-Congo army says rebels forced out of towns near city of Goma in second day of fighting as UN and US call for restraint.
The Congolese army said it has made significant advances against rebel forces in a third day of fierce fighting and called on neighbouring Rwanda to help disarm the fighters. The military said on Sunday that it had taken back two more towns in eastern Democratic Republic of Congo after on Saturday forcing the rebels out of Kibumba, a town 20km north of Goma, the largest city in the region. Army spokesman Lt. Col. Olivier Hamuli told The Associated Press news agency that the army took Kiwanja and Buhumba towns in the Rutshuru area of North Kivu province, near Congo’s border with Rwanda. Congolese forces and M23 rebels have been fighting heavily since Friday, the first clashes in two months, after peace talks in Uganda broke down this week. “We have pushed M23 into the hills on the Rwandan border,” Hamuli told Reuters news agency. “We now call on Rwanda to help us disarm their fighters.” The army “has launched an offensive on the Mabenga-Kahunga road. It is using troops, tanks and mortar shells”, another army officer said. M23 said in a statement on Saturday that the army had launched a “generalised attack” on several fronts, but that the fighting was turning in its favour “It’s heating up on all fronts,” the M23’s political leader Bertrand Bisimwa said on the group’s website, confirming that the fighting had spread north. Calls for calm Rebels said the army attacked their positions early on Friday, but the military insisted it came under attack first – a claim supported by a source from the UN peacekeeping mission in the country, MONUSCO. On Friday, Rwanda’s UN ambassador told a closed-door meeting of the UN Security Council that shells fired by the Congolese army had landed in its territory and that it could respond militarily, diplomats said. UN investigators have accused Rwanda of supporting M23, a charge it has denied. The rebels take their name from a peace agreement they signed with the government on March 22 2009, paving the way for their integration into the national army, but they mutinied in April 2012 over poor salaries and living conditions, renewing an armed rebellion in the country’s mineral-rich east. In a joint statement, UN special envoy to the Great Lakes region, Mary Robinson, and head of MONUSCO Martin Kobler urged restraint and called on both sides to return to the negotiating table in Uganda’s capital Kampala, where on-and-off peace talks between the government and M23 have been held since December. The United States also said it was alarmed at the reports of increased fighting, despite international calls for restraint. |
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Source:
Al Jazeera and agencies
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Author: Don Kayembe
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English: M23 rebels pushed back in eastern DRC
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« COHESION NATIONALE » EN RD-CONGO, MAIS AUTOUR DE QUI … ?
–Dans l’opposition contre la représentation du régime d’occupation installée à Kinshasa ainsi qu’à l’intérieur même de cette représentation émerge tout d’un coup un nouveau slogan, il s’agit de la « cohésion nationale », qui confine au second plan la déstabilisation de la RD-Congo dont la guerre imposée à l’Est dans le Kivu est le sommet de l’iceberg. Cette formule redoutée apparait comme une autoflagellation de la victime qui non seulement semble découvrir le manque d’unité en son sein, mais également en attribue la cause principale, qui serait à l’origine des maux dont souffre en premier lieu le Congo-Kinshasa alors que son geste disculpe inopportunément les requins qui sont restés attirer par le sang tout frais de la victime qui saigne abondamment et encore.Ainsi, ces Congolais dont une inspiration divine semble tout d’un coup illuminer homologuent la thèse jusque-là entonnée d’une affaire, d’un conflit ou d’une guerre congolo-congolaise. Mais c’est depuis un temps assez long que régulièrement je me demande si un problème « congolo-congolais » existe réellement. Et s’il existait, quel serait son effet direct ou indirect sur le fondement de la guerre de prédation que subit le Congo. Et des faits qui battent en brèche cette propagande habilement entretenue défilent devant l’histoire : – Les Congolais n’ont pas causé le départ et la chute de Mobutu. Ils l’ont par contre subi. Qui chasse Mobutu de pouvoir et pourquoi? Qui arme et place l’AFDL au pouvoir en RD-Congo ? Et pour quels intérêts ? Qui peut nous citer une seule ethnie congolaise, une seule alors, qui aurait pris des armes et qui serait en conflit ethnique ou armé soit contre une autre ethnie congolaise soit contres des Tutsi d’après une forme de discours que véhiculent toujours une certaine presse et la bande à Paul Kagamé et leurs thuriféraires. La liste n’est pas exhaustive. Par contre, j’ai ouïe dire dans des colloques universitaires auxquels j’ai personnellement été convié à prendre part, et qui étaient animés par une catégorie d’occidentaux qui se faisaient passés pour « experts » en RD-Congo, que le Congo-Kinshasa était un pays assez vaste et que les Congolais en étaient moins capables de régenter tout seul – Alors, je me demande comment des Congolais qui n’ont été associés ni directement ni indirectement à la conception de la guerre de prédation qui violente leur pays peuvent en mettre fin quand et ce bien même qu’ils seraient réunis sous ce que la Kabilie et son opposition nomment « cohésion nationale »?
Je continue à m’entêter de croire que l’absence d’union entre congolais justifierait la recolonisation actuelle que subit la RD-Congo. D’où, unis ou pas, toute idée de « cohésion nationale », telle que les uns et les autres la prônent, dans l’opposition comme dans la Kabilie, ne serait en mon sens d’aucune utilité, voire d’aucune efficacité. C’est plutôt une démission et un aveu d’échecs de la part d’une élite qui est incapable de faire une lecture conséquente de la gestion du pays qui échappe à son contrôle et ce depuis des lustres.
