Author: Don Kayembe
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Négociations suspendues entre le M23 et Kinshasa, mais l’ONU garde espoir

Le chef de la délégation congolaise, Raymond Tshibanda, ministre des affaires étrangères, le 9 décembre 2012 à Kampala
AFP– Les discussions de paix entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et les rebelles du M23 sont suspendues, mais la communauté internationale gardait l’espoir lundi d’un accord rapide qui éviterait un nouvel embrasement dans l’Est du pays.
“Les négociations sont suspendues”, a indiqué à l’AFP le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende. Roger Lumbala, délégué du M23 à Kampala, a parlé d’un “blocage”.
Les deux parties s’accusent mutuellement d’être responsables des derniers blocages mais maintiennent une délégation à Kampala, où le gouvernement ougandais joue les bons offices.
L’ONU et les envoyés spéciaux de la communauté internationale (Etats-Unis, Union Européenne et Union africaine) ont publié un communiqué exhortant les deux parties “à faire preuve d’une retenue maximale sur le terrain pour permettre la conclusion de leur dialogue”.
S’inquiétant de “l’instabilité de la région”, ils espèrent néanmoins “des progrès supplémentaires […] dans les jours qui viennent”.
“Je ne peux pas cacher ma déception de voir” qu’”il n’y a pas encore d’accord”, a déclaré sur Tweeter lundi après-midi, Martin Kobler, chef de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco).
Selon un communiqué des Nations unies, Mary Robinson, envoyée spéciale de l’ONU pour la région des Grands Lacs a expliqué que “les deux parties [avaient] accepté de se revoir bientôt pour surmonter leurs différends”.
Selon René Abandi, chef de la délégation du M23 à Kampala, il reste encore deux points “à régler, concernant des dispositions de sécurité”.
Des moyens militaires si la diplomatie échoue
L’un deux à trait à la question de l’incorporation des rebelles dans l’armée. Soutenu par la communauté internationale, Kinshasa refuse d’accorder l’amnistie à quelque 80 dirigeants du Mouvement du 23 mars (M23), et s’oppose à ce que ces hommes puissent faire de nouveau partie des Forces armées de la RDC (FARDC).
Le M23 a indiqué attendre “du facilitateur la convocation d’une nouvelle séance pour poursuivre le dialogue”.
Des moyens militaires si la diplomatie échoue
Les négociations de Kampala avaient repris le 10 septembre après plusieurs mois d’arrêt, sous la pression des chefs d’Etat de la région des Grands Lacs.
Affaibli depuis la dernière offensive conjointe de l’armée congolaise et des Casques bleus fin août, le M23 contrôle une zone de quelque 700 km2 limitrophe du Rwanda et de l’Ouganda, dans l’est de la RDC.
Parti en avril 2012 d’une mutinerie d’anciens rebelles intégrés dans l’armée congolaise, le M23 demande la pleine application de l’accord ayant régi leur incorporation en 2009, et défend plus généralement les droits des populations congolaises rwandophones, essentiellement tutsi.
L’ONU et Kinshasa accusent régulièrement le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le M23, ce que ces deux voisins de la RDC démentent.
Face aux difficultés des négociations, perceptibles depuis leur reprise, le gouvernement congolais estime avoir “fait [sa] part”, et a dit à plusieurs reprises être prêt à poursuivre son action par des moyens militaires si la diplomatie échoue.
AFP
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11 Novembre 2013 : LA CPI VEUT SE CACHER POUR LIBÉRER GBAGBO
-Comme les oiseaux qui se cachent pour mourir, les juges de la Cour Pénale Impérialiste (CPI) veulent se cacher pour libérer Laurent Gbagbo en catimini afin d´éviter de montrer leurs faciès déconfits par la honte sous la huées des africains dignes prêts pour s´amasser le jour J devant le bâgne des néo-colonisateurs à la Haye.La CPI a peur de la mobilisation des ivoiriens et des africains dignes pour le 11 novembre 2013 à la Haye. Elle veut pour cela libérer le président Laurent Gbagbo pris en otage pour sa popularité déroutante en toute discrétion sans tambours des patriotes et sans applaudissements des pro-gbagbo.La Cour Pénale Impérialiste (CPI) fait donc croire qu´ il n’y aura pas d’audience publique concernant l’affaire « Le Procureur contre Laurent Gbagbo » à la date du 11 novembre 2013. Pour décourager ceux qui veulent assister à la libération de Laurent Gbagbo en direct à la Haye, cette information est mentionnée dans le calendrier provisoire des audiences pour 2013. Or il ne faut pas perdre de vue qu´un calendrier provisoire peut être modifié à tout moment car il n´est pas définitif.En outre, le porte parole de la CPI Fadi El Abdallah insiste pour marteler qu´il n’est pas nécessaire de tenir une audience pour rendre un verdict de la Chambre préliminaire ou la Chambre d’appel. Les juges peuvent décider de le faire par écrit. Il ajoute que la décision en appel concernant la libération provisoire de M. Gbagbo formulée par la Défense suite à l’audience du 11 juillet peut intervenir à tout moment, avant comme après le 11 novembre 2013, date du nouvel examen du dossier de M. Gbagbo.C´est une manoeuvre de diversion pour éviter que l´on fasse une fixation sur la date du 11 novembre. Toutefois, toutes ces informations montrent que des tractations se font en coulisse pour libérer le présumé innocent sans que la CPI ne perde définitivement sa crédibilité. Cette cour aux ordres des occidentaux tente en dernier ressort d´imposer des restrictions à un otage contre lequel elle n´a aucune preuve à charge pour lequel elle devrait prononcer simplement un non-lieu.C´est ainsi qu´on évoque des conditions de libération provisoire où il est question de « droit de voyager ou de voir des proches »: « Pour ce qui concerne les conditions de la libération provisoire de M. Gbagbo, il appartient aux juges d’en décider les conditions. Qui peuvent découler de son état de santé au pays d’accueil. Aussi, les juges décideront si M. Gbagbo a le droit de voyager ou de voir des proches lors de cette période de liberté provisoire ». Cette décision reviendrait à la Chambre préliminaire I.C´est à croire qu´à la CPI, la popularité du Président Gbagbo est considérée comme un délit et qu´elle considère qu´il faille lui nier sa liberté de rencontrer ses proche et sa liberté de mouvement (le droit d’aller et venir ä l’intérieur de son pays, d’y avoir sa résidence ; le droit de quitter son pays et d’y revenir…)Voilà une flagrante violation de l´article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : « 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence ä l’intérieur d’un Etat. 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. » Pourquoi la CPI veut-elle nier ce droit à un présumé innocent auquel elle n´a plus d´arguments juridiques à imposer?On va aller jusqu´au bout (OVAJAB) de nos interrogations pour trouver où le bât blesse. De même Laurent Gbagbo a été arrêté et déporté sous les feux des projecteurs, de même il sera libéré sous un tonnerre d´apPlaudissements. À quoi bon jouer à cache cache Fatou?Apollinaire SÉRY-(Ivoirois) -

SIDA: Vers une inversion de la courbe du SIDA
– Le rapport annuel de l’ONU SIDA publié se veut très optimiste. Selon l’organisation, l’épidémie de sida aurait été stoppée et sa courbe inversée et la course à l’accès universel au traitement en passe d’être gagnée.Diminution des infections et de la mortalité
L’ONU SIDA estime à 2,3 millions le nombre de nouvelles infections à VIH chez les adultes et les enfants survenues en 2012, soit une diminution de 33 % par rapport à 2001. C’est chez les enfants que le recul est le plus impressionnant, les nouvelles infections ayant été réduites de 52 % depuis 2001. Les décès liés au sida sont eux aussi en nette diminution, puisque par rapport au pic de mortalité de 2005, les chiffres sont en baisse de 30 %.
