Docteur Rene Mwania Kibanza interpelle l’elite Congolaise de la Diapora from Radio Tele LAVDC on Vimeo.

-Pour commencer, nous pouvons affirmer sans complexe que Kinshasa est la capitale musicale de l’Afrique, parce qu’il y a tellement de tubes de la Rumba Kongolaise qui ont marqué le continent Africain.
Depuis quelques années, les musiciens Kongolais ne comprennent toujours pas pourquoi leurs compatriotes de la diaspora ne veulent plus les laisser se produire en spectacle en Europe, en Asie, en Océanie, dans les Amériques et dans plusieurs pays d’Afrique où il y a une forte population des originaires de la RDC. La mesure touche principalement les musiciens qui sont résident en République Démocratique du Congo.
Voici ce qui leur est reproché:
La Rumba Kongolaise est malade.
Depuis quelques années, elle est dans le coma à cause de ses artistes et de ses musiciens qui ne sont plus qu’une bande d’individus souvent sans talent, tombés là-dedans sans préparation et sans vocation.
Comme les dirigeants Congolais sont incapable de créer et d’offrir des emplois décents aux Kongolais, la musique est devenue le lieu de refuge des sans revenus. La Rumba Kongolaise est devenue cet exutoire qui absorbe le trop plein de sans-emplois des quartiers populaires des grands centres urbains de la RDC: Kinshasa, Lubumbashi, Matadi, Kisangani, etc.
Cela est fortement encouragé par ceux qui gèrent la chose publique en RDC, dans le but de masquer leurs incapacités à gouverner convenablement et sainement ce pays aux richesses naturelles incommensurables.
Mais si vous voulez une chanson a vous tout seul, taillée sur mesure et dont le titre est votre nom, il vous faudra débourser au moins 10.000 dollars.
Parmi les autres principaux demandeurs de cette publicité, il y a des personnages à la moralité extrêmement douteuse, toutes sortes de transgresseurs des lois, des criminels et des personnes de mauvaise vie.
Indépendance Cha Cha de l’AFRICAN JAZZ, Henriquet de KOFFI, Etape de ZAIKO, Paiement Cash de ZAIKO et Mario de l’OK JAZZ, contrairement aux chansons de ces dernières années, continuent à faire danser sainement les mélomanes de la Rumba Kongolaise.
Affirmer et confirmer que la Fatwa fait du mal à la culture Kongolaise est une absurdité.
Mais d’abord c’est quoi la culture d’un pays, d’un peuple ou d’une nation ?
La culture c’est l’âme et l’identité d’une nation.
Maintenant, pouvons-nous vraiment limiter la culture Kongolaise à la Rumba Kongolaise ?
Nous disons Non: N O N
Mais nous tenons aussi rappeler que la rumba Kongolaise (Zaïroise) est le style musical le plus fécond d’Afrique, et de loin le plus populaire durant ces quatre-vingt dernières années, car les Kongolais ont été pionniers dans les métissages en langue nationale. Et ce n’est pas demain la veille qu’elle va cesser de bercer et de faire danser la planète.
Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, est la Mecque de la musique Africaine.

-« TANT QUE NOS REFUGIÉS SONT SOUS LA MENACE DES BOMBES ET DES ARMES, C’EST DIFFICILE POUR NOUS DE DEPOSER LES ARMES », DÉCLARENT LES FDLR.
Les rebelles rwandais des FDLR, installés en République démocratique du Congo (RDC) depuis 1994, sont prêts à déposer les armes mais les conditions de leur désarmement ne sont pas réunies à l’heure actuelle, a déclaré vendredi à l’AFP un de leurs chefs.
« Nous sommes convaincus que nous pouvons déposer les armes aussi longtemps que le gouvernement rwandais ne vient plus en RDC », a dit Wilson Irategeka, secrétaire exécutif par intérim des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) lors d’un entretien téléphonique avec l’AFP.
« Notre problème c’est que le gouvernement de Kigali n’a cessé de venir en RDC pour tuer les réfugiés rwandais », a déclaré M. Irategeka, dans une allusion à l’implication du Rwanda dans les deux guerres du Congo (1996-1997 et 1998-2003) et au soutien imputé à Kigali de plusieurs rébellions actives dans l’Est du Congo au cours de la dernière décennie, et tout récemment à celle du M23.
