Author: Don Kayembe

  • Faibles chances d’accord entre Kinshasa et le M23 à Kampala

    Faibles chances d’accord entre Kinshasa et le M23 à Kampala

    Roger Lumbala (d) à Kampala
    Roger Lumbala (d) à Kampala

    -Les chances d’entente sur un document susceptible de régler politiquement le conflit entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et les ex-rebelles du M23 semblaient très minces mardi au lendemain de l’échec de la signature d’un accord à Kampala.

    Le ministre des Affaires étrangères congolais, Raymond Tshibanda, est rentré à Kinshasa mardi, et un haut responsable congolais a indiqué à l’AFP qu’”on [venait] d’envoyer de l’argent pour que le reste de la délégation règle les factures d’hôtel et rentre” au pays.

    L’Ouganda – qui assure la médiation dans les discussions qui ont lieu sur son sol depuis décembre entre Kinshasa et les rebelles – a beau certifier que les deux parties veulent conlure, “on n’est pas optimiste”, indique un diplomate.

    Après avoir vaincu militairement les rebelles du M23 le 5 novembre, avec le soutien de la Mission de l’ONU (Monusco), le gouvernement congolais avait indiqué clairement qu’il ne comptait pas signer d’”accord” avec une entité n’ayant selon lui plus aucune existence.

    Selon des sources diplomatiques, le gouvernement congolais a été soumis à une forte pression internationale, en particulier de l’envoyée spéciale des Nations unies pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson, et de son homologue américain, Russel Feingold, pour signer malgré tout un accord avec le Mouvement du 23 Mars (M23).

    Mais Kinshasa a tenu bon dans son refus de valider un texte qui avait été paraphé par les deux parties avant la défaite finale du M23 et estime que sa victoire change la donne. Le gouvernement doit de plus faire face à l’hostilité de l’opinion publique congolaise qui ne voit pas l’intérêt d’avoir remporté la guerre pour n’obtenir aucun avantage en échange.

    Mme Robinson, M. Feingold, leurs homologues de l’Union européenne, Koen Vervaeke et de l’Union africaine, Boubacar Diarra, et le chef de la Monusco ont publié un communiqué dans lequel ils jugent toujours “important” d’aboutir à “une conclusion politique” pour sortir d’un conflit ayant duré dix-huit mois dans la riche province minière du Nord-Kivu.

    24 heures

    Cela ne sera cependant pas suffisant pour pacifier complètement une région troublée depuis deux décennies, car des dizaines d’autres groupes armés continuent de terroriser les populations dans l’Est de la RDC.

    Selon la médiation ougandaise, le texte que Kampala espérait voir signé lundi prévoyait notamment une réintégration des combattants du M23 qui le souhaitaient dans l’armée congolaise (à l’exception d’une centaine d’individus), et la poursuite, soit en RDC, soit devant un tribunal international, de tous ceux accusés de “crimes graves” comme crimes contre l’humanité, génocide ou viol.

    Mais le gouvernement “n’a pas du tout envie de signer” cet accord en l’état, note un diplomate, selon qui Kinshasa reste prête à signer une “déclaration d’engagements”.

    “L’objectif est que ce qui a été discuté – et qui est encore d’actualité – soit mis en oeuvre”, note un haut responsable congolais, excluant que d’anciens rebelles du M23 puissent intégrer ou réintégrer l’armée.

    “Je donne 24 heures encore pour que cela marche”, après il sera trop tard, estime un analyste.

    M. Opondo, porte-parole du gouvernement ougandais a par ailleurs indiqué que Sultani Makenga, le chef militaire du M23, présent en Ouganda depuis quelques jours n’était “pas prisonnier” et restait sous la “protection” de Kampala.

    Il est resté vague sur le sort que pourrait connaître par la suite M. Makenga, contre lequel la RDC a émis un mandat d’arrêt valide en l’état actuel des choses sur le seul terriroire congolais.

    AFP

  • Réhabiliter les rebelles ? Le Congo dit non, à l’unanimité

    Réhabiliter les rebelles ? Le Congo dit non, à l’unanimité

    MENDE-TSHIBANDA-Non, trois fois non. Pour une fois, c’est l’unanimité au Congo : la classe politique, majorité et opposition côte à côte, l’opinion publique s’exprimant autant dans les associations que dans la rue et les forces armées qui s’en tiennent à leur victoire militaire et consolident leur contrôle sur le Nord Kivu, tous approuvent les négociateurs qui, à Kampala, ont claqué la porte et refusé de signer le document que leur présentait le médiateur ougandais. « Le match est fini, le boxeur M23 a été mis dans les cordes, on ne peut le faire remonter sur le ring » expliquent les vendeurs de journaux, proposant des quotidiens aux manchettes qui se ressemblent toutes. En termes plus politiques, Seraphin Ngwej, le conseiller diplomatique du chef de l’Etat, ne dit pas autre chose : « comment pouvons nous accepter que l’on mette sur pied d’égalité un mouvement qualifié de « force négative » par les Nations unies, qui a été vaincu sur le terrain militaire, avec un gouvernement légitime ? »