Enfin les décès liés à la tuberculose des personnes infectées par le VIH ont diminué de 36 % depuis 2004.
Vers l’accès universel aux traitements ?
L’ONU SIDA nous apprend que ce sont 9,7 millions malades vivant dans les pays pauvres qui ont désormais accès au traitement antirétroviral, ce qui représente une augmentation de près de 20 % en une seule année.
En 2011, les États membres de l’ONU avaient approuvé l’objectif pour 2015 de fournir un traitement à 15 millions de patients, mais les nouvelles directives de l’Organisation mondiale de la Santé portent l’estimation du nombre de séropositifs devant bénéficier d’un traitement à 25 000 000 ! Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA pense d’ailleurs que ces nouveaux objectifs sont atteignables : « Non seulement nous faut-il atteindre l’objectif fixé pour 2015 de mettre 15 millions de personnes sous traitement contre le VIH, mais nous devons aussi aller plus loin et avoir la vision et la volonté de nous assurer qu’il y a pas de laissés pour compte ».
Augmentation des dépenses
L’ONU SIDA se félicite également que les dépenses nationales consacrées à la lutte contre le sida ont augmenté et représentent 53 % des ressources mondiales allouées pour combattre la maladie en 2012.
Pour cette même année, les dépenses totales ont été estimées à 18,9 milliards de dollars.
Encore le spectre de la discrimination
Malgré ces pas de géant, le rapport souligne que le respect des droits humains n’est toujours pas garanti pour les sidéens, que l’accès des personnes les plus exposées au risque d’infection aux services de prise en charge du VIH est souvent difficile, en particulier pour les femmes et les toxicomanes.
Et l’organisation de noter que l’inégalité entre les sexes, les lois punitives et les mesures discriminatoires sont les principales entraves au combat contre le VIH.
jim.fr
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Kampala: “Grandes avancées” dans les néogications de paix à Kampala
– Les négociations de paix en cours à Kampala entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 connaissent “de grandes avancées”, et leur dénouement pourrait être une question d’heures, affirme samedi matin un communiqué de la rébellion.Interrogé par l’AFP, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a estimé qu’il était encore trop tôt pour prendre la mesure de cette déclaration. “Je pense que les avancées se mesureront dans l’accord final” s’il y en a un, a-t-il dit.
De “grandes avancées sont en train d’être obtenues à Kampala depuis la forte implication de la communauté internationale”, écrit le président de la branche politique du Mouvement du 23 Mars (M23), Bertrand Bisimwa, dans le communiqué.
Le chef rebelle fait référence à la présence depuis mercredi dans la capitale ougandaise de Mary Robinson, envoyée spéciale de l’ONU pour les Grands Lacs, de son homologue des Etats-Unis, Russ Feingold, du chef de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), Martin Kobler, ainsi que de délégués de l’Union européenne et de l’Union africaine.
Vendredi, le M23 a consenti de “grandes concessions sur ses revendications politiques pour rendre possible la signature d’un accord de paix à Kampala dans les heures qui suivent”, ajoute M. Bisimwa, sans préciser la teneur de ces renoncements.
Aucun négociateur des deux parties n’avait pu être joint à Kampala en milieu de matinée pour donner des précisions sur une éventuelle percée des pourparlers.
Le M23, contrôle une zone de quelque 700 kilomètres carrés adossée aux frontières du Rwanda et de l’Ouganda, dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Parti d’une mutinerie d’anciens rebelles intégrés dans l’armée congolaise, le Mouvement a été constitué officiellement en mai 2012. L’ONU et le gouvernement congolais accusent régulièrement le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le M23, ce que ces deux voisins de la RDC démentent.
“Il y a eu des rapprochements”, a reconnu à Kinshasa M. Mende, également ministre de la Communication, sans vouloir en dire davantage.
“Le M23 peut bien signer aujourd’hui mais ce n’est pas la fin du problème”, a-t-il ajouté, “comme nous savons que l’acteur principal peut toujours relancer cette crise, c’est l’attitude du Rwanda qui est déterminante”.
Les rebelles, qui demandent la pleine application de l’accord de paix ayant régi leur incorporation dans l’armée en 2009, défendent d’une manière générale les droits des populations congolaises rwandophones, essentiellement tutsi.
Jusque-là, les négociations de Kampala étaient réputées bloquer sur la question de l’amnistie à accorder aux rebelles et de leur réintégration dans l’armée. Soutenu par la communauté internationale, le gouvernement congolais refuse fermement d’accorder l’impunité aux principaux responsables de la rébellion.
AFP
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Kampala : Une question de crédibilité
-Il est maintenant évident que les pourparlers de Kampala entre le gouvernement congolais et le M23 s’acheminent vers un inéluctable échec. Même si un document était signé dans la capitale ougandaise, la situation sur le terrain ne risque pas d’évoluer vers une perspective de paix. On s’achemine même vers la reprise des hostilités. Les « agresseurs du Congo » auront donc, une fois de plus, réussi à se servir des négociations pour gagner du temps et se renforcer en vue de relancer cette interminable guerre de massacre. Dès lors, la question de la crédibilité des personnalités, ayant milité en faveur de la relance de ces pourparlers, se pose avec gravité. Ces pourparlers étaient, dès le départ, un patent stratagème de l’Ouganda et du Rwanda destiné à permettre au M23, alors militairement malmené, de gagner du temps. Suivant la stratégie du talk and fight, dont Museveni (Ouganda) et Kagamé (Rwanda) sont des adeptes notoires, le M23 devait en profiter pour se renforcer. Se renforcer militairement avec le soutien venu du Rwanda, politiquement en faisant durer les pourparlers et financièrement en engrangeant les revenus tirés du trafic des « minerais de sang » (500 millions de dollars de trafic d’or). La guerre peut maintenant être relancée.Dès lors, c’est avec incrédulité qu’on entend de hauts responsables de l’ONU, des Etats-Unis et du gouvernement congolais se plaindre comme s’ils ne se doutaient pas que Kampala n’était qu’une vaste fumisterie.
