Author: Don Kayembe

  • English:Congolese army seizes key town from M23 rebels in new campaign

    English:Congolese army seizes key town from M23 rebels in new campaign

    fardc rumangambo—The Congolese army, who just one year ago abandoned their posts and fled in the face of an advancing rebel army, succeeded on Monday in taking back the fifth, rebel-held town, in what appears to be a turning point in the conflict.

    “I confirm that we have just taken the city of Rumangabo,” said Congolese military spokesman Lt. Col. Olivier Hamuli. “(We) entered the city at 11 a.m. and were met by the applause of the population.”

    Over the weekend, Congolese soldiers took back Kiwanja, Rutshuru, Buhumba and Kibumba. Of the five, Rumangabo is the most important militarily. The soldiers faced no resistance as they headed from Rumangabo town, according to a reporter for The Associated Press accompanying the troops. The soldiers headed to the nearby military camp, one of the largest in the nation’s troubled east, he said. The camp, dating back to the time of ex-dictator Mobutu Sese Seko, was taken over by the M23 rebels around one year ago, which they used to train their recruits.

    The army troops reached the military camp at around noon local time, and secured the area. The rebel fighters left the town on Sunday afternoon, said Jacques Leon Liripa, a Congolese soldier who had been captured by the rebels in 2012, and was being held in a prison in Rumangabo. The rebels shot into the air as they left, said a Rumangabo resident who insisted on anonymity for fear of reprisal.

    The Congolese government will quickly restore administration, said the governor of the North Kivu province. “I confirm the fall of Rumangabo,” said Julien Paluku. “We have just held two meetings in order to discuss how to uplift the population … and we are announcing the restoration of the civil service within the next 24 hours.”

    The M23 rebels are just the latest to take over a swath of the country’s volatile east. Their members belonged to a now-defunct rebel army which agreed on March 23, 2009 to integrate the national army, in return for abandoning the conflict. These same soldiers mutinied in 2012, claiming that the Congolese had not fulfilled its promises under their accord.

    At first ignored, the M23 rebels were buoyed by what a United Nations panel of experts tasked with investigating the conflict said were arms, money and troops from neighbouring Rwanda, Congo’s smaller but militarily more powerful neighbour to the east. In several reports, the panel documented the movement of dozens of troops from Rwanda to Congo to fight alongside the M23, travelling across the unpatrolled jungle footpaths separating the two nations.

    Mwanamilongo contributed to this report from Kinshasa, Congo. Associated Press writer Rukmini Callimachi contributed from Dakar, Senegal.

    Associate de Press

  • Le gouvernment de la RDC appele le M23 a se rendre

    Le gouvernment de la RDC appele le M23 a se rendre

    M23- Rwanda– Le ministre de la Défense de la RDCongo, Alexandre Luba Ntambo, a appelé lundi les rebelles du M23 à se rendre, affirmant que l’armée, qui les combat dans l’est du pays, ne reculerait devant rien pour défendre le territoire national. “Nous en appelons à des redditions volontaires, au désarmement” des rebelles, a déclaré à l’AFP M. Luba Ntambo. Après presque deux mois d’une trêve globalement respectée, les combats ont repris vendredi entre l’armée et le M23 au nord de Goma, capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu. Interrogé sur ce que l’armée était prête à faire pour traquer le M23, le ministre a déclaré qu’il n’y avait “pas de limite” en ce qui concerne la “défense des institutions et du territoire national”, sans donner davantage de précisions. Le Mouvement du 23 mars (M23) est un “mouvement rebelle, une force négative (…) je ne vois pas quelqu’un qui puisse se lever et nous dire où s’arrêter”, a-t-il ajouté, répondant indirectement à une mise en garde de l’envoyé spécial américain pour les Grands Lacs, Russell Feingold. M. Feingold avait déclaré auparavant à Paris qu’il “faut que les combats s’arrêtent”. “J’espère que le président (de la RDC, Joseph) Kabila et d’autres en RDC réalisent que même s’ils sont confortés militairement par les derniers événements, il y a d’énormes risques à continuer comme ça, en pensant que la solution militaire est l’unique réponse.” L’ONU et l’UE ont également appelé les deux belligérants à reprendre leurs discussions à Kampala, suspendues depuis une semaine. “Nous n’avons pas fini avec Kampala (…) nous sommes toujours ouverts à des solutions pacifiques. Nous voulons restaurer l’intégrité du territoire, défendre les institutions, la souveraineté nationale, le plus pacifiquement que nous pouvons”, a assuré M. Luba Ntambo.

    Lundi matin, les troupes gouvernementales se sont rendu totalement maître de Kibumba, à 25 km au nord de Goma. Un peu plus au nord, elles ont par ailleurs repris l’importante base militaire de Rumangabo, et la zone sous le contrôle des rebelles se réduit comme peau de chagrin.

