Author: Don Kayembe

  • Mondial-2014: les cinq mêmes pays africains qu’en 2010?

    Mondial-2014: les cinq mêmes pays africains qu’en 2010?

    coupe d'afrique– Les matches retour des barrages qualificatifs pour le Mondial-2014 dans la zone Afrique se tiennent de samedi à mardi et pourraient envoyer au Brésil cinq équipes qui étaient déjà présentes lors de l’édition 2010 en Afrique du Sud.

    Outre le pays-hôte, les cinq nations africaines qualifiées étaient alors le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Ghana et l’Algérie.

    Or, ces cinq équipes sont encore en situation de se qualifier pour le Mondial brésilien, même si pour certaines comme l’Algérie, il y a encore pas mal de chemin à parcourir.

    Le match retour entre l’Algérie et le Burkina Faso, mardi à Blida, est en effet l’un des plus incertains de ces barrages retour, et certainement le plus chaud.

    La victoire 3-2 du Burkina au match aller avait été marquée par les deux penalties accordés aux Etalons par l’arbitre, dont un très généreusement. “Ce n’est pas le Burkina Faso qui nous a battus, c’est plutôt l’arbitre. Mais c’est ça l’Afrique, et c’est ça l’arbitrage africain”, avait réagi le capitaine algérien Madjid Bougherra.

    Pour le Ghana en revanche, vainqueur à domicile 6-1 de l’Egypte au match aller, cette deuxième manche a tout de la formalité sportive et sauf énorme accident, les Black Stars seront à nouveau au Mondial, quatre ans après leur quart de finale en Afrique du Sud.

    Malgré une demande de délocalisation de la fédération ghanéenne, le match se tiendra bien mardi au Caire, la Fifa ayant estimé que la situation sur place en terme de sécurité permettait la tenue de la rencontre.

    Nigeria et Côte d’Ivoire en premier ?

    Dès samedi, le Nigeria et la Côte d’Ivoire pourraient être les deux premières équipes africaines à valider leur billet pour le Brésil.

    Le Nigeria, champion d’Afrique en titre, est le mieux placé avec sa victoire 2-1 à l’aller sur le terrain de l’Ethiopie, l’invitée-surprise de ces barrages.

    Pour la Côte d’Ivoire de Sabri Lamouchi, il faudra se méfier après le but inscrit par le Sénégal dans le temps additionnel (3-1), qui laisse un petit espoir aux hommes du sélectionneur Alain Giresse.

    Mais les coéquipiers de Drogba restent en position de force, d’autant que la rencontre se jouera sur terrain neutre, à Casablanca (Maroc), le stade de Dakar étant suspendu.

    La cinquième rencontre est indécise. Après le nul 0-0 de la première manche en Tunisie, le Cameroun est tout de même légèrement favori au moment de recevoir son adversaire à Yaoundé.

    Mais la Tunisie, qui avait été repêchée en profitant d’une erreur administrative de la part du Cap-Vert, peut pourtant encore espérer voir le Brésil.

    A l’aller, les Tunisiens avaient d’ailleurs frappé le poteau. En marquant à Yaoundé, ils mettraient le Cameroun de Samuel Eto’o en difficulté.

    Le programme (heures françaises/GMT)

    Samedi

    (16h00/15h00) Nigeria-Ethiopie à Calabar. Aller: 2-1

    (20h00/19h00) Sénégal – Côte d’Ivoire à Casablanca. Aller: 1-3

    Dimanche

    (15h00/14h00) Cameroun – Tunisie à Yaoundé. Aller: 0-0

    Mardi

    (17h00/16h00) Egypte- Ghana au Caire. Aller: 1-6

    (19h15/18h15) Algérie – Burkina Faso à Blida. Aller: 2-3

    Avec AFP

  • La RDC prête à signer un “document” avec le M23 à Kampala

    La RDC prête à signer un “document” avec le M23 à Kampala

    Point de Presse du Ministre Lambert Mende sur la suation actuelle de la guerre dans l’Est de la RDC et l’agreesion du Rwanda-Au cours d’une conférence de presse à Kinshasa, jeudi, porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a déclaré que la RDC voudrait voir aboutir dans un “délai raisonnable” les pourparlers de Kampala par la signature d’un “document” avec le M23. Une déclaration qui intervient au lendemain de la scission de l’ex-mouvement rebelle en deux branches distinctes.

    “Le gouvernement de la RDC réaffirme sa volonté de mener à bon terme les pourparlers de Kampala en procédant à la signature, avec le M23, d’un document permettant de mettre un terme à dix-huit mois de conflit”, a déclaré, le 14 novembre, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais, lors d’une conférence de presse à Kinshasa.

    “Sans être un accord, ce document permettrait juridiquement de donner une force contraignante à la déclaration de renonciation à la rébellion faite par le M23 le 5 novembre dernier et de régler les questions liées au cantonnement, au désarmement, à la démobilisation et à la réinsertion sociale de ses ex-combattants”, a explique Lambert Mende.

    Pourtant, la branche radicale du M23 tient à l’intitulé de l’”accord” avant de signer le document sanctionnant la fin des pourparlers de Kampala. Mais pour Lambert Mende, “si aucun consensus n’est trouvé dans un délai raisonnable sur un tel document, le gouvernement appliquera lui-même les principales dispositions sur lesquelles les deux parties s’étaient entendues avant le 5 novembre, qui avait marqué la défaite militaire de la rébellion”.