    « Accord de paix » ou simple « déclaration » ? La question n’était pas seulement sémantique. Ayant vaincu militairement ses adversaires, qui, mis en débandade se sont repliés dans les pays voisins (non sans se démultiplier, passant de quelques centaines de rebelles en déroute à 1700 combattants accueillis en Ouganda…) Kinshasa n’entend pas signer autre chose qu’un document par lequel le M23 accepte de mettre fin à la guerre. Bref, une capitulation en rase campagne, traduisant le nouveau rapport de forces établi à la fois sur le terrain des opérations et sur le plan diplomatique, où Kinshasa a pu compter sur le soutien de ses alliés d’Afrique australe.

    Du côté de la branche politique du M23, refusant l’idée d’une reddition pure et simple, on exige toujours un « accord », assorti de certaines conditions, entre autres en ce qui concerne la réintégration des combattants au sein des forces congolaises, ce qui suscite plus que des réticences au sein d’une armée requinquée et qui n’entend plus être infiltrée par des hommes à la loyauté douteuse.

    A l’instar des négociateurs congolais à Kampala, Seraphin Ngwej n’hésite plus à mettre en cause la neutralité du médiateur ougandais, le ministre de la défense Crispus Kyonga : « cette fois, il a abattu ses cartes, démontré qu’il a un autre agenda que celui de simples bons offices, qu’en réalité il ne cherche qu’à sauver la mise du M23… »

    Un négociateur congolais, qui participait au sommet de Pretoria, qui avait rassemblé voici huit jours les présidents des pays de la région des Grands Lacs (Paul Kagame brillant par son absence) et les chefs des Etats d’Afrique australe, raconte lui aussi comment le président ougandais Museveni fut apostrophé par ses pairs : « terminez votre travail » lui intima le vieux président ougandais Mugabe tandis que le président Kabila, d’un calme olympien, assénait « nous, nous n’avons jamais menti à personne » et précisait «il est temps que tout cela s’arrête, désormais nous n’avons plus de temps à perdre… » (ce qui est un euphémisme, alors que depuis onze mois, tous frais payés par le gouvernement congolais, les pourparlers de Kampala tournent en rond…)

    « A chaque fois que nous avons conclu un accord de paix, une nouvelle rébellion, peu de temps après, a resurgi de ses cendres et désormais nous voulons mettre fin à ce cycle infernal » ajoute Seraphin Ngwej, estimant que « la victoire militaire des forces congolaises aura une onde de choc dans les pays voisins, l’Ouganda et le Rwanda, qui, depuis vingt ans avaient misé sur la fragilisation de la RDC… »

    Galvanisées par la victoire militaire, assurées du soutien de la force d’intervention africaine (Malawi, Afrique du Sud et surtout Tanzanie, qui a perdu trois officiers au cours des combats) les autorités congolaises se montrent désormais intransigeantes.
    Le consensus est tel que l’on peut se demander si le « gouvernement d’unité nationale », toujours en gestation et qui risque de ressembler à un paquebot sur lequel toutes les forces politiques trouveraient leur place au soleil est encore réellement nécessaire. « Au lieu de satisfaire les politiciens qui veulent leur part du gâteau, le président ferait mieux de laisser travailler le Premier Ministre Matata Mponyo… On ne change pas une équipe qui vient de gagner… » assurent les vendeurs de journaux…
    Le carnet de Colette Braeckman

  • Nouveaux bruits de bottes à l’Est

    Nouveaux bruits de bottes à l’Est

    Les militaires Rwandais en Uniformes de FARDC quittent la RDC-La population congolaise habitant la localité communément appelée « Joli bois », dans le territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu, est fort inquiète. Et pour cause ? Elle a constaté, depuis le dernier week-end, une forte concentration des troupes rwandaises, avec armement lourd, dans la cité rwandaise dénommée Murambi, à un jet de pierres de la frontière commune.

    Selon une évaluation qui appelle vérification et confirmation, un bataillon entier de l’armée rwandaise serait déployé dans le secteur.

    Dans un premier temps, certaines sources ont laissé entendre que des soldats rwandais venaient d’occuper une partie du territoire congolais. Mais, les données fournies aux autorités compétentes par un GPS laissent penser que, jusqu’à preuve du contraire, l’armée rwandaise n’a pas franchi la frontière.