    Le M23 est actif de depuis mai 2012 au Nord-Kivu. L’ONU et Kinshasa accusent régulièrement le Rwanda et l’Ouganda – malgré leurs démentis – de soutenir cette rébellion.

    AFP

  • FARDC impose un revers militaire au M23 dans le Nord-Kivu

    FARDC impose un revers militaire au M23 dans le Nord-Kivu

    element fardc-C’est un revers militaire pour le Mouvement du 23 mars (M23) dans le Nord-Kivu, alors que l’armée congolaise poursuit sa progression. Ce lundi 28 octobre, les rebelles menacent de quitter les pourparlers de paix de Kampala.

    Dans l’est du Congo, au quatrième jour de combats intenses, l’armée congolaise poursuivait une progression de plus en plus rapide vers le nord, infligeant revers sur revers au M23. Même si en fin d’après-midi il y a eu une accalmie.

    Au nord du volcan Nyaragongo, plus rien ne semble vouloir arrêter l’armée congolaise. Depuis la reprise totale de la ville de Kibumba ce lundi matin, après de lourds combats pour faire sauter un dernier verrou des rebelles du M23 nichés dans la colline, tout s’est accéléré.

    A midi, ce lundi 28 octobre, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) annonçaient avoir pris le contrôle de Rumangabo, à 40 kilomètres au nord de Goma. Une base militaire stratégique de l’armée aux mains des rebelles depuis plus d’un an. 

    En fin d’après-midi, les 30 kilomètres restants jusqu’à Rutshuru, prise la veille, étaient franchis. Selon l’armée, la route qui mène de Goma à Rutshuru est ouverte et sous contrôle.

    Moins d’un millier de combattants du M23

    En face, le M23 affiche de moins en moins de résistance. Les rebelles ne contrôlent plus que quelques centaines de kilomètres carrés près du Rwanda et de l’Ouganda. Et selon plusieurs estimations, ses combattants seraient moins d’un millier.

    Face à ce nouveau rapport de force, la communauté internationale à une nouvelle fois tenté de rasseoir Kinshasa et le M23 à une table de négociations à Kampala, mais l’armée congolaise ne donne pas l’impression de vouloir s’arrêter en si bon chemin. Même si le ministre de la Défense de la RDC, Alexandre Luba Ntambo a affirmé « nous n’avons pas fini avec Kampala. »

    Il a tout de même appelé ce lundi les rebelles du M23 à se rendre, affirmant que l’armée, qui les combat dans l’est du pays, ne reculerait devant rien pour défendre le territoire national. « Nous en appelons à des redditions volontaires, au désarmement » des rebelles, a -t-il déclaré à l’AFP. Interrogé sur ce que l’armée était prête à faire pour traquer le M23, le ministre indiqué qu’il n’y avait « pas de limite » en ce qui concerne la « défense des institutions et du territoire national », sans donner davantage de précisions.

  • FARDC contrôle Rumangabo, selon des sources locales

    FARDC contrôle Rumangabo, selon des sources locales

    JOINT SURGE OPERATION (MONUC/FARDC) in MITWA, MASISI TERRITORY.-L’armée poursuit son avancée au Nord de la ville de Goma. Après Kibumba, Kiwanja et Rutshuru-centre, c’est au tour de Rumangabo, situé à 50 kilomètres de la capitale du Nord-Kivu, de passer ce lundi 28 octobre sous le contrôle des Forces armées de la RDC (FARDC). Toutes ces localités étaient occupées par les rebelles du M23 depuis plus d’une année.

     Des sources locales rapportent que les militaires congolais ont fait leur entrée à Rumangabo vers 11 heures locales sous les acclamations des habitants de cette localité qui abrite une importante base militaire.

    Les combattants du M23 s’étaient retirés du secteur avant l’arrivée de l’armée, affirment les mêmes sources. Les rebelles se seraient retirés vers Runyonyi, près de la frontière avec le Rwanda.

    Par ailleurs, le porte-parole de l’armée congolaise au Nord-Kivu, le colonel Hamuli, annonce que le groupement de Kibumba est complètement contrôlé par les FARDC qui en occupaient une grande partie depuis le samedi.

    Selon la même source, les rebelles du M23 qui s’étaient retranchés sur la colline de Hehu y ont été délogés. A l’en croire, cette colline constituait le dernier verrou du M23 dans la région de Kibumba.

    Après ces affrontements, les forces loyalistes auraient avancé vers Rugari, à 10 kilomètres au nord de Kibumba. Les FARDC n’auraient pas trouvé de résistance dans cette localité que les rebelles avaient abandonnée avant l’arrivée de l’armée congolaise.