Aussi longtemps que des Congolais se montreront peureux et incapables d’identifier le véritable adversaire, de mettre un visage unique dessus, et contre lesquels ils devraient réunir leurs efforts, toutes les tentatives actuelles proposées seront faussées. Certains d’entre nous-Congolais se font recruter et rémunérer comme agents de service. Qui ne sait pas que Mobutu fut un agent de la CIA et des services secrets belges. Qui ne sait pas que des Vieux comme Bomboko Lokumba ou le feu Victor Nendaka ont toujours été des agents de service qui travaillaient pour le compte de ceux qui ont toujours été leurs maitres. Qui sont ces jeunes congolais qui ont eu à rédiger la dernière constitution de la RD-Congo élaborée en Belgique, soumise et présentée d’abord en Belgique par une catégorie des jeunes à double ou plusieurs nationalités et proches des Vieux susmentionnés. Aujourd’hui, l’Occident et les autres recrutent et renouvellent leurs cheptels bovins. Et d’autres parmi nous les prennent pour cibles et croient naïvement, qu’en les combattant, ils arriveront à leur fin. Je pose la question de la nature de la crise qui frappe le Congo. Comment changer les rapports de force pour accéder au rang d’interlocuteurs et ensuite prétendre à la gestion du pays ? Tout le reste, et comme cela se dit en anglais, « bullshit »
Pourquoi ceux qui s’imaginent être assis aux commandes du pays attendent toujours le pourrissement de la situation pour lancer leur appel à la « cohésion nationale », pour mendier des rencontres avec ceux qui ne peuvent rien leur apporter s’ils n’acceptent au départ le fait que la Kabilie est au pouvoir et que les autres sont obligés de s’en accommoder. Drôle de cohésion nationale dans un pays en proie à la déstabilisation.
Par contre, j’adhère à la thèse défendue par Vincent Vauclin (2013) dans « Putsch, l’histoire ça se brusque » que « le Régime ne peut qu’être renforcé par le recours aux institutions qu’il a lui-même mis en place pour se légitimer. Ce qui signifie que non seulement il n’émanera jamais des isoloirs une quelconque menace véritable pour le Régime, mais qu’en plus tout recours aux urnes, [à la cohésion nationale sous sa forme actuelle] renforcera la position du pouvoir en lui octroyant l’onction « démocratique » sur laquelle repose l’ensemble de son autorité. […] il ne nous reste qu’une perspective sérieuse, celle du coup de force, [le putsch]»
Contrairement à la démarche en cours, je conçois et j’ai toujours considéré la politique en termes de rapports de force et non d’union, surtout pas dans les conditions troublantes que traverse actuellement la RD- Congo, notre pays. Je dirais un « oui » à l’union des Congolais non avant mais après la conquête et le contrôle du pouvoir par une « communauté politique » donnée ayant une vision progressiste du pouvoir. L’Union avant fonctionne comme un piège car l’adversaire repose ses convictions sur le fait que les Congolais, et c’est à son avantage, sont regroupés, et on ne saura le nier, selon des tendances d’emprunt, c’est-à-dire à caractère tribales, et suivant les intérêts des groupes qui obéissent aux puissances qui n’ont jamais lâché le Congo. L’unité ou l’union d’un peuple relève, sauf si je me trompe, de la réalisation d’un homme politique. Elle est un acte, une construction politique et de la politique. C’est l’homme politique, et une fois au pouvoir, qui rassemble son peuple autour de valeurs et autres idéaux qu’il l’incarne ou d’une vision à laquelle celui-ci adhère. Ma lecture est loin d’être une panacée mais elle a le mérite d’être pratique et ce en rapport avec l’histoire et l’expérience politique vécue. Tout en croyant au peuple, bien que sa notion paraisse à mon avis ambigüe, je m’inscris à l’école de ceux qui croient et soutiennent qu’il appartient au leadership de conduire la masse vers son destin et non le contraire. Et même dans le cas de Che Guevara, l’élite cubaine a pris les armes et a conduit les cubains vers un État d’ordre opposé au capitalisme « sauvage ». La révolution française qui a faussement été présentée comme celle du peuple français est plutôt une révolution « bourgeoise » qui a su réorienter et récupérer en son compte une action de masse afin de réaliser ses objectifs : la monarchie sous la machine inventée par le Dr Guillotin.
À la place de « Kabila Dégage », je paraphrase quelqu’un d’autre et comme lui, je dis « Vivement le Putsch au Congo ».
Likambo ya mabele…..
Mufoncol Tshiyoyo
GSM 004745007236, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com
Président du R.A.P.-Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC,
Mouvement politico-militaire -

La tombe de Mobutu au Maroc, un «endroit obligé pour se prendre en photo»
-Parmi les promesses faites par le président congolais Joseph Kabila figure le rapatriement de la dépouille de l’ancien président Mobutu. Sa tombe se trouve au cimetière chrétien de Rabat, la capitale du Maroc. Au milieu des sépultures des anciens colons et des soldats français des deux guerres mondiales, le petit mausolée de l’ancien maître du Zaïre est un rendez-vous obligé pour les Congolais présents au Maroc.De grands palmiers frissonnent. Des cyprès s’élèvent vers le ciel bleu. Leur ombre couvre les innombrables croix immaculées alignées de chaque côté de l’allée centrale. Une montée de terre battue, et pas âme qui vive. En haut, une obélisque salue la mémoire des soldats nés au Maroc et morts pour la France, entre 1914 et 1945. Non loin de là s’élève un petit temple de marbre noir et blanc, veillé par de gros cactus joufflus et deux pots de fleurs. Une grille fermée, le silence, pas de nom. Juste des initiales entremêlées : MSS. C’est la sépulture de l’ancien tout-puissant maître du Zaïre, Mobutu Sese Seko, décédé d’un cancer, en exil au Maroc, en septembre 1997.
