Author: Don Kayembe

  • Après les concertations nationales, place aux décisions

    Après les concertations nationales, place aux décisions

    Joseph Kabila
    Joseph Kabila

    -En RDC, s’achevaient il y a un peu plus de deux semaines des concertations nationales qui réunissaient pouvoir et opposition. Ce mercredi 23 octobre, le président Kabila doit s’adresser aux deux chambres réunies en congrès pour faire connaître la suite qu’il compte donner aux propositions issues de la rencontre. A l’issue des concertations, Joseph Kabila avait promis qu’il prendrait des mesures importantes, et notamment l’annonce d’un gouvernement de large ouverture. Quelle en sera la principale figure ? Augustin Matata Ponyo, Premier ministre depuis bientôt deux ans et plutôt apprécié de la communauté internationale ? Léon Kengo Wadondo, actuel président du Sénat et candidat à ce poste ? Les partis d’opposition qui ont participé aux concertations nationales voudraient en tous cas un Premier ministre issu de leur rang et un gouvernement élargi à des membres de l’opposition. Grâce présidentielle. Autre décision attendue, celle d’une grâce présidentielle. Sept noms de prisonniers à libérer figurent sur les recommandations des concertations. Parmi eux, l’opposant Eugène Diomi Ndongala, chef de la démocratie chrétienne, détenu depuis le 15 juin, ou encore le pasteur Kutino, proche de l’opposant Jean-Pïerre Bemba, en prison depuis sept ans. Joseph Kabila va-t-il aussi enfin tendre la main aux medias ? RLTV et Canal Futur, proches de l’opposition voudraient pouvoir rouvrir. Quoiqu’il en soit, le discours du président congolais aura lieu dans un contexte très tendu. Les négociations de paix entre le pouvoir et la rébellion du M23 piétinent, tandis que dans l’Est les bruits de bottes se renforcent. Les mots de Joseph Kabila sur le sujet risquent donc d’être suivis à la loupe par les Congolais et les pays de la région.

    RFI

  • Bassin du Congo: la transformation du bois face à de lourds défis

    Bassin du Congo: la transformation du bois face à de lourds défis

    BOIS– Les pays du bassin du Congo veulent transformer davantage sur place le bois extrait de leurs forêts mais ce projet destiné à accélérer la croissance économique se heurte à bien des défis.

    Premier souci: l’énergie nécessaire qui “n’est pas disponible, car sa production pose problème”, explique à l’AFP Emmanuel Ze Meka de l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT).

    “Il y a également un manque d’infrastructures de transport”, “la fiscalité trop élevée”, et le problème de la formation, avec une main-d’oeuvre trop souvent peu qualifiée, ajoute-t-il.

    M. Ze Meka s’exprimait en marge du Forum international de développement durable de la filière bois du Bassin du Congo qui a permis, lundi et mardi à Brazzaville, d’analyser les avantages et les inconvénients des mesures d’interdiction d’exportation des grumes mises en places avec plus ou moins de bonheur pour forcer le développement d’une industrie de transformation locale.

    Le Cameroun a été le premier pays du Bassin du Congo à interdire l’exportation des grumes, au milieu de la décennie 1990, mais, il a vite assoupli sa décision.

    Au Gabon, aucune grume ne sort depuis 2010, mais le bois transformé sur place peine à trouver des débouchés et cela se ressent sur les recettes du pays.

    “Le Gabon n’est pas un pays qui a une grande tradition industrielle. Ses industries ne sont pas capables de supporter la compétition internationale. Leurs contreplaqués ne sont pas compétitifs face à ceux de la Chine”, explique Alain Karsenty, du Centre international pour la recherche agronomique et le développement (CIRAD), basé en France.

    Résultat: la contribution du segment bois au niveau du PIB a baissé de moitié, “à 2,5%”, et “les recettes fiscales forestières ont chuté de 71%” depuis 2010 , indique Prosper Obame Ondo, à la tête de la direction générale de la valorisation des produits forestiers gabonaise.

    Pour M. Karsenty, “la transformation très poussée ne se décrète pas”, il faut que l’industrie nationale y soit prête.

    Pour atteindre une “croissance à deux chiffres”

    Depuis 2000, cependant, la moyenne de production grumière dans la région du Bassin du Congo a augmenté de 50% et atteint désormais 7,5 millions de mètres cubes par an, indique le ministre de l’Economie forestière congolais, Henri Djombo. Selon lui, “le taux moyen de transformation est de 54% dans l’ensemble” de la région (contre 30 à 45% en 2000).