« Le gouvernement de Kigali utilise les Raï Mutomboki et les maï-maï Sheka […] pour venir tuer les réfugiés rwandais », a-t-il ajouté en faisant référence à deux groupes armés avec lesquels les FDLR s’affrontent régulièrement dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC.
« Tant que nos réfugiés sont toujours sous la menace des bombes et des armes, c’est difficile pour nous de déposer les armes », a encore déclaré M. Irategeka. Le président congolais, Joseph Kabila, a lancé fin octobre un ultimatum aux différents groupes armés présents au Congo, les enjoignant d’abandonner la lutte armée ou d’y être contraints par la force des armes.
Le 5 novembre, après sa victoire militaire contre les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23), le gouvernement congolais a annoncé qu’il lancerait sous peu une offensive pour débarrasser le pays des FDLR, milice qu’il a été régulièrement accusé d’instrumentaliser et de soutenir dans sa lutte contre certains groupes rebelles.
Arrivées sur le territoire congolais en 1994, les FDLR ont été formés initialement par d’anciens cadre de l’armée rwandaise ou des milices hutu ayant participé activement au génocide rwandais. Leurs effectifs sont estimés entre 1.000 et 1.200 combattants. Opposés au régime tutsi de Paul Kagame, qui s’est installé à Kigali en 1994, ils ont pour objectif la chute du pouvoir rwandais actuel, mais affirment voir dans le « dialogue avec le gouvernement de Kigali […] la seule voir pour obtenir une paix durable au Rwanda en particulier et dans la région des Grands Lacs africains en général ».
Source: AFP

–Après que les Tutsi Rwandais refugiés en Tanzanie depuis 1959 (même période que ceux refugiés au Congo-Kinshasa à Matenge et à Bibwe dans le Territoire de Masisi au Nord-Kivu) aient été chassés et retournés au Rwanda, puis installés clandestinement par le M23 au centre des lépreux à Chengerero – Jomba, le M23 s’en est servit pour gonfler son effectif militaire.
Ne tarda pas, le M23 est passé au triage (recensement) des hommes âgés de plus de 18 ans y compris les vieillards (et les femmes ou filles qui l’ont voulu) pour une formation militaire à Runyoni et les autres à Rumangabo.
Cette formation rapide avait parait-il le but de former militairement au moins une personne dans chaqu’une de ces 200 familles pour leur protection future.
Pour les femmes et les petits enfants qui étaient restés à Chengerero au centre des lépreux, le M23 est venu et les a tous éparpillé dans le groupement de Jomba spécialement dans des maisons abandonnées par les autochtones fuyant la guerre.
Le M23 avait une certitude que les pourparlers de Kampala allaient sortir une conclusion satisfaisante signée selon les souhaits de Kampala, de Kigali et du M23 lui même.
Malheureusement pour le M23 selon notre source d’information, pendant la dernière offensive menée par la FARDC contre ce M23, ces femmes et hommes nouvellement formés ont été subitement envoyés au front et presque tous sont morts là-bas.
Ainsi, ceux-là qui sont restés de ces 200 familles ont été obligés avec le M23 de fuir encore vers le Rwanda et les autres vers l’Ouganda se baptisant des refugiés Congolais.
Voilà en peu de mots le sort de ces 200 familles. A suivre
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Godé Chiri Haguma
Criminologue et Economiste
hagumachiri@hotmail.com
+1-602-628-3684


-La République Démocratique du Congo peut tout à fait perdre les acquis de sa victoire militaire si elle ne parvient pas à surmonter un obstacle : l’Ouganda de Yoweri Museveni et ses « soldats sans frontière ».
Un texte devant conclure les pourparlers de Kampala n’a pas pu être signé lundi 11 novembre, à Entebbe, officiellement suite à un désaccord sur l’intitulé du document. En réalité, un bras de fer est en train de s’installer entre deux acteurs inattendus : d’un côté le Président ougandais, à la fois médiateur international et parrain du M23, et, de l’autre, l’opinion publique congolaise fermement opposée à toute idée de négociation après deux décennies de guerres interminables.