« Cette tombe ne ressemble pas à l’homme que nous avons connu »
Lino porte un blouson d’hiver, malgré la chaleur. Il est Congolais, lui aussi. Arrivé au Maroc après un périple de deux ans, à pied, à travers l’Afrique, il est installé dans la capitale du royaume depuis 2007, désormais bien décidé à « s’intégrer », comme il dit. Le modeste mausolée de l’ancien chef d’Etat ne lui inspire pas beaucoup d’admiration : « Mobutu a régné sans partage sur notre pays pendant trente-deux ans, explique-t-il. Cette tombe ne ressemble pas à l’homme que nous avons connu ». Pourtant, cette relative sobriété ne l’étonne pas. « Certes, c’était un homme charismatique. Mais ce que nous lui reprochons, nous les Congolais, c’est sa gestion financière. D’ailleurs, s’il avait bien géré le pays, il ne serait pas enterré ici, dans ces conditions ».
D’un pas alangui, remontant doucement l’allée qui mène à la tombe, trois élégantes silhouettes s’approchent. Petit chapeau vissé sur la tête, cravate et costume, un sac de voyage à la main, Gilbert est de passage à Rabat et tenait à venir voir de ses propres yeux « le site où repose l’un des grands leaders de la sous-région, voire de l’Afrique ». Pour lui, le décalage entre l’extravagance du personnage et la modestie de la sépulture n’est pas problématique. « Il faut se rappeler qu’ici, ce n’est pas chez lui. Ce lieu est avant tout symbolique. C’est cela que j’ai voulu voir ».
L’entretien assuré par une partie de la famille Mobutu
De folles histoires courent sur ce petit carré de marbre, à la grille fermée à double tour, et qu’un vieil employé zélé vient astiquer avec une peau de chamois lorsque les visiteurs soulèvent trop de poussière aux alentours. Lino les raconte. On dit par exemple que les restes de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, extraits de sa tombe de Gbadolite lors de la chute de Mobutu, seraient enterrés aux côtés des dépouilles de l’ancien président zaïrois et deux de ses fils.
L’entretien du lieu est assuré par une partie de la famille Mobutu, vivant en partie en Maroc. Du reste, Lino assure que la tombe de Mobutu est un « passage obligé pour tous les Congolais de passage, qui viennent se prendre en photo ici ». Mais il rappelle aussi que d’autres Africains plus anonymes sont également enterrés dans l’immense cimetière désert. De modestes croix et une simple plaque marquent leur dernière demeure. « Ce sont les migrants qui sont morts au Maroc. Comme la plupart des familles n’ont pas les moyens de faire rapatrier les corps, ils sont enterrés ici. Il y a beaucoup, beaucoup de Congolais d’ailleurs ». Lino sourit avec malice : « Moi-même, quand je mourrai, je serais peut-être enterré ici, à côté de Mobutu ».
Pour lui, il ne fait pas de doute que si la promesse du président Joseph Kabila de rapatrier le corps de Mobutu à Kinshasa est tenue, les Kinois réagiront violemment. « L’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba avait fait cette même promesse, mais il a dû reculer. Les gens ne sont pas encore prêts, dit-il. Dans dix ans, dans vingt ans, je ne dis pas. Mais aujourd’hui, non. Il y aura des problèmes ».
RFI
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L’armée prend deux places fortes rebelles
– L’armée congolaise a pris dimanche deux places fortes de la rébellion du M23, à Kiwanja et Rutshuru, dans l’est de la République démocratique du Congo, au cours de violents combats pendant lesquels un Casque bleu tanzanien a été tué.Deux fronts ont été ouverts dans l’instable et riche province du Nord-Kivu, le premier vendredi, le second samedi. Les combats se poursuivaient dimanche sur un terrain accidenté entre l’armée congolaise et le Mouvement du 23 mars (M23), qui reculait, selon les autorités congolaises et l’ONU.
Le front ouvert samedi se situe dans les environs de Kiwanja, à environ 80 km au nord de Goma, la capitale du Nord-Kivu.
La Mission de l?ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), chargée de la protection des civils et qui appuie l?armée sur le terrain, dispose d’une importante base à Kiwanja, où de nombreux déplacés ont trouvé refuge.
“La Monusco y est à présent déployée, en lien avec les FARDC” (Forces armées de RDC)”, a déclaré dimanche matin à l?AFP un officier de la Monusco, sans plus de précision.
Mais un lieutenant tanzanien de la brigade d?intervention de l?ONU a été abattu pendant le déploiement de la brigade avec l?armée à Kiwanja, a-t-il ajouté.
Avant ce lieutenant, deux soldats tanzaniens de la brigade ont été tués au cours des derniers mois.
“Un Casque bleu est mort ce dimanche suite aux combats contre le M23 à Kiwanja”, indique un communiqué de la Monusco, sans préciser la nationalité de la victime. “Je suis très indigné par cette information tragique. Ce soldat est mort alors qu?il protégeait la population civile de Kiwanja”, a déclaré le chef de la Mission, Martin Kobler.
Dans un communiqué, le M23 a annoncé son départ de Kiwanja “sans combat” et a menacé de quitter les pourparlers de paix de Kampala si la médiation du dialogue n?obtenait pas une “cessation immédiate des hostilités”.
Auquel cas, il promet d?organiser une “contre-offensive de grande envergure contre toutes les positions ennemies”.