Ainsi le représentant spécial de l’Onu en RDC, Martin Kobler, et le commandant des forces de la Monusco, le général Dos Santos Cruz, s’emploient à dénoncer le renforcement militaire du M23. Même son de cloche du gouvernement américain qui promet des sanctions contre le Rwanda accusé de recrutement d’enfants soldats. Réaction identique de Mary Robinson, l’envoyée spéciale de l’ONU dans la région. Reste que ces réactions ne suffisent pas à dissiper les doutes sur la crédibilité de leurs auteurs. Méritent-ils vraiment d’être pris au sérieux ? À de tels niveaux de responsabilité, sur des dossiers internationaux, ces « hauts responsables » ne pouvaient pas ne pas savoir que les pourparlers de Kampala étaient, dès le départ, un simple jeu de dupes. Ils auront, en tout cas, réussi à paralyser une opération de l’armée congolaise et la brigade d’intervention de l’ONU qui, en août dernier, étaient en situation de mettre un point final aux aventures du M23. Les Congolais peuvent maintenant dresser la liste des personnalités dont la parole, à l’avenir, devrait inspirer de la méfiance.
L’occasion de rappeler les raisons pour lesquelles les pourparlers de Kampala n’auraient jamais dû avoir lieu, tellement ils remplissaient toutes les conditions pour ne jamais aboutir. En effet, pour qu’une négociation politique ait une chance d’aboutir, il faut que plusieurs conditions soient réunies : les parties à la négociation doivent être les véritables protagonistes du conflit. Ils doivent consentir à négocier de bonne foi. L’autre condition est que la négociation doit porter sur des revendications acceptables. Ces conditions n’ont jamais été réunies.
L’absence des « véritables protagonistes »
Le M23 est, de notoriété publique, une création du Rwanda et de l’Ouganda. Ses revendications sont changeantes, ce qui aurait dû pousser les artisans des pourparlers de Kampala à exiger plutôt des négociations directes entre les présidents Museveni, Kagamé et Joseph Kabila, sous l’autorité d’un « garant » capable de faire respecter les engagements des uns et des autres. L’absence des présidents Museveni et Kagamé, les parrains directs du M23[1], à la table des négociations de Kampala, augurait de leur échec. Mais les deux hommes ne sont pas restés passifs pour autant. Ils ont acquis la sinistre réputation d’être d’indécrottables roublards depuis qu’ils mènent des guerres à répétition dans la région (guerre d’Ouganda/1980-1986, guerre du Rwanda/1990-1994, Première Guerre du Congo/1996-1997, Deuxième Guerre du Congo/1998-2003, guerre du Kivu/2003-à nos jours, Guerre du Soudan,…).
Pour eux, les négociations ne servent pas à régler un conflit. Elles servent à gagner du temps. Pendant les négociations, ils se renforcent militairement, politiquement et financièrement. C’est la fameuse stratégie du talk and fight (feindre de négocier, le seul enjeu étant de l’emporter militairement). Le principal adepte de cette stratégie n’est autre qu’un certain Yoweri Museveni, l’un des deux parrains du M23.
Dès lors, le renforcement en cours du M23 était quelque chose de tout à fait prévisible. Ce qui n’était pas prévisible, en revanche, c’est l’attitude des personnalités comme Mary Robinson, Martin Kobler, les dirigeants congolais et même les Américains. Ils ne pouvaient pas ne pas savoir que les pourparlers de Kampala n’étaient qu’un simple leurre.
Les Américains et les multinationales
Toujours au sujet des « véritables protagonistes » du conflit, on peut remonter plus loin. L’Ouganda et le Rwanda sont deux pays trop « pauvres » pour financer 17 ans de guerre contre le Congo. En tant que principaux alliés militaires des Etats-Unis (première puissance militaire du monde), Kampala et Kigali doivent leurs moyens militaires à l’alliance avec le Pentagone depuis que le Zaïre de Mobutu a « perdu ses lettres de noblesse » auprès de l’Oncle Sam, dès la fin de la Guerre froide.
L’alliance Washington-Kampala-Kigali-Londres est si forte que Rwandais et Ougandais sont engagés dans plusieurs missions militaires dans le monde, dirigées ou financées[2] principalement par les Etats-Unis. Les missions vont de la formation des unités dans les deux pays, par des instructeurs américains, au déploiement des troupes que ce soit au Darfour, en Somalie, en Haïti, voire, officieusement[3], en Afghanistan, en Irak et dans l’Est du Congo[4]. Selon l’ONG américaine Human Rights Watch, plusieurs combattants du M23 ont servi dans le cadre de ces missions, notamment au Darfour et en Somalie[5].
Les populations congolaises, victimes quasi-directes de cette alliance géostratégique des Etats-Unis, vont encore, peut-être, devoir endurer des années de souffrance, à moins qu’il ne se produise un brusque retournement dans les relations entre Washington, Kampala et Kigali. Peu probable… Le Rwanda siège au Conseil de sécurité de l’ONU avec l’appui « indécent » des Etats-Unis. A New York, les diplomates rwandais ont même réussi l’exploit de bloquer des projets de Résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. C’est dire à quel point la souffrance des populations congolaises est désespérément inaudible.
Le Rwanda et l’Ouganda se ressourcent également grâce au trafic des « minerais de sang » au profit des multinationales, information toujours confirmée par les experts de l’ONU et par les données des exportations des minerais par les deux pays dépourvus de gisements conséquents. Le conflit est alimenté par le pillage des ressources du Congo au profit des multinationales, de l’électronique notamment.
Un processus de paix se déroulant entre « délégués » du gouvernement congolais[6] et « délégués » du M23, passant sous silence le rôle des présidents Kagamé, Museveni et Kabila ; le poids des multinationales et le « jeu trouble » de la coopération militaire entre Américains, Kagamé et Museveni ; un « processus de paix » comme celui-là est, de toute évidence, une entreprise vouée à l’échec, les véritables acteurs du conflit étant absents.
PNG – 975.7 koKagamé, Museveni, Kabila : le jeu de dupes
Revendications insoutenables et agendas cachésL’autre condition pour qu’une négociation ait une chance d’aboutir est qu’elle puisse porter sur des revendications « acceptables ». Les revendications du M23 et de ses parrains, l’Ouganda et le Rwanda, ne font plus mystère. Les membres du mouvement veulent être amnistiés et intégrer l’armée nationale congolaise où ils devraient conserver dans leurs unités un statut « privilégié », aux côtés des « soldats congolais ». En gros, une armée dans l’armée. La consécration d’une sorte d’apartheid privilégiant les « rwandophones » au détriment de « tous les autres » membres de l’armée congolaise. Ils veulent, par ailleurs, ne jamais servir en dehors des provinces adossées au Rwanda et à l’Ouganda.
C’est la porte ouverte aux revendications de même nature par les autres soldats. Viendront naturellement, dans la foulée, l’effondrement de l’armée, la partition du Congo et l’annexion du Kivu, une vieille obsession de Museveni et Kagamé… On a flairé l’astuce, et les pourparlers piétinent. Aucun Congolais responsable ne peut s’engager sur des choses aussi graves.