    Le Livre blanc publié au Forum de Brazzaville identifie “de grandes différences” entre pays. “Au Cameroun, près de 75% de la production forestière sont transformés localement”, et en République du Congo “ce taux oscille, selon les années, entre 51 et 65 %”.

    “Ces taux relativement élevés résultent d’une politique volontariste”, ajoute le document, mais “dans l’ensemble du Bassin du Congo, il est encore souvent plus rentable pour les entreprises d’exporter des grumes transportées sur des centaines de kilomètres avec leurs déchets, que d’exporter des bois sciés et usinés”.

    Pourtant, la transformation très poussée du bois est un des objectifs du Plan de convergence que les pays du Bassin du Congo ont adopté en 2005 en vue d’une exploitation concertée et d’une gestion durable de leur massif forestier, soumis à une forte exploitation illégale.

    La transformation locale du bois permettrait de créer des emplois et de diversifier des économies souvent trop dépendantes d’une poignée de produits d’exportation.

    “Le développement de la filière bois est l’une des voies pour atteindre un taux de croissance à deux chiffres et un taux de chômage à un chiffre”, estime Honoré Tabouna, expert de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

    Pour réussir, estime M. Djombo, il faut notamment “assainir le climat des affaires”, et “adopter des mesures fiscales incitatives”.

    Deuxième massif forestier tropical du monde après l’Amazonie, le Bassin du Congo s’étend sur l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo (RDC), Sao Tomé et Principe et le Tchad.

    AFP

  • L’armée déloge une violente milice de plusieurs villages dans l’est

    L’armée déloge une violente milice de plusieurs villages dans l’est

    Les 4 jours de combat a l’Est de la RDC en images sur LAVDC-L’armée congolaise a délogé de plusieurs villages du Sud-Kivu les Raïa Mutomboki, une violente milice en activité dans cette province de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris mardi de sources concordantes.Dimanche, “les FARDC [Forces armées de la RDC] ont réussi à déloger les Raïa Mutomboki de plusieurs villages du territoire de Shabunda”, vaste région administrative située dans la partie occidentale du Sud-Kivu, a déclaré à l’AFP un officier sous le couvert de l’anonymat.Joint au téléphone par l’AFP, l’administrateur du territoire de Shabunda, Daniel Eloko Nsala, a confirmé cette progression. “Les quatre groupements de la chefferie de Wakabango, en territoire de Shabunda, sont déjà entre les mains des FARDC”, a-t-il précisé.Selon l’officier, “au cours des dernières opérations militaires, les FARDC ont capturé quatre éléments des Raïa Mutomboki et en ont tué trois”, deux armes ont été saisies et il n’y a eu “aucune perte côté FARDC”.L’officier a également indiqué qu’un certain “major Billy” figure parmi les combattants capturés. Il a présenté l’homme comme un “déserteur des FARDC” par la suite devenu l’”un des chefs des Raïa Mutomboki”. Selon lui, il est actuellement en train d’être transféré à Bukavu, la capitale provinciale.

    La traque des Raïa Mutomboki serait toujours en cours. D’après M. Eloko Nsala, l’armée poursuit la milice dans une autre zone, le groupement de Bakisi, et elle “bénéficie de la collaboration de la population qui souffrait déjà des tracasserie des ces Raïa Mutomboki”.

    Les Raïa Mutomboki sont actifs dans les province voisines des Nord et Sud-Kivu. En novembre 2012, une enquête de l’ONU avait révélé qu’”au moins 264 civils, dont 83 enfants, avaient été arbitrairement exécutés par des groupes armés au cours de plus de 75 attaques de villages” dans le Nord-Kivu.

    L’enquête indique que les Raïa Mutomboki, alliés à d’autres miliciens, ont perpétré la plupart des meurtres, extrêmement violents: de nombreuses victimes – principalement d’ethnie hutu ou présumées comme telles – ont été tuées à coups de machette ou brûlées vives dans leurs maisons.

    AFP

  • Le gouvernement accuse le M23 de recruter au Rwanda

    Le gouvernement accuse le M23 de recruter au Rwanda

    GISENI– Le gouvernement de la République démocratique du Congo a accusé mardi la rébellion Mouvement du 23 mars, active dans l’Est, de recruter des civils au Rwanda voisin pour en faire de  la “main-d??uvre militaire”, tout en participant avec Kinshasa à des pourparlers de paix.

