico-militaire du pouvoir organisateur) et constituée uniquement des représentants du pouvoir organisateur a publié de faux résultats et la Cour Suprême de Justice constituée de membres nommés par le Candidat malheureux a entériné ces faux résultats. L’UDPS dispose des Documents qui s’approchent beaucoup plus près de la Vérité des urnes et de la Justice.
La publication des faux résultats par la CENI et leur entérinement par la Cour Suprême de Justice n’ont pas soulevé à travers tout le Pays l’allégresse et les scènes des liesses populaires. Le Peuple Congolais ne se reconnaît ni dans le pouvoir déchu ni dans ses animateurs désavoués.
La CENI et la Cour Suprême de Justice ont aggravé la rupture de confiance déjà existante entre le pouvoir d’invasion, d’occupation, de domination étrangère, de prédation et d’extermination. Le fossé profond et infranchissable déjà existant entre ce pouvoir et le Peuple Congolais s’est encore élargi. Et l’impasse politique est totale. Depuis le hold-up électoral jusqu’à ce jour règne à travers tout le Pays le Deuil National. Un Compatriote, le jeune Cédric Nyanza, s’est même immolé à Borna, dans le Bas Congo, puisqu’il ne s’était jamais imaginé que les êtres humains normaux pouvaient jusqu’à ce point se moquer de la Vérité et de la Justice et avoir un tel mépris contre la Volonté libre et souveraine du Peuple exprimée dans des circonstances extrêmement difficiles.
L’organisation des concertations nationales, le nombre effrayant de plus de 600 recommandations qui en sont issues et la décision de gérer le Pays grâce aux Institutions étatiques d’Union et de Cohésion nationales consacrent l’aveu de l’échec et de l’incapacité du pouvoir déchu de faire quelque chose de positif, de bien, de sérieux, de valable et de crédible.
2. Ni une capitulation, ni une reddition, ni un quelconque renoncement à poursuivre le Combat de libération nationale, mais démonstration de notre volonté politique et de notre pragmatisme nécessaires pour le triomphe de l’Intérêt Supérieur de la Patrie et du Peuple. Tous les chiffres publiés par les Organisations Internationales crédibles démontrent que les paramètres vitaux du Pays deviennent chaque jour davantage plus que préoccupants, alarmants et dans le rouge. Notre Pays est aujourd’hui menacé de disparition et notre Peuple est menacé de génocide complet.
Ne pas agir, c’est manquer à notre devoir d’assister une personne en danger de mort, c’est trahir notre vision patriotique, démocratique, humaniste, humanitariste et écologiste.
Continuer à tolérer «Joseph Kabila» à la tête de notre Pays jusqu’à ce jour et aller même jusqu’à accepter de faire partie des Institutions étatiques avec lui est pour nous une concession trop grande. Nous faisons cette trop grande concession uniquement pour l’Intérêt Supérieur de notre Pays aujourd’hui menacé de disparition et pour l’intérêt Supérieur de notre Peuple aujourd’hui menacé de génocide complet.
Les usurpateurs accrochés au pouvoir par la violence, le défi et la force n’ont ni la volonté politique ni la capacité de mettre fin à la Tragédie qui ne fait que s’aggraver ni de débloquer à eux seuls l’impasse politique qui perdure. Nous ne capitulerons jamais devant notre devoir sacré de sauver notre Patrie et notre Peuple: nous poursuivrons notre Combat de libération nationale à partir de l’intérieur même des institutions étatiques avec la même détermination, la même constance, la même loyauté, la même fidélité et le même courage par lesquels nous sommes toujours singularisés. Nous souhaitons ardemment que ceux qui resteront en dehors des Institutions étatiques forment un Corps compact, consistant, responsable et solidaire autour du Président du Parti et Président Elu, tous imprégnés toujours de la même vision et qu’ils poursuivent le Combat de libération nationale avec la même sincérité, la même loyauté et la même détermination
3. Démilitarisation du Territoire Congolais et Force Internationale Neutre. Tous les groupes armés étrangers connus et les bataillons de l’Armée Patriotique Rwandaise abusivement appelés «Rebelles Congolais» et auteurs des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, de crime de génocide, des massacres à large échelle, des violences sexuelles et du pillage illégal des richesses naturelles du Congo doivent être désarmés par la Brigade Spéciale de la MONUSCO, traduits devant la Justice Internationale ou sommés de quitter le Territoire Congolais.
Les FARDC, les Croupes armés congolais, la Police nationale et les Services de Sécurité sont la continuité de la Force Publique coloniale et se sont illustrés par des crimes contre la population, les biens et les Forces démocratiques. Ils ne sont pas formés dans l’esprit et le système démocratiques et ils sont même infiltrés, dirigés par des étrangers. Ils doivent être désarmés par la Brigade Spéciale de la MONIJSCO et internés dans les Casernes.
Les enfants enrôlés dans les groupes armés doivent être démobilisés et accompagnés dans leur réinsertion sociale selon la procédure de DDR.
Les adultes qui veulent être démobilisés doivent être accompagnés par la procédure de DDR.
Ceux qui veulent continuer à servir le Pays sous le Drapeau doivent être sélectionnés selon le profil définit par la CNS, les qualifications personnelles et le respect de l’équilibre régional et suivre pendant deux ans (2014-2016) une formation adéquate propre aux Corps semblables qui œuvrent dans l’esprit et le système démocratiques.
Pendant deux ans (2014-2016) d’existence des Institutions étatiques de cohésion nationale, qu’une Force Internationale Neutre s’occupe de la sécurité et de la protection des Institutions, de leurs Animateurs, de la population, des biens, du maintien de l’ordre public, de l’intégrité du Territoire, de l’intangibilité des frontières.
4. L’actualisation du compromis politique global issu de la CNS
Nous rappelons qu’en vue de préparer une période de transition pacifique à l’avantage du peuple mais aussi des partenaires socio-économiques impliqués dans le processus de l’avènement de la IIIème République, des négociations se sont tenues du 6 avril 1992 au 30 juillet 1992 entre les Délégués de la CNS conduits par Mgr Monsengwo, le Président de la CNS et les Délégués de Mobutu. Ces négociations ont abouti au Compromis politique global adopté et signé par les Experts de la Présidence de la République d’une part et les Délégués de la CNS d’autre part. Au départ, les négociations s’étaient limitées aux deux grandes plates-formes que sont la Mouvance Présidentielle et l’Union Sacrée de l’Opposition. A la fin, elles se sont étendues à toutes les composantes et plates-formes de la CNS.
Le 30 juillet 1992, au Palais du Peuple, les parties en présence se sont convenues sur les dix principes ci-après qui forment le Compromis politique:
1. Neutralité de la Transition dans ce sens qu’elle n’applique pas la politique d’une tendance, mais celle de la Nation toute entière définie par la CNS et devant être gérée sans exclusive ni militantisme partisan. C’est une période de rassemblement de toutes les filles et de tous les fils du pays pour vaincre la crise.