Agendas cachés
Le gouvernement congolais a déjà concédé à des revendications du genre (sous la pression des Etats-Unis) avant de se raviser. C’était, justement, l’esprit des fameux accords du 23 mars 2009 dont se prévaut le M23. Dans la foulée de ces accords, le Congo s’était retrouvé sur son territoire national avec des bataillons de l’armée rwandaise qui opéraient sous uniforme de l’armée congolaise. Non pas pour lutter contre les FDLR, comme on pouvait l’imaginer, mais plutôt pour consolider l’occupation du territoire congolais et sécuriser le trafic des minerais en transit pour le Rwanda.
Après avoir été mis en cause pour ces actes indiscutablement de haute trahison, dissimulant le plan de balkanisation du Congo, Joseph Kabila et son gouvernement sont maintenant trop affaiblis pour se permettre d’orchestrer un autre « coup fourré » dans le dos des Congolais. Au Kivu, par exemple, la crédibilité du Président Kabila s’est considérablement érodée. En témoignent les violentes manifestations de Goma contre lui en juillet dernier suite à une rumeur. Ainsi les revendications du M23 pourraient ne jamais être signées par un dirigeant congolais responsable, les conséquences sur la population étant annoncées pour être catastrophiques.
Quant aux revendications du Rwanda et de l’Ouganda, elles se heurtent à une hostilité encore plus forte, puisqu’il s’agit de l’avenir-même du Congo en tant que nation. En effet, Kampala et Kigali nourrissent des ambitions territoriales sur l’Est du Congo, ce à quoi la population s’est toujours fermement opposée. Les guerres à répétition, les campagnes de massacres et de viols destinées à chasser les Congolais de leurs terres, sont en train de tourner progressivement en scandale international avant que les dirigeants des deux pays n’aient pu réaliser leurs prétentions territoriales de longue date[7].
Les pourparlers de Kampala, menés sur fond de revendications de cette nature, ne pouvaient finir autrement que dans des impasses. Ce qui est étonnant, est que tout ceci était connu dès le départ. De respectables personnalités se sont tout de même employées à envoyer les Congolais à Kampala en promettant à la population que ces pourparlers aboutiraient au règlement du conflit…
Un mystère.
Boniface MUSAVULI
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Diaspora: l’interdiction des productions scéniques par la Diaspora congolaise en Occident-Les résistants et combattants se trompent-ils de cible politique ?
‘‘Ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique : Ce ne peut être que par erreur qu’ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement.’’ Albert Einstein, Comment je vois le monde
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
-‘‘Un peuple heureux est un peuple qui chante et qui danse’’. Telle fut, à n’en point douter, au plus fort de la tyrannie mobutiste, la maxime du Parti-État et parti unique, le Mouvement populaire de la révolution (MPR). Aujourd’hui, ce poncif absolument au cœur de la religion politique et de l’idéologie d’antan prônées stratégiquement par le père Ubu zaïrois en vue de confisquer à jamais l’État, c’est-à-dire ‘‘le pouvoir politique et toutes les Institutions’’, perd en réalité toute sa force. Ce slogan mobilisateur perd effectivement toute sa magie en tant que règle ou principe fondamental dans la mesure où il est catégoriquement rejeté par un pan somme toute important de la société qui en a d’ailleurs fait pendant très longtemps son fonds ou sa marque de commerce.En effet, dans le strict but de conjurer les mauvais sorts et, surtout, de chasser les vieux démons de la diversion qui les empêchent de s’intéresser assidûment à la chose publique, les Congolais de la diaspora vivant généralement dans des pays de tradition démocratique décrètent la musique ‘‘Mal absolu’’. Ils cataloguent cet art comme un mal à éradiquer nécessairement afin de purifier l’environnement social. Avec une telle vision iconoclaste, les ‘‘Talibans’’ qui ne sont pas en odeur de sainteté avec l’idéologie des droits humains fondamentaux et, par conséquent, promeuvent redoutablement une société par définition ‘‘policée’’, s’appuyant essentiellement sur des interdits, donc des contraintes inimaginables, n’ont, sans aucun doute, rien à les envier.
Pour la Diaspora congolaise, la Musique profondément travestie par des saltimbanques soucieux de leurs ventres et bas-ventres n’est plus cet art noble qui adoucit les mœurs. Véhiculée par des artistes sans scrupules, elle corrompt plutôt les mœurs. Elle tue complètement l’essence de la société. De ce fait, elle se transforme en une pathologie somme toute sournoise qui ronge les racines profondes de l’être humain. Elle est donc cette maladie qui détruit mentalement le Peuple congolais et, surtout, compromet irrémédiablement les intérêts non moins vitaux et légitimes de la République démocratique du Congo.
Ainsi, pour la très grande majorité des Congolais vivant à l’étranger et forcément ‘‘engagés’’ dans la lutte de libération nationale de l’imposture dictatoriale de Joseph Kabila Kabange, la musique en tant qu’art déprécié et dépravé détourne sans autre forme de procès l’esprit des Citoyens des affaires publiques et administratives de la Cité. Politique aidant, cette dynamique artistique sert en fait d’anesthésie politique, sociale et culturelle. En tant que dérivatif, et par voie de conséquence opium du peuple, elle est exclusivement au service de la prostitution de l’indépendance de la République démocratique du Congo.
C’est un secret de polichinelle : ‘‘Cet État majestueux de la région des Grands Lacs africains est actuellement en proie à une guerre, autant d’agression de la souveraineté physique et de pillage des ressources matérielles que d’occupation et de partition du territoire national’’. En raison de cette conflagration armée qui perdure depuis plus d’une décennie, ces ressortissants de l’extérieur voient finalement dans la musique une activité cancérigène qui pollue les mentalités ambiantes et gangrène toutes les couches sociologiques ou toutes les composantes de la société congolaise. Y compris la Diaspora. Pour ceux-ci, la musique est en soi une activité qui détruit systématiquement et automatiquement toutes les cellules de l’environnement social. Ils y voient, surtout, une corrélation indissociable entre distraction des masses et apathie de la population, mollesse des autorités politiques et gouvernementales face à l’agression armée ennemie et destruction de la Mère-Patrie.
Ce qui est absolument sûr et certain, la Diaspora congolaise, soucieuse du sort de la Mère-Patrie, se détermine par son décret prônant l’embargo des productions scéniques en Occident comme une ‘‘force idéologique’’ indéniable et capable de transformer sans détour l’univers politique et social. Au travers de cette décision, elle interpelle vigoureusement l’ensemble de la communauté artistique et musicale sur le sens de ses responsabilités morales dans la société. Elle interpelle celle-ci sur ce qu’est son véritable rôle dans son environnement immédiat, lequel se résume à l’édification de l’individu. Par cette mesure, elle cherche moins que rien à peser de manière inéluctable sur le destin politique de la République démocratique du Congo. Il s’agit, réellement, résolument, là d’un processus revendicateur de sa place dans l’avenir du pays. Force est d’admettre que celui-ci est de plus en plus compromis par ses propres leaders d’opinion, fussent-ils acteurs politiques, économiques, sociaux et culturels.