En cause, le sort des combattants formant le noyau dur du M23, dont «la fuite en Ouganda » dissimule à peine un « retour au bercail ». La communauté internationale et les autorités congolaises sont quelque peu désemparées, et il y a de quoi.
En effet, ces combattants sont des personnages problématiques. Kampala tient à ce qu’ils bénéficient d’une amnistie globale, d’une intégration dans l’armée congolaise et d’un engagement leur garantissant de ne pas être extradés, notamment à la Cour Pénale Internationale.
Les mystères des « guerres du Congo »
Si Kampala s’entête sur ces trois revendications, au point de «devenir un problème», selon les mots du gouvernement congolais, c’est qu’il tient à préserver un vieux secret de polichinelle. En réalité, il n’y a jamais eu de « rébellion congolaise », même si des « aventuriers » congolais se sont laissé embarquer dans les multiples guerres qui déchirent la région des Grands Lacs depuis les années 1990. Ces guerres auront été orchestrées par un homme, le Président ougandais Yoweri Museveni, qui rêvait d’un empire[1].
L’empire devait s’étendre du territoire ougandais à l’Est de la République Démocratique du Congo en passant par le Rwanda et le Burundi, avec de lointains horizons au-delà de l’Erythrée[2].
Pour mener à bien ce délirant projet, il s’est assuré les bonnes grâces des grandes puissances (Etats-Unis, Royaume-Uni, Israël) et, sur le terrain, d’une armée composite regroupant des combattants sans nationalité fixe. Mais la « marche vers l’empire », dont on ne sait pas exactement si elle se poursuit toujours, sera l’occasion de massacres, de viols, de pillages et de déplacements des populations, notamment dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Ces tragédies apocalyptiques sont l’œuvre directe et indirecte de cette armée de « légionnaires » qui changent de noms et de nationalités au gré des circonstances. Ils se dissimulent derrière les étiquettes de « rebellions » (NRA, APR, AFDL, RCD, CNDP, M23,…).
Au Congo, la population les appelle « soldats sans frontières ». Mais dans les médias, ils continuent de se faire identifier en tant que «rebelles congolais » ou, plus osé, « Tutsis congolais » en dépit des évidences. Ils n’ont aucun lien avec le Congo, autre que les guerres qu’ils viennent y mener. Parlant anglais, kinyarwanda et kiganda ils ne sont originaires d’aucun village congolais, même pas des territoires où sont établis, de longue date, des Congolais rwandophones. Ces derniers sont d’ailleurs pris en sandwich entre des agresseurs extérieurs usurpant leur identité et la « nation congolaise » qui, depuis, se trouve empêtrée dans la cacophonie du débat sur la nationalité.
L’aventure de l’« empire », se poursuit-elle ?
L’échec, pour l’instant, du M23, donne à penser que le soutien des grandes puissances faiblit, notamment face à l’ampleur des horreurs (6 millions de morts, 500 mille femmes violées, 3 millions de déplacées, 500 mille réfugiés), au réveil des opinions et au scandale qui menace d’éclabousser les multinationales autour de l’affaire des minerais de sang. Mais cet affaiblissement du soutien extérieur ne signifie pas que les deux dirigeants ont renoncé à leur rêve d’expansion territoriale.
C’est dans cet angle qu’il faut comprendre la détermination de l’Ouganda à préserver le noyau dur du M23 dont les membres doivent être mis à l’abri de poursuites judiciaires. Kampala a déjà prévenu qu’il ne les extradera pas, et fait partie des pays qui se battent contre la Cour Pénale Internationale. Le procès de ces personnages pourrait prendre les allures d’un Nuremberg compte tenu des atrocités auxquelles ils se sont livrés depuis au moins deux décennies. Kampala tient à ce qu’ils soient intégrés en bloc dans les institutions et l’armée congolaises. Ils doivent rester « intouchables » et poursuivre le travail de déstructuration du Congo de l’intérieur pour faciliter l’annexion, à terme, des régions de l’Est.
Les Congolais les ont vus à l’œuvre (trahisons, débâcles des FARDC, opérations parallèles,…). Ils ne tiennent plus à prendre le risque de les accueillir dans leurs casernes, encore moins au moment où le pays engrange les premiers fruits du difficile travail de nettoyage de la chaîne de commandement de l’armée. Le Congo leur propose un examen au cas par cas, une procédure qu’ils exècrent pour des raisons évidentes.