2. Dans la perspective de la démocratie pluraliste, désormais tout Zaïrois (aujourd’hui Congolais) doit jouir pleinement de tous les droits reconnus à la personne humaine et aux citoyens et les exercer effectivement.
3, Désormais, toute personne, toute institution impliquée dans la gestion de l’Etat doit être contrôlée régulièrement et, le cas échéant, sanctionnée (positivement ou négativement).
4. Aucune institution ne peut imposer sa volonté au peuple ou aux autres institutions.
5. Chaque institution jouit des garanties suffisantes de son autonomie dans l’exercice des pouvoirs qui lui sont dévolus, sans que cela ne conduise au cloisonnement dans la direction des affaires nationales.
6. Aucune institution, aucun organe ne peut se servir de ses pouvoirs constitutionnels pour gêner un autre ou l’empêcher d’exercer les siens.
7. Le Président de la République, Institution Suprême de l’Etat et symbole de l’unité de la Nation, doit être mis à l’abri de tout ce qui peut entamer son prestige et sa crédibilité pendant la période de la Transition.
8. Le Gouvernement est entièrement responsable de la gestion de la chose publique dont il rend compte à la Nation à travers le Haut Conseil de la République.
9. La défense nationale incombe à tous les Zaïrois (aujourd’hui Congolais). Elle constitue le domaine de collaboration par excellence entre les plus hautes instances du pays.
10. L’armée nationale doit être celle du développement. Elle assure la défense du territoire contre les agressions extérieures et participe, en temps de paix, à l’œuvre de l’édification nationale. Ainsi que l’a synthétisé Mgr Monsengwo, le Président du Bureau de la Conférence Nationale Souveraine lors de son adresse du 14 Août 1992, l’organisation concertée de la Transition reposait sur quatre compromis:
– Compromis pour une concertation entre le Pouvoir et l’Opposition en vue d’aboutir à un texte constitutionnel codifiant cette organisation concertée de la Transition;
– Compromis conciliant les éléments de la Constitution hérités de la IIème République avec les principes d’une Charte de la Transition entièrement nouvelle;
– Compromis politique global impliquant toutes les composantes dans un nouvel esprit de conciliation comme dans une sorte de code de la Transition;
– Compromis accepté par toutes les parties pour admettre le principe de faire assumer l’application du Code de la Transition par la CNS sous forme d’Acte.
Nous proposons qu’un texte qui se rapproche de ce Compromis politique global, mutatis mutandis, soit adopté et signé entre le pouvoir déchu et nous en vue de gérer ensemble la période de deux ans (1er janvier 2014-1er janvier 2016).
Qu’il y ait une collaboration franche, positive, loyale et constructive entre le Président de la République et le Premier Ministre, laquelle collaboration se traduira par la prise consensuelle des décisions, des concertations et des séances fréquentes de travail.
Que le Président de la République n’ait aucun pouvoir de révoquer un Ministre ou un Fonctionnaire de l’Etat appartenant à l’Equipe amenée et conduite par l’UDPS au sein des Institutions étatiques. Que ce Pouvoir ne revienne qu’à cette équipe elle-même et à l’organisation interne de cette équipe.
Que le même principe soit respecté par le Premier Ministre envers les Ministres et les Fonctionnaires de l’Etat appartenant à la Famille politique présidentielle. Que l’Assemblée Nationale soit présidée par une Personnalité neutre cooptée par les deux équipes. Nous proposons que cette Personnalité soit le Cardinal Laurent Monsengwo. Et qu’il soit assisté par deux Vice-Présidents: l’un de l’UDPS et l’autre du PPRD.
Que le Sénat soit présidé par une Personnalité neutre cooptée par les deux équipes et que le nom de cette Personnalité soit proposé par le PPRD. Et que le Président soit secondé par deux Vice-Présidents: l’un du PPRD et l’autre de notre Equipe.
5. Les Postes et les Ministères exigés au sein des Institutions étatiques de cohésion nationale.
Selon les chiffres du pouvoir en place actuellement, 1’UDPS est la deuxième Force politique du Pays. Nous exigeons qu’ils soient alors conséquents dans le partage des postes dans toutes les Institutions étatiques du Pays.
Parmi les postes et les ministères que nous exigeons, il y a notamment:
La Primature;
Le Ministère de la Justice;
Le Ministère de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire;
La Banque Centrale;
Le Ministère de l’Intérieur, Identification et Recensement de la Population, Décentralisation et Urbanisme;
La Vice-Présidence de la CENI;
Une Vice-Présidence de l’Assemblée Nationale;
Une Vice-Présidence du Sénat;
Le Ministère de l’Enseignement et Education;
Le Ministère des Affaires sociales (introduction du système des Mutuelles, accès à l’eau potable, à l’électricité, au logement décent, aux soins de santé, à un enseignement obligatoire et gratuit; orphelinats, enfants de rue);
Le Ministère des Infrastructures (administratives, sanitaires, énergétiques, routières, ferroviaires, maritimes et aériennes);
Le Ministère des Finances;
Le Ministère de Culture et Arts;
Le Ministère des PME;
La Création de la Chambre de la Bonne Gouvernance et de la Lutte contre la Corruption et contre l’impunité qui sera présidée par l’UDPS;
La Création de la Chambre des Experts et Consultants présidée par l’UDPS;
La Création de la Chambre des Chefs de Terre, Chefs Coutumiers et Sages présidée par le Chef Coutumier de notre obédience;
Certaines Entreprises: la MIBA, la REGIDESO et la SNEL;
Certains Gouvernorats: les deux Kasai, la Province Orientale, l’Equateur et le Nord-Kivu;
Certains de nos Membres devront être coopés au Sénat et aux Assemblées provinciales;
Les mêmes postes et ministères que nous réclamons au niveau fédéral devront nous être octroyés au sein des Institutions Provinciales (Gouvernements provinciaux et Assemblées provinciales).
Pour la pacification de l’environnement politique, la stabilité du pays et la crédibilité et la priorité à accorder à la solution des problèmes du Peuple, les Institutions étatiques de cohésion et d’union nationale ne devront pas être remaniées jusqu’aux élections de 2016.
Un pacte de fidélité et un code de bonne conduite devront être signés par chacun de nous devant l’opinion et en présence des Représentants des Décideurs Internationaux et les Chefs de Terre, Chefs Coutumiers et Sages de notre Pays.
Fait à Bruxelles, le 18 Novembre 2013.
