Author: Don Kayembe

  • LES DANGERS DU DÉFRISAGE, TEINTURE ET AUTRE EN IMAGES !!!

    LES DANGERS DU DÉFRISAGE, TEINTURE ET AUTRE EN IMAGES !!!

    defrissage-Leslie F. Safer, une dermatologue américaine d’Albany qui a l’habitude de traiter des patientes souffrant d’irritations capillaires des suites du défrisage, prévient que se défriser toutes les 6 semaines est trop fréquent. Pour elle il faudrait espacer cette méthode d’au moins trois mois même si elle ne la conseille pas du tout. La plupart des femmes se défrisent toutes les 6 à 8 semaines et n’hésitent pourtant pas à lisser leurs cheveux et/ou à les boucler, insistant un peu plus sur la casse définitive qui sera faîte sur la tige capillaire et sur les dommages du cuir chevelu. Source :  « Federal Drug Administration »

    La dermatologue dit aussi qu’appliquer plus qu’un traitement chimique sur ses cheveux, tels que défrisage + coloration, crée des dommages capillaires parfois irréversibles. Elle a ajouté que la seule coloration qui peut éventuellement se faire sur cheveux défrisés, et encore, est une coloration semi-permanente sans ammoniaque et contenant moins de peroxyde.
    AUTRES EFFETS DU DÉFRISAGE ET DE LA DÉCOLORATION

    Comme pour le défrisage, la décoloration peut induire pertes de cheveux, brûlures, réactions allergiques. Lorsque les deux sont associés cela peut aller jusqu’à des problèmes respiratoires et des démangeaisons corporelles.

    La plupart des clients et clientes au défrisage estiment que les organisations de la santé ne leur permettraient pas d’utiliser un tel produit si il était aussi mauvais que certains le prétendent. Ces produits sont certes sur le marché mais il est bien indiqué, sur les plus sérieux d’entre eux, qu’ils sont à utiliser avec grande précaution. La raison paraît évidente, même si beaucoup semblent l’ignorer.

    Beaucoup de jeunes femmes se défrisant seules à la maison ne respectent jamais les procédures et temps de pose indiqués, s’exposant ainsi à voir un jour leur front et/ou leur cuir chevelu dégarni et dépourvu de masse capillaire. Un test de peau devrait être fait avant chaque application sur les cheveux et cela même si on a l’habitude d’utiliser ce produit, lequel peut voir sa composition évoluer ou changée par les laboratoires. Les salons de coiffure eux-mêmes ne pratiquent pas ce test, preuve du manque de sérieux des établissements concernés.
    « JE N’AI JAMAIS EU DE PROBLÈMES À CAUSE DU DÉFRISAGE »

    Certaines personnes utilisent les produits défrisants depuis des dizaines d’années sans jamais avoir développé une allergie. L’hyper sensibilité se construit parfois d’année en année. Dans ce cas, les dommages constatés seront encore pires.
    ENTRE COLORATION, DÉFRISAGE ET CANCER

    Les « défrisées » n’hésitent pas à faire des colorations et à ajouter des produits chimiques sur leurs cheveux déjà endommagés. Ne pas respecter les temps de pause est certainement le comportement le plus irresponsable en la matière – sachez que si il est dit de laisser pauser 5 minutes, laisser le produit 10 minutes ne rendra pas l’effet meilleur.

    C’est ce qui arrive lors de la pause de colorations, lesquelles décevront souvent la gente féminine. Le résultat obtenu ne pourra jamais être celui indiqué sur la boîte puisque les couleurs n’ont pas été testées sur vos cheveux à vous, et la différence sera de surcroît constatée sur cheveux déjà traités chimiquement. On ne peut savoir à l’avance, en fonction des produits chimiques présents sur vos cheveux, quel sera votre résultat couleur. Tout dépend de chacun.

    En 1994 la « FDA » et la « American Cancer Society » ont publié une étude effectuée sur environ 573 000 femmes. Les recherches ont permis de prouver que les femmes ayant recours aux colorations permanentes et aux défrisages étaient nombreuses à posséder des problèmes urinaires et à être confrontées à des probables cas de cancers.

    Cette étude publiée dans le journal du « National cancer Institute » a prouvé qu’une utilisation prolongée de ce type de produits chimiques (20 ans dans le cas des testeuses) était la cause delymphomes (cancers du système lymphatique) et de myélomes multiples (cancers hématologiques).

    Source: NERRATI PRESS

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  • JB M’Piana au Zénith de Paris, un concert sous haute tension

    JB M’Piana au Zénith de Paris, un concert sous haute tension

    jb mpiana-Des groupes d’opposants congolais de la diaspora, qui se font appeler les “combattants”, interdisent depuis 2009 tout spectacle d’artistes de la RDC en Europe. Une “sanction” politique que brave JB M’Piana en programmant son concert le 21 décembre au Zénith de Paris. L’événement enflamme les réseaux sociaux.

    C’est l’effervescence dans le milieu des Congolais de la diaspora. Depuis l’annonce du concert de l’artiste musicien de la RDC JB M’Piana dans la salle de Zénith de Paris, programmé pour le 21 décembre, l’agitation est à son comble. D’un côté, les “combattants”, ces opposants radicaux anti-Kabila, investissent les réseaux sociaux pour annoncer qu’ils empêcheront par tous les moyens la tenue du spectacle, et de l’autre, des groupes de fans qui appellent au “retour de la musique congolaise” à Paris.

    Depuis bientôt quatre ans, les “combattants” se sont arrogé le droit d’interdire tout concert des musiciens congolais en Europe, aux États-Unis, voire en Afrique du Sud. Ils les accusent d’être des “collabo” du pouvoir en place à Kinshasa. “Nous reprochons notamment à JB M’Piana comme aux autres artistes de la RDC d’avoir chanté pour Joseph Kabila” lors de la dernière présidentielle” en 2011, explique Anderson, qui a lancé un site internet dédié au “combat”.

    La chanson de JB M’piana pour Joseph Kabila lors de la campagne électorale de 2011.

    Très hostiles à Joseph Kabila, les “combattants” soupçonnent déjà le président congolais d’avoir “financé” le concert de JB M’Piana au Zénith de Paris. Même s’ils ne présentent aucune preuve de leurs allégations. “Nous sommes prêts à tout pour empêcher le retour de ces distractions au moment où notre pays est encore occupé, des morts se comptent par millions, des femmes continuent à être violées par des groupes armés”, argumente Anderson. Et sur Youtube, ses “compagnons de lutte” annoncent déjà la couleur. Les menaces, les appels à la violence se multiplient…

    Appel à l’apaisement

    Claude Alain, producteur du concert, prend au sérieux ces ” intimidations”, mais assure que des “dispositions sécuritaires exceptionnelles” ont été prises pour garantir la sécurité de spectateurs. “Début novembre, nous avons eu une réunion avec la préfecture de police et la Mairie de 19e arrondissement autour de la question”, confie-t-il, soulignant que “de la gare du Nord au lieu du spectacle, la sécurité sera assurée”.

    Il s’agit d’un concert humanitaire dont les bénéfices seront versés aux associations congolaises qui s’occupent des personnes vulnérables. (Roger Ngandu, manager de Wenge Musica Bcbg)

    Du côté de JB M’Piana, on multiplie des gestes d’apaisement pour tenter de calmer les esprits. L’artiste est passé début octobre à Paris pour demander “pardon” aux “combattants”. “Il est temps que cette sanction, qui n’a que trop duré, cesse. Nos frères ‘combattants’ ne doivent plus continuer ainsi à étouffer la musique congolaise”, lâche Roger Ngandu, le manager de l’artiste. Et d’ajouter : “D’autant plus que JB M’Piana a promis de ne plus chanter pour les politiciens”. Pour prouver sa bonne foi, “l’artiste ne touchera pas de cachet pour le spectacle du 21 décembre”, soutient Roger Ngandu. “Il s’agit d’un concert humanitaire dont les bénéfices seront versés aux associations congolaises qui s’occupent des personnes vulnérables à Kinshasa et à celles qui prennent en charge des victimes des violences sexuelles dans le Kivu”, détaille Roger Ngandu.

    En espérant que le message sera entendu, les musiciens poursuivent leurs séances de répétition à Kalina, dans la commune de La Gombe, au centre-ville de Kinshasa. “JB M’Piana et son orchestre Wenge musica travaillent, du lundi à dimanche, pour pouvoir présenter un spectacle époustouflant aux mélomanes qui répondront présents au Zénith”, commente William dit Bcbg, le chargé de communication du groupe.

