Author: Don Kayembe
-

Côte d’Ivoire : la CPI refuse de libérer Laurent Gbagbo
-Dans un communiqué publié mardi, la CPI indique qu’elle confirme le maintien en détention de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, avant son éventuel procès pour les crimes commis pendant la crise postélectorale de 2010-2011.La Cour pénale internationale (CPI) ne varie pas. “La chambre d’appel a décidé, à la majorité, de confirmer la décision de la chambre préliminaire”, en date du 11 juillet et ordonnant le maintien en détention de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, a-t-elle indiqué dans un communiqué.
>> Voir le portfolio interactif : La CPI, 15 ans et 29 Africains en ligne de mire
La défense avait fait appel de la décision, qui ne présage pas de la tenue d’un procès car, début juin, les juges avaient signifié au procureur qu’ils ne pouvaient pas, en l’état des preuves réunies, confirmer les charges pesant sur Gbagbo concernant son rôle présumé dans les violences postélectorales qui avaient fait environ 2000 morts en Côte d’Ivoire, de décembre 2010 à avril 2011.
Les Gbagbo séparés
Laurent Gbagbo, 68 ans, est soupçonné de crimes contre l’humanité. Il avait été interpellé en avril 2011 par les forces pro-Ouattara, appuyées par l’armée française et l’ONU. Il avait ensuite été transféré fin 2011 à La Haye, où il est écroué depuis. L’ex-chef de l’État nie les accusations portées à son encontre.
>> Voir la vidéo : La vie de Laurent Gbagbo en prison
Quant à son épouse, Simone, fait elle aussi l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI. Mais Abidjan refuse de la remettre à la Cour, au motif que la justice ivoirienne est désormais en capacité d’assurer équitablement son procès. L’ex-ministre Charles Blé Goudé fait lui aussi l’objet d’un mandat d’arrêt. Il est actuellement détenu en Côte d’Ivoire mais son sort reste incertain.
(Avec AFP)
-

M23 “presque neutralisé” selon l’ONU
-Les rebelles du M23 ne contrôlent plus que quelques centaines de kilomètres carrés de la République Démocratique du Congo et affichent de moins de moins de résistance, indiquent les Nations Unies.Martin Kobler, le représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC, briefait le Conseil de Sécurité sur la situation dans le pays, après les derniers combats, et notamment la reprise de plusieurs villes de l’Est de la RDC par les forces armées et la MONUSCO.
A l’issue du Conseil, l’ambassadeur de la France près l’ONU Gérard Arault, a résumé les propos du représentant: “On peut dire aujourd’hui que le M23 est militairement fini. L’attaque conduite par les FARDC avec le soutien de la MONUSCO a été un succès. Tout le monde en a conclu que nous devions revenir à la table des négociations à Kampala”
Les 15 membres du Conseil, à travers une déclaration, ont condamné les attaques perpétrées par le M23 contre la MONUSCO dans le Nord Kivu et qui ont causé la mort d’un Casque Bleu tanzanien.
Ils ont également demandé au gouvernement congolais de retrouver les auteurs de ce crime afin de les traduire devant la justice.
La neutralisation du M23 ne signifie cependant pas, pour le représentant permanent du Rwanda près l’ONU la fin de la crise dans l’est de la RDC.
Eugene – Richard Gansana a également rappelé que son pays a “la responsabilité de protéger” sa population et ne va “tolérer aucune atteinte a sa sécurité”
Lundi, le ministre de la Défense de la RDC a appelé les rebelles du M23 à se rendre, après les derniers revers infligés au groupe par l’armée congolaise au Nord-Kivu.
L’armée congolaise a repris lundi aux rebelles du M23 la base militaire stratégique de Rumangabo, dans l’est de la RDC, à une quarantaine de kilomètres au nord de Goma, la capitale du Nord-Kivu.
Les Forces armées de la RDC, qui il y a un an avaient fui leur poste face devant l’avancée rebelles, ont ainsi repris la cinquième localité aux rebelles en l’espace de quelques jours, semblant marquer un tournant dans le conflit.
Le M23 de son côté évoque un “repli volontaire” de ces sites, pour épargner des vies civiles.