En fin d?après-midi, alors que des affrontements se poursuivaient aux alentours de Kiwanja, les FARDC ont conquis Rutshuru Centre, chef lieu de la région de Rutshuru, quelques km plus loin.
“Rutshuru vient de tomber entre les mains des FARDC. Il y a eu quelques combats mais ils (les rebelles) ont fui”, a déclaré à l?AFP le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku.
Bruno, un habitant de la ville, s?est dit “très content”. “C?est une grande manifestation: des femmes, des hommes, des enfants ont étalé des pagnes dans la rue, ils ont jeté des fleurs sur les soldats pour les remercier de leur soutien? C?est magnifique!”, s?est-il réjoui.
Quant au premier front ouvert vendredi, à Kibumba, à environ 25 km au nord de Goma, le gouverneur provincial a annoncé “l?existence de deux fosses communes”. Il a réclamé une “enquête internationale pour aller établir les responsabilités et le contenu avec des spécialistes”, car “si on sort les corps nous-mêmes, j?ai peur qu?on nous prête des intentions”.
Kibumba, postée sur un plateau à près de 1.800 mètres d’altitude, verrouille la zone contrôlée par la rébellion M23 plus au nord.
Vendredi, de violents combats, les plus engagés depuis fin août, avaient éclaté dans cette région.
Samedi, l?armée avait indiqué avoir pris Kibumba, ce que le M23 a démenti. L?officier de la Monusco avait évoqué une prise partielle.
Reste que, pensant la localité sous contrôle de l?armée, plusieurs centaines de personnes réfugiées dans le parc des Virunga sont sorties dimanche matin pour regagner leur domicile, avant de se retrouver prises entre deux feux. “A la demande des FARDC”, la Monusco a créé un “corridor humanitaire” pour “évacuer” les déplacés, a souligné l?officier de la Monusco.
En fin d?après-midi, la situation restait tendue. “Le M23 résiste sur une colline à la frontière avec le Rwanda”, a expliqué l?officier supérieur de l?armée. L?intensité des combats a redoublé, selon un défenseur des droits de l?Homme originaire de Kibumba et qui a fui à Kabagana, localité frontalière avec le Rwanda. D?après lui, les habitants restent terrés chez eux.
Issu en avril 2012 d’une mutinerie d’anciens rebelles intégrés dans l’armée congolaise, le M23 demande la pleine application de l’accord ayant régi l’incorporation en 2009. Il défend plus généralement les droits des populations congolaises rwandophones. Des experts de l?ONU accusent régulièrement le Rwanda et l?Ouganda voisins ? malgré leurs démentis ? de soutenir le M23.
Le 21 septembre, les pourparlers de paix en cours à Kampala avaient été suspendus entre M23 et pouvoir central, faisant craindre une nouvelle flambée de violence au Nord-Kivu, riche province agricole et minière déchirée par la guerre depuis une vingtaine d’années.
AFP
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LE M23 A PERDU KIBUMBA CENTRE,MALGRE DES RENFORTS,source Rwadaise:
-Les violents combats qui se sont déroulés hier le 25 octobre dans la localité de Kibumba, se sont terminés par une victoire cuisante des FARDC sur le M23 aidé par l’armée rwandaise (RDF). Pour le moment, les FARDC contrôlent Kibumba centre et d’autres localtés environnantes, mail ils n’ont pas encore le contrôle total de Kanyamahoro.Dans l’après-midi, le M23 a subi une grande puisance de feu des FARDC et s’est reprié vers la frontière avec le Rwanda, où les FARDC ont continué à les poursuivre. Un soldat des FARDC a même tenté de viser avec son fusil un chef de la localité de Kageyo, mais celui-ci a échappé de justesse.
16:30: Les FARDC ont chassé les soldats du M23, et ils ont fui vers le Rwanda. Les FARDC ont tué deux soldats du M23 dans cette fuite, et le M23 a appellé au Rwanda pour demander des renforts. A cette occasion l’armée rwandaise a directement commencé à bombardé au Congo avec des armes lourdes pour couvrir leurs frères qui fuyaient.
17:45: Les combats violents se poursuivaient toujours, avec des bombardements de part et d’autres du volcan Nyiragongo. Les FARDC ont pu bloquer des soldats rwandais qui étaient passés dans la région des volcans pour venir renforcer le M23 dans les combats à Kanyamahoro. Il y avait beaucoup de refugiés à Kabuhanga, qui traversaient vers le Rwanda. A ce moment on comptait plus de 1500 refugiés congolais, qui avaient déjà traversé. Du côté rwandais, dans les villages de Busasamana, Bugeshi, Kabatwa, Nyabihu et Rubavu, la population a très peur.
18:50: L’armée rwandaise a envoyé des renforts au M23. 3 blindés et 10 camions remplis de soldats ont traversé la frontière de Kabuhanga. Ces soldats sont commandés par le Major Muhire.
20:30: Il y avait un calme sur les lignes de front, à Kibumba le M23 ne faisait que piller tout le village de Rugali, avant de fuir
Voilà en peu de mots le déroulement des combats d’hier le 25 octobre, 2013. Selon nos sources sur terrain, ce matin du 26 octobre, les FARDC se sont plus approchées de la frontière rwandaise, mais l’armée du rwanda est entrain de tirer des bombes lourdes au congo à partir de leurs positons au Rwanda. Affaire à suivre.
Source Rwadaise
Uwimana Joseph
Ikazeiwacu.unblog.fr
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L’Angola affirme sa position de leadership dans les Grands Lacs par son déploiement militaire au Congo-Brazzaville,
–« Peu de gens sont faits pour l’indépendance, c’est le privilège des puissants », Friedrich Nietzche.
