Author: Don Kayembe
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Libération de Simone Gbagbo/ Les choses s’accélèrent depuis quelques jours
-Alassane Ouattara aurait enfin consenti à libérer l’épouse de Laurent Gbagbo. Selon des sources générale – ment bien informées, la vice-présidente du FPI devrait être transférée à la Maca dans les prochains jours voire dans les prochaines semaines, avant de bénéficier d’une mesure de liberté conditionnelle.La libération de Simone Gbagbo n’est plus qu’une question de jour voire de semaines pour qui connait Alassane Ouattara, ses reculades, ses peurs aussi. Selon plusieurs sources, l’épouse de Laurent Gbagbo va bénéficier d’une liberté provisoire comme la plupart de ses camarades de parti. Ce sont les propres amis de Ouattara qui l’y contraignent, n’y voyant que la seule façon de donner un coup de fouet à la réconciliation nationale bloquée depuis de nombreuses années. Et comme le chef de l’Etat tirait jusque-là prétexte de la menace de la cour pénale internationale qui ne verrait pas d’un bon œil que Simone Gbagbo soit libérée, le week-end dernier, celle-ci a finalement produit un communiqué pour indiquer qu’elle surseyait à sa demande d’extradition. C’est le premier signe le plus évident. Pour le reste, on peut aussi observer que la CPI n’est plus contre des arrangements locaux dans la mesure où elle peut servir la cause de la réconciliation en Côte d’Ivoire. Simone Gbagbo devrait donc quitter le goulag d’Odienné où elle est emprisonnée depuis plus de deux ans pour venir à Abidjan où elle rejoindra tous les prisonniers politiques lors d’un court séjour qui devrait aboutir à son élargissement. Certains de ses camarades de parti sont également passés par là, en particulier le premier vice-président du FPI Sangaré Aboudramane. Transféré du goulag de Bouna, il avait fait quelques semaines à la Maca avant de bénéficier de la mesure d’élargissement comme la plupart de ses camarades. Comme eux, Simone Gbagbo serait même déjà en liberté depuis trois mois si Ouattara n’avait pas fait de sa situation un cas personnel en raison de la peur que l’épouse de Laurent Gbagbo lui inspire. Pour contourner les pressions qui s’accumulaient visant toutes sa libération, Ouattara avait même tenté de prendre les devants en proposant de libérer Mme Gbagbo contre la promesse de faire une déclaration dans laquelle celle-ci affirmerait que Laurent Gbagbo son époux n’avait pas gagné les élections présidentielles de 2011 dont l’issue continue d’être un boulet pour le chef de l’Etat. D’ailleurs tous ceux qu’on torture à la DST sont sommés de reconnaître Alassane Ouattara comme celui qui a gagné ces élections. La suite, on la connait. « Je ne suis pas le conseil constitutionnel », avait répondu l’épouse du président Gbagbo ramenée alors sans ménagement à son goulag. Finalement, tout porte à croire qu’elle va être libérée sans s’être préalablement reniée. La pression internationale devient de plus en plus forte en effet , quelques semaines après les déclarations de l’expert de l’ONU qui a ouvertement appelé à sa libération provisoire. Cette sortie de Doudou Diène à elle seule montre à quel point Ouattara fait rarement ce qu’il promet. En effet la libération de Simone Gbagbo devait intervenir dans la foulée de la déclaration d’intention du gouvernement dans laquelle celui-ci refusait d’extrader la dirigeante du FPI à la cour pénale internationale. Mais le chef de l’Etat a freiné des quatre fers par peur. De sorte que personne aujourd’hui ne peut dire avec certitude quand ce processus de libération commence et quand elle prend fin. En la matière, Ouattara pourrait encore fignoler comme il l’a fait avec la grâce présidentielle qu’il a choisie pour profiter de sa propre cohue. Les choses paraissaient pourtant claires dès le départ. Ouattara devait libérer les prisonniers politiques restant pour que le dialogue politique soit amorcé. Il n’y était d’ailleurs pas opposé, du moins en apparence. Mais dans les faits, il a décidé d’une mesure fourre-tout destinée à faire libérer trois mille détenus de droit commun mais dont l’application sur le terrain reste problématique. Avec lui, subsiste donc toujours le risque que les choses ne progressent pas. Mais ce serait se pousser dans des situations encore plus inextricables que celles dans lesquelles il évite de s’engager. Dans quelques semaines en effet, la Côte d’Ivoire sera à un an de l’élection présidentielle. Or aucune réforme n’a encore été faite. Ni pour changer l’ossature de la commission électorale indépendante tout acquise à ses partisans ni pour toiletter la liste électorale. Quant au dialogue politique avec l’opposition sensé garantir la participation de celle-ci au prochain scrutin, il n’a toujours pas démarré. Dans ces conditions, continuer à traîner le boulet d’une justice sélective ne ferait que noircir un peu plus le sombre tableau de la ouattarandie. D’ores et déjà, un site américain qui a classé les dictateurs dans le monde met le chef de l’Etat ivoirien à la 15è place sur les 16, devant Mugabé que son régime comparait à Gbagbo. Ne pas libérer madame Gbagbo, y compris tous les prisonniers poli – tiques qui croupissent par centaines dans toutes les prisons du pays ne ferait
qu’alourdir son cas.▄Sévérine Blé
Source: Aujourd’hui
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Trop gros pour prendre l’avion: il atterrit à Londres
-Un jeune Français qu’une compagnie aérienne et le paquebot Queen Mary ont refusé de transporter des États-Unis vers l’Europe, du fait de son poids, est finalement arrivé à Londres mardi matin, à l’issu d’un vol «très dur».Kevin Chenais, 22 ans et 230 kilos, a pu embarquer lundi soir de New York pour Londres avec ses parents, à bord d’un avion de la compagnie Virgin Airways.
