Author: Don Kayembe

  • LE M23 A PERDU KIBUMBA CENTRE,MALGRE DES RENFORTS,source Rwadaise:

    LE M23 A PERDU KIBUMBA CENTRE,MALGRE DES RENFORTS,source Rwadaise:

    FARDC 1-Les violents combats qui se sont déroulés hier le 25 octobre dans la localité de Kibumba, se sont terminés par une victoire cuisante des FARDC sur le M23 aidé par l’armée rwandaise (RDF). Pour le moment, les FARDC contrôlent Kibumba centre et d’autres localtés environnantes, mail ils n’ont pas encore le contrôle total de Kanyamahoro.

    Dans l’après-midi, le M23 a subi une grande puisance de feu des FARDC et s’est reprié vers la frontière avec le Rwanda, où les FARDC ont continué à les poursuivre. Un soldat des FARDC a même tenté de viser avec son fusil un chef de la localité de Kageyo, mais celui-ci a échappé de justesse.

    16:30: Les FARDC ont chassé les soldats du M23, et ils ont fui vers le Rwanda. Les FARDC ont tué deux soldats du M23 dans cette fuite, et le M23 a appellé au Rwanda pour demander des renforts. A cette occasion l’armée rwandaise a directement commencé à bombardé au Congo avec des armes lourdes pour couvrir leurs frères qui fuyaient.

    17:45: Les combats violents se poursuivaient toujours, avec des bombardements de part et d’autres du volcan Nyiragongo. Les FARDC ont pu bloquer des soldats rwandais qui étaient passés dans la région des volcans pour venir renforcer le M23 dans les combats à Kanyamahoro. Il y avait beaucoup de refugiés à Kabuhanga, qui traversaient vers le Rwanda. A ce moment on comptait plus de 1500 refugiés congolais, qui avaient déjà traversé. Du côté rwandais, dans les villages de Busasamana, Bugeshi, Kabatwa, Nyabihu et Rubavu, la population a très peur.

    18:50: L’armée rwandaise a envoyé des renforts au M23. 3 blindés et 10 camions remplis de soldats ont traversé la frontière de Kabuhanga. Ces soldats sont commandés par le Major Muhire.

    20:30: Il y avait un calme sur les lignes de front, à Kibumba le M23 ne faisait que piller tout le village de Rugali, avant de fuir

    Voilà en peu de mots le déroulement des combats d’hier le 25 octobre, 2013. Selon nos sources sur terrain, ce matin du 26 octobre, les FARDC se sont plus approchées de la frontière rwandaise, mais l’armée du rwanda est entrain de tirer des bombes lourdes au congo à partir de leurs positons au Rwanda. Affaire à suivre.

    Source Rwadaise

    Uwimana Joseph

    Ikazeiwacu.unblog.fr

  • L’Angola affirme sa position de leadership dans les Grands Lacs par son déploiement militaire au Congo-Brazzaville,

    L’Angola affirme sa position de leadership dans les Grands Lacs par son déploiement militaire au Congo-Brazzaville,

    Jose_eduardo_dos_santos–« Peu de gens sont faits pour l’indépendance, c’est le privilège des puissants », Friedrich Nietzche.                  

     Les Grands Lacs étaient orphelins  de leadership depuis la chute et la fuite du maréchal Mobutu.  Ce dernier fut, et ce pendant un temps assez long, le maître « incontesté » de l’Afrique Centrale pour le besoin de ses parrains américains et belges.  Défenestré par une alliance hétéroclite, son départ créa un vide, et je dirais même orchestré, parce que soumis aux normes de la  théorie  de la stratégie du choc de Naomi Klein. La déstabilisation de la RD-Congo  et la désolation qui s’en suit opèrent comme un mode de gestion et de contrôle de la RD-Congo qui à la longue auraient  permis  de faire avaler aux Congolais de la RDC le venin de sa désintégration comme un tout. Par usure et fatigue….

    Il était plus que temps pour que cette vacance de leadership au niveau de l’Afrique Centrale, qui coûte tant des vies humaines au Congo-Kinshasa, soit comblée. Car les hommes que les Anglo-Saxons ont souverainement désignés non seulement pour leur besoin de la sous-traitance mais également  pour assumer le rôle des pays phares et leaders dans les Grands Lacs ont, et aujourd’hui il faut l’avouer, lamentablement échoué.   Ni Museveni,  ni Kagamé, les deux  tombeurs de Mobutu, comme nègres de services, ne sont jamais parvenus à dominer et voire à s’imposer face à Eduardo Dos Santos et à l’Angola, y compris à Sassou, et ce, nonobstant le parapluie militaire anglo-saxon.

    Et aujourd’hui avec le déploiement de « puissance » de l’Angola dans le sud du Congo-Brazzaville, un message fort de l’Angola,  qui était, à mon avis, longtemps attendu de sa part, clarifie un peu le  jeu de l’équilibre des puissances dans la région des Grands lacs.

    En effet, l’Angola a officiellement  quitté Brazzaville que ces forces  militaires ont toujours « contrôlé » et ce depuis qu’elles réinstallèrent Sassou II au pouvoir en octobre 1997. Et à  ce propos, François-Xavier Verschave écrit dans « Noir Silence, Qui arrêtera la Françafrique ? » : «  Derrière quelques milliers de soldats et miliciens Cobra, […] ce sont des forces étrangères qui ont emporté la décision : des contingents angolais et tchadiens, des résidus de l’armée de Mobutu [Dragons, etc.], des militaires et miliciens rwandais, [Et tout cela] avec une intense bienveillance française. […] Le 30 juin 1998, Jacques Chirac déclare à Luanda : « Je me réjouis de l’intervention de l’Angola au Congo-Brazzaville… » (Verschave, 2000 :15-16). C’est une façon pour nous de dire que ce qui actuellement se déroule dans le sud de Brazzaville avec l’Angola ne pourrait à la limite surprendre  que quelques rares personnes, je dirais des moins avertis.  L’Angola est présent à Brazzaville pour ne pas dire qu’il a toujours été là.

    Mais sans nous aventurer  autour des mobiles derrière la  manifestation de force de l’Angola dans le sud de Brazzaville, le geste angolais pris individuellement corrige la faute de vision et de lecture anglo-saxonne sur les choix imposé et de Museveni et de Paul Kagamé, les deux  soi-disant « panafricanistes » made in USA ont failli et démontré leur limite.

    La présence angolaise n’est pas seulement signalée à Brazzaville. Depuis la chute de Mobutu, les forces angolaises sont aussi présentes  au Congo-Kinshasa, même si publiquement elles ne se manifestent et avec détails. Sa présence militaire au Congo-Kinshasa ressemble fort malheureusement à un soutien bien que « mitigé » aux forces Tutsi et rwandaises  qui essayent mais jusque-là en vain de contrôler la RDC. Et faute de mieux, et surtout en l’absence d’un leadership congolais autonome et efficace,  l’Angola ne pourrait agir  valablement.

    Les Grands Lacs souffrent sérieusement d’un manque d’un leadership en son sein, à même d’asseoir et d’imposer sa vison.  L’Angola apparaît comme une puissance militaire et économique de la région.  Avec l’extraction de 1,9 million de barils par jour, l’Angola tire 85% de ses revenus de l’or noir. Lesquels  compensent la chute des productions irakiennes depuis la déstabilisation de l’Irak.  La plupart des  angolais, et en particulier son élite qui aujourd’hui commande aux destinées de l’Angola,  ont vécu en RD-Congo dans le moment sombre de l’histoire de l’Angola.  Beaucoup  d’entre ont eu à grandir et étudier avec des collègues et des jeunes angolais dans nos écoles secondaires. Et entre nos deux peuples, il n’y a presque jamais eu d’animosité ou de tendance de domination ou de suprématie comme c’est le cas avec les Tutsi du Rwanda et Museveni de l’Ouganda qui essayent d’humilier les Congolais.  Tout sauf cette humiliation que notre peuple rejette et ressent, et ce avec raison,  comme un casus belli.

    L’Angola a plus qu’intérêt à s’imposer dans les Grands lacs pour faire taire définitivement les ambitions du Rwanda et de l’Ouganda. Et pour ce faire, les Congolais que nous sommes  devons impérativement, maintenant et ici, pas attendre 2016, chasser, et ce par un coup d’état militaire, « Joseph Kabila » et sa canaille au pouvoir à Kinshasa. Le coup d’État est possible et ne demande de commencer par l’Est du Congo. Il est de l’intérêt de l’Angola d’accompagner les Congolais et le Congo dans ce projet gigantesque dont le but est de redorer les blasons ternis de l’Afrique Centrale.  En signant récemment deux accords avec l’Angola et l’Afrique du Sud, « Joseph Kabila » a une peur manifeste de l’Angola dont il  se méfie et fait  surveiller par l’Afrique du Sud, le plus grand soutien de Paul Kagamé. Et qui dit Paul Kagamé dit « Joseph Kabila ».

    À l’heure où sonne l’ère multipolaire qui est en balbutiement, des États Africains, et dignes de ce nom, devraient non seulement inclure dans leurs stratégies de survie la notion d’exigence d’équilibre des puissances, mais également de savoir  ne rien attendre et d’apprendre à opérer pour s’adapter par la suite.