    Des habitants de Rugari rapportent que les combattants du M23 ont mis le feu à deux véhicules militaires avant de prendre la fuite par la route du parc national des Virunga.

    Les rebelles ont délaissé d’autres localités de Rutshuru qu’ils contrôlaient. Il s’agit notamment de Rubare, Kako, Kalengera, Biruma, Tchengerero et Katalé, sur l’axe Goma-Kiwanja.

    Le colonel Olivier Hamuli affirme que les FARDC ont mis le cap sur Chengerero, Bunagana et Runyonyi, « où le gros des combattants du M23 se sont retranchés ».

    Les FARDC et les rebelles du M23 se battent au Nord de Goma depuis le vendredi 25 octobre dernier. Ce sont les combats les plus violents entre les deux groupes depuis fin août.

    Un casque bleu tanzanien de la Monusco a perdu la vie le dimanche au cours des affrontements entre militaires et rebelles à Kiwanja.

    Le secrétaire général de l’Onu,  Ban Ki-moon, a condamné « dans les termes les plus vifs » la mort de ce casque bleu.

    Radio Okapi

  • English: A Reason for Hope in Congo’s Perpetual War

    English: A Reason for Hope in Congo’s Perpetual War

    By NICHOLAS KULISH

    FARDC en action— Rocket after rocket ripped across the sky. By Saturday evening, after two straight days of pitched battle with artillery, tanks and mortars, the Congolese Army had driven the M23 rebels out of the strategic town of Kibumba.

    “We are victorious,” sang ecstatic soldiers from the back of a truck as dusk fell. “We are the winners.”

    The officers were more circumspect.

    “It’s not finished yet,” said the commander, Maj. Gen. Bahuma Ambamba, adding that the area was still being cleared.

    Still, the battle was a dramatic turnaround from barely a year ago, when the rebels had the upper hand. Ill-disciplined, corrupt and often drunk, the Congolese soldiers were only somewhat more popular than the mutineer rebels who had taken up arms against them.

    Last fall, after the rebels briefly overran Goma, the regional capital and a city of one million people, the United Nations peacekeeping forces here were exposed as little more than blue-helmeted mannequins.

    That bitter defeat jolted both the Congolese government and the United Nations Security Council into action, bringing new leadership and vigor to the long war in eastern Congo.

    Congo recalled dozens of officers to the capital, Kinshasa, and streamlined the command structure. The United Nations authorized an intervention brigade to bolster the peacekeeping force and put in charge a Brazilian general known for battling street gangs in Haiti.

    In August, the Congolese Army, with air and artillery support from United Nations troops, routed the M23, reclaiming strategic high ground around Goma and forcing them back to the negotiating table.

    Last week, the negotiations broke down and fighting resumed. A spokesman for M23 said the Congolese military had started the latest round of fighting, but General Bahuma said they were only responding to a rebel attack.

    This time, the peacekeepers observed but did not engage. And the retooled army appeared to have passed a test.

    “You cannot compare the present army with the army of yesterday,” said Kuba Honoré, a traditional chief in the Goma area, who said his people, convinced that the M23 had been driven out, had begun returning from displaced-person camps and even planting beans and sweet potatoes again.

    “What is needed is only to provide the soldiers the necessary support,” he said. “We have the confidence that they’re able to defeat the enemy and drive them out of our country.”

    No one thinks the war is over. The fighting in eastern Congo is one of the world’s most intractable, prolonged and deadly conflicts, claiming millions of lives over a decade and a half. The region is rich in gold and diamonds, and minerals like coltan and cassiterite, but instead of making its people wealthy they have only tempted invaders and local warlords. Goma, a bustling commercial hub on the Rwandan border, has been plagued by violence and poverty.

    The latest chapter began last year, when more than 1,000 former rebels who had been integrated into the Congolese Army mutinied, breaking away and naming themselves M23 after the date of a failed peace deal between the two sides, March 23, 2009. The majority of the rebel commanders came from the same Tutsi ethnic group as the leadership of Rwanda, which Congo and the United Nations accuse of backing the rebels. Rwanda denies involvement.

    Last November, hundreds of rebels, machine guns on their backs, marched into Goma, setting off a national crisis. As Congolese soldiers retreated, they raped more than 102 women and 33 girls, some as young as 6, according to United Nations investigators. Riots erupted across Congo, even in the capital, Kinshasa, a thousand miles away, threatening the government of President Joseph Kabila.

