Author: Don Kayembe

  • FDLR:l’armée annonce une offensive imminente contre les rebelles rwandais FDLR

    FDLR:l’armée annonce une offensive imminente contre les rebelles rwandais FDLR

    Mamadou– Kinshasa a annoncé mardi qu’après sa victoire sur les rebelles du M23, l’armée allait lancer “incessamment” une offensive contre les rebelles hutus rwandais FDLR présents dans l’Est de la République démocratique du Congo.

    “Il n’y a plus de place dans notre pays pour quelque groupe irrégulier que ce soit”, a déclaré le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, ajoutant: “Le M23 était en tête de liste, ils ont été remplacés par les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda). On va s’occuper de les désarmer.”

    La victoire obtenue mardi contre les rebelles du M23 “n’a pas pour conséquence de mettre un terme aux efforts de normalisation de notre pays”, et “cela se conrétisera par l’offensive que va lancer incessamment” l’armée contre les différentes milices qui pullulent dans la moitié est du pays, a ajouté M.Mende.

    Après les FDLR, “ce sera les ADF-NALU et la LRA (rebelles ougandais,ndlr) puis les FNL” burundais et ensuite les différentes milices congolaises, a ajouté le ministre. 

    Arrivées sur le territoire congolais en 1994, les FDLR regroupent des extrémistes hutus dont un certain nombre ont participé au génocide rwandais. Le gouvernement congolais a depuis lors été régulièrement accusé de les instrumentaliser et les soutenir dans sa lutte contre certains groupes rebelles soutenus par le Rwanda et l’Ouganda.

    Les FDLR, les Forces démocratiques alliées (ADF NALU), l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) les Forces nationales de libération (FNL) et une myriade de groupes armés congolais règnent en maître, parfois depuis des années, sur des portions du territoire national où l’Etat s’est montré jusque-là incapable d’asseoir son autorité.

    Le président congolais Joseph Kabila avait enjoint le 30 octobre tous les groupes armés présents sur le territoire à rendre les armes volontairement sous peine de s’exposer “à une opération de désarmement forcé aussi vigoureuse que celle en cours” contre le M23. 

    Avec AFP

  • Les rebelles du M23 annoncent leur abandon de la lutte armée

    Les rebelles du M23 annoncent leur abandon de la lutte armée

    Mamadou-Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a affirmé, mardi 5 novembre au matin, avoir obtenu une “victoire totale” sur la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) dans le Nord-Kivu, région isolée de l’est du pays où la rébellion était née en avril 2012.

    Ses dernières poches de résistance, situées dans les localités de Chanzu et de Runyonyi, ont été enlevées par les Forces armées de RDC (FARDC), a annoncé le ministère de la communication. “Ils ont brûlé 42 véhicules et leurs dépôts de munitions ; ils se sont dispersés dans tous les sens, chacun pour soi et Dieu pour tous. Les combats ont duré toute la nuit”, a précisé un officier des FARDC.

    La direction du M23, née de la mutinerie d’anciens rebelles – essentiellement tutsis et s’appuyant sur les populations rwandophones locales – qui avaient été réintégrés dans l’armée trois ans plus tôt, a annoncé dans la matinée qu’elle abandonnait la lutte armée dès ce jour. Elle affirme vouloir poursuivre, “par des moyens purement politiques, la recherche des solutions aux causes profondes qui ont présidé à sa création”. Le commandant des FARDC pour le Nord-Kivu, le général Lucien Bahuma, se montrait cependant prudent, refusant de confirmer pour l’heure le départ des dernières troupes rebelles.

    Selon le gouverneur régional, Julien Paluku, le chef militaire des rebelles Sultani Makenga aurait fui vers le Rwanda. L’ONU a accusé de nombreuses fois ce pays, ainsi que l’Ouganda voisin, de soutenir la rébellion. Kigali et Kampala ont toujours démenti. Le Rwanda et l’Ouganda ont fait l’objet d’intenses pressions diplomatiques, notamment américaines, pour que leur soutien cesse. La chute du M23 pourrait signifier que ses parrains l’ont finalement lâché.

