Author: Don Kayembe

  • FIDELE BABALA MIS SUR ECOUTE DANS SES APPELS, TEXTOS et DEPLACEMENTS.

    FIDELE BABALA MIS SUR ECOUTE DANS SES APPELS, TEXTOS et DEPLACEMENTS.

    fidele babala-L’arrestation de Fidèle Babala Wandu n’a pas été opérée au hasard. Le bras droit de Jean-Pierre Bemba a été mis sur écoute depuis des mois et ses déplacements à l’étranger suivis et retracés, comme les autres prévenus, notamment l’avocat Aimé Kilolo, selon des sources proches de la sûreté belge. Ce qui implique que les services d’intelligence ont dû apporter leur contribution ici comme là-bas pour la collecte de la moisson des preuves -enregistrements sonores et textos- qui ont permis d’inculper les quatre suspects et Bemba lui-même. La nuit de son arrestation, samedi 23 novembre, Babala avait eu la prémonition qu’il allait se passer quelque chose. A 23 heures, le député MLC avait appelé Aubin Minaku pour solliciter s’entretenir avec lui, le lendemain, à la première heure à propos d’une question «très sensible». Avait-il eu déjà vent de la mise aux arrêts de Kilolo, intervenue quelques heures auparavant à l’aéroport de Zaventem, à Bruxelles, alors que le voyageur revenait de Douala, au Cameroun pour des contacts dans le cadre de la même affaire Bemba? Deux heures après son appel, sa résidence, à Righini, était prise d’assaut par des éléments de la police accompagnés des agents de l’ANR -Agence nationale de renseignement. Sa garde a tenté d’opposer une résistance avant que le maître des céans ne se rende, interpellé via un porte-voix qu’il s’agissait d’un mandat CPI en bonne et due forme pour «subornation des témoins». La nuit même, Babala a été verbalisé. Le matin, il s’est fait auditionné par le procureur général de la République en présence de ses avocats, Alexis Lenga et Jacques Djoli, tous deux cadres du MLC. En présence aussi de Minaku, tiré de son lit à six heures du matin. Pour son député, le speaker de l’Assemblée nationale n’aura ménagé aucun effort. Les marques de sommeil encore apparentes sur son visage poupon, Minaku est là pour essayer de voir s’il n’y pas lieu de sauver Babala. Quelle impuissance pour lui qu’en cette matière, les immunités ne jouent pas ou ne servent à rien. La voie de la liberté conditionnelle non plus face à l’ampleur de l’accusation appuyée sur des faits probants. Pas la moindre brèche pour convaincre le PGR qu’il faille prendre du temps pour examen.
    Pauvre Minaku qui trouve comme ultime recours de parler directement avec les envoyés de la CPI en attente, dans la salle d’à côté. Ceux-ci sont venus exécuter un mandat et n’ont rien à discuter avec qui que ce soit, comme ils le font savoir. S’ils ont accepté de parler avec le Président de l’Assemblée nationale, c’est par égard à son rang. De là, Minaku retrouve les députés MLC au très select restaurant Gaspatcho, connu pour la dextérité de ses maîtres à réussir autant la cuisine congolaise qu’occidentale. Qu’est-ce qu’ils ont l’air catastrophés les députés bembistes. Ils avaient passé la journée à célébrer, dans l’euphorie, les 15 ans d’existence de leur parti placé sous le signe de «l’alternative en 2016» et la nuit, la même, patatras, un de leurs a été pris pour la CPI et un autre, Lajos Bidiu Nkebi Nkebila, député 2006-2011 et président de la fédération du MLC-Bas-Congo, a été abattu de sang froid, dans sa parcelle. Lajos rentrait d’une fête de mariage, à trois heures du matin. Ses assassins, au nombre de trois, étaient tous cagoulés. Règlement des comptes ou simple crime crapuleux? Place à la première hypothèse d’autant que Lajos n’est pas le premier député MLC assassiné.
    Avant lui, il y a eu, Daniel Botheti, vice-président de l’Assemblée provinciale de la ville de Kinshasa et Marius Gangale, député provincial et président du groupe parlementaire MLC à la même assemblée. Difficile pour Minaku de rassurer des interlocuteurs aussi durement éprouvés. Son côté mère poule pour ses députés a fait qu’il a réussi à se faire écouter. Rendez-vous a été pris, séance tenante, pour le Palais du peuple, pour se retrouver avec les responsables et les délégués des autres groupes parlementaires. D’entrée de jeu, le MLC a menacé de claquer la porte de la salle des congrès. Avec assez de diplomatie, Minaku a ramené les Bembistes à la raison, laissant entrevoir la possibilité qu’il bataille pour une liberté conditionnelle en faveur de Babala, à l’ouverture du procès. «C’est possible pour une affaire qui ne comporte pas la même gravité que les crimes pour lesquels Bemba est poursuivi. Surtout si le prévenu plaide coupable», a expliqué un proche de Minaku. Le temps de regarder à sa montre, le pieux Minaku s’est rendu compte qu’il avait passé toute sa journée dominicale à mettre du baume au coeur de ses députés bembistes et qu’il avait brûlé l’heure de son rendez-vous avec Dieu. Puisque son sacrifice l’a été pour le bien, Dieu comprendra. Plus tard, vers la fin de l’après-midi, Minaku était encore sollicité au moment où Babala allait embarquer à bord du Jet de la CPI, à l’aéroport international de N’Djili. Il fallait qu’il fasse quelque chose pour que Mme Babala ait accès à son mari. Requête qui a buté à une fin de non-recevoir des hommes de la CPI qui ont affirmé que le prévenu ne pourra voir personne avant 72 heures. Dans les faits, cette affaire rend plus complexe la situation de Bemba.
    Déjà que sa défense ne sera pas aisée à conduire sans la présence de Kilolo, l’homme le plus rodé au dossier après la mort de Me Kwebe Liris. Pour un procès aussi costaud, un nouvel avocat peut prendre plusieurs mois pour pénétrer toutes les pièces du dossier et définir la stratégie de défense. Pire, Bemba risque de voir certains témoignages à décharge être déconsidérés en vertu du principe de droit selon lequel la fraude corrompt tout. Pourtant, il y en avait bien eu des témoignages à décharge qui avaient fait croire que Bemba allait s’en tirer, sinon avec une peine légère. Concerné lui dans cette affaire de subornation des témoins, cette nouvelle charge ne manquera pas d’alourdir sa condamnation s’il était reconnu coupable. Jusque le secrétaire général du MLC n’a fait aucune déclaration. La position officielle du parti est attendue cet après-midi. Sûrement que les Bembistes iront dans le sens d’une radicalisation face au régime qui avait promis d’oeuvrer pour les personnalités politiques détenues à la CPI mais qui a collaboré pour l’arrestation de Babala là où, par le passé, les exigences de paix avaient plaidé pour surseoir au transfèrement de Bosco Ntaganda à la CPI. Fini donc la cohésion aux yeux des Bembistes. Comme d’autres opposants qui savent ce que ça veut dire de tirer les leçons lorsque le malheur arrive à un autre.

    par Paul Muland.

  • Rétrospective sur les élections du 28 novembre 2011

    Rétrospective sur les élections du 28 novembre 2011

    RDC Election 2011- Logo-Rétrospective sur les élections du 28 novembre 2011:  26 novembre 2011 : la fête de la démocratie gâchée !

    Le candidat n°3 Joseph Kabila Kabange et sa Majorité présidentielle (Mp) au stade des Martyrs, le candidat n°11 Etienne Tshisekedi wa Mulumba et l’Opposition aile Fatima à l’esplanade du Palais du Peuple (et non au stade Tata Raphaël comme le dit à Mbuji-Mayi le lider maximo ou au stade des Martyrs comme le prétend son staff) et le candidat n°5 Vital Kamerhe Iwa Kanyinginyi au stade Tata Raphaël, la clôture de la campagne électorale lancée un mois plus tôt, précisément le 28 octobre 2011, se veut la fête de la Démocratie ce samedi 26 novembre 2011…

     Les observateurs avertis ont encore à l’esprit la présence, à Goma, du candidat n°3 et du candidat n°11 le 14 novembre ; le second ayant précédé le premier de moins d’une heure. Et même celle de Butembo le 16 novembre, pour ne pas citer la présence du candidat n°3 et du candidat n°4 à Kisangani, le 18 novembre 2011.

    Pour revenir à Goma, fait absolument à noter : en moins de deux heures, les deux candidats débarquent à l’aéroport dans deux Jets de même type. Deux oiseaux blancs sur le même tarmac. Chacun à son tour évidemment, ils empruntent la même avenue, de l’aéroport au quartier Birere.

    Tshisekedi choisit le stade Volcans de Birere, Kabila un peu plus loin la place Onc.

    Après les meetings respectifs, le candidat n°11 quitte Goma pour Bukavu tandis que le candidat n°3 s’enfonce dans le Nord-Kivu profond en se rendant successivement à Walikale, à Masisi, à Kitshanga et à Rutshuru.

    La présence de ces deux candidats à Goma et à Butembo le même jour et à des endroits éloignés de moins d’un kilomètre ne suscite aucun incident. La Presse salue cet esprit de tolérance. Ce qui ne peut que rassurer les esprits le samedi 26 novembre, au lever du jour à Kinshasa.