Dr François Tshipamba Mpuila
Source: Le Soft Online
Author: Don Kayembe
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L’Udps déclare rallier Kabila et réclame des postes ministériels et dans les entreprises
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L’avocat bruxellois de Bemba arrêté sur mandat d’arrêt CPI
-Les quatre hommes sont les premiers interpellés par la CPI, entrée en fonction à La Haye en 2003, pour subornation de témoins.Quatre hommes, dont un député congolais et l’avocat de l’ex-vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, ont été arrêtés pour subornation de témoins dans le cadre du procès pour crimes contre l’humanité de M. Bemba, a annoncé dimanche la Cour pénale internationale (CPI).
L’ex-rebelle Jean-Pierre Bemba, président du Mouvement de Libération du Congo (MLC), le parti du député interpellé et deuxième parti d’opposition de la République démocratique du Congo (RDC), est “suspecté des mêmes charges”.
Celles-ci, ainsi qu’un mandat d’arrêt à son encontre, lui ont été signifiés “au quartier pénitentiaire de la CPI” à La Haye (Pays-Bas), “où il est détenu depuis le 3 juillet 2008” et jugé depuis fin 2010 pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qu’aurait commis sa milice en 2002 et 2003 en Centrafrique, a précisé la cour dans un communiqué.
Le député Fidèle Babala Wandu, l’avocat Aimé Kilolo, le membre de l’équipe de défense de M. Bemba en charge des dossiers, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, et un des témoins de la défense, Narcisse Arido, ont été interpellés en vertu d’un mandat d’arrêt émis mercredi par la CPI.
Celle-ci “a considéré qu’il y a des motifs raisonnables de croire que les personnes susmentionnées ont engagé leur responsabilité pénale en commettant des atteintes à l’administration de la justice, consistant en la subornation de témoins devant la CPI et en la production d’éléments de preuve faux ou falsifiés en connaissance de cause”, explique le communiqué.
“Les suspects auraient constitué un réseau aux fins de produire des documents faux ou falsifiés et de corrompre certaines personnes afin qu’elles fassent de faux témoignages dans l’affaire concernant M. Bemba”, selon la même source.
Le député Babala a été interpellé en RDC, arrestation annoncée plus tôt dans la journée par son parti, tandis que l’avocat de M. Bemba, Aimé Kilolo, a été interpellé à l’aéroport de Bruxelles. Jean-Jacques Mangenda Kabongo a été interpellé aux Pays-Bas et Narcisse Arido en France.
M. Babala est actuellement en cours de transfert à La Haye, selon la CPI, qui ajoute que “la date de l’audience de sa première comparution devant la CPI sera annoncée prochainement”.
Les trois autres suspects seront quant à eux “remis à la CPI ultérieurement conformément aux procédures judiciaires applicables dans ces trois pays”, Belgique, Pays-Bas et France, où ont eu lieu leurs interpellations, dit la même source.
Les quatre hommes sont les premiers interpellés par la CPI, entrée en fonction à La Haye en 2003, pour subornation de témoins.
RDC: un haut responsable du deuxième parti d’opposition abattu à Kinshasa
Un haut responsable du MLC, deuxième parti d’opposition en République démocratique du Congo, a été abattu à Kinshasa dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris auprès du parti.
Le président du Mouvement de libération du Congo (MLC) pour la province du Bas-Congo (Ouest), Lajos Bidiu Nkebi, “a été abattu devant chez lui, semble-t-il par des bandits armés”, a déclaré à l’AFP Germain Kambinga, porte-parole du MLC, sans pouvoir donner de plus amples détails.
La Radio Okapi, parrainée par l’ONU et la Fondation Hirondelle, rapporte que la victime revenait d’un mariage quand elle a été attaquée.
“A peine entré dans la parcelle, trois hommes cagoulés en civil ont surgi pour lui demander de l’argent (…) Avant de se retirer du lieu suite aux bruits des jeunes du quartier qui ont été alertés par la discussion, ces bandits armés lui ont tiré trois balles, deux dans le ventre, une dans le pied”, explique la radio sur son site internet, citant des “sources concordantes”.
Lajos Bidiu Nkebi est le troisième haut responsable du MLC assassiné depuis 2008.
Le 22 novembre 2011, le député Marius Gangale avait été abattu à Kinshasa par des hommes armés, alors qu’il se trouvait dans son véhicule. Et le 6 juillet 2008 Daniel Botheti, vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, avait été abattu dans la capitale alors qu’il était escorté par son garde du corps.
Le MLC est le deuxième parti d’opposition parlementaire, avec une trentaine de députés sur 500. Son chef, Jean-Pierre Bemba, est actuellement jugé par la Cour pénale internationale de la Haye, aux Pays-Bas. Il est accusé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre qu’aurait commis sa milice en 2002 et 2003 en Centrafrique.
Avec La Libre. be
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Le transfèrement de Fidèle Babala à la CPI conforme au statut de Rome, selon Kinshasa
-Le transfèrement du député Fidèle Babala à la Cour pénale internationale (CPI) est conforme au Statut de Rome. La ministre de la Justice, Wivine Mumba l’a affirmé lundi 25 novembre à l’Assemblée nationale en répondant à une question d’actualité à ce sujet.Wivine Mumba a expliqué aux députés que l’arrestation et le transfèrement du député Fidèle Babala du Mouvement de libération du Congo (MLC) à la CPI sont conformes au statut de Rome. L’article 27 du texte fondateur de la CPI stipule que ce statut « s’applique à tous de manière égale, sans aucune distinction fondée sur la qualité officielle », a-t-elle rappelé.
Selon la ministre Mumba, la RDC a agi dans la légalité par le biais du procureur général de la République. Le pays ne pouvait qu’exécuter le mandat de la CPI, conformément à l’article 86 du statut de Rome qui oblige les États Parties à coopérer pleinement avec la Cour dans les enquêtes et poursuites qu’elle mène pour les crimes relevant de sa compétence, a-t-elle poursuivi.
« Nous avons des engagements internationaux que nous avons signés, qui sont passés par ce parlement, et qui est le statut de Rome que nous avons ratifié et que nous devons respecter. Et que comme vous le savez, selon la Constitution, les conventions internationales, ont préséance sur les lois internes. C’est donc normal que nous coopérions. Qui que ce soit qui est soumis aux juridictions internationales, nous avons l’obligation de l’accompagner », a déclaré Wivine Mumba devant les députés nationaux.
Des explications qui n’ont pas satisfaits les députés de l’opposition dont le MLC fait partie. Estimant qu’une simple audition de la ministre de la Justice ne permettrait pas de débattre sur tous les contours de la question, ces députés ont demandé une question orale avec débat.
La Cour pénale internationale (CPI) a arrêté, les 23 et 24 novembre, quatre Congolais pour des atteintes présumées à l’administration de la justice dans le contexte de l’affaire qui oppose la procureure, Fatou Bensouda, à l’opposant congolais, Jean-Pierre Bemba Gombo.