    Toutefois, la forte militarisation d’une zone rwandaise en contact direct avec une province congolaise aussi sensible que celle du Nord-Kivu suscite des interrogations. Pourquoi le Rwanda a-t-il décidé de militariser maintenant ? Pourquoi l’armée rwandaise a-t-elle choisi une localité frontalière avec une province où vient d’être délogé le M23, une rébellion bien connue comme un de ses bras armés en République Démocratique du Congo ? Si ce pays voisin ne nourrit pas d’intention belliqueuse à l’égard du Congo démocratique, qu’est-ce qui explique l’aménagement de nombreuses tranchées par son armée à Murambi ?

    Pour nombre d’observateurs, le décor planté à la frontière congolo-rwandaise n’est pas annonciateur d’une cohabitation pacifique entre Kinshasa et Kigali. Bien au contraire ! Chacun peut y lire les prémisses d’une attaque armée comme seul le Rwanda en détient le secret depuis 1996, année de l’instrumentation de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo) pour faire tomber le régime du Maréchal Mobutu Sese Seko.

    Le message caché de Kagame

    Comme par hasard, de nouveaux bruits de bottes se font entendre à la frontière congolo-rwandaise à la veille de la signature, par le gouvernement congolais et la rébellion du M23, ce que l’on convient déjà d’appeler l’Accord de Kampala. C’est par ce texte, croit-on savoir, que le colonel Sultani Makenga, ses combattants ainsi que les responsables politiques de ce mouvement rebelle comptent survivre à leur défaite militaire sur les collines du Nord-Kivu. En amassant ses soldats lourdement armés à la frontière commune, le président rwandais, Paul Kagame, entend attirer l’attention à la fois des autorités congolaises et de la communauté internationale sur le fait qu’il garde intacte sa capacité d’intervention en territoire congolais. Par conséquent, si on ne lui aménage pas, à travers le M23, des dispositions devant lui permettre d’avoir un droit de regard sur les affaires intérieures congolaises, tout pourrait arriver, à commencer par la relance de la guerre. Bref, le régime de Kigali affiche clairement son refus de voir le M23 disparaître de l’échiquier politique, administratif, militaire et économique congolais.

    Ne pas trahir le Congo

    Au regard des gesticulations de Kigali à la frontière commune, dans le but inavoué de présenter le M23 comme aussi dangereux que mort ou vivant, les représentants du peuple congolais à la cérémonie de signature de l’Accord de Kampala devraient ouvrir l’œil et le bon. Afin d’éviter toute trahison de la patrie, ils devraient examiner à la loupe, avant de lever l’option de signer, le fond comme la forme de la mouture finale préparée dans le laboratoire de la facilitation ougandaise.

    On sait, selon les échos des dernières semaines, que l’atterrissage était difficile à cause de certaines revendications du M23 qui s’apparentaient à des primes à leurs crimes de guerre et crimes contre l’humanité, notamment l’amnistie générale, l’intégration ou la réintégration sans condition dans l’armée, la participation à la gestion des institutions politiques et des entreprises publiques.

    Ainsi tout en se montrant vigilantes à Kampala pour ne pas retomber dans un piège comparable à celui de l’Accord du 23 mars 2009, les autorités congolaises devraient prendre les dispositions requises pour consolider les acquis militaires à l’Est du pays, de manière à faire échec à l’entrée en scène, à visage découvert, de l’armée rwandaise. Si elles ne se montrent pas distraites face au jeu habituel de Kigali visant la perpétuation de l’insécurité au Nord-Kivu, le vent de la paix pourrait souffler, dans la durée, dans cette partie de la République.

    Le Phare

  • La Kabilie offre la Gécamines comme cadeau à Jack Rosen un juif homme d’affaires américain

    La Kabilie offre la Gécamines comme cadeau à Jack Rosen un juif homme d’affaires américain

    cheminee-de-la-gecamines-Pour son maintien au pouvoir en RD-Congo, la Kabilie offre la Gécamines comme cadeau à Jack Rosen un juif homme d’affaires américain

    La « RD-Congo » est un pays qui compte plus de 70 000 000 d’habitants. Ce chiffre prouve à lui-seul que la capacité de sa population est considérablement large pour que la priorité à l’embauche, et surtout dans le secteur aussi important que couvre la Gécamines,  soit STRATEGIQUEMENT réservée aux  plus méritants des filles et fils du pays. Et les compétences nationales  ne manquent en ce domaine.