    Robert Cooper dans « la Fracture des Nations, Ordre et Chaos au XXIe Siècle » informe que « ce ne sont pas les empires mais les petits pays qui se révèlent être une force dynamique dans le monde. Les empires ne sont pas taillés pour promouvoir le changement », (Cooper, 2004 : 24)

     

    Likambo ya mabele, likambo ya makila

     

    Mufoncol Tshiyoyo

    GSM 004745007236
    Président du R.A.P. -Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC,
    Mouvement politico-militaire

  • Quand l’ONU se réduit à signer des communiqués qui valent des feuilles de choux en RDC…

    Quand l’ONU se réduit à signer des communiqués qui valent des feuilles de choux en RDC…

    onu-L’article 4 de la Charte des Nations Unies stipule que  ne peuvent devenir membres des Nations Unies que des « États », qui non seulement sont pacifiques et acceptent « les obligations de la […] Charte,  [mais qui également], au jugement de l’Organisation, sont capables de les remplir. Et le second volet de l’article susmentionné précise que  « l’admission comme membres des Nations Unies de tout État remplissant ces conditions se fait par décision de l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité ». 

    Dans l’esprit de l’article susmentionné,  seuls les États sont membres des Nations Unies et à ce titre, ils sont reconnus et agissent comme acteurs et membres de la communauté internationale. Un État est un ensemble composé d’un territoire aux contours géographiques bien définis, des institutions qui le représentent et l’engagent en tant que tel ainsi que d’un peuple au nom de qui l’État en question parle. La République Démocratique du Congo remplit  ces critères qui la définissent  comme un « État ».  Et c’est seulement en cette qualité que  le Congo-Kinshasa a adhéré à la Charte des Nations Unies,  y participe comme membre à part entière et contribue financièrement à son bon fonctionnement. Il n’y a rien de comparable avec le groupuscule que l’ONU affuble honteusement du nom de M23 dans ses différents communiqués et qu’elle reconnaît en outre comme un mouvement « rebelle ». Mais où l’ONU voit-elle en Afrique un territoire qui déjà porterait  la dénomination du « M23 »,  et dont le peuple qui y habiterait serait reconnu à la fois comme membre dudit territoire et citoyens du « M23 »  pour que le Conseil de Sécurité des Nations Unies ordonnât à la République Démocratique du Congo de conclure une solution avec lui à Kampala ? Le  » M23″ réunit en son sein un « conglomérat d’aventuriers » à qui le cynisme de ses « maîtres » confère des droits et  oblige la République Démocratique du Congo non seulement à s’asseoir autour d’une même table avec lui mais également pour y débattre de la question de la souveraineté,  matière exclusive réservée aux États légalement constitués  et reconnus comme tels.

    Le chaos orchestré au Congo permet de s’interroger sur la démarche de nos  « compagnons de  lutte » d’hier, avec qui nous avons eu à affronter ensemble Mobutu,  c’est le cas du ministre des affaires étrangères Raymond Tshibanda, de celui en charge de la communication, presse et information Lambert Mende et voire de Pierre Lumbi, qui aujourd’hui assume la fonction du « conseiller spécial » du sieur « Joseph Kabila »,  et qui est aidé en cette tâche par Kabuya Lumuna Sando,  ancien directeur adjoint du cabinet du maréchal Mobutu. J’ai du mal à appréhender comment ces « débatteurs » acceptent et se soumettent devant cette ignominie qui souille la Rd-Congo en la laissant s’asseoir autour d’une même table avec « la chose »  qu’ils dénomment aussi  le M23.

     

    Je n’arrive non plus à m’expliquer l’attitude qu’adoptent  Mary Robinson,  – désignée comme « envoyée spéciale du Secrétaire général pour la Région des Grands Lacs », et qui de surcroit est avocate de formation et fut la première dame irlandaise à assumer la fonction du « président d’Irlande » -,  et son collègue allemand Martin Kobler, –  qui est le Chef de la MONUSCO,  et comme Mary Robinson est également titulaire d’un diplôme en droit et ancien chef de cabinet de l’ancien ministre allemand des Affaires Etrangères Joschka Fischer,-  se réduisent les deux à signer des communiqués quand les Nations Unies, c’est-à-dire l’ensemble de cinq États qui composent le Conseil de Sécurité des Nations Unies, à savoir les USA, la Grande Bretagne, la France, la Chine et la Russie, des États qui possèdent chacun des armes nucléaires et détiennent un droit de véto en son sein, et les autres 197  États que compte l’ONU sont attaqués par un moins que rien qu’il soit le M23 ou le Rwanda. Je pense qu’il faille être adepte de la magie pour tenter d’expliciter ce type d’équation  aux enfants et aux autres jeunes qui s’intéressent aux maths et se montrent désirés d’apprendre quelque chose autour du principe de l’équilibre des puissances ou encore de la notion du rapport des forces. Tout cela dépasse l’entendement et la raison. Mais qui est celui de sensé qui peut acheter et ce à moindre frais toutes ces insignifiances

    Ce n’est pas encore demain que nous adopterons tous l’attitude de trois singes du temple de Nikko : Mizaru,  (l’aveugle),  Kikazaru (le sourd) et Iwazaru (le muet). Ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire devant des mensonges grossiers, des crimes abominables perpétrés sur le sol congolais et  la déshumanisation de  son homme. L’erreur de l’élite et de la masse congolaise, est de toujours croire que le Congo-Kinshasa peut encore être « démocratisé » alors que le pays est en feu de partout. Des loups sont dans la bergerie. Comment reconstruire une maison alors que le feu l’emporte. Si on ne sait éteindre le feu à temps, on l’aide à brûler pour y reconstruire un nouvel espoir.

    Si le M23 peut tranquillement attaquer et inquiéter l’ONU, que peuvent faire un peuple uni et décidé et un État, qui selon Max Weber,  détient seul le monopole de la violence. Le MPLA D’Eduardo dos Santos et l’Angola ont eu à donner 72 heures aux contingents de l’ONU de quitter l’Angola après leur lutte d’indépendance.

    « Quand on refuse à un homme de mener la vie dans laquelle il croit, il n’a pas d’autre choix que de devenir un hors-la-loi », (Mandela, 1995 : 270)

    Likambo ya mabele, likambo ya makila

     

    Mufoncol Tshiyoyo

    GSM 004745007236, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com

    Président du R.A.P. -Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC,
    Mouvement politico-militaire

  • Nouveau front dans les combats entre l’armée et rebelles

    Nouveau front dans les combats entre l’armée et rebelles

    fardc au front– Les combats opposant l’armée congolaise et la rébellion Mouvement du 23 mars (M23) s’étendaient samedi dans l’est de la République démocratique du Congo avec l’ouverture d’un nouveau front, malgré l’appel à la “retenue” de la mission de l’ONU soutenant les forces loyalistes.

    Le nouveau front s’est ouvert dans la région de Mabenga, au nord de la zone sous contrôle du M23 et à environ 80 km au nord de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu.

    “L’armée mène une offensive sur l’axe Mabenga-Kahunga. Elle utilise des troupes, des chars, des mortiers”, a déclaré à l’AFP un officier supérieur des Forces armées de la RDC (FARDC) sous couvert de l’anonymat.

    L’armée s’était récemment renforcée au Nord-Kivu, frontalier du Rwanda et de l’Ouganda.

    Le M23 a confirmé l’ouverture d’un nouveau front samedi. L’armée a “lancé une nouvelle offensive sur l’axe Mabenga-Kahunga”, a accusé Bertrand Bisimwa, président politique du M23. “Ils essaient de voir s’ils peuvent faire une percée, mais c’est sans espoir”, a-t-il ajouté.

    Avant l’ouverture de ce front, des combats avaient déjà éclaté, comme vendredi, dans la zone de Kibumba, à environ 25 km au nord de Goma. Située sur un plateau à près de 1.800 mètres d’altitude, elle verrouille la zone contrôlée par le M23 plus au nord.

    “Les combats ont repris à l’aube” samedi, a affirmé l’officier de l’armée.

    “Les affrontements continuent au niveau de Kibumba. Toute la nuit, c’était vraiment des détonations”, a indiqué à l’AFP un défenseur des droits de l’Homme déplacé par les combats et originaire de Kibumba.

    “De 05H00 à 05H30 (03H30 GMT), il y a eu des combats assez violents au sud de Kibumba. Après, jusqu’à 07H00 (O5H00 GMT), il y a eu des combats assez sporadiques”, a précisé un officier de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco).

    L’armée soupçonne fortement que le M23 bénéficie du soutien du Rwanda, régulièrement accusé par l’ONU et Kinshasa d’aider les rebelles, ce que Kigali dément.

    “La situation est confuse. Le Rwanda tire sur nos éléments qui progressent vers Kibumba(…) Nos sources indiquent l’engagement de l’armée rwandaise”, a expliqué l’officier des FARDC.

    La Monusco a indiqué avoir été alertée d’une implication présumée de l’armée rwandaise, et qu’elle cherchait à vérifier ces allégations.

    Ces combats entre l’armée congolaise et le M23, les plus violents depuis fin août, avaient commencé vendredi à l’aube près de Kibumba. Les deux camps se sont mutuellement rejeté la faute des affrontements, se félicitant chacun d’avoir gagné du terrain.

    Vendredi soir, dans un communiqué, la Monusco s’était dite “extrêmement préoccupée par la reprise des hostilités”. “J’exhorte les deux parties à un maximum de retenue”, a lancé Martin Kobler, chef de la Mission.

    Dans la journée de vendredi, des éléments de la brigade d’intervention la Monusco s’étaient déployés en appui derrière les FARDC et des hélicoptères de l’ONU avaient survolé la zone rebelle, sans tirer.