Le secrétaire général-adjoint du MLC, Fidèle Babala, a été arrêté à Kinshasa, Aimé Kilolo Musamba, conseil principal de Bemba, à Bruxelles (Belgique), Jean-Jacques Mangenda Kabongo, membre de l’équipe de la défense de Bemba, aux Pays-Bas tandis que Narcisse Arido, témoin cité à comparaître par la défense à Paris (France).
Ces arrestations sont consécutives à un mandat d’arrêt délivré par le juge unique de la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI), Cuno Tarfusser, qui a retenu les mêmes charges contre Jean-Pierre Bemba , détenu depuis juillet 2008.
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900 morts dans les combats entre l’armée et le M23 depuis mai
– Plus de 900 combattants sont morts dans les affrontements qui ont opposé entre mai et novembre l’armée congolaise et l’ex-rébellion M23 dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris lundi auprès d’un haut-responsable militaire.“Depuis le 20 mai et jusqu’au 5 novembre, les FARDC (armée gouvernementale) ont eu 201 morts et 680 blessés. Du côté du M23, il y a eu 721 morts et 543 capturés, dont 72 Rwandais et 28 Ougandais”, a déclaré à l’AFP le général Jean-Lucien Bahuma, commandant de la 8e région militaire, qui comprend la province du Nord-Kivu, théâtre des combats.
Trois Casques bleus tanzaniens de la Mission de l’ONU ont également été tués.
Le 25 octobre, après quelques mois d’accalmie relative, des violents combats ont repris entre le M23 et l’armée. Le 5 novembre, le M23 a capitulé après une offensive très musclée de l’armée, soutenue par la brigade d’intervention de l’ONU.
Le Mouvement du 23 Mars (M23) est né d’une mutinerie, en avril 2012, d’anciens rebelles qui avaient été réintégrés dans l’armée. Des experts de l’ONU et Kinshasa ont plusieurs fois accusé le Rwanda et l’Ouganda de soutenir les mutins, ce que ces pays voisins de la RDC ont toujours réfuté.
Une délégation de Kinshasa et de l’ex-rébellion devaient signer le 11 novembre à Kampala un texte mettant fin politiquement au conflit mais, forte de sa victoire militaire, Kinshasa refuse de signer un “accord” et préfère parapher une “déclaration”.
Les pourparlers de Kampala, laborieux, se sont ouverts début décembre mais ont notamment buté sur la question de l’amnistie des rebelles et leur réintégration dans l’armée.
Kinshasa a refusé une amnistie générale et prévoit une amnistie individuelle. Ceux qui ne se seraient pas rendus coupables de crimes graves pourront à terme se présenter aux bureaux de recrutement de l’armée, une fois qu’ils auront récupéré leurs droits et qu’ils auront été réinsérés dans la société congolaise.
Avec AFP
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Me Aimé Kilolo l’avocat de Jean-Pierre Bemba arrêté à Bruxelles
-Une succession de mauvaises nouvelles frappe Jean-Pierre Bemba et sa famille politique. Ce matin nous faisions état de l’assassinat du président régional du MLC/Bas-Congo et de l’arrestation de Fidèle Babala, membre du Bureau Politique du même parti. Nous venons d’apprendre l’arrestation à l’aéroport de Bruxelles du principal conseil de Jean-Pierre Bemba, Me Aimé Kilolo. On lui reprocherait la subornation des témoins, le même motif que Fidèle Babala.
La subornation de témoins, d’interprète ou d’expert est un délit consistant à inciter une personne ayant l’une de ces qualités, par dons, promesses, pressions, menaces, voies de fait ou manœuvres, à faire une déposition mensongère ou à s’abstenir de déposer en justice.Un député du MLC, deuxième parti d’opposition en République démocratique du Congo, et un avocat du chef du parti de Jean-Pierre Bemba, jugé à la Cour pénale internationale (CPI), ont été arrêtés sur soupçon de subornation de témoins, a indiqué dimanche le MLC.
Président du Mouvement de libération du Congo (MLC), l’ex-chef rebelle Jean-Pierre Bemba est actuellement jugé à la CPI de La Haye (Pays-Bas) pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre qu’aurait commis sa milice en 2002 et 2003 en Centrafrique.
Un de ses proches, le député du MLC Fidèle Babala Wandu, 57 ans, élu de Kinshasa, “a été interpellé à son domicile dans la nuit (de samedi à dimanche) par des éléments de sécurité en exécution d?un mandat d?arrêt de la CPI”, a affirmé dimanche à l’AFP Germain Kambinga, porte-parole du MLC.
“Il est soupçonné de subornation de témoins dans l’affaire Bemba”, a ajouté le porte-parole.L’avocat Aimé Kilolo, qui défend M. Bemba, a par ailleurs été arrêté à l’aéroport de Bruxelles, alors qu’il revenait de voyage. Lui aussi est accusé d’avoir “influencé dans un sens ou dans un autre des témoins”, a précisé M. Kambinga.
Une source officielle à Kinshasa, qui a requis l’anonymat, a confirmé que le député “a été pris dans le cadre d’une poursuite judiciaire internationale de la CPI”. “Le transfèrement d’un suspect dans une affaire internationale est différent de ce qui se fait dans le droit congolais. La RDC a coopéré dans le cadre du Statut de Rome auquel elle est partie” et qui porte création de la CPI, a souligné cette source.
Le porte-parole de la CPI en RDC, Paul Madidi, a pour sa part déclaré à l’AFP qu?il ne pouvait “à l’heure actuelle ni confirmer ni infirmer cette information”.
Dimanche matin, M. Babala était semble-t-il gardé au parquet général de la République de Kinshasa. “Nous n’étions pas du tout au courant de ce mandat. Nous avons tous été surpris, nous sommes sous le choc. (. . . ) Nous faisons le suivi », a expliqué M. Kambinga.
Dans la matinée, des responsables du MLC ont rencontré le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, pour évoquer cet “incident malencontreux”, a indiqué M. Kambinga.
M. Babala Wandu a été directeur de cabinet de l’ex-chef rebelle Jean-Pierre Bemba lorsque ce dernier était vice-président de la RDC, de 2003 à 2006.
M. Babala Wandu est né le 27 juillet 1956 à Kinshasa. En mai 2012, cet élu, souvent discourtois, d’après certains députés, avait demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire pour étudier la déclaration écrite du patrimoine du président congolais Joseph Kabila et des membres du gouvernement.