    Dans un pays comme le Congo qui souffre d’insuffisance d’hommes d’affaires  nationaux et de stature internationale, et ce, comme il en existe pourtant ailleurs dans divers pays économiquement compétitifs,  l’ambition primordiale de l’État congolais, qui en possède par contre les moyens,  aurait été de soutenir, et financièrement s’il  le fallait, la naissance  d’une classe économique nationale dont l’impératif serait non seulement de rivaliser en affaires  avec les Bolloré, les Albert Frère, les Paul Desmarais et autres, mais également de financer l’économie du pays et son système démocratique, et cela,  tel qu’il se déploie sous d’autres cieux en lieu et place d ’une dépendance aliénante à une bourgeoisie d’emprunt et extérieure dont les intérêts freinent et voire s’opposent à  la visibilité  économique de la RD-Congo.

    Ailleurs, les Sarkozy et autres Poutine se battent pour leurs  Bolloré, leurs Dassault, leurs  Bettencourt (l’Oréal). Les Américains vont jusqu’à provoquer de guerre afin de procurer des débouchés économiques à Bill Gates, à Steve Jobs, etc.  Et sur le plan intérieur dans ces différents pays, le marché public local leur est prioritairement réservé. On l’a vu notamment en France entre François Mitterrand et son vieil ami  Roger-Patrice Pelat. C’est le cas également du Canada qui se targue de son Paul Desmarais.

    Ce qui voudrait dire qu’un leadership, qui  non seulement se respecte mais également est conscient de ses responsabilités vis-à-vis de son peuple et de sa nation,  pense et privilégie avant tout intérêt national  là où  la bande à « Joseph Kabila » se paye ouvertement la tête des Congolais  en cédant un poste d’administrateur à la Gécamines à un sujet étranger, américain ou pas, et ce, pour des raisons personnelles et égoïstes. Il s’agit de Monsieur Jack Rosen, un des juifs le plus influent de l’Amérique à qui le quotidien israélien Haaretz consacre en date du 8 novembre 2013 un article sur son site internet et dans lequel son auteur déclare à son sujet ce qui suit :  « [Jack Rosen] likes to help politicians when they most need it. Now he moves among presidents, princes and tyrants […]Jack Rosen still believes that President Barack Obama will be reelected. He says the “American people are smart, and they will make the right choice.”»[1].

    Le nouvel administrateur américain à qui la Kabilie offre la Gécamines, et ce,  en guise de reconnaissance, de remerciement et de son maintien éternel au pouvoir, possède une autre qualité que l’article de Haaretz met en exergue mais que la Kabilie implicitement tait, celle qui consiste à porter secours aux politiciens et autres tyrans qui se trouvent dans une situation d’ « indésirabilité ».  C’est le cas actuel de « Joseph Kabila » qui aura du mal à cacher  les raisons de l’embauche de son américain derrière la Gécamines en prétextant que sa nomination dépendrait de ses « qualités [de] chef d’entreprises international qui pourra conseiller [la Gécamines] et sa direction dans la poursuite et la mise en place de leur Plan de Développement Stratégique […]Son expérience fait de lui la personne idéale pour la fonction qui lui est accordée ; il connait et comprend parfaitement le développement, la restructuration et le financement international de projets. Parmi ses qualités, celle de gérer ses équipes en prenant en compte un maximum d’aspects et d’enjeux »[2].

    Il est vraisemblable que « ces compétences [soient] indispensables pour contribuer au développement et à la vision de la Gécamines », mais les « Nègres » de la Kabilie, qui souffrent d’un complexe d’infériorité de peau, ignorent le fait que cette fameuse élite étasunienne,  dont les compétences et les connaissances sont exaltées,  a conduit les États-Unis dans une situation  d’insolvabilité et presque de faillite. On citerait à titre illustratif notamment la crise des subprimes et les banques américaines, les États-Unis qui se trouvent en cessation de paiement à l’instar des pays que l’élite anglo-saxonne a baptisés du nom de « PIG », porc en français : le Portugal, l’Irlande et la Grèce. Que dire de l’Europe qui se trouve également  elle-même dans en état de choc, de sous et de sans-emploi et même de la  chosification de l’homme européen. Quand la Grèce,  qui philosophiquement est considérée comme le berceau de la civilisation occidentale, se meurt ce que la civilisation occidentale elle-même touche le fond. Alors je me demande en quoi des connaissances,  qui n’ont jamais  su jamais relevé les Etats-Unis  de son engourdissement,  peuvent subitement aider à la renaissance de la RD-Congo, un pays déjà déstabilisé. Comment est-ce possible d’idolâtrer un modèle qui a eu à démontrer suffisamment ses  limites ? Je pense que seuls des « Nègres », entendons par là des esclaves,  se condamnent à reprendre de la déjection.