    Que deviendront les ex-combattants du M23 ?

    Concernant la question de la réintégration des ex-combattants du M23 dans l’armée, le porte-parole du gouvernement congolais a rappelé que cela ne se ferait pas “automatiquement” : “On ne peut pas être intégré au sein des forces armées par le fait d’avoir été membre du M23”, a-t-il déclaré.

    “Néanmoins, a-t-il nuancé, les membres du M23 qui auront bénéficié de l’amnistie individuelle que le gouvernement prévoit d’accorder à ceux qui ne se seraient pas rendus coupables de crimes graves pourront à terme se présenter aux bureaux de recrutement de l’armée, une fois qu’ils auront récupéré leurs droits et qu’ils auront été réinsérés dans la société congolaise”.

    Un durcissement de la position de Kinshasa qui s’explique par le changement de rapports de force sur le terrain. Après la défaite militaire, des dissensions sont apparues publiquement mercredi à Kampala au sein de l’ex-rébellion. Serge Kambasu Ngeve, membre du bureau politique du M23, a annoncé son intention de “sauver le mouvement”, qui, selon lui, “va dans la mauvaise direction” du fait du refus de son président, Bertrand Bisimwa, de signer une déclaration commune sur le modèle de ce que demande Kinshasa.

    Pour Kinshasa, la tendance qui a accepté les positions du gouvernement est la plus réaliste. “Maintenant, nous aimerions bien […] qu’une prise de conscience puisse se faire jour [au niveau de la médiation ougandaise] et que l’on se rapproche de la position de ceux qui nous paraissent les plus raisonnables”, a conclu Lambert Mende, qui a accusé à plusieurs reprises l’Ouganda de “faire le jeu du M23”.

    (Avec AFP)

  • Faudra-t-il négocier la paix avec le M23 en pleine débandade, ou avec ses parrains rwandais et ougandais ?

    Faudra-t-il négocier la paix avec le M23 en pleine débandade, ou avec ses parrains rwandais et ougandais ?

    museveni-kagame_0-Après plusieurs mois des pourparlers, lesquels ont été entamés le 9 décembre 2012, le gouvernement congolais et les rebelles du M23 n’ont pu signer le 11 novembre 2013 un accord à Kampala. La question de l’intégration des rebelles dans l’armée a longtemps bloqué ces discussions. Le gouvernement congolais ayant tenu à juste titre à signer une simple déclaration de reddition, et non un accord, les négociations ont été reportées sine die. De plus, la rébellion réclamait une amnistie collective tandis que Kinshasa s’est opposé à l’intégration des rebelles accusés de crimes de guerre, ainsi que de crimes contre l’Humanité, et a établi une liste des rebelles exclus de toute intégration. Les précédents accords et déclarations. Dans le passé, des accords entre les belligérants congolais ont été signés en vue de la stabilisation de la région du Kivu. Il en a été de même pour des déclarations conjointes entre Kinshasa et Kigali[1]. L’accord de Goma, signé par 22 groupes armés ainsi que par le gouvernement congolais, était précédé d’un accord du mois de novembre 2007 entre les gouvernements de la République Démocratique du Congo et du Rwanda, connu sous l’appellation de « Communiqué de Nairobi », en vue du règlement de l’épineux problème du Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR). D’après l’article III de l’accord de Goma, tous les signataires se sont engagés à respecter à la lettre le droit international humanitaire et les droits de l’Homme, c’est-à-dire à mettre un terme à tout acte de violence et abus à l’encontre des populations civiles[2]. Ces deux accords, auxquels il faudra ajouter les recommandations de la Conférence sur la paix, la sécurité et le développement organisée par le gouvernement congolais au début de l’année 2008, ont servi de base au programme de paix gouvernemental pour l’Est du Congo-Kinshasa, connu sous le nom de « Programme Amani ». Celui-ci n’a malheureusement pas abouti à des améliorations tangibles pour les populations de la région du Kivu et de la province orientale, la communauté internationale et le gouvernement congolais n’ayant pu garantir, à défaut d’une réelle volonté politique, le financement nécessaire afin de matérialiser ce programme de paix.

    Le réaménagement de la CEPGL[3]

    On doit surtout avoir à l’esprit, au-delà de la signature d’un accord entre Kinshasa et le M23, de l’avenir de la pacification de la région des Grands Lacs, plus précisément de l’entente entre les peuples rwandais, burundais et congolais. Dans la même optique, la problématique de la redynamisation de la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL) a également été abordée dans le cadre de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et a fait l’objet d’un rapport en octobre 2005. Dans le même ordre d’idées, l’AWEPA[4] a plaidé dans ses travaux – en particulier dans la « Déclaration de Kigali » d’avril 2005 et dans la « Déclaration de Kinshasa » de novembre 2005 – en faveur de la redynamisation de la Communauté économique des pays des Grands Lacs.

    Le gouvernement de cohésion nationale ?