Avec Jeune Afrique
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Affaire Bemba :4 arrestations dont Fidèle Babala , Me Kilolo…
-Les 23 et 24 novembre 2013, les autorités néerlandaises, françaises, belges et de la République Démocratique du Congo ont procédé à l’arrestation de quatre suspects pour des atteintes présumées à l’administration de la justice dans le contexte de l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo, suite à un mandat d’arrêt délivré par le juge unique de la Chambre préliminaire II de Cour pénale internationale (CPI), M. le juge Cuno Tarfusser. Ce mandat d’arrêt, pour les mêmes charges, a également été signifié à Jean-Pierre Bemba Gombo au quartier pénitentiaire de la CPI où il est détenu depuis le 3 juillet 2008.M. le juge Cuno Tarfusser avait, le 20 novembre 2013, délivré un mandat d’arrêt à l’encontre de Jean-Pierre Bemba Gombo, son conseil principal Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo (membre de l’équipe de la défense de M. Bemba, chargé de la gestion des dossiers de l’affaire), Fidèle Babala Wandu (membre du Parlement congolais, Secrétaire général adjoint du Mouvement pour la Libération du Congo), et Narcisse Arido (témoin cité à comparaître par la Défense).
Le juge unique a considéré qu’il y a des motifs raisonnables de croire que les personnes susmentionnées ont engagé leur responsabilité pénale en commettant des atteintes à l’administration de la justice (article 70 du Statut de Rome), consistant en la subornation de témoins devant la CPI et en la production d’éléments de preuve faux ou falsifiés en connaissance de cause. Les suspects auraient constitué un réseau aux fins de produire des documents faux ou falsifiés et de corrompre certaines personnes afin qu’elles fassent de faux témoignages dans l’affaire concernant M. Bemba.
Les autorités belges ont arrêté Aimé Kilolo Musamba, les autorités néerlandaises ont arrêté Jean-Jacques Mangenda Kabongo, tandis que Narcisse Arido a été arrêté par les autorités françaises suite aux demandes d’arrestation et de remise que leur avait adressées la CPI. Ils seront remis à la CPI ultérieurement conformément aux procédures judiciaires applicables dans ces trois pays. Fidèle Babala Wandu a été arrêté par les autorités de la République démocratique du Congo et est en cours de transfert à La Haye. La date de l’audience de sa première comparution devant la CPI sera annoncée prochainement. Les autorités ont également coopéré avec la CPI aux fins de la perquisition de lieux concernant les suspects. Le juge unique de la Chambre préliminaire II a également demandé aux Etats concernés de localiser et geler les avoirs des suspects.
Le Greffier de la CPI, Herman von Hebel, a exprimé au nom de la CPI sa gratitude aux autorités de ces Etats pour leur coopération, rappelant qu’il s’agit des premières arrestations pour de telles charges devant la CPI.
Le procès de Jean-Pierre Bemba Gombo, président et commandant en chef présumé du Mouvement de libération du Congo, s’est ouvert le 22 novembre 2010, pour deux chefs de crimes contre l’humanité (viol et meurtre) et trois chefs de crimes de guerre (viol, meurtre et pillage) prétendument commis en République centrafricaine.
Source: CPI
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Grâce présidentielle pour un ex-député de l’opposition
– Un ex-député de l?opposition, Pierre-Jacques Chalupa, condamné à trois ans de prison en République démocratique du Congo (RDC) pour usurpation de la nationalité, a bénéficié d?une grâce présidentielle, a indiqué samedi son avocat à l’AFP.“Il a bénéficié vendredi des mesures de grâce” prises fin octobre par le président congolais Joseph Kabila pour plusieurs centaines de prisonniers, “car il est rentré dans les critères d?attribution. J?ai parlé avec Jacques ce matin, et il m?a dit qu?il était sorti hier” vendredi de prison, a déclaré Me Hubert Efole.
M. Chalupa, 65 ans, naturalisé congolais en 1999 et seul député blanc élu en 2006, était emprisonné depuis près de deux ans à la prison centrale de Makala, où son état de santé était jugé préoccupant. Il avait été condamné à quatre ans de prison en octobre 2012. En janvier, la Cour suprême avait allégé sa peine à trois ans en appel.
Début octobre, après un mois de “concertations nationales” visant à régler la crise politique, sociale et sécuritaire en RDC, des délégués de la majorité, d?une partie de l?opposition et de la société civile avaient présenté près de 700 recommandations au pouvoir, dont la grâce, parmi d’autres opposants, de M. Chalupa.
Le 23 octobre, le président Kabila avait signé une “mesure de grâce collective” concernant aussi bien des condamnés à mort qu?à des peines plus légères. Etaient exclus les auteurs de violences sexuelles, de détournement de fonds, d?assassinat et de “toute autre infraction contre l?autorité de l?Etat et l?intégrité du territoire”.
M. Chalupa avait été élu député en 2006, puis son mandat avait été invalidé. Il s’était représenté sans succès aux législatives de novembre 2011. Pour la présidentielle, organisée conjointement, il soutenait Etienne Tshisekedi, chef de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le premier parti d’opposition, qui a rejeté le résultat des deux scrutins.
Emprisonné après ces élections contestées, remportées par le président sortant Kabila et les partis le soutenant, M. Chalupa était accusé de faux et usage de faux à propos de l’attestation d’acquisition de la nationalité congolaise, de sa carte d’électeur et de son passeport congolais.
M. Chalupa est né en 1948 à Uvira, au Sud-Kivu (est), d’une mère grecque et d’un père d’origine portugaise. Après des études d’architecture à Bruxelles, il est revenu dans son pays natal où il a développé des activités dans l’affichage et la publicité.
Avec AFP
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En RDC, les dessous d’une victoire
-Si Joseph Kabila, le président de la République démocratique du Congo (RDC), avait le tempérament plus expansif, il aurait pu célébrer avec faste la “victoire totale” déclarée par son armée sur la rébellion du M23 dans l’est du pays, et peut-être goûter enfin la joie de communier avec sa capitale, Kinshasa, qui l’a toujours soupçonné de faire le jeu des rebelles. Le 5 novembre, le Mouvement du 23 mars, dont les responsables militaires appartiennent majoritairement à la population banyarwanda (Tutsi et Hutu du Nord-Kivu), avait annoncé abandonner la lutte armée. Soudain, c’est un cercle vicieux qui semble avoir été brisé. La victoire des Forces armées de RDC (FARDC) est une revanche de nature historique. Jamais, depuis que le cycle des guerres s’est ouvert dans l’ex-Zaïre en 1997, l’armée n’était parvenue à battre une rébellion soutenue par les pays qui bordent le géant congolais à l’est. Des processus de paix ont permis d’éteindre des rébellions, jamais de les casser militairement ni de répondre à leurs griefs politiques. C’est Joseph Kabila et ses alliés qui décideront à présent du sort, au cas par cas, des rebelles. En théorie, cela devrait donc clore le cycle de va-et-vient entre réintégrations – par unités entières – dans les rangs de l’armée régulière et départs pour de nouveaux mouvements armés dont certaines figures connues depuis les années 1990 s’étaient faites les spécialistes.DES ASSAUTS SIMULTANÉS SUR TROIS FRONTS
Cette sévérité toute neuve de Kinshasa est due au fait que le M23 n’était qu’une pâle copie du mouvement précédent, le CNDP de Laurent Nkunda, et au fait que le mouvement a été étrillé. Dans la dernière phase d’affrontements, lancée le 25 octobre, les FARDC ont poussé par phases depuis les hauteurs de la ville de Goma, à la frontière rwandaise, jusqu’aux derniers retranchements du M23. Lors de cette offensive, les FARDC n’ont pas été “trahis” par leurs propres officiers, ni dépouillés de leur nourriture ou de leurs munitions, comme par le passé. De plus, ils ont été appuyés par les soldats et les moyens de la nouvelle brigade d’intervention placée sous l’égide de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC, la Monusco.