    “For about 12 years now, Kabila has been kind of failing the Congolese Army,” said Fidel Bafilemba, a field researcher in Congo with the Enough Project, a nonprofit anti-genocide group. “Only lately has he realized people have been waking up and saying, ‘You are the traitor.’ ”

    Less than two weeks after they seized the city, the rebels withdrew, the result of heavy international pressure, doubts about whether they could hold and administer a major city and the promise of negotiations with the government. They left waves of assassinations and disappearances, lootings and carjackings in their wake.

    The loss of a major city, even temporarily, humiliated the government. Abroad, it reawakened fears of a return to the dark days after Mobutu Sese Seko’s ouster in 1997, when militias and foreign armies rampaged across the country.

    The government revamped the officer corps in the east. “So far the army seems to be better behaved,” said Ida Sawyer, a senior researcher in Congo for Human Rights Watch, though she said there were still abuses and accountability was lacking for the spree of rapes. “It seems that they have gotten very clear instructions from the top of the hierarchy and that seems to be filtering down.”

    In March, the United Nations Security Council authorized a new intervention brigade that would, according to its mandate, take “all necessary measures” to protect civilians. The United Nations also brought in the new force commander, Maj. Gen. Carlos Alberto dos Santos Cruz, who had won praise for his assertive, even aggressive posture in Haiti. An internal document described his goals as to “recapture the initiative” and to defeat “emerging threats.”

    Many analysts say that the mandate has always given peacekeepers the authority to use deadly force to protect civilians, and that what was needed were more aggressive commanders.

    “There’s been a lot of hype about the intervention brigade, some of it justified, some of it not so justified,” said Jason Stearns, an author, blogger and Congo expert. “It’s a matter of interpretation. Others have chosen to interpret the clause in the mandate very loosely, very passively. The new force commander thinks it means to take pre-emptive action, disarm before events occur.”

    The rebels had pulled back just a few miles outside Goma and continued to shell the city. In August, when the fiercest fighting began, Congolese forces were backed by the new peacekeeping brigade, including air support from Indian helicopters. Lt. Col. Olivier Hamuli, a spokesman for the Congolese military, described the fighting as “eight days without stopping, day and night.”

    “There does seem to be a determination to get the job done that wasn’t there before,” Mr. Stearns said. “But this is just one victory really. Let’s see what happens next time.”

    It is the sad fate of the Congolese that since the days when the Belgian King Leopold II was exploiting the country’s vast resources, there always seems to be a next time.

    It remains to be seen if the Obama administration’s increasing pressure on Rwanda will have any effect on the fighting here. The United States cut off military aid to Rwanda this month over its alleged support for M23, which is believed to use child soldiers and depend heavily on Rwanda for supplies.

    On Saturday, along the road between Goma and Kibumba, soldiers brought up two young men, both defectors from M23. One, who claimed to be 20, looked 16.

    “You are good boys. You have made a good decision to come,” General Bahuma told them as they stared on, sullen. “You should fight for your country.”

    Back in Goma, it was clear that after years of war, residents finally have reason to hope.

    In front of a tin-roofed shack, green ferns nosing out of piles of volcanic rock, uniformed soldiers and civilian women in brightly patterned dresses prayed and sang. They were asking for a victory over the rebels in Kibumba.

    “God acts,” the women called in unison. “Kibumba falls,” the soldiers responded.

    New York Times

  • English: M23 rebels pushed back in eastern DRC

    English: M23 rebels pushed back in eastern DRC

    FARDC 2-Congo army says rebels forced out of towns near city of Goma in second day of fighting as UN and US call for restraint.

    The Congolese army said it has made significant advances against rebel forces in a third day of fierce fighting and called on neighbouring Rwanda to help disarm the fighters.

    The military said on Sunday that it had taken back two more towns in eastern Democratic Republic of Congo after on Saturday forcing the rebels out of  Kibumba, a town 20km north of Goma, the largest city in the region.

    Army spokesman Lt. Col. Olivier Hamuli told The Associated Press news agency that the army took Kiwanja and Buhumba towns in the Rutshuru area of North Kivu province, near Congo’s border with Rwanda.

    Congolese forces and M23 rebels have been fighting heavily since Friday, the first clashes in two months, after peace talks in Uganda broke down this week.

    “We have pushed M23 into the hills on the Rwandan border,” Hamuli told Reuters news agency. “We now call on Rwanda to help us disarm their fighters.”

    The army “has launched an offensive on the Mabenga-Kahunga road. It is using troops, tanks and mortar shells”, another army officer said.

    M23 said in a statement on Saturday that the army had launched a “generalised attack” on several fronts, but that the fighting was turning in its favour

    “It’s heating up on all fronts,” the M23’s political leader Bertrand Bisimwa said on the group’s website, confirming that the fighting had spread north.