    Une fois de plus, la Kabilie navigue à vue. D’une aliénation rwandaise à une autre, elle n’arrive à faire porter un rêve national à une jeunesse congolaise qui pourtant est en quête d’une identité nationale. La nomination de Jack Rosen conforte nos convictions que désormais les Anglo-Saxons ne se gêneront plus de « faire nommer » des américains et autres anglo-saxons à la tête de la RD-Congo. Et ce moment tant attendu,  et qui arrive à propos, fait entrer les peuples du Congo au stade ultime de son combat contre un système qui  a atteint son degré de paroxysme, c’est-à-dire qui décline. Il aidera à faciliter la mobilisation de la masse ainsi que des intelligences et une stratégie appropriée.  N’est-ce pas que chaque chose arrive en son temps pour un peuple opprimé et qui se prépare régulièrement à son rendez-vous avec l’histoire : son émancipation ainsi que son auto-détermination en tant que peuple.

    En conclusion, je n’ai rien contre personne ni contre les intérêts de qui que ce soit, puissants ou faibles,  mais j’ai en horreur que les intérêts du Congo et ceux des Congolais ne soient ni pris en compte ni défendus.

    Vivement le putsch en RD-Congo!

     

    Likambo ya mabele, ezali likambo ya makila…

     

     

     

    Mufoncol Tshiyoyo

    GSM 004745007236, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com

    Président du R.A.P.-Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC,

    Mouvement politico-militaire

     

     

  • Libération de Laurent Gbagbo : La France et les Etats Unis demanderaient des garanties

    Libération de Laurent Gbagbo : La France et les Etats Unis demanderaient des garanties

    laurent-gbagbo7-Selon les informations en notre possession, des tractations secrètes ont actuellement cours à La Haye entre des émissaires des grandes puissances et Laurent Gbagbo, pour préparer sa libération. Car le cas Gbagbo est devenu une affaire planétaire. Sa libération, si elle intervient, doit se faire en douceur et sans faire de vagues. A la Mandela.

    Information confirmée par notre confrère « Aujourd’hui » dans sa parution du 07 novembre 2013.

    Et à l’approche du 11 novembre 2013, date butoir de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) pour rendre son verdict, après l’audience du verdict du 09 octobre dernier, les tractations vont bon train.

    Selon nos informations, la France et les Etats Unis auraient demandé des garanties à Laurent Gbagbo, pour sa libération.

    Ils veulent en effet être sûrs que le Président Laurent Gbagbo ne soit pas tenté de se venger et se livrer au grand déballage.

    Sur cette question, un accord aurait été trouvé car le président Gbagbo n’a pas du tout l’intention de se venger contre quiconque, encore moins contre son rival Alassane Dramane Ouattara, qu’il serait même prêt à rencontrer une fois libéré, afin d’accélérer la paix et la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire.

    Mais là où aucun accord n’aurait semble-t-il pas encore été trouvé, c’est au niveau du contentieux électoral né de la présidentielle de 2010. Pour Laurent Gbagbo, ce n’est pas négociable. Il faut qu’on sache qui a gagné les élections présidentielle de 2010, afin de solder une fois pour toute le contentieux électoral en Côte d’Ivoire.

    Et s’il est avéré que c’est lui qui a remporté la présidentielle de 2010 face à Ouattara, que son retour aux affaires ne soit pas tabou.

    Ou tout au moins, droit devra lui être fait de participer à une nouvelle élection présidentielle, sous observation de l’Union africaine.

    A ce niveau des discutions, un blocage important serait survenu, selon nos sources. En effet, les émissaires de la France et des USA lui auraient demandé des garanties de remboursement de leur engagement militaire en Côte d’Ivoire, engagement qui se chiffrerait en plusieurs milliards de Fcfa. Et lequel engagement a conduit comme on le sait, à sa chute le 11 avril 2011. A ce niveau, nos sources ne savent pas quelle réponse le président Gbagbo aurait donnée à ses visiteurs.

    D’autres questions secrètes portant sur les intérêts des grandes puissances en Côte d’Ivoire auraient également été abordées entre ces émissaires et Laurent Gbagbo.

    Nous y reviendrons.

    Michèle Laffont

    Correspondante permanente aux Pays Bas

    Source : ivoirebusiness.net

  • Les rebelles du M23, réfugiés en Ouganda, ne seront pas remis à la RDC

    Les rebelles du M23, réfugiés en Ouganda, ne seront pas remis à la RDC

    OUGANDA – Les combattants du M23, réfugiés en Ouganda après la débâcle de leur rébellion dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ne seront pas remis aux autorités de Kinshasa avant qu’un accord de paix ne fixe leur sort, a annoncé vendredi le gouvernement ougandais. “Ils ne sont pas prisonniers. Ce sont des soldats fuyant la guerre, donc nous les accueillons et les aidons, parce que c’est de notre responsabilité, comme nous l’avons fait pour des soldats de l’armée de RDC plus tôt dans l’année”, a également déclaré à l’AFP le colonel Paddy Ankunda, porte-parole du ministère ougandais de la Défense et de l’armée ougandaise. “Ils ne seront pas remis à la RDC. L’accord de paix (…) déterminera le sort des soldats du M23, en matière de réintégration et réinsertion. Donc nous attendrons jusque-là”, a-t-il ajouté.

