Author: Don Kayembe

  • Le M23 pris en étau

    Le M23 pris en étau

    drc_soldiers-Les derniers éléments du M23 résistent dans l’Est de la RDC, dans les collines près de l’Ouganda, pris en étau par l’avancée de l’armée.

    Les combats se sont poursuivis ce vendredi, tandis que l’armée congolaise tente de décimer les derniers rebelles qui résistent, retranchés dans ces collines, là meme où ils avaient commencé le mouvement rebelle il y a près de deux ans.

    Ils sont beaucoup moins nombreux qu’à l’époque, mais encore bien organisés et armés, ce qui explique que l’offensive se prolonge.

    Les combats, qui se déroulent dans des collines de 2000 m d’altitude, sont durs.

    Selon plusieurs sources militaires, les rebelles sont tenus en étau -les frontières ougandaises et rwandaises et le parc de Virunga au sud leurs sont bloqués- tandis que les FARDC progressent vers l’est.

    Les FARDC sont beaucoup plus nombreux, mais parmi les rebelles restant se trouvent probablement plupart des chefs.

    Beaucoup sont d’anciens soldats formés, et ils auraient encore en leur possession un important stock d’armes.

    En août dernier, lors des combats à Kibati à une vingtaine de km de Goma, ils avaient deplacé leurs munitions à Chanzu, dans les collines.

    Chanzu serait toujours leur base logistique en ce moment.

    Alors que les dernières troupes sur le terrains semblent déterminée à résister, le président politique du M23, Bertrand Bisimwa, s’est rendu a Kampala il y a quelques jours, et a été rejoint là-bas par les chefs politiques et militaires de la mission des Nations unies en RDC.

    Il est difficile de savoir dans ce contexte si le président politique du groupe est toujours représentatif des éléments qui combattent sur le terrain.

    Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères congolais, Raymond Tshibanda, n’est pas a Kampala, selon François Mwamba, de la délégation gouvernementale.

    Kinshasa ne retournera pas à Kampala pour poursuivre la discussion, mais est prêt a accepter de signer un accord selon les termes qu’il a proposés il y a deux semaines aux rebelles: c’est a dire une amnistie pour la plupart des membres de la rébellion, excepté les commandants sous sanctions internationales ou accusés de crimes de guerre.

    La communauté internationale est optimiste sur la possibilité pour les deux parties de parvenir a un accord dans les prochains jours.

    BBC

  • A la frontière ougandaise, les allers-retours des Congolais

    A la frontière ougandaise, les allers-retours des Congolais

    Kivu-occupe2– Depuis mercredi, Imelda Nyirankusi fait des allers-retours avec ses neuf enfants entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo. Cette Congolaise aimerait retourner travailler dans son champ, mais les combats entre l’armée de RDC et les rebelles du M23 l’en empêchent.

    “Hier, nous avons passé la nuit en Ouganda. Ce matin nous avons retraversé pour aller dans nos champs mais les militaires FARDC (l’armée congolaise) nous ont dit de nous replier”, explique jeudi Imelda Nyirankusi, sous un soleil de plomb, au poste-frontière ougandais de Bunagana.

    Autour d’elle, attendent ses neuf enfants. Le plus jeune, un nourrisson, est accroché sur son dos. Tous viennent tout juste de repasser la frontière ougandaise.

    Ces allers-retours épuisants, ils les doivent à la reprise des combats près de sa localité d?origine, à quelques km de là, côté RDC.

    “Nous étions dans nos champs lorsque les combats ont repris (?) nous n?avons pas eu le temps de prendre de quoi manger”, poursuit-elle. Sur la tête, elle porte des bassines chargées d?ustensiles de cuisine, mais aucun aliment.

    Au loin, côté congolais, entre les montagnes verdoyantes, résonnent des tirs d?armes lourdes.

    “On retourne dans l’école près du marché dans laquelle on a passé la nuit” mercredi côté ougandais, dit encore Imelda Nyirankusi. Ces derniers jours ont un goût amer de déjà vu: l?an dernier, lorsque la rébellion du M23 s?était emparée de la zone frontalière avec l?Ouganda, mère et enfants avaient déjà dû passer “un mois en Ouganda”.

     

    Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et la Croix-Rouge ougandaise, des milliers de réfugiés congolais — jusqu’à 10.000 a même avancé Kampala — ont rejoint l’Ouganda à la faveur d’une reprise des combats entre les FARDC et le M23 vendredi dernier.

    “Beaucoup de réfugiés qui traversent sont vraiment fatigués, ils ont parfois marché pendant quatre jours et certains ont les jambes enflées, d’autres ont attrapé le paludisme à force de dormir dehors en chemin”, a raconté à l’AFP Catherine Ntabadde, porte-parole de la Croix-Rouge ougandaise.

    “Une vache de Tutsi, une vache du M23”

    Les FARDC semblaient jeudi déterminées à en finir avec la rébellion, attaquant leurs dernières positions sur les hauteurs de la province congolaise du Nord-Kivu, à proximité de la frontière ougandaise, où le M23 s’est retranché à mesure qu’il essuyait des revers militaires ces derniers jours.

     

    Le M23 — Mouvement du 23 Mars — est né en avril 2012 d’une mutinerie d’anciens rebelles, essentiellement tutsi, intégrés dans l’armée congolaise en 2009 après un accord de paix. L’ONU et Kinshasa accusent régulièrement l’Ouganda et le Rwanda de le soutenir, ce que réfutent Kigali et Kampala.