Cette combinaison a permis de mener des assauts simultanés sur trois fronts et d’utiliser des hélicoptères de combat pour venir à bout des bastions rebelles installés sur des collines proches de la frontière ougandaise.
Un an plus tôt, en novembre 2012, le M23 avait pris Goma, poussant à la débandade les FARDC et humiliant un peu plus les troupes de l’ONU. Cela avait servi de leçon. Dans l’intervalle, plusieurs facteurs ont changé. Le premier est le point de non-retour face à l’implication du Rwanda, et dans une moindre mesure de l’Ouganda, dans le soutien à la rébellion. Ce soutien a été mis en lumière par les experts indépendants travaillant sur des rapports de l’ONU. Alors que Washington considère le Rwanda comme un allié sûr dans la région, l’administration Obama s’est résolue à demander à Kigali de cesser d’intervenir en RDC auprès des rebelles du M23. D’autres pays alliés de Kigali ont également pesé en ce sens.
UNE FORCE DE 3 069 SOLDATS HÉBERGÉE PAR LA MONUSCO
Aucune de ces pressions occidentales n’aurait suffi si, parallèlement, ne s’était mise sur pied une initiative africaine. D’abord, à la suite de la situation de catastrophe permanente dans les deux régions du Kivu, à l’est de la RDC, l’Union africaine a permis l’émergence d’un “accord-cadre” crucial à Addis-Abeba, en février, qui jetait les bases d’une solution militaire.
C’est sur cette base que devait naître une Force d’intervention destinée à être hébergée par la Monusco. Les 3 069 soldats qui la composent (contre plus de 20 000 pour l’ensemble de la Monusco) ont été fournis par la Tanzanie, l’Afrique du Sud et le Malawi, signe du nouvel état des alliances.
La Tanzanie, qui entretient des relations exécrables avec le Rwanda et son allié d’Afrique de l’Est, le Kenya, s’est révélée un partenaire naturel pour Joseph Kabila. L’Afrique du Sud, de son côté, a identifié la RDC comme la destination d’investissements stratégiques. Une autre puissance régionale s’est jointe à ce groupe : l’Angola, qui exerce une influence discrète sur la partie sud de la RDC. Le président sud-africain, Jacob Zuma, doit beaucoup à ce pays, qui l’a aidé notamment à accéder au pouvoir.
L’AXE PRETORIA-LUANDA-KINSHASA S’EST DÉVELOPPÉ
Dans l’année écoulée, l’axe Pretoria-Luanda-Kinshasa s’est développé. Les accords qui ont scellé ce pacte incluent de grandes décisions. Notamment le prolongement de la ligne de chemin de fer (réhabilitée sur fonds chinois) partie de Lobito, sur la côte angolaise, et qui devrait être reliée au réseau congolais pour sortir le cuivre, le cobalt et le manganèse du Katanga.
De ce grand jeu d’échecs stratégique, l’est du Congo peut légitimement se sentir encore loin, d’autant que la situation sécuritaire est loin d’y être réglée. Il reste de nombreux groupes armés dans le Kivu. Les FARDC sont supposées s’attaquer à présent aux FDLR, les rebelles hutu rwandais avec lesquels elles ont souvent pactisé. Les FDLR peuvent-elles être poussées à la défaite comme le M23 ? Ce serait le début d’un nouvel ordre régional, et un moyen de donner aux communautés tutsi du Congo l’assurance qu’elles ne seront pas demain victimes de “génocidaires”.
À 1 500 KILOMÈTRES DE KINSHASA
D’autres groupes pourraient se révéler plus coriaces. Les multiples subdivisions des Raïa Mutomboki, les groupes nyatura, implantés dans leurs communautés, comme de nombreux groupes maï-maï devraient être neutralisés à leur tour pour que le Kivu retrouve la paix.
En admettant que les FARDC et le pouvoir central congolais se montrent à la hauteur de cette tâche, il faudra alors tout réinventer dans l’est du pays, éloigné de 1 500 kilomètres de Kinshasa. Tant qu’une coopération, notamment économique, ne permettra pas au Rwanda et au Congo de trouver leur équilibre, d’autres “rébellions”, fatalement, réapparaîtront. Dans l’intervalle, Kinshasa devra de surcroît payer le prix de ses alliances.
Le Zimbabwe, la Namibie, l’Angola (déjà) et même le Soudan et le Tchad, brièvement, avaient contré, lors de la deuxième guerre (1998-2003), les forces conjointes du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi. Cette “aide” s’était alors payée en ressources minières. La RDC vient de remporter une victoire contre ses ennemis. Il lui en faudra d’autres pour s’assurer que ses amis ne la lui factureront pas trop cher.
Par Le Monde -

LA SURPRENANTE VICTOIRE DE L’ARMÉE DU CONGO-KINSHASA
-D’ordinaire, la République Démocratique du Congo (RDC) n’a pas bonne presse. Pouvoir défaillant, administration
Notre consultant militaire, Jean-Louis Dufour, est un ancien officier supérieur de l’armée française. Il a servi en qualité d’attaché militaire au Liban, commandé le 1er Régiment d’infanterie de marine et le bataillon français de la Finul. Chargé du suivi de la situation internationale à l’état-major des Armées (EMA-Paris), il s’est ensuite spécialisé dans l’étude des crises et des conflits armés. Ancien rédacteur en chef de la revue «Défense», professeur dans nombre d’universités et instituts francophones, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels «La guerre au 20ème siècle» (Hachette, 2003), «La guerre, la ville et le soldat» (Odile Jacob, 2006), «Un siècle de crises internationales» (André Versaille, 2009)corrompue, infrastructures en déshérence, ce pays a bien du mal à gérer ses 65 millions d’habitants.Ceux-ci, dispersés sur un territoire grand comme l’Europe, n’ont jamais connu une élémentaire sécurité. L’armée constitue un ensemble hétéroclite, sans discipline, privé d’un encadrement digne de ce nom, dont les personnels, rarement payés, vivent du pillage de leurs concitoyens qu’ils rançonnent et brutalisent, quand ils ne les massacrent pas.