    Ceux qui refuseraient, après un accord de paix, de rentrer en RDC, seront remis au Haut-Commissariat de l’ONU pour les Réfugiés (HCR) qui décidera s’ils peuvent prétendre au statut de réfugiés, a-t-il précisé.

    Comme la veille, M. Ankunda a de nouveau estimé à 1.500 le nombre de rebelle du M23 – soit le gros de ses effectifs combattants – ayant franchi la frontière entre la RDC et l’Ouganda ces derniers jours.
    Il a de nouveau assuré ne pas savoir si Sultani Makenga, le chef militaire de la rébellion, se trouvait entre les mains de l’armée ougandaise, comme l’avait affirmé la veille un haut responsable militaire ougandais sous le couvert de l’anonymat.

    Parmi les 1.500 rebelles en Ouganda, “il y a un mélange de soldats et d’officiers et certains de leurs commandants. Je ne peux pas confirmer à l’heure actuelle que Sultani Makenga est parmi eux. Cela a commencé comme une rumeur qui maintenant ne cesse d’enfler”, a-t-il déclaré.

    Les autorités ougandaises envisagent de réinstaller ailleurs les rebelles, actuellement cantonnés dans la zone de Mgahinga, dans le département de Kisoro, dans le coin sud-ouest de l’Ouganda, frontalier de la RDC et du Rwanda, a-t-il également indiqué.

    Défait par l’armée congolaise, appuyée par une brigade d’intervention de l’ONU, à l’issue d’une offensive d’une dizaine de jours, le M23, qui combattait les troupes de Kinshasa dans la province orientale minière du Nord-Kivu depuis avril 2012, a annoncé mardi “mettre un terme” à sa rébellion.

    Avec AFP

  • signature lundi d’un accord de paix entre Kinshasa et le M23

    signature lundi d’un accord de paix entre Kinshasa et le M23

    CONGO-pourparlers– Un accord de paix entre la République démocratique du Congo et le M23, vaincu, devrait être signé lundi à Kampala, a annoncé vendredi l’Ouganda, qui assure la médiation, et qui a confirmé la présence sur son sol du chef des rebelles Sultani Makenga.

    Le M23 avait annoncé mardi “mettre un terme” à sa rébellion, après sa débâcle dans l’est de la RDC, vaincu par l’armée congolaise fortement épaulée par la Force de l’ONU.

    “Oui, Sultani Makenga est chez nous”, a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement ougandais, Ofwono Opondo, mais “nous ne pouvons pas dire aux médias où nous l’hébergeons”.

    Le sort de M. Makenga, comme celui de ses hommes, dont 1.500, soit le gros des troupes combattantes, sont réfugiés en Ouganda selon Kampala, devrait être réglé par un accord de paix, qui doit être signé lundi dans la capitale ougandaise, selon le porte-parole du gouvernement ougandais, médiateur lors des négociations de paix qui se sont déroulées depuis décembre 2012 à Kampala.

    “L’accord est prêt et nous attendons que tout le monde revienne lundi pour le signer”, a déclaré M. Opondo, précisant que des représentants de l’ONU et de l’Union africaine (UA) étaient attendus à la cérémonie de signature.

    “L’accord détaillera comment chaque cas sera traité”, a-t-il précisé au sujet des combattants du M23: “il y a ceux qui sont sous sanctions de l’ONU et américaines, ceux qui veulent être réintégrés dans l’armée et ceux qui veulent simplement rentrer chez eux”.

    M. Makenga figure sur la liste des sanctions de l’ONU et sur celle de Washington qui l’accuse d’être responsable de violations graves des droits de l’Homme et d’atrocités.

    Il a indiqué que l’Ouganda n’avait pas l’intention de remettre les rebelles réfugiés sur son territoire à une quelconque instance internationale ou de les garder prisonniers.

    le M23, qui combattait les troupes de Kinshasa dans la province orientale minière du Nord-Kivu depuis avril 2012, a été défait par l’armée congolaise, appuyée par une brigade d’intervention de l’ONU, à l’issue d’une offensive d’une dizaine de jours.

    Les quelque 1.500 combattants du M23 qui ont, selon Kampala, franchi la frontière avec la RDC ces derniers jours, sont actuellement cantonnés dans la zone de Mgahinga, dans le département de Kisoro, dans le coin sud-ouest de l’Ouganda, frontalier de la RDC et du Rwanda.