    Suite aux hostilités, Kigali a signalé vendredi l’entrée de 2.500 à 3.000 réfugiés congolais. L’ONU, elle, a avancé le chiffre de 5.000 passages.

    L’armée rwandaise a souligné que trois obus étaient tombés au Rwanda et accusé les FARDC de “viser des civils”. L’ONU a demandé une enquête, tandis que l’ambassadeur du Rwanda à l’ONU, Eugène Richard Gasana, a promis des représailles en cas de récidive.

    Le M23 réclame la pleine application de l’accord prévoyant notamment l’intégration de ses hommes dans l’armée en 2009. Il défend plus généralement les droits des populations congolaises rwandophones. Des experts de l’ONU ont accusé le Rwanda et l’Ouganda de soutenir la rébellion, ce qu’ils réfutent.

    Le 10 septembre, des pourparlers de paix avaient repris à Kampala (Ouganda) après plusieurs mois d’arrêt. Mais leur suspension dimanche dernier avait suscité de nombreuses craintes de voir une nouvelle flambée de violence au Nord-Kivu, riche province agricole et minière déchirée par la guerre depuis une vingtaine d’années.

    AFP

  • Le Rwanda menace la RDC

    Le Rwanda menace la RDC

    ONU-RWANDA-L’ambassadeur du Rwanda à l’ONU a menacé la RDC de rétorsion, après un bombardement qu’il attribue à l’armée congolaise.

    Selon Eugène Richard Gasana, les soldats rwandais sont prêts à mener “une opération chirurgicale” en RDC si de nouveaux engins explosifs tombent au Rwanda.

    “S’ils ne mettent pas un terme à cela, nous agirons sans attendre et cela fera mal”, a déclaré à l’AFP l’ambassadeur du Rwanda à l’ONU après des discussions du Conseil de sécurité.

    “Nous le ferons avec une précision laser, nous savons d’où cela vient”.

    Vendredi, des engins explosifs sont tombés en territoire rwandais après la reprise des combats entre armée et rebelles du M23 en RDC.

    Un porte-parole de l’armée rwandaise a accusé l’armée congolaise de “viser des civils”.

    cliquer De violents combats opposaient vendredi l’armée congolaise et les rebelles du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo, à une vingtaine de km de Goma, autour de Kanyamahoro et Kibumba.

    Ces combats surviennent 5 jours après la suspension des pourparlers de paix de Kampala.

    Fin août déjà, plusieurs obus s’étaient abattus au Rwanda, provoquant une vive réaction de Kigali, qui avait menacé d’intervenir sur le sol congolais.

    L’ONU avait ensuite accusé le M23 d’être à l’origine de ces tirs.

    BBC

  • Reprise des combats entre l’armée et le M23 dans l’est

    Reprise des combats entre l’armée et le M23 dans l’est

    Commandos-FARDC-1– Des combats étaient en cours vendredi entre l’armée congolaise et les rebelles du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), quatre jours après la suspension des pourparlers de paix entre les deux parties.

    Les affrontements se déroulaient à Kanyamahoro, à environ 25 kilomètres au nord de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu frontalière du Rwanda et de l’Ouganda.

    Selon un officier supérieur de l’armée, ils se poursuivaient vers 09H15 (07H15 GMT). Une demi-heure plus tard, un habitant de la zone a indiqué entendre encore “des détonations d’armes lourdes qui continuent”.

    Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir attaqué les premiers.

    “Ils nous ont attaqué”, a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l’armée au Nord-Kivu, indiquant simplement que les combats avaient commencé à 04H00 (02H00 GMT).

    “Les FARDC (Forces armées de la RDC) ont attaqué nos positions à 04H00 dans la zone de Kanyamahoro-Kibumba”, a affirmé le porte-parole militaire des rebelles, Vianney Kazarama.

    Une source de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco), a indiqué que c’était la rébellion qui avait pris l’initiative.

    “Il ne s’agit pas d’une escarmouche”, a ajouté la même source, semblant faire une distinction entre ce qui se passait là et les divers accrochages ayant perturbé la trêve observée (et globalement respectée) depuis fin août, lorsqu’une offensive menée par les FARDC avec le soutien de la brigade d’intervention de la Monusco avait fait reculer le front d’une quinzaine de kilomètres.

    Située sur un plateau à près de 1.800 mètres d’altitudes, Kibumba est un point haut fermant la zone contrôlée par le M23 plus au nord. Aucun combat n’était signalé sur le front au nord, dans la région de Mabenga, où l’armée a récemment déployé des renforts.

    Un officier de l’armée régulière a indiqué que la Monusco avait commencé à appuyer les troupes gouvernementales. “Nous soutenons avec une partie” des éléments de la brigade d?intervention, a confirmé la source de la Monusco sous le couvert de l’anonymat, “des hélicoptères sont prêts à appuyer (l’opération) si nécessaire”.

    Les habitants fuient vers le Rwanda

    Joint par téléphone, un défenseur des droits de l’Homme originaire de Kibumba, localité où se sont retranchés les combattants du M23 après l’offensive du mois d’août, a affirmé que les rebelles étaient “nombreux sur la colline de Hehu”, à proximité des combats, et que des habitants fuyaient les affrontements en se dirigeant vers le Rwanda.

    Lui-même a affirmé s’être déplacé vers la frontière, à Kabagana, et avoir vu des militaires rwandais “en train de rentrer (…) pour renforcer le M23”. “Le mouvement s’est calmé”, a-t-il dit à ce propos un peu plus tard, ajoutant : “Nous avons vu des hélicoptères de l’ONU. Ils sont en train de survoler Kibumba, mais (…) ils ne tirent pas”.

    Dans un communiqué, le porte-parole de la branche politique du M23, Amani Kabasha, a accusé le gouvernement de Kinshasa de se livrer à un “véritable sabotage du processus de paix de Kampala”. Aucun porte-parole du gouvernement n’avait pu être joint en début de matinée pour répondre à ces allégations.

    Les négociations de Kampala avaient repris le 10 septembre après plusieurs mois d’arrêt, sous la pression des chefs d’Etat de la région des Grands Lacs. Leur suspension dans la nuit de dimanche avait suscité de nombreuses craintes de voir un nouvel embrasement de violence au Nord-Kivu, riche province agricole et minière déchirée par la guerre depuis une vingtaine d’années.

    Le Mouvement du 23 Mars (M23) contrôle une zone de quelque 700 kilomètres carrés limitrophe du Rwanda et de l’Ouganda, dans l’est de la RDC.

    Parti en avril 2012 d’une mutinerie d’anciens rebelles intégrés dans l’armée congolaise, le M23 demande la pleine application de l’accord ayant régi leur incorporation en 2009, et défend plus généralement les droits des populations congolaises rwandophones, essentiellement tutsi.

    L’ONU et Kinshasa accusent régulièrement le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le mouvement, ce que ces deux voisins de la RDC démentent.

    AFP

  • ORDONNANCE:MESURE  COLLECTIVE DE GRACE

    ORDONNANCE:MESURE COLLECTIVE DE GRACE

    Embleme-de-la-RDC-ORDONNANCE N° 13/108  DU  23  OCTOBRE  2013  PORTANT MESURE  COLLECTIVE DE GRACE

    Le Président de la République,

     Vu la Constitution, telle que modifiée par la loi n°11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006, spécialement en ses articles 79, 87 et 221;

     Voulant marquer et renforcer, par un acte de clémence, la réconciliation et la cohésion nationale à l’issue des Concertations Nationales ;

     Sur proposition du Ministre de la Justice et Droits Humains ;

     O R D O N N E :

     Article 1er :      

    Est accordée aux personnes condamnées par décision de justice devenue irrévocable au 23 octobre 2013, la commutation de la peine de mort en celle de servitude pénale à perpétuité.

     Article 2

    Est accordée aux personnes condamnées par décision de justice devenue irrévocable au 23 octobre 2013, la commutation de la peine de servitude pénale à perpétuité en celle de 20 ans de servitude pénale principale.

     Article 3 :

    Est accordée aux personnes condamnées par décision de justice devenue irrévocable au 23 octobre 2013, la réduction de 5 ans de la peine de servitude pénale inférieure ou égale à 20 ans mais supérieure à 5 ans.

     Article 4

    Est accordée aux personnes condamnées par décision de justice devenue irrévocable au 23 octobre 2013, la réduction de 3 ans, de la peine de servitude pénale inférieure ou égale à 5 ans mais supérieure à 3 ans.

     Article 5

     Est accordée aux personnes condamnées par décision de justice devenue irrévocable au 23 octobre 2013, la  remise de la peine restant à subir égale ou inférieure à 3 ans.

     Article 6

    La commutation, la réduction et la remise des peines prévues aux articles 1er, 2, 3, 4 et 5 ci-dessus ne sont pas accordées :

     – Aux personnes condamnées fugitives ou latitantes ;

    – Aux personnes condamnées pour :

    * Tentative et/ou infractions de violences sexuelles, corruption, concussion, détournement des deniers publics, assassinat, vol à mains armées, trahison, association des malfaiteurs ;

    * Atteinte à la sûreté intérieure ou extérieure de l’Etat,  détention illégale d’armes de guerre, et toute autre infraction contre l’autorité de l’Etat et l’intégrité du territoire, prescrite par les articles 195 à 199 ter du Code pénal congolais ;

    * Tentative et/ou crime de guerre, , crime contre l’humanité et crime de génocide.