    “Le M23 qui devait se démobiliser volontairement, selon les propos de son chef de branche politique (Bertrand Bisimwa), recrute et importe du Rwanda de la main d??uvre militaire – au sein de laquelle se trouvent de nombreux enfants – pour attaquer les FARDC”, l’armée gouvernementale, a affirmé le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, au cours d’une conférence de presse.

    Interrogé par l’AFP, M. Mende a affirmé que cette “main-d??uvre militaire” était composée d’enfants et d’adultes civils ayant suivi une “formation sommaire” avant d’être envoyés “à la boucherie”.

    “Le M23 qui devait déposer les armes aligne une panoplie d’armes lourdes et même des chars de combat prêts pour le combat; le M23 (…) tire sur les aéronefs des casques bleus et pointe ses canons sur la caserne de la mission onusienne, notamment à Kiwanja”, a-t-il ajouté devant la presse.

    Lundi, des responsables de l’ONU ont indiqué que Kinshasa et le M23 mobilisaient des forces supplémentaires autour de Goma, capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu (Est), au moment où sont suspendus depuis dimanche les pourparlers de paix orchestrés par Kampala.

    Les négociations avaient repris le 10 septembre après plusieurs mois d’arrêt, sous la pression des chefs d?État de la région des Grands Lacs. Dimanche, le dialogue a été à nouveau suspendu et les deux camps se rejettent la responsabilité du blocage.

    Le M23 est actif depuis mai 2012 au Nord-Kivu. Il est né de la mutinerie d’anciens rebelles réintégrés dans l’armée à la faveur d’un accord de paix signé en 2009, et dont ils réclament la pleine application. L’ONU accuse le Rwanda et l’Ouganda de le soutenir, ce que démentent ces deux voisins de la RDC.

    Lundi, le chef de la Mission de l’ONU (Monusco), Martin Kobler, a accusé le M23 de chercher à recruter des jeunes gens parmi des groupes de réfugiés rentrant en RDC. Depuis la naissance de la rébellion, sur quelque 200 combattants du M23 qui se sont réfugiés à la Monusco à Goma, beaucoup affirment avoir été recrutés en Ouganda mais “surtout” au Rwanda, a-t-il souligné.

    Interrogé par l’AFP, Amani Kabasha, porte-parole du M23, avait indiqué le 10 octobre que les combattants de son mouvement avaient “grandi majoritairement dans les camps” de réfugiés congolais situés au Rwanda et en Ouganda.

    AFP

  • L’espoir d’un accord s’éloigne après la suspension des pourparlers

    L’espoir d’un accord s’éloigne après la suspension des pourparlers

    CONGO-pourparlers-Toujours pas de signature à Kampala entre le gouvernement de la RDC et la rébellion du M23. La nuit dernière, les pourparlers entre les deux parties ont été suspendus sans que ces dernières ne trouvent d’accord sur les points clés, comme la question de l’amnistie des rebelles. Les discussions doivent normalement reprendre ce mardi 22 octobre, mais les espoirs de trouver un terrain d’entente pour signer un accord de paix se font de plus en plus minces. Le chef de la diplomatie congolaise, Raymond Tchibanda, a choisi de rentrer à Kinshasa ce lundi matin. Il n’y a donc plus de haut responsable à Kampala. C’est un premier mauvais signe puisque sans tutelle politique, même si les discussions reprennent dans 24 heures, elles risquent fort de se concentrer sur des détails techniques et d’éviter les sujets qui fâchent, à savoir l’amnistie et la réintégration des ex-rebelles dans l’armée congolaise. Ces points cruciaux sont aussi ceux qui ont fait capoter les discussions la nuit dernière. Pour les rebelles du M23, une amnistie au cas par cas n’est pas acceptable. Ils demandent une loi globale et qu’ensuite, individuellement, la justice choisisse de poursuivre certains chefs sous le coup de sanctions. Idem du côté de leur réintégration : le M23 voudrait un engagement que le gouvernement congolais refuse de leur accorder. Casser le cycle rébellion, accord de paix, nouvelle rébellion. Résultat : les positions de base restent très éloignées. Le M23 ne veut pas d’un accord qui propose comme seules options le démantèlement de son mouvement sans contrepartie. En face, Kinshasa veut casser le cycle : rébellion, accord de paix suivie d’une nouvelle rébellion.