Mais qui sont ces « soldats sans frontières » ?
Une partie de la réponse se trouve dans la personnalité de l’un d’entre eux aujourd’hui inculpé et détenu par la Cour Pénale Internationale : le général Bosco Ntaganda.
Rebelle rwandais, en 1990, membre du FPR, il entre au Congo en tant que soldat rwandais, puis devient officier de l’armée congolaise. Au déclenchement de la deuxième guerre du Congo (1998), l’homme rejoint les rangs de la « rébellion » du RCD soutenu par le Rwanda. Mais en juin 2000, à Kisangani, il se bat dans les rangs de l’armée ougandaise contre l’armée rwandaise durant la mémorable « guerre des six jours ». Une guerre entre le Rwanda et l’Ouganda, sur le territoire congolais, pour le contrôle du trafic de diamant. Ntaganda redevient congolais et obtient le grade de général dans l’armée congolaise. Il finira sa carrière en tant que « rebelle congolais » lié au M23, mais en fuite au Rwanda, le pays où, officiellement, il est né de parents rwandais[3].
Ainsi à 40 ans, l’homme aura sévi sous les drapeaux de trois pays (Rwanda, Ouganda et RD Congo), ce qui, dans l’opinion congolaise, traumatisée par des guerres répétées d’agression, ne passe pas.
L’occasion de rappeler que la guerre du Congo n’est pas une guerre identitaire contrairement à ce que certaines personnalités continuent de faire croire, en prétendant que « ces » Tutsis (du M23) « ne se sentiraient pas chez eux », au Congo. Il s’agit d’une guerre d’ambitions territoriales pour deux hommes, et de pillage au profit des multinationales et des grandes puissances. Les revendications identitaires, tout en étant légitimes, ne servent que de prétexte à une guerre aux enjeux sans rapport avec la prétendue stigmatisation d’une population particulière[4].
Assumer ses responsabilités
Dès lors, c’est à l’Ouganda, logiquement, que la communauté internationale aurait dû demander d’assumer le sort de ces « soldats sans frontières ». Les grandes puissances ne devraient pas non plus se dérober puisque ces combattants ont été, pour nombreux, formés dans le cadre de la coopération militaire entre Washington, Londres, Kampala et Kigali. Par ailleurs, les guerres qu’ils ont menées au Congo ont énormément enrichi les multinationales, de l’électronique notamment (coltan/téléphones portables).
En définitive, il serait à la fois absurde et alarmant de remettre en masse des individus aussi dangereux au Congo, sauf à préparer le terrain pour de nouvelles tragédies.
Par Boniface Musavuli – agoravox.fr


-Les éléments du Mouvement du 23 mars (M23) ayant à leur tête Sultani Makenga, qui se sont rendus en Ouganda face à l’offensive de l’armée gouvernementale congolaise, ne peuvent pas rester “indéfiniment” en Ouganda, a indiqué vendredi à Bujumbura un officiel de l’Union africaine (UA). Au cours d’une conférence de presse, l’envoyé spécial de la présidente de la Commission de l’Union Africaine dans la Région des Grands Lacs et au Burundi, Boubacar Diarra, a exprimé le voeu de voir la signature d’un accord de fin de la guerre entre le gouvernement de la RDC et le M23 pour que ces ex-rebelles congolais puissent rentrer dans leur pays.”Nous sommes confiants mais aussi espérons que l’accord sera conclu, quelle que soit la dénomination qu’on donnera à ce document (…) et que les obligations qui auront été conclues seront mises en application car les 1.700 éléments du M23 ne peuvent pas rester indéfiniment en Ouganda”, a -t-il indiqué.Il a souligné que la défaite du mouvement M23 “ne signifie pas automatiquement la paix et la sécurité en RDC et dans la sous- région”.M. Diarra a déclaré par ailleurs qu’il ne faut pas se bloquer sur cette seule question du M23, qu’il faudra aussi se focaliser sur les causes profondes des conflits qui sévissent en RDC et sur les questions collatérales, comme celle des réfugiés congolais éparpillés dans beaucoup de pays de la région et celle de l’ exploitation illicite des ressources naturelles et minières.