     Article 7

    Le Ministre de la Justice et Droits Humains est chargé de l’exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.

    Fait à Kinshasa, le 23 octobre 2013

               Joseph KABILA KABANGE

  • Discours de J. Kabila devant le Congres- 23/10/2013

    Discours de J. Kabila devant le Congres- 23/10/2013

     

    KABILA-Honorable Président de l’Assemblée nationale,
    Honorable Président du Sénat,
    Honorables Députés Nationaux et Sénateurs,
    Distingués invités,
    Chers compatriotes,
     
    Avant tout propos, Je voudrais vous présenter deux invités de marque qui, en signe de solidarité avec notre peuple, ont fait le déplacement de Kinshasa pour encourager les Congolaises et les Congolais à œuvrer dans la cohésion et que Je vous prie de bien vouloir accueillir chaleureusement.
     
    Il s’agit d’abord de Son Excellence Monsieur Dénis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, qui a fait montre d’une disponibilité et d’une sollicitude particulière à l’égard du peuple congolais, avant, pendant et après les Concertations nationales.
     
    Il s’agit ensuite de Madame Nkosozana Dlamini Zuma,  première femme à être élue à la fonction de Présidente de la Commission de l’Union Africaine, et signataire, à ce titre, de l’Accord-cadre sur la Paix, la Sécurité et la Coopération pour la République Démocratique du Congo et la Région, signé à Addis-Abeba le 25 février 2013.
     
    Honorable Président de l’Assemblée nationale,
    Honorable Président du Sénat,
    Honorables Députés Nationaux et Sénateurs,
    Distingués invités,
     
    En procédant le 07 septembre 2013 à l’ouverture des travaux des Concertations nationales, j’assignais aux Délégués la mission de dégager les voies et moyens susceptibles de consolider la cohésion interne, en vue d’assurer la victoire de notre pays sur le double front de la défense de la souveraineté nationale et du développement économique et social.
     
    Méthodiques, les Délégués ont d’abord posé un diagnostic complet du pays, dressant ainsi l’état de la nation sur le plan politique, économique, social et culturel, avant de formuler des recommandations visant à consolider la démocratie et l’Etat de droit, et à améliorer substantiellement la gouvernance publique, et partant,  la vie des hommes et des institutions.
    Lors de la clôture des assises des Concertations nationales, j’ai salué le patriotisme  et la sagesse des Délégués, ainsi que la qualité des résultats de leurs délibérations, motifs de fierté pour une nation soucieuse d’affirmer son identité et en quête d’appropriation de son destin.
     
    Ma présence ce jour, devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès, a pour objet d’indiquer, à notre peuple et aux institutions de la République, la marche à suivre pour matérialiser lesdites recommandations, améliorer le vécu quotidien des Congolais, et baliser l’avenir de notre pays.
     
    En liminaire, Je voudrais réitérer mon entière satisfaction pour le succès des Concertations nationales, ainsi que mes félicitations aux filles et fils de notre pays qui y avaient participé.
     
    Je voudrais rappeler à ces derniers que, quelque pertinente que soit une recommandation, sa capacité contributive à la transformation de la société est fonction de sa mise œuvre. Le défi qui, désormais, se pose à la collectivité nationale, est donc celui de la matérialisation de ce que les Délégués ont, ensemble, proposé au terme de leurs travaux. Un défi qui, lui aussi, ne peut être relevé qu’ensemble: hommes et femmes, jeunes et vieux, institutions publiques et société civile.
     
    Mesdames et Messieurs ;
     
    C’est à ce prix, et à ce prix seulement que, grâce aux Concertations nationales, demain sera différent d’aujourd’hui. L’émergence de la République Démocratique du Congo exige en effet que chacun s’engage et que, là où il sert la République, chacun s’améliore.
     
    Par-delà la mobilisation générale, c’est donc à un changement profond que nous sommes individuellement et collectivement appelés. Changement de mentalités, de méthodes et de comportement.
     
    Pour mettre fin aux conflits sous toutes les formes, poursuivre la reconstruction du pays et conforter la perspective d’un Congo fort, uni et prospère, il nous faut donc plus d’éthique et de sens du bien public ; il nous faut plus de participation et de consensus, tout en respectant les fondamentaux de tout exercice démocratique ; il nous faut plus de solidarité dans l’effort et dans le partage des dividendes ; bref, il nous faut davantage de cohésion nationale.
     
     
    Chers compatriotes,
     
    Vu le nombre et la diversité des recommandations, il y a lieu de planifier leur mise en œuvre à court, moyen et long terme, aux niveaux tant national, provincial que local.
     
    A cet effet, et en attendant de murir le projet de création éventuelle de la fonction de Médiateur, j’ai décidé la mise sur pied, pour une durée initiale d’un an, renouvelable autant que de besoin, d’un Comité national de Suivi des recommandations des Concertations nationales. Il s’agit d’une équipe restreinte, mais représentative, aussi bien des cinq thématiques examinées au cours des Concertations nationales, que de la diversité des participants à ce forum historique.
     
    Ce Comité sera placé sous la même co-présidence que les Concertations nationales et, chaque année, il organisera un forum sur la cohésion nationale, afin d’examiner les conflits de toute nature opposant les congolaises et congolais, et de recommander les actions spécifiques à mener pour pacifier les cœurs et les esprits.
     
    Chers compatriotes,
     
    La  violence persistante, du fait  des groupes armés  agissant comme bras séculiers de certaines puissances étrangères, est à la base d’un  drame humanitaire sans nom dans les Territoires de Rutshuru et Nyiragongo au Nord Kivu, ainsi qu’en Ituri, dans la Province Orientale.
     
    Il est évident que le soutien extérieur, dont ces groupes armés bénéficient, en violation de la loi internationale, procède d’une stratégie de déstabilisation et de fragilisation  des institutions de la République, afin de priver notre pays d’une partie de ses terres et de ses ressources naturelles.
     
    L’exemple le plus éloquent à ce sujet est celui des insurgés actuels dont le sort est scellé. Ils sont en effet pris en tenailles entre le feu des FARDC et l’étroitesse d’une voie de sortie politique soucieuse de ne pas faire le lit de l’impunité, ou encourager la récidive.  
     
    Prévus pour quelques semaines, les pourparlers de Kampala durent depuis dix mois. Prolongées de quatorze jours par le dernier Sommet des Chefs d’Etat de la Région des Grands Lacs, ils tirent en longueur, sans perspective immédiate de conclusion, et ce malgré la bonne foi du Gouvernement qui ne peut toutefois pas transiger sur les conditions de l’amnistie et l’inéligibilité à la réintégration dans les FARDC des récidivistes impénitents.
     
    Le Gouvernement n’a cessé et ne cessera d’accorder une chance au dialogue, comme voie de résolution de cette crise. Il ne pourra cependant exposer plus longtemps la vie de nos compatriotes du Nord Kivu aux bombardements aveugles et sévices de tous genres.
     
    Comme l’aventure des insurgés précités, le projet funeste du démembrement organisé de notre pays dans lequel elle s’inscrit est inévitablement voué à l’échec. D’abord, parce que notre peuple, qui est prêt à mourir pour défendre le territoire national, veille ; mais aussi parce que la cause du Congo est juste, et que la malédiction est le partage de ceux qui veulent en amputer une partie.
     
    Chers Compatriotes,
     
    Conscients du calvaire qu’endurent ainsi, si injustement, nos frères et sœurs de la Province du Nord Kivu et de l’Ituri, et ce depuis plusieurs années, et voulant aider à y mettre fin, les Concertations nationales se sont penchées sur la problématique des groupes armés nationaux et étrangers encore opérationnels sur  notre territoire, et ont relevé les conséquences néfastes de leur présence sur notre sol, aux plans politique, économique, humanitaire, social, sanitaire et écologique. Elles ont par ailleurs fait l’évaluation des programmes correspondants de désarmement, démobilisation, intégration/réintégration, réinsertion sociale et rapatriement, et proposé des améliorations pour les programmes en cours et à venir.
     
    Dans ce domaine, la recommandation cardinale des Concertations nationales est celle de l’éradication des groupes armés. J’y souscrits sans réserve et affirme que ces groupes, quels qu’ils soient, n’ont d’autre choix que de déposer les armes et se rendre, ou d’y être contraint par la force.
     
    Et à cette fin, nous veillons à la professionnalisation et à la montée en puissance des FARDC, la défense du territoire national et la sécurité des biens et des personnes étant des prérogatives régaliennes de l’Etat. Les résultats enregistrés à ce sujet sont satisfaisants, comme l’attestent les hauts faits d’armes dont les éléments de nos forces armées ont  récemment fait preuve sur le terrain, et que notre peuple a salué. Je félicite, une fois de plus, les dignes filles et fils de notre pays qui ont choisi de servir sous le drapeau, et qui, sont déployés sur toute l’étendue du territoire pour défendre notre pays.
     
    Comme je l’ai dit il y a une année, la réforme du secteur de sécurité demeure la priorité des priorités. Recrutement de qualité, discipline rigoureuse, formation et équipement conformes aux standards internationaux, organisation interne efficiente et compatible avec le caractère républicain de l’armée, affectation des officiers et hommes de troupes en fonction des besoins opérationnels et dans le strict respect du principe de rotation sur l’ensemble du territoire national en sont les principes directeurs.
     