    Au final, comme le résume un diplomate, pas de rupture, mais bien le sentiment d’un demi-échec. D’autant que sur le terrain, la situation reste explosive. La Monsuco s’inquiète ce lundi de l’instabilité dans l’est du pays. Elle exhorte les deux camps à signer rapidement un accord de paix pour éviter une nouvelle guerre.

    RFI

  • Washington regrette la suspension des négociations

    Washington regrette la suspension des négociations

    marie-harf_0 – Les Etats-Unis ont déploré lundi la suspension des négociations entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et les rebelles du M23, affirmant que ces derniers “retardent volontairement” le processus. “Les Etats-Unis regrettent que des progrès plus importants n’aient pas été accomplis en vue de la conclusion d’un accord ce week-end à Kampala”, a déclaré à l’AFP la porte-parole adjointe du département d’Etat Marie Harf. Celle-ci a ajouté que les Etats-Unis étaient “inquiets que le M23 retarde volontairement le processus et ne négocie pas de bonne foi”. Le gouvernement de la RDC et les rebelles s’accusent mutuellement d’être responsables des derniers blocages mais maintiennent une délégation à Kampala, où se tiennent les réunions et où le gouvernement ougandais joue les bons offices. Marie Harf a souligné “les efforts faits de bonne foi par le gouvernement de la RDC pour négocier un accord final”. Washington appelle maintenant le M23 à “démontrer sa volonté de parvenir à une solution pacifique dans cette crise en signant un accord qui permettrait un désarmement et une démobilisation immédiats du M23, et selon lequel les chefs de la rébellion impliqués dans des violations des droits de l’homme devraient rendre des comptes”. “Nous estimons qu’un accord de principe complet doit être signé dans un futur très proche”, a ajouté Marie Harf. Soutenu par la communauté internationale, Kinshasa refuse d’accorder l’amnistie à quelque 80 dirigeants du M23, et s’oppose à ce que ces hommes puissent faire de nouveau partie des Forces armées de la RDC (FARDC). Marie Harf a redit lundi que l’accord final ne devait pas permettre d’amnistie pour les chefs du M23, une demande déjà formulée plus tôt dans la journée par l’envoyée spéciale de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson.

    Les négociations de Kampala avaient repris le 10 septembre après plusieurs mois d’arrêt, sous la pression des chefs d’Etat de la région des Grands Lacs.

    Affaibli depuis la dernière offensive conjointe de l’armée congolaise et des Casques bleus fin août, le M23 contrôle une zone de quelque 700 km2 limitrophe du Rwanda et de l’Ouganda, dans l’est de la RDC.

    L’ONU et Kinshasa accusent régulièrement le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le M23, ce que ces deux voisins de la RDC démentent.

    AFP

  • Négociations suspendues entre le M23 et Kinshasa, mais l’ONU garde espoir

    Négociations suspendues entre le M23 et Kinshasa, mais l’ONU garde espoir

    Le chef de la délégation congolaise, Raymond Tshibanda, ministre des affaires étrangères, le 9 décembre 2012 à Kampala AFP
    Le chef de la délégation congolaise, Raymond Tshibanda, ministre des affaires étrangères, le 9 décembre 2012 à Kampala
    AFP

    – Les discussions de paix entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et les rebelles du M23 sont suspendues, mais la communauté internationale gardait l’espoir lundi d’un accord rapide qui éviterait un nouvel embrasement dans l’Est du pays.

    “Les négociations sont suspendues”, a indiqué à l’AFP le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende. Roger Lumbala, délégué du M23 à Kampala, a parlé d’un “blocage”.

    Les deux parties s’accusent mutuellement d’être responsables des derniers blocages mais maintiennent une délégation à Kampala, où le gouvernement ougandais joue les bons offices.

    L’ONU et les envoyés spéciaux de la communauté internationale (Etats-Unis, Union Européenne et Union africaine) ont publié un communiqué exhortant les deux parties “à faire preuve d’une retenue maximale sur le terrain pour permettre la conclusion de leur dialogue”.

    S’inquiétant de “l’instabilité de la région”, ils espèrent néanmoins “des progrès supplémentaires […] dans les jours qui viennent”.