Une force idéologique ‘‘redoutable’’
Jusqu’il y a à peine quelques années, la vraie image que tout Congolais sérieux avait naturellement de sa diaspora, était que cette communauté vivant à l’étranger, plus particulièrement et plus singulièrement en Occident, était composée essentiellement de ‘‘bipèdes’’. Ce groupe fortement massifié au fil des années regorgeait surtout de jouisseurs ‘‘friands du fruit défendu’’, des ‘‘m’as-tu-vu’’ insouciants et inconscients, à plus forte raison ‘‘adorateurs des gadgets de luxe’’. D’ailleurs, il n’y a certes pas très longtemps que les Congolais de la diaspora étaient manifestement assimilés à cette religion observée par des individus branchés de la haute couture ayant pignon sur rue à Paris, communément appelée le ‘‘Kitendisme[i]’’ ou la ‘‘Sape[ii]’’. Par conséquent, c’est cette image de médiocrité et d’imbécilité que tente, à n’en point douter, de corriger de nos jours la nouvelle et jeune génération des Congolais de l’extérieur. Ce qui est pratiquement en soi une rupture radicale avec la culture de leurs parents et géniteurs trop souvent jugés d’écervelés et d’incompétents ou de profiteurs par leurs contemporains.
En effet, la Diaspora congolaise en Occident s’est profondément renouvelée. Elle est composée en majorité de familles ayant en son sein des membres qui disposent d’un capital scolaire et académique considérable. Ce bagage intellectuel leur permet d’apprécier avec justesse leur environnement immédiat. Il leur permet de jeter un éclairage certain et moins complaisant sur leur univers. Cette communauté est, surtout, composée d’une jeunesse très engagée et éprise de débats. Même si, dans les faits, cela ne respecte pas toujours la déontologie démocratique. Celle-ci n’hésite pas à remettre en cause les acquis de la collectivité, tout comme la tradition ringarde des aînés. C’est effectivement dans cette quête d’identité et, surtout, dans cette volonté de découvrir la Mère-Patrie que naît l’engagement de la diaspora dans le changement des mœurs qui animent localement son espace immédiat et intérieurement le pays des ancêtres.
Dans cette mouvance et dans cette dynamique, les Congolais de l’étranger découvrent que la diaspora constitue un véritable désert idéologique. Celle-ci n’est pas organisée et soudée. Elle est éparpillée. Elle est complètement émiettée. À vrai dire, elle constitue un terrain en friches qu’il faut à tout prix cultiver. Sa mise en valeur passe nécessairement par son unification en termes de discours vis-à-vis de l’espace occupé géographiquement mais également d’attitude vis-à-vis de la Mère-Patrie, qui tend à rejeter ses propres enfants vivant à l’étranger tout comme évoluant à l’intérieur des frontières nationales.
À cet effet, le conflit doublement armé et meurtrier, actuellement en cours dans l’Est de la République démocratique du Congo du fait de la triple agression militaire ‘‘burundo’’-‘‘ougando’’-‘‘rwandaise’’, fournit à la diaspora des arguments propices à des fins de mobilisation tous azimuts de ses membres à l’extérieur et de stimulation des énergies nationales à l’intérieur du pays. Il importe de souligner que cette attaque est, d’ailleurs, ostensiblement appuyée, orchestrée et manigancée par de puissants intérêts occidentaux d’extraction anglo-saxonne. Cette guerre aux allures d’extermination des pans entiers de la Nation lui permet donc de se souder dans son espace immédiat qu’est l’Occident en adoptant un seul discours axé sur la libération nationale afin d’extirper la Mère-Patrie des griffes d’exploitation de la communauté internationale. Aussi lui permet-elle de contester très virulemment l’ordre politique et gouvernemental établi au Congo par les forces mercantilistes et néolibérales au service exclusif de la maffia internationale.
Ce faisant, la jeune Diaspora qui n’a pas vraiment connu l’épopée de l’indépendance congolaise, fait appel aux figures emblématiques ayant marqué en lettres d’or et de feu l’histoire de la résistance nationaliste à la colonisation belge. Elle revendique de ce fait l’essentiel de son héritage idéologique de Patrice Emery Lumumba, le père de l’indépendance nationale, et du prophète Simon Kimbangu, fondateur de l’Église kimbanguiste. Elle revendique, en réalité, le legs de ces deux personnages historiques dans la mesure où ils n’ont jamais fait la moindre concession politique et diplomatique aux puissances colonialistes et impérialistes. C’est ce qui explique son attitude intransigeante envers les vendeurs de la Patrie désignés par le terme ingrat et peu amène de ‘‘collabo’’. Dans ce groupe fourre-tout, sont classés aussi bien des politiciens véreux que des acteurs mendiants de la société civile. Y compris des artistes-musiciens dont la culture et le comportement ressemblent à s’y méprendre au dévergondage des prostituées autrement désignées travailleuses du sexe. Il convient de mentionner que ceux-ci soutiennent sans faille – [aveuglément] – le régime politique en place dont la responsabilité dans le bradage des ressources nationales et dans la désintégration étatique n’est plus à démontrer.
La responsabilité de l’artiste-musicien congolais
À ce niveau, la jeune diaspora congolaise qui se définit comme un acteur combattant ou un milicien résistant dont la mission primordiale consiste à libérer la Mère-Patrie de la gangue hégémonique extérieure, opère un distinguo entre les artistes-musiciens combattants et les artistes-musiciens collabos. Pour les Congolais de l’étranger, les collabos sont des relais du pouvoir international dans l’affaissement de la souveraineté de la République démocratique du Congo. Ce sont des agents de la cinquième colonne, chargés de soutenir les forces d’agression physique de l’indépendance et d’occupation du territoire national. Ce sont des éclaireurs du cheval de Troie rwandais, Joseph Kabila Kabange, défini comme le poste avancé des puissances étatiques et gouvernementales qui détruisent la souveraineté internationale et l’indépendance nationale de la République démocratique du Congo.
Cette catégorie listée est composée de personae non gratae. En vérité, elle regorge donc des personnalités artistiques bannies des planches musicales en Occident. De ce fait, elle inclut les artistes-musiciens qui ont soutenu sans l’ombre de doute la campagne électorale et ostensiblement appuyé l’imposture politique de Joseph Kabila Kabange au détriment du Dr Étienne Tshisekedi wa Mulumba le lundi 28 novembre 2011. Parmi ceux-ci, il y a pratiquement tous les gros canons (noms) de la galaxie musicale nationale : ‘‘Papa Wemba’’ de Viva la Musica, ‘‘Koffi Olomide’’ de Quartier Latin, ‘‘Jean Noël Ngiama’’, dit Werrason, de Wenge Maison Mère, ‘‘Jean Bedel Mpiana’’ de Wenge BCBG, etc.
Par contre, cette diaspora définit les musiciens combattants comme des artistes engagés dans la défense des intérêts vitaux de la Mère-Patrie. Ce sont des artistes qui dénoncent ouvertement, fustigent clairement et nettement le pouvoir d’agression et d’occupation dont Joseph Kabila Kabange est le maître d’œuvre, dont il est une des pièces maîtresses. Ce sont des artistes qui viennent en aide aux populations congolaises du Grand Kivu, meurtries par la guerre injuste leur infligée dans l’Est du pays et victimes d’un génocide qui ne dit pas son nom.