    Hélas ! De l’esplanade du Palais du Peuple où je me trouve aux environs de 7h30 pour me rendre à l’aéroport international de Ndjili en vue de couvrir l’arrivée du candidat n°3 en provenance du Bas-Congo, je perçois des signes de fébrilité non rassurants. La foule, qui s’amasse devant la tribune, est visiblement montée contre toute personne ou tout véhicule arborant tout matériel de campagne avec effigie de Joseph Kabila Kabange.

    C’est particulièrement sur le boulevard Lumumba, à partir du croisement avec le boulevard Sendwe, que l’animosité redouble d’intensité. Plus l’on avance vers l’aéroport, plus s’accroît la menace.

    Sur le tronçon pont Matete-camp Badara, on ne sait pas trop bien faire la différence entre, d’un côté, les partisans et les sympathisants de l’Opposition, particulièrement ceux d’Etienne Tshisekedi, et, de l’autre, les marcheurs qui envahissent chaque samedi la chaussée pour le jogging matinal auquel prennent part des adultes certes, mais aussi et surtout des enfants. On entend des chants et des cris alarmants. 

    C’est à l’aéroport de Ndjili, dans les installations de la Rva attenantes au salon VIP, que je prends la mesure du péril : c’est en sang que partisans et sympathisants de Joseph Kabila Kabange débarquent des bus CityTrain aux vitres et phares cassés. Ils avouent avoir été attaqués par des Tshisekedistes, principalement à partir du lieu-dit « Eucalyptus de Ndjili ».

    Sur ces entrefaites, Augustin Katumba (paix à son âme), André Kimbuta et bien d’autres personnalités de la Majoirté présidentielle, (Mp) présents au salon VIP pour accueillir le candidat n°3, se concertent. Deux décisions tombent. Primo, l’annulation de toutes les manifestations publiques à caractère politique prévues à cette date. Car la ville est effectivement en train de brûler. Secundo, la délocalisation de l’atterrissage du candidat n°3. Ce n’est plus à l’aéroport de Ndjili, mais à l’aérodrome de Ndolo, à une dizaine de kilomètres en direction du centre-ville.

    C’est en cortège que la délégation du candidat n°3 quitte les lieux et s’engage sur le boulevard Lumumba avant de prendre l’avenue Funa pour déboucher sur l’aérodrome.

    Du véhicule, j’aperçois des adultes, mais aussi des enfants caillaissant le cortège.

    J’en viens à me demander si c’est bien les riverains des communes de Ndjili, de Masina et de  Kimbanseke qui se livrent à ces exactions, car cela ne leur ressemble pas. Depuis les événements du 2 août 1998, la Tshangu – contrairement à ce qui se dit – n’a jamais été anti-Kabila. On n’a qu’à se référer au bain de foule que Joseph Kabila s’offre sur le boulevard Lumumba chaque fois qu’il descend de son véhicule et fait les cent pas. On en veut pour preuve le bain de foule post-électoral qui va se produire en février 2012 alors qu’il revient de sa ferme de Kingakati. Parenthèse ouverte, parenthèse fermée. 

     

    Mort d’hommes au siège du Palu

     

    En contre-sens, à partir de l’échangeur de Limete, je vois ce samedi 26 novembre 2011 des jeunes gens, manifestement pro-Tshisekedi, en train de remonter le boulevard Lumumba, en direction de l’aéroport de Ndjili, prêts à en découdre avec tout ce qui porte les symboles de l’Etat et les signes du régime Kabila.

    A l’atterrissage du candidat n°3, ses partisans et ses sympathisants, partis du stade des Martyrs situé à près d’un kilomètre et demi, envahissent l’aérodrome et les parages. Le protocole est assuré au minimum. Joseph Kabila Kabange quitte Ndolo après le bain de foule, prend la direction du pont Kasa-Vubu (Cabu) par une avenue de la Funa envahie par les Kinois qui se reconnaissent en lui et rentre en sa résidence, en passant par l’esplanade du Palais du Peuple presque vidé des Tshisekedistes, tous en route pour l’aéroport de Ndjili.

    C’est alors que nous apprenons l’atterrissage imminent, sur le même aérodrome de Ndolo, du candidat n°11 en provenance, lui aussi, du Bas-Congo ! Renseignements pris : son avion est dérouté sur cette piste pour éviter des affrontements, car les informations font déjà état des casses et d’éventualité de mort d’homme au siège du Parti lumumbiste unifié, Palu, du patriarche Antoine Gizenga, allié de Joseph Kabila. Ce siège est situé sur le boulevard Lumumba, quartier De Bonhomme, non loin du pont Matete. C’est le passage obligé pour se rendre à l’aéroport de Ndjili ou pour en revenir.

    Vérification faite plus tard : il y a effectivement mort d’hommes au siège du Palu. Dans un premier temps, deux sur place ; dans un second temps, quatre des suites de blessures graves subies ! Violences dues à l’attaque du siège du parti par les partisans et les sympathisants de l’Udps.

    Or, tout le monde sait que des affrontements entre l’Udps et le Palu à Kinshasa ne pourraient que dégénérer au Bandundu, au Kasaï Occidental et au Kasaï Oriental, peut-être avec débordements au Katanga.

    Dans un pays encore fragilisé par une campagne électorale caractérisée par des provocations délibérées, tout peut arriver. Particulièrement le pire.

     

    Mauvais perdants…

     

    La Garde républicaine aurait-elle tiré à bout portant sur les passants, comme l’affirmeront plus tard l’Udps, l’Opposition-Fatima, les ONG de défense des droits de l’homme et les médias pro-Tshisekedi,  et même l’archevêque de Kinshasa, en conclusion de sa déclaration du 12 décembre 2011, lorsqu’il écrit, au point 4,  « Dix-huit morts pour des élections, c’est trop !» ? Si tel était le cas, ce serait un vrai carnage.

    Fait étrange : l’unique photo de la Garde républicaine publiée par les anti-Kabila montre deux éléments tirant plutôt en l’air ! Oui, en l’air. Et, en plus, sans préciser quand, où et en quelles circonstances.

    Ce que l’on sait, c’est que l’Anr (Agence nationale des renseignements) procédera dix semaines plus tard, précisément le mercredi 8 février 2012, à l’arrestation de Me Jacquemin Shabani en partance pour l’Allemagne. Dans le lap top du secrétaire général de l’Udps, déchu finalement de ses fonctions,  l’Agence trouve un bon nombre de photos dont l’une montre des agents de l’ordre braquant des armes sur un groupe d’hommes apeurés. Vérification faite : cette photo est de la Côte d’Ivoire !

    Fait tout étrange : l’ONG Human Rights Watch, qui s’empresse de publier son rapport faisant état du décès de 18 personnes dont 14 membres de l’Udps tués à bout portant, se révèle jusqu’en ce mois d’avril 2013 incapable de produire les preuves réclamées par le Gouvernement. Elle est toujours attendue par la Haute cour militaire en qualité de renseignante.

    Je continue par voie de conséquence de me poser cette question simple : rentré de sa campagne électorale revigoré par, d’un côté, la forte mobilisation de son électorat et, de l’autre, la confirmation des fissures au sein de l’Opposition partie en « désordre de bataille » (pour reprendre le titre d’un périodique), qu’est-ce que Joseph Kabila Kabange engrange comme dividendes des troubles « planifiés » pour le samedi 26 novembre 2011 alors que le scrutin à un tour lui est  favorable ?

    Il sait, au 25 novembre 2011, ses chances de l’emporter accrues…

    S’il se trouve, de ce fait, un candidat conscient de perdre, un candidat qui a tout intérêt à perturber les scrutins du 28 novembre 2011 en se servant des incidents du 26 novembre pour parvenir à ses fins, il est à chercher ailleurs. Naturellement dans le camp des 10 candidats Opposants. Après tout, les 10 candidats Opposants ne peuvent pas ne pas avoir conscience du fait que pour un scrutin à tour unique, leur « coalition » est certes de nature à réduire considérablement le potentiel électoral favorable à Joseph Kabila Kabange, selon le « triangle nucléaire » imaginé par Vital Kamerhe. Mais ils ne peuvent en ignorer l’effet boomerang sur eux-mêmes en ce que, en se partageant leur propre potentiel électoral, ils se tirent tous par le bas et que les voix obtenues par les 9 autres candidats sont des voix perdues puisque ne pouvant servir à quelque repositionnement !

    Kinshasa, qui s’apprête le samedi 26 décembre 2011 à célébrer la fête de la Démocratie, voit celle-ci gâchée délibérément par des mauvais perdants. Ceux qui ne veulent pas d’élections en 2011 parce qu’ils n’en ont jamais voulu au cours des 51 ans d’indépendance du pays, rivés qu’ils sont au schéma du partage du pouvoir.

     

    Omer Nsongo die Lema

  • Rwanda : Seuls 13 à 16 % de la population ont accès à l’électricité

    Rwanda : Seuls 13 à 16 % de la population ont accès à l’électricité

    poteau electrique-Actuellement 360 000 ménages, ont accès à l’électricité, ce qui équivaut selon le gouvernement à 16% de la population rwandaise[1]. Cependant selon la Banque mondiale il s’agirait plutôt de 13 %  de la population[2]. Afin d’y remédier, le Premier ministre rwandais, Dr. Pierre Damien Habumuremyi a annoncé le 15 novembre 2013, au parlement, que le pays allait  doubler sa production électrique pendant l’année fiscale de 2013/2014.

    L’objectif est d’augmenter la production actuelle de 110.8 Mégawatts à 210.8 Mégawatts pendant l’année fiscale de 2013/2014, ce qui signifierait que 450 000 ménages seraient connectés au réseau électrique.