Le mouvement se trouve désormais dans les collines de Bunagana, mais n’exclut pas de revenir dans les villes conquises par l’armée si les négociations de Kampala ne reprennent pas.
Avec BBC
-

L’armée poursuit son avancée dans l’Est, les rebelles en déroute
-L’armée congolaise, épaulée par les Casques bleus, inflige depuis quatre jours revers sur revers aux combattants du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où les rebelles ne contrôlaient plus lundi qu’un réduit aux confins du Rwanda et de l’Ouganda.“Presque toutes les positions du M23 ont été abandonnées hier”, a déclaré le chef de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco), Martin Kobler, par vidéo conférence au Conseil de sécurité de l’ONU, réuni en urgence à New York.
“Cela marque quasiment la fin militaire du M23”, a-t-il ajouté.
Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont repris dans la matinée sans trop de difficultés la base militaire stratégique de Rumangabo, à une quarantaine de kilomètres au nord de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, riche en ressources naturelles et minières.
Tenue par le M23 depuis plus d’un an, cette base servait auparavant de centre de formation régional à l’armée. Elle constitue le dernier verrou ouvrant la route de Bunagana, à la frontière ougandaise, où les responsables politiques de la rébellion ont installé leur base il y a plus d’un an.
L’armée contrôlait en fin d’après-midi l’intégralité de la route menant de Goma à Rutshuru et Kiwanja, à 80 km plus au nord, après avoir éliminé une ultime poche de résistance à Kibumba (25 km au nord de Goma).
Les combats entre le M23 et l’armée avaient repris vendredi, après presque deux mois de trêve, et quatre jours après la suspension des pourparlers de paix entre les deux camps qui se déroulent à Kampala.
“Une poudrière”
L’ONU, l’Union européenne, les Etats-Unis et la France ont appelé à la reprise de ces négociations, mais le gouvernement, qui a répété à plusieurs reprises sa volonté d’anéantir la rébellion, ne donne pas l’impression de vouloir s’arrêter en si bon chemin.
“Je ne vois pas quelqu’un qui puisse se lever et nous dire où s’arrêter”, a déclaré à l’AFP le ministre de la Défense congolais, Alexandre Luba Ntambo.
Peu de temps avant, l’envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs, Russell Feingold, de passage à Paris et évoquant “une poudrière”, avait mis en garde: “Il y a d’énormes risques à continuer comme ça, en pensant que la solution militaire est l’unique réponse. (…) Cela risque d’attirer d’autres forces et pourrait conduire à une guerre croisée”.
L’ONU et Kinshasa accusent régulièrement – malgré leurs démentis – l’Ouganda et le Rwanda de soutenir les rebelles, dont les combattants, selon des sources militaires étrangères, seraient dorénavant moins de mille. En août, leur nombre était estimé à 1.700.
Le Mouvement du 23 Mars (M23) est né d’une mutinerie, en avril 2012, d’anciens rebelles essentiellement tutsi, intégrés dans l’armée en 2009 après un accord de paix.
Aucun commandant rebelle n’a pu être joint de toute la journée, alors que la communication du M23 est généralement abondante.
Les deux camps n’ont communiqué aucun bilan sur les victimes des combats.
“Fosses communes”
“A l’hôpital de Rutshuru, on a reçu une dizaine de blessés, dont un est décédé. Tous étaient des civils”, a indiqué un médecin sous le couvert de l’anonymat, ajoutant qu’une femme avait été tuée par balle dans la ville.
Selon le Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha), quelque 22.500 nouveaux déplacés seraient arrivés près de Goma, la plupart ayant “fui Kibumba et ses environs depuis près de 10 jours au vu de la préparation des opérations militaires”.
Après l’annonce, dimanche, de la découverte de fosses communes à Kibumba, le ministère de la Défense a créé une commission d’enquête militaire chargée de faire la lumière sur ces charniers dans la zone évacuée par le M23.
“Par endroits, il y avait des insectes, ce qui veut dire qu’il n’y avait pas que des os”, a raconté un témoin à l’AFP, “j’ai vu des choses dégueulasses (…) trois ou quatre crânes d’enfants, des sous-vêtements et des vêtements de femmes.”