Kinshasa et le M23 n’ont pas pu signer le document final de fin de la guerre le 13 novembre à Kampala, le gouvernement congolais exigeant qu’il ne peut apposer sa signature sur un document qui porte la mention “accord”.
Xinhua

– Les matches retour des barrages qualificatifs pour le Mondial-2014 dans la zone Afrique se tiennent de samedi à mardi et pourraient envoyer au Brésil cinq équipes qui étaient déjà présentes lors de l’édition 2010 en Afrique du Sud.
Outre le pays-hôte, les cinq nations africaines qualifiées étaient alors le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Ghana et l’Algérie.
Or, ces cinq équipes sont encore en situation de se qualifier pour le Mondial brésilien, même si pour certaines comme l’Algérie, il y a encore pas mal de chemin à parcourir.
Le match retour entre l’Algérie et le Burkina Faso, mardi à Blida, est en effet l’un des plus incertains de ces barrages retour, et certainement le plus chaud.
La victoire 3-2 du Burkina au match aller avait été marquée par les deux penalties accordés aux Etalons par l’arbitre, dont un très généreusement. “Ce n’est pas le Burkina Faso qui nous a battus, c’est plutôt l’arbitre. Mais c’est ça l’Afrique, et c’est ça l’arbitrage africain”, avait réagi le capitaine algérien Madjid Bougherra.
Pour le Ghana en revanche, vainqueur à domicile 6-1 de l’Egypte au match aller, cette deuxième manche a tout de la formalité sportive et sauf énorme accident, les Black Stars seront à nouveau au Mondial, quatre ans après leur quart de finale en Afrique du Sud.
Malgré une demande de délocalisation de la fédération ghanéenne, le match se tiendra bien mardi au Caire, la Fifa ayant estimé que la situation sur place en terme de sécurité permettait la tenue de la rencontre.
Nigeria et Côte d’Ivoire en premier ?
Dès samedi, le Nigeria et la Côte d’Ivoire pourraient être les deux premières équipes africaines à valider leur billet pour le Brésil.
Le Nigeria, champion d’Afrique en titre, est le mieux placé avec sa victoire 2-1 à l’aller sur le terrain de l’Ethiopie, l’invitée-surprise de ces barrages.
Pour la Côte d’Ivoire de Sabri Lamouchi, il faudra se méfier après le but inscrit par le Sénégal dans le temps additionnel (3-1), qui laisse un petit espoir aux hommes du sélectionneur Alain Giresse.
Mais les coéquipiers de Drogba restent en position de force, d’autant que la rencontre se jouera sur terrain neutre, à Casablanca (Maroc), le stade de Dakar étant suspendu.
La cinquième rencontre est indécise. Après le nul 0-0 de la première manche en Tunisie, le Cameroun est tout de même légèrement favori au moment de recevoir son adversaire à Yaoundé.
Mais la Tunisie, qui avait été repêchée en profitant d’une erreur administrative de la part du Cap-Vert, peut pourtant encore espérer voir le Brésil.
A l’aller, les Tunisiens avaient d’ailleurs frappé le poteau. En marquant à Yaoundé, ils mettraient le Cameroun de Samuel Eto’o en difficulté.
Le programme (heures françaises/GMT)
Samedi
(16h00/15h00) Nigeria-Ethiopie à Calabar. Aller: 2-1
(20h00/19h00) Sénégal – Côte d’Ivoire à Casablanca. Aller: 1-3
Dimanche
(15h00/14h00) Cameroun – Tunisie à Yaoundé. Aller: 0-0
Mardi
(17h00/16h00) Egypte- Ghana au Caire. Aller: 1-6
(19h15/18h15) Algérie – Burkina Faso à Blida. Aller: 2-3
Avec AFP

-Au cours d’une conférence de presse à Kinshasa, jeudi, porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a déclaré que la RDC voudrait voir aboutir dans un “délai raisonnable” les pourparlers de Kampala par la signature d’un “document” avec le M23. Une déclaration qui intervient au lendemain de la scission de l’ex-mouvement rebelle en deux branches distinctes.