    Calls for calm

    Rebels said the army attacked their positions early on Friday, but the military insisted it came under attack first – a claim supported by a source from the UN peacekeeping mission in the country, MONUSCO.

    On Friday, Rwanda’s UN ambassador told a closed-door meeting of the UN Security Council that shells fired by the Congolese army had landed in its territory and that it could respond militarily, diplomats said.

    UN investigators have accused Rwanda of supporting M23, a charge it has denied.

    The rebels take their name from a peace agreement they signed with the government on March 22 2009, paving the way for their integration into the national army, but they mutinied in April 2012 over poor salaries and living conditions, renewing an armed rebellion in the country’s mineral-rich east.

    In a joint statement, UN special envoy to the Great Lakes region, Mary Robinson, and head of MONUSCO Martin Kobler urged restraint and called on both sides to return to the negotiating table in Uganda’s capital Kampala, where on-and-off peace talks between the government and M23 have been held since December.

    The United States also said it was alarmed at the reports of increased fighting, despite international calls for restraint.

    Source:
    Al Jazeera and agencies
  • « COHESION NATIONALE » EN RD-CONGO, MAIS AUTOUR DE QUI … ?

    « COHESION NATIONALE » EN RD-CONGO, MAIS AUTOUR DE QUI … ?

    CONCERT.PHOTOSDans l’opposition contre la représentation du régime d’occupation installée à Kinshasa ainsi qu’à l’intérieur même de cette représentation émerge tout d’un coup un nouveau slogan, il s’agit de  la « cohésion nationale », qui confine au second plan la déstabilisation de la RD-Congo dont la guerre imposée à l’Est dans le Kivu est le sommet de l’iceberg. Cette formule redoutée  apparait comme une autoflagellation de la victime qui non seulement semble découvrir  le manque d’unité en son sein, mais également en attribue la cause principale, qui serait à l’origine des maux dont souffre en premier lieu le Congo-Kinshasa alors que son geste disculpe inopportunément les requins qui sont restés attirer par le sang tout frais de la victime qui saigne abondamment et encore.

    Ainsi, ces Congolais dont une inspiration divine semble tout d’un coup illuminer homologuent la thèse jusque-là entonnée d’une affaire, d’un conflit ou d’une guerre congolo-congolaise. Mais c’est depuis un temps assez long que régulièrement je me demande si un problème « congolo-congolais » existe réellement. Et s’il existait, quel serait son effet direct ou indirect sur le fondement de la guerre de prédation que subit le Congo. Et des faits qui battent en brèche cette propagande habilement entretenue défilent devant l’histoire : –  Les Congolais n’ont pas causé le départ et la chute de Mobutu. Ils l’ont par contre subi. Qui chasse Mobutu de pouvoir  et pourquoi? Qui arme et place l’AFDL au pouvoir en RD-Congo ? Et pour quels intérêts ? Qui peut nous citer une seule ethnie congolaise, une seule alors, qui aurait pris des armes et qui serait en conflit ethnique ou armé soit contre une autre ethnie congolaise soit contres des Tutsi d’après une forme de discours que véhiculent toujours une certaine presse et la bande  à Paul Kagamé et leurs thuriféraires. La liste n’est pas exhaustive. Par contre, j’ai ouïe dire dans des colloques universitaires auxquels j’ai personnellement été convié à prendre part, et qui étaient animés par une catégorie d’occidentaux qui se faisaient passés pour « experts » en RD-Congo, que le Congo-Kinshasa était un pays assez vaste et que les Congolais en étaient moins capables de régenter tout seul –  Alors, je me demande comment des Congolais qui n’ont été associés ni directement ni  indirectement à la conception de la guerre de prédation qui violente leur pays peuvent en mettre fin quand et ce bien même qu’ils seraient réunis sous ce que la Kabilie et son opposition nomment  « cohésion nationale »?

    Je continue à m’entêter de croire que l’absence d’union entre congolais justifierait la recolonisation actuelle que subit la RD-Congo. D’où, unis ou pas, toute idée de « cohésion nationale », telle que les uns et les autres la prônent, dans l’opposition comme dans la Kabilie, ne serait en mon sens d’aucune utilité,  voire d’aucune efficacité.  C’est plutôt une démission et un aveu d’échecs de la part d’une élite qui est incapable de faire une lecture conséquente de la gestion du pays qui échappe à son contrôle et ce depuis des lustres.