    La signature d’un accord entre les rebelles du 23 et le gouvernement de Kinshasa ne suffit pas pour mettre définitivement un terme au conflit dans la partie orientale de la République démocratique du Congo. La mise en place d’un gouvernement de cohésion nationale ne permettra pas, non plus, à atteindre à court et moyen terme cet objectif. En effet, à la suite de la neutralisation de la principale rébellion, deux options s’offre à Joseph Kabila. Soit il se contentera d’un remaniement gouvernemental en élargissant sa majorité au détriment de l’opposition, soit il nommera un Premier ministre issu de l’opposition. Dans le premier cas de figure, il s’agira d’un simple partage de pouvoir sans conséquence bénéfique pour le peuple congolais. Dans le second cas, le Premier ne disposant guère de majorité parlementaire, son gouvernement sera complètement à la botte du président de la République. De toute évidence, une simple tactique politicienne confortera davantage l’opposition, encore faudra-t-il qu’elle soit à la hauteur des attentes des populations, aux échéances électorales de 2016.

    La résolution de la crise[5]

    Que faudra-t-il alors faire pour juguler la crise dans l’Est de la République Démocratique du Congo ? Le gouvernement congolais doit-il signer un accord de paix avec des éléments du M23 en pleine débandade, ou alors avec leurs parrains rwandais et ougandais ?

    Concrètement, comme l’a d’ailleurs souligné dans le passé la société civile congolaise, il va falloir pousser publiquement tous les groupes armés à se conformer aux obligations de l’accord de Goma et à indiquer que les abus contre les civils seraient passibles de sanctions. Ensuite, il faudra nommer un conseiller spécial indépendant, de haut niveau, sur les droits humains pour l’Est du Congo-Kinshasa afin de mettre la question des droits fondamentaux, y compris les violences sexuelles et l’enrôlement d’enfants soldats, au cœur des discussions de paix. Enfin, il faudra soutenir des efforts de médiation en finançant des programmes de maintien de la paix et renforcer la protection des populations civiles. Cela obligera des programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration afin d’aider les soldats à trouver des alternatives durables à la violence, ainsi que des programmes relatifs aux causes du conflit en s’axant sur les initiatives de paix, sur la réconciliation et sur la résolution des conflits fonciers. Cela nécessitera également l’implication de la communauté internationale en vue du respect, par les pays des Grands Lacs, des frontières étatiques et de la non-ingérence dans les affaires intérieures de chaque pays.

    AngoVox

  • La Victoire des Fardc contrariée par l’accord de Paix de Kampala

    La Victoire des Fardc contrariée par l’accord de Paix de Kampala

    -Passées l’euphorie et toutes formes d’expression de joie de tout patriote, les congolais doivent et méritent aujourd’hui, à la suite de la victoire inespérée de leur armée sur le groupe armé dénommé M-23, de savoir ce qui s’est réellement passé pour que l’inimaginable changement de rapport de forces bascule subitement en faveur des troupes gouvernementales.  
     
    Humiliées depuis plus d’une décennie par les “mutins” du M-23, les Fardc passaient aux yeux du monde entier pour une armée d’opérettes constituée de nains, d’incapables et de pillards insusceptibles de défendre la souveraineté de la RDC et l’intégrité territoriale de ce grand et riche pays d’Afrique centrale. Dans leurs récentes déclarations, les responsables tant politiques quemilitaires de la Monusco  – y compris ceux de la brigade spéciale fraîchement déployée – soutenaient qu’il n’y avait pas de solution militaire au conflit. Et ce, malgré la présence depuis une dizaine d’années de 17.000 hommes de la Monusco puis de 3000 autres de la brigade spéciale.
     
    Pendant que s’enlisaient les pourparlers de Kampala dont la facilitation est assurée par l’Ouganda pourtant accusé – malgré les dénégations – de soutenir avec le Rwanda les forces négatives du M-23, l’affrontement armé a repris de plus bel et conduit, contre toute attente, à la victoire éclaire de l’armée régulière.    Les Fradc ont subitement inscrit leurs lettres de noblesse en délogeant l’ennemi de toutes ses positions jusque-là imprenables.
     
    Si prompt à venir à la rescousse de ses ouailles, le Rwanda s’est gardé – sur ordre direct du patron planétaire dit-on, d’appuyer ses ouailles lesquelles n’ont pu trouver meilleure issue qu’en retirant des zones occupées pour aller se réfugier en territoire ougandais et en appeler rapidement à la signature d’un accord avec le gouvernement congolais. C’est le lieu de nous demander, du côté congolais, l’opportunité d’un accord avec les troupes vaincues?
     
    L’histoire enseigne que les troupes vaincues, signe un document de reddition dans lequel elles s’engagent à la cessation de tout acte d’hostilité envers l’autre. C’est le vainqueur qui fixe les exigences de capitulation au vaincu lequel, en dehors des droits internationalement reconnus aux prisonniers de guerre, est réduit à subir la volonté de l’autre. Quand les troupes vaincues sont écrasées ou ont fui à l’étranger, l’intérêt d’un tel document disparaît. Le gouvernement reprend naturellement le contrôle de l’ensemble de son territoire. Quitte par la suite à conclure avec le pays voisin abritant les forces vaincues les traités de paix , pour qu’il désarme les combattants réfugiés sur son sol ou qu’il procède à leur extradition.
     