Il souffre d’un dérèglement hormonal et est traité depuis des années par la Mayo Clinic, dont l’établissement principal se trouve à Rochester, au Minnesota. Il se déplace sur une chaise motorisée et a besoin presque en permanence d’oxygène et de surveillance médicale.
Interrogé par l’AFP sur la façon dont s’était passé le vol, le jeune homme a répondu: «terrible, terrible, terrible. Le vol a été très dur».
«L’aéroport (JFK de New York) a été très dur avec moi parce que j’ai dû marcher une longue distance, enfin pour moi c’est beaucoup, plus de dix mètres», a-t-il ajouté.
«Je n’arrêtais pas de pleurer pendant le vol. J’ai beaucoup de problèmes avec la peau derrière les cuisses», a-t-il précisé.
Il a également indiqué qu’il avait voyagé gratuitement en classe économique avec Virgin Airways. «C’est très gentil de leur part», a-t-il dit.
«Je suis toujours très en colère que British Airways ait refusé de me prendre» à bord, a-t-il également déclaré.
Une question de sécurité?
British Airways, qui avait acheminé la famille aux États-Unis en mai 2012 avait expliqué à l’AFP s’être «efforcée de trouver une solution» pour le retour. «Malheureusement, il s’est avéré impossible d’accueillir le passager en toute sécurité», a ajouté une porte-parole.
La compagnie maritime du paquebot Queen Mary, qui assure la liaison entre New York et Southampton, dans le sud de l’Angleterre, avait également refusé de l’accueillir à bord, «avançant des raisons de sécurité médicale», selon le père du jeune homme.
Le jeune homme, qui habite Ferney Voltaire, près de la frontière suisse, a aussi confié qu’il «aimerait bien rester un peu en Angleterre».
Kevin et ses parents ont été accueillis à l’aéroport londonien d’Heathrow par des membres du consulat français, qui ont offert leur concours pour organiser leur retour en France.
Un voyage jeudi après-midi en Eurostar jusque Paris était l’option privilégiée.
Avec AFP
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Rwanda – RDC : ennemis intimes
-Pomme de discorde entre la RDC de Kabila et le Rwanda de Kagamé, les rebelles du Mouvement du 23-Mars ont finalement concédé une défaite historique. Mais la méfiance entre les deux voisins reste tenace.On raconte qu’au XVe siècle les habitants du royaume du Rwanda fuirent leur pays devant l’avancée des Bunyoro, des envahisseurs venus du Nord, pour se réfugier chez les Bashi, de l’autre côté du lac Kivu, dans l’actuelle RD Congo. Initialement bonne, la cohabitation entre les deux peuples se dégrada progressivement, jusqu’à ce qu’un contentieux pousse les Banyarwanda à partir reconquérir leurs terres…
Depuis, le Rwanda a bien changé. Fort de ses 11 millions d’habitants, le pays est dirigé avec poigne depuis Kigali, petite capitale propre, sécurisée et ordonnée, posée sur les collines où fleurissent des immeubles de verre. Les Bashi (dont est issu Vital Kamerhe, l’opposant et ancien président de l’Assemblée nationale congolaise) font quant à eux partie de la mosaïque des 67 millions d’habitants qu’est devenue l’immense RD Congo, avec pour mégalopole Kinshasa, joyeusement désorganisée, tentaculaire et frondeuse.
Les préjugés opposent Congolais et Rwandais
L’Histoire continue de lier Congolais et Rwandais. Celle-ci est traversée d’échanges, sous les auspices d’un même colonisateur belge, de migrations, mais aussi d’ingérences et d’humiliations. Aussi la méfiance, les préjugés et parfois le mépris opposent-ils les deux nations. Il n’est pas rare d’entendre à Kigali que les Congolais sont paresseux ou, de l’autre coté de la frontière, que les “Rwandais” (terme qui désigne le plus souvent les Tutsis) sont menteurs. Nombre d’entre eux, dont la famille avait fui les pogroms des régimes hutus successifs, ont pourtant grandi au Zaïre, avant de revenir, après le génocide de 1994.
À l’intersection de ces deux mondes : le Nord-Kivu, province de l’est du Congo, riche en minerais et en armes de guerre. Refuge d’une importante minorité rwandophone, en proie à l’instabilité depuis près de vingt ans, cette zone cristallise les phobies nationales. Côté congolais, où l’on a dû se battre dès l’indépendance contre le séparatisme, on redoute une “balkanisation” du pays qui verrait une rébellion l’amputer d’une partie de son territoire.
À l’époque, le mentor de Joseph Kabila n’était autre que le Rwandais James Kabarebe, actuel ministre de la Défense à Kigali.