Pour le gouverneur du Nord-Kivu Julien Paluku, qui répercute en cela l’avis global de la population, l’offensive des FARDC doit se poursuivre. “Il y a eu trop de morts”, dit-il, les rebelles “doivent déposer les armes”.
AFP
-

English:Congolese army seizes key town from M23 rebels in new campaign
—The Congolese army, who just one year ago abandoned their posts and fled in the face of an advancing rebel army, succeeded on Monday in taking back the fifth, rebel-held town, in what appears to be a turning point in the conflict.“I confirm that we have just taken the city of Rumangabo,” said Congolese military spokesman Lt. Col. Olivier Hamuli. “(We) entered the city at 11 a.m. and were met by the applause of the population.”
Over the weekend, Congolese soldiers took back Kiwanja, Rutshuru, Buhumba and Kibumba. Of the five, Rumangabo is the most important militarily. The soldiers faced no resistance as they headed from Rumangabo town, according to a reporter for The Associated Press accompanying the troops. The soldiers headed to the nearby military camp, one of the largest in the nation’s troubled east, he said. The camp, dating back to the time of ex-dictator Mobutu Sese Seko, was taken over by the M23 rebels around one year ago, which they used to train their recruits.
The army troops reached the military camp at around noon local time, and secured the area. The rebel fighters left the town on Sunday afternoon, said Jacques Leon Liripa, a Congolese soldier who had been captured by the rebels in 2012, and was being held in a prison in Rumangabo. The rebels shot into the air as they left, said a Rumangabo resident who insisted on anonymity for fear of reprisal.
The Congolese government will quickly restore administration, said the governor of the North Kivu province. “I confirm the fall of Rumangabo,” said Julien Paluku. “We have just held two meetings in order to discuss how to uplift the population … and we are announcing the restoration of the civil service within the next 24 hours.”
The M23 rebels are just the latest to take over a swath of the country’s volatile east. Their members belonged to a now-defunct rebel army which agreed on March 23, 2009 to integrate the national army, in return for abandoning the conflict. These same soldiers mutinied in 2012, claiming that the Congolese had not fulfilled its promises under their accord.
At first ignored, the M23 rebels were buoyed by what a United Nations panel of experts tasked with investigating the conflict said were arms, money and troops from neighbouring Rwanda, Congo’s smaller but militarily more powerful neighbour to the east. In several reports, the panel documented the movement of dozens of troops from Rwanda to Congo to fight alongside the M23, travelling across the unpatrolled jungle footpaths separating the two nations.Mwanamilongo contributed to this report from Kinshasa, Congo. Associated Press writer Rukmini Callimachi contributed from Dakar, Senegal.
Associate de Press
-

Le gouvernment de la RDC appele le M23 a se rendre
– Le ministre de la Défense de la RDCongo, Alexandre Luba Ntambo, a appelé lundi les rebelles du M23 à se rendre, affirmant que l’armée, qui les combat dans l’est du pays, ne reculerait devant rien pour défendre le territoire national. “Nous en appelons à des redditions volontaires, au désarmement” des rebelles, a déclaré à l’AFP M. Luba Ntambo. Après presque deux mois d’une trêve globalement respectée, les combats ont repris vendredi entre l’armée et le M23 au nord de Goma, capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu. Interrogé sur ce que l’armée était prête à faire pour traquer le M23, le ministre a déclaré qu’il n’y avait “pas de limite” en ce qui concerne la “défense des institutions et du territoire national”, sans donner davantage de précisions. Le Mouvement du 23 mars (M23) est un “mouvement rebelle, une force négative (…) je ne vois pas quelqu’un qui puisse se lever et nous dire où s’arrêter”, a-t-il ajouté, répondant indirectement à une mise en garde de l’envoyé spécial américain pour les Grands Lacs, Russell Feingold. M. Feingold avait déclaré auparavant à Paris qu’il “faut que les combats s’arrêtent”. “J’espère que le président (de la RDC, Joseph) Kabila et d’autres en RDC réalisent que même s’ils sont confortés militairement par les derniers événements, il y a d’énormes risques à continuer comme ça, en pensant que la solution militaire est l’unique réponse.” L’ONU et l’UE ont également appelé les deux belligérants à reprendre leurs discussions à Kampala, suspendues depuis une semaine. “Nous n’avons pas fini avec Kampala (…) nous sommes toujours ouverts à des solutions pacifiques. Nous voulons restaurer l’intégrité du territoire, défendre les institutions, la souveraineté nationale, le plus pacifiquement que nous pouvons”, a assuré M. Luba Ntambo.Lundi matin, les troupes gouvernementales se sont rendu totalement maître de Kibumba, à 25 km au nord de Goma. Un peu plus au nord, elles ont par ailleurs repris l’importante base militaire de Rumangabo, et la zone sous le contrôle des rebelles se réduit comme peau de chagrin.