    Avec l’appui financier de sponsors, notamment une société brassicole locale, le spectacle sera diffusé en direct sur la télévision nationale congolaise. Une façon de fêter le retour de la musique congolaise sur la scène parisienne. Même si, sur place, au Zénith, l’affluence risque de ne pas être au rendez-vous. “Tout ce climat de tensions autour du concert aura réussi à terroriser le public. Beaucoup de parents déconseilleront sans doute à leurs enfants de s’y rendre”, analyse Roger Musandji du site Œil d’Afrique, qui suit de près l’évolution de la situation.

    “Même devant 100 personnes, le concert aura lieu, martèle-t-on néanmoins du côté de Wenge musica Bcbg. Ne plus jouer en Europe constitue un manque à gagner énorme pour les artistes musiciens congolais”. De fait, aucune star congolaise ne s’est produite à Paris depuis le dernier concert de Fally Ipupa dans la même salle du Zénith, qui avait été très fortement perturbé par les combattants. C’était en 2011…

    Avec JA.

  • Des révélations de New York Times sur la complicité dans la relation entre Paul Kagame et l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Susan Rice

    Des révélations de New York Times sur la complicité dans la relation entre Paul Kagame et l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Susan Rice

    Kagame-susan-Près de deux décennies après que l’administration Clinton se soit abstenue d’intervenir dans le génocide au Rwanda, les Etats-Unis sont sous le feu de sévères critiques pour leur manque de réaction énergique dans une autre crise africaine marquée par des atrocités et des meurtres brutaux, cette fois chez le voisin du Rwanda, la République démocratique du Congo.

    Alors que le président Obama et la secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton ont reçu une partie du blâme, les critiques de la politique de l’administration Obama en Afrique ont mis l’accent sur le rôle de Susan E. Rice, l’ambassadeur américain auprès de l’ONU et candidate de premier plan pour succéder à Mme. Clinton, dans l’échec de l’administration à prendre des mesures contre le pays qu’ils considèrent comme une cause majeure de la crise congolaise, le Rwanda.

    Plus précisément, ces critiques – des représentants des organisations des droits de l’homme et des diplomates des Nations Unies – affirment que l ‘administration n’a pas mis assez de pression sur le président du Rwanda, Paul Kagame, pour mettre fin à son soutien au mouvement rebelle dont la récente prise de la ville stratégique de Goma, au Congo a déclenché une crise nationale dans un pays qui a déjà perdu plus de trois millions de personnes dans plus d’une décennie de combats. Le soutien par le Rwanda est considéré comme vital pour le groupe rebelle, connu sous le nom de M23.

    Le soutien à M. Kagame et au gouvernement rwandais a fait l’objet de la politique étrangère américaine depuis qu’il a mené le Front patriotique rwandais dominé par les Tutsis à la victoire sur le gouvernement en place en Juillet 1994, a conséquemment mis une fin effective au génocide rwandais. Mais, selon les organisations des droits de l’homme et des diplomates aux Nations Unies, Mme Rice a été à l’avant-garde des efforts pour protéger le gouvernement rwandais, et M. Kagame en particulier, de la censure internationale, bien que plusieurs rapports des Nations Unies aient jeté le blâme pour la violence au Congo sur M. Kagame.

    Un haut responsable du gouvernement a déclaré samedi que Mme Rice n’a pas été en freelance, et que la politique américaine envers le Rwanda et le Congo était de travailler avec tous les pays de la région pour un règlement négocié du conflit.

    Des collaborateurs de Mme Rice reconnaissent qu’elle est proche de M. Kagame et que le gouvernement de M. Kagame était son client alors qu’elle travaillait à Intellibridge, une société d’analyse stratégique à Washington. Mme Rice, qui a servi comme l’ expert de haut niveau au département d’État en affaires africaines dans l’administration Clinton, a aussi travaillé au sein de la firme avec plusieurs autres anciens responsables de l’administration Clinton, y compris David J. Rothkopf, qui était un sous-secrétaire par intérim du département du Commerce, M. Anthony Lake , M. Clinton conseiller à la sécurité nationale, et John M. Deutch, qui était directeur de la Central Intelligence Agency.

    Payton Knopf, porte-parole de Mme Rice, a d’abord refusé de dire si son travail avec le Rwanda à Intellibridge affecté ses relations avec le pays dans son poste actuel en tant qu’ambassadeur. Mais lundi, M. Knopf a déclaré: «conseil brève Ambassadeur Rice à Intellibridge n’a eu aucune incidence sur son travail au sein des Nations Unies. Elle met en œuvre la politique adoptée aux États-Unis à l’ONU  »

    Il y a deux mois, lors d’une réunion avec ses homologues français et britanniques à la Mission française auprès des Nations Unies, selon un diplomate occidental en connaissance de cette réunion, Mme Rice s’est fermement opposé à l’appel lancé par l’ambassadeur français, Gérard Araud, pour explicitement «citer et embarrasser » M. Kagame et le gouvernement rwandais pour son soutien au M23, et à sa proposition d’envisager des sanctions pour faire pression sur le Rwanda pour abandonner le groupe rebelle.

    «Écoutez Gérard, » a-t-elle dit, selon le diplomate. «C’est la R.D.C. Si ce n’était pas le M23 qui faisait cela, ce serait un autre groupe. » L’échange a été rapporté dans la revue Foreign Policy la semaine dernière.

    Quelques semaines plus tard, Mme Rice a de nouveau intervenu pour protéger M. Kagame. Après avoir retardé pendant des semaines la publication d’un rapport des Nations unies dénonçant le soutien du Rwanda pour le M23 et s’être opposée à toute référence directe au Rwanda dans les déclarations et les résolutions des Nations Unies sur la crise, Mme Rice est intervenu pour diluer une résolution du Conseil de sécurité qui condamnait le M23 pour viols, exécutions sommaires et le recrutement d’enfants soldats. La résolution a exprimé sa «profonde inquiétude» au sujet des soutiens externes appuyant la M23. Mais Mme Rice a réussi à éviter que la résolution ne nomme explicitement Rwanda quand elle a été adoptée le 20 novembre.

    M. Knopf, le porte-parole de Mme Rice, a déclaré que l’avis des États-Unis était que les négociations diplomatiques délicates en cours entre le Rwanda, le Congo et l’Ouganda aurait pu être affectées négativement si la résolution du Conseil de sécurité avait explicitement nommé le Rwanda. «En collaboration avec nos collègues du Conseil de sécurité, les États-Unis ont aidé à élaborer une résolution forte renforçant les efforts diplomatiques délicats en cours à Kampala», a déclaré M. Knopf.

    Les négociations ont échoué par la suite, et le M23 a continué à faire des progrès dans l’est du Congo. La semaine dernière, le M23 s’est retiré de Goma, mais a laissé des agents et restent à proximité de la ville.

    M. Knopf a refusé de confirmer ou de nier la conversation relatée par le diplomate des Nations Unies entre Mme Rice et l’ambassadeur français. Mais il a dit que «Mme Rice a fréquemment et publiquement condamné les abus odieux perpétrés par le M23 dans l’est du Congo», ajoutant que les Etats-Unis soutenaient « les efforts visant à mettre fin à la rébellion, y compris en imposant des sanctions américaines et des Nations Unies contre les dirigeants et les commandants du M23.  »

    Les critiques de Mme Rice disent que c’est le nœud du problème de la réponse américaine à la crise au Congo: il ne tient pas compte, pour l’essentiel, du rôle joué par M. Kagame dans le soutien au M23, et, comme on pourrait s’y attendre, risque de répéter les erreurs du génocide en ne penchant pas pour excès d’action agressive. « Je crains que notre regret collectif de ne pas avoir arrêté le génocide rwandais, ressenti par tous ceux qui ont travaillé pour l’administration Clinton, ne conduise à des politiques qui ont éludé les autres vagues d’atrocités au Congo, que nous devrions également regretter », a déclaré Tom Malinowski, le directeur pour Washington de Human Rights Watch, qui a travaillé en étroite collaboration avec Mme Rice à la fois dans l’administration Clinton et après.

    « Depuis près de 20 ans maintenant, les prémisses de la politique américaine ont été que la persuasion tranquille est le meilleur moyen de dissuader le Rwanda de soutenir les criminels de guerre au Congo», a déclaré M. Malinowski. « Ca a pu avoir un sens à une époque, mais après des années où le Rwanda a fait ce que les Etats-Unis l’ont exhorté à ne pas faire, contribuant ainsi à la mort de civils en masse, et a violé les résolutions de l’ONU parrainées par les États-Unis, le temps de parler clairement et d’imposer des sanctions est venu.  »

    Quand Mme Clinton a comparu devant les journalistes le 28 novembre pour parler de la prise de Goma par le M23 de Goma, elle aspergeait ses points de discussion à une demande que le groupe rebelle retirer, appelant l’impact humanitaire « dévastateur », avec 285.000 personnes forcées de fuir leurs maisons , les travailleurs de la santé ont enlevé et tué, et les travailleurs civils sous la menace de la mort. Mais elle ne fait aucune mention du rôle du Rwanda sauvegarde du groupe rebelle, ce qui limite son inclusion du Rwanda à une mention de négociations avec le Rwanda, l’Ouganda et le Congo pour tenter d’obtenir un cessez-le-feu.