La RDC est riche. Son sous-sol recèle en abondance des minerais très divers, certains fort rares. Qualifié de «scandale géologique», l’ex-Zaïre était l’objet, au temps de la guerre froide, de l’attention des Occidentaux. Ceux-ci avaient besoin de ce pays pour en importer, ou être sûr de pouvoir le faire, les ressources minérales requises par leurs industries de défense.
L’URSS, seul pays à rivaliser avec le Zaïre pour l’intérêt de son sous-sol, n’entendait pas vendre aux «capitalistes» des minerais d’intérêt stratégique. Aujourd’hui, la Russie s’est ouverte au commerce, l’Occident n’a plus besoin de la RDC, trop désorganisée, au demeurant, pour honorer d’éventuels contrats. Or, récemment, une chose a changé. Dans la nuit du 4 au 5 novembre, l’armée de la RDC et les Casques bleus de la MONUC(1) ont chassé les rebelles du M23(2) des positions qu’ils tenaient encore dans les montagnes du Nord-Kivu, au nord-est du pays. Ces hommes ont fuit vers le Rwanda et l’Ouganda; le 5 novembre, le M23 annonçait sa dissolution. Pareille issue est tellement inattendue qu’il n’est pas superflu d’essayer de l’expliquer.
En dix jours, le M23 s’est débandé. Pour la première fois depuis 1997, le Rwanda n’est plus militairement présent en RDC et Kinshasa s’enorgueillit d’avoir défait une force rebelle bien armée. Les habitants ont vite édifié des arcs de triomphe pour célébrer le succès d’une armée qu’ils avaient plus souvent méprisée que louée.
La première raison de ce succès est l’arrêt annoncé de l’activisme rwandais en RDC. Kigali y soutenait des bandes pour sauvegarder ses intérêts, successivement l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo, de 1996 à 1998, puis le Rassemblement congolais pour la démocratie de 1998 à 2003, suivi par le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de 2004 à 2009, le M23, enfin, depuis 19 mois. Kigali, toutefois, très critiqué par Washington pour ses ingérences, a choisi d’abandonner le M23.
Le Rwanda n’en avait d’ailleurs plus besoin. Ses opposants émigrés en RDC, et qui formaient les «Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda» (FDLR), constituées d’anciens acteurs Carte de localisation du Nord-Kivu, où le gouvernement annonce une «victoire totale» sur la rébellion du M23du génocide de 1994, avaient perdu 60% de leurs effectifs. Les rapports des FDLR avec le M23 s’étaient aigris. Aussi, le 25 octobre, quand l’armée de la RDC a lancé son offensive, le président rwandais Paul Kagamé, chapitré au téléphone par le secrétaire d’Etat américain John Kerry, a ordonné de ne plus soutenir le M23(3).
Abandonné en rase campagne, le Mouvement a jeté le gant. Deux autres facteurs ont également joué. Le M23 a été battu par une armée congolaise devenue combative grâce au président de la RDC Joseph Kabila. Celui-ci a chassé de l’armée les principaux criminels, renvoyé des dizaines d’officiers supérieurs installés à la tête de fiefs qu’ils avaient créés dans l’Est du pays, débarrassé la chaîne de commandement d’intermédiaires parasites. La logistique a été repensée, de nouveaux chefs ont imposé une vraie discipline. Cette transformation d’une bande de criminels en une force convenablement structurée, approvisionnée et rétribuée, constitue une incontestable réussite.
Le deuxième facteur est le rôle joué par la Force des Nations unies, laquelle a fourni eau potable et rations de combat aux soldats de Kabila et couvert les arrières et les flancs de leur offensive. La MONUC, jusque-là peu motivée par un mandat restrictif, est passée d’un rôle de présence, qui n’allait pas sans certains comportements coupables, à celui d’une force désireuse d’agir.
L’arrivée d’un responsable civil réputé, Martin Kobler, et d’un général à poigne, Carlos Alberto dos Santos Cruz, tous deux munis de solides instructions, a transformé la donne(4). La MONUC, de surcroît, a été renforcée par une brigade d’«intervention spéciale», constituée en mars 2013. L’entrée en ligne de cette formation de 3.000 hommes, majoritairement sud-africains, dotés d’hélicoptères de combat, a changé d’un coup les rapports de force Jusque-là peu motivée par un mandat restrictif, la MONUC est passée d’un rôle de présence, qui n’allait pas sans certains comportements coupables, à celui d’une force désireuse d’agir. Cette mutation des Casques bleus est historique car c’est la première fois qu’ils affrontent et réduisent des groupes armés, coupables de crimes à l’encontre des populationssur le terrain. Cette mutation des Casques bleus(5) est historique car c’est la première fois qu’ils affrontent et réduisent des groupes armés, coupables de crimes à l’encontre des populations.
Cette «victoire» est une première étape sur la voie de la création au Congo-Kinshasa d’un véritable Etat. Pour réformer l’entité qui, pour l’heure, en tient lieu, une décennie d’efforts, au moins, sera nécessaire. Déjà, la tâche s’avère problématique. Il subsiste, en effet, dans cette partie du Congo, une quarantaine(6) de groupes armés liés à des hommes politiques, voire à des chefs militaires congolais. Le rôle pernicieux des Etats voisins, toujours à lorgner ce riche et vaste pays, risque de créer des problèmes.
Kabila, et ses trois homologues (Rwanda, Burundi, Congo Brazzaville) devraient passer la main entre 2015 et 2017. Les successions risquent d’être tumultueuses et l’instabilité chez l’un s’étendre à un autre. Toutefois, la défaite du M23 constitue une opportunité historique. Le succès de Kinshasa intervient en période d’intense activité diplomatique. 11 gouvernements de cette partie de l’Afrique ont signé en février un accord-cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération. Il s’agit de faire cesser les infiltrations d’éléments douteux d’un pays à l’autre, et réformer les institutions congolaises. Mary Robinson, ancienne présidente irlandaise, vient d’être nommée «envoyée de l’ONU» dans cette région où les Etats-Unis seront représentés par l’ex-sénateur Feingold. Ces deux personnalités vont avoir du travail pour aider cette Afrique-là et inciter ses dirigeants à se soucier de l’intérêt bien compris de leurs concitoyens, ce qui, malheureusement, n’a pas toujours été le cas…
Le mouvement du 23-Mars
Ce mouvement, également appelé M23 est un groupe créé à la suite de la dernière guerre du Kivu, la province orientale de la RDC. Il était composé d’ex-rebelles du Congrès national pour la Défense du peuple, réintégrés dans l’armée congolaise suite à un accord de paix signé avec Kinshasa le 23 mars 1999. Ces anciens rebelles se sont ensuite mutinés en avril 2012, car ils considéraient que les dits accords n’avaient pas été respectés.