Les Grands Lacs étaient orphelins de leadership depuis la chute et la fuite du maréchal Mobutu. Ce dernier fut, et ce pendant un temps assez long, le maître « incontesté » de l’Afrique Centrale pour le besoin de ses parrains américains et belges. Défenestré par une alliance hétéroclite, son départ créa un vide, et je dirais même orchestré, parce que soumis aux normes de la théorie de la stratégie du choc de Naomi Klein. La déstabilisation de la RD-Congo et la désolation qui s’en suit opèrent comme un mode de gestion et de contrôle de la RD-Congo qui à la longue auraient permis de faire avaler aux Congolais de la RDC le venin de sa désintégration comme un tout. Par usure et fatigue….
Il était plus que temps pour que cette vacance de leadership au niveau de l’Afrique Centrale, qui coûte tant des vies humaines au Congo-Kinshasa, soit comblée. Car les hommes que les Anglo-Saxons ont souverainement désignés non seulement pour leur besoin de la sous-traitance mais également pour assumer le rôle des pays phares et leaders dans les Grands Lacs ont, et aujourd’hui il faut l’avouer, lamentablement échoué. Ni Museveni, ni Kagamé, les deux tombeurs de Mobutu, comme nègres de services, ne sont jamais parvenus à dominer et voire à s’imposer face à Eduardo Dos Santos et à l’Angola, y compris à Sassou, et ce, nonobstant le parapluie militaire anglo-saxon.
Et aujourd’hui avec le déploiement de « puissance » de l’Angola dans le sud du Congo-Brazzaville, un message fort de l’Angola, qui était, à mon avis, longtemps attendu de sa part, clarifie un peu le jeu de l’équilibre des puissances dans la région des Grands lacs.
En effet, l’Angola a officiellement quitté Brazzaville que ces forces militaires ont toujours « contrôlé » et ce depuis qu’elles réinstallèrent Sassou II au pouvoir en octobre 1997. Et à ce propos, François-Xavier Verschave écrit dans « Noir Silence, Qui arrêtera la Françafrique ? » : « Derrière quelques milliers de soldats et miliciens Cobra, […] ce sont des forces étrangères qui ont emporté la décision : des contingents angolais et tchadiens, des résidus de l’armée de Mobutu [Dragons, etc.], des militaires et miliciens rwandais, [Et tout cela] avec une intense bienveillance française. […] Le 30 juin 1998, Jacques Chirac déclare à Luanda : « Je me réjouis de l’intervention de l’Angola au Congo-Brazzaville… » (Verschave, 2000 :15-16). C’est une façon pour nous de dire que ce qui actuellement se déroule dans le sud de Brazzaville avec l’Angola ne pourrait à la limite surprendre que quelques rares personnes, je dirais des moins avertis. L’Angola est présent à Brazzaville pour ne pas dire qu’il a toujours été là.
Mais sans nous aventurer autour des mobiles derrière la manifestation de force de l’Angola dans le sud de Brazzaville, le geste angolais pris individuellement corrige la faute de vision et de lecture anglo-saxonne sur les choix imposé et de Museveni et de Paul Kagamé, les deux soi-disant « panafricanistes » made in USA ont failli et démontré leur limite.
La présence angolaise n’est pas seulement signalée à Brazzaville. Depuis la chute de Mobutu, les forces angolaises sont aussi présentes au Congo-Kinshasa, même si publiquement elles ne se manifestent et avec détails. Sa présence militaire au Congo-Kinshasa ressemble fort malheureusement à un soutien bien que « mitigé » aux forces Tutsi et rwandaises qui essayent mais jusque-là en vain de contrôler la RDC. Et faute de mieux, et surtout en l’absence d’un leadership congolais autonome et efficace, l’Angola ne pourrait agir valablement.
Les Grands Lacs souffrent sérieusement d’un manque d’un leadership en son sein, à même d’asseoir et d’imposer sa vison. L’Angola apparaît comme une puissance militaire et économique de la région. Avec l’extraction de 1,9 million de barils par jour, l’Angola tire 85% de ses revenus de l’or noir. Lesquels compensent la chute des productions irakiennes depuis la déstabilisation de l’Irak. La plupart des angolais, et en particulier son élite qui aujourd’hui commande aux destinées de l’Angola, ont vécu en RD-Congo dans le moment sombre de l’histoire de l’Angola. Beaucoup d’entre ont eu à grandir et étudier avec des collègues et des jeunes angolais dans nos écoles secondaires. Et entre nos deux peuples, il n’y a presque jamais eu d’animosité ou de tendance de domination ou de suprématie comme c’est le cas avec les Tutsi du Rwanda et Museveni de l’Ouganda qui essayent d’humilier les Congolais. Tout sauf cette humiliation que notre peuple rejette et ressent, et ce avec raison, comme un casus belli.
L’Angola a plus qu’intérêt à s’imposer dans les Grands lacs pour faire taire définitivement les ambitions du Rwanda et de l’Ouganda. Et pour ce faire, les Congolais que nous sommes devons impérativement, maintenant et ici, pas attendre 2016, chasser, et ce par un coup d’état militaire, « Joseph Kabila » et sa canaille au pouvoir à Kinshasa. Le coup d’État est possible et ne demande de commencer par l’Est du Congo. Il est de l’intérêt de l’Angola d’accompagner les Congolais et le Congo dans ce projet gigantesque dont le but est de redorer les blasons ternis de l’Afrique Centrale. En signant récemment deux accords avec l’Angola et l’Afrique du Sud, « Joseph Kabila » a une peur manifeste de l’Angola dont il se méfie et fait surveiller par l’Afrique du Sud, le plus grand soutien de Paul Kagamé. Et qui dit Paul Kagamé dit « Joseph Kabila ».