    Mais les réfugiés congolais ne savaient plus à quel saint se vouer.

    En début de journée, une file de femmes, d?hommes et d?enfants, matelas ou paillasse sur la tête et bidons à la main, parfois accompagnés de quelques chèvres, avaient, comme Imelda Nyirankusi, commencé à repasser le poste-frontière de Bunagana pour revenir en RDC.

    Tous étaient ragaillardis par la reprise de la localité congolaise de Bunagana (jumelle de l’autre côté de la frontière de son homonyme ougandaise) aux M23, par les troupes de RDC mercredi.

    “Nous sommes contents, nous rentrons chez nous, en sécurité”, avait notamment lancé Furaha, une jeune mère de 20 ans qui préférait taire son nom de famille.

    Mais à la mi-journée, l?atmosphère avait changé. Les réfugiés avaient fait demi-tour, pour reprendre le chemin de l’Ouganda, car les combats continuaient en fait de l’autre côté de la frontière.

    Pérouse, une femme d’une quarantaine d’année qui ne donne que son prénom, avait elle-aussi fui en Ouganda mercredi, avant de tenter jeudi matin un retour en RDC.

    Mais a peine rentrée, elle a décidé de repartir en Ouganda: sa maison a été détruite et les “militaires du gouvernement” lui ont volé “trois vaches”, lui reprochant par la même occasion son appartenance à la communauté tutsi, celle des rebelles du M23.

    Les soldats ont “égorgé une de mes grosses vaches” et l’ont “mangé en disant que c’était une vache de Tutsi, une vache du M23”.

    “Comment voulez-vous que je rentre si on tue mes vaches et que l’on me fait comprendre que je suis indésirable ?” s’indigne-t-elle.

     Avec AFP

     
     
  • Le Rwanda face à la débandade du M23: que faire ?

    Le Rwanda face à la débandade du M23: que faire ?

    Paul Kagame- Coupable
    Paul Kagame- Coupable

    -Le temps se gâte pour le M23. Délogé de ses sanctuaires de Kibumba, Rutshuru et de Rumangabo sous les coups de boutoir de l’armée congolaise et de la brigade d’intervention des forces de l’ONU, le mouvement rebelle congolais est visiblement en train de vivre ses derniers instants d’agonie. La situation militaire est devenue tellement inconfortable pour lui qu’il s’est vu dans l’obligation d’appeler à la reprise des négociations de Kampala, mais Kinshasa, fort de ses succès militaires entend poursuivre le ménage jusqu’à son terme. Il faut dire qu’il ne pouvait pas en être autrement. En effet, depuis que l’ONU a décidé de donner un mandat offensif à ses forces déployées en RDC, l’on s’attendait à la fin de la récréation pour le M23. Car, on voit mal le mouvement rebelle défier la Brigade d’intervention de l’ONU qui a vu ses effectifs augmenter et ses équipements militaires renforcés.
    Le Rwanda est tenu à la sagesse car il risque gros dans l’affaire. Par ailleurs, le parrain rwandais, qui a toujours démenti soutenir le M23, se trouve dans une posture où il est obligé d’assister, sans réagir, la mort dans l’âme, à la débâcle d’un de ses moyens de pression et de chantage en RDC.

    L’on se rappelle que depuis que Laurent Désiré Kabila a été porté à la tête de la RDC par les bons soins de Kampala et de Kigali, le Congo est tenu en laisse par Paul Kagamé qui décide de quand faire la paix et de quand faire la guerre. Cette humiliation permanente du Congo par le « petit Rwanda » exaspère le peuple congolais et amène certains Congolais à regretter l’époque de Mobutu Sésé Séko pour qui l’intégrité du territoire congolais était un acquis qu’aucun voisin n’osait remettre en cause. La donne est certainement en train de changer avec les victoires des forces armées congolaises sur le M23. Le Rwanda est tenu à la sagesse car il risque gros dans l’affaire. C’est pourquoi il ne prendra pas le risque d’affronter les forces de l’ONU en soutenant activement et publiquement les rebelles cette fois-ci, comme il l’a toujours fait dans le passé.
    L’on peut ajouter à cela que la communauté internationale commence à montrer des signes de lassitude et de nervosité devant les agissements de l’homme fort de Kigali dans l’Est de la RDC.
    En tous les cas, il est impérieux de mettre un terme au supplice des populations de cette partie du territoire congolais par tous les moyens. C’est pourquoi Joseph Kabila ne doit pas se laisser griser par ses victoires militaires et ne doit pas balayer d’un revers de la main la demande par le M23 de la reprise des pourparlers de Kampala. Toutes les voies d’une paix durable doivent être envisagées.

    Tout le monde sait notamment que l’Afrique du Sud ne porte pas dans son cœur le Rwanda

    C’est dans ce contexte marqué par une série de victoires des FARDC et la débandade du M23 que Jacob Zuma a effectué une visite officielle de deux jours en RDC. Cette visite de la première puissance militaire et économique du continent est une illustration de l’excellence des relations entre la RDC et la Nation « arc-en-ciel ». D’ailleurs, la bienveillance de l’Afrique du Sud pour la RDC n’a pas commencé aujourd’hui. En effet, le pays de Nelson Mandela joue depuis plus d’une décennie un rôle déterminant dans la recherche de la paix dans l’Est du Congo.
    L’