    “Je ne peux pas cacher ma déception de voir” qu’”il n’y a pas encore d’accord”, a déclaré sur Tweeter lundi après-midi, Martin Kobler, chef de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco).

    Selon un communiqué des Nations unies, Mary Robinson, envoyée spéciale de l’ONU pour la région des Grands Lacs a expliqué que “les deux parties [avaient] accepté de se revoir bientôt pour surmonter leurs différends”.

    Selon René Abandi, chef de la délégation du M23 à Kampala, il reste encore deux points “à régler, concernant des dispositions de sécurité”.

    Des moyens militaires si la diplomatie échoue

    L’un deux à trait à la question de l’incorporation des rebelles dans l’armée. Soutenu par la communauté internationale, Kinshasa refuse d’accorder l’amnistie à quelque 80 dirigeants du Mouvement du 23 mars (M23), et s’oppose à ce que ces hommes puissent faire de nouveau partie des Forces armées de la RDC (FARDC).

    Le M23 a indiqué attendre “du facilitateur la convocation d’une nouvelle séance pour poursuivre le dialogue”.

    Des moyens militaires si la diplomatie échoue

    Les négociations de Kampala avaient repris le 10 septembre après plusieurs mois d’arrêt, sous la pression des chefs d’Etat de la région des Grands Lacs.

    Affaibli depuis la dernière offensive conjointe de l’armée congolaise et des Casques bleus fin août, le M23 contrôle une zone de quelque 700 km2 limitrophe du Rwanda et de l’Ouganda, dans l’est de la RDC.

    Parti en avril 2012 d’une mutinerie d’anciens rebelles intégrés dans l’armée congolaise, le M23 demande la pleine application de l’accord ayant régi leur incorporation en 2009, et défend plus généralement les droits des populations congolaises rwandophones, essentiellement tutsi.

    L’ONU et Kinshasa accusent régulièrement le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le M23, ce que ces deux voisins de la RDC démentent.

    Face aux difficultés des négociations, perceptibles depuis leur reprise, le gouvernement congolais estime avoir “fait [sa] part”, et a dit à plusieurs reprises être prêt à poursuivre son action par des moyens militaires si la diplomatie échoue.

    AFP

  • 11 Novembre 2013 : LA CPI VEUT SE CACHER POUR LIBÉRER GBAGBO

    11 Novembre 2013 : LA CPI VEUT SE CACHER POUR LIBÉRER GBAGBO

    L. Gbagbo-Comme les oiseaux qui se cachent pour mourir, les juges de la Cour Pénale Impérialiste (CPI) veulent se cacher pour libérer Laurent Gbagbo en catimini afin d´éviter de montrer leurs faciès déconfits par la honte sous la huées des africains dignes prêts pour s´amasser le jour J devant le bâgne des néo-colonisateurs à la Haye.
    La CPI a peur de la mobilisation des ivoiriens et des africains dignes pour le 11 novembre 2013 à la Haye. Elle veut pour cela libérer le président Laurent Gbagbo pris en otage pour sa popularité déroutante en toute discrétion sans tambours des patriotes et sans applaudissements des pro-gbagbo.
    La Cour Pénale Impérialiste (CPI) fait donc croire qu´ il n’y aura pas d’audience publique concernant l’affaire « Le Procureur contre Laurent Gbagbo » à la date du 11 novembre 2013.  Pour décourager ceux qui veulent assister à la libération de Laurent Gbagbo en direct à la Haye, cette information  est mentionnée dans le calendrier provisoire des audiences pour 2013. Or il ne faut pas perdre de vue qu´un calendrier provisoire peut être modifié à tout moment car il n´est pas définitif.
    En outre, le porte parole de la CPI Fadi El Abdallah insiste pour marteler qu´il n’est pas nécessaire de tenir une audience pour rendre un verdict de la Chambre préliminaire ou la Chambre d’appel. Les juges peuvent décider de le faire par écrit. Il ajoute que la  décision en appel concernant la libération provisoire de M. Gbagbo formulée par la Défense suite à l’audience du 11 juillet peut intervenir à tout moment, avant comme après le 11 novembre 2013, date du nouvel examen du dossier de M. Gbagbo.
    C´est une manoeuvre de diversion pour éviter que l´on fasse une fixation sur la date du 11 novembre. Toutefois, toutes ces informations montrent que des tractations se font en coulisse pour libérer le présumé innocent sans que la CPI ne perde définitivement sa crédibilité. Cette cour aux ordres des occidentaux tente en dernier ressort d´imposer des restrictions à un otage contre lequel elle n´a aucune preuve à charge pour lequel elle devrait prononcer simplement un non-lieu.
    C´est ainsi qu´on évoque des conditions de libération provisoire où il est question de « droit de voyager ou de voir des proches »: « Pour ce qui concerne les conditions de la libération provisoire de M. Gbagbo, il appartient aux juges d’en décider les conditions. Qui peuvent découler de son état de santé au pays d’accueil. Aussi, les juges décideront si M. Gbagbo a le droit de voyager ou de voir des proches lors de cette période de liberté provisoire ». Cette décision reviendrait à la Chambre préliminaire I.
    C´est à croire qu´à la CPI, la popularité du Président Gbagbo est considérée comme un délit et qu´elle considère qu´il faille lui nier sa liberté de rencontrer ses proche et sa liberté de mouvement (le droit d’aller et venir ä l’intérieur de son pays, d’y avoir sa résidence ; le droit de quitter son pays et d’y revenir…)
    Voilà une flagrante violation de l´article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : « 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence ä l’intérieur d’un Etat. 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. » Pourquoi la CPI veut-elle nier ce droit à un présumé innocent auquel elle n´a plus d´arguments juridiques à imposer?
    On va aller jusqu´au bout (OVAJAB) de nos interrogations pour trouver où le bât blesse. De même Laurent Gbagbo a été arrêté et déporté sous les feux des projecteurs, de même il sera libéré sous un tonnerre d´apPlaudissements. À quoi bon jouer à cache cache Fatou?
    Apollinaire SÉRY-(Ivoirois)
  • SIDA: Vers une inversion de la courbe du SIDA