    Pour le cas sous examen, toute la direction du M-23 est intacte et se trouve hors de toute atteinte, en Ouganda, et l’essentiel de ses armes relativement préservé.  Rappelons que l’Allemagne Nazie n’aurait pu relancer la deuxième guerre mondiale si son potentiel militaire avait été massivement détruit à la fin de la guerre de 1914-1918. C’est ce qui a poussé les Alliés, en 1948, à poursuivre la guerre jusqu’à l’anéantissement de l’armée allemande y compris  les armes et les usines d’armement sur le sol allemand. Il sied aujourd’hui d’interroger  l’histoire contemporaine sur la stratégie du FPR, l’ancêtre du M-23, pour prendre le pouvoir au Rwanda. De négociations en affrontements armés avec le pouvoir de Habyarimana, Kagamé et les siens ont fini par accéder au pouvoir.   Il reste qu’en étant vaincu, le M-23 est mal fondé à se prévaloir d’une quelconque légitimité pour attraire son vainqueur aux négociations. Une armée défaite perd les droits que pouvait lui ouvrir la victoire sur l’ennemi. Elle est confinée à la passivité que lui confère son statut de perdant
     
    Dès lors, il devient inconcevable que le gouvernement continue, comme si la situation sur le terrain n’aurait pas évolué, à négocier avec la direction du M-23; pis encore dans les conditions périmées. Il y a lieu que la partie congolaise en tant que vainqueur du conflit, sans remettre en question la facilitation, produise un autre document – le premier étant frappé de caducité du fait de la débandade des troupes ennemies – avec les exigences tenant compte de la nouvelle donne sur le terrain. Il ne sera plus question d’amnistie ou de réintégration des troupes défaites mais de l’instauration d’un tribunal devant juger les criminels de guerre et autres. Cette exigence devra figurer en bonne sur le document de capitulation.

     
     Autrement, l’acquis politique résultant du succès militaire dernièrement enregistré serait anéanti, et la victoire de nos forces armées paraitrait totalement inutile, douteuse à défaut d’être mensongère. Elle serait comprise, à ne point en douter, comme le maquillage d’un arrangement politique entre faux-belligérants (vrais complices). Le grand perdant serait alors le PEUPLE CONGOLAIS  qui a été abusé de sa naïveté. Le premier vainqueur serait le pouvoir en place qui, malgré l’incapacité de plus d’une décennie à éradiquer la guerre et son cortège de victimes et de déplacés, gagne – par cette pirouette accomplie avec le sang de nos vaillants militaires – la légitimité qui lui fait défaut depuis le scrutin chaotique de 2011. Il peut alors scruter l’horizon 2016 avec optimisme. Le second vainqueur n’est autre que le M-23  qui obtient, après avoir infligé à la Nation de pertes énormes  en vies humaines et en ressources naturelles sans oublier l’effort de guerre en finances et en  matériels, la prime de son intégration – en plus des vagues antérieures (RCD, CNDP) – dans les institutions nationales, alors même qu’il a été mis en déroute. C’est du gagnant-gagnant. Notre crainte est légitimement justifiée mais ce serait aller vite en besogne que de tirer une telle conclusion.
     
    Quoiqu’il en soit,  la délégation gouvernementale à ces interminables pourparlers a pour l’instant raison de refuser la signature, à l’initiative de la facilitation ougandaise, d’un accord de paix avec le M-23 vaincu, en préférant la déclaration de paix. Cependant, plus que le contenu sémantique du document à signer, c’est sa teneur qu’il faudra analyser et surtout, la matérialisation ultérieure sur le terrain politique, à commencer par la composition du tout prochain gouvernement. Les paris sont ouverts et je préfère me tromper que d’assister à l’escroquerie de la victoire de notre armée. 
     
    Wait and see.
     paul OMOKOKO
  • Faibles chances d’accord entre Kinshasa et le M23 à Kampala

    Faibles chances d’accord entre Kinshasa et le M23 à Kampala

    Roger Lumbala (d) à Kampala
    Roger Lumbala (d) à Kampala

    -Les chances d’entente sur un document susceptible de régler politiquement le conflit entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et les ex-rebelles du M23 semblaient très minces mardi au lendemain de l’échec de la signature d’un accord à Kampala.

    Le ministre des Affaires étrangères congolais, Raymond Tshibanda, est rentré à Kinshasa mardi, et un haut responsable congolais a indiqué à l’AFP qu’”on [venait] d’envoyer de l’argent pour que le reste de la délégation règle les factures d’hôtel et rentre” au pays.

    L’Ouganda – qui assure la médiation dans les discussions qui ont lieu sur son sol depuis décembre entre Kinshasa et les rebelles – a beau certifier que les deux parties veulent conlure, “on n’est pas optimiste”, indique un diplomate.

    Après avoir vaincu militairement les rebelles du M23 le 5 novembre, avec le soutien de la Mission de l’ONU (Monusco), le gouvernement congolais avait indiqué clairement qu’il ne comptait pas signer d’”accord” avec une entité n’ayant selon lui plus aucune existence.

    Selon des sources diplomatiques, le gouvernement congolais a été soumis à une forte pression internationale, en particulier de l’envoyée spéciale des Nations unies pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson, et de son homologue américain, Russel Feingold, pour signer malgré tout un accord avec le Mouvement du 23 Mars (M23).