À l’heure où sonne l’ère multipolaire qui est en balbutiement, des États Africains, et dignes de ce nom, devraient non seulement inclure dans leurs stratégies de survie la notion d’exigence d’équilibre des puissances, mais également de savoir ne rien attendre et d’apprendre à opérer pour s’adapter par la suite.
Robert Cooper dans « la Fracture des Nations, Ordre et Chaos au XXIe Siècle » informe que « ce ne sont pas les empires mais les petits pays qui se révèlent être une force dynamique dans le monde. Les empires ne sont pas taillés pour promouvoir le changement », (Cooper, 2004 : 24)
Likambo ya mabele, likambo ya makila
Mufoncol Tshiyoyo
GSM 004745007236
Président du R.A.P. -Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC,
Mouvement politico-militaire -

Quand l’ONU se réduit à signer des communiqués qui valent des feuilles de choux en RDC…
-L’article 4 de la Charte des Nations Unies stipule que ne peuvent devenir membres des Nations Unies que des « États », qui non seulement sont pacifiques et acceptent « les obligations de la […] Charte, [mais qui également], au jugement de l’Organisation, sont capables de les remplir. Et le second volet de l’article susmentionné précise que « l’admission comme membres des Nations Unies de tout État remplissant ces conditions se fait par décision de l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité ». Dans l’esprit de l’article susmentionné, seuls les États sont membres des Nations Unies et à ce titre, ils sont reconnus et agissent comme acteurs et membres de la communauté internationale. Un État est un ensemble composé d’un territoire aux contours géographiques bien définis, des institutions qui le représentent et l’engagent en tant que tel ainsi que d’un peuple au nom de qui l’État en question parle. La République Démocratique du Congo remplit ces critères qui la définissent comme un « État ». Et c’est seulement en cette qualité que le Congo-Kinshasa a adhéré à la Charte des Nations Unies, y participe comme membre à part entière et contribue financièrement à son bon fonctionnement. Il n’y a rien de comparable avec le groupuscule que l’ONU affuble honteusement du nom de M23 dans ses différents communiqués et qu’elle reconnaît en outre comme un mouvement « rebelle ». Mais où l’ONU voit-elle en Afrique un territoire qui déjà porterait la dénomination du « M23 », et dont le peuple qui y habiterait serait reconnu à la fois comme membre dudit territoire et citoyens du « M23 » pour que le Conseil de Sécurité des Nations Unies ordonnât à la République Démocratique du Congo de conclure une solution avec lui à Kampala ? Le » M23″ réunit en son sein un « conglomérat d’aventuriers » à qui le cynisme de ses « maîtres » confère des droits et oblige la République Démocratique du Congo non seulement à s’asseoir autour d’une même table avec lui mais également pour y débattre de la question de la souveraineté, matière exclusive réservée aux États légalement constitués et reconnus comme tels.
Le chaos orchestré au Congo permet de s’interroger sur la démarche de nos « compagnons de lutte » d’hier, avec qui nous avons eu à affronter ensemble Mobutu, c’est le cas du ministre des affaires étrangères Raymond Tshibanda, de celui en charge de la communication, presse et information Lambert Mende et voire de Pierre Lumbi, qui aujourd’hui assume la fonction du « conseiller spécial » du sieur « Joseph Kabila », et qui est aidé en cette tâche par Kabuya Lumuna Sando, ancien directeur adjoint du cabinet du maréchal Mobutu. J’ai du mal à appréhender comment ces « débatteurs » acceptent et se soumettent devant cette ignominie qui souille la Rd-Congo en la laissant s’asseoir autour d’une même table avec « la chose » qu’ils dénomment aussi le M23.
Je n’arrive non plus à m’expliquer l’attitude qu’adoptent Mary Robinson, – désignée comme « envoyée spéciale du Secrétaire général pour la Région des Grands Lacs », et qui de surcroit est avocate de formation et fut la première dame irlandaise à assumer la fonction du « président d’Irlande » -, et son collègue allemand Martin Kobler, – qui est le Chef de la MONUSCO, et comme Mary Robinson est également titulaire d’un diplôme en droit et ancien chef de cabinet de l’ancien ministre allemand des Affaires Etrangères Joschka Fischer,- se réduisent les deux à signer des communiqués quand les Nations Unies, c’est-à-dire l’ensemble de cinq États qui composent le Conseil de Sécurité des Nations Unies, à savoir les USA, la Grande Bretagne, la France, la Chine et la Russie, des États qui possèdent chacun des armes nucléaires et détiennent un droit de véto en son sein, et les autres 197 États que compte l’ONU sont attaqués par un moins que rien qu’il soit le M23 ou le Rwanda. Je pense qu’il faille être adepte de la magie pour tenter d’expliciter ce type d’équation aux enfants et aux autres jeunes qui s’intéressent aux maths et se montrent désirés d’apprendre quelque chose autour du principe de l’équilibre des puissances ou encore de la notion du rapport des forces. Tout cela dépasse l’entendement et la raison. Mais qui est celui de sensé qui peut acheter et ce à moindre frais toutes ces insignifiances
Ce n’est pas encore demain que nous adopterons tous l’attitude de trois singes du temple de Nikko : Mizaru, (l’aveugle), Kikazaru (le sourd) et Iwazaru (le muet). Ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire devant des mensonges grossiers, des crimes abominables perpétrés sur le sol congolais et la déshumanisation de son homme. L’erreur de l’élite et de la masse congolaise, est de toujours croire que le Congo-Kinshasa peut encore être « démocratisé » alors que le pays est en feu de partout. Des loups sont dans la bergerie. Comment reconstruire une maison alors que le feu l’emporte. Si on ne sait éteindre le feu à temps, on l’aide à brûler pour y reconstruire un nouvel espoir.