    «Le M23 n’existerait probablement plus aujourd’hui sans le soutien du Rwanda», a déclaré Jason K. Stearns, auteur de « Dancing in the Glory of Monsters: L’effondrement du Congo et la Grande Guerre de l’Afrique » « Il est intervenu pour empêcher le mouvement de s’effondrer et a fourni un soutien militaire crucial pour chaque grande offensive.  »

    Johnnie Carson, le secrétaire d’État adjoint aux affaires africaines, a noté que les Etats-Unis ont coupé une partie de son financement militaire pour le Rwanda – environ $ 250.000. Mais l’armée rwandaise continue de recevoir une solide formation américaine, de l’équipement et de l’aide financière. Dans une interview, il dit: «Il n’y a pas une once de différence entre moi et Mme Rice sur cette question », ajoutant que la diplomatie silencieuse était mieux que crier publiquement M. Kagame.

    Mme Rice, qui est dans l’œil de la tempête politique pour son interprétation de l’attaque contre la mission américaine à Benghazi de la 11 septembre 2012, en Libye, a refusé d’être interviewé pour cet article. Mais ces derniers jours, elle semble avoir tenté de se distancier publiquement du M23 – mais pas encore de M. Kagame. Le 3 décembre, elle a posté sur sa page Facebook: « Les Etats-Unis condamne dans les termes les plus forts la violence horrible du M23. Tout appui extérieur doit cesser «, dans une référence à l’action au Sénat.

    Son post a suscité des réponses immédiates. « Condamner le viol mais ne pas nommer le violeur? » Dit l’un d’eux. «Quel genre de justice est-ce donc ? »

    Source: brt-africa.com

  • FIDELE BABALA MIS SUR ECOUTE DANS SES APPELS, TEXTOS et DEPLACEMENTS.

    FIDELE BABALA MIS SUR ECOUTE DANS SES APPELS, TEXTOS et DEPLACEMENTS.

    fidele babala-L’arrestation de Fidèle Babala Wandu n’a pas été opérée au hasard. Le bras droit de Jean-Pierre Bemba a été mis sur écoute depuis des mois et ses déplacements à l’étranger suivis et retracés, comme les autres prévenus, notamment l’avocat Aimé Kilolo, selon des sources proches de la sûreté belge. Ce qui implique que les services d’intelligence ont dû apporter leur contribution ici comme là-bas pour la collecte de la moisson des preuves -enregistrements sonores et textos- qui ont permis d’inculper les quatre suspects et Bemba lui-même. La nuit de son arrestation, samedi 23 novembre, Babala avait eu la prémonition qu’il allait se passer quelque chose. A 23 heures, le député MLC avait appelé Aubin Minaku pour solliciter s’entretenir avec lui, le lendemain, à la première heure à propos d’une question «très sensible». Avait-il eu déjà vent de la mise aux arrêts de Kilolo, intervenue quelques heures auparavant à l’aéroport de Zaventem, à Bruxelles, alors que le voyageur revenait de Douala, au Cameroun pour des contacts dans le cadre de la même affaire Bemba? Deux heures après son appel, sa résidence, à Righini, était prise d’assaut par des éléments de la police accompagnés des agents de l’ANR -Agence nationale de renseignement. Sa garde a tenté d’opposer une résistance avant que le maître des céans ne se rende, interpellé via un porte-voix qu’il s’agissait d’un mandat CPI en bonne et due forme pour «subornation des témoins». La nuit même, Babala a été verbalisé. Le matin, il s’est fait auditionné par le procureur général de la République en présence de ses avocats, Alexis Lenga et Jacques Djoli, tous deux cadres du MLC. En présence aussi de Minaku, tiré de son lit à six heures du matin. Pour son député, le speaker de l’Assemblée nationale n’aura ménagé aucun effort. Les marques de sommeil encore apparentes sur son visage poupon, Minaku est là pour essayer de voir s’il n’y pas lieu de sauver Babala. Quelle impuissance pour lui qu’en cette matière, les immunités ne jouent pas ou ne servent à rien. La voie de la liberté conditionnelle non plus face à l’ampleur de l’accusation appuyée sur des faits probants. Pas la moindre brèche pour convaincre le PGR qu’il faille prendre du temps pour examen.
    Pauvre Minaku qui trouve comme ultime recours de parler directement avec les envoyés de la CPI en attente, dans la salle d’à côté. Ceux-ci sont venus exécuter un mandat et n’ont rien à discuter avec qui que ce soit, comme ils le font savoir. S’ils ont accepté de parler avec le Président de l’Assemblée nationale, c’est par égard à son rang. De là, Minaku retrouve les députés MLC au très select restaurant Gaspatcho, connu pour la dextérité de ses maîtres à réussir autant la cuisine congolaise qu’occidentale. Qu’est-ce qu’ils ont l’air catastrophés les députés bembistes. Ils avaient passé la journée à célébrer, dans l’euphorie, les 15 ans d’existence de leur parti placé sous le signe de «l’alternative en 2016» et la nuit, la même, patatras, un de leurs a été pris pour la CPI et un autre, Lajos Bidiu Nkebi Nkebila, député 2006-2011 et président de la fédération du MLC-Bas-Congo, a été abattu de sang froid, dans sa parcelle. Lajos rentrait d’une fête de mariage, à trois heures du matin. Ses assassins, au nombre de trois, étaient tous cagoulés. Règlement des comptes ou simple crime crapuleux? Place à la première hypothèse d’autant que Lajos n’est pas le premier député MLC assassiné.
    Avant lui, il y a eu, Daniel Botheti, vice-président de l’Assemblée provinciale de la ville de Kinshasa et Marius Gangale, député provincial et président du groupe parlementaire MLC à la même assemblée. Difficile pour Minaku de rassurer des interlocuteurs aussi durement éprouvés. Son côté mère poule pour ses députés a fait qu’il a réussi à se faire écouter. Rendez-vous a été pris, séance tenante, pour le Palais du peuple, pour se retrouver avec les responsables et les délégués des autres groupes parlementaires. D’entrée de jeu, le MLC a menacé de claquer la porte de la salle des congrès. Avec assez de diplomatie, Minaku a ramené les Bembistes à la raison, laissant entrevoir la possibilité qu’il bataille pour une liberté conditionnelle en faveur de Babala, à l’ouverture du procès. «C’est possible pour une affaire qui ne comporte pas la même gravité que les crimes pour lesquels Bemba est poursuivi. Surtout si le prévenu plaide coupable», a expliqué un proche de Minaku. Le temps de regarder à sa montre, le pieux Minaku s’est rendu compte qu’il avait passé toute sa journée dominicale à mettre du baume au coeur de ses députés bembistes et qu’il avait brûlé l’heure de son rendez-vous avec Dieu. Puisque son sacrifice l’a été pour le bien, Dieu comprendra. Plus tard, vers la fin de l’après-midi, Minaku était encore sollicité au moment où Babala allait embarquer à bord du Jet de la CPI, à l’aéroport international de N’Djili. Il fallait qu’il fasse quelque chose pour que Mme Babala ait accès à son mari. Requête qui a buté à une fin de non-recevoir des hommes de la CPI qui ont affirmé que le prévenu ne pourra voir personne avant 72 heures. Dans les faits, cette affaire rend plus complexe la situation de Bemba.
    Déjà que sa défense ne sera pas aisée à conduire sans la présence de Kilolo, l’homme le plus rodé au dossier après la mort de Me Kwebe Liris. Pour un procès aussi costaud, un nouvel avocat peut prendre plusieurs mois pour pénétrer toutes les pièces du dossier et définir la stratégie de défense. Pire, Bemba risque de voir certains témoignages à décharge être déconsidérés en vertu du principe de droit selon lequel la fraude corrompt tout. Pourtant, il y en avait bien eu des témoignages à décharge qui avaient fait croire que Bemba allait s’en tirer, sinon avec une peine légère. Concerné lui dans cette affaire de subornation des témoins, cette nouvelle charge ne manquera pas d’alourdir sa condamnation s’il était reconnu coupable. Jusque le secrétaire général du MLC n’a fait aucune déclaration. La position officielle du parti est attendue cet après-midi. Sûrement que les Bembistes iront dans le sens d’une radicalisation face au régime qui avait promis d’oeuvrer pour les personnalités politiques détenues à la CPI mais qui a collaboré pour l’arrestation de Babala là où, par le passé, les exigences de paix avaient plaidé pour surseoir au transfèrement de Bosco Ntaganda à la CPI. Fini donc la cohésion aux yeux des Bembistes. Comme d’autres opposants qui savent ce que ça veut dire de tirer les leçons lorsque le malheur arrive à un autre.

    par Paul Muland.