    D’après le Premier ministre, plusieurs enquêtes sur la production électrique au Rwanda ont été menées afin d’aboutir à la création de plans pour augmenter le volume d’électricité produit dans les usines les plus importantes. Au Rwanda, le courant est aujourd’hui  produit, en grande partie, par des installations hydro-électriques et l’eau est une source d’énergie bon marché. Néanmoins des problèmes techniques ont dernièrement causé des coupures d’électricité assez fréquentes. Ceci a forcé les ménages et les entreprises à recourir au courant fourni par la combustion de biomasse ou de diesel, une source d’énergie coûteuse et nuisible pour l’environnement.

    Le but est donc d’améliorer et d’augmenter l’approvisionnement en électricité, donc de rallier plus de ménages à un réseau électrique plus performant et de diversifier les sources d’énergie. D’une part, cela demandera une amélioration de la technologie utilisée et la réalisation de projets pour gagner de l’énergie fournie par des sources alternatives comme la combustion de la tourbe ou le gaz méthane qui se trouve dans le lac Kivu. D’autre part le Rwanda pourrait profiter de ses terres volcaniques pour produire de l’électricité par le moyen de l’énergie géothermique[3].

    Ainsi, le gouvernement cherche également à améliorer l’infrastructure du pays afin d’attirer les investisseurs étrangers et augmenter le chiffre d’affaires des entreprises nationales. En effet il a été constaté que le secteur agricole produisait moins de biens exportables parce que les machines nécessaires pour travailler les produits de base, cultivés sur le sol rwandais comme par exemple le thé ou le café, ne recevaient pas d’électricité ou encore que le chiffre d’affaires des entreprises privées diminuait considérablement à cause de l’électricité chère importée des pays voisins ou générée par des méthodes de production couteuses.

    Afin de réalisé ce projet d’électricité du programme EDPRS le Rwanda recevra plus de 100 Millions de dollars de la Banque Mondiale pour atteindre et quelques 200 Millions de dollars seront aussi investi par des pays comme le Japon, l’Arabie Saoudite et autres organisations de développement.

    Cependant, beaucoup de problèmes doivent être résolu à l’instar de l’actualisation de la technologie pour améliorer la productivité des usines déjà existantes et pour pouvoir améliorer le réseau de distribution. En effet, selon l’opinion de certains experts, même avec tous ces projets envisagés par l’État,  seulement 40% de la population aura du courant d’ici jusqu’en 2020, à cause des problèmes de réseau et de distribution. Il est difficile et surtout cher de fournir de l’électricité à chaque ménage à n’importe quel endroit. Certaines estimations disent que les coûts pour rallier un seul ménage au réseau électrique pourront s’élever jusqu’à 1200 dollars. Un prix très haut pour l’État et énorme pour les ménages.

     

    Blaise Linaniye

    Jambonews.net

  • Gbagbo: Enquête exclusive -Jeune afrique fait de graves révélations sur l’audience de Gbagbo !

    Gbagbo: Enquête exclusive -Jeune afrique fait de graves révélations sur l’audience de Gbagbo !

    laurent-gbagbo7-Il y a quelques mois encore, cela paraissait impensable. Pourtant, ils sont de plus en plus nombreux à espérer que l’ancien président sera bientôt autorisé à quitter La Haye. Fût-ce provisoirement…Mais, ses partisans ne sont pas les seuls à l’attendre. A Abidjan, l’image fait fantasmer ses partisans. Pascal Affi Nguessan, le président du Front populaire ivoirien (Fpi), relâché en août après plus de deux années en prison, imagine déjà les scènes de joie qui ne manqueraient pas de saluer la libération de Laurent Gbagbo. Lui-même n’a-t-il pas été accueilli dans l’allégresse dans son village de Bongouanou, début août ? Ne lui a-t-on pas offert pagnes et moutons pour célébrer son retour ?

    A Paris, un ancien conseiller politique de Gbagbo promet, avec le même enthousiasme, des mou­vements de foule « plus grands que si Didier Drogba ramenait la Coupe du monde en Cote d’Ivoire ». Depuis Accra, où il s’est installé, Justin Koné Katinan, le porte-parole de l’ancien président, assure que, si son men­tor était libéré, des centaines de cadres du Fpi rentreraient au pays «puisqu’ils n’auraient plus de raison d’être en exil ». Gbagbo lui-même s’y verrait déjà, si l’on en croit l’un de ses proches: « Il est en train de faire ses valises ! ».

    Sauf que tous vont sans doute un peu vite en besogne, et que Gbagbo, hôte bien involontaire de la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, depuis le mois de novembre 2011, n’ignore pas que la partie s’annonce serrée. Qu’espèrent donc ses supporteurs ? Que la Cour pénale internationale (Cpi) trébuche, que les juges désavouent la procureure Fatou Bensouda et que les charges soient purement et simplement abandonnées faute d’un dossier d’accusation suffisamment solide. Quelles chances ont- ils de voir leur souhait exaucé ? Quasiment aucune, aurait -on dit il y a quelques mois, tant il paraissait improbable que Laurent Gbagbo, accusé de crimes contre l’humanité lors des violences postélectorales commises entre décembre 2010 et avril 2011 et confié aux bons soins de la Cpi par son successeur, puisse échapper aux rigueurs de la justice internationale.

    Camouflet. On aurait tort, pourtant, de ne voir là que la preuve d’un optimisme délirant. En juin dernier, les juges ont sommé Fatou Bensouda de revoir son dossier au motif que les éléments apportés lors de la première audience de confirmation des charges, en février 2013, ne les avaient pas convaincus. Pour la procureure, ce fut un camouflet. Pour les pro-Gbagbo, une raison d’espérer. « Nous avons gagné la bataille de la crédibilité, se réjouit l’un des défenseurs de l’ancien président. Ça a été un long travail, mais même les juges trouvent que Fatou Bensouda s’enferme dans une position politique. » Même s’il sous-estime l’opiniâtreté des équipes de la procureure, il attend beaucoup de la prochaine décision de la Cour qui, d’ici au 11 novembre, se prononcera sur les conditions du maintien en détention de Laurent Gbagbo.

    Habiba Touré, l’un des avocats de la famille Gbagbo, précise que, si l’ancien président devait être libéré en novembre, « ce serait vraisemblablement dans le cadre d’une liberté provisoire, en attendant la nouvelle audience de confirmation des charges prévue en janvier ou en février 2014 ». Laurent Gbagbo pourrait, dans l’intervalle, se rendre dans un pays signataire du traité de Rome, fondateur de la Cpi – et de préférence sur le continent, ajoute Me Touré. Une liste des pays susceptibles d’accueillir l’encombrant suspect a été établie par les avocats de Gbagbo – au premier rang desquels Me Altit – et soumise à la Cour. Mais elle est confi­dentielle, et c’est aux juges qu’il appartiendra de prendre une décision.

    A Abidjan pourtant, les suppositions vont bon train. La Côte d’Ivoire ? Inenvisageable compte tenu des relations entre Gbagbo et les autorités ivoiriennes. L’Ouganda ? Pourquoi pas. Yoweri Museveni a promis à Gbagbo de lui faire bon accueil. Mais, il n’a jamais fait mystère de son aversion pour la Cpi (même si l’Ouganda en est membre), et la Cour exige que les pays d’accueil s’engagent à transférer leur hôte à La Haye chaque fois que celui-ci sera convoqué pour une audience. Pas sûr que Kampala lui inspire cette confiance. L’Afrique du Sud est une autre possibilité- sans doute la plus sérieuse à l’heure actuelle. Selon 1’ancien conseiller de Gbagbo, cité plus haut, des contacts ont été pris avec Pretoria, qui est signataire du traité de Rome. « De nombreux chefs d’Etat africains sont d’accord pour que Gbagbo vienne chez eux, promet un proche de l’ex-président, mais ils ne tiennent pas forcément à ce que cela se sache dès maintenant. » Peut-être … Mais, on imagine mal un pays géographiquement proche de la Côte d’Ivoire se porter candidat et prendre le risque d’héberger sur son sol un potentiel fauteur de troubles.

    Comme le Christ. Rien de tout cela ne tempère l’optimisme des plus fervents adeptes de 1’ancien président, dont le nom est invoqué jusque dans ces églises où le Fpi croit pouvoir miser sur une intervention divine. « On invoque le Seigneur parce que notre Gbagbo a été victime d’une machination. Nous sommes sûrs qu’il sera bientôt parmi nous comme le Christ », prédit, exalté, un cadre du parti.

    En Côte d’Ivoire, certains se prennent même à rêver d’une libération rapide et définitive de leur ancien champion. Est-ce juridiquement possible ? Oui. Fatou Bensouda, que les juges ont renvoyée à sa copie, doit présenter de nouveaux éléments de preuve avant le 15 novembre. En juillet, elle s’est rendue en Côte d’Ivoire pour étoffer son dossier. Mais rien ne dit qu’elle sera cette fois plus convaincante et, à l’issue de la seconde audience de confirmation des charges, en début d’année prochaine, les juges pourraient ordonner la fin de la procédure.