Si le M23 peut tranquillement attaquer et inquiéter l’ONU, que peuvent faire un peuple uni et décidé et un État, qui selon Max Weber, détient seul le monopole de la violence. Le MPLA D’Eduardo dos Santos et l’Angola ont eu à donner 72 heures aux contingents de l’ONU de quitter l’Angola après leur lutte d’indépendance.
« Quand on refuse à un homme de mener la vie dans laquelle il croit, il n’a pas d’autre choix que de devenir un hors-la-loi », (Mandela, 1995 : 270)
Likambo ya mabele, likambo ya makila
Mufoncol Tshiyoyo
GSM 004745007236, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com
Président du R.A.P. -Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC,
Mouvement politico-militaire -

Nouveau front dans les combats entre l’armée et rebelles
– Les combats opposant l’armée congolaise et la rébellion Mouvement du 23 mars (M23) s’étendaient samedi dans l’est de la République démocratique du Congo avec l’ouverture d’un nouveau front, malgré l’appel à la “retenue” de la mission de l’ONU soutenant les forces loyalistes.Le nouveau front s’est ouvert dans la région de Mabenga, au nord de la zone sous contrôle du M23 et à environ 80 km au nord de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu.
“L’armée mène une offensive sur l’axe Mabenga-Kahunga. Elle utilise des troupes, des chars, des mortiers”, a déclaré à l’AFP un officier supérieur des Forces armées de la RDC (FARDC) sous couvert de l’anonymat.
L’armée s’était récemment renforcée au Nord-Kivu, frontalier du Rwanda et de l’Ouganda.
Le M23 a confirmé l’ouverture d’un nouveau front samedi. L’armée a “lancé une nouvelle offensive sur l’axe Mabenga-Kahunga”, a accusé Bertrand Bisimwa, président politique du M23. “Ils essaient de voir s’ils peuvent faire une percée, mais c’est sans espoir”, a-t-il ajouté.
Avant l’ouverture de ce front, des combats avaient déjà éclaté, comme vendredi, dans la zone de Kibumba, à environ 25 km au nord de Goma. Située sur un plateau à près de 1.800 mètres d’altitude, elle verrouille la zone contrôlée par le M23 plus au nord.
“Les combats ont repris à l’aube” samedi, a affirmé l’officier de l’armée.
“Les affrontements continuent au niveau de Kibumba. Toute la nuit, c’était vraiment des détonations”, a indiqué à l’AFP un défenseur des droits de l’Homme déplacé par les combats et originaire de Kibumba.
“De 05H00 à 05H30 (03H30 GMT), il y a eu des combats assez violents au sud de Kibumba. Après, jusqu’à 07H00 (O5H00 GMT), il y a eu des combats assez sporadiques”, a précisé un officier de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco).
L’armée soupçonne fortement que le M23 bénéficie du soutien du Rwanda, régulièrement accusé par l’ONU et Kinshasa d’aider les rebelles, ce que Kigali dément.
“La situation est confuse. Le Rwanda tire sur nos éléments qui progressent vers Kibumba(…) Nos sources indiquent l’engagement de l’armée rwandaise”, a expliqué l’officier des FARDC.
La Monusco a indiqué avoir été alertée d’une implication présumée de l’armée rwandaise, et qu’elle cherchait à vérifier ces allégations.
Ces combats entre l’armée congolaise et le M23, les plus violents depuis fin août, avaient commencé vendredi à l’aube près de Kibumba. Les deux camps se sont mutuellement rejeté la faute des affrontements, se félicitant chacun d’avoir gagné du terrain.
Vendredi soir, dans un communiqué, la Monusco s’était dite “extrêmement préoccupée par la reprise des hostilités”. “J’exhorte les deux parties à un maximum de retenue”, a lancé Martin Kobler, chef de la Mission.
Dans la journée de vendredi, des éléments de la brigade d’intervention la Monusco s’étaient déployés en appui derrière les FARDC et des hélicoptères de l’ONU avaient survolé la zone rebelle, sans tirer.
Suite aux hostilités, Kigali a signalé vendredi l’entrée de 2.500 à 3.000 réfugiés congolais. L’ONU, elle, a avancé le chiffre de 5.000 passages.
L’armée rwandaise a souligné que trois obus étaient tombés au Rwanda et accusé les FARDC de “viser des civils”. L’ONU a demandé une enquête, tandis que l’ambassadeur du Rwanda à l’ONU, Eugène Richard Gasana, a promis des représailles en cas de récidive.
Le M23 réclame la pleine application de l’accord prévoyant notamment l’intégration de ses hommes dans l’armée en 2009. Il défend plus généralement les droits des populations congolaises rwandophones. Des experts de l’ONU ont accusé le Rwanda et l’Ouganda de soutenir la rébellion, ce qu’ils réfutent.
Le 10 septembre, des pourparlers de paix avaient repris à Kampala (Ouganda) après plusieurs mois d’arrêt. Mais leur suspension dimanche dernier avait suscité de nombreuses craintes de voir une nouvelle flambée de violence au Nord-Kivu, riche province agricole et minière déchirée par la guerre depuis une vingtaine d’années.