En créant en 2012 le Mouvement du 23-Mars (M23), énième rébellion issue de la communauté rwandophone, les officiers mutins du Nord-Kivu voulaient dénoncer le non-respect des engagements du gouvernement central. Sans doute ressentaient-ils également un sentiment de trahison après avoir tant fait dans leur province pour la réélection du président Joseph Kabila, lors du scrutin contesté de 2011. Mais dans les rues de Kinshasa, la thèse du mouvement sécessionniste téléguidé par Kigali (voire avec l’assentiment de… Kabila !) l’a immédiatement emporté. Nul n’a oublié que le Rwanda avait porté Laurent-Désiré Kabila au pouvoir face à Mobutu, en 1997, pour ne quitter le pays que des années plus tard. À l’époque, le mentor de Joseph Kabila n’était autre que le Rwandais James Kabarebe, actuel ministre de la Défense à Kigali.
La question sécuritaire est devenue une obsession
Les nostalgiques du Grand Rwanda ne manquent pas sur la rive ouest du lac Kivu. “Je ne suis pas le seul à le penser : certains territoires du Congo devraient nous appartenir, lâche Thomas, attablé dans un restaurant de Kigali. Les lieux portent des noms rwandais, et avant la colonisation ils étaient sous l’autorité du mwami [le roi].”
Les richesses minières du Nord-Kivu sont convoitées par tous. Mais à Kigali, où règne depuis 1994 un gouvernement issu de l’ancienne rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR), dont bien des membres ont perdu leur famille dans le génocide, la question sécuritaire est devenue une obsession. Lui-même arrivé au pouvoir par les armes à partir de l’Ouganda, le FPR du président Paul Kagamé sait trop bien ce que des rebelles peuvent faire dès lors qu’ils disposent de bases arrière et de soutien d’un pays voisin. Or les Hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda sont toujours présents dans l’est du Congo. Bien qu’affaiblis, ils sont parvenus en décembre 2012 à lancer de nouvelles attaques sur le sol rwandais. La menace deviendrait plus sérieuse en cas d’alliance avec les dissidents du régime en exil, parmi lesquels se trouvent quelques militaires expérimentés et de riches hommes d’affaires.
Pour Kigali, le but est d’éviter d’avoir à affronter ses ennemis sur son sol, à la manière de son allié israélien, autre nation victime d’un holocauste et adepte des frappes préventives. Au-delà de la sympathie du gouvernement rwandais à l’égard du M23, ce dernier lui servait aussi de bouclier le long de la frontière. En dépit des accusations des experts de l’ONU, de gouvernements occidentaux et d’ONG comme Human Rights Watch (la bête noire de Kigali tout au long de cette crise), le Rwanda a toujours nié fournir des hommes et des armes aux rebelles. À l’évidence, ces dernières semaines, Kigali n’a pas soutenu un M23 aux abois, comme en convient HRW. La pression inédite exercée par Washington en est l’une des explications. “Le 25 octobre, le Rwanda a menacé d’intervenir si son territoire était à nouveau visé par des tirs d’obus venant du Congo, rappelle Ida Sawyer, une enquêtrice de l’ONG. Dans la soirée, John Kerry [le secrétaire d’État américain] et William Hague [le ministre britannique des Affaires étrangères] ont tous deux appelé Paul Kagamé pour l’avertir : “Attention, il y a une ligne blanche à ne pas dépasser.””
La nécessité d’une solution politique
Dès lors, Kigali n’a plus levé le petit doigt pour défendre les rebelles. Ainsi, au matin du 29 octobre, alors que le M23 perdait ses dernières batailles, Paul Kagamé préférait deviser sur l’intérêt des nouvelles technologies devant six chefs d’État qu’il avait invités. Au même moment, à Kinshasa, c’était le soulagement. La capitale congolaise n’a pas connu les mêmes souffrances que Goma, brièvement occupée par le M23 en novembre puis victime de tirs d’obus. Mais cela ne l’empêche pas de manifester sa solidarité : messages de soutien à la télévision et affiches sur les bâtiments publics dans l’est du pays. De crainte d’être pris pour cibles, les Tutsis de la capitale se terrent. En dépit de leurs turpitudes, les soldats des Forces armées de la RD Congo (FARDC), kalachnikov en bandoulière, font l’objet d’un rare consensus. Cette campagne victorieuse aurait été bien moins aisée sans l’appui des brigades d’intervention des Casques bleus de la Monusco, ces unités malawites, sud-africaines et tanzaniennes venues en renfort des forces congolaises. Kinshasa ne s’y est pas trompé : le président sud-africain Jacob Zuma, venu opportunément en visite d’État du 28 au 30 octobre, a eu droit à une standing ovation des parlementaires congolais au Palais du peuple.
Pour autant, les Kinois n’ont pas basculé dans la liesse et certainement pas dans la gratitude envers Joseph Kabila. Toujours aussi réservé, ce dernier s’est gardé de tout triomphalisme, insistant sur la nécessité d’une solution politique. Une hypothétique réconciliation avec le Rwanda dépendra beaucoup du sort réservé par Kinshasa et la Monusco aux rebelles hutus des FLDR qui se trouvent sur son sol et dont Kigali attend avec impatience la mise hors d’état de nuire. Joseph Kabila devra aussi composer avec l’opinion. Le patriotisme de ce président qui vient de remporter sa première vraie victoire militaire depuis son arrivée au pouvoir reste sujet à caution pour bien des Congolais, qui le soupçonnent toujours de complicité avec “l’ennemi” rwandais.