“Le gouvernement de la RDC réaffirme sa volonté de mener à bon terme les pourparlers de Kampala en procédant à la signature, avec le M23, d’un document permettant de mettre un terme à dix-huit mois de conflit”, a déclaré, le 14 novembre, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais, lors d’une conférence de presse à Kinshasa.
“Sans être un accord, ce document permettrait juridiquement de donner une force contraignante à la déclaration de renonciation à la rébellion faite par le M23 le 5 novembre dernier et de régler les questions liées au cantonnement, au désarmement, à la démobilisation et à la réinsertion sociale de ses ex-combattants”, a explique Lambert Mende.
Pourtant, la branche radicale du M23 tient à l’intitulé de l’”accord” avant de signer le document sanctionnant la fin des pourparlers de Kampala. Mais pour Lambert Mende, “si aucun consensus n’est trouvé dans un délai raisonnable sur un tel document, le gouvernement appliquera lui-même les principales dispositions sur lesquelles les deux parties s’étaient entendues avant le 5 novembre, qui avait marqué la défaite militaire de la rébellion”.
Que deviendront les ex-combattants du M23 ?
Concernant la question de la réintégration des ex-combattants du M23 dans l’armée, le porte-parole du gouvernement congolais a rappelé que cela ne se ferait pas “automatiquement” : “On ne peut pas être intégré au sein des forces armées par le fait d’avoir été membre du M23”, a-t-il déclaré.
“Néanmoins, a-t-il nuancé, les membres du M23 qui auront bénéficié de l’amnistie individuelle que le gouvernement prévoit d’accorder à ceux qui ne se seraient pas rendus coupables de crimes graves pourront à terme se présenter aux bureaux de recrutement de l’armée, une fois qu’ils auront récupéré leurs droits et qu’ils auront été réinsérés dans la société congolaise”.
Un durcissement de la position de Kinshasa qui s’explique par le changement de rapports de force sur le terrain. Après la défaite militaire, des dissensions sont apparues publiquement mercredi à Kampala au sein de l’ex-rébellion. Serge Kambasu Ngeve, membre du bureau politique du M23, a annoncé son intention de “sauver le mouvement”, qui, selon lui, “va dans la mauvaise direction” du fait du refus de son président, Bertrand Bisimwa, de signer une déclaration commune sur le modèle de ce que demande Kinshasa.
Pour Kinshasa, la tendance qui a accepté les positions du gouvernement est la plus réaliste. “Maintenant, nous aimerions bien […] qu’une prise de conscience puisse se faire jour [au niveau de la médiation ougandaise] et que l’on se rapproche de la position de ceux qui nous paraissent les plus raisonnables”, a conclu Lambert Mende, qui a accusé à plusieurs reprises l’Ouganda de “faire le jeu du M23”.
(Avec AFP)

-Après plusieurs mois des pourparlers, lesquels ont été entamés le 9 décembre 2012, le gouvernement congolais et les rebelles du M23 n’ont pu signer le 11 novembre 2013 un accord à Kampala. La question de l’intégration des rebelles dans l’armée a longtemps bloqué ces discussions. Le gouvernement congolais ayant tenu à juste titre à signer une simple déclaration de reddition, et non un accord, les négociations ont été reportées sine die. De plus, la rébellion réclamait une amnistie collective tandis que Kinshasa s’est opposé à l’intégration des rebelles accusés de crimes de guerre, ainsi que de crimes contre l’Humanité, et a établi une liste des rebelles exclus de toute intégration. Les précédents accords et déclarations. Dans le passé, des accords entre les belligérants congolais ont été signés en vue de la stabilisation de la région du Kivu. Il en a été de même pour des déclarations conjointes entre Kinshasa et Kigali[1]. L’accord de Goma, signé par 22 groupes armés ainsi que par le gouvernement congolais, était précédé d’un accord du mois de novembre 2007 entre les gouvernements de la République Démocratique du Congo et du Rwanda, connu sous l’appellation de « Communiqué de Nairobi », en vue du règlement de l’épineux problème du Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR). D’après l’article III de l’accord de Goma, tous les signataires se sont engagés à respecter à la lettre le droit international humanitaire et les droits de l’Homme, c’est-à-dire à mettre un terme à tout acte de violence et abus à l’encontre des populations civiles[2]. Ces deux accords, auxquels il faudra ajouter les recommandations de la Conférence sur la paix, la sécurité et le développement organisée par le gouvernement congolais au début de l’année 2008, ont servi de base au programme de paix gouvernemental pour l’Est du Congo-Kinshasa, connu sous le nom de « Programme Amani ». Celui-ci n’a malheureusement pas abouti à des améliorations tangibles pour les populations de la région du Kivu et de la province orientale, la communauté internationale et le gouvernement congolais n’ayant pu garantir, à défaut d’une réelle volonté politique, le financement nécessaire afin de matérialiser ce programme de paix.