    Mais Kinshasa a tenu bon dans son refus de valider un texte qui avait été paraphé par les deux parties avant la défaite finale du M23 et estime que sa victoire change la donne. Le gouvernement doit de plus faire face à l’hostilité de l’opinion publique congolaise qui ne voit pas l’intérêt d’avoir remporté la guerre pour n’obtenir aucun avantage en échange.

    Mme Robinson, M. Feingold, leurs homologues de l’Union européenne, Koen Vervaeke et de l’Union africaine, Boubacar Diarra, et le chef de la Monusco ont publié un communiqué dans lequel ils jugent toujours “important” d’aboutir à “une conclusion politique” pour sortir d’un conflit ayant duré dix-huit mois dans la riche province minière du Nord-Kivu.

    24 heures

    Cela ne sera cependant pas suffisant pour pacifier complètement une région troublée depuis deux décennies, car des dizaines d’autres groupes armés continuent de terroriser les populations dans l’Est de la RDC.

    Selon la médiation ougandaise, le texte que Kampala espérait voir signé lundi prévoyait notamment une réintégration des combattants du M23 qui le souhaitaient dans l’armée congolaise (à l’exception d’une centaine d’individus), et la poursuite, soit en RDC, soit devant un tribunal international, de tous ceux accusés de “crimes graves” comme crimes contre l’humanité, génocide ou viol.

    Mais le gouvernement “n’a pas du tout envie de signer” cet accord en l’état, note un diplomate, selon qui Kinshasa reste prête à signer une “déclaration d’engagements”.

    “L’objectif est que ce qui a été discuté – et qui est encore d’actualité – soit mis en oeuvre”, note un haut responsable congolais, excluant que d’anciens rebelles du M23 puissent intégrer ou réintégrer l’armée.

    “Je donne 24 heures encore pour que cela marche”, après il sera trop tard, estime un analyste.

    M. Opondo, porte-parole du gouvernement ougandais a par ailleurs indiqué que Sultani Makenga, le chef militaire du M23, présent en Ouganda depuis quelques jours n’était “pas prisonnier” et restait sous la “protection” de Kampala.

    Il est resté vague sur le sort que pourrait connaître par la suite M. Makenga, contre lequel la RDC a émis un mandat d’arrêt valide en l’état actuel des choses sur le seul terriroire congolais.

    AFP

  • Réhabiliter les rebelles ? Le Congo dit non, à l’unanimité

    Réhabiliter les rebelles ? Le Congo dit non, à l’unanimité

    MENDE-TSHIBANDA-Non, trois fois non. Pour une fois, c’est l’unanimité au Congo : la classe politique, majorité et opposition côte à côte, l’opinion publique s’exprimant autant dans les associations que dans la rue et les forces armées qui s’en tiennent à leur victoire militaire et consolident leur contrôle sur le Nord Kivu, tous approuvent les négociateurs qui, à Kampala, ont claqué la porte et refusé de signer le document que leur présentait le médiateur ougandais. « Le match est fini, le boxeur M23 a été mis dans les cordes, on ne peut le faire remonter sur le ring » expliquent les vendeurs de journaux, proposant des quotidiens aux manchettes qui se ressemblent toutes. En termes plus politiques, Seraphin Ngwej, le conseiller diplomatique du chef de l’Etat, ne dit pas autre chose : « comment pouvons nous accepter que l’on mette sur pied d’égalité un mouvement qualifié de « force négative » par les Nations unies, qui a été vaincu sur le terrain militaire, avec un gouvernement légitime ? »

    « Accord de paix » ou simple « déclaration » ? La question n’était pas seulement sémantique. Ayant vaincu militairement ses adversaires, qui, mis en débandade se sont repliés dans les pays voisins (non sans se démultiplier, passant de quelques centaines de rebelles en déroute à 1700 combattants accueillis en Ouganda…) Kinshasa n’entend pas signer autre chose qu’un document par lequel le M23 accepte de mettre fin à la guerre. Bref, une capitulation en rase campagne, traduisant le nouveau rapport de forces établi à la fois sur le terrain des opérations et sur le plan diplomatique, où Kinshasa a pu compter sur le soutien de ses alliés d’Afrique australe.

    Du côté de la branche politique du M23, refusant l’idée d’une reddition pure et simple, on exige toujours un « accord », assorti de certaines conditions, entre autres en ce qui concerne la réintégration des combattants au sein des forces congolaises, ce qui suscite plus que des réticences au sein d’une armée requinquée et qui n’entend plus être infiltrée par des hommes à la loyauté douteuse.

    A l’instar des négociateurs congolais à Kampala, Seraphin Ngwej n’hésite plus à mettre en cause la neutralité du médiateur ougandais, le ministre de la défense Crispus Kyonga : « cette fois, il a abattu ses cartes, démontré qu’il a un autre agenda que celui de simples bons offices, qu’en réalité il ne cherche qu’à sauver la mise du M23… »

    Un négociateur congolais, qui participait au sommet de Pretoria, qui avait rassemblé voici huit jours les présidents des pays de la région des Grands Lacs (Paul Kagame brillant par son absence) et les chefs des Etats d’Afrique australe, raconte lui aussi comment le président ougandais Museveni fut apostrophé par ses pairs : « terminez votre travail » lui intima le vieux président ougandais Mugabe tandis que le président Kabila, d’un calme olympien, assénait « nous, nous n’avons jamais menti à personne » et précisait «il est temps que tout cela s’arrête, désormais nous n’avons plus de temps à perdre… » (ce qui est un euphémisme, alors que depuis onze mois, tous frais payés par le gouvernement congolais, les pourparlers de Kampala tournent en rond…)