    Aussi longtemps que des Congolais se montreront peureux et incapables d’identifier le véritable adversaire, de mettre un visage unique dessus, et contre lesquels ils devraient réunir leurs efforts, toutes les tentatives actuelles proposées seront faussées. Certains d’entre nous-Congolais se font recruter et rémunérer comme agents de service. Qui ne sait pas que Mobutu fut un agent de la CIA et des services secrets belges. Qui ne sait pas que des Vieux comme Bomboko Lokumba ou le feu Victor Nendaka ont toujours été des agents de service qui travaillaient pour le compte de ceux qui ont toujours été leurs maitres. Qui sont ces jeunes congolais qui ont eu à rédiger la dernière constitution de la RD-Congo  élaborée en Belgique, soumise et présentée d’abord en Belgique par une catégorie des jeunes à double ou plusieurs nationalités et proches des Vieux susmentionnés. Aujourd’hui, l’Occident et les autres recrutent et renouvellent leurs cheptels bovins. Et d’autres parmi nous les prennent pour cibles et croient naïvement, qu’en les combattant, ils arriveront à leur fin. Je pose la question de la nature de la crise qui frappe le Congo. Comment changer les rapports de force pour accéder au rang d’interlocuteurs et ensuite prétendre à la gestion du pays ? Tout le reste, et comme cela se dit en anglais, « bullshit »

    Pourquoi ceux qui s’imaginent être assis aux commandes du pays attendent toujours le pourrissement de la situation pour lancer leur appel à la « cohésion nationale », pour mendier des rencontres avec ceux qui ne peuvent rien leur apporter s’ils n’acceptent au départ le fait que la Kabilie est au pouvoir et que les autres sont obligés de s’en accommoder. Drôle de cohésion nationale dans un pays en proie à la déstabilisation.

    Par contre, j’adhère à la thèse défendue par Vincent Vauclin (2013) dans  « Putsch, l’histoire ça se brusque » que « le Régime ne peut qu’être renforcé par le recours aux institutions qu’il a lui-même mis en place pour se légitimer. Ce qui signifie que non seulement il n’émanera jamais des isoloirs une quelconque menace véritable pour le Régime, mais qu’en plus tout recours aux urnes, [à la cohésion nationale sous sa forme actuelle] renforcera la position du pouvoir en lui octroyant l’onction « démocratique » sur laquelle repose l’ensemble de son autorité. […]  il ne nous reste qu’une perspective sérieuse, celle du coup de force, [le putsch]»

    Contrairement à la démarche en cours, je conçois et j’ai toujours considéré la politique en termes de rapports de force et non d’union, surtout pas dans les conditions troublantes que traverse actuellement la RD- Congo, notre pays. Je dirais un « oui » à l’union des Congolais non avant mais après la conquête et le contrôle du pouvoir par une « communauté politique » donnée ayant une vision progressiste du pouvoir. L’Union avant fonctionne comme un piège car l’adversaire repose ses convictions sur le fait que les Congolais, et c’est à son avantage, sont regroupés, et on ne saura le nier,  selon des tendances d’emprunt, c’est-à-dire à caractère tribales, et suivant les intérêts des groupes qui obéissent aux puissances qui n’ont jamais lâché le Congo. L’unité ou l’union d’un peuple relève, sauf si je me trompe, de la réalisation d’un homme politique. Elle est un acte, une construction politique et de la politique. C’est l’homme politique, et une fois au pouvoir, qui rassemble son peuple autour de valeurs et autres idéaux qu’il l’incarne ou d’une vision à laquelle celui-ci adhère. Ma lecture est loin d’être une panacée mais elle a le mérite d’être pratique et ce en rapport avec l’histoire et l’expérience politique vécue. Tout en croyant au peuple, bien que sa notion  paraisse à mon avis ambigüe, je m’inscris à l’école de ceux qui croient et soutiennent qu’il appartient au leadership de  conduire la masse vers son destin et non le contraire. Et même dans le cas de Che Guevara, l’élite cubaine a pris les armes et a conduit les cubains vers un État d’ordre opposé au capitalisme « sauvage ». La révolution française qui a faussement été présentée comme celle du peuple français est plutôt une révolution « bourgeoise » qui a su réorienter et récupérer en son compte une action de masse afin de  réaliser ses objectifs : la monarchie sous la machine inventée par le Dr Guillotin.

    À la place de « Kabila Dégage », je paraphrase quelqu’un d’autre et comme lui, je dis « Vivement le Putsch au Congo ».

    Likambo ya mabele…..

     

    Mufoncol Tshiyoyo
    GSM 004745007236, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com
    Président du R.A.P.-Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC,
    Mouvement politico-militaire

  • La tombe de Mobutu au Maroc, un «endroit obligé pour se prendre en photo»

    La tombe de Mobutu au Maroc, un «endroit obligé pour se prendre en photo»

    Tombe de Mobutu-Parmi les promesses faites par le président congolais Joseph Kabila figure le rapatriement de la dépouille de l’ancien président Mobutu. Sa tombe se trouve au cimetière chrétien de Rabat, la capitale du Maroc. Au milieu des sépultures des anciens colons et des soldats français des deux guerres mondiales, le petit mausolée de l’ancien maître du Zaïre est un rendez-vous obligé pour les Congolais présents au Maroc.