    Les autorités envisagent de les installer ailleurs, a indiqué vendredi à l’AFP le porte-parole du ministère de la Défense et de l’armée ougandaise, le colonel Paddy Ankunda.

    Avec AFP

  • Des combattants du M23 et leur chef entre les mains de l’armée ougandaise

    Des combattants du M23 et leur chef entre les mains de l’armée ougandaise

    Sultani Makenga
    Sultani Makenga

    – Le chef militaire du M23, Sultani Makenga, ainsi que 1.500 combattants, soit le gros de cette rébellion de République démocratique du Congo (RDC) défaite ces derniers jours, ont franchi la frontière et se trouvent entre les mains de l’armée ougandaise.

    Sultani Makenga “est avec nos forces, oui, il a franchi la frontière avec certains de ses hommes, il est avec nous”, a annoncé jeudi à l’AFP un haut responsable militaire ougandais sous couvert de l’anonymat, sans préciser la localisation du chef rebelle.

    Il a également refusé de clarifier si Sultani Makenga était ou non libre de ses mouvements et s’il avait formellement fait acte de reddition aux autorités ougandaises.

    De son côté, le porte-parole de l’armée ougandaise, Paddy Ankunda, a indiqué qu’environ 1.500 rebelles du M23, soit l’essentiel de ses effectifs combattants, étaient entrés en Ouganda et s’étaient rendus à l’armée ougandaise, mais n’a pas confirmé la présence de Sultani Makenga parmi eux.

    “Quelque 1.500 combattants se sont rendus à l’armée ougandaise aujourd’hui, je ne suis pas au courant de la présence de Sultani Makenga parmi eux”, a-t-il simplement déclaré à l’AFP.

    Ils “sont cantonnés dans la zone de Mgahinga, dans le département de Kisoro”, dans le coin sud-ouest de l’Ouganda, frontalier de la RDC et du Rwanda, a-t-il ajouté.

    Un expert militaire a remis en doute la réalité du chiffre donné par l’armée ougandaise, estimant les forces de la rébellion à un millier d’hommes à la fin octobre. Selon lui, pourraient être inclus dans le chiffre de 1.500 des membres des familles de rebelles ou des combattants du M23 se trouvant déjà précédemment en Ouganda.

    Défait militairement ces derniers jours par l’armée de RDC appuyée par une brigade d’intervention de l’ONU, le M23, qui combattait les troupes de Kinshasa dans la province orientale minière du Nord-Kivu depuis avril 2012, a annoncé mardi “mettre un terme” à sa rébellion.

    Le M23 était formé d’anciens rebelles congolais, essentiellement tutsi, du Conseil national pour la défense du Peuple (CNDP), intégrés à l’armée de RDC après un accord signé le 23 mars 2009. Ils s’étaient mutinés il y a 18 mois, accusant Kinshasa de n’avoir pas respecté les termes de cet accord.

    Le colonel Sultani Makenga, chef du M23, à Bunagana, près de la frontière ougandaise, le 8 juillet 2012
    © AFP/Archives Michele Sibiloni

    Le chef de la mission de l’ONU en RDC, Martin Kobler, avait annoncé mercredi que les Nations unies allaient aider à renforcer le contrôle des frontières de l’est congolais pour empêcher armes et rebelles de passer dans les pays voisins, après la défaite du M23.

    Atrocités

    Atrocités

    Sultani Makenga, 39 ans, figure sur une liste des sanctions de l’ONU qui l’accuse d’être responsable de violations graves des droits de l’Homme et d’atrocités liées au M23 dans l’est de la RDC: meurtres, viols, enlèvements, recrutement d’enfants, enrôlements forcés…

    A l’apogée de sa force, le M23 avait conquis en novembre 2012 Goma, la capitale du Nord-Kivu, avant de s’en retirer contre l’ouverture de négociations sous médiation ougandaise à Kampala qui n’ont jamais réellement progressé.

    Mardi, Kinshasa avait affirmé que son armée contrôlait désormais l’intégralité du territoire qu’occupait le M23 depuis 18 mois et que les derniers combattants rebelles avaient fui vers le Rwanda.

    L’Ouganda, et surtout le Rwanda, tous deux frontaliers du Nord-Kivu, ont été largement accusés par l’ONU et d’autres sources de soutenir militairement le M23, ce que les deux pays ont toujours démenti. Des analystes attribuent pour partie l’effondrement du M23 à l’arrêt du soutien rwandais, sous pression notamment des Etats-Unis.

    Allié du Rwanda, Washington a pris ses distances avec Kigali depuis juillet 2012 en gelant sa modeste assistance militaire de 200.000 dollars et en prenant des sanctions dans le même domaine de la formation militaire pour 2014, afin de pousser le régime du président Paul Kagame à mettre un terme à son soutien au M23.