    « A chaque fois que nous avons conclu un accord de paix, une nouvelle rébellion, peu de temps après, a resurgi de ses cendres et désormais nous voulons mettre fin à ce cycle infernal » ajoute Seraphin Ngwej, estimant que « la victoire militaire des forces congolaises aura une onde de choc dans les pays voisins, l’Ouganda et le Rwanda, qui, depuis vingt ans avaient misé sur la fragilisation de la RDC… »

    Galvanisées par la victoire militaire, assurées du soutien de la force d’intervention africaine (Malawi, Afrique du Sud et surtout Tanzanie, qui a perdu trois officiers au cours des combats) les autorités congolaises se montrent désormais intransigeantes.
    Le consensus est tel que l’on peut se demander si le « gouvernement d’unité nationale », toujours en gestation et qui risque de ressembler à un paquebot sur lequel toutes les forces politiques trouveraient leur place au soleil est encore réellement nécessaire. « Au lieu de satisfaire les politiciens qui veulent leur part du gâteau, le président ferait mieux de laisser travailler le Premier Ministre Matata Mponyo… On ne change pas une équipe qui vient de gagner… » assurent les vendeurs de journaux…
    Le carnet de Colette Braeckman

  • Nouveaux bruits de bottes à l’Est

    Nouveaux bruits de bottes à l’Est

    Les militaires Rwandais en Uniformes de FARDC quittent la RDC-La population congolaise habitant la localité communément appelée « Joli bois », dans le territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu, est fort inquiète. Et pour cause ? Elle a constaté, depuis le dernier week-end, une forte concentration des troupes rwandaises, avec armement lourd, dans la cité rwandaise dénommée Murambi, à un jet de pierres de la frontière commune.

    Selon une évaluation qui appelle vérification et confirmation, un bataillon entier de l’armée rwandaise serait déployé dans le secteur.

    Dans un premier temps, certaines sources ont laissé entendre que des soldats rwandais venaient d’occuper une partie du territoire congolais. Mais, les données fournies aux autorités compétentes par un GPS laissent penser que, jusqu’à preuve du contraire, l’armée rwandaise n’a pas franchi la frontière.

    Toutefois, la forte militarisation d’une zone rwandaise en contact direct avec une province congolaise aussi sensible que celle du Nord-Kivu suscite des interrogations. Pourquoi le Rwanda a-t-il décidé de militariser maintenant ? Pourquoi l’armée rwandaise a-t-elle choisi une localité frontalière avec une province où vient d’être délogé le M23, une rébellion bien connue comme un de ses bras armés en République Démocratique du Congo ? Si ce pays voisin ne nourrit pas d’intention belliqueuse à l’égard du Congo démocratique, qu’est-ce qui explique l’aménagement de nombreuses tranchées par son armée à Murambi ?

    Pour nombre d’observateurs, le décor planté à la frontière congolo-rwandaise n’est pas annonciateur d’une cohabitation pacifique entre Kinshasa et Kigali. Bien au contraire ! Chacun peut y lire les prémisses d’une attaque armée comme seul le Rwanda en détient le secret depuis 1996, année de l’instrumentation de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo) pour faire tomber le régime du Maréchal Mobutu Sese Seko.

    Le message caché de Kagame

    Comme par hasard, de nouveaux bruits de bottes se font entendre à la frontière congolo-rwandaise à la veille de la signature, par le gouvernement congolais et la rébellion du M23, ce que l’on convient déjà d’appeler l’Accord de Kampala. C’est par ce texte, croit-on savoir, que le colonel Sultani Makenga, ses combattants ainsi que les responsables politiques de ce mouvement rebelle comptent survivre à leur défaite militaire sur les collines du Nord-Kivu. En amassant ses soldats lourdement armés à la frontière commune, le président rwandais, Paul Kagame, entend attirer l’attention à la fois des autorités congolaises et de la communauté internationale sur le fait qu’il garde intacte sa capacité d’intervention en territoire congolais. Par conséquent, si on ne lui aménage pas, à travers le M23, des dispositions devant lui permettre d’avoir un droit de regard sur les affaires intérieures congolaises, tout pourrait arriver, à commencer par la relance de la guerre. Bref, le régime de Kigali affiche clairement son refus de voir le M23 disparaître de l’échiquier politique, administratif, militaire et économique congolais.

    Ne pas trahir le Congo

    Au regard des gesticulations de Kigali à la frontière commune, dans le but inavoué de présenter le M23 comme aussi dangereux que mort ou vivant, les représentants du peuple congolais à la cérémonie de signature de l’Accord de Kampala devraient ouvrir l’œil et le bon. Afin d’éviter toute trahison de la patrie, ils devraient examiner à la loupe, avant de lever l’option de signer, le fond comme la forme de la mouture finale préparée dans le laboratoire de la facilitation ougandaise.

    On sait, selon les échos des dernières semaines, que l’atterrissage était difficile à cause de certaines revendications du M23 qui s’apparentaient à des primes à leurs crimes de guerre et crimes contre l’humanité, notamment l’amnistie générale, l’intégration ou la réintégration sans condition dans l’armée, la participation à la gestion des institutions politiques et des entreprises publiques.