  • Rétrospective sur les élections du 28 novembre 2011

    Rétrospective sur les élections du 28 novembre 2011

    RDC Election 2011- Logo-Rétrospective sur les élections du 28 novembre 2011:  26 novembre 2011 : la fête de la démocratie gâchée !

    Le candidat n°3 Joseph Kabila Kabange et sa Majorité présidentielle (Mp) au stade des Martyrs, le candidat n°11 Etienne Tshisekedi wa Mulumba et l’Opposition aile Fatima à l’esplanade du Palais du Peuple (et non au stade Tata Raphaël comme le dit à Mbuji-Mayi le lider maximo ou au stade des Martyrs comme le prétend son staff) et le candidat n°5 Vital Kamerhe Iwa Kanyinginyi au stade Tata Raphaël, la clôture de la campagne électorale lancée un mois plus tôt, précisément le 28 octobre 2011, se veut la fête de la Démocratie ce samedi 26 novembre 2011…

     Les observateurs avertis ont encore à l’esprit la présence, à Goma, du candidat n°3 et du candidat n°11 le 14 novembre ; le second ayant précédé le premier de moins d’une heure. Et même celle de Butembo le 16 novembre, pour ne pas citer la présence du candidat n°3 et du candidat n°4 à Kisangani, le 18 novembre 2011.

    Pour revenir à Goma, fait absolument à noter : en moins de deux heures, les deux candidats débarquent à l’aéroport dans deux Jets de même type. Deux oiseaux blancs sur le même tarmac. Chacun à son tour évidemment, ils empruntent la même avenue, de l’aéroport au quartier Birere.

    Tshisekedi choisit le stade Volcans de Birere, Kabila un peu plus loin la place Onc.

    Après les meetings respectifs, le candidat n°11 quitte Goma pour Bukavu tandis que le candidat n°3 s’enfonce dans le Nord-Kivu profond en se rendant successivement à Walikale, à Masisi, à Kitshanga et à Rutshuru.

    La présence de ces deux candidats à Goma et à Butembo le même jour et à des endroits éloignés de moins d’un kilomètre ne suscite aucun incident. La Presse salue cet esprit de tolérance. Ce qui ne peut que rassurer les esprits le samedi 26 novembre, au lever du jour à Kinshasa.

    Hélas ! De l’esplanade du Palais du Peuple où je me trouve aux environs de 7h30 pour me rendre à l’aéroport international de Ndjili en vue de couvrir l’arrivée du candidat n°3 en provenance du Bas-Congo, je perçois des signes de fébrilité non rassurants. La foule, qui s’amasse devant la tribune, est visiblement montée contre toute personne ou tout véhicule arborant tout matériel de campagne avec effigie de Joseph Kabila Kabange.

    C’est particulièrement sur le boulevard Lumumba, à partir du croisement avec le boulevard Sendwe, que l’animosité redouble d’intensité. Plus l’on avance vers l’aéroport, plus s’accroît la menace.

    Sur le tronçon pont Matete-camp Badara, on ne sait pas trop bien faire la différence entre, d’un côté, les partisans et les sympathisants de l’Opposition, particulièrement ceux d’Etienne Tshisekedi, et, de l’autre, les marcheurs qui envahissent chaque samedi la chaussée pour le jogging matinal auquel prennent part des adultes certes, mais aussi et surtout des enfants. On entend des chants et des cris alarmants. 

    C’est à l’aéroport de Ndjili, dans les installations de la Rva attenantes au salon VIP, que je prends la mesure du péril : c’est en sang que partisans et sympathisants de Joseph Kabila Kabange débarquent des bus CityTrain aux vitres et phares cassés. Ils avouent avoir été attaqués par des Tshisekedistes, principalement à partir du lieu-dit « Eucalyptus de Ndjili ».

    Sur ces entrefaites, Augustin Katumba (paix à son âme), André Kimbuta et bien d’autres personnalités de la Majoirté présidentielle, (Mp) présents au salon VIP pour accueillir le candidat n°3, se concertent. Deux décisions tombent. Primo, l’annulation de toutes les manifestations publiques à caractère politique prévues à cette date. Car la ville est effectivement en train de brûler. Secundo, la délocalisation de l’atterrissage du candidat n°3. Ce n’est plus à l’aéroport de Ndjili, mais à l’aérodrome de Ndolo, à une dizaine de kilomètres en direction du centre-ville.

    C’est en cortège que la délégation du candidat n°3 quitte les lieux et s’engage sur le boulevard Lumumba avant de prendre l’avenue Funa pour déboucher sur l’aérodrome.

    Du véhicule, j’aperçois des adultes, mais aussi des enfants caillaissant le cortège.

    J’en viens à me demander si c’est bien les riverains des communes de Ndjili, de Masina et de  Kimbanseke qui se livrent à ces exactions, car cela ne leur ressemble pas. Depuis les événements du 2 août 1998, la Tshangu – contrairement à ce qui se dit – n’a jamais été anti-Kabila. On n’a qu’à se référer au bain de foule que Joseph Kabila s’offre sur le boulevard Lumumba chaque fois qu’il descend de son véhicule et fait les cent pas. On en veut pour preuve le bain de foule post-électoral qui va se produire en février 2012 alors qu’il revient de sa ferme de Kingakati. Parenthèse ouverte, parenthèse fermée. 

     

    Mort d’hommes au siège du Palu

     

    En contre-sens, à partir de l’échangeur de Limete, je vois ce samedi 26 novembre 2011 des jeunes gens, manifestement pro-Tshisekedi, en train de remonter le boulevard Lumumba, en direction de l’aéroport de Ndjili, prêts à en découdre avec tout ce qui porte les symboles de l’Etat et les signes du régime Kabila.

    A l’atterrissage du candidat n°3, ses partisans et ses sympathisants, partis du stade des Martyrs situé à près d’un kilomètre et demi, envahissent l’aérodrome et les parages. Le protocole est assuré au minimum. Joseph Kabila Kabange quitte Ndolo après le bain de foule, prend la direction du pont Kasa-Vubu (Cabu) par une avenue de la Funa envahie par les Kinois qui se reconnaissent en lui et rentre en sa résidence, en passant par l’esplanade du Palais du Peuple presque vidé des Tshisekedistes, tous en route pour l’aéroport de Ndjili.

    C’est alors que nous apprenons l’atterrissage imminent, sur le même aérodrome de Ndolo, du candidat n°11 en provenance, lui aussi, du Bas-Congo ! Renseignements pris : son avion est dérouté sur cette piste pour éviter des affrontements, car les informations font déjà état des casses et d’éventualité de mort d’homme au siège du Parti lumumbiste unifié, Palu, du patriarche Antoine Gizenga, allié de Joseph Kabila. Ce siège est situé sur le boulevard Lumumba, quartier De Bonhomme, non loin du pont Matete. C’est le passage obligé pour se rendre à l’aéroport de Ndjili ou pour en revenir.

    Vérification faite plus tard : il y a effectivement mort d’hommes au siège du Palu. Dans un premier temps, deux sur place ; dans un second temps, quatre des suites de blessures graves subies ! Violences dues à l’attaque du siège du parti par les partisans et les sympathisants de l’Udps.

    Or, tout le monde sait que des affrontements entre l’Udps et le Palu à Kinshasa ne pourraient que dégénérer au Bandundu, au Kasaï Occidental et au Kasaï Oriental, peut-être avec débordements au Katanga.

    Dans un pays encore fragilisé par une campagne électorale caractérisée par des provocations délibérées, tout peut arriver. Particulièrement le pire.

     

    Mauvais perdants…

     

    La Garde républicaine aurait-elle tiré à bout portant sur les passants, comme l’affirmeront plus tard l’Udps, l’Opposition-Fatima, les ONG de défense des droits de l’homme et les médias pro-Tshisekedi,  et même l’archevêque de Kinshasa, en conclusion de sa déclaration du 12 décembre 2011, lorsqu’il écrit, au point 4,  « Dix-huit morts pour des élections, c’est trop !» ? Si tel était le cas, ce serait un vrai carnage.

    Fait étrange : l’unique photo de la Garde républicaine publiée par les anti-Kabila montre deux éléments tirant plutôt en l’air ! Oui, en l’air. Et, en plus, sans préciser quand, où et en quelles circonstances.