    SIDA: Vers une inversion de la courbe du SIDA

    Ruban-SIDA – Le rapport annuel de l’ONU SIDA publié se veut très optimiste. Selon l’organisation, l’épidémie de sida aurait été stoppée et sa courbe inversée et la course à l’accès universel au traitement en passe d’être gagnée.

    Diminution des infections et de la mortalité

    L’ONU SIDA estime à 2,3 millions le nombre de nouvelles infections à VIH chez les adultes et les enfants survenues en 2012, soit une diminution de 33 % par rapport à 2001. C’est chez les enfants que le recul est le plus impressionnant, les nouvelles infections ayant été réduites de 52 % depuis 2001. Les décès liés au sida sont eux aussi en nette diminution, puisque par rapport au pic de mortalité de 2005, les chiffres sont en baisse de 30 %.

    Enfin les décès liés à la tuberculose des personnes infectées par le VIH ont diminué de 36 % depuis 2004.

    Vers l’accès universel aux traitements ?

    L’ONU SIDA nous apprend que ce sont  9,7 millions malades vivant dans les pays pauvres qui ont désormais accès au traitement antirétroviral, ce qui représente une augmentation de près de 20 % en une seule année.

    En 2011, les États membres de l’ONU avaient approuvé l’objectif pour 2015 de fournir un traitement à 15 millions de patients, mais les nouvelles directives de l’Organisation mondiale de la Santé portent l’estimation du nombre de séropositifs devant bénéficier d’un traitement à 25 000 000 ! Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA pense d’ailleurs que ces nouveaux objectifs sont atteignables : « Non seulement nous faut-il atteindre l’objectif fixé pour 2015 de mettre 15 millions de personnes sous traitement contre le VIH, mais nous devons aussi aller plus loin et avoir la vision et la volonté de nous assurer qu’il y a pas de laissés pour compte ».

    Augmentation des dépenses

    L’ONU SIDA se félicite également que  les dépenses nationales consacrées à la lutte contre le sida ont augmenté et représentent 53 % des ressources mondiales allouées pour combattre la maladie en 2012.

    Pour cette même année, les dépenses totales ont été estimées à 18,9 milliards de dollars.

    Encore le spectre de la discrimination

    Malgré ces pas de géant, le rapport souligne que le respect des droits humains n’est toujours pas garanti pour les sidéens, que l’accès des personnes les plus exposées au risque d’infection aux services de prise en charge du VIH est souvent difficile, en particulier pour les femmes et les toxicomanes.

    Et l’organisation de noter que l’inégalité entre les sexes, les lois punitives et les mesures discriminatoires sont les principales entraves au combat contre le VIH.

    jim.fr