    VICTOIRE HISTORIQUE
    La fin du M23 marque la première victoire de l’armée congolaise contre une rébellion importante depuis la fin de la sécession du Katanga, en 1963. A l’époque, l’intervention de troupes étrangères avait été décisive pour ramener dans le giron congolais cette riche province du sud-est du pays qui s’était séparée en 1960, au moment ou l’ancien Congo belge devenait indépendant.

    Depuis, le Nord-Kivu, région riche en minerais, notamment en cassitérite (dont on tire l’étain) et en coltan, a été le foyer de multiples rébellions. C’est de là qu’était parti, en 1996, l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) de Lauret-Désiré Kabila (père de l’actuel président, Joseph Kabila), qui, avec l’aide du Rwanda voisin, allait renverser l’année suivante la dictature de Mobutu Sese Seko.

    Le Nord-Kivu a ensuite été l’épicentre de la grande guerre africaine de 1998 à 2003, impliquant une dizaines de pays sur tout le territoire congolais. Depuis lors, plusieurs groupes rebelles n’ont cessé d’agiter l’Est. Essentiellement composés de Tutsis congolais, ces mouvements se sont constitués en rempart contre les ex-génocidaires hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) présents dans la région depuis 1994.

    Ces dernières années, l’armée gouvernementale était surtout réputée dans la région pour son indiscipline, ses pillages contre les populations et son inefficacité. Elle s’était en partie restructurée après la prise, en novembre 2012 par les rebelles du M23, de Goma, la capitale régionale.

    BOMBARDEMENTS DES CASQUES BLEUS

    Depuis la prise, la semaine dernière, de Bunagana, leur fief et dernière place forte, à 80 km au nord de Goma, la capitale du Nord-Kivu, les rebelles s’étaient retirés sur trois collines des environs, dans les montagnes aux confins du Rwanda et de l’Ouganda, à près de 2 000 m d’altitude : Mbuzi, Runyonyi et Chanzu, d’où leur mouvement avait été lancé en avril 2012. Ils y comptaient entre 200 et 300 hommes samedi, selon les estimations.

    Lire (édition abonné) : Les rebelles congolais du M23 reculent devant l’offensive de l’armée

    Mbuzi est tombée lundi à la mi-journée, et, dans l’après-midi, des éléments de la brigade d’intervention de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) se sont joints aux forces gouvernementales pour frapper les positions rebelles, après la mort de six civils tués par des chutes d’obus sur Bunagana. Deux hélicoptères sud-africains sont alors intervenus pour “tirer sur le centre de commandement identifié du M23″, informe une source au sein de la Monusco.

    La Monusco,– la plus importante mission de l’ONU dans le monde, est présente dans la région depuis 1999 et elle– était jusque récemment, aux yeux de nombreux Congolais, synonyme d’inaction. Cette nouvelle brigade d’intervention en son sein, forte de 3 000 hommes, a été créée au printemps.

    Chargés de combattre la quarantaine de groupes armés présents dans l’est de la RDC, ces casques bleus sud-africains, malawites et tanzaniens se sont servi de leurs armes. A la fin d’août, leurs hélicoptères d’attaque et leur artillerie avaient infligé de lourdes pertes aux rebelles du M23. Cependant, dans l’offensive lancée il y a dix jours, la Monusco assurait un soutien logistique au forces congolaises depuis le 25 octobre, jusqu’aux bombardements de lundi.

    DIFFICILES POURPARLERS DE PAIX

    Depuis décembre, rebelles et gouvernement avaient engagé des pourparlers à Kampala, sous l’égide de l’Ouganda. Mais ces discussions bloquaient depuis plusieurs semaines, essentiellement sur la question de l’amnistie dont pourraient bénéficier les rebelles. La RDC et les Nations unies refusent que celle-ci profitent aux responsables du M23 accusés de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et autres violations graves des droits de l’homme.