    A moins qu’un procès, s’il devait finalement avoir lieu, n’aboutisse à un acquittement. Dans les deux cas, Laurent Gbagbo serait libre d’aller où il veut. Enfin presque… Pascal N’guessan a beau affirmer qu’« un Ivoirien ne peut pas être contraint à l’exil et que la logique voudrait que Gbagbo revienne en Cote d’Ivoire », il n’ y a pas, à Abidjan, que ses partisans qui 1’attendent. « C’est vrai que ce qui se passe à La Haye préoccupe beaucoup, concède un conseiller du président Ouattara. C’est vrai aussi que, si Gbagbo devait être libéré, nous préférerions qu’il ne revienne pas au pays. Et puis, ici, il y a toujours une procédure pendante devant la justice. » La menace est claire … et ne tombera certainement pas dans l’oreille d’un sourd. Car l’intervention de la Cpi n’a fait que suspendre les poursuites engagées en Côte d’Ivoire ; elle ne les a pas annulées. En août 2011, alors qu’il était en résidence surveillée à Korhogo, Gbagbo avait été inculpé pour crimes économiques après avoir été entendu par Simplice Koffi, à l’époque procureur de la République- et la justice ivoirienne est bien décidée à le lui rappeler si l’envie lui prenait de revenir au pays. Il n’empêche.

    Au quartier du Plateau, dans les couloirs du palais comme dans les salons des ministères, on redoute une éventuelle libération de celui qui présida aux destinées de la Côte d’lvoire pendant dix ans, de 2000 à 2010. A ses visiteurs du soir, Alassane Ouattara fait parfois part de son inquiétude, voire de son agacement face à la lenteur de la procédure. La libération de son prédécesseur, il ne veut pas en entendre parler. C’est à quatre de ses fidèles qu’il a d’ailleurs confié le suivi du dossier. II y a là Amadou Gon Coulibaly, ministre d’Etat et secrétaire général de la Présidence ; Mamadou Diané, conseiller spécial chargé des affaires juridiques; Gnénema Coulibaly, le ministre de la Justice (c’est lui qui, en juillet, a reçu Fatou Bensouda et l’a aidée à collecter de nouvelles preuves à charge), et Hamed Bakayoko, son collègue de l’Intérieur. Ensemble, ils informent régulièrement le chef de l’Etat et font le lien avec le bureau de la procureure. A Paris, les avocats de l’Etat ivoirien que sont Jean- Paul Benoît et Jean-Pierre Mignard suivent également le dossier et s’entretiennent régulièrement avec Abidjan sur la stratégie à adopter.

    Bakayoko ne croit pas vraiment en la possibilité d’une libération rapide de Gbagbo, et ses services n’ont pas mis en place de dispositif approprié. Toutefois, un système d’alerte existe déjà, qui s’appuie à la fois sur la gendarmerie, la police et l’armée, et qui pourrait être activé très rapidement s’il s’avérait nécessaire de contenir des débordements de joie (à Yopougon par exemple) ou des manifestations de mécontentement à Abobo, Adjamé ou Attécoubé, des quartiers réputés acquis à la cause du Rassemblement des républicains (Rdr, au pouvoir).

    Reclus. Conscients de l’enjeu, les proches de l’ancien chef de l’Etat savent qu’ils n’ont pas intérêt à jeter de l’huile sur le feu et jouent la carte de l’’apaisement. « Laurent Gbagbo a déjà relevé deux grands défis dans sa vie : il a apporté le multipartisme et s’est battu pour la souveraineté de son pays, estime Pascal Affi N’guessan. Son dernier défi, c’est la réconciliation nationale. S’il réussit, il n’aura plus rien à prouver. »

    En attendant, Gbagbo séjourne toujours dans le quartier VIP du centre pénitentiaire de la Cpi. « Quoi qu’on en dise, les circonstances n’ont pas changé, assure-t-on au bureau de la procureure. Nous n’avons pas plus de raisons de le remettre en liberté aujourd’hui qu’hier! » Dans l’entourage de Fatou Bensouda, on se dit confiant, même si l’on reconnaît qu’il est difficile (mais pas impossible) de prouver l’implication directe et personnelle de l’accusé. « Certes, renchérit un membre d’une Ong qui collabore avec la Cpi, ils ont des témoins à l’intérieur du camp Gbagbo. Mais encore faudrait- il être sûr qu’ils viendront témoigner. » Et que ferait Gbagbo s’il était libéré ? « C’est un homme qui aime la foule, répond Albert Bourgi, un ami de trente ans. Il a la politique dans l’âme et je ne le vois pas vivant reclus dans une villa. Il s’ennuierait trop. » Ses proches, pourtant, l’imaginent déjà rejoignant Nady Bamba, sa seconde épouse, qui vit entre les Etats-Unis et Accra avec leur fils de 11 ans, mais rarement aux côtés de l’ancienne Première dame, Simone Gbagbo, toujours détenue à Odienné, dans le nord de la Côte d’Ivoire.

    Le gouvemement a renoncé à la transférer à La Haye, pas à la faire juger pour crimes économiques. Et si Gbagbo recouvrait la liberté, serait-il le même qu’en 2011? « La prison change les gens, confie Pascal Affi N’guessan. Mais, pas forcément en mal. Elle permet de revisiter son parcours, de dépasser certaines rancœurs et d’aller à l’essentiel. Et puis la vengeance est une voie sans issue qui ne grandit personne. Gbagbo n’est pas dans cette logique-là. Il ne veut pas régler ses comptes, il veut construire et ne fera rien qui puisse diviser les Ivoiriens. » Pour Gbagbo, Affi N’guessan imagine deux options. « Il peut s’installer à Abidjan pour agir en faveur de la réconciliation ou se retirer dans son village de Mama pour écrire ses Mémoires. » Selon Justin Koné Katinan, « qu’il soit candidat ou qu’il aille au village, II dira: « Moi, j’ai pardonné, et je vous demande aussi de pardonner » .

    Politesses. Pourrait-il à nouveau être candidat ? C’est la question que tout le monde se pose. Affi N’guessan dit ne pas savoir ce qu’il en est et que c’est à Gbagbo lui-même qu’il conviendrait de poser la question. Même réponse de la part de Koné Katinan, qui estime toutefois que « Gbagbo, c’est la meilleure chance que le Fpi ait de gagner la présidentielle. Il fait l’unanimité dans [les] rangs ». En tout cas, conclut un de ses fideles, « la politique, il y pense du soir au matin ».

    A Scheveningen, Gbagbo prend son mal en patience. Ses conditions de détention n’ont plus rien à voir avec celles qu’il a connues à Korhogo: la nourriture est convenable, et la cellule individuelle est bien équipée (un bureau, une télévision et un accès à internet, mais sans possibilité d’envoyer de mails). Ses visiteurs assurent que le prisonnier est serein, que lui qui souffrait d’arthrose, de rhumatismes et de tension artérielle s’est refait une santé, qu’il lit beaucoup et de tout (les journaux, mais aussi Virgile, Platon ou Abobo-la-Guerre, de Leslie Varenne, que lui a apporté un autre de ses amis, le socialiste Guy Labertit), et travaille d’arrache-pied à sa vie d’après. Du fond de sa cellule, il plaiderait aussi pour l’apaisement. Sous le couvert de l’anonymat, ceux qui ont pu le rencontrer affirment qu’il a fait passer sur le terrain des consignes de retenue et en veulent pour preuve la baisse du nombre des attaques dans les régions frontalières avec le Liberia (attaques attribuées aux pro-Gbagbo).

    Charles Taylor, qui occupait jusqu’à récemment la cellule voisine de l’ancien président ivoirien, n’est plus là pour le distraire. Pendant des mois, le premier, nouvellement converti au judaïsme, et le second, évangélique fervent, ont eu soin d’échanger quelques politesses – souvent brèves, Gbagbo n’ayant, au dire de ses proches, qu’une maîtrise relative de l’anglais… Tout cela a pris fin le 15 octobre quand l’ancien président libérien, condamné en appel pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a été transféré vers la Grande­ Bretagne, où iI doit purger une peine de cinquante ans de prison. Pas sûr que Laurent Gbagbo y voie une raison d’espérer.

    Par J.A

  • Mandats présidentiels : onze hommes, une femme… un même dilemme

    Mandats présidentiels : onze hommes, une femme… un même dilemme

    Les chefs d’Etats de l’Union africaine réunis à Addis-Abeba, le 27 janvier 2013.
    Les chefs d’Etats de l’Union africaine réunis à Addis-Abeba, le 27 janvier 2013.

    -Les présidents finissent souvent par croire que ce qui est bon pour eux l’est aussi pour leur pays. La loi fondamentale de leur pays leur interdit en principe de se représenter. À moins qu’elle ne change… Douze présidents africains sont concernés par la tentation du mandat de trop.

    MOZAMBIQUE

    Armando Guebuza 70 ans
    Échéance électorale avril 2014

    Article 147 : la durée du mandat du président de la République est de cinq ans. Le président de la République ne peut être réélu qu’une seule fois.

    Réélu en 2012 à la tête du Frelimo, parti au pouvoir, Armando Guebuza a annoncé qu’il ne briguera pas de troisième mandat. Pourtant, beaucoup, y compris dans son entourage, lui prêtent des intentions contraires, entretenant ainsi le doute.

    NAMIBIE

    Hifikepunye Lucas Pohamba 78 ans
    Échéance électorale novembre 2014

    Article 29 : Le mandat du président est de cinq ans. Une personne ne peut exercer les fonctions plus de deux mandats.

    Son prédécesseur Sam Nujoma avait brigué et remporté un troisième mandat, après avoir modifié la Constitution. Mais Hifikepunye Lucas Pohamba apparaît comme un homme respectueux des lois qui, semble-t-il, n’envisage pas de prendre le chemin contesté de son aîné.