Le M23 est actif de depuis mai 2012 au Nord-Kivu. L’ONU et Kinshasa accusent régulièrement le Rwanda et l’Ouganda – malgré leurs démentis – de soutenir cette rébellion.
AFP
-

FARDC impose un revers militaire au M23 dans le Nord-Kivu
-C’est un revers militaire pour le Mouvement du 23 mars (M23) dans le Nord-Kivu, alors que l’armée congolaise poursuit sa progression. Ce lundi 28 octobre, les rebelles menacent de quitter les pourparlers de paix de Kampala.Dans l’est du Congo, au quatrième jour de combats intenses, l’armée congolaise poursuivait une progression de plus en plus rapide vers le nord, infligeant revers sur revers au M23. Même si en fin d’après-midi il y a eu une accalmie.
Au nord du volcan Nyaragongo, plus rien ne semble vouloir arrêter l’armée congolaise. Depuis la reprise totale de la ville de Kibumba ce lundi matin, après de lourds combats pour faire sauter un dernier verrou des rebelles du M23 nichés dans la colline, tout s’est accéléré.
A midi, ce lundi 28 octobre, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) annonçaient avoir pris le contrôle de Rumangabo, à 40 kilomètres au nord de Goma. Une base militaire stratégique de l’armée aux mains des rebelles depuis plus d’un an.
En fin d’après-midi, les 30 kilomètres restants jusqu’à Rutshuru, prise la veille, étaient franchis. Selon l’armée, la route qui mène de Goma à Rutshuru est ouverte et sous contrôle.
Moins d’un millier de combattants du M23
En face, le M23 affiche de moins en moins de résistance. Les rebelles ne contrôlent plus que quelques centaines de kilomètres carrés près du Rwanda et de l’Ouganda. Et selon plusieurs estimations, ses combattants seraient moins d’un millier.
Face à ce nouveau rapport de force, la communauté internationale à une nouvelle fois tenté de rasseoir Kinshasa et le M23 à une table de négociations à Kampala, mais l’armée congolaise ne donne pas l’impression de vouloir s’arrêter en si bon chemin. Même si le ministre de la Défense de la RDC, Alexandre Luba Ntambo a affirmé « nous n’avons pas fini avec Kampala. »
Il a tout de même appelé ce lundi les rebelles du M23 à se rendre, affirmant que l’armée, qui les combat dans l’est du pays, ne reculerait devant rien pour défendre le territoire national. « Nous en appelons à des redditions volontaires, au désarmement » des rebelles, a -t-il déclaré à l’AFP. Interrogé sur ce que l’armée était prête à faire pour traquer le M23, le ministre indiqué qu’il n’y avait « pas de limite » en ce qui concerne la « défense des institutions et du territoire national », sans donner davantage de précisions.
-

FARDC contrôle Rumangabo, selon des sources locales
-L’armée poursuit son avancée au Nord de la ville de Goma. Après Kibumba, Kiwanja et Rutshuru-centre, c’est au tour de Rumangabo, situé à 50 kilomètres de la capitale du Nord-Kivu, de passer ce lundi 28 octobre sous le contrôle des Forces armées de la RDC (FARDC). Toutes ces localités étaient occupées par les rebelles du M23 depuis plus d’une année.Des sources locales rapportent que les militaires congolais ont fait leur entrée à Rumangabo vers 11 heures locales sous les acclamations des habitants de cette localité qui abrite une importante base militaire.