    Lire : Dans l’est du Congo, les viols comme armes de guerre

    L’annonce du M23 répond à une exigence formulée quelques heures plus tôt par les dirigeants africains de la région réunis à Pretoria, en Afrique du Sud. A l’issue de ce sommet commencé lundi soir, les dirigeants des pays de de la région des Grands Lacs et de l’Afrique australe ont déclaré qu’un accord de paix pourrait être signé dans l’est de la RDC “à condition que le M23 effectue une déclaration publique par laquelle il renonce à la rébellion, à la suite de quoi le gouvernement effectuerait une déclaration publique d’acceptation”.

    A la fin d’octobre, lors d’un discours annonçant à mots couverts l’offensive qui s’achève, le président congolais, Joseph Kabila, avait refusé toute idée d’amnistie pour ceux qu’il considère comme “des récidivistes impénitents “.

    Avec Le Monde

  • Déroute du M23 : la main invisible de Londres et Washington

    Déroute du M23 : la main invisible de Londres et Washington

    UK, USA-La facilité avec laquelle les Forces armées de la RDC ont défait les rebelles du M23 a suscité des interrogations dans certains milieux. Avec un peu de recul, l’on sait maintenant ce qui s’est réellement passé sur le front de l’Est. La déroute du M23 est le fait d’une forte pression diplomatique exercée particulièrement sur le Rwanda, principal soutien du M23. Et la pression a été telle que les chefs de la diplomatie américaine et britannique ont personnellement intimé l’ordre au président rwandais, Paul Kagame, de ne pas venir en renfort au M23. C’est la preuve qu’une nouvelle dynamique s’installe désormais dans la région des Grands Lacs. En moins d’une semaine, les Forces armées de la RDC, appuyées par les éléments de la Brigade spéciale d’intervention des Nations unies, ont délogé les rebelles du M23 des positions stratégiques qu’ils occupaient dans les territoires passés sous leur contrôle depuis plus d’une année. Et la déroute du M23 s’est déroulée à la vitesse éclair que, dans les milieux spécialisés, certains se sont interrogés sur les causes réelles de cette débâcle. Pour un mouvement rebelle qui a résisté pendant longtemps à plusieurs assauts des FARDC, il y avait de quoi se poser des questions.

    Aujourd’hui, la vérité commence timidement à éclore. L’on sait, à quelques exceptions près, ce qui s’est réellement passé il y a une semaine sur le front militaire de l’Est. Et l’on sait aussi pourquoi le Rwanda qui se préparait ouvertement à la guerre entassant des matériels à la frontière de la RDC, n’est pas intervenu dans la dernière offensive menée par les FARDC et la Brigade spéciale des Nations unies.

    En réalité, un ordre est venu directement des Etats-Unis et de Grande-Bretagne intimant l’ordre au président rwandais, Paul Kagame, de se mettre en dehors de ce conflit. Ce qui explique le silence de Kigali et son inaction face à la déroute du M23.

    La nouvelle dynamique

    Ces révélations sont du journal britannique, Daily Telegraph. Selon ce tabloïd, le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, et son homologue britannique, William Hague, ont eu Kagame au téléphone séparément dans la journée du vendredi 25 octobre 2013, lui intimant l’ordre de ne pas mettre ses troupes en mouvement pour venir en renfort au M23. D’après le journal, William Hague, ministre britannique des Affaires étrangères, a été le premier à appeler Paul Kagame, suivi dans la journée par John Kerry, secrétaire d’Etat américain.