    CENTRAFRIQUE

    Michel Djotodia 64 ans
    Échéance électorale début 2015

    Accords de Libreville. Article 1 : Le président de la République en fonction ne peut se représenter pour un autre mandat. Article 6 : le Premier ministre ainsi que les autres membres du gouvernement de transition ne peuvent être candidats à la prochaine élection présidentielle.

    Pas question pour Michel Djotodia de succéder à lui-même en 2015. Il est sous très haute surveillance de la communauté internationale et il sait qu’en toute hypothèse il n’aurait aucune chance d’être élu, tant la Séléka est impopulaire.

    TANZANIE

    Jakaya Kikwete 63 ans
    Échéance électorale octobre 2015

    Article 40 et 42 : Le président occupe le poste pour une période de cinq ans. Nul ne peut être élu plus de deux fois.

    Élu en décembre 2005, Jakaya Kikwete a acquis une stature nationale et sous-régionale. Il pourrait être tenté de rester, soutenu par ses partisans qui avancent son “jeune âge” (63 ans) et ses bons résultats. L’escale du président américain Obama lors de sa tournée de juillet en Afrique a été perçue par ses proches comme un feu vert.

    BURKINA FASO

    Blaise Compaoré 62 ans
    Échéance électorale novembre 2015

    Article 37 : Le président est élu pour cinq ans au suffrage universel direct, égal et secret. Il est rééligible une fois.

    Blaise Compaoré esquive toute question sur ce sujet brûlant. Selon de bonnes sources, après avoir longtemps hésité, il serait presque décidé à se représenter. Au forceps ?

    BÉNIN

    Thomas Boni Yayi 61 ans
    Échéance électorale mars 2016

    Article 42 : Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois.

    Thomas Boni Yayi a juré au pape, à François Hollande et à Barack Obama qu’il ne se représenterait pas. Quelles que soient ses envies, il lui sera difficile de se dédire après de tels serments – publics qui plus est.

    CONGO-BRAZZAVILLE

    Denis Sassou Nguesso 70 ans
    Échéance électorale juillet 2016

    Article 57 : Le président de la République est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Il est rééligible une fois.

    Denis Sassou Nguesso ne s’est pas prononcé. Mais sa candidature est de plus en plus considérée comme probable. Via un référendum constitutionnel sur un changement de régime ?

    RDC

    Joseph Kabila 42 ans
    Échéance électorale décembre 2016

    Article 70 : Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour une durée de cinq ans renouvelable une seule fois.

    Joseph Kabila a affirmé qu’il respecterait “l’esprit et la lettre” de la Constitution. Mais un report de deux ans de l’élection présidentielle est envisagé.

    RWANDA

    Paul Kagamé 56 ans
    Échéance électorale juillet 2017

    Article 101 : Le président de la République est élu pour un mandat de sept ans renouvelable une seule fois. Nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels.

    Paul Kagamé a toujours répété qu’il se soumettrait à la Constitution. Mais il a laissé s’ouvrir un débat national sur la paix, la sécurité et le développement du Rwanda dont devrait découler l’identité (secondaire à ses yeux) de la personnalité le mieux à même de garantir ces valeurs cardinales. Lui-même ? C’est probable.

    BURUNDI

    Pierre Nkurunziza 49 ans
    Échéance électorale juin 2015

    Article 96 : Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois.

    Pierre Nkurunziza, “premier président de la période post-transition”, fait abstraction de son mandat de 2005 puisque élu au suffrage indirect “à titre exceptionnel”. Ses détracteurs n’y voient qu’une manoeuvre pour se maintenir au pouvoir. La bataille se jouera sur le terrain juridique.

    SIERRA LEONE

    Ernest Bai Koroma 60 ans
    Échéance électorale 2017

    Article 46 : Nul ne peut exercer les fonctions de président pendant plus de deux mandats de cinq ans chacun.

    Ernest Bai Koroma est déjà sur les rails d’une troisième candidature. Même s’il nie cette ambition, l’ouverture d’un vaste chantier de réforme de la Constitution en mai ainsi que les déclarations de ses plus proches collaborateurs contredisent ses propos.

    LIBERIA

    Ellen Johnson Sirleaf 75 ans
    Échéance électorale novembre 2017

    Article 50 : Le président est élu au suffrage universel […] pour un mandat de six ans […] Nul ne peut siéger comme président pendant plus de deux mandats.

    Ellen Johnson Sirleaf a pris goût au pouvoir. À l’aube de sa réélection fin 2011, elle disait vouloir “terminer ce qu’elle avait commencé”. En 2017, elle devrait toutefois respecter la Constitution, consciente des risques de troubles qui pourraient survenir si elle s’accrochait à son poste.

    Avec Jeune Afrique

  • Doublement choqué: Le Mlc a besoin d’une profonde introspection

    Doublement choqué: Le Mlc a besoin d’une profonde introspection

    MLC logo-La nuit du 23 au 24 novembre 2013 a sérieusement entamé le moral des militants du Mlc. Un événement douloureux et un autre malheureux se sont produits autour de minuit : l’assassinat de Lajos Bidiu Nkebi Nkebila et l’arrestation de Fidèle Babala Wandu, les deux à leurs domiciles respectifs. Député honoraire de la législature 2006-2011, le premier était le président fédéral du Mlc au Bas-Congo. Député en fonction, Fidèle Babala est le secrétaire général-adjoint du même parti. Le dimanche 24 novembre, le secrétaire général Thomas Luhaka a publié un communiqué dont le contenu suscite tellement d’interrogations que le conseil à prodiguer aux Bembistes est celui de se livrer à une introspection profonde. Et pour cause…

    On ne sait pas trop pourquoi le Mlc – qui célèbre pourtant son anniversaire le 30 octobre puisqu’étant créé le 30 octobre 1998, a choisi le week-end du 23 au 24 novembre 2013 pour commémorer ses 15 ans d’existence; la date du 24 novembre étant celle du coup d’Etat de 1965 ayant porté Mobutu au pouvoir.

    Qu’à cela cependant ne tienne !

    En relevant dans son communiqué le fait que l’assassinat de Lajos Bidiu est le troisième à survenir dans la ville de Kinshasa après ceux de Botheti et de Marius Gangale, le Mlc a bien raison de s’interroger “sur la finalité” de ces crimes “ qui viseraient l’intimidation de ses cadres et militants“. Car, non seulement qu’il est le seul parti congolais à connaître pareille succession de morts brutales, mais surtout – et c’est-là le contraste – il est l’un des rares à ne déranger ni la Majorité, ni l’Opposition au cours de ces trois ou quatre dernières années. Ce qui laisse planer un “mystère” qu’il faut absolument élucider au travers d’une introspection profonde.

    Il est vrai que, selon son communiqué, “ le MLC espère que les auteurs de ce crime seront arrêtés, poursuivis et condamnés ; ce qui n’a pas été le cas avec les deux précédents assassinats” et que, “Au-delà de ces faits, le MLC souligne l’incapacité du gouvernement de la république d’assurer la sécurité des citoyens“.

    Mais, avant d’en venir au risque de remise en cause du “pacte républicain” et, comme il le faire observer, de “conduire certaines personnes à adopter des positions radicales“, la sagesse devrait amener Thomas Luhaka et ses compagnons à s’interpeller.

    Sans être dans les secrets des dieux, il est de notoriété publique que trop de choses se disent sur Jean-Pierre Bemba dernier conseiller financier du maréchal, Jean-Pierre Bemba président du Mlc. Le lien entre tous ces cas, et peut-être bien d’autres, serait l’argent.

    Le Mlc devrait aider le gouvernement à l’aider à se sécuriser si jamais il existait une sorte de “contrat” dont il aurait connaissance.

    La conclusion se devine

    Dans le même communiqué, le secrétaire général du parti signale l’arrestation de “quatre compatriotes proches du sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo ont été arrêtés à la suite des mandats d’arrêts émis par la CPI“. Il est précisé qu’il s’agit de “Me Aimé Kilolo, avocat-conseil du sénateur Jean-Pierre Bemba devant la CPI, Jean-Jacques Kabongo, assistant de Me Kilolo, Narcisse Arido et de l’Honorable Fidèle Babala, député national et secrétaire général adjoint du MLC, arrêtés respectivement en Belgique, en Hollande, en France et en RDC“.

    Naturellement, le Mlc s’appesantit sur le cas de Fidèle Babala. Il estime que “les conditions d’arrestation de l’Honorable Babala, réalisées au mépris de la procédure interne et en violation des exigences des Statuts de Rome“. Le Mlc déplore “ l’empressement avec lequel les autorités de la république ont exécuté le mandat de la CPI” et constate que ” Cet empressement contraste avec la protection dont certains compatriotes, recherchés par la CPI, ont bénéficié de la part du gouvernement congolais“.

    Bien entendu, le parti “ s’étonne, par ailleurs, que cette arrestation intervienne au lendemain des Concertations nationales qui avaient pour objectif la recherche de la cohésion nationale“. La conclusion se devine : le Mlc “se réserve le droit de tirer toutes les conséquences qu’impose la gravité de la situation“.

    Gérer cette grosse épine plantée dans ses pieds

    L’observation que requiert le contenu de ce communiqué est que le parti ne fait nullement allusion aux motifs évoqués par la Cpi. C’est une attitude qui se conçoit et se comprend en communication politique; devoir de solidarité oblige.

    Mais, ce devoir, il faut d’emblée le préciser, ne résiste pas devant les motifs évoqués.