Avec Jeune Afrique
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LA RUMBA ZAIRO-KONGOLAISE PERD LE NORD
-Pour commencer, nous pouvons affirmer sans complexe que Kinshasa est la capitale musicale de l’Afrique, parce qu’il y a tellement de tubes de la Rumba Kongolaise qui ont marqué le continent Africain.Depuis quelques années, les musiciens Kongolais ne comprennent toujours pas pourquoi leurs compatriotes de la diaspora ne veulent plus les laisser se produire en spectacle en Europe, en Asie, en Océanie, dans les Amériques et dans plusieurs pays d’Afrique où il y a une forte population des originaires de la RDC. La mesure touche principalement les musiciens qui sont résident en République Démocratique du Congo.
Nous avons aussi constaté que même dans la diaspora Kongolaise, plusieurs combattants et résistants ne savent pas quelle est l’origine du boycott et de l’interdiction des productions des musiciens Kongolais a l’étranger.Aujourd’hui, les gens ont très vite oublié les raisons qui sont à l’ origine de cette Fatwa émise par la diaspora Kongolaise contre les artistes musiciens de la rumba Kongolaise. Ce n’est pas le fait qu’ils aient tous composé chacun une chanson a la gloire de celui qui se fait appeler le “Rais” Congolais, c’est a dire Joseph Kabila aka Hyppolite Kanambe aka…..lors des élections présidentielles de 2011 et aussi ceux de 2006.Nous voulons rappeler à tous, aux Kongolais ainsi qu’aux non-Kongolais (sans oublier les “Congolais”), ce qui est reproché aux artistes musiciens Kongolais par les vrais combattants et les vrais résistants de la diaspora Kongolaise.Voici ce qui leur est reproché:
- Que la Rumba Kongolaise ne remplie plus sa fonction sociale de distraire sainement les mélomanes
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Qu’elle n’est plus la gardienne des bonnes mœurs et coutumes Kongolaises
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Qu’elle est aujourd’hui une musique essentiellement festive.
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Qu’elle s’investie pas dans la musique engagée ni dans la musique de combat car la RDC est en guerre et perd petit à petit des portions de son territoire depuis l’automne 1996.
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Que les artistes musiciens Kongolais se comportent comme ne se souciant pas de ce que vivent les Kongolais à travers: le Genocide presque generalisé dans toute la republique, la profanation des vagins des Kongolaises , l’enrollement des enfants Kongolais dans les milices armées des étrangers qui envahissent la RDC, les humiliations des hommes par des viols collectifs (sodomisation) dont les auteurs sont principalement des miliciens rwandophones et des militaires de l’armée du Rwanda
La Rumba Kongolaise est malade.
Depuis quelques années, elle est dans le coma à cause de ses artistes et de ses musiciens qui ne sont plus qu’une bande d’individus souvent sans talent, tombés là-dedans sans préparation et sans vocation.
Comme les dirigeants Congolais sont incapable de créer et d’offrir des emplois décents aux Kongolais, la musique est devenue le lieu de refuge des sans revenus. La Rumba Kongolaise est devenue cet exutoire qui absorbe le trop plein de sans-emplois des quartiers populaires des grands centres urbains de la RDC: Kinshasa, Lubumbashi, Matadi, Kisangani, etc.
Cela est fortement encouragé par ceux qui gèrent la chose publique en RDC, dans le but de masquer leurs incapacités à gouverner convenablement et sainement ce pays aux richesses naturelles incommensurables.Le lecteur croit que nous exagérons,Nous lui suggérons de se pencher sur le phénomène “libanga” (la pierre ou le caillou) qui désigne, dans le langage des musiciens, cette litanie de noms de personnes que les musiciens chantent à tout bout de champ, dans le but de promouvoir la visibilité de la personne citée au sein de l’espace public et ce, en échange de quelque billets couleur pondu: quelques dollars. Plus vous donnez, plus votre nom est cite dans les chansons. De nos jours, les mabanga (libanga au pluriel) représentent la source la plus importante de revenus pour les artistes musiciens de la Rumba Kongolaise. Il est estime à environ 500 a 1000 dollars, le prix payé pour être cité une fois dans une chanson d’un album (dans une chanson il y a en moyenne une cinquantaine de noms).Mais si vous voulez une chanson a vous tout seul, taillée sur mesure et dont le titre est votre nom, il vous faudra débourser au moins 10.000 dollars.
Qui sont les principaux demandeurs de cette publicité; et bien ce sont tout simplement les décideurs politiques, ceux qui gèrent la chose publique. Ainsi, par une pratique extrêmement maligne, ils mettent la rumba Kongolaise au service de l’aliénation et de l’arriération du peuple Kongolais, par ricochet celui ce l’Afrique.Parmi les autres principaux demandeurs de cette publicité, il y a des personnages à la moralité extrêmement douteuse, toutes sortes de transgresseurs des lois, des criminels et des personnes de mauvaise vie.