    Ce n’est donc pas pour rien que le Rwanda est resté passif dans la nouvelle offensive menée contre les rebelles. De tout temps, des actions antérieures lancées contre les positions du M23 se sont butées à une forte présence des militaires de l’armée rwandaise dans les rangs du M23. Cette fois-ci, il n’en a pas été le cas. La raison est bien simple : la main invisible de Londres et Washington a agi. Ce qui, évidemment, ne dénature pas la bravoure des FARDC qui se sont courageusement battues pour récupérer les territoires occupés par le M23.

    Les révélations de Daily Telegraph traduisent seulement un fait. En effet, la donne a complètement changé. La politique menée particulièrement par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis a connu une mue, donnant moins de marges de manœuvre au président rwandais, Paul Kagame. Ainsi, nous l’avons repris dans une précédente édition, Barack Obama, président des Etats-Unis, a pesé de tout son poids dans ce basculement.

    Mais, pourquoi avoir entendu trop longtemps pour changer de politique dans la région des Grands Lacs ? Fallait-il autant de morts, soit plus de six millions, pour que Londres et Washington se ravisent ? Autant de questions qui n’en finissent pas de tarauder les esprits. Mais, le plus important est que Londres et Washington ont fini par comprendre les vrais enjeux de la région.

    En obligeant Kagame à se mettre en dehors de l’offensive menée contre le M23, ces deux capitales ont lancé un message que Paul Kagame devait saisir à juste titre. Il y va non seulement de sa survie en tant que dirigeant de la région, mais surtout de son régime qui traverse manifestement une zone de très fortes turbulences.
    Les FARDC ratissent large

    Sur le front de l’Est, les nouvelles sont plutôt rassurantes. Plusieurs sources confirment que l’armée congolaise a pris hier lundi la colline de Mbuzi, l’une des dernières positions où se sont retranchés les rebelles du M23.

    Pris en tenaille, le M23 a décrété dimanche un cessez-le-feu unilatéral qui, malheureusement, n’a pas eu d’effet sur l’avancée des FARDC. Dans un communiqué diffusé lundi (lire encadré), le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a exigé que le M23 fasse «une annonce claire, nette et sans ambiguïté de la fin la rébellion armée».

    De leur côté, face à la «nouvelle explosion de violence entre le M23 et l’Etat congolais», les envoyés spéciaux de la communauté internationale pour la région des Grands Lacs, chef de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), Martin Kobler, de Mary Robinson, envoyée spéciale de l’ONU pour les Grands Lacs, et de ses homologues de l’Union africaine, Boubacar Diarra, de l’Union européenne, Koen Vervaeke et du gouvernement américain, Russel Feingold, ont réitéré leur appel à l’apaisement, alors que s’ouvrait hier lundi à Pretoria, rapporte l’AFP, un sommet régional africain consacré à la situation en RDC.

    Dans tous les cas, la main invisible des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne dans le retournement de la situation est un message en direction des dirigeants de la région des Grands Lacs. Car, après avoir longtemps soutenu l’entreprise de guerre dans la région, Londres et Washington ont décidé finalement de recadrer leur politique étrangère dans la région. La population qui continue de payer le plus lourd tribut attend maintenant les juger par les actes pour se convaincre de leur sincérité.

    Le Potentiel

  • le M23 annonce “mettre un terme à sa rébellion”

    le M23 annonce “mettre un terme à sa rébellion”

    Betran– Le Mouvement du M23 a annoncé mardi “mettre un terme à sa rébellion” quelques heures après avoir été chassé par les armes des dernières positions qu’il occupait depuis plus d’un an dans l’Est de la République démocratique du Congo.

    La direction du M23 “annonce […] qu’elle a décidé à dater de ce jour de mettre un terme à sa rébellion et de poursuivre, par des moyens purement politiques, la recherche des solutions aux causes profondes qui ont présidé à sa création”, indique un communiqué signé du chef de la branche politique du mouvement, Bertrand Bisimwa.

    “A cet effet”, tous les chefs militaires de la rébellion “sont priés de préparer les hommes des troupes au processus de désarmement, démobilisation et réinsertion sociale dont les modalités sont à convenir avec le gouvernement” de la RDC, ajoute ce bref communiqué.