Dans cette définition tendancieuse qui trace la frontière nette, qui dessine une ligne de démarcation tranchante entre ‘‘Combattant’’ et ‘‘Collabo’’, cette diaspora engagée met visiblement en exergue la responsabilité politique des artistes en tant que leader d’opinion nationale. Pour elle, ceux-ci doivent plutôt être – sans concession – au service de la vérité des urnes lorsqu’il y a scrutin national qui engage l’avenir du pays. À ce titre, ils se doivent de dénoncer fermement les magouilles politiques et gouvernementales, les injustices administratives dont est indubitablement l’objet la population de la part des représentants de la Nation et délégués du Peuple. À ce niveau, les Congolais de l’étranger conçoivent le rôle professionnel de l’artiste-musicien ‘‘conscientisé’’ et ‘‘clairvoyant’’ au même titre que l’apostolat de l’Ivoirien Alpha Blondy, le sacerdoce du Nigérian Olufela Olusegun Oludotun Ransome-Kuti, alias Fela Anikulapo Kuti, ou l’engagement militant du Malien Tiken Jah Fakoly.
Outre, la responsabilité politique de l’artiste-musicien dans le contexte du démantèlement de la Collectivité nationale, les Congolais de l’extérieur mettent en évidence le rôle socioculturel de ce troubadour des temps modernes. Pour la diaspora, la musique congolaise contemporaine est au service de la ‘‘dépravation des mœurs’’. Pour mettre un terme définitif à cette décrépitude morale, elle se substitue carrément à la police des mœurs, dans le style de la police du vice et de la vertu en Arabie saoudite, laquelle n’hésite pas à recourir à la violence physique pour punir les contrevenants. Aussi se substitue-t-elle à l’organisme administratif chargé d’apprécier la moralité d’une œuvre musicale et, à ce titre, de sanctionner l’artiste compromettant pour la santé morale du Citoyen ou contrevenant aux règles de bienséance sociale. Par conséquent, celle-ci n’hésite pas à décréter, en qualité d’agent de la censure (le fonctionnaire), tel ou tel artiste-musicien impropre à la consommation des masses et même à décider de son interdiction de se produire devant des mélomanes.
Ainsi, en vertu de la civilisation soudano-bantoue dont est évidemment tributaire la République démocratique du Congo, l’artiste-musicien est perçu par la diaspora comme un pédagogue. Dans cette culture subsaharienne, il est vu comme un critique social dont la mission primordiale consiste plutôt à instruire la multitude, à enseigner les masses. Son rôle premier ne se résume pas à prostituer ses propres Concitoyens pour des motifs évidemment matérialistes. Il consiste plutôt à les édifier par la propagation des valeurs culturelles saines – [sur les plans tant moral et spirituel que matériel et intellectuel] – pour qu’ils soient naturellement de bons citoyens dans la Collectivité publique.
À cet égard, les Congolais de l’étranger s’érigent en moralisateur et pourfendeur de l’univers musical en particulier, plus enclin à verser dans la bassesse et la médiocrité. Et partant de là, ils s’érigent en moralisateur de la société en général. Ce qui revient à dire en réalité que les Combattants et les résistants luttent effectivement contre l’inversion des valeurs devenue très symptomatique et très caractéristique de l’environnement national. Sur ce terrain, l’ensemble de ces forces contestataires du pouvoir de Kinshasa sont d’ailleurs sensées partager le discours autant moralisateur que pourfendeur véhiculé à l’encontre du régime tyrannique par des familles de pensée politique, tout à fait proches de l’Opposition démocratique, pacifique et non-violente,
L’impact de l’embargo musical
Il est un fait que l’embargo décrété sur les productions scéniques en Occident par des éléments les plus engagés et les plus extrémistes de la Diaspora congolaise a porté un coup dur sur les budgets déjà étroits des artistes-musiciens. Il importe de souligner que ceux-ci vivent sempiternellement de la mendicité, tout comme de la magnanimité des malfrats autant politiques que civils. C’est la raison pour laquelle ces saltimbanques cherchent par tous les moyens à briser ce ‘‘décret’’ qui tend davantage à les paupériser. Afin de contourner cette mesure qui tend à les asphyxier financièrement, certains évoquent la possibilité de jouer des concerts humanitaires au profit des femmes violées de l’Est du pays dans le but d’apaiser le courroux des Congolais de l’étranger. C’est le cas ouvertement déclaré de Jean Bedel Mpiana de Wenge BCBG censé être produit par l’homme d’affaires haïtien Alain Claude. Cette ire est d’ailleurs justifiée par l’appui sans faille desdits artistes-musiciens à des politiciens véreux et réputés destructeurs de la Collectivité étatique, ainsi que geôliers de la Communauté nationale.
Ce qui est évidemment clair, cette idée même d’organiser des concerts humanitaires dans le strict but de soulager des femmes congolaises éplorées et meurtries par la guerre n’est pas en soi voire a priori mauvaise. Cela peut être même un moyen de réconcilier la Diaspora d’avec les artistes-musiciens. Car, après tout l’objectif premier par elle poursuivi est le changement des mentalités et comportements moraux des leaders d’opinion nationale. À cet égard, les Congolais de l’extérieur peuvent utiliser cette opportunité en vue de mettre à l’épreuve leurs compatriotes qui se sont fourvoyés et, par voie de conséquence, de transformer toutes leurs habitudes et toutes leurs attitudes dans la vie.
Au lieu de tomber dans une forme de diabolisation systématique des uns et des autres, les deux groupes antagoniques peuvent très bien se tendre la main. La Diaspora peut bel et bien profiter de cette occasion pour prendre langue avec les artistes-musiciens dans le but de les ramener dans son camp des moralistes en participant directement à titre de ‘‘coorganisateur’’ à tous ces événements culturels qui se déroulent dans sa juridiction et dont la pertinence est avérée. Pour garantir leur crédibilité au niveau de la gestion économique et financière, elle doit réellement s’assurer par son contrôle efficace que le produit tiré de la vente des billets et autres services afférents est entièrement reversé aux organismes qui viennent en aide aux femmes de l’est de la République démocratique du Congo[iii].
Une telle démarche prouverait éminemment la ‘‘Sagesse africaine’’ qui privilégie à vrai dire le dialogue et la solidarité. Celle-ci doit, en tout état de cause, prévaloir en cas de conflit ou de bisbille entre les membres d’un même groupe ou d’une même famille. Au moins, avec une telle approche, la Diaspora aura réussi un véritable tour de force en associant directement à sa juste cause les artistes-musiciens trop souvent jugés distants des préoccupations nationales. Elle aura donc réussi à les sensibiliser au sort de la Mère-Patrie. À ce niveau, tout est question de bon sens dans la mesure où le Congolais doit également ‘‘apprendre à utiliser toutes ses forces, quelles qu’elles soient, et savoir transformer un défaut en qualité et surtout à son avantage !’’’.