    Ce que l’on sait, c’est que l’Anr (Agence nationale des renseignements) procédera dix semaines plus tard, précisément le mercredi 8 février 2012, à l’arrestation de Me Jacquemin Shabani en partance pour l’Allemagne. Dans le lap top du secrétaire général de l’Udps, déchu finalement de ses fonctions,  l’Agence trouve un bon nombre de photos dont l’une montre des agents de l’ordre braquant des armes sur un groupe d’hommes apeurés. Vérification faite : cette photo est de la Côte d’Ivoire !

    Fait tout étrange : l’ONG Human Rights Watch, qui s’empresse de publier son rapport faisant état du décès de 18 personnes dont 14 membres de l’Udps tués à bout portant, se révèle jusqu’en ce mois d’avril 2013 incapable de produire les preuves réclamées par le Gouvernement. Elle est toujours attendue par la Haute cour militaire en qualité de renseignante.

    Je continue par voie de conséquence de me poser cette question simple : rentré de sa campagne électorale revigoré par, d’un côté, la forte mobilisation de son électorat et, de l’autre, la confirmation des fissures au sein de l’Opposition partie en « désordre de bataille » (pour reprendre le titre d’un périodique), qu’est-ce que Joseph Kabila Kabange engrange comme dividendes des troubles « planifiés » pour le samedi 26 novembre 2011 alors que le scrutin à un tour lui est  favorable ?

    Il sait, au 25 novembre 2011, ses chances de l’emporter accrues…

    S’il se trouve, de ce fait, un candidat conscient de perdre, un candidat qui a tout intérêt à perturber les scrutins du 28 novembre 2011 en se servant des incidents du 26 novembre pour parvenir à ses fins, il est à chercher ailleurs. Naturellement dans le camp des 10 candidats Opposants. Après tout, les 10 candidats Opposants ne peuvent pas ne pas avoir conscience du fait que pour un scrutin à tour unique, leur « coalition » est certes de nature à réduire considérablement le potentiel électoral favorable à Joseph Kabila Kabange, selon le « triangle nucléaire » imaginé par Vital Kamerhe. Mais ils ne peuvent en ignorer l’effet boomerang sur eux-mêmes en ce que, en se partageant leur propre potentiel électoral, ils se tirent tous par le bas et que les voix obtenues par les 9 autres candidats sont des voix perdues puisque ne pouvant servir à quelque repositionnement !

    Kinshasa, qui s’apprête le samedi 26 décembre 2011 à célébrer la fête de la Démocratie, voit celle-ci gâchée délibérément par des mauvais perdants. Ceux qui ne veulent pas d’élections en 2011 parce qu’ils n’en ont jamais voulu au cours des 51 ans d’indépendance du pays, rivés qu’ils sont au schéma du partage du pouvoir.

     

    Omer Nsongo die Lema

  • Rwanda : Seuls 13 à 16 % de la population ont accès à l’électricité

    Rwanda : Seuls 13 à 16 % de la population ont accès à l’électricité

    poteau electrique-Actuellement 360 000 ménages, ont accès à l’électricité, ce qui équivaut selon le gouvernement à 16% de la population rwandaise[1]. Cependant selon la Banque mondiale il s’agirait plutôt de 13 %  de la population[2]. Afin d’y remédier, le Premier ministre rwandais, Dr. Pierre Damien Habumuremyi a annoncé le 15 novembre 2013, au parlement, que le pays allait  doubler sa production électrique pendant l’année fiscale de 2013/2014.

    L’objectif est d’augmenter la production actuelle de 110.8 Mégawatts à 210.8 Mégawatts pendant l’année fiscale de 2013/2014, ce qui signifierait que 450 000 ménages seraient connectés au réseau électrique.

    D’après le Premier ministre, plusieurs enquêtes sur la production électrique au Rwanda ont été menées afin d’aboutir à la création de plans pour augmenter le volume d’électricité produit dans les usines les plus importantes. Au Rwanda, le courant est aujourd’hui  produit, en grande partie, par des installations hydro-électriques et l’eau est une source d’énergie bon marché. Néanmoins des problèmes techniques ont dernièrement causé des coupures d’électricité assez fréquentes. Ceci a forcé les ménages et les entreprises à recourir au courant fourni par la combustion de biomasse ou de diesel, une source d’énergie coûteuse et nuisible pour l’environnement.

    Le but est donc d’améliorer et d’augmenter l’approvisionnement en électricité, donc de rallier plus de ménages à un réseau électrique plus performant et de diversifier les sources d’énergie. D’une part, cela demandera une amélioration de la technologie utilisée et la réalisation de projets pour gagner de l’énergie fournie par des sources alternatives comme la combustion de la tourbe ou le gaz méthane qui se trouve dans le lac Kivu. D’autre part le Rwanda pourrait profiter de ses terres volcaniques pour produire de l’électricité par le moyen de l’énergie géothermique[3].

    Ainsi, le gouvernement cherche également à améliorer l’infrastructure du pays afin d’attirer les investisseurs étrangers et augmenter le chiffre d’affaires des entreprises nationales. En effet il a été constaté que le secteur agricole produisait moins de biens exportables parce que les machines nécessaires pour travailler les produits de base, cultivés sur le sol rwandais comme par exemple le thé ou le café, ne recevaient pas d’électricité ou encore que le chiffre d’affaires des entreprises privées diminuait considérablement à cause de l’électricité chère importée des pays voisins ou générée par des méthodes de production couteuses.

    Afin de réalisé ce projet d’électricité du programme EDPRS le Rwanda recevra plus de 100 Millions de dollars de la Banque Mondiale pour atteindre et quelques 200 Millions de dollars seront aussi investi par des pays comme le Japon, l’Arabie Saoudite et autres organisations de développement.

    Cependant, beaucoup de problèmes doivent être résolu à l’instar de l’actualisation de la technologie pour améliorer la productivité des usines déjà existantes et pour pouvoir améliorer le réseau de distribution. En effet, selon l’opinion de certains experts, même avec tous ces projets envisagés par l’État,  seulement 40% de la population aura du courant d’ici jusqu’en 2020, à cause des problèmes de réseau et de distribution. Il est difficile et surtout cher de fournir de l’électricité à chaque ménage à n’importe quel endroit. Certaines estimations disent que les coûts pour rallier un seul ménage au réseau électrique pourront s’élever jusqu’à 1200 dollars. Un prix très haut pour l’État et énorme pour les ménages.

     

    Blaise Linaniye

    Jambonews.net

  • Gbagbo: Enquête exclusive -Jeune afrique fait de graves révélations sur l’audience de Gbagbo !

    Gbagbo: Enquête exclusive -Jeune afrique fait de graves révélations sur l’audience de Gbagbo !

    laurent-gbagbo7-Il y a quelques mois encore, cela paraissait impensable. Pourtant, ils sont de plus en plus nombreux à espérer que l’ancien président sera bientôt autorisé à quitter La Haye. Fût-ce provisoirement…Mais, ses partisans ne sont pas les seuls à l’attendre. A Abidjan, l’image fait fantasmer ses partisans. Pascal Affi Nguessan, le président du Front populaire ivoirien (Fpi), relâché en août après plus de deux années en prison, imagine déjà les scènes de joie qui ne manqueraient pas de saluer la libération de Laurent Gbagbo. Lui-même n’a-t-il pas été accueilli dans l’allégresse dans son village de Bongouanou, début août ? Ne lui a-t-on pas offert pagnes et moutons pour célébrer son retour ?

    A Paris, un ancien conseiller politique de Gbagbo promet, avec le même enthousiasme, des mou­vements de foule « plus grands que si Didier Drogba ramenait la Coupe du monde en Cote d’Ivoire ». Depuis Accra, où il s’est installé, Justin Koné Katinan, le porte-parole de l’ancien président, assure que, si son men­tor était libéré, des centaines de cadres du Fpi rentreraient au pays «puisqu’ils n’auraient plus de raison d’être en exil ». Gbagbo lui-même s’y verrait déjà, si l’on en croit l’un de ses proches: « Il est en train de faire ses valises ! ».

    Sauf que tous vont sans doute un peu vite en besogne, et que Gbagbo, hôte bien involontaire de la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, depuis le mois de novembre 2011, n’ignore pas que la partie s’annonce serrée. Qu’espèrent donc ses supporteurs ? Que la Cour pénale internationale (Cpi) trébuche, que les juges désavouent la procureure Fatou Bensouda et que les charges soient purement et simplement abandonnées faute d’un dossier d’accusation suffisamment solide. Quelles chances ont- ils de voir leur souhait exaucé ? Quasiment aucune, aurait -on dit il y a quelques mois, tant il paraissait improbable que Laurent Gbagbo, accusé de crimes contre l’humanité lors des violences postélectorales commises entre décembre 2010 et avril 2011 et confié aux bons soins de la Cpi par son successeur, puisse échapper aux rigueurs de la justice internationale.