    L’ONU et Kinshasa avaient exigé dimanche et lundi que le M23 annonce publiquement la fin de sa rébellion, conformément à l’engagement qu’avaient pris, selon eux, les négociateurs du M23 à Kampala, la capitale ougandaise, où les deux belligérants discutent bon an mal an depuis décembre.

    Le gouvernement congolais avait fait de cette annonce publique une condition sine qua non pour pouvoir espérer la signature d’un accord politique susceptible de mettre un terme définitif au conflit l’opposant au M23.

    Le gouvernement de la RDC a annoncé mardi à l’aube avoir emporté une victoire militaire “totale” sur le M23 après la chute des deux dernières collines que tenait la rébellion dans les montagnes de la province du Nord-Kivu.

    AFP

  • Acculé, le M23 décrète la cessation des hostilités

    Acculé, le M23 décrète la cessation des hostilités

    M23-La rébellion du M23 a annoncé dimanche un cessez-le-feu sans condition, mais le calme autour des dernières positions tenues par les rebelles dans l’est de la République démocratique du Congo n’est revenu qu’avec la nuit, après plusieurs heures de très violents combats.

    “Nous […] ordonnons […] la cessation immédiate des hostilités avec les Forces armées de la République démocratique du Congo” (FARDC) “pour permettre la poursuite du processus politique”, a annoncé le président du M23, Bertrand Bisimwa.

    M. Bisimwa faisait référence au processus dit de Kampala, la capitale ougandaise, où les deux belligérants discutent tant bien que mal depuis décembre.Gouvernement et rebelles restaient néanmoins sur des positions irréconciliables dimanche soir, selon des informations recueillies par téléphone auprès de représentants des deux parties.

    Les combats, très violents, entre les FARDC et le dernier carré rebelle – quelques collines à environ 2.000 mètres d’altitude aux confins du Rwanda et de l’Ouganda – ont duré huit heures.

    Entre 200 et 300 combattants, selon des estimations, avec un stock de munitions important, sont retranchés sur ces hauteurs de Mbuzi, Chanzu et Runyonyi depuis que l’armée a repris mercredi au M23 sa dernière place-forte, la localité voisine de Bunagana, à 80 km au nord de Goma, la capitale du Nord-Kivu.

    Selon une équipe de journalistes de l’AFP présents à Ntamugenga, tout près de la zone des affrontements, le pilonnage des positions rebelles a eu tendance à s’intensifier après la publication de l’ordre de cessez-le-feu de M. Bisimwa.

    Interrogé par l’AFP, le porte-parole militaire du M23, Vianney Kazarama, a assuré que l’ordre donné par la branche politique serait appliqué.C”est un “ordre sans faille”, a-t-il dit.

    Le porte-parole du gouvernement congolais a affirmé de son côté à l’AFP que le communiqué de M. Bisimwa ne correspondait “pas à ce qui [avait] été prévu”.Selon lui la délégation rebelle à Kampala s’était engagée à déclarer la fin de la rébellion.

     

    Renforts pleins d’entrain

     

    “C’est peut-être un premier pas mais nous attendons de voir la suite et nous avons donné instruction à nos troupes d’observer la plus grande retenue”, a-t-il ajouté.

    Le chef de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco), Martin Kobler, juge pour sa part que la déclaration du M23 est “un bon premier pas”.”Il faut que suive [une] déclaration de fin de la rébellion”, a-t-il ajouté.

    Un officier de la Monusco a néanmoins dit à l’AFP craindre une reprise des affrontements dès l’aube lundi, avec la même intensité que dimanche, voire plus.

    Sans jamais participer directement aux combats ayant permis depuis le 25 octobre aux FARDC de chasser le M23 de presque toute la zone sous son contrôle, les Casques bleus apportent à l’armée un soutien en termes de logistique, de renseignement et de planification.