    Une feuille de route a déjà été élaborée par le Gouvernement afin d’opérationnaliser cette grande réforme et d’en accélérer le rythme.
    Pour sa part, le  Gouvernement est appelé à finaliser le projet de loi de programmation militaire et à allouer un budget conséquent à cette réforme.
     
    Mesdames et Messieurs ;
     
    Pour renforcer davantage la discipline au sein des FARDC et de la Police, l’Auditeur général est, quant à lui, appelé à accentuer les enquêtes à charge des Officiers supérieurs, subalternes, ainsi que des hommes de troupe, sur qui pèsent des accusations liées au pillage des ressources naturelles, de détournement de la solde des militaires, des munitions et du matériel destiné aux forces armées.
     
    Plus généralement, tout affairisme doit être banni de l’armée et de la police parce que l’expérience montre en effet que quand un officier a pour maîtres le drapeau et l’argent, le premier en pâtit nécessairement.
     
    Il va sans dire que les cadres et agents des services de sécurité, seront désormais soumis à des règles d’éthique aussi rigoureuses.
     
    L’Auditeur Général doit tout autant, et sans complaisance aucune, engager des poursuites contre toutes les personnes présumées auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, particulièrement les violences sexuelles et l’enrôlement d’enfants et leur utilisation à des fins militaires. L’objectif en ce domaine est de faire, de la République Démocratique du Congo, une terre inhospitalière pour les auteurs de ces crimes odieux.
     
    Afin de m’en assurer personnellement, et d’éviter la tendance à l’instrumentalisation de ces souffrances humaines à des fins inavouées, je vais, très prochainement, nommer un Représentant personnel du Chef de l’Etat chargé de promouvoir la lutte contre les violences sexuelles et le recrutement des enfants, et de servir d’interface avec la communauté internationale en ce domaine.
     
    Dans cette même optique, vital pour la Nation, d’éradication des groupes armés, j’enjoins les institutions de la République à prendre, chacune en ce qui la concerne, toutes les mesures nécessaires. Dans cet ordre d’idées, il y a lieu d’identifier et de traduire en justice les personnes qui entretiennent les groupes armés, quel que soit leur rang social ; de redynamiser et d’élargir le programme STAREC sur l’ensemble du territoire national, de procéder au rapatriement de nos compatriotes réfugiés dans les pays voisins et au retour, au lieu de leur résidence habituelle, des personnes déplacées, de tenir compte des personnes vulnérables, réfugiés, femmes et enfants dans le programme national de réinsertion sociale, et d’organiser le retour chez eux des Mbororo et des autres groupes, illégalement présents sur le territoire national.
     
    Chers Compatriotes ;
     
    En matière de paix et de réconciliation nationale, je partage les vues des Délégués aux Concertations sur la nécessaire implication de toutes les institutions de la République.
     
    Dans cet ordre d’idées, j’ai signé ce matin une ordonnance portant mesures de grâce.
     
    J’ai, également demandé au gouvernement, une fois terminée la libération conditionnelle des prisonniers civils, de procéder, avec diligence, à celle des prisonniers militaires, et de déposer, devant les bureaux des deux chambres législatives, le projet de loi portant amnistie. Ces mesures permettront, j’en suis sûr, d’instaurer un nouveau climat de confiance entre les Congolaises et les Congolais.
     
    Je voudrais cependant rassurer ces derniers que la quête de la cohésion nationale n’est pas synonyme d’impunité. Bien au contraire : sans justice, la réconciliation est factice !
     
    C’est le sens de la réforme en cours de notre appareil judiciaire. C’est aussi celui de notre active coopération avec la Cour Pénale Internationale.
     
    Au plan interne, il est important de rappeler que depuis quelques décennies, le peuple congolais est victime de la perpétration de nombreux crimes internationaux par les insurgés. Il mérite que justice lui soit rendu. Nonobstant les compétences de la Cour Pénale Internationale, il est judicieux d’instituer, au sein de nos juridictions, des chambres spécialisées dans la répression desdits crimes.
     
    Dans les milieux urbains, particulièrement à Kinshasa, une nouvelle forme de criminalité s’observe de plus en plus, créant la psychose au sein de la population. Toutes les voies de droit doivent être utilisées par la police et la justice, afin d’y mettre fin, rapidement et de manière définitive.
     
    Quant aux compatriotes détenus à la Cour Pénale Internationale, ainsi que devant d’autres juridictions à travers le monde, au nom de la réconciliation nationale et du droit des citoyens à la protection consulaire,  je charge le gouvernement de faire le suivi de leurs dossiers.
     
    Mesdames et Messieurs,
     
    Dans le même esprit, et parallèlement à la poursuite de l’érection, en  divers endroits du pays, de monuments en mémoire des victimes des guerres en République Démocratique du Congo, des dispositions vont être prises afin de procéder au rapatriement des dépouilles mortelles de l’ancien Président de la République, MOBUTU SESE SEKO, et de l’ancien Premier ministre, Moïse TSHOMBE, en accord avec leurs familles respectives.
     


     
     
    Chers Compatriotes,
     
    La gouvernance politique et institutionnelle a, elle aussi, fait l’objet des travaux des Concertations nationales. Comme les Délégués à ces assises, Je suis pour le respect, par tous, de l’esprit et de la lettre de la Constitution de la République dans son ensemble, telle qu’adoptée par référendum populaire en 2005.
     
    S’agissant des élections, je recommande à la CENI d’envisager, dès ce jour, la présentation au Parlement, dans le meilleur délai, du calendrier électoral et de poursuivre le cycle électoral en vue de procéder avec diligence, à l’organisation des élections locales, municipales, provinciales et sénatoriales.
     
    J’invite par ailleurs les deux chambres de notre Parlement ainsi que le gouvernement à mener une réflexion prospective sur le mode de scrutin proportionnel. Il y a lieu également d’entrevoir les modalités pratiques d’organiser les élections provinciales au suffrage universel indirect, afin de minimiser le coût des opérations électorales.
     
    J’ai tout aussi noté avec grand intérêt la proposition de faire obligation aux formations politiques de présenter sur chaque liste de candidats, au moins 30 % de femmes. C’est certes un progrès notable, mais qui ne garantit pas une augmentation sensible de la représentation féminine dans les Assemblées délibérantes. Et puisque les femmes constituent la majorité de notre population et le vivier de la créativité nationale, Je propose donc que nous fassions mieux. Dans cette optique, J’invite le législateur à examiner la possibilité d’ajouter, dans chaque circonscription de trois sièges ou plus, un siège pour lequel la compétition ne serait ouverte qu’aux femmes.
     
    J’ai noté aussi que, pour crédibiliser davantage les élections à venir, les Délégués aux Concertations nationales ont recommandé le recensement général  et  l’identification des Congolais. Ceci permettra la délivrance de nouvelles cartes d’identité. J’en conviens parfaitement, cela d’autant plus que le dernier recensement général remonte à 1984, soit il y a près de trente ans.
     
    Quant au Sénat et aux Assemblées provinciales, j’estime qu’il est nécessaire, et cela conformément à la Constitution, de les maintenir jusqu’à l’installation effective du nouveau Sénat et des nouvelles Assemblées provinciales issus des élections qui doivent être organisées dans un délai court et raisonnable.
     
    Mesdames et Messieurs,
     
    En matière de réformes institutionnelles, je tiens à saluer  avant tout le travail que les Honorables Députés et Sénateurs ont abattu jusqu’à présent sur le plan de la production législative, et je les encourage à maintenir cet élan.  Je  forme aussi le vœu de voir les deux chambres législatives poursuivre avec plus de rigueur le contrôle parlementaire, gage d’une réelle amélioration de la gouvernance.
     
    Chers Compatriotes,
     
    En ce qui concerne le Gouvernement, je vous annonce que, dans le cadre de ma politique d’ouverture, prônée depuis mon investiture, un « Gouvernement de cohésion nationale » sera bientôt mis en place. Il comprendra aussi bien des représentants de la Majorité que ceux de l’Opposition et de la société civile et aura pour missions prioritaires le rétablissement de la paix et de l’autorité de l’Etat à travers le pays, la consolidation de la cohésion nationale, la poursuite de la reconstruction, l’appui au processus de décentralisation et à l’organisation des élections, et l’amélioration des conditions sociales des populations.
     
    Mesdames et Messieurs,
     
     Comme vous le savez, le 15 0ctobre dernier,  j’ai promulgué, la loi portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle. J’invite les deux chambres législatives à accélérer l’examen et l’adoption de la loi devant organiser le Conseil d’Etat, de manière à permettre l’installation de l’ensemble des ordres de juridiction prévus par la Constitution.
     
    Par ailleurs, pour rendre effective l’autonomie financière et budgétaire du Pouvoir judiciaire, j’exhorte le Gouvernement et le Parlement à mettre à la disposition de celui-ci, et ce dès l’exercice budgétaire 2014, une dotation suffisante.
     
    Quant à la problématique de la nationalité, et en attendant qu’un consensus national puisse se dégager sur cette question, je demande au   Gouvernement de tout mettre en œuvre pour accorder des facilités consulaires aux compatriotes qui ont acquis une autre nationalité.
     
    Mes chers compatriotes,
     
    En ce qui concerne la décentralisation et le renforcement de l’autorité de l’Etat, je demande au Parlement de compléter l’arsenal juridique relatif à ces matières ainsi qu’au régionalisme politique. Dans ce cadre, j’annonce l’installation progressive de nouvelles provinces et le transfert de leurs compétences, charges et ressources, conformément à la  Constitution. C’est là aussi une des raisons fondamentales d’organiser en priorité les élections locales.
     