La Diaspora congolaise ne doit pas feindre d’oublier que la musique est d’abord et avant tout un art. Or, un art est, par essence, l’expression culturelle d’un environnement social. Par conséquent, la musique congolaise ne peut que refléter, respirer et transpirer le contexte socioculturel dans lequel elle meut. Si cet espace est vicié, cela se ressentira bien entendu dans les œuvres artistiques et musicales. Donc, dans un contexte de paupérisation culturelle très nettement et très clairement marqué par l’inversion des valeurs tant spirituelles et morales que matérielles et intellectuelles, l’art en général, tout comme la musique en particulier, joue à n’en point douter le rôle de photo-radar météorologique. En réalité, il est cette image instantanée destinée à faire prendre conscience de la température ambiante dans la société et, par conséquent, [à] faire adopter des dispositions permettant de se protéger contre les intempéries. Il y a donc là une belle opportunité à saisir afin de décrisper l’atmosphère de plus en plus tendue, lourde et insupportable.
Un acteur de premier plan
En décrétant l’embargo sur les artistes-musiciens, conformément au contexte sociopolitique et socioculturel prévalant actuellement en République démocratique du Congo, la Diaspora signifie réellement à tous les pans de l’environnement national qu’elle se veut un ‘‘acteur’’ à part entière de la vie du pays. Par cette mesure, elle signifie en fait qu’elle est une force non seulement socioéconomique mais encore politique. Aussi signifie-t-elle qu’elle prend très au sérieux son rôle. Elle entend à ce seul et unique titre jouer le rôle que l’on attend effectivement d’elle. C’est-à-dire : ‘‘Celle de contrepoids politique et démocratique’’ dans un contexte de confiscation du pouvoir par des intérêts rétrogrades, des puissances réactionnaires au service exclusif du démantèlement de la Collectivité publique.
En attendant, les Congolais de l’étranger doivent plutôt poursuivre la modernisation de leurs structures associatives en promouvant l’intégration commune dans le but de mieux défendre leurs intérêts légitimes et fondamentaux auprès des autorités politiques, gouvernementales et administratives de la République démocratique du Congo. Car, il n’est pas du tout normal que ce pan important de la Communauté nationale aille effectivement en ordre dispersé lors des assises nationales décisives à leur propre avenir. Et, suprême insulte à la démocratie à laquelle elle demeure toutefois très attachée, il n’est pas, à vrai dire, de bon ton, ni de bonne augure, que la Diaspora se présente à tous ces forums avec des délégués n’ayant reçu aucunement d’elle un mandat légal et légitime. De ce fait, à quoi bon critiquer les imposteurs qui ont littéralement volé la victoire du Peuple congolais le lundi 28 novembre 2011 et qui ont indéniablement saboté le pouvoir du souverain primaire.
Par ailleurs, le vrai changement politique n’interviendra en République démocratique du Congo qu’avec des thérapies expérimentées sur-place. Le véritable terrain de prédilection, c’est bel et bien le pays. Ce n’est pas ailleurs. Se tromper de champ de bataille constitue ‘‘un acte d’imposture qualifié de très haute trahison’’. Par conséquent, ce n’est pas avec des solutions administrées à mille lieues que la transformation tant espérée et attendue que recherchée s’opérera par magie. Nenni. Entretenir une telle vision de la réalité serait indubitablement faire fausse route. Ce serait prêcher dans un désert aride plus vaste que Sahara, Kalahari, Gobi ou Atacama. Ce serait assurément mettre de la poudre aux yeux de tous les Congolais autant de l’intérieur que de l’extérieur.
Une autre tare de la résistance combattante est qu’elle demeure à vrai dire un phénomène plutôt amplifié par la magie de l’électronique et du multimédia. Facebook et Youtube lui servent en réalité de plate-forme de diffusion et de caisse de résonnance. Bref, ces médias électroniques lui servent évidemment, sans conteste, d’amplificateur. Ce qui est déjà en soi un véritable exploit pour atteindre les adhérents et sympathisants. Tout comme l’opinion publique. En décryptant ce phénomène sociologique, il est remarqué que ce mouvement de libération nationale, cependant d’un nouveau genre ou d’un nouveau style, est complètement morcelé. Il n’existe pas de coordination dans ses revendications. Tout comme de cohésion et de cohérence dans sa démarche.
Tout le monde veut être leader, guide, timonier et aux avant-postes. Tout le monde veut être réellement la locomotive et non pas le train. Tous sans exception veulent se placer à l’avant-plan. Personne ne veut en réalité demeurer à l’arrière-plan. Ceci est à n’en pas douter une tare du Mobutisme impénitent dans lequel les incompétents cherchent à déclasser les plus méritants afin d’occuper les postes de direction hiérarchique. Il y a effectivement ‘‘beaucoup de chefs et peu d’indiens’’. C’est la raison pour laquelle le discours est on ne peut plus diffus, confus. C’est aussi la raison pour laquelle le front du combat qui se situe normalement au pays, demeure toujours déserté. En corollaire, celui-ci est de surcroît investi par les forces ennemies. Ce n’est pas de cette manière qu’il faut espérer les déloger selon le principe sacré de la lutte ‘‘Là où se terre l’ennemi juré, campent vaillamment les forces patriotiques de libération’’.
Puisqu’il s’agit du combat de libération nationale des forces réactionnaires, il y a lieu de remarquer que la libération ne s’improvise nullement. Quand bien même la bonne volonté peut servir d’aiguillon ! Une kyrielle de facteurs déterminants entrent en ligne de compte pour réussir cette mission périlleuse. À cet égard, les paramètres dont il faut tenir compte impérativement, sont ‘‘la formation idéologique, la formation en méthodes de lutte, la maîtrise de l’environnement du conflit, la meilleure connaissance de l’adversaire ou de l’ennemi, ses atouts et ses faiblesses, la connaissance de soi, la parfaite maîtrise des ressources en jeu’’, etc. Pour ainsi dire, jamais la libération d’un pays, quel qu’il soit, ne s’opère avec des handicapés physiques ou mentaux. Elle est réussie avec des personnes totalement aguerries et déterminées, en bonne santé physique et mentale. Elle est vraiment remportée dans l’univers social où se vit le conflit avec intensité.
À bon entendeur salut !
- Joël Asher Lévy-Cohen
Journaliste indépendant
[i] ‘‘Kitendi’’ en lingala signifie tissu, vêtement. Le ‘‘Kitendisme’’ est la religion de celles et ceux qui vouent un culte adorateur aux vêtements de luxe conçus par des créateurs de la haute couture. Cette pratique cultuelle et vestimentaire dont le héraut et précurseur fut le ‘‘grand-prêtre’’ ou le ‘‘pape de la Sape’’ Adrien Ngantshe Mombele, dit Stravos Niarchos, été vulgarisée par des musiciens, tels Papa Wemba, King Kester Emeneya, etc.
[ii] Société des ambianceurs et des personnes élégantes.