    Ainsi tout en se montrant vigilantes à Kampala pour ne pas retomber dans un piège comparable à celui de l’Accord du 23 mars 2009, les autorités congolaises devraient prendre les dispositions requises pour consolider les acquis militaires à l’Est du pays, de manière à faire échec à l’entrée en scène, à visage découvert, de l’armée rwandaise. Si elles ne se montrent pas distraites face au jeu habituel de Kigali visant la perpétuation de l’insécurité au Nord-Kivu, le vent de la paix pourrait souffler, dans la durée, dans cette partie de la République.

    Le Phare

  • La Kabilie offre la Gécamines comme cadeau à Jack Rosen un juif homme d’affaires américain

    La Kabilie offre la Gécamines comme cadeau à Jack Rosen un juif homme d’affaires américain

    cheminee-de-la-gecamines-Pour son maintien au pouvoir en RD-Congo, la Kabilie offre la Gécamines comme cadeau à Jack Rosen un juif homme d’affaires américain

    La « RD-Congo » est un pays qui compte plus de 70 000 000 d’habitants. Ce chiffre prouve à lui-seul que la capacité de sa population est considérablement large pour que la priorité à l’embauche, et surtout dans le secteur aussi important que couvre la Gécamines,  soit STRATEGIQUEMENT réservée aux  plus méritants des filles et fils du pays. Et les compétences nationales  ne manquent en ce domaine.

    Dans un pays comme le Congo qui souffre d’insuffisance d’hommes d’affaires  nationaux et de stature internationale, et ce, comme il en existe pourtant ailleurs dans divers pays économiquement compétitifs,  l’ambition primordiale de l’État congolais, qui en possède par contre les moyens,  aurait été de soutenir, et financièrement s’il  le fallait, la naissance  d’une classe économique nationale dont l’impératif serait non seulement de rivaliser en affaires  avec les Bolloré, les Albert Frère, les Paul Desmarais et autres, mais également de financer l’économie du pays et son système démocratique, et cela,  tel qu’il se déploie sous d’autres cieux en lieu et place d ’une dépendance aliénante à une bourgeoisie d’emprunt et extérieure dont les intérêts freinent et voire s’opposent à  la visibilité  économique de la RD-Congo.

    Ailleurs, les Sarkozy et autres Poutine se battent pour leurs  Bolloré, leurs Dassault, leurs  Bettencourt (l’Oréal). Les Américains vont jusqu’à provoquer de guerre afin de procurer des débouchés économiques à Bill Gates, à Steve Jobs, etc.  Et sur le plan intérieur dans ces différents pays, le marché public local leur est prioritairement réservé. On l’a vu notamment en France entre François Mitterrand et son vieil ami  Roger-Patrice Pelat. C’est le cas également du Canada qui se targue de son Paul Desmarais.

    Ce qui voudrait dire qu’un leadership, qui  non seulement se respecte mais également est conscient de ses responsabilités vis-à-vis de son peuple et de sa nation,  pense et privilégie avant tout intérêt national  là où  la bande à « Joseph Kabila » se paye ouvertement la tête des Congolais  en cédant un poste d’administrateur à la Gécamines à un sujet étranger, américain ou pas, et ce, pour des raisons personnelles et égoïstes. Il s’agit de Monsieur Jack Rosen, un des juifs le plus influent de l’Amérique à qui le quotidien israélien Haaretz consacre en date du 8 novembre 2013 un article sur son site internet et dans lequel son auteur déclare à son sujet ce qui suit :  « [Jack Rosen] likes to help politicians when they most need it. Now he moves among presidents, princes and tyrants […]Jack Rosen still believes that President Barack Obama will be reelected. He says the “American people are smart, and they will make the right choice.”»[1].

    Le nouvel administrateur américain à qui la Kabilie offre la Gécamines, et ce,  en guise de reconnaissance, de remerciement et de son maintien éternel au pouvoir, possède une autre qualité que l’article de Haaretz met en exergue mais que la Kabilie implicitement tait, celle qui consiste à porter secours aux politiciens et autres tyrans qui se trouvent dans une situation d’ « indésirabilité ».  C’est le cas actuel de « Joseph Kabila » qui aura du mal à cacher  les raisons de l’embauche de son américain derrière la Gécamines en prétextant que sa nomination dépendrait de ses « qualités [de] chef d’entreprises international qui pourra conseiller [la Gécamines] et sa direction dans la poursuite et la mise en place de leur Plan de Développement Stratégique […]Son expérience fait de lui la personne idéale pour la fonction qui lui est accordée ; il connait et comprend parfaitement le développement, la restructuration et le financement international de projets. Parmi ses qualités, celle de gérer ses équipes en prenant en compte un maximum d’aspects et d’enjeux »[2].