    Camouflet. On aurait tort, pourtant, de ne voir là que la preuve d’un optimisme délirant. En juin dernier, les juges ont sommé Fatou Bensouda de revoir son dossier au motif que les éléments apportés lors de la première audience de confirmation des charges, en février 2013, ne les avaient pas convaincus. Pour la procureure, ce fut un camouflet. Pour les pro-Gbagbo, une raison d’espérer. « Nous avons gagné la bataille de la crédibilité, se réjouit l’un des défenseurs de l’ancien président. Ça a été un long travail, mais même les juges trouvent que Fatou Bensouda s’enferme dans une position politique. » Même s’il sous-estime l’opiniâtreté des équipes de la procureure, il attend beaucoup de la prochaine décision de la Cour qui, d’ici au 11 novembre, se prononcera sur les conditions du maintien en détention de Laurent Gbagbo.

    Habiba Touré, l’un des avocats de la famille Gbagbo, précise que, si l’ancien président devait être libéré en novembre, « ce serait vraisemblablement dans le cadre d’une liberté provisoire, en attendant la nouvelle audience de confirmation des charges prévue en janvier ou en février 2014 ». Laurent Gbagbo pourrait, dans l’intervalle, se rendre dans un pays signataire du traité de Rome, fondateur de la Cpi – et de préférence sur le continent, ajoute Me Touré. Une liste des pays susceptibles d’accueillir l’encombrant suspect a été établie par les avocats de Gbagbo – au premier rang desquels Me Altit – et soumise à la Cour. Mais elle est confi­dentielle, et c’est aux juges qu’il appartiendra de prendre une décision.

    A Abidjan pourtant, les suppositions vont bon train. La Côte d’Ivoire ? Inenvisageable compte tenu des relations entre Gbagbo et les autorités ivoiriennes. L’Ouganda ? Pourquoi pas. Yoweri Museveni a promis à Gbagbo de lui faire bon accueil. Mais, il n’a jamais fait mystère de son aversion pour la Cpi (même si l’Ouganda en est membre), et la Cour exige que les pays d’accueil s’engagent à transférer leur hôte à La Haye chaque fois que celui-ci sera convoqué pour une audience. Pas sûr que Kampala lui inspire cette confiance. L’Afrique du Sud est une autre possibilité- sans doute la plus sérieuse à l’heure actuelle. Selon 1’ancien conseiller de Gbagbo, cité plus haut, des contacts ont été pris avec Pretoria, qui est signataire du traité de Rome. « De nombreux chefs d’Etat africains sont d’accord pour que Gbagbo vienne chez eux, promet un proche de l’ex-président, mais ils ne tiennent pas forcément à ce que cela se sache dès maintenant. » Peut-être … Mais, on imagine mal un pays géographiquement proche de la Côte d’Ivoire se porter candidat et prendre le risque d’héberger sur son sol un potentiel fauteur de troubles.

    Comme le Christ. Rien de tout cela ne tempère l’optimisme des plus fervents adeptes de 1’ancien président, dont le nom est invoqué jusque dans ces églises où le Fpi croit pouvoir miser sur une intervention divine. « On invoque le Seigneur parce que notre Gbagbo a été victime d’une machination. Nous sommes sûrs qu’il sera bientôt parmi nous comme le Christ », prédit, exalté, un cadre du parti.

    En Côte d’Ivoire, certains se prennent même à rêver d’une libération rapide et définitive de leur ancien champion. Est-ce juridiquement possible ? Oui. Fatou Bensouda, que les juges ont renvoyée à sa copie, doit présenter de nouveaux éléments de preuve avant le 15 novembre. En juillet, elle s’est rendue en Côte d’Ivoire pour étoffer son dossier. Mais rien ne dit qu’elle sera cette fois plus convaincante et, à l’issue de la seconde audience de confirmation des charges, en début d’année prochaine, les juges pourraient ordonner la fin de la procédure.

    A moins qu’un procès, s’il devait finalement avoir lieu, n’aboutisse à un acquittement. Dans les deux cas, Laurent Gbagbo serait libre d’aller où il veut. Enfin presque… Pascal N’guessan a beau affirmer qu’« un Ivoirien ne peut pas être contraint à l’exil et que la logique voudrait que Gbagbo revienne en Cote d’Ivoire », il n’ y a pas, à Abidjan, que ses partisans qui 1’attendent. « C’est vrai que ce qui se passe à La Haye préoccupe beaucoup, concède un conseiller du président Ouattara. C’est vrai aussi que, si Gbagbo devait être libéré, nous préférerions qu’il ne revienne pas au pays. Et puis, ici, il y a toujours une procédure pendante devant la justice. » La menace est claire … et ne tombera certainement pas dans l’oreille d’un sourd. Car l’intervention de la Cpi n’a fait que suspendre les poursuites engagées en Côte d’Ivoire ; elle ne les a pas annulées. En août 2011, alors qu’il était en résidence surveillée à Korhogo, Gbagbo avait été inculpé pour crimes économiques après avoir été entendu par Simplice Koffi, à l’époque procureur de la République- et la justice ivoirienne est bien décidée à le lui rappeler si l’envie lui prenait de revenir au pays. Il n’empêche.

    Au quartier du Plateau, dans les couloirs du palais comme dans les salons des ministères, on redoute une éventuelle libération de celui qui présida aux destinées de la Côte d’lvoire pendant dix ans, de 2000 à 2010. A ses visiteurs du soir, Alassane Ouattara fait parfois part de son inquiétude, voire de son agacement face à la lenteur de la procédure. La libération de son prédécesseur, il ne veut pas en entendre parler. C’est à quatre de ses fidèles qu’il a d’ailleurs confié le suivi du dossier. II y a là Amadou Gon Coulibaly, ministre d’Etat et secrétaire général de la Présidence ; Mamadou Diané, conseiller spécial chargé des affaires juridiques; Gnénema Coulibaly, le ministre de la Justice (c’est lui qui, en juillet, a reçu Fatou Bensouda et l’a aidée à collecter de nouvelles preuves à charge), et Hamed Bakayoko, son collègue de l’Intérieur. Ensemble, ils informent régulièrement le chef de l’Etat et font le lien avec le bureau de la procureure. A Paris, les avocats de l’Etat ivoirien que sont Jean- Paul Benoît et Jean-Pierre Mignard suivent également le dossier et s’entretiennent régulièrement avec Abidjan sur la stratégie à adopter.

    Bakayoko ne croit pas vraiment en la possibilité d’une libération rapide de Gbagbo, et ses services n’ont pas mis en place de dispositif approprié. Toutefois, un système d’alerte existe déjà, qui s’appuie à la fois sur la gendarmerie, la police et l’armée, et qui pourrait être activé très rapidement s’il s’avérait nécessaire de contenir des débordements de joie (à Yopougon par exemple) ou des manifestations de mécontentement à Abobo, Adjamé ou Attécoubé, des quartiers réputés acquis à la cause du Rassemblement des républicains (Rdr, au pouvoir).

    Reclus. Conscients de l’enjeu, les proches de l’ancien chef de l’Etat savent qu’ils n’ont pas intérêt à jeter de l’huile sur le feu et jouent la carte de l’’apaisement. « Laurent Gbagbo a déjà relevé deux grands défis dans sa vie : il a apporté le multipartisme et s’est battu pour la souveraineté de son pays, estime Pascal Affi N’guessan. Son dernier défi, c’est la réconciliation nationale. S’il réussit, il n’aura plus rien à prouver. »

    En attendant, Gbagbo séjourne toujours dans le quartier VIP du centre pénitentiaire de la Cpi. « Quoi qu’on en dise, les circonstances n’ont pas changé, assure-t-on au bureau de la procureure. Nous n’avons pas plus de raisons de le remettre en liberté aujourd’hui qu’hier! » Dans l’entourage de Fatou Bensouda, on se dit confiant, même si l’on reconnaît qu’il est difficile (mais pas impossible) de prouver l’implication directe et personnelle de l’accusé. « Certes, renchérit un membre d’une Ong qui collabore avec la Cpi, ils ont des témoins à l’intérieur du camp Gbagbo. Mais encore faudrait- il être sûr qu’ils viendront témoigner. » Et que ferait Gbagbo s’il était libéré ? « C’est un homme qui aime la foule, répond Albert Bourgi, un ami de trente ans. Il a la politique dans l’âme et je ne le vois pas vivant reclus dans une villa. Il s’ennuierait trop. » Ses proches, pourtant, l’imaginent déjà rejoignant Nady Bamba, sa seconde épouse, qui vit entre les Etats-Unis et Accra avec leur fils de 11 ans, mais rarement aux côtés de l’ancienne Première dame, Simone Gbagbo, toujours détenue à Odienné, dans le nord de la Côte d’Ivoire.