[iii] En tant que coorganisatrice des concerts humanitaires, la Diaspora congolaise peut normalement contrôler et suivre la traçabilité des fonds envoyés dans l’est de la RDC, dicter le répertoire musical à interpréter dans les circonstances, et surtout enfermer les artistes-musiciens, bien entendu moyennant cahier des charges, dans un comportement moral digne de ce nom. En adoptant cette méthodologie, celle-ci participe ipso facto, logiquement et forcément, à l’apprentissage des pratiques gestionnaires de la bonne gouvernance qui font naturellement défaut à la plupart des entreprises congolaises prestataires de spectacles musicaux ou de grands événements culturels.
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L’Angola affirme sa position de leadership dans les Grands Lacs par son déploiement militaire au Congo-Brazzaville,
« Peu de gens sont faits pour l’indépendance, c’est le privilège des puissants », Friedrich Nietzche.
-Les Grands Lacs étaient orphelins de leadership depuis la chute et la fuite du maréchal Mobutu. Ce dernier fut, et ce pendant un temps assez long, le maître « incontesté » de l’Afrique Centrale pour le besoin de ses parrains américains et belges. Défenestré par une alliance hétéroclite, son départ créa un vide, et je dirais même orchestré, parce que soumis aux normes de la théorie de la stratégie du choc de Naomi Klein. La déstabilisation de la RD-Congo et la désolation qui s’en suit opèrent comme un mode de gestion et de contrôle de la RD-Congo qui à la longue auraient permis de faire avaler aux Congolais de la RDC le venin de sa désintégration comme un tout. Par usure et fatigue….Il était plus que temps pour que cette vacance de leadership au niveau de l’Afrique Centrale, qui coûte tant des vies humaines au Congo-Kinshasa, soit comblée. Car les hommes que les Anglo-Saxons ont souverainement désignés non seulement pour leur besoin de la sous-traitance mais également pour assumer le rôle des pays phares et leaders dans les Grands Lacs ont, et aujourd’hui il faut l’avouer, lamentablement échoué. Ni Museveni, ni Kagamé, les deux tombeurs de Mobutu, comme nègres de services, ne sont jamais parvenus à dominer et voire à s’imposer face à Eduardo Dos Santos et à l’Angola, y compris à Sassou, et ce, nonobstant le parapluie militaire anglo-saxon.
Et aujourd’hui avec le déploiement de « puissance » de l’Angola dans le sud du Congo-Brazzaville, un message fort de l’Angola, qui était, à mon avis, longtemps attendu de sa part, clarifie un peu le jeu de l’équilibre des puissances dans la région des Grands lacs.
En effet, l’Angola a officiellement quitté Brazzaville que ces forces militaires ont toujours « contrôlé » et ce depuis qu’elles réinstallèrent Sassou II au pouvoir en octobre 1997. Et à ce propos, François-Xavier Verschave écrit dans « Noir Silence, Qui arrêtera la Françafrique ? » : « Derrière quelques milliers de soldats et miliciens Cobra, […] ce sont des forces étrangères qui ont emporté la décision : des contingents angolais et tchadiens, des résidus de l’armée de Mobutu [Dragons, etc.], des militaires et miliciens rwandais, [Et tout cela] avec une intense bienveillance française. […] Le 30 juin 1998, Jacques Chirac déclare à Luanda : « Je me réjouis de l’intervention de l’Angola au Congo-Brazzaville… » (Verschave, 2000 :15-16). C’est une façon pour nous de dire que ce qui actuellement se déroule dans le sud de Brazzaville avec l’Angola ne pourrait à la limite surprendre que quelques rares personnes, je dirais des moins avertis. L’Angola est présent à Brazzaville pour ne pas dire qu’il a toujours été là.
Mais sans nous aventurer autour des mobiles derrière la manifestation de force de l’Angola dans le sud de Brazzaville, le geste angolais pris individuellement corrige la faute de vision et de lecture anglo-saxonne sur les choix imposé et de Museveni et de Paul Kagamé, les deux soi-disant « panafricanistes » made in USA ont failli et démontré leur limite.
La présence angolaise n’est pas seulement signalée à Brazzaville. Depuis la chute de Mobutu, les forces angolaises sont aussi présentes au Congo-Kinshasa, même si publiquement elles ne se manifestent et avec détails. Sa présence militaire au Congo-Kinshasa ressemble fort malheureusement à un soutien bien que « mitigé » aux forces Tutsi et rwandaises qui essayent mais jusque-là en vain de contrôler la RDC. Et faute de mieux, et surtout en l’absence d’un leadership congolais autonome et efficace, l’Angola ne pourrait agir valablement.
Les Grands Lacs souffrent sérieusement d’un manque d’un leadership en son sein, à même d’asseoir et d’imposer sa vison. L’Angola apparaît comme une puissance militaire et économique de la région. Avec l’extraction de 1,9 million de barils par jour, l’Angola tire 85% de ses revenus de l’or noir. Lesquels compensent la chute des productions irakiennes depuis la déstabilisation de l’Irak. La plupart des angolais, et en particulier son élite qui aujourd’hui commande aux destinées de l’Angola, ont vécu en RD-Congo dans le moment sombre de l’histoire de l’Angola. Beaucoup d’entre ont eu à grandir et étudier avec des collègues et des jeunes angolais dans nos écoles secondaires. Et entre nos deux peuples, il n’y a presque jamais eu d’animosité ou de tendance de domination ou de suprématie comme c’est le cas avec les Tutsi du Rwanda et Museveni de l’Ouganda qui essayent d’humilier les Congolais. Tout sauf cette humiliation que notre peuple rejette et ressent, et ce avec raison, comme un casus belli.
L’Angola a plus qu’intérêt à s’imposer dans les Grands lacs pour faire taire définitivement les ambitions du Rwanda et de l’Ouganda. Et pour ce faire, les Congolais que nous sommes devons impérativement, maintenant et ici, pas attendre 2016, chasser, et ce par un coup d’état militaire, « Joseph Kabila » et sa canaille au pouvoir à Kinshasa. Le coup d’État est possible et ne demande de commencer par l’Est du Congo. Il est de l’intérêt de l’Angola d’accompagner les Congolais et le Congo dans ce projet gigantesque dont le but est de redorer les blasons ternis de l’Afrique Centrale. En signant récemment deux accords avec l’Angola et l’Afrique du Sud, « Joseph Kabila » a une peur manifeste de l’Angola dont il se méfie et fait surveiller par l’Afrique du Sud, le plus grand soutien de Paul Kagamé. Et qui dit Paul Kagamé dit « Joseph Kabila ».
À l’heure où sonne l’ère multipolaire qui est en balbutiement, des États Africains, et dignes de ce nom, devraient non seulement inclure dans leurs stratégies de survie la notion d’exigence d’équilibre des puissances, mais également de savoir ne rien attendre et d’apprendre à opérer pour s’adapter par la suite.
Robert Cooper dans « la Fracture des Nations, Ordre et Chaos au XXIe Siècle » informe que « ce ne sont pas les empires mais les petits pays qui se révèlent être une force dynamique dans le monde. Les empires ne sont pas taillés pour promouvoir le changement », (Cooper, 2004 : 24)
Likambo ya mabele, likambo ya makila
Mufoncol Tshiyoyo
GSM 004745007236
Président du R.A.P.-Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC,
Mouvement politico-militaire