AFP
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Le Rwanda menace la RDC
-L’ambassadeur du Rwanda à l’ONU a menacé la RDC de rétorsion, après un bombardement qu’il attribue à l’armée congolaise.Selon Eugène Richard Gasana, les soldats rwandais sont prêts à mener “une opération chirurgicale” en RDC si de nouveaux engins explosifs tombent au Rwanda.
“S’ils ne mettent pas un terme à cela, nous agirons sans attendre et cela fera mal”, a déclaré à l’AFP l’ambassadeur du Rwanda à l’ONU après des discussions du Conseil de sécurité.
“Nous le ferons avec une précision laser, nous savons d’où cela vient”.
Vendredi, des engins explosifs sont tombés en territoire rwandais après la reprise des combats entre armée et rebelles du M23 en RDC.
Un porte-parole de l’armée rwandaise a accusé l’armée congolaise de “viser des civils”.
cliquer De violents combats opposaient vendredi l’armée congolaise et les rebelles du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo, à une vingtaine de km de Goma, autour de Kanyamahoro et Kibumba.
Ces combats surviennent 5 jours après la suspension des pourparlers de paix de Kampala.
Fin août déjà, plusieurs obus s’étaient abattus au Rwanda, provoquant une vive réaction de Kigali, qui avait menacé d’intervenir sur le sol congolais.
L’ONU avait ensuite accusé le M23 d’être à l’origine de ces tirs.
BBC
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Reprise des combats entre l’armée et le M23 dans l’est
– Des combats étaient en cours vendredi entre l’armée congolaise et les rebelles du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), quatre jours après la suspension des pourparlers de paix entre les deux parties.Les affrontements se déroulaient à Kanyamahoro, à environ 25 kilomètres au nord de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu frontalière du Rwanda et de l’Ouganda.
Selon un officier supérieur de l’armée, ils se poursuivaient vers 09H15 (07H15 GMT). Une demi-heure plus tard, un habitant de la zone a indiqué entendre encore “des détonations d’armes lourdes qui continuent”.
Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir attaqué les premiers.
“Ils nous ont attaqué”, a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l’armée au Nord-Kivu, indiquant simplement que les combats avaient commencé à 04H00 (02H00 GMT).
“Les FARDC (Forces armées de la RDC) ont attaqué nos positions à 04H00 dans la zone de Kanyamahoro-Kibumba”, a affirmé le porte-parole militaire des rebelles, Vianney Kazarama.
Une source de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco), a indiqué que c’était la rébellion qui avait pris l’initiative.
“Il ne s’agit pas d’une escarmouche”, a ajouté la même source, semblant faire une distinction entre ce qui se passait là et les divers accrochages ayant perturbé la trêve observée (et globalement respectée) depuis fin août, lorsqu’une offensive menée par les FARDC avec le soutien de la brigade d’intervention de la Monusco avait fait reculer le front d’une quinzaine de kilomètres.
Située sur un plateau à près de 1.800 mètres d’altitudes, Kibumba est un point haut fermant la zone contrôlée par le M23 plus au nord. Aucun combat n’était signalé sur le front au nord, dans la région de Mabenga, où l’armée a récemment déployé des renforts.
Un officier de l’armée régulière a indiqué que la Monusco avait commencé à appuyer les troupes gouvernementales. “Nous soutenons avec une partie” des éléments de la brigade d?intervention, a confirmé la source de la Monusco sous le couvert de l’anonymat, “des hélicoptères sont prêts à appuyer (l’opération) si nécessaire”.
Les habitants fuient vers le Rwanda
Joint par téléphone, un défenseur des droits de l’Homme originaire de Kibumba, localité où se sont retranchés les combattants du M23 après l’offensive du mois d’août, a affirmé que les rebelles étaient “nombreux sur la colline de Hehu”, à proximité des combats, et que des habitants fuyaient les affrontements en se dirigeant vers le Rwanda.
Lui-même a affirmé s’être déplacé vers la frontière, à Kabagana, et avoir vu des militaires rwandais “en train de rentrer (…) pour renforcer le M23”. “Le mouvement s’est calmé”, a-t-il dit à ce propos un peu plus tard, ajoutant : “Nous avons vu des hélicoptères de l’ONU. Ils sont en train de survoler Kibumba, mais (…) ils ne tirent pas”.
Dans un communiqué, le porte-parole de la branche politique du M23, Amani Kabasha, a accusé le gouvernement de Kinshasa de se livrer à un “véritable sabotage du processus de paix de Kampala”. Aucun porte-parole du gouvernement n’avait pu être joint en début de matinée pour répondre à ces allégations.
Les négociations de Kampala avaient repris le 10 septembre après plusieurs mois d’arrêt, sous la pression des chefs d’Etat de la région des Grands Lacs. Leur suspension dans la nuit de dimanche avait suscité de nombreuses craintes de voir un nouvel embrasement de violence au Nord-Kivu, riche province agricole et minière déchirée par la guerre depuis une vingtaine d’années.
Le Mouvement du 23 Mars (M23) contrôle une zone de quelque 700 kilomètres carrés limitrophe du Rwanda et de l’Ouganda, dans l’est de la RDC.
Parti en avril 2012 d’une mutinerie d’anciens rebelles intégrés dans l’armée congolaise, le M23 demande la pleine application de l’accord ayant régi leur incorporation en 2009, et défend plus généralement les droits des populations congolaises rwandophones, essentiellement tutsi.
L’ONU et Kinshasa accusent régulièrement le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le mouvement, ce que ces deux voisins de la RDC démentent.
AFP