Très vite, le M23 a été accusé d’innombrables exactions perpétrées à l’encontre des populations du Kivu. Depuis sa création, le mouvement avait été combattu, sans succès jusqu’au mois dernier, par une armée congolaise profondément inefficace.
L’aide apportée à ce mouvement par le Rwanda a été détaillée dans un rapport aux Nations unies, transmis le 27 juin 2012 au Conseil de sécurité. Ses principaux points sont les suivants:
– Assistance directe à la création du M23 à partir du territoire rwandais
– Recrutement effectué par les Forces rwandaises de défense pour le compte du M23
– Appui logistique des Forces rwandaises de défense au M23
– Implication directe de responsables rwandais de haut rang dans la mobilisation de l’appui au M23
– Appui direct fourni au M23 par des unités des Forces rwandaises de défense lors d’opérations en RDC
– Soutien au M23 par des officiels rwandais
– Soutien du Rwanda à des groupes armés et à des mutineries liés au M23
– Soutien du Rwanda à des personnes visées par des sanctions, notamment le général Bosco Ntaganda.(1) Créée en 1999, la MONUC ou Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo, est devenue, le 1er juillet 2010, la MONUSCO (SCO pour Stabilisation de la République démocratique du Congo). Fin 2012, cette force comptait un peu plus de 20 000 personnels. Très passive, impuissante, elle n’avait pas réussi à ramener la paix dans un pays en proie à des désordres sans nom, attisés par l’étranger.
(2) Ce mouvement, constitué d’anciens rebelles repentis, a rompu en avril 2012 avec Kinshasa qui n’aurait pas respecté l’accord de paix signé le 23 mars 1999, d’où le nom « M23 » qu’il s’est donné. (Voir encadré)
(3) Le rapport sur les liens entre le M-23 et le Rwanda, transmis au Conseil de sécurité le 27 juin 2012, détaillait le soutien accordé au M-23 (voir encadré)
(4) Voir Jason Stearns, « Congo’s Sudden Calm », in Foreign Affairs, 11 novembre 2013
(5) Créés en 1956, sur proposition canadienne, à l’occasion de la crise de Suez.
(6) Cyril Bensimon, « Au Congo, le M23 lâché », Le Monde, 15 novembre 2013.PAR LE COLONEL JEAN-LOUIS DUFOUR
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Inga, le projet de méga-centrale hydroélectrique avance à grand pas
– Le conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) a approuvé, ce 20 novembre 2013, un financement de 68 millions de dollars EU, au profit du Projet d’appui au développement du secteur de l’électricité (PASEL) et du site multinational d’Inga. Ce projet favorisera ainsi le développement de la centrale hydroélectrique d’Inga, située sur les rives du fleuve Congo, dont le potentiel hydro-électrique est estimé à 44 000 MW – soit la moitié de la capacité électrique installée sur tout le continent. L’appui financier de la BAD, qui représente 43 % du coût total du projet (169 millions de dollars EU), provient, de la Facilité en faveur des États fragiles (7,7 millions de dollars EU) d’une part, et du Fonds africain de développement (FAD) d’autre part (60,6 millions). Fort de cette approbation, l’appui global de la BAD au projet d’Inga, depuis que lui a été confié le mandat de conduire l’exécution du plan d’action pour les infrastructures du Nepad, totalisera 90 millions de dollars EU.PASEL finalisera la préparation de la première phase du projet hydroélectrique Grand Inga – communément appelé “Projet Inga 3” –, qui consiste à développer une capacité de production électrique de 4 800 MW sur le site d’Inga, et à aménager des lignes de transport électrique pour approvisionner tout à la fois la République démocratique du Congo (RDC) et l’Afrique du Sud.
Plus précisément, le projet encouragera le développement des institutions locales et des compétences nécessaires (des conseillers techniques, juridiques et financiers seront fournis), dans le but d’attirer des capitaux privés pour l’achèvement d’Inga 3, un projet complexe. De plus, le renforcement des capacités permettra aux acteurs locaux de faire le bon choix quant au principal investisseur-développeur dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP). Une amélioration de l’accès à l’électricité est également escomptée dans les zones semi-urbaines de Kinshasa, concernant plus de 25 000 foyers.
« C’est le projet idéal pour la RDC et la Banque – et qui vient au bon moment, a souligné Alex Rugamba, directeur du Département de l’énergie, de l’environnement et du changement climatique à la BAD. Il est opportun, parce qu’il facilite la mise en œuvre d’Inga 3, dont les coûts d’investissement seraient autrement plus difficiles à mobiliser dans le contexte actuel de la RDC ».
Le financement de la BAD servira à couvrir les frais de l’assistance technique nécessaire à la finalisation des activités préparatoires du projet Inga 3. Il contribuera également à pallier la pénurie d’électricité que connaissent les régions isolées qui ne sont pas directement couvertes par Inga, mais où la RDC compte développer des systèmes d’alimentation électrique autour de micro ou mini-centrales hydroélectriques. La Banque mettra plusieurs conseillers à la disposition de l’autorité en charge du développement et de la promotion de la centrale électrique d’Inga. Elle conduira plusieurs études sur le projet Inga, qui permettront de gagner réellement du temps dans le calendrier global du projet.
PASEL s’appuie sur l’expérience de la BAD en matière de soutien au projet hydroélectrique d’Inga qui, jusqu’ici, a donné lieu à : l’élaboration de plans techniques et institutionnels ; une étude de faisabilité qui a défini le schéma de développement du Grand Inga, par étapes successives ; la définition d’une approche novatrice pour le projet, qui garantira la pleine réalisation du potentiel hydroélectrique d’Inga et la promotion de l’intégration continentale.
Le projet Inga 3 élargira l’accès à une énergie plus fiable et moins chère en RDC, permettant de le faire passer de 9 % actuellement à plus de 40 % en 2020. Une amélioration du climat des affaires et de la productivité des économies des pays bénéficiaires est également attendue.
La demande actuelle en électricité dans la région est considérable et stable ; ce qui assure un marché à l’énergie produite par la centrale hydroélectrique. De fait, l’Afrique du Sud a d’ores et déjà signé un accord avec la RDC pour importer environ la moitié de l’électricité produite, garantissant ainsi la viabilité financière du projet. Paraphé par les présidents des deux pays en octobre 2013, le traité relatif à l’accord d’achat d’énergie est en attente de ratification par leurs parlements respectifs.
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Succès Assyongar Masra, Analyste financier senior, s.masra@afdb.org
Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) est la première institution multilatérale de financement dédiée au développement de l’Afrique. Elle comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). La BAD est présente sur le terrain dans 34 pays africains, avec un Bureau extérieur au Japon, et contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 Etats membres régionaux.
Par African Press Organization (APO)