Le réaménagement de la CEPGL[3]
On doit surtout avoir à l’esprit, au-delà de la signature d’un accord entre Kinshasa et le M23, de l’avenir de la pacification de la région des Grands Lacs, plus précisément de l’entente entre les peuples rwandais, burundais et congolais. Dans la même optique, la problématique de la redynamisation de la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL) a également été abordée dans le cadre de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et a fait l’objet d’un rapport en octobre 2005. Dans le même ordre d’idées, l’AWEPA[4] a plaidé dans ses travaux – en particulier dans la « Déclaration de Kigali » d’avril 2005 et dans la « Déclaration de Kinshasa » de novembre 2005 – en faveur de la redynamisation de la Communauté économique des pays des Grands Lacs.
Le gouvernement de cohésion nationale ?
La signature d’un accord entre les rebelles du 23 et le gouvernement de Kinshasa ne suffit pas pour mettre définitivement un terme au conflit dans la partie orientale de la République démocratique du Congo. La mise en place d’un gouvernement de cohésion nationale ne permettra pas, non plus, à atteindre à court et moyen terme cet objectif. En effet, à la suite de la neutralisation de la principale rébellion, deux options s’offre à Joseph Kabila. Soit il se contentera d’un remaniement gouvernemental en élargissant sa majorité au détriment de l’opposition, soit il nommera un Premier ministre issu de l’opposition. Dans le premier cas de figure, il s’agira d’un simple partage de pouvoir sans conséquence bénéfique pour le peuple congolais. Dans le second cas, le Premier ne disposant guère de majorité parlementaire, son gouvernement sera complètement à la botte du président de la République. De toute évidence, une simple tactique politicienne confortera davantage l’opposition, encore faudra-t-il qu’elle soit à la hauteur des attentes des populations, aux échéances électorales de 2016.
La résolution de la crise[5]
Que faudra-t-il alors faire pour juguler la crise dans l’Est de la République Démocratique du Congo ? Le gouvernement congolais doit-il signer un accord de paix avec des éléments du M23 en pleine débandade, ou alors avec leurs parrains rwandais et ougandais ?
Concrètement, comme l’a d’ailleurs souligné dans le passé la société civile congolaise, il va falloir pousser publiquement tous les groupes armés à se conformer aux obligations de l’accord de Goma et à indiquer que les abus contre les civils seraient passibles de sanctions. Ensuite, il faudra nommer un conseiller spécial indépendant, de haut niveau, sur les droits humains pour l’Est du Congo-Kinshasa afin de mettre la question des droits fondamentaux, y compris les violences sexuelles et l’enrôlement d’enfants soldats, au cœur des discussions de paix. Enfin, il faudra soutenir des efforts de médiation en finançant des programmes de maintien de la paix et renforcer la protection des populations civiles. Cela obligera des programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration afin d’aider les soldats à trouver des alternatives durables à la violence, ainsi que des programmes relatifs aux causes du conflit en s’axant sur les initiatives de paix, sur la réconciliation et sur la résolution des conflits fonciers. Cela nécessitera également l’implication de la communauté internationale en vue du respect, par les pays des Grands Lacs, des frontières étatiques et de la non-ingérence dans les affaires intérieures de chaque pays.
AngoVox

-Passées l’euphorie et toutes formes d’expression de joie de tout patriote, les congolais doivent et méritent aujourd’hui, à la suite de la victoire inespérée de leur armée sur le groupe armé dénommé M-23, de savoir ce qui s’est réellement passé pour que l’inimaginable changement de rapport de forces bascule subitement en faveur des troupes gouvernementales.