    Pour rappel, la Cour pénale internationale évoque le fait que ” Le juge unique a considéré qu’il y a des motifs raisonnables de croire que les personnes susmentionnées ont engagé leur responsabilité pénale en commettant des atteintes à l’administration de la justice (article 70 du Statut de Rome), consistant en la subornation de témoins devant la CPI et en la production d’éléments de preuve faux ou falsifiés en connaissance de cause. Les suspects auraient constitué un réseau aux fins de produire des documents faux ou falsifiés et de corrompre certaines personnes afin qu’elles fassent de faux témoignages dans l’affaire concernant M. Bemba“.

    Ces atteintes – croisons les doigts qu’elles ne soient pas avérées – sont d’une extrême gravité. Elles sont de nature à affecter la crédibilité internationale et nationale du Mlc. La production d’éléments de preuve faux ou falsifiés, la corruption et les faux témoignages sont des pratiques qui ne sont pas dignes des personnalités publiques, de surcroît politiques.

    Quelle est alors l’attitude raisonnable que le parti devrait adopter pour gérer cette grosse épine plantée dans ses pieds ?

    Ce n’est pas la menace qu’il veut exercer sur les acquis des Concertations nationales d’autant plus que les conditions d’arrestation ne sont pas plus importantes que les délits portés à charge du député national Fidèle Babala. Paul Madidi, en charge de la Communication de la Cpi en RDC,  a estimé que « C’est une procédure normale“, avant d’ajouter qu’”Il est tout à fait possible d’interpeller quelqu’un chez lui dans la nuit s’il n’a pas été possible de le faire avant ». Au demeurant, le Bureau de la Procureure de la Cpi à La Haye a abondé dans le même sens.

    Il en va de sa survie…

    La voie de la sagesse que le Mlc se doit d’emprunter est celle de s’en tenir justement aux recommandations des Concertations nationales. Dans son discours du 23 octobre 2013, le Chef de l’Etat a été suffisamment clair en déclarant, citation : ” Quant aux compatriotes détenus à la Cour Pénale Internationale, ainsi que devant d’autres juridictions à travers le monde, au nom de la réconciliation nationale et du droit des citoyens à la protection consulaire, je charge le gouvernement de faire le suivi de leurs dossiers“.         Fin de citation.

    En d’autres termes, le Mlc a tout à gagner en accompagnant le gouvernement dans le suivi des dossiers de Jean-Pierre Bemba, Fidèle Babala, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo et Narcisse Arido. Il a par contre tout à perdre à suivre les agitateurs de l’Opposition, loquaces quand il faut dénoncer, davantage loquaces quand il faut entretenir le moral de l’opinion, mais dramatiquement “arides” lorsqu’il est question d’affronter sur son terrain la Cpi.

    Le Mlc a besoin d’une profonde introspection.

    Il en va de sa survie.

    Omer Nsongo die Lema

  • L’Udps déclare rallier Kabila et réclame des postes ministériels et dans les entreprises

    L’Udps déclare rallier Kabila et réclame des postes ministériels et dans les entreprises