Quant a ceux qui qui taxent de fous et d’aigris la diaspora Kongolaise à cause de la Fatwa contre l’actuel Rumba Kongolaise ; lisons ce qui suitLe 1er Octobre 2010, la ministre de la Culture, madame Kavira, s’était résolue à combattre le phénomène mabanga au nom de son « Rais » de président. Elle avait condamne les antivaleurs, la médiocrité ainsi que les obscénités des chansons et spectacles offerts au public de tout âges. Madame la ministre affirmait que la musique congolaise dite moderne est aujourd’hui la plus immorale avec ses cris, ses danses et spectacles obscènes qui chosifient la femme et inoculent le venin de la mauvaise éducation et des antivaleurs aux jeunes générations, hypothéquant ainsi leur avenir et celui de la Nation Kongolaise. C’est pour cette raison qu’elle avait lancé, la campagne nationale de lutte contre les chansons, les cris, les danses et spectacles obscènes, sur toute l’étendue de la RDC. Cette campagne allait du 1er octobre 2010 au 1er octobre 2011 et visait à éradiquer les maux qui rongent la musique et la société Kongolaises. Madame la ministre avait aussi invitée les autorités à cesser avec le trafic d’influence, parce qu’elles sont chantées par les musiciens : Il faut mettre fin au phénomène Mabanga qui n’honore pas nos autorités soulignera-t-elle.Elle ira même jusqu’a lancer des menaces « Tous ceux qui s’évertueront à baigner dans les antivaleurs à travers les chansons et spectacles doivent savoir que les institutions de la République, chargées de la lutte contre les antivaleurs, ne toléreront pas que des individus se permettent de corrompre la jeunesse et la société.Mais ce n’était que des mots car les actions n’ont jamais suivies. Les dirigeants n’allaient tout de même pas se priver des Mabanga dont ils sont ci friands.Ainsi, la Rumba Kongolaise continue sa descente vertigineuse dans le gouffre de la vulgarité et de la pornographie mal maquillée. Pour ceux qui comprennent les langues nationales Kongolaises et surtout le Lingala de Kinshasa, ils savent que les compositions sont sans contenues, stériles et légers, que les chansons sont remplies de flatteries serviles, de vulgarités et de parole obscènes. Les artistes musiciens Kongolais ont décidé d’épousé l’arrogance, l’impolitesse et l’orgueil stupide.Ce n’est pas un hasard que jusqu’a aujourd’hui, durant les noces Kongolaise, les mariés choisissent toujours la chanson Yamba Ngai de Tabu Ley et M’Bilia Bel, pour symboliser leur union.Indépendance Cha Cha de l’AFRICAN JAZZ, Henriquet de KOFFI, Etape de ZAIKO, Paiement Cash de ZAIKO et Mario de l’OK JAZZ, contrairement aux chansons de ces dernières années, continuent à faire danser sainement les mélomanes de la Rumba Kongolaise.
Mais les malhonnêtes et les ignorants, qui sont friand de ces obscénités et de ces vulgarités, citent le cas de Luambo Makiadi alias Franco et son Tout-Puissant OK Jazz. En effet, dans les années 70, il avait composé des chansons avec des paroles sexuelles très crues et choquantes : Hélène, Jacky et François furent les titres des trois chansons. Mais ce que ces malhonnêtes-ignorants et pervers par-dessus tout oublient C’est :- Luambo Makiadi et son OK JAZZ n’avaient pas mit sur cassettes et sur disques ces chansons sur le marché tant national qu’international.
- Les cassettes qui circulaient sur le marché noir, sous les manteaux, étaient des enregistrements pirates de mauvaises qualités réalisés lors des concerts.
- Ces chansons ne passaient ni a television ni a la radio.
- En 1979, le grand Luambo Makiadi (proche du Marechal Mobutu) et quelques membres de son groupe furent emprisonnés à cause de ces chansons qui n’honorées pas la Rumba Kongolaise. Une sentence approuvée même par les Engambe Edo, Ya Pekos et autres.
Affirmer et confirmer que la Fatwa fait du mal à la culture Kongolaise est une absurdité.
Mais d’abord c’est quoi la culture d’un pays, d’un peuple ou d’une nation ?En Français, la culture d’un pays ou d’une nation que l’on appelle aussi la culture collective, correspond a l’ensemble des structures sociales, religieuses, etc., des manifestations intellectuelles, artistiques, etc., qui caractérisent cette nation. Selon l’UNESCO : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd’hui être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances.Et selon le sociologue québécois Guy Rocher, la culture est un ensemble lié de manières de penser, de sentir et d’agir plus ou moins formalisées qui, étant apprises et partagées par une pluralité de personnes, servent, d’une manière à la fois objective et symbolique, à constituer ces personnes en une collectivité particulière et distincte. Ensemble des productions matérielles ou immatérielles acquises en société.La culture c’est l’âme et l’identité d’une nation.
Maintenant, pouvons-nous vraiment limiter la culture Kongolaise à la Rumba Kongolaise ?
Nous disons Non: N O NMais nous tenons aussi rappeler que la rumba Kongolaise (Zaïroise) est le style musical le plus fécond d’Afrique, et de loin le plus populaire durant ces quatre-vingt dernières années, car les Kongolais ont été pionniers dans les métissages en langue nationale. Et ce n’est pas demain la veille qu’elle va cesser de bercer et de faire danser la planète.