    J’adhère aux recommandations des Concertations nationales sur la définition d’une politique nationale d’aménagement du territoire, du Schéma national d’aménagement du territoire ainsi que des plans provinciaux et locaux d’aménagement du territoire. Le Gouvernement devra faire diligence pour leur adoption.
     
    En même temps, j’exhorte le Gouvernement à associer l’autorité coutumière dans la promotion de l’unité et de la cohésion nationale,   et  dans le processus de développement à la base.
     
    Je note aussi une recommandation qui rencontre celle adoptée à la Conférence des Gouverneurs à Kananga sur la modernisation des villages par regroupement et par affinités. C’est en effet  un schéma pratique de modernisation des milieux ruraux.
     
    En complément à cette réforme et pour offrir davantage d’opportunités de progrès social et économique à la majorité des congolais, particulièrement ceux vivant en milieu rural, je demande au Gouvernement de faciliter l’accès universel aux titres individuels en faveur des occupants des parcelles de terres dans tous nos villages tout en veillant à la protection des terres revenant aux communautés locales. Cela permettra à tout congolais de détenir une garantie réelle, et de remplir ainsi une des principales conditions pour être éligible au crédit bancaire.
     
    Chers Compatriotes,
     
    En matière économique,      les Délégués aux Concertations nationales ont fait un état des lieux sans complaisance. 
     
    Le diagnostic établi confirme notre vision d’accorder une place de choix à la promotion des Congolais, en vue de l’émergence d’une classe moyenne nationale. Ce changement permettra  de générer des ressources capables de répondre aux impératifs de pacification du territoire national, de restaurer l’autorité de l’Etat et de satisfaire les besoins sociaux. Cet accroissement de ressources facilitera aussi la marche du pays vers le statut d’Etat émergent.
     
    Dans cette perspective, les défis à relever  sont multiples. Il s’agit principalement des  défis structurels et opérationnels en vue de promouvoir le développement économique, financier et celui du secteur productif en se focalisant sur un secteur privé et le partenariat public-privé capable de remplir la fonction de principal moteur de croissance économique.  A titre d’exemple, les défis ci-après méritent d’être mentionnés :
     
    –         le caractère extraverti de notre économie ;
    –         l’inadéquation entre l’évolution positive des indicateurs macroéconomiques et le vécu quotidien des Congolais ;
    –          l’insuffisance des instruments de contrôle et de régulation économique ;
    –          la nécessité d’accroître le niveau d’exécution budgétaire ;
    –          la nécessité de promouvoir une classe moyenne congolaise ;
    –         les difficultés d’accès au crédit ;
    –          l’impératif de rationaliser le système fiscal ;
    –         la lutte contre la corruption, le détournement des deniers publics et le coulage des recettes.
     
    Afin de répondre à ces préoccupations, il me paraît indispensable d’intégrer  des indicateurs susceptibles de mesurer de façon réaliste le niveau de vie des populations, afin d’établir l’adéquation entre la stabilité du cadre macroéconomique et le vécu quotidien des Congolais pour que les sacrifices consentis ne soient pas vains.
     
    Ainsi, je préconise que soient prises notamment les mesures ci-après :
    1.     Organiser les Etats Généraux des agriculteurs et des paysans ;
    2.     Réformer le système fiscal ; 
    3.     Poursuivre l’évaluation et la certification des ressources       minières, forestières, halieutiques et en hydrocarbures ;
    4.    Accélérer la mise en place du Conseil Economique et Social ;
    5.    Restructurer la Cour des Comptes ;
    6.   Elaborer un plan de programmation, budgétisation et procéder  au paiement de la dette intérieure certifiée en vue de la relance des emplois dans les Petites et Moyennes Entreprises ;
    7.    Accélérer la mise en forme de toutes les réformes prévues dans   le secteur des finances publiques ;
    8.    Evaluer la réforme du portefeuille de l’Etat et élaborer une nouvelle feuille de route ;
    9.    Consolider le climat des affaires par le respect scrupuleux de la   loi sur les marchés publics et parachever le processus de la mise  en œuvre du droit OHADA ;
    10.                Finaliser la loi sur la Caisse Nationale de Péréquation ;
    11.                Appliquer de manière rigoureuse le principe de l’exercice exclusif du petit commerce par les nationaux ;
    12.                Promouvoir l’implication obligatoire des congolais dans la sous-traitance dans tous les secteurs de l’activité économique ;
    13.                Adopter un dispositif législatif spécifique en vue de promouvoir l’entreprenariat congolais et de favoriser le développement d’un actionnariat national.
     
            Dans tous les cas, je voudrais, une fois de plus, vous rassurer que je fais miennes les  recommandations issues des Concertations nationales. A cet effet, j’engage le Gouvernement de cohésion nationale à bien les exploiter afin d’enrichir, d’ici à la fin de l’année, le programme économique en cours.
     
    Honorables Députés,
    Honorables Sénateurs,
    Chers compatriotes,
     
    Quels que soient les efforts sur le plan du développement, notre économie ne saurait atteindre sa vitesse de croisière dans une ambiance de corruption, de détournement des deniers publics, de coulage des recettes publiques et d’enrichissement illicite.  Une lutte continue s’impose dans ce domaine.
     
    Les mécanismes répressifs existants doivent être réactivés  et des nouveaux sont à mettre en œuvre à court terme. J’engage les institutions à cet effet, notamment le Parlement et les Assemblées provinciales, dans le cadre de leurs pouvoirs de contrôle.
     
    Pour ma part, j’entends procéder, à la nomination d’un Conseiller spécial du Chef de l’Etat en charge de cette question. Il aura pour mission principale d’assurer un monitoring permanent de l’évolution des patrimoines, ainsi que des cas de malversation, de corruption et d’enrichissement illicite dans le chef des responsables politiques nationaux et provinciaux, des hauts fonctionnaires et cadres de l’Administration publique, des mandataires publics et autres agents publics, …
     
    A cet effet, j’instruis le Gouvernement de soumettre au Parlement un projet de loi généralisant l’obligation de déclarer  les biens à tous les mandataires publics.  
     
    Mesdames et Messieurs,
     
    Pour mettre en place les bases d’une société juste et bannir toute forme de discrimination afin de construire une société solidaire, nous devons assurer à nos frères et sœurs avec handicap, une représentativité dans les institutions publiques et privées. Ils doivent être protégés. 
     
    Je demande au Gouvernement de concevoir et de mettre en application, dans le plus bref délai, un programme national relatif à l’éducation des enfants avec handicap.
     
    Je saisis cette occasion pour lancer un appel solennel à toutes les familles congolaises, aux congrégations religieuses, aux chefs coutumiers, aux gouverneurs des provinces, aux différentes autorités municipales, de veiller particulièrement à la protection des orphelins, des personnes âgées, des handicapés stigmatisés et traités injustement de sorciers. 
     
    Honorables Députés,
    Honorables Sénateurs,
    Distingués Invités,
     
    Comme vous vous en êtes certainement rendu compte, les mesures que je viens d’annoncer n’ont pas visé toutes les six cent soixante dix-neuf préoccupations exprimées par les Délégués aux Concertations nationales.
    Le contenu du Rapport Général des travaux de ce Forum historique, qui sera publié incessamment, montre la nécessité de donner une suite appropriée et urgente à chaque  question soulevée. Dans la plupart des cas, il sera nécessaire de procéder à des réformes radicales.
    C’est pourquoi, je prends ici solennellement l’engagement de veiller à l’application stricte de toutes les autres recommandations par les institutions compétentes de la République, notamment en ce qui concerne la diplomatie, les infrastructures de base, l’environnement, l’eau et l’électricité, l’éducation, la santé, la recherche scientifique, la culture, le sport et la jeunesse. Je m’engage aussi à veiller à ce que les réformes que ces recommandations appellent soient effectivement initiées et mises en œuvre.
     
    C’est l’occasion pour moi d’en appeler à la conscience républicaine de chaque Congolaise et de chaque Congolais. Car, aucune de ces recommandations et les mesures qui en découlent ne pourraient aboutir sans l’implication de tous.
     
    L’heure est donc à la mobilisation générale.
     
    A travers cette volonté commune que nous avons tous ensemble exprimée, c’est en réalité, notre peuple qui a ainsi pris rendez-vous avec l’histoire. Chacun de nous a donc la charge de veiller à honorer cet engagement ; il n’existe pas d’alternative à l’unité de notre Nation.
     
     Nous avons le devoir de rendre à notre pays ses lettres de noblesse, de lui redonner sa voix et son poids dans le concert des nations compte tenu de ses nombreuses potentialités.
     
    Notre volonté, notre détermination et notre intelligence sont irremplaçables pour surmonter tous les défis qui jalonnent notre marche vers le futur.
     
    Vous l’avez compris, c’est donc à un nouveau départ que je convie ce jour le peuple congolais.
     
    Au cours des dix dernières années, nous avons œuvré ensemble pour l’imposition d’une gouvernance démocratique à tous les niveaux en vue de la consolidation de l’unité nationale et du relèvement socioéconomique de notre pays. Grâce à l’apport de tous, des résultats importants ont été réalisés. Je vous demande, ce jour, de persévérer pour accélérer le processus de la reconstruction du pays.
     