    Logo_UDPS-Bureau d’Etudes, Expertise et Stratégies
     Nos conditions pour faire partie des Institutions étatiques d’union et de cohésion nationale.
     1. Tolérer «Joseph Kabila» à la tête de notre Pays jusqu’a ce jour et accepter même de faire partie des Institutions étatiques avec lui est déjà pour nous une concession trop grande. L’UDPS et le Peuple congolais ont démontré à leur tour, lors des élections du 28 novembre 2011, que la Vérité, la Justice et le Peuple contiennent une force intrinsèque invincible qui s’est révélée comme telle de façon transhistorique et ubiquitaire. Ceux qui pensent que notre Pays fait totalement exception et qu’ils peuvent mépriser, bafouer, contrecarrer et piétiner la Vérité, la Justice et la Volonté libre et souveraine du Peuple et cracher dessus ont été et seront encore davantage tôt ou tard rattrapés par ces évidences, et plus ils seront montés par la force, la violence, les hold-up électoraux dans leur arrogance, orgueil, pouvoir et puissance, plus dramatique sera leur chute et plus déshonorante leur humiliation. En effet, malgré le fait que 1’UDPS et le Peuple Congolais n’ont pas été associés à la rédaction de la Constitution et de la loi électorale et ne comptaient pas leurs Dignes Représentants et Témoins au sein de la CENI et bien que le pouvoir organisateur ait battu le record mondial dans le recours à tout l’arsenal disponible aujourd’hui des tripatouillages constitutionnels, des fraudes, des intrigues, des irrégularités, des anomalies et des intimidations en faveur du Candidat du pouvoir organisateur des élections du 28 novembre 2011, l’incroyable s’est produit à l’issue de ces élections: le Candidat du pouvoir organisateur a perdu l’Election Présidentielle.
     Ce Candidat a été à la fois disqualifié selon sa propre Constitution et sa propre loi: ses voix de vote ne devaient même pas être comptées. Et plus grave encore: il a même perdu cette Election dans les urnes si l’on compte les voix de vote selon la vérité des urnes et la justice. C’est M. Etienne Tshisekedi qui a remporté l’Election Présidentielle. La CENI présidée par l’un des Membres Fondateurs du PPRD (Conglomérat politico-militaire du pouvoir organisateur) et constituée uniquement des représentants du pouvoir organisateur a publié de faux résultats et la Cour Suprême de Justice constituée de membres nommés par le Candidat malheureux a entériné ces faux résultats. L’UDPS dispose des Documents qui s’approchent beaucoup plus près de la Vérité des urnes et de la Justice.
     La publication des faux résultats par la CENI et leur entérinement par la Cour Suprême de Justice n’ont pas soulevé à travers tout le Pays l’allégresse et les scènes des liesses populaires. Le Peuple Congolais ne se reconnaît ni dans le pouvoir déchu ni dans ses animateurs désavoués.
     La CENI et la Cour Suprême de Justice ont aggravé la rupture de confiance déjà existante entre le pouvoir d’invasion, d’occupation, de domination étrangère, de prédation et d’extermination. Le fossé profond et infranchissable déjà existant entre ce pouvoir et le Peuple Congolais s’est encore élargi. Et l’impasse politique est totale. Depuis le hold-up électoral jusqu’à ce jour règne à travers tout le Pays le Deuil National. Un Compatriote, le jeune Cédric Nyanza, s’est même immolé à Borna, dans le Bas Congo, puisqu’il ne s’était jamais imaginé que les êtres humains normaux pouvaient jusqu’à ce point se moquer de la Vérité et de la Justice et avoir un tel mépris contre la Volonté libre et souveraine du Peuple exprimée dans des circonstances extrêmement difficiles.
     L’organisation des concertations nationales, le nombre effrayant de plus de 600 recommandations qui en sont issues et la décision de gérer le Pays grâce aux Institutions étatiques d’Union et de Cohésion nationales consacrent l’aveu de l’échec et de l’incapacité du pouvoir déchu de faire quelque chose de positif, de bien, de sérieux, de valable et de crédible.
     2. Ni une capitulation, ni une reddition, ni un quelconque renoncement à poursuivre le Combat de libération nationale, mais démonstration de notre volonté politique et de notre pragmatisme nécessaires pour le triomphe de l’Intérêt Supérieur de la Patrie et du Peuple. Tous les chiffres publiés par les Organisations Internationales crédibles démontrent que les paramètres vitaux du Pays deviennent chaque jour davantage plus que préoccupants, alarmants et dans le rouge. Notre Pays est aujourd’hui menacé de disparition et notre Peuple est menacé de génocide complet.
     Ne pas agir, c’est manquer à notre devoir d’assister une personne en danger de mort, c’est trahir notre vision patriotique, démocratique, humaniste, humanitariste et écologiste.
     Continuer à tolérer «Joseph Kabila» à la tête de notre Pays jusqu’à ce jour et aller même jusqu’à accepter de faire partie des Institutions étatiques avec lui est pour nous une concession trop grande. Nous faisons cette trop grande concession uniquement pour l’Intérêt Supérieur de notre Pays aujourd’hui menacé de disparition et pour l’intérêt Supérieur de notre Peuple aujourd’hui menacé de génocide complet.
     Les usurpateurs accrochés au pouvoir par la violence, le défi et la force n’ont ni la volonté politique ni la capacité de mettre fin à la Tragédie qui ne fait que s’aggraver ni de débloquer à eux seuls l’impasse politique qui perdure. Nous ne capitulerons jamais devant notre devoir sacré de sauver notre Patrie et notre Peuple: nous poursuivrons notre Combat de libération nationale à partir de l’intérieur même des institutions étatiques avec la même détermination, la même constance, la même loyauté, la même fidélité et le même courage par lesquels nous sommes toujours singularisés. Nous souhaitons ardemment que ceux qui resteront en dehors des Institutions étatiques forment un Corps compact, consistant, responsable et solidaire autour du Président du Parti et Président Elu, tous imprégnés toujours de la même vision et qu’ils poursuivent le Combat de libération nationale avec la même sincérité, la même loyauté et la même détermination
     3. Démilitarisation du Territoire Congolais et Force Internationale Neutre. Tous les groupes armés étrangers connus et les bataillons de l’Armée Patriotique Rwandaise abusivement appelés «Rebelles Congolais» et auteurs des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, de crime de génocide, des massacres à large échelle, des violences sexuelles et du pillage illégal des richesses naturelles du Congo doivent être désarmés par la Brigade Spéciale de la MONUSCO, traduits devant la Justice Internationale ou sommés de quitter le Territoire Congolais.
     Les FARDC, les Croupes armés congolais, la Police nationale et les Services de Sécurité sont la continuité de la Force Publique coloniale et se sont illustrés par des crimes contre la population, les biens et les Forces démocratiques. Ils ne sont pas formés dans l’esprit et le système démocratiques et ils sont même infiltrés, dirigés par des étrangers. Ils doivent être désarmés par la Brigade Spéciale de la MONIJSCO et internés dans les Casernes.
     Les enfants enrôlés dans les groupes armés doivent être démobilisés et accompagnés dans leur réinsertion sociale selon la procédure de DDR.
     Les adultes qui veulent être démobilisés doivent être accompagnés par la procédure de DDR.
     Ceux qui veulent continuer à servir le Pays sous le Drapeau doivent être sélectionnés selon le profil définit par la CNS, les qualifications personnelles et le respect de l’équilibre régional et suivre pendant deux ans (2014-2016) une formation adéquate propre aux Corps semblables qui œuvrent dans l’esprit et le système démocratiques.
     Pendant deux ans (2014-2016) d’existence des Institutions étatiques de cohésion nationale, qu’une Force Internationale Neutre s’occupe de la sécurité et de la protection des Institutions, de leurs Animateurs, de la population, des biens, du maintien de l’ordre public, de l’intégrité du Territoire, de l’intangibilité des frontières.
     4. L’actualisation du compromis politique global issu de la CNS
     Nous rappelons qu’en vue de préparer une période de transition pacifique à l’avantage du peuple mais aussi des partenaires socio-économiques impliqués dans le processus de l’avènement de la IIIème République, des négociations se sont tenues du 6 avril 1992 au 30 juillet 1992 entre les Délégués de la CNS conduits par Mgr Monsengwo, le Président de la CNS et les Délégués de Mobutu. Ces négociations ont abouti au Compromis politique global adopté et signé par les Experts de la Présidence de la République d’une part et les Délégués de la CNS d’autre part. Au départ, les négociations s’étaient limitées aux deux grandes plates-formes que sont la Mouvance Présidentielle et l’Union Sacrée de l’Opposition. A la fin, elles se sont étendues à toutes les composantes et plates-formes de la CNS.
     Le 30 juillet 1992, au Palais du Peuple, les parties en présence se sont convenues sur les dix principes ci-après qui forment le Compromis politique:
     1. Neutralité de la Transition dans ce sens qu’elle n’applique pas la politique d’une tendance, mais celle de la Nation toute entière définie par la CNS et devant être gérée sans exclusive ni militantisme partisan. C’est une période de rassemblement de toutes les filles et de tous les fils du pays pour vaincre la crise.
     2. Dans la perspective de la démocratie pluraliste, désormais tout Zaïrois (aujourd’hui Congolais) doit jouir pleinement de tous les droits reconnus à la personne humaine et aux citoyens et les exercer effectivement.
     3, Désormais, toute personne, toute institution impliquée dans la gestion de l’Etat doit être contrôlée régulièrement et, le cas échéant, sanctionnée (positivement ou négativement).
     4. Aucune institution ne peut imposer sa volonté au peuple ou aux autres institutions.
     5. Chaque institution jouit des garanties suffisantes de son autonomie dans l’exercice des pouvoirs qui lui sont dévolus, sans que cela ne conduise au cloisonnement dans la direction des affaires nationales.
     6. Aucune institution, aucun organe ne peut se servir de ses pouvoirs constitutionnels pour gêner un autre ou l’empêcher d’exercer les siens.
     7. Le Président de la République, Institution Suprême de l’Etat et symbole de l’unité de la Nation, doit être mis à l’abri de tout ce qui peut entamer son prestige et sa crédibilité pendant la période de la Transition.
     8. Le Gouvernement est entièrement responsable de la gestion de la chose publique dont il rend compte à la Nation à travers le Haut Conseil de la République.
     9. La défense nationale incombe à tous les Zaïrois (aujourd’hui Congolais). Elle constitue le domaine de collaboration par excellence entre les plus hautes instances du pays.
     10. L’armée nationale doit être celle du développement. Elle assure la défense du territoire contre les agressions extérieures et participe, en temps de paix, à l’œuvre de l’édification nationale. Ainsi que l’a synthétisé Mgr Monsengwo, le Président du Bureau de la Conférence Nationale Souveraine lors de son adresse du 14 Août 1992, l’organisation concertée de la Transition reposait sur quatre compromis:
     – Compromis pour une concertation entre le Pouvoir et l’Opposition en vue d’aboutir à un texte constitutionnel codifiant cette organisation concertée de la Transition;
     – Compromis conciliant les éléments de la Constitution hérités de la IIème République avec les principes d’une Charte de la Transition entièrement nouvelle;
     – Compromis politique global impliquant toutes les composantes dans un nouvel esprit de conciliation comme dans une sorte de code de la Transition;
     – Compromis accepté par toutes les parties pour admettre le principe de faire assumer l’application du Code de la Transition par la CNS sous forme d’Acte.
     Nous proposons qu’un texte qui se rapproche de ce Compromis politique global, mutatis mutandis, soit adopté et signé entre le pouvoir déchu et nous en vue de gérer ensemble la période de deux ans (1er janvier 2014-1er janvier 2016).
     Qu’il y ait une collaboration franche, positive, loyale et constructive entre le Président de la République et le Premier Ministre, laquelle collaboration se traduira par la prise consensuelle des décisions, des concertations et des séances fréquentes de travail.
     Que le Président de la République n’ait aucun pouvoir de révoquer un Ministre ou un Fonctionnaire de l’Etat appartenant à l’Equipe amenée et conduite par l’UDPS au sein des Institutions étatiques. Que ce Pouvoir ne revienne qu’à cette équipe elle-même et à l’organisation interne de cette équipe.
     Que le même principe soit respecté par le Premier Ministre envers les Ministres et les Fonctionnaires de l’Etat appartenant à la Famille politique présidentielle. Que l’Assemblée Nationale soit présidée par une Personnalité neutre cooptée par les deux équipes. Nous proposons que cette Personnalité soit le Cardinal Laurent Monsengwo. Et qu’il soit assisté par deux Vice-Présidents: l’un de l’UDPS et l’autre du PPRD.
     Que le Sénat soit présidé par une Personnalité neutre cooptée par les deux équipes et que le nom de cette Personnalité soit proposé par le PPRD. Et que le Président soit secondé par deux Vice-Présidents: l’un du PPRD et l’autre de notre Equipe.
     5. Les Postes et les Ministères exigés au sein des Institutions étatiques de cohésion nationale.
     Selon les chiffres du pouvoir en place actuellement, 1’UDPS est la deuxième Force politique du Pays. Nous exigeons qu’ils soient alors conséquents dans le partage des postes dans toutes les Institutions étatiques du Pays.
     Parmi les postes et les ministères que nous exigeons, il y a notamment:
     La Primature;
     Le Ministère de la Justice;
     Le Ministère de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire;
     La Banque Centrale;
     Le Ministère de l’Intérieur, Identification et Recensement de la Population, Décentralisation et Urbanisme;
     La Vice-Présidence de la CENI;
     Une Vice-Présidence de l’Assemblée Nationale;
     Une Vice-Présidence du Sénat;
     Le Ministère de l’Enseignement et Education;
     Le Ministère des Affaires sociales (introduction du système des Mutuelles, accès à l’eau potable, à l’électricité, au logement décent, aux soins de santé, à un enseignement obligatoire et gratuit; orphelinats, enfants de rue);
     Le Ministère des Infrastructures (administratives, sanitaires, énergétiques, routières, ferroviaires, maritimes et aériennes);
     Le Ministère des Finances;
     Le Ministère de Culture et Arts;
     Le Ministère des PME;
     La Création de la Chambre de la Bonne Gouvernance et de la Lutte contre la Corruption et contre l’impunité qui sera présidée par l’UDPS;
     La Création de la Chambre des Experts et Consultants présidée par l’UDPS;
     La Création de la Chambre des Chefs de Terre, Chefs Coutumiers et Sages présidée par le Chef Coutumier de notre obédience;
     Certaines Entreprises: la MIBA, la REGIDESO et la SNEL;
     Certains Gouvernorats: les deux Kasai, la Province Orientale, l’Equateur et le Nord-Kivu;
     Certains de nos Membres devront être coopés au Sénat et aux Assemblées provinciales;
     Les mêmes postes et ministères que nous réclamons au niveau fédéral devront nous être octroyés au sein des Institutions Provinciales (Gouvernements provinciaux et Assemblées provinciales).
     Pour la pacification de l’environnement politique, la stabilité du pays et la crédibilité et la priorité à accorder à la solution des problèmes du Peuple, les Institutions étatiques de cohésion et d’union nationale ne devront pas être remaniées jusqu’aux élections de 2016.
     Un pacte de fidélité et un code de bonne conduite devront être signés par chacun de nous devant l’opinion et en présence des Représentants des Décideurs Internationaux et les Chefs de Terre, Chefs Coutumiers et Sages de notre Pays.
     Fait à Bruxelles, le 18 Novembre 2013.
     Dr François Tshipamba Mpuila
    Source: Le Soft Online

  • L’avocat bruxellois de Bemba arrêté sur mandat d’arrêt CPI

    L’avocat bruxellois de Bemba arrêté sur mandat d’arrêt CPI

    Netherlands War Crimes Bemba-Les quatre hommes sont les premiers interpellés par la CPI, entrée en fonction à La Haye en 2003, pour subornation de témoins.