Ce style de musical a envahis l’ensemble du continent Africain et a réussi à inonder les radios, les festivals et les discothèques de toute la planète. Elle connait les dénominations les plus diverses comme entre autre le Jazz Africain, jazz Kongolais, Kongo music, musique Zaïroise, Rumba, Rumba Kongolaise, Soukous, Ndombolo, Kwassa-Kwassa, Ngwasuma, etc. C’est réellement une musique populaire, surtout auprès des jeunes grâce à son rythme très saccadé associant des instruments musicaux modernes importés de « l’occident » aux cris d’un Atalaku (un animateur ou rappeur).Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, est la Mecque de la musique Africaine.
Et ce, malgré le fait que les puissants médias “occidentaux “ne lui accordent que très peu d’intérêt. La rumba Kongolaise est en effet devenue la preuve vivante que le camp culturel dominant (l’Euro-Amérique à ce jour), même s’il se refuse à jouer le jeu, peut être contourné. Aussi bien dans l’underground culturel que dans les officines officielles, la rumba Kongolaise est écoutée, appréciée et va jusqu’à provoquer des hystéries collectives. Aujourd’hui, il est absolument difficile d’imaginer une nuit dans une ville aussi ouverte que Paris sans un rendez-vous où régnerait cette Rumba venue d’Afrique Centrale.Source: Fremonsa -

FDLR déclaration officielle (rébelles Rwandais en Rdc)
-« TANT QUE NOS REFUGIÉS SONT SOUS LA MENACE DES BOMBES ET DES ARMES, C’EST DIFFICILE POUR NOUS DE DEPOSER LES ARMES », DÉCLARENT LES FDLR.Les rebelles rwandais des FDLR, installés en République démocratique du Congo (RDC) depuis 1994, sont prêts à déposer les armes mais les conditions de leur désarmement ne sont pas réunies à l’heure actuelle, a déclaré vendredi à l’AFP un de leurs chefs.
« Nous sommes convaincus que nous pouvons déposer les armes aussi longtemps que le gouvernement rwandais ne vient plus en RDC », a dit Wilson Irategeka, secrétaire exécutif par intérim des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) lors d’un entretien téléphonique avec l’AFP.
« Notre problème c’est que le gouvernement de Kigali n’a cessé de venir en RDC pour tuer les réfugiés rwandais », a déclaré M. Irategeka, dans une allusion à l’implication du Rwanda dans les deux guerres du Congo (1996-1997 et 1998-2003) et au soutien imputé à Kigali de plusieurs rébellions actives dans l’Est du Congo au cours de la dernière décennie, et tout récemment à celle du M23.
« Le gouvernement de Kigali utilise les Raï Mutomboki et les maï-maï Sheka […] pour venir tuer les réfugiés rwandais », a-t-il ajouté en faisant référence à deux groupes armés avec lesquels les FDLR s’affrontent régulièrement dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC.
« Tant que nos réfugiés sont toujours sous la menace des bombes et des armes, c’est difficile pour nous de déposer les armes », a encore déclaré M. Irategeka. Le président congolais, Joseph Kabila, a lancé fin octobre un ultimatum aux différents groupes armés présents au Congo, les enjoignant d’abandonner la lutte armée ou d’y être contraints par la force des armes.
Le 5 novembre, après sa victoire militaire contre les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23), le gouvernement congolais a annoncé qu’il lancerait sous peu une offensive pour débarrasser le pays des FDLR, milice qu’il a été régulièrement accusé d’instrumentaliser et de soutenir dans sa lutte contre certains groupes rebelles.
Arrivées sur le territoire congolais en 1994, les FDLR ont été formés initialement par d’anciens cadre de l’armée rwandaise ou des milices hutu ayant participé activement au génocide rwandais. Leurs effectifs sont estimés entre 1.000 et 1.200 combattants. Opposés au régime tutsi de Paul Kagame, qui s’est installé à Kigali en 1994, ils ont pour objectif la chute du pouvoir rwandais actuel, mais affirment voir dans le « dialogue avec le gouvernement de Kigali […] la seule voir pour obtenir une paix durable au Rwanda en particulier et dans la région des Grands Lacs africains en général ».
Source: AFP
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Quid de 200 familles Tutsi chassées de laTanzanie puis installées à Chengerero par le M23,
–Après que les Tutsi Rwandais refugiés en Tanzanie depuis 1959 (même période que ceux refugiés au Congo-Kinshasa à Matenge et à Bibwe dans le Territoire de Masisi au Nord-Kivu) aient été chassés et retournés au Rwanda, puis installés clandestinement par le M23 au centre des lépreux à Chengerero – Jomba, le M23 s’en est servit pour gonfler son effectif militaire.Ne tarda pas, le M23 est passé au triage (recensement) des hommes âgés de plus de 18 ans y compris les vieillards (et les femmes ou filles qui l’ont voulu) pour une formation militaire à Runyoni et les autres à Rumangabo.
Cette formation rapide avait parait-il le but de former militairement au moins une personne dans chaqu’une de ces 200 familles pour leur protection future.
Pour les femmes et les petits enfants qui étaient restés à Chengerero au centre des lépreux, le M23 est venu et les a tous éparpillé dans le groupement de Jomba spécialement dans des maisons abandonnées par les autochtones fuyant la guerre.