Les combattants du M23 s’étaient retirés du secteur avant l’arrivée de l’armée, affirment les mêmes sources. Les rebelles se seraient retirés vers Runyonyi, près de la frontière avec le Rwanda.
Par ailleurs, le porte-parole de l’armée congolaise au Nord-Kivu, le colonel Hamuli, annonce que le groupement de Kibumba est complètement contrôlé par les FARDC qui en occupaient une grande partie depuis le samedi.
Selon la même source, les rebelles du M23 qui s’étaient retranchés sur la colline de Hehu y ont été délogés. A l’en croire, cette colline constituait le dernier verrou du M23 dans la région de Kibumba.
Après ces affrontements, les forces loyalistes auraient avancé vers Rugari, à 10 kilomètres au nord de Kibumba. Les FARDC n’auraient pas trouvé de résistance dans cette localité que les rebelles avaient abandonnée avant l’arrivée de l’armée congolaise.
Des habitants de Rugari rapportent que les combattants du M23 ont mis le feu à deux véhicules militaires avant de prendre la fuite par la route du parc national des Virunga.
Les rebelles ont délaissé d’autres localités de Rutshuru qu’ils contrôlaient. Il s’agit notamment de Rubare, Kako, Kalengera, Biruma, Tchengerero et Katalé, sur l’axe Goma-Kiwanja.
Le colonel Olivier Hamuli affirme que les FARDC ont mis le cap sur Chengerero, Bunagana et Runyonyi, « où le gros des combattants du M23 se sont retranchés ».
Les FARDC et les rebelles du M23 se battent au Nord de Goma depuis le vendredi 25 octobre dernier. Ce sont les combats les plus violents entre les deux groupes depuis fin août.
Un casque bleu tanzanien de la Monusco a perdu la vie le dimanche au cours des affrontements entre militaires et rebelles à Kiwanja.
Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a condamné « dans les termes les plus vifs » la mort de ce casque bleu.
Radio Okapi
-

English: A Reason for Hope in Congo’s Perpetual War
— Rocket after rocket ripped across the sky. By Saturday evening, after two straight days of pitched battle with artillery, tanks and mortars, the Congolese Army had driven the M23 rebels out of the strategic town of Kibumba.“We are victorious,” sang ecstatic soldiers from the back of a truck as dusk fell. “We are the winners.”
The officers were more circumspect.
“It’s not finished yet,” said the commander, Maj. Gen. Bahuma Ambamba, adding that the area was still being cleared.
Still, the battle was a dramatic turnaround from barely a year ago, when the rebels had the upper hand. Ill-disciplined, corrupt and often drunk, the Congolese soldiers were only somewhat more popular than the mutineer rebels who had taken up arms against them.
Last fall, after the rebels briefly overran Goma, the regional capital and a city of one million people, the United Nations peacekeeping forces here were exposed as little more than blue-helmeted mannequins.
That bitter defeat jolted both the Congolese government and the United Nations Security Council into action, bringing new leadership and vigor to the long war in eastern Congo.
Congo recalled dozens of officers to the capital, Kinshasa, and streamlined the command structure. The United Nations authorized an intervention brigade to bolster the peacekeeping force and put in charge a Brazilian general known for battling street gangs in Haiti.
In August, the Congolese Army, with air and artillery support from United Nations troops, routed the M23, reclaiming strategic high ground around Goma and forcing them back to the negotiating table.
Last week, the negotiations broke down and fighting resumed. A spokesman for M23 said the Congolese military had started the latest round of fighting, but General Bahuma said they were only responding to a rebel attack.
This time, the peacekeepers observed but did not engage. And the retooled army appeared to have passed a test.
“You cannot compare the present army with the army of yesterday,” said Kuba Honoré, a traditional chief in the Goma area, who said his people, convinced that the M23 had been driven out, had begun returning from displaced-person camps and even planting beans and sweet potatoes again.
“What is needed is only to provide the soldiers the necessary support,” he said. “We have the confidence that they’re able to defeat the enemy and drive them out of our country.”
No one thinks the war is over. The fighting in eastern Congo is one of the world’s most intractable, prolonged and deadly conflicts, claiming millions of lives over a decade and a half. The region is rich in gold and diamonds, and minerals like coltan and cassiterite, but instead of making its people wealthy they have only tempted invaders and local warlords. Goma, a bustling commercial hub on the Rwandan border, has been plagued by violence and poverty.