    De grands palmiers frissonnent. Des cyprès s’élèvent vers le ciel bleu. Leur ombre couvre les innombrables croix immaculées alignées de chaque côté de l’allée centrale. Une montée de terre battue, et pas âme qui vive. En haut, une obélisque salue la mémoire des soldats nés au Maroc et morts pour la France, entre 1914 et 1945. Non loin de là s’élève un petit temple de marbre noir et blanc, veillé par de gros cactus joufflus et deux pots de fleurs. Une grille fermée, le silence, pas de nom. Juste des initiales entremêlées : MSS. C’est la sépulture de l’ancien tout-puissant maître du Zaïre, Mobutu Sese Seko, décédé d’un cancer, en exil au Maroc, en septembre 1997.

    « Cette tombe ne ressemble pas à l’homme que nous avons connu »

    Lino porte un blouson d’hiver, malgré la chaleur. Il est Congolais, lui aussi. Arrivé au Maroc après un périple de deux ans, à pied, à travers l’Afrique, il est installé dans la capitale du royaume depuis 2007, désormais bien décidé à « s’intégrer », comme il dit. Le modeste mausolée de l’ancien chef d’Etat ne lui inspire pas beaucoup d’admiration : « Mobutu a régné sans partage sur notre pays pendant trente-deux ans, explique-t-il. Cette tombe ne ressemble pas à l’homme que nous avons connu ». Pourtant, cette relative sobriété ne l’étonne pas. « Certes, c’était un homme charismatique. Mais ce que nous lui reprochons, nous les Congolais, c’est sa gestion financière. D’ailleurs, s’il avait bien géré le pays, il ne serait pas enterré ici, dans ces conditions ».

    D’un pas alangui, remontant doucement l’allée qui mène à la tombe, trois élégantes silhouettes s’approchent. Petit chapeau vissé sur la tête, cravate et costume, un sac de voyage à la main, Gilbert est de passage à Rabat et tenait à venir voir de ses propres yeux « le site où repose l’un des grands leaders de la sous-région, voire de l’Afrique ». Pour lui, le décalage entre l’extravagance du personnage et la modestie de la sépulture n’est pas problématique. « Il faut se rappeler qu’ici, ce n’est pas chez lui. Ce lieu est avant tout symbolique. C’est cela que j’ai voulu voir ».

    L’entretien assuré par une partie de la famille Mobutu

    De folles histoires courent sur ce petit carré de marbre, à la grille fermée à double tour, et qu’un vieil employé zélé vient astiquer avec une peau de chamois lorsque les visiteurs soulèvent trop de poussière aux alentours. Lino les raconte. On dit par exemple que les restes de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, extraits de sa tombe de Gbadolite lors de la chute de Mobutu, seraient enterrés aux côtés des dépouilles de l’ancien président zaïrois et deux de ses fils.

    L’entretien du lieu est assuré par une partie de la famille Mobutu, vivant en partie en Maroc. Du reste, Lino assure que la tombe de Mobutu est un « passage obligé pour tous les Congolais de passage, qui viennent se prendre en photo ici ». Mais il rappelle aussi que d’autres Africains plus anonymes sont également enterrés dans l’immense cimetière désert. De modestes croix et une simple plaque marquent leur dernière demeure. « Ce sont les migrants qui sont morts au Maroc. Comme la plupart des familles n’ont pas les moyens de faire rapatrier les corps, ils sont enterrés ici. Il y a beaucoup, beaucoup de Congolais d’ailleurs ». Lino sourit avec malice : « Moi-même, quand je mourrai, je serais peut-être enterré ici, à côté de Mobutu ».

    Pour lui, il ne fait pas de doute que si la promesse du président Joseph Kabila de rapatrier le corps de Mobutu à Kinshasa est tenue, les Kinois réagiront violemment. « L’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba avait fait cette même promesse, mais il a dû reculer. Les gens ne sont pas encore prêts, dit-il. Dans dix ans, dans vingt ans, je ne dis pas. Mais aujourd’hui, non. Il y aura des problèmes ».

    RFI

  • L’armée prend deux places fortes rebelles

    L’armée prend deux places fortes rebelles

    char– L’armée congolaise a pris dimanche deux places fortes de la rébellion du M23, à Kiwanja et Rutshuru, dans l’est de la République démocratique du Congo, au cours de violents combats pendant lesquels un Casque bleu tanzanien a été tué.