    Voilà pourquoi nous devons agir en toutes circonstances comme un peuple uni et un Etat indivisible.
    Il est vrai que la démocratie va de pair avec le multipartisme. Mais il est aussi important que les acteurs politiques et ceux de la Société civile se rassemblent autour des fondamentaux et de l’essentiel, surtout lorsque les  valeurs qui structurent la communauté nationale sont en péril.
     
    Pour changer le Congo, nous devons d’abord nous-mêmes changer dans notre manière de vivre ensemble, de faire la politique, de gérer l’Etat et la communauté nationale. Bref, de vivre la démocratie.
     
    Honorable Président de l’Assemblée nationale,
    Honorable Président du Sénat,
    Honorables Députés et Sénateurs,
    Distingués invités,
    Chers compatriotes,
     
    Mon propos de ce jour a consisté à rendre compte à la Nation des mesures urgentes que j’ai prises sur base des recommandations résultant des travaux des Concertations nationales et à remplir mon devoir constitutionnel de prononcer un discours sur l’état de la nation devant les deux chambres législatives réunies en congrès.
     
    Pour réaliser de façon certaine toutes les aspirations du Peuple congolais telles qu’exprimées dans les recommandations des Concertations nationales et les traduire en mesures d’exécution conséquentes, je demande aux autorités budgétaires et aux services mobilisateurs des recettes de tout mettre en œuvre pour doter le Gouvernement de la République d’un budget crédible.
     
    A cet effet, je mettrai un soin particulier dans le choix des animateurs des institutions et dans l’application rigoureuse et systématique de la sanction pour mettre hors d’état de nuire tous les éléments susceptibles d’hypothéquer notre détermination à améliorer la condition sociale du citoyen congolais et la gouvernance de la République.
     
    Pour terminer, Je voudrais, Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, Madame Nkosozana Dlamini Zuma, Présidente de la Commission de l’Union Africaine,  vous redire notre joie de vous avoir parmi nous en ce jour mémorable de notre histoire et vous remercier, pour l’intérêt soutenu que vous témoignez à la République Démocratique du Congo.
     
    Que vive la cohésion nationale.
     
    Que vive la solidarité africaine.
     
    Et que Dieu bénisse  notre pays, la République démocratique du Congo.
     
    Je vous remercie
  • L’ÉTAT VOYOU  OU  LE CAPO DI CAPO DE L’ÉCONOMIE MONDIALE

    L’ÉTAT VOYOU OU LE CAPO DI CAPO DE L’ÉCONOMIE MONDIALE

                La dette souveraine d’un croque-mitaine

       

    Dollars Americains
    Dollars Americains

              À l’automne 2013, le gouvernement américain insolvable a tenu le monde financier en haleine en refusant de rembourser ses créanciers. La crise s’est finalement résorbée quand le Congrès étatsunien a accepté d’emprunter encore d’avantage, alourdissant un  découvert qui ne sera jamais couvert, comme chacun l’aura subodoré. 

                 Tous les pays du monde doivent créances auprès des banques. Cette situation généralisée serait donc normale et tolérable, mais est-elle inévitable ? Cette situation est inévitable ! Le fait que tous les pays doivent de l’argent n’est pas du tout rassurant et cet endettement catastrophique est totalement inévitable en économie capitaliste du moins. Deux définitions suffiront à comprendre de quoi il retourne quand les économistes de service supputent à propos de la dette publique (1). 

                 La dette souveraine est, dans le domaine des finances publiques, l’ensemble des engagements financiers pris sous forme d’emprunts par un État souverain ainsi que par les collectivités publiques et les organismes qui en dépendent directement (les corporations, les organismes de sécurité sociale, d’enseignement et de formation, etc.). On distingue la dette publique intérieure, détenue par les agents économiques (Fonds de placements, banques, fiducies) résidant dans l’État émetteur d’obligations et la dette publique extérieure, détenue par des prêteurs étrangers, gouvernements ou banquiers (2).

                 Le tableau, visible sur ce lien URL [http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_ countries_by_external_debt] présente une liste de 188 pays classés selon l’importance décroissante de leur dette extérieure en 2013 (3). Tous les pays ont une dette comme vous le constaterez.  

                 Personne ne sera étonné  d’apprendre que les États-Unis sont les premiers de cette collégialité d’endettée.  Par contre, plusieurs seront surpris d’apprendre que la riche Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes Unis, lesquels financent les djihadistes qui agressent la Syrie, font partie des pays endettés, et se retrouvent respectivement au  34e  rang avec 134 milliards $,  au  33rang avec 137 milliards $, et en 32position avec 163 milliards de dette souveraine.

                 Afin d’apprécier l’état de détresse qu’engendre la dette dans un pays par rapport à un autre, différentes classifications sont proposées selon :

     1)      l’importance de la dette en fonction du Produit Intérieur Brut (4);

    2)      l’importance de la dette en fonction de la population (5);

    3)      l’importance de la dette nette une fois soustraites les créances à recouvrer.

                     Les modalités d’emprunt des États souverains

                 Ces dettes souveraines, quelles que soient les modalités de calcul et de comparaison, sont fondamentalement acquises par trois types de créanciers :

     1)      L’État emprunteur émet des obligations que les citoyens de ce pays achètent via leur fonds de pension, les fonds de placements, les banques, les caisses d’épargne, etc. On dira que la dette est intérieure puisque ce sont les institutions de l’État qui devront aux citoyens du pays une certaine somme à rembourser, grevée d’un intérêt, façon de redistribuer la plus-value ouvrière aux tondeurs de coupons.

    Fait étonnant ici. Il advient souvent que des particuliers milliardaires spéculateurs et des institutions financières acquièrent ces obligations nationales à crédit – sans verser un sou pour l’achat de ces produits financiers. Créances qu’elles revendront après un certain temps sur promesse de paiement à un autre conglomérat financier qui achètera aussi cette créance à crédit. Ces transactions font partie des produits financiers dérivés. C’est ainsi que chacun de ces acquéreurs spéculateurs produit de la monnaie sans valeur d’échange, de la monnaie inflationniste, qui quémande son intérêt financier alors qu’elle n’a aucunement servi à produire des marchandises ou à les valoriser.

     2)      Les clients acheteurs d’obligations nationales peuvent être les institutions d’un pays étranger qui achètent via des agences de placement internationales; des gestionnaires de fonds; la banque centrale ou une autre banque d’un État créancier. Ici, la dette sera dite extérieure et l’intérêt sera payé par cet État-emprunteur-débiteur, une manière d’exporter la plus-value nationale vers les États prêteurs. Ainsi, la Chine, qui détient 3,300 milliards de dollars de créances américaines, devrait posséder un immense ascendant sur les étatsuniens  paupérisés. Il n’en est rien pourtant, nous verrons bientôt pourquoi.

     3)      Mais les États emprunteurs sont plus retors qu’on ne le pense. Le troisième acheteur d’obligations étatiques peut  être la Banque centrale du pays emprunteur (exemple la FED étatsunienne). Vous avez alors un pays emprunteur qui sollicite de l’argent qu’il ne possède pas et se le prête à lui-même à intérêt composé. De l’argent crédit-papier, appelé «obligation nationale», sera émis par le gouvernement national emprunteur à destination du gouvernement national prêteur (c’est-à-dire lui-même) contre un papier-monnaie sans valeur (sans travail productif ayant engendré la création de valeurs accréditant ce papier monnaie).

                 C’est la Banque centrale de l’État qui émettra du papier monnaie – des papiers à ordres – des créances – du papier crédit sans valeur dont elle inondera le marché. Selon ce scénario il est entendu que l’État emprunteur floue l’État prêteur (c’est-à-dire lui-même) et floue également tous ses autres créanciers, les fonds d’investissements et les banques privées ainsi que ses créanciers étrangers venus de Chine, de Corée, du Japon, de France, d’Arabie, du Qatar qui se retrouvent tous avec de la monnaie déflationniste sur les bras ayant de moins en moins de valeur marchande. Pourtant, personne ne peut s’en débarrasser puisque tous ont déjà leur lot et nul ne souhaite accroître ses pertes. Pourtant, l’État emprunteur ne peut faire autrement à moins de déclarer faillite immédiatement.

                 La dette nette et la dette brute

                 Autre  élément à considérer dans cette équation de la dette souveraine et de la charge fiscale des ouvriers. Il y a la dette nette et il y a la dette brute de L’État.  La dette brute c’est la somme de ce que l’État a emprunté, à  l’interne et à l’externe. La dette nette c’est la dette brute moins ce que l’État possède en crédit des autres pays, en monnaie papier, lettres de change, obligations – tout aussi dépréciées que la sienne  puisque dans cette économie mondialisée toutes les monnaies sont inter-reliées. Ainsi, si l’Arabie a une dette souveraine, elle détient par ailleurs des créances – de l’argent qu’elle a prêté à d’autres pays – aux États-Unis par exemple. Il faut soustraire ces sommes l’une de l’autre pour connaître la dette nette de l’Arabie, et ainsi pour chaque pays…en pensant toutefois que ces créances étrangères ne sont pas toujours garanties ni  recouvrables…ils l’apprendront tous à leurs dépens…soyez patient.