The latest chapter began last year, when more than 1,000 former rebels who had been integrated into the Congolese Army mutinied, breaking away and naming themselves M23 after the date of a failed peace deal between the two sides, March 23, 2009. The majority of the rebel commanders came from the same Tutsi ethnic group as the leadership of Rwanda, which Congo and the United Nations accuse of backing the rebels. Rwanda denies involvement.
Last November, hundreds of rebels, machine guns on their backs, marched into Goma, setting off a national crisis. As Congolese soldiers retreated, they raped more than 102 women and 33 girls, some as young as 6, according to United Nations investigators. Riots erupted across Congo, even in the capital, Kinshasa, a thousand miles away, threatening the government of President Joseph Kabila.
“For about 12 years now, Kabila has been kind of failing the Congolese Army,” said Fidel Bafilemba, a field researcher in Congo with the Enough Project, a nonprofit anti-genocide group. “Only lately has he realized people have been waking up and saying, ‘You are the traitor.’ ”
Less than two weeks after they seized the city, the rebels withdrew, the result of heavy international pressure, doubts about whether they could hold and administer a major city and the promise of negotiations with the government. They left waves of assassinations and disappearances, lootings and carjackings in their wake.
The loss of a major city, even temporarily, humiliated the government. Abroad, it reawakened fears of a return to the dark days after Mobutu Sese Seko’s ouster in 1997, when militias and foreign armies rampaged across the country.
The government revamped the officer corps in the east. “So far the army seems to be better behaved,” said Ida Sawyer, a senior researcher in Congo for Human Rights Watch, though she said there were still abuses and accountability was lacking for the spree of rapes. “It seems that they have gotten very clear instructions from the top of the hierarchy and that seems to be filtering down.”
In March, the United Nations Security Council authorized a new intervention brigade that would, according to its mandate, take “all necessary measures” to protect civilians. The United Nations also brought in the new force commander, Maj. Gen. Carlos Alberto dos Santos Cruz, who had won praise for his assertive, even aggressive posture in Haiti. An internal document described his goals as to “recapture the initiative” and to defeat “emerging threats.”
Many analysts say that the mandate has always given peacekeepers the authority to use deadly force to protect civilians, and that what was needed were more aggressive commanders.
“There’s been a lot of hype about the intervention brigade, some of it justified, some of it not so justified,” said Jason Stearns, an author, blogger and Congo expert. “It’s a matter of interpretation. Others have chosen to interpret the clause in the mandate very loosely, very passively. The new force commander thinks it means to take pre-emptive action, disarm before events occur.”
The rebels had pulled back just a few miles outside Goma and continued to shell the city. In August, when the fiercest fighting began, Congolese forces were backed by the new peacekeeping brigade, including air support from Indian helicopters. Lt. Col. Olivier Hamuli, a spokesman for the Congolese military, described the fighting as “eight days without stopping, day and night.”
“There does seem to be a determination to get the job done that wasn’t there before,” Mr. Stearns said. “But this is just one victory really. Let’s see what happens next time.”
It is the sad fate of the Congolese that since the days when the Belgian King Leopold II was exploiting the country’s vast resources, there always seems to be a next time.
It remains to be seen if the Obama administration’s increasing pressure on Rwanda will have any effect on the fighting here. The United States cut off military aid to Rwanda this month over its alleged support for M23, which is believed to use child soldiers and depend heavily on Rwanda for supplies.
On Saturday, along the road between Goma and Kibumba, soldiers brought up two young men, both defectors from M23. One, who claimed to be 20, looked 16.
“You are good boys. You have made a good decision to come,” General Bahuma told them as they stared on, sullen. “You should fight for your country.”
Back in Goma, it was clear that after years of war, residents finally have reason to hope.
In front of a tin-roofed shack, green ferns nosing out of piles of volcanic rock, uniformed soldiers and civilian women in brightly patterned dresses prayed and sang. They were asking for a victory over the rebels in Kibumba.
“God acts,” the women called in unison. “Kibumba falls,” the soldiers responded.
New York Times