    Deux fronts ont été ouverts dans l’instable et riche province du Nord-Kivu, le premier vendredi, le second samedi. Les combats se poursuivaient dimanche sur un terrain accidenté entre l’armée congolaise et le Mouvement du 23 mars (M23), qui reculait, selon les autorités congolaises et l’ONU.

    Le front ouvert samedi se situe dans les environs de Kiwanja, à environ 80 km au nord de Goma, la capitale du Nord-Kivu.

    La Mission de l?ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), chargée de la protection des civils et qui appuie l?armée sur le terrain, dispose d’une importante base à Kiwanja, où de nombreux déplacés ont trouvé refuge.

    “La Monusco y est à présent déployée, en lien avec les FARDC” (Forces armées de RDC)”, a déclaré dimanche matin à l?AFP un officier de la Monusco, sans plus de précision.

    Mais un lieutenant tanzanien de la brigade d?intervention de l?ONU a été abattu pendant le déploiement de la brigade avec l?armée à Kiwanja, a-t-il ajouté.

    Avant ce lieutenant, deux soldats tanzaniens de la brigade ont été tués au cours des derniers mois.

    “Un Casque bleu est mort ce dimanche suite aux combats contre le M23 à Kiwanja”, indique un communiqué de la Monusco, sans préciser la nationalité de la victime. “Je suis très indigné par cette information tragique. Ce soldat est mort alors qu?il protégeait la population civile de Kiwanja”, a déclaré le chef de la Mission, Martin Kobler.

    Dans un communiqué, le M23 a annoncé son départ de Kiwanja “sans combat” et a menacé de quitter les pourparlers de paix de Kampala si la médiation du dialogue n?obtenait pas une “cessation immédiate des hostilités”.

    Auquel cas, il promet d?organiser une “contre-offensive de grande envergure contre toutes les positions ennemies”.

    En fin d?après-midi, alors que des affrontements se poursuivaient aux alentours de Kiwanja, les FARDC ont conquis Rutshuru Centre, chef lieu de la région de Rutshuru, quelques km plus loin.

    “Rutshuru vient de tomber entre les mains des FARDC. Il y a eu quelques combats mais ils (les rebelles) ont fui”, a déclaré à l?AFP le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku.

    Bruno, un habitant de la ville, s?est dit “très content”. “C?est une grande manifestation: des femmes, des hommes, des enfants ont étalé des pagnes dans la rue, ils ont jeté des fleurs sur les soldats pour les remercier de leur soutien? C?est magnifique!”, s?est-il réjoui.

    Quant au premier front ouvert vendredi, à Kibumba, à environ 25 km au nord de Goma, le gouverneur provincial a annoncé “l?existence de deux fosses communes”. Il a réclamé une “enquête internationale pour aller établir les responsabilités et le contenu avec des spécialistes”, car “si on sort les corps nous-mêmes, j?ai peur qu?on nous prête des intentions”.

    Kibumba, postée sur un plateau à près de 1.800 mètres d’altitude, verrouille la zone contrôlée par la rébellion M23 plus au nord.

    Vendredi, de violents combats, les plus engagés depuis fin août, avaient éclaté dans cette région.

    Samedi, l?armée avait indiqué avoir pris Kibumba, ce que le M23 a démenti. L?officier de la Monusco avait évoqué une prise partielle.

    Reste que, pensant la localité sous contrôle de l?armée, plusieurs centaines de personnes réfugiées dans le parc des Virunga sont sorties dimanche matin pour regagner leur domicile, avant de se retrouver prises entre deux feux. “A la demande des FARDC”, la Monusco a créé un “corridor humanitaire” pour “évacuer” les déplacés, a souligné l?officier de la Monusco.

    En fin d?après-midi, la situation restait tendue. “Le M23 résiste sur une colline à la frontière avec le Rwanda”, a expliqué l?officier supérieur de l?armée. L?intensité des combats a redoublé, selon un défenseur des droits de l?Homme originaire de Kibumba et qui a fui à Kabagana, localité frontalière avec le Rwanda. D?après lui, les habitants restent terrés chez eux.

    Issu en avril 2012 d’une mutinerie d’anciens rebelles intégrés dans l’armée congolaise, le M23 demande la pleine application de l’accord ayant régi l’incorporation en 2009. Il défend plus généralement les droits des populations congolaises rwandophones. Des experts de l?ONU accusent régulièrement le Rwanda et l?Ouganda voisins ? malgré leurs démentis ? de soutenir le M23.

    Le 21 septembre, les pourparlers de paix en cours à Kampala avaient été suspendus entre M23 et pouvoir central, faisant craindre une nouvelle flambée de violence au Nord-Kivu, riche province agricole et minière déchirée par la guerre depuis une vingtaine d’années.

    AFP