     Quatre hommes, dont un député congolais et l’avocat de l’ex-vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, ont été arrêtés pour subornation de témoins dans le cadre du procès pour crimes contre l’humanité de M. Bemba, a annoncé dimanche la Cour pénale internationale (CPI).

    L’ex-rebelle Jean-Pierre Bemba, président du Mouvement de Libération du Congo (MLC), le parti du député interpellé et deuxième parti d’opposition de la République démocratique du Congo (RDC), est “suspecté des mêmes charges”.

    Celles-ci, ainsi qu’un mandat d’arrêt à son encontre, lui ont été signifiés “au quartier pénitentiaire de la CPI” à La Haye (Pays-Bas), “où il est détenu depuis le 3 juillet 2008” et jugé depuis fin 2010 pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qu’aurait commis sa milice en 2002 et 2003 en Centrafrique, a précisé la cour dans un communiqué.

    Le député Fidèle Babala Wandu, l’avocat Aimé Kilolo, le membre de l’équipe de défense de M. Bemba en charge des dossiers, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, et un des témoins de la défense, Narcisse Arido, ont été interpellés en vertu d’un mandat d’arrêt émis mercredi par la CPI.

    Celle-ci “a considéré qu’il y a des motifs raisonnables de croire que les personnes susmentionnées ont engagé leur responsabilité pénale en commettant des atteintes à l’administration de la justice, consistant en la subornation de témoins devant la CPI et en la production d’éléments de preuve faux ou falsifiés en connaissance de cause”, explique le communiqué.

    “Les suspects auraient constitué un réseau aux fins de produire des documents faux ou falsifiés et de corrompre certaines personnes afin qu’elles fassent de faux témoignages dans l’affaire concernant M. Bemba”, selon la même source.

    Le député Babala a été interpellé en RDC, arrestation annoncée plus tôt dans la journée par son parti, tandis que l’avocat de M. Bemba, Aimé Kilolo, a été interpellé à l’aéroport de Bruxelles. Jean-Jacques Mangenda Kabongo a été interpellé aux Pays-Bas et Narcisse Arido en France.

    M. Babala est actuellement en cours de transfert à La Haye, selon la CPI, qui ajoute que “la date de l’audience de sa première comparution devant la CPI sera annoncée prochainement”.

    Les trois autres suspects seront quant à eux “remis à la CPI ultérieurement conformément aux procédures judiciaires applicables dans ces trois pays”, Belgique, Pays-Bas et France, où ont eu lieu leurs interpellations, dit la même source.

    Les quatre hommes sont les premiers interpellés par la CPI, entrée en fonction à La Haye en 2003, pour subornation de témoins.

    RDC: un haut responsable du deuxième parti d’opposition abattu à Kinshasa

    Un haut responsable du MLC, deuxième parti d’opposition en République démocratique du Congo, a été abattu à Kinshasa dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris auprès du parti.

    Le président du Mouvement de libération du Congo (MLC) pour la province du Bas-Congo (Ouest), Lajos Bidiu Nkebi, “a été abattu devant chez lui, semble-t-il par des bandits armés”, a déclaré à l’AFP Germain Kambinga, porte-parole du MLC, sans pouvoir donner de plus amples détails.

    La Radio Okapi, parrainée par l’ONU et la Fondation Hirondelle, rapporte que la victime revenait d’un mariage quand elle a été attaquée.

    “A peine entré dans la parcelle, trois hommes cagoulés en civil ont surgi pour lui demander de l’argent (…) Avant de se retirer du lieu suite aux bruits des jeunes du quartier qui ont été alertés par la discussion, ces bandits armés lui ont tiré trois balles, deux dans le ventre, une dans le pied”, explique la radio sur son site internet, citant des “sources concordantes”.

    Lajos Bidiu Nkebi est le troisième haut responsable du MLC assassiné depuis 2008.

    Le 22 novembre 2011, le député Marius Gangale avait été abattu à Kinshasa par des hommes armés, alors qu’il se trouvait dans son véhicule. Et le 6 juillet 2008 Daniel Botheti, vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, avait été abattu dans la capitale alors qu’il était escorté par son garde du corps.

     

    Le MLC est le deuxième parti d’opposition parlementaire, avec une trentaine de députés sur 500. Son chef, Jean-Pierre Bemba, est actuellement jugé par la Cour pénale internationale de la Haye, aux Pays-Bas. Il est accusé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre qu’aurait commis sa milice en 2002 et 2003 en Centrafrique.

     

    Avec La Libre. be

  • Le transfèrement de Fidèle Babala à la CPI conforme au statut de Rome, selon Kinshasa

    Le transfèrement de Fidèle Babala à la CPI conforme au statut de Rome, selon Kinshasa

    images-Le transfèrement du député Fidèle Babala à la Cour pénale internationale (CPI) est conforme au Statut de Rome. La ministre de la Justice, Wivine Mumba l’a affirmé lundi 25 novembre à l’Assemblée nationale en répondant à une question d’actualité à ce sujet.

     Wivine Mumba a expliqué aux députés que l’arrestation et le transfèrement du député Fidèle Babala du Mouvement de libération du Congo (MLC) à la CPI sont conformes au statut de Rome. L’article 27 du texte fondateur de la CPI stipule que ce statut « s’applique à tous de manière égale, sans aucune distinction fondée sur la qualité officielle », a-t-elle rappelé.

    Selon la ministre Mumba, la RDC a agi dans la légalité par le biais du procureur général de la République. Le pays ne pouvait qu’exécuter le mandat de la CPI, conformément à l’article 86 du statut de Rome qui oblige les États Parties à coopérer pleinement avec la Cour dans les enquêtes et poursuites qu’elle mène pour les crimes relevant de sa compétence, a-t-elle poursuivi.

    « Nous avons des engagements internationaux que nous avons signés, qui sont passés par ce parlement, et qui est le statut de Rome que nous avons ratifié et que nous devons respecter. Et que comme vous le savez, selon la Constitution, les conventions internationales, ont préséance sur les lois internes. C’est donc normal que nous coopérions. Qui que ce soit qui est soumis aux juridictions internationales, nous avons l’obligation de l’accompagner », a déclaré Wivine Mumba devant les députés nationaux.

    Des explications qui n’ont pas satisfaits les députés de l’opposition dont le MLC fait partie. Estimant qu’une simple audition de la ministre de la Justice ne permettrait pas de débattre sur tous les contours de la question, ces députés ont demandé une question orale avec débat.

    La Cour pénale internationale (CPI) a arrêté, les 23 et 24 novembre, quatre Congolais pour des atteintes présumées à l’administration de la justice dans le contexte de l’affaire qui oppose la procureure, Fatou Bensouda, à l’opposant congolais, Jean-Pierre Bemba Gombo.

    Le secrétaire général-adjoint du MLC, Fidèle Babala, a été arrêté à Kinshasa, Aimé Kilolo Musamba, conseil principal de Bemba, à Bruxelles (Belgique), Jean-Jacques Mangenda Kabongo, membre de l’équipe de la défense de Bemba, aux Pays-Bas tandis que Narcisse Arido, témoin cité à comparaître par la défense à Paris (France).

    Ces arrestations sont consécutives à un mandat d’arrêt délivré par le juge unique de la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI), Cuno Tarfusser, qui a retenu les mêmes charges contre Jean-Pierre Bemba , détenu depuis juillet 2008.

  • 900 morts dans les combats entre l’armée et le M23 depuis mai

    900 morts dans les combats entre l’armée et le M23 depuis mai

    rebel m23 tue– Plus de 900 combattants sont morts dans les affrontements qui ont opposé entre mai et novembre l’armée congolaise et l’ex-rébellion M23 dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris lundi auprès d’un haut-responsable militaire.

    “Depuis le 20 mai et jusqu’au 5 novembre, les FARDC (armée gouvernementale) ont eu 201 morts et 680 blessés. Du côté du M23, il y a eu 721 morts et 543 capturés, dont 72 Rwandais et 28 Ougandais”, a déclaré à l’AFP le général Jean-Lucien Bahuma, commandant de la 8e région militaire, qui comprend la province du Nord-Kivu, théâtre des combats.

    Trois Casques bleus tanzaniens de la Mission de l’ONU ont également été tués.

    Le 25 octobre, après quelques mois d’accalmie relative, des violents combats ont repris entre le M23 et l’armée. Le 5 novembre, le M23 a capitulé après une offensive très musclée de l’armée, soutenue par la brigade d’intervention de l’ONU.

    Le Mouvement du 23 Mars (M23) est né d’une mutinerie, en avril 2012, d’anciens rebelles qui avaient été réintégrés dans l’armée. Des experts de l’ONU et Kinshasa ont plusieurs fois accusé le Rwanda et l’Ouganda de soutenir les mutins, ce que ces pays voisins de la RDC ont toujours réfuté.

    Une délégation de Kinshasa et de l’ex-rébellion devaient signer le 11 novembre à Kampala un texte mettant fin politiquement au conflit mais, forte de sa victoire militaire, Kinshasa refuse de signer un “accord” et préfère parapher une “déclaration”.

    Les pourparlers de Kampala, laborieux, se sont ouverts début décembre mais ont notamment buté sur la question de l’amnistie des rebelles et leur réintégration dans l’armée.

    Kinshasa a refusé une amnistie générale et prévoit une amnistie individuelle. Ceux qui ne se seraient pas rendus coupables de crimes graves pourront à terme se présenter aux bureaux de recrutement de l’armée, une fois qu’ils auront récupéré leurs droits et qu’ils auront été réinsérés dans la société congolaise.

    Avec AFP