Le M23 avait une certitude que les pourparlers de Kampala allaient sortir une conclusion satisfaisante signée selon les souhaits de Kampala, de Kigali et du M23 lui même.
Malheureusement pour le M23 selon notre source d’information, pendant la dernière offensive menée par la FARDC contre ce M23, ces femmes et hommes nouvellement formés ont été subitement envoyés au front et presque tous sont morts là-bas.
Ainsi, ceux-là qui sont restés de ces 200 familles ont été obligés avec le M23 de fuir encore vers le Rwanda et les autres vers l’Ouganda se baptisant des refugiés Congolais.
Voilà en peu de mots le sort de ces 200 familles. A suivre
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Godé Chiri Haguma
Criminologue et Economiste
hagumachiri@hotmail.com
+1-602-628-3684 -

L’Ouganda et ses «soldats sans frontières»

Yoweri Museveni- President Ougandais -La République Démocratique du Congo peut tout à fait perdre les acquis de sa victoire militaire si elle ne parvient pas à surmonter un obstacle : l’Ouganda de Yoweri Museveni et ses « soldats sans frontière ».
Un texte devant conclure les pourparlers de Kampala n’a pas pu être signé lundi 11 novembre, à Entebbe, officiellement suite à un désaccord sur l’intitulé du document. En réalité, un bras de fer est en train de s’installer entre deux acteurs inattendus : d’un côté le Président ougandais, à la fois médiateur international et parrain du M23, et, de l’autre, l’opinion publique congolaise fermement opposée à toute idée de négociation après deux décennies de guerres interminables.
En cause, le sort des combattants formant le noyau dur du M23, dont «la fuite en Ouganda » dissimule à peine un « retour au bercail ». La communauté internationale et les autorités congolaises sont quelque peu désemparées, et il y a de quoi.
En effet, ces combattants sont des personnages problématiques. Kampala tient à ce qu’ils bénéficient d’une amnistie globale, d’une intégration dans l’armée congolaise et d’un engagement leur garantissant de ne pas être extradés, notamment à la Cour Pénale Internationale.
Les mystères des « guerres du Congo »
Si Kampala s’entête sur ces trois revendications, au point de «devenir un problème», selon les mots du gouvernement congolais, c’est qu’il tient à préserver un vieux secret de polichinelle. En réalité, il n’y a jamais eu de « rébellion congolaise », même si des « aventuriers » congolais se sont laissé embarquer dans les multiples guerres qui déchirent la région des Grands Lacs depuis les années 1990. Ces guerres auront été orchestrées par un homme, le Président ougandais Yoweri Museveni, qui rêvait d’un empire[1].
L’empire devait s’étendre du territoire ougandais à l’Est de la République Démocratique du Congo en passant par le Rwanda et le Burundi, avec de lointains horizons au-delà de l’Erythrée[2].
Pour mener à bien ce délirant projet, il s’est assuré les bonnes grâces des grandes puissances (Etats-Unis, Royaume-Uni, Israël) et, sur le terrain, d’une armée composite regroupant des combattants sans nationalité fixe. Mais la « marche vers l’empire », dont on ne sait pas exactement si elle se poursuit toujours, sera l’occasion de massacres, de viols, de pillages et de déplacements des populations, notamment dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Ces tragédies apocalyptiques sont l’œuvre directe et indirecte de cette armée de « légionnaires » qui changent de noms et de nationalités au gré des circonstances. Ils se dissimulent derrière les étiquettes de « rebellions » (NRA, APR, AFDL, RCD, CNDP, M23,…).
Au Congo, la population les appelle « soldats sans frontières ». Mais dans les médias, ils continuent de se faire identifier en tant que «rebelles congolais » ou, plus osé, « Tutsis congolais » en dépit des évidences. Ils n’ont aucun lien avec le Congo, autre que les guerres qu’ils viennent y mener. Parlant anglais, kinyarwanda et kiganda ils ne sont originaires d’aucun village congolais, même pas des territoires où sont établis, de longue date, des Congolais rwandophones. Ces derniers sont d’ailleurs pris en sandwich entre des agresseurs extérieurs usurpant leur identité et la « nation congolaise » qui, depuis, se trouve empêtrée dans la cacophonie du débat sur la nationalité.
L’aventure de l’« empire », se poursuit-elle ?
L’échec, pour l’instant, du M23, donne à penser que le soutien des grandes puissances faiblit, notamment face à l’ampleur des horreurs (6 millions de morts, 500 mille femmes violées, 3 millions de déplacées, 500 mille réfugiés), au réveil des opinions et au scandale qui menace d’éclabousser les multinationales autour de l’affaire des minerais de sang. Mais cet affaiblissement du soutien extérieur ne signifie pas que les deux dirigeants ont renoncé à leur rêve d’expansion territoriale.
C’est dans cet angle qu’il faut comprendre la détermination de l’Ouganda à préserver le noyau dur du M23 dont les membres doivent être mis à l’abri de poursuites judiciaires. Kampala a déjà prévenu qu’il ne les extradera pas, et fait partie des pays qui se battent contre la Cour Pénale Internationale. Le procès de ces personnages pourrait prendre les allures d’un Nuremberg compte tenu des atrocités auxquelles ils se sont livrés depuis au moins deux décennies. Kampala tient à ce qu’ils soient intégrés en bloc dans les institutions et l’armée congolaises. Ils doivent rester « intouchables » et poursuivre le travail de déstructuration du Congo de l’intérieur pour faciliter l’annexion, à terme, des régions de l’Est.