    Le gouvemement a renoncé à la transférer à La Haye, pas à la faire juger pour crimes économiques. Et si Gbagbo recouvrait la liberté, serait-il le même qu’en 2011? « La prison change les gens, confie Pascal Affi N’guessan. Mais, pas forcément en mal. Elle permet de revisiter son parcours, de dépasser certaines rancœurs et d’aller à l’essentiel. Et puis la vengeance est une voie sans issue qui ne grandit personne. Gbagbo n’est pas dans cette logique-là. Il ne veut pas régler ses comptes, il veut construire et ne fera rien qui puisse diviser les Ivoiriens. » Pour Gbagbo, Affi N’guessan imagine deux options. « Il peut s’installer à Abidjan pour agir en faveur de la réconciliation ou se retirer dans son village de Mama pour écrire ses Mémoires. » Selon Justin Koné Katinan, « qu’il soit candidat ou qu’il aille au village, II dira: « Moi, j’ai pardonné, et je vous demande aussi de pardonner » .

    Politesses. Pourrait-il à nouveau être candidat ? C’est la question que tout le monde se pose. Affi N’guessan dit ne pas savoir ce qu’il en est et que c’est à Gbagbo lui-même qu’il conviendrait de poser la question. Même réponse de la part de Koné Katinan, qui estime toutefois que « Gbagbo, c’est la meilleure chance que le Fpi ait de gagner la présidentielle. Il fait l’unanimité dans [les] rangs ». En tout cas, conclut un de ses fideles, « la politique, il y pense du soir au matin ».

    A Scheveningen, Gbagbo prend son mal en patience. Ses conditions de détention n’ont plus rien à voir avec celles qu’il a connues à Korhogo: la nourriture est convenable, et la cellule individuelle est bien équipée (un bureau, une télévision et un accès à internet, mais sans possibilité d’envoyer de mails). Ses visiteurs assurent que le prisonnier est serein, que lui qui souffrait d’arthrose, de rhumatismes et de tension artérielle s’est refait une santé, qu’il lit beaucoup et de tout (les journaux, mais aussi Virgile, Platon ou Abobo-la-Guerre, de Leslie Varenne, que lui a apporté un autre de ses amis, le socialiste Guy Labertit), et travaille d’arrache-pied à sa vie d’après. Du fond de sa cellule, il plaiderait aussi pour l’apaisement. Sous le couvert de l’anonymat, ceux qui ont pu le rencontrer affirment qu’il a fait passer sur le terrain des consignes de retenue et en veulent pour preuve la baisse du nombre des attaques dans les régions frontalières avec le Liberia (attaques attribuées aux pro-Gbagbo).

    Charles Taylor, qui occupait jusqu’à récemment la cellule voisine de l’ancien président ivoirien, n’est plus là pour le distraire. Pendant des mois, le premier, nouvellement converti au judaïsme, et le second, évangélique fervent, ont eu soin d’échanger quelques politesses – souvent brèves, Gbagbo n’ayant, au dire de ses proches, qu’une maîtrise relative de l’anglais… Tout cela a pris fin le 15 octobre quand l’ancien président libérien, condamné en appel pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a été transféré vers la Grande­ Bretagne, où iI doit purger une peine de cinquante ans de prison. Pas sûr que Laurent Gbagbo y voie une raison d’espérer.

    Par J.A

  • Mandats présidentiels : onze hommes, une femme… un même dilemme

    Mandats présidentiels : onze hommes, une femme… un même dilemme

    Les chefs d’Etats de l’Union africaine réunis à Addis-Abeba, le 27 janvier 2013.
    Les chefs d’Etats de l’Union africaine réunis à Addis-Abeba, le 27 janvier 2013.

    -Les présidents finissent souvent par croire que ce qui est bon pour eux l’est aussi pour leur pays. La loi fondamentale de leur pays leur interdit en principe de se représenter. À moins qu’elle ne change… Douze présidents africains sont concernés par la tentation du mandat de trop.

    MOZAMBIQUE

    Armando Guebuza 70 ans
    Échéance électorale avril 2014

    Article 147 : la durée du mandat du président de la République est de cinq ans. Le président de la République ne peut être réélu qu’une seule fois.

    Réélu en 2012 à la tête du Frelimo, parti au pouvoir, Armando Guebuza a annoncé qu’il ne briguera pas de troisième mandat. Pourtant, beaucoup, y compris dans son entourage, lui prêtent des intentions contraires, entretenant ainsi le doute.

    NAMIBIE

    Hifikepunye Lucas Pohamba 78 ans
    Échéance électorale novembre 2014

    Article 29 : Le mandat du président est de cinq ans. Une personne ne peut exercer les fonctions plus de deux mandats.

    Son prédécesseur Sam Nujoma avait brigué et remporté un troisième mandat, après avoir modifié la Constitution. Mais Hifikepunye Lucas Pohamba apparaît comme un homme respectueux des lois qui, semble-t-il, n’envisage pas de prendre le chemin contesté de son aîné.

    CENTRAFRIQUE

    Michel Djotodia 64 ans
    Échéance électorale début 2015

    Accords de Libreville. Article 1 : Le président de la République en fonction ne peut se représenter pour un autre mandat. Article 6 : le Premier ministre ainsi que les autres membres du gouvernement de transition ne peuvent être candidats à la prochaine élection présidentielle.

    Pas question pour Michel Djotodia de succéder à lui-même en 2015. Il est sous très haute surveillance de la communauté internationale et il sait qu’en toute hypothèse il n’aurait aucune chance d’être élu, tant la Séléka est impopulaire.

    TANZANIE

    Jakaya Kikwete 63 ans
    Échéance électorale octobre 2015

    Article 40 et 42 : Le président occupe le poste pour une période de cinq ans. Nul ne peut être élu plus de deux fois.

    Élu en décembre 2005, Jakaya Kikwete a acquis une stature nationale et sous-régionale. Il pourrait être tenté de rester, soutenu par ses partisans qui avancent son “jeune âge” (63 ans) et ses bons résultats. L’escale du président américain Obama lors de sa tournée de juillet en Afrique a été perçue par ses proches comme un feu vert.

    BURKINA FASO

    Blaise Compaoré 62 ans
    Échéance électorale novembre 2015

    Article 37 : Le président est élu pour cinq ans au suffrage universel direct, égal et secret. Il est rééligible une fois.

    Blaise Compaoré esquive toute question sur ce sujet brûlant. Selon de bonnes sources, après avoir longtemps hésité, il serait presque décidé à se représenter. Au forceps ?

    BÉNIN

    Thomas Boni Yayi 61 ans
    Échéance électorale mars 2016

    Article 42 : Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois.

    Thomas Boni Yayi a juré au pape, à François Hollande et à Barack Obama qu’il ne se représenterait pas. Quelles que soient ses envies, il lui sera difficile de se dédire après de tels serments – publics qui plus est.

    CONGO-BRAZZAVILLE

    Denis Sassou Nguesso 70 ans
    Échéance électorale juillet 2016

    Article 57 : Le président de la République est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Il est rééligible une fois.

    Denis Sassou Nguesso ne s’est pas prononcé. Mais sa candidature est de plus en plus considérée comme probable. Via un référendum constitutionnel sur un changement de régime ?

    RDC

    Joseph Kabila 42 ans
    Échéance électorale décembre 2016

    Article 70 : Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour une durée de cinq ans renouvelable une seule fois.

    Joseph Kabila a affirmé qu’il respecterait “l’esprit et la lettre” de la Constitution. Mais un report de deux ans de l’élection présidentielle est envisagé.

    RWANDA

    Paul Kagamé 56 ans
    Échéance électorale juillet 2017

    Article 101 : Le président de la République est élu pour un mandat de sept ans renouvelable une seule fois. Nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels.

    Paul Kagamé a toujours répété qu’il se soumettrait à la Constitution. Mais il a laissé s’ouvrir un débat national sur la paix, la sécurité et le développement du Rwanda dont devrait découler l’identité (secondaire à ses yeux) de la personnalité le mieux à même de garantir ces valeurs cardinales. Lui-même ? C’est probable.

    BURUNDI

    Pierre Nkurunziza 49 ans
    Échéance électorale juin 2015

    Article 96 : Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois.

    Pierre Nkurunziza, “premier président de la période post-transition”, fait abstraction de son mandat de 2005 puisque élu au suffrage indirect “à titre exceptionnel”. Ses détracteurs n’y voient qu’une manoeuvre pour se maintenir au pouvoir. La bataille se jouera sur le terrain juridique.