    Tutsi, issu de parents originaires de la province congolaise orientale du Masisi, Sultani Makenga est né selon l’ONU le 25 décembre 1973 dans le territoire de Rutshuru, dans le Nord-Kivu, où il a grandi. Il a été de tous les conflits qui ont déchiré la région depuis une vingtaine d’années.

    Comme de nombreux Tutsi, il a fait ses armes au début des années 1990 au sein de la rébellion rwandaise du Front patriotique rwandais (FPR), formée en Ouganda, qui a conquis avec Paul Kagame à sa tête le pouvoir à Kigali en 1994.

    Il a combattu ensuite au sein de forces supplétives rwandaises lors des deux guerres du Congo (1996-1997, puis 1998-2003) avant de rejoindre le CNDP, puis d’intégrer l’armée congolaise en 2009.

    Avec AFP

  • La réforme de l’armée congolaise, la clef du succès

    La réforme de l’armée congolaise, la clef du succès

    général-Olenga.-Il y a un an l’armée congolaise avait été humiliée après la prise de Goma en novembre 2012 par quelques centaines de rebelles. Un an plus tard c’est un tout autre visage qu’a révélé l’armée congolaise, celui d’une armée qui emporte la bataille et ce en grande partie car elle est mieux organisée.

    Le réveil de l’armée congolaise est incarné par deux hommes. Il est marqué par le lieutenant-général François Olenga, chef d’Etat-major de l’armée de terre depuis décembre dernier, en charge de la logistique. Grâce à lui, les soldats ont reçu de la nourriture, de l’eau et des cartouches sur le front. Ce qui n’a pas toujours été le cas.

    Ensuite, l’armée congolaise doit son renouveau au général, Lucien Bahuma Ambama, formé en France et en Belgique, à partir de juin, date de sa nomination. Il simplifie la chaîne de commandement et y place des hommes de confiance. Résultat, la discipline au sein des unités s’est améliorée. Là aussi c’est une nouveauté.

    Premier résultat, fin juillet

    Les forces congolaises résistent aux attaques du M23 à Mutaho pendant quatre jours; sans aide de la Monusco. Par ailleurs, ces derniers mois, Américains, Belges, Chinois et Sud-Africains forment différents bataillons. Les 321ème et 322ème unités de réaction rapide par exemple ont été entraînées par des instructeurs belges.

    Enfin, il y a eu bien sûr le soutien de la mission des Nations unies au niveau du renseignement d’abord avec ses hélicoptères de reconnaissance. Mais aussi sur la ligne de front à deux  reprises la brigade d’intervention a tiré. Reste à confirmer cette première victoire. Il faut désormais sécuriser le territoire repris et la lutte contre les groupes armés ne fait que commencer.

    Le rôle de la Monusco dans la chute du M23

    La prise de Goma par le M23 fin novembre dernier, c’était l’humiliation. Peut-être celle de trop pour une mission très critiquée pour son inaction. La réponse de la communauté internationale, ce fut l’idée de créer une brigade d’intervention rapide au mandat renforcé, celui de combattre les groupes armés. C’est chose faite le 28 mars avec l’adoption de la résolution 2098. La FIB, puisque c’est son nom, n’entre en action que fin août. C’est la première fois, à Kibati, que le M23 doit faire face à l’artillerie onusienne.

    Alors que les pourparlers de paix piétinent à Kampala, selon plusieurs sources, Innocent Kaina, dit India Queen, l’un des commandants du M23 les plus redoutés, installe au dessus du camp de la Monusco de Kiwanja des pièces d’artillerie, pointées vers le détachement de casques bleus indiens. L’objectif : déstabiliser la Monusco et l’empêcher d’intervenir dans les combats à venir. Un véritable test. Mais en réponse, la nouvelle brigade montre ses muscles et envoie quelques quelques 500 hommes dans le zone.

    En ce qui concerne la dernier offensive, en plus de l’appui logistique traditionnel, la Monusco a apporté à l’armée congolaise des conseils tactiques, pas toujours suivis, reconnaissent des sources onusiennes, et un appui sans précédent en terme de renseignements. Lundi, officiellement pour protéger les civils, la brigade d’intervention envoie ses chars et surtout ses hélicoptères d’attaque contre le M23. Un soutien décisif.

    Dernier élément qui explique cette métamorphose, c’est la motivation des troupes et notamment les Tanzaniens qui trépignaient d’impatience d’en découdre avec une rébellion accusée d’être soutenue par le Rwanda. Or les relations sont particulièrement tendues entre les deux pays.

    Avec RFI