    Il est vraisemblable que « ces compétences [soient] indispensables pour contribuer au développement et à la vision de la Gécamines », mais les « Nègres » de la Kabilie, qui souffrent d’un complexe d’infériorité de peau, ignorent le fait que cette fameuse élite étasunienne,  dont les compétences et les connaissances sont exaltées,  a conduit les États-Unis dans une situation  d’insolvabilité et presque de faillite. On citerait à titre illustratif notamment la crise des subprimes et les banques américaines, les États-Unis qui se trouvent en cessation de paiement à l’instar des pays que l’élite anglo-saxonne a baptisés du nom de « PIG », porc en français : le Portugal, l’Irlande et la Grèce. Que dire de l’Europe qui se trouve également  elle-même dans en état de choc, de sous et de sans-emploi et même de la  chosification de l’homme européen. Quand la Grèce,  qui philosophiquement est considérée comme le berceau de la civilisation occidentale, se meurt ce que la civilisation occidentale elle-même touche le fond. Alors je me demande en quoi des connaissances,  qui n’ont jamais  su jamais relevé les Etats-Unis  de son engourdissement,  peuvent subitement aider à la renaissance de la RD-Congo, un pays déjà déstabilisé. Comment est-ce possible d’idolâtrer un modèle qui a eu à démontrer suffisamment ses  limites ? Je pense que seuls des « Nègres », entendons par là des esclaves,  se condamnent à reprendre de la déjection.

    Une fois de plus, la Kabilie navigue à vue. D’une aliénation rwandaise à une autre, elle n’arrive à faire porter un rêve national à une jeunesse congolaise qui pourtant est en quête d’une identité nationale. La nomination de Jack Rosen conforte nos convictions que désormais les Anglo-Saxons ne se gêneront plus de « faire nommer » des américains et autres anglo-saxons à la tête de la RD-Congo. Et ce moment tant attendu,  et qui arrive à propos, fait entrer les peuples du Congo au stade ultime de son combat contre un système qui  a atteint son degré de paroxysme, c’est-à-dire qui décline. Il aidera à faciliter la mobilisation de la masse ainsi que des intelligences et une stratégie appropriée.  N’est-ce pas que chaque chose arrive en son temps pour un peuple opprimé et qui se prépare régulièrement à son rendez-vous avec l’histoire : son émancipation ainsi que son auto-détermination en tant que peuple.

    En conclusion, je n’ai rien contre personne ni contre les intérêts de qui que ce soit, puissants ou faibles,  mais j’ai en horreur que les intérêts du Congo et ceux des Congolais ne soient ni pris en compte ni défendus.

    Vivement le putsch en RD-Congo!

     

    Likambo ya mabele, ezali likambo ya makila…

     

     

     

    Mufoncol Tshiyoyo

    GSM 004745007236, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com

    Président du R.A.P.-Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC,

    Mouvement politico-militaire

     

     

  • Libération de Laurent Gbagbo : La France et les Etats Unis demanderaient des garanties

    Libération de Laurent Gbagbo : La France et les Etats Unis demanderaient des garanties

    laurent-gbagbo7-Selon les informations en notre possession, des tractations secrètes ont actuellement cours à La Haye entre des émissaires des grandes puissances et Laurent Gbagbo, pour préparer sa libération. Car le cas Gbagbo est devenu une affaire planétaire. Sa libération, si elle intervient, doit se faire en douceur et sans faire de vagues. A la Mandela.

    Information confirmée par notre confrère « Aujourd’hui » dans sa parution du 07 novembre 2013.

    Et à l’approche du 11 novembre 2013, date butoir de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) pour rendre son verdict, après l’audience du verdict du 09 octobre dernier, les tractations vont bon train.

    Selon nos informations, la France et les Etats Unis auraient demandé des garanties à Laurent Gbagbo, pour sa libération.

    Ils veulent en effet être sûrs que le Président Laurent Gbagbo ne soit pas tenté de se venger et se livrer au grand déballage.

    Sur cette question, un accord aurait été trouvé car le président Gbagbo n’a pas du tout l’intention de se venger contre quiconque, encore moins contre son rival Alassane Dramane Ouattara, qu’il serait même prêt à rencontrer une fois libéré, afin d’accélérer la paix et la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire.

    Mais là où aucun accord n’aurait semble-t-il pas encore été trouvé, c’est au niveau du contentieux électoral né de la présidentielle de 2010. Pour Laurent Gbagbo, ce n’est pas négociable. Il faut qu’on sache qui a gagné les élections présidentielle de 2010, afin de solder une fois pour toute le contentieux électoral en Côte d’Ivoire.

    Et s’il est avéré que c’est lui qui a remporté la présidentielle de 2010 face à Ouattara, que son retour aux affaires ne soit pas tabou.

    Ou tout au moins, droit devra lui être fait de participer à une nouvelle élection présidentielle, sous observation de l’Union africaine.

    A ce niveau des discutions, un blocage important serait survenu, selon nos sources. En effet, les émissaires de la France et des USA lui auraient demandé des garanties de remboursement de leur engagement militaire en Côte d’Ivoire, engagement qui se chiffrerait en plusieurs milliards de Fcfa. Et lequel engagement a conduit comme on le sait, à sa chute le 11 avril 2011. A ce niveau, nos sources ne savent pas quelle réponse le président Gbagbo aurait donnée à ses visiteurs.

    D’autres questions secrètes portant sur les intérêts des grandes puissances en Côte d’Ivoire auraient également été abordées entre ces émissaires et Laurent Gbagbo.

    Nous y reviendrons.

    Michèle Laffont

    Correspondante permanente aux Pays Bas

    Source : ivoirebusiness.net