    Le M23 est né d’une mutinerie, en avril 2012, d’anciens rebelles, essentiellement tutsi, intégrés dans l’armée trois ans plus tôt après un accord de paix.

    Les rebelles semblent avoir été lâchés par le Rwanda et l’Ouganda, les deux pays accusés par les Nations unies de les soutenir, et qui ont fait l’objet d’intenses pressions diplomatiques, notamment américaines, pour que cela cesse.

    Un sommet régional africain consacré à la situation en RDC doit s’ouvrir lundi à Pretoria.Selon une source officielle congolaise, cette réunion devrait “donner des orientations” pour permettre de résoudre la crise dans l’Est du pays alors que le processus de Kampala ne donne aucun résultat tangible.

    AFP

  • Les 02 journalistes de RFI “assassinés froidement”

    Les 02 journalistes de RFI “assassinés froidement”

    rfi_journalist-Les deux employés de RFI tués samedi au Mali l’ont été avec des balles, selon le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour enlèvement et séquestration suivis de meurtres en lien avec une entreprise terroriste.

    La journaliste Ghislaine Dupont et l’ingénieur de son Claude Verlon ont “été assassinés froidement par balles, par des groupes terroristes”, a dit M. Fabius dimanche, après une réunion de crise à la présidence française.

    “L’un a reçu deux balles, l’autre trois balles”, a-t-il précisé. Il a confirmé qu’ils ont été enlevés à Kidal, au Nord-est du Mali, devant le domicile d’un responsable touareg qu’ils venaient d’interviewer.

    Laurent Fabius a également annoncé que la sécurité allait être accrue dans la zone.

    François Hollande a tenu une réunion de crise, dimanche matin, à l’Élysée au lendemain de l’assassinat de deux journalistes de Radio France Internationale.

    Les ministres des Affaires étrangères Laurent Fabius et de la Justice Christiane Taubira, ainsi que le directeur général de la sécurité extérieure (DGSE), Bernard Bajolet étaient présents.

    Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en voyage au Mexique, était représenté par son directeur de cabinet, Cédric Lewandowski.

    L’Onu a demandé au Mali d’enquêter “rapidement” et de “traduire les responsables” du meurtre de deux journalistes français à kidal devant la justice.

    En route vers Bamako

    Dans un communiqué diffusé tard samedi, les membres du Conseil de sécurité ont “fermement condamné” l’enlèvement et l’exécution de la journaliste Ghislaine Dupont et de l’ingénieur de son Claude Verlon de Radio France internationale (Rfi) à Kidal, dans le nord du Mali.

    Le texte relève qu’ “en accord avec le droit international humanitaire, les journalistes, professionnels des médias et personnes associées engagées dans des missions professionnelles dangereuses dans des zones de conflit armé sont généralement considérés comme des civils et doivent être respectés et protégés en tant que tels”, demandant à “toutes les parties” impliquées dans le conflit malien de respecter ces obligations.

    Les deux reporters de Rfi s’étaient rendus samedi en début d’après midi au domicile d’Ambeiry Ag Ghissa, un membre influent de la rébellion Touareg du MNLA, qu’ils venaient d’interviewer dans le cadre d’une série de reportages qu’ils réalisaient pour le compte d’une émission spéciale prévue la semaine prochaine au Mali.

    Ils seront kidnappés quelques minutes après par au moins quatre hommes armés n’ont encore identifiés puis tués à environ 12 kilomètres à la sortie est de la ville de Kidal.

    Les circonstances précises de leur mort restaient inconnues dimanche matin.

    La PDG de France Médias Monde (incluant RFI) Marie-Christine Saragosse a annoncé qu’elle partait ce dimanche à Bamako avec d’autres responsables de la radio. Les corps des deux envoyés spéciaux de RFI devaient être rapatriés ce dimanche matin à Bamako.

    AVEC BBC