                 Il ne faut pas confondre la dette publique et la balance des échanges internationaux d’un pays. Ainsi, des milliardaires saoudiens – des banques françaises, des financiers canadiens peuvent détenir, à titre privé, des obligations d’entreprises américaines ou de d’autres pays. À l’inverse, des cartels financiers étatsuniens peuvent détenir des actions d’entreprises étrangères. Ces avoirs de part et d’autre de l’Atlantique ne sont nullement comptabilisés dans la dette souveraine brute ou nette des États souverains. Mais, comme ces dettes et ces créances privées sont comptabilisées en dollar, en euro ou en livre sterling, la valeur réelle de ces dettes ou de ces créances privées est donc largement tributaire de l’état de santé économique de l’État national considéré (y compris de la balance des paiements et de la valeur de la devise nationale) dans lequel ces papiers sont libellés et transigés.

                 Ce sont tous ces vecteurs que les agences de notation de crédit (Standard and Poor’s, Moody’s) seraient censées évaluer et représenter par la cote de crédit qu’elles attribuent à chaque pays emprunteur.

                 De l’État providence, à l’État fraudeur, à l’État policier

                 C’est ainsi que l’épargne-retraite et l’argent que les travailleurs et les petits salariés ont épargné sont dévalués par l’État providence – si cher aux bobos petits-bourgeois – devenu soudain l’État fraudeur-failli, qui deviendra l’État policier refusant de rembourser. C’est le serpent qui se mange la queue. Par la suite, l’État créancier s’avancera vers les ouvriers et les retraités pour leur expliquer que la monnaie nationale (l’Euro – le dollar – le peso – le rial – le yen) a été dévaluée et que le gouvernement ne peut plus payer les retraités qui doivent reporter leurs retraites au-delà de 70 ans. Ou alors, le crash financier-boursier balaiera le pays et jettera à la rue les emprunteurs hypothécaires comme à Madrid en ce moment où cent propriétaires sont jetés sur le pavé chaque journée. On compte 6 millions de chômeurs dans le pays madrilène alors que les banques enregistrent des profits record (5).

                 Ici une mise en garde s’impose. Les gauchistes, les réformistes, les sociaux-démocrates et les altermondialistes se laissent berner par ces profits mirobolants des banques sacs à vent. Ils se scandalisent et demandent à l’État policier, l’État des riches, de sévir contre leurs maîtres trop gourmands ce que l’État ne fera pas évidemment – et cela serait bien futile de toute manière puisque ces hausses de profits sont bidon. C’est de l’argent de Monopoly que les banques comptabilisent ainsi, de l’argent inexistant – immatériel – ne représentant aucune valeur marchande (ce n’est pas l’économie qui est irréelle mais leur monnaie qui est virtuelle).

                 Ils peuvent bien stocker ces billets de pacotille plein leurs écoutilles, aucun de ces papiers n’a de valeur d’échange. Au moment où les payeurs travaillants et les épargnants, les ouvriers criblés de dette, ne parviennent plus à payer leur hypothèque et qu’on les chasse de leur foyer où voulez-vous que les banques trouvent les biens pour adosser ces papiers de crédit garantissant leurs profits ?

                 L’arnaque suicidaire…et imparable

                 Donc, nous en arrivons à cette situation où le gueux emprunteur se prête de la monnaie à lui-même, l’État va-nu-pieds, alors qu’il est évident qu’il n’a pas ce qu’il faut en valeur d’échange (en production de marchandises et de services) pour garantir ni l’emprunt, ni le prêt, ni la création de monnaie. Et ce faisant ce mendigot déprécie la valeur de sa monnaie et de toutes les créances que détiennent ses créanciers. Cet État devrait normalement être mis en demeure par ses prêteurs de rembourser ou de déclarer faillite, ou à tout le moins être sanctionné par les agences de notation dont c’est la mission (!)

                 Rien de ceci ne se produit. Au lieu de cela tous assistent impuissants aux doléances des chinois qui voient fondre la valeur de leurs créances à chaque émission d’obligations américaines. L’Allemagne tente de récupérer son ormétal stocké à la FED avant que les USA ne déclarent faillite, mais la FED américaine refuse de lui rendre. Elle en serait bien incapable puisqu’elle  ne le possède plus, les coffres de Fort-Knox sont probablement vides.   

                 Il est évident que ce stratagème est une arnaque. Imaginez que chacun d’entre vous auriez la possibilité d’imprimer autant de deniers que vous le souhaitez sans jamais avoir à rembourser. Fini le travail fastidieux et astreignant, vous auriez votre imprimante à monnaie et par ici la belle vie. Imaginons maintenant que les créanciers de monsieur l’imprimeur de monnaie de la rue Garnier se fâchent en apprenant que cette monnaie est illégitime et imprimée dans le garage d’un faussaire farnienté. Chaque créancier se présente à la résidence du bandit pour réclamer son dû et apprend que l’emprunteur-faussaire-imprimeur est le Capo di Capo du pays et que le temps qu’il se présente au salon, le commerce de la rue Syrie a sauté, après celui de la rue Libye, et celui de l’avenue Serbie et du boulevard Congo, et la boutique de l’impasse Venezuela et la banque de la rue Iran sont fortement menacées !   

                 La situation est identique avec l’État paria américain. Les États-Unis d’Amérique (16 770 milliards de dette avec émission mensuelle de 85 milliards de  monnaie illégitime. La FED américaine en faillite prête de la monnaie à son créancier, un propriétaire insolvable, c’est-à-dire le gouvernement américain). Mais cet État voyou est aussi le seul à posséder 3 500 ogives nucléaires à têtes multiples, 11 porte-avions et 700 bases militaires à l’étranger et cet État voyou en faillite consacre 600 milliards $ à ses dépenses de «défense», autant que tous les autres pays réunis.

                 Nous venons d’identifier l’État voyoule Capo di Capo – de l’économie mondiale dont nombre de pays tolèrent les frasques et soutiennent les agressions espérant s’en sortir un jour en faisant faillite eux aussi et en reniant leur dette souveraine aux dépens de leurs commettants. Ce jour-là camarades oubliez vos  retraites dorées, vos bas de laine, et comme à Chypre essayez de figurer ce qui pourrait vous rester sur votre compte bancaire après les expropriations imposées.

                 Vous aurez toujours l’organisation néo-nazi Aube Dorée pour vous effrayer à propos de l’expropriation des riches par les communistes, mais ce seront bien les banquiers capitalistes qui seront en train d’exproprier votre compte de banque, votre salaire et votre fonds de retraite. Pourrez-vous conserver votre résidence et votre automobile ? Rien n’est moins certain. Nous serons tous alors  en économie de guerre. Justement, pourquoi ne pas leur faire la guerre à ces expropriateurs afin de les exproprier ?

     Robert Bibeau

    robertbibeau@hotmail.com

    http://www.les7duquebec.com/7-au-front/letat-voyou-ou-le-capo-di-capo/

    __________________________

    (1)   http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_souveraine

    (2)   http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique

    (3)   http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_external_debt

    (4)   http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_pays_par_dette_publique

    (5)   http://www.michelcollon.info/A-Madrid-il-y-a-chaque-jour-cent.html

     

  • La force d’intervention de l’ONU se déploie en zone rebelle

    La force d’intervention de l’ONU se déploie en zone rebelle

    MONUC-operation – La Brigade d’intervention de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco) est désormais”au complet” et se déploie dans la zone contrôlée par les rebelles du M23, dans l’est du pays, a-t-on appris mardi de source onusienne. “La Force d’intervention est désormais au complet avec l’arrivée du bataillon d’infanterie malawite”, dont les 850 hommes sont arrivés le 7 octobre, selon les sites internet de la Monusco et des Nations unies. Cette brigade de plus de 3.000 soldats (fournis par la Tanzanie, l’Afrique du Sud et le Malawi) porte à plus de 19.000 le nombre de Casques bleus dans le pays. Elle est dotée d’un mandat offensif pour neutraliser tous les groupes armés en activité dans l’est de la RDC. Alors que l’ONU s’inquiète d’un renforcement des positions de l’armée congolaise et des rebelles du M23 dans la province du Nord-Kivu, les hommes de la brigade ont commencé à être déployés. “Nous avons déployé des unités de la Brigade d’intervention depuis mercredi dernier à Kiwanja et à Rwindi”, a indiqué à l’AFP le commandant Pathias Maduka, porte-parole de la Brigade. A environ 70 kilomètres au nord de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, Kiwanja, où la Monusco dispose déjà d’une base importante, est dans la zone contrôlée par le Mouvement du 23 Mars (M23). Rwindi, (100 km au nord de Goma) est située dans une région tenue par l’armée congolaise mais dans laquelle s’activent plusieurs autres milices. Un officier de la Monusco a indiqué à l’AFP que la brigade se déployait dans d’autres points de la zone du M23 qu’il n’a pas voulu nommer. Selon une autre source de l’ONU dans la région, la brigade aura à terme “une compagnie” à Kiwanja et une autre à Rwindi, “mais pour l’instant nous sommes dans la phase de déploiement, par petits groupes de militaires”.

    L’est de la RDC est ravagé par la guerre depuis une vingtaine d’années. Profitant de la faiblesse de l’Etat, de nombreuses milices y font régner leur loi, assurant leur survie grâce au trafic de minerais du riche sous-sol.

    Dernière rébellion en date, le M23, partie en avril 2012 d’une mutinerie d’anciens rebelles intégrés dans l’armée congolaise, contrôle aujourd’hui une zone d’environ 700 kilomètres carrés, limitrophe de l’Ouganda et du Rwanda.

    Les pourparlers de paix qui avaient repris en septembre entre le gouvernement de Kinshasa et le M23 à Kampala (Ouganda) sont suspendus depuis lundi.

    AFP