Humiliées depuis plus d’une décennie par les “mutins” du M-23, les Fardc passaient aux yeux du monde entier pour une armée d’opérettes constituée de nains, d’incapables et de pillards insusceptibles de défendre la souveraineté de la RDC et l’intégrité territoriale de ce grand et riche pays d’Afrique centrale. Dans leurs récentes déclarations, les responsables tant politiques quemilitaires de la Monusco – y compris ceux de la brigade spéciale fraîchement déployée – soutenaient qu’il n’y avait pas de solution militaire au conflit. Et ce, malgré la présence depuis une dizaine d’années de 17.000 hommes de la Monusco puis de 3000 autres de la brigade spéciale.
Pendant que s’enlisaient les pourparlers de Kampala dont la facilitation est assurée par l’Ouganda pourtant accusé – malgré les dénégations – de soutenir avec le Rwanda les forces négatives du M-23, l’affrontement armé a repris de plus bel et conduit, contre toute attente, à la victoire éclaire de l’armée régulière. Les Fradc ont subitement inscrit leurs lettres de noblesse en délogeant l’ennemi de toutes ses positions jusque-là imprenables.
Si prompt à venir à la rescousse de ses ouailles, le Rwanda s’est gardé – sur ordre direct du patron planétaire dit-on, d’appuyer ses ouailles lesquelles n’ont pu trouver meilleure issue qu’en retirant des zones occupées pour aller se réfugier en territoire ougandais et en appeler rapidement à la signature d’un accord avec le gouvernement congolais. C’est le lieu de nous demander, du côté congolais, l’opportunité d’un accord avec les troupes vaincues?
L’histoire enseigne que les troupes vaincues, signe un document de reddition dans lequel elles s’engagent à la cessation de tout acte d’hostilité envers l’autre. C’est le vainqueur qui fixe les exigences de capitulation au vaincu lequel, en dehors des droits internationalement reconnus aux prisonniers de guerre, est réduit à subir la volonté de l’autre. Quand les troupes vaincues sont écrasées ou ont fui à l’étranger, l’intérêt d’un tel document disparaît. Le gouvernement reprend naturellement le contrôle de l’ensemble de son territoire. Quitte par la suite à conclure avec le pays voisin abritant les forces vaincues les traités de paix , pour qu’il désarme les combattants réfugiés sur son sol ou qu’il procède à leur extradition.
Pour le cas sous examen, toute la direction du M-23 est intacte et se trouve hors de toute atteinte, en Ouganda, et l’essentiel de ses armes relativement préservé. Rappelons que l’Allemagne Nazie n’aurait pu relancer la deuxième guerre mondiale si son potentiel militaire avait été massivement détruit à la fin de la guerre de 1914-1918. C’est ce qui a poussé les Alliés, en 1948, à poursuivre la guerre jusqu’à l’anéantissement de l’armée allemande y compris les armes et les usines d’armement sur le sol allemand. Il sied aujourd’hui d’interroger l’histoire contemporaine sur la stratégie du FPR, l’ancêtre du M-23, pour prendre le pouvoir au Rwanda. De négociations en affrontements armés avec le pouvoir de Habyarimana, Kagamé et les siens ont fini par accéder au pouvoir. Il reste qu’en étant vaincu, le M-23 est mal fondé à se prévaloir d’une quelconque légitimité pour attraire son vainqueur aux négociations. Une armée défaite perd les droits que pouvait lui ouvrir la victoire sur l’ennemi. Elle est confinée à la passivité que lui confère son statut de perdant
Dès lors, il devient inconcevable que le gouvernement continue, comme si la situation sur le terrain n’aurait pas évolué, à négocier avec la direction du M-23; pis encore dans les conditions périmées. Il y a lieu que la partie congolaise en tant que vainqueur du conflit, sans remettre en question la facilitation, produise un autre document – le premier étant frappé de caducité du fait de la débandade des troupes ennemies – avec les exigences tenant compte de la nouvelle donne sur le terrain. Il ne sera plus question d’amnistie ou de réintégration des troupes défaites mais de l’instauration d’un tribunal devant juger les criminels de guerre et autres. Cette exigence devra figurer en bonne sur le document de capitulation.