    SIERRA LEONE

    Ernest Bai Koroma 60 ans
    Échéance électorale 2017

    Article 46 : Nul ne peut exercer les fonctions de président pendant plus de deux mandats de cinq ans chacun.

    Ernest Bai Koroma est déjà sur les rails d’une troisième candidature. Même s’il nie cette ambition, l’ouverture d’un vaste chantier de réforme de la Constitution en mai ainsi que les déclarations de ses plus proches collaborateurs contredisent ses propos.

    LIBERIA

    Ellen Johnson Sirleaf 75 ans
    Échéance électorale novembre 2017

    Article 50 : Le président est élu au suffrage universel […] pour un mandat de six ans […] Nul ne peut siéger comme président pendant plus de deux mandats.

    Ellen Johnson Sirleaf a pris goût au pouvoir. À l’aube de sa réélection fin 2011, elle disait vouloir “terminer ce qu’elle avait commencé”. En 2017, elle devrait toutefois respecter la Constitution, consciente des risques de troubles qui pourraient survenir si elle s’accrochait à son poste.

    Avec Jeune Afrique

  • Doublement choqué: Le Mlc a besoin d’une profonde introspection

    Doublement choqué: Le Mlc a besoin d’une profonde introspection

    MLC logo-La nuit du 23 au 24 novembre 2013 a sérieusement entamé le moral des militants du Mlc. Un événement douloureux et un autre malheureux se sont produits autour de minuit : l’assassinat de Lajos Bidiu Nkebi Nkebila et l’arrestation de Fidèle Babala Wandu, les deux à leurs domiciles respectifs. Député honoraire de la législature 2006-2011, le premier était le président fédéral du Mlc au Bas-Congo. Député en fonction, Fidèle Babala est le secrétaire général-adjoint du même parti. Le dimanche 24 novembre, le secrétaire général Thomas Luhaka a publié un communiqué dont le contenu suscite tellement d’interrogations que le conseil à prodiguer aux Bembistes est celui de se livrer à une introspection profonde. Et pour cause…

    On ne sait pas trop pourquoi le Mlc – qui célèbre pourtant son anniversaire le 30 octobre puisqu’étant créé le 30 octobre 1998, a choisi le week-end du 23 au 24 novembre 2013 pour commémorer ses 15 ans d’existence; la date du 24 novembre étant celle du coup d’Etat de 1965 ayant porté Mobutu au pouvoir.

    Qu’à cela cependant ne tienne !

    En relevant dans son communiqué le fait que l’assassinat de Lajos Bidiu est le troisième à survenir dans la ville de Kinshasa après ceux de Botheti et de Marius Gangale, le Mlc a bien raison de s’interroger “sur la finalité” de ces crimes “ qui viseraient l’intimidation de ses cadres et militants“. Car, non seulement qu’il est le seul parti congolais à connaître pareille succession de morts brutales, mais surtout – et c’est-là le contraste – il est l’un des rares à ne déranger ni la Majorité, ni l’Opposition au cours de ces trois ou quatre dernières années. Ce qui laisse planer un “mystère” qu’il faut absolument élucider au travers d’une introspection profonde.

    Il est vrai que, selon son communiqué, “ le MLC espère que les auteurs de ce crime seront arrêtés, poursuivis et condamnés ; ce qui n’a pas été le cas avec les deux précédents assassinats” et que, “Au-delà de ces faits, le MLC souligne l’incapacité du gouvernement de la république d’assurer la sécurité des citoyens“.

    Mais, avant d’en venir au risque de remise en cause du “pacte républicain” et, comme il le faire observer, de “conduire certaines personnes à adopter des positions radicales“, la sagesse devrait amener Thomas Luhaka et ses compagnons à s’interpeller.

    Sans être dans les secrets des dieux, il est de notoriété publique que trop de choses se disent sur Jean-Pierre Bemba dernier conseiller financier du maréchal, Jean-Pierre Bemba président du Mlc. Le lien entre tous ces cas, et peut-être bien d’autres, serait l’argent.

    Le Mlc devrait aider le gouvernement à l’aider à se sécuriser si jamais il existait une sorte de “contrat” dont il aurait connaissance.

    La conclusion se devine

    Dans le même communiqué, le secrétaire général du parti signale l’arrestation de “quatre compatriotes proches du sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo ont été arrêtés à la suite des mandats d’arrêts émis par la CPI“. Il est précisé qu’il s’agit de “Me Aimé Kilolo, avocat-conseil du sénateur Jean-Pierre Bemba devant la CPI, Jean-Jacques Kabongo, assistant de Me Kilolo, Narcisse Arido et de l’Honorable Fidèle Babala, député national et secrétaire général adjoint du MLC, arrêtés respectivement en Belgique, en Hollande, en France et en RDC“.

    Naturellement, le Mlc s’appesantit sur le cas de Fidèle Babala. Il estime que “les conditions d’arrestation de l’Honorable Babala, réalisées au mépris de la procédure interne et en violation des exigences des Statuts de Rome“. Le Mlc déplore “ l’empressement avec lequel les autorités de la république ont exécuté le mandat de la CPI” et constate que ” Cet empressement contraste avec la protection dont certains compatriotes, recherchés par la CPI, ont bénéficié de la part du gouvernement congolais“.

    Bien entendu, le parti “ s’étonne, par ailleurs, que cette arrestation intervienne au lendemain des Concertations nationales qui avaient pour objectif la recherche de la cohésion nationale“. La conclusion se devine : le Mlc “se réserve le droit de tirer toutes les conséquences qu’impose la gravité de la situation“.

    Gérer cette grosse épine plantée dans ses pieds

    L’observation que requiert le contenu de ce communiqué est que le parti ne fait nullement allusion aux motifs évoqués par la Cpi. C’est une attitude qui se conçoit et se comprend en communication politique; devoir de solidarité oblige.

    Mais, ce devoir, il faut d’emblée le préciser, ne résiste pas devant les motifs évoqués.

    Pour rappel, la Cour pénale internationale évoque le fait que ” Le juge unique a considéré qu’il y a des motifs raisonnables de croire que les personnes susmentionnées ont engagé leur responsabilité pénale en commettant des atteintes à l’administration de la justice (article 70 du Statut de Rome), consistant en la subornation de témoins devant la CPI et en la production d’éléments de preuve faux ou falsifiés en connaissance de cause. Les suspects auraient constitué un réseau aux fins de produire des documents faux ou falsifiés et de corrompre certaines personnes afin qu’elles fassent de faux témoignages dans l’affaire concernant M. Bemba“.

    Ces atteintes – croisons les doigts qu’elles ne soient pas avérées – sont d’une extrême gravité. Elles sont de nature à affecter la crédibilité internationale et nationale du Mlc. La production d’éléments de preuve faux ou falsifiés, la corruption et les faux témoignages sont des pratiques qui ne sont pas dignes des personnalités publiques, de surcroît politiques.

    Quelle est alors l’attitude raisonnable que le parti devrait adopter pour gérer cette grosse épine plantée dans ses pieds ?

    Ce n’est pas la menace qu’il veut exercer sur les acquis des Concertations nationales d’autant plus que les conditions d’arrestation ne sont pas plus importantes que les délits portés à charge du député national Fidèle Babala. Paul Madidi, en charge de la Communication de la Cpi en RDC,  a estimé que « C’est une procédure normale“, avant d’ajouter qu’”Il est tout à fait possible d’interpeller quelqu’un chez lui dans la nuit s’il n’a pas été possible de le faire avant ». Au demeurant, le Bureau de la Procureure de la Cpi à La Haye a abondé dans le même sens.

    Il en va de sa survie…

    La voie de la sagesse que le Mlc se doit d’emprunter est celle de s’en tenir justement aux recommandations des Concertations nationales. Dans son discours du 23 octobre 2013, le Chef de l’Etat a été suffisamment clair en déclarant, citation : ” Quant aux compatriotes détenus à la Cour Pénale Internationale, ainsi que devant d’autres juridictions à travers le monde, au nom de la réconciliation nationale et du droit des citoyens à la protection consulaire, je charge le gouvernement de faire le suivi de leurs dossiers“.         Fin de citation.

    En d’autres termes, le Mlc a tout à gagner en accompagnant le gouvernement dans le suivi des dossiers de Jean-Pierre Bemba, Fidèle Babala, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo et Narcisse Arido. Il a par contre tout à perdre à suivre les agitateurs de l’Opposition, loquaces quand il faut dénoncer, davantage loquaces quand il faut entretenir le moral de l’opinion, mais dramatiquement “arides” lorsqu’il est question d’affronter sur son terrain la Cpi.

    Le Mlc a besoin d’une profonde introspection.

    Il en va de sa survie.

    Omer Nsongo die Lema