Les Congolais les ont vus à l’œuvre (trahisons, débâcles des FARDC, opérations parallèles,…). Ils ne tiennent plus à prendre le risque de les accueillir dans leurs casernes, encore moins au moment où le pays engrange les premiers fruits du difficile travail de nettoyage de la chaîne de commandement de l’armée. Le Congo leur propose un examen au cas par cas, une procédure qu’ils exècrent pour des raisons évidentes.
Mais qui sont ces « soldats sans frontières » ?
Une partie de la réponse se trouve dans la personnalité de l’un d’entre eux aujourd’hui inculpé et détenu par la Cour Pénale Internationale : le général Bosco Ntaganda.
Rebelle rwandais, en 1990, membre du FPR, il entre au Congo en tant que soldat rwandais, puis devient officier de l’armée congolaise. Au déclenchement de la deuxième guerre du Congo (1998), l’homme rejoint les rangs de la « rébellion » du RCD soutenu par le Rwanda. Mais en juin 2000, à Kisangani, il se bat dans les rangs de l’armée ougandaise contre l’armée rwandaise durant la mémorable « guerre des six jours ». Une guerre entre le Rwanda et l’Ouganda, sur le territoire congolais, pour le contrôle du trafic de diamant. Ntaganda redevient congolais et obtient le grade de général dans l’armée congolaise. Il finira sa carrière en tant que « rebelle congolais » lié au M23, mais en fuite au Rwanda, le pays où, officiellement, il est né de parents rwandais[3].
Ainsi à 40 ans, l’homme aura sévi sous les drapeaux de trois pays (Rwanda, Ouganda et RD Congo), ce qui, dans l’opinion congolaise, traumatisée par des guerres répétées d’agression, ne passe pas.
L’occasion de rappeler que la guerre du Congo n’est pas une guerre identitaire contrairement à ce que certaines personnalités continuent de faire croire, en prétendant que « ces » Tutsis (du M23) « ne se sentiraient pas chez eux », au Congo. Il s’agit d’une guerre d’ambitions territoriales pour deux hommes, et de pillage au profit des multinationales et des grandes puissances. Les revendications identitaires, tout en étant légitimes, ne servent que de prétexte à une guerre aux enjeux sans rapport avec la prétendue stigmatisation d’une population particulière[4].
Assumer ses responsabilités
Dès lors, c’est à l’Ouganda, logiquement, que la communauté internationale aurait dû demander d’assumer le sort de ces « soldats sans frontières ». Les grandes puissances ne devraient pas non plus se dérober puisque ces combattants ont été, pour nombreux, formés dans le cadre de la coopération militaire entre Washington, Londres, Kampala et Kigali. Par ailleurs, les guerres qu’ils ont menées au Congo ont énormément enrichi les multinationales, de l’électronique notamment (coltan/téléphones portables).
En définitive, il serait à la fois absurde et alarmant de remettre en masse des individus aussi dangereux au Congo, sauf à préparer le terrain pour de nouvelles tragédies.
Par Boniface Musavuli – agoravox.fr -

Les éléments du M23 ne peuvent pas rester indéfiniment en Ouganda, dit un officiel de l’UA

Emblème de l’Union africaine -Les éléments du Mouvement du 23 mars (M23) ayant à leur tête Sultani Makenga, qui se sont rendus en Ouganda face à l’offensive de l’armée gouvernementale congolaise, ne peuvent pas rester “indéfiniment” en Ouganda, a indiqué vendredi à Bujumbura un officiel de l’Union africaine (UA). Au cours d’une conférence de presse, l’envoyé spécial de la présidente de la Commission de l’Union Africaine dans la Région des Grands Lacs et au Burundi, Boubacar Diarra, a exprimé le voeu de voir la signature d’un accord de fin de la guerre entre le gouvernement de la RDC et le M23 pour que ces ex-rebelles congolais puissent rentrer dans leur pays.”Nous sommes confiants mais aussi espérons que l’accord sera conclu, quelle que soit la dénomination qu’on donnera à ce document (…) et que les obligations qui auront été conclues seront mises en application car les 1.700 éléments du M23 ne peuvent pas rester indéfiniment en Ouganda”, a -t-il indiqué.Il a souligné que la défaite du mouvement M23 “ne signifie pas automatiquement la paix et la sécurité en RDC et dans la sous- région”.M. Diarra a déclaré par ailleurs qu’il ne faut pas se bloquer sur cette seule question du M23, qu’il faudra aussi se focaliser sur les causes profondes des conflits qui sévissent en RDC et sur les questions collatérales, comme celle des réfugiés congolais éparpillés dans beaucoup de pays de la région et celle de l’ exploitation illicite des ressources naturelles et minières.
Kinshasa et le M23 n’ont pas pu signer le document final de fin de la guerre le 13 novembre à Kampala, le gouvernement congolais exigeant qu’il ne peut apposer sa signature sur un document qui porte la mention “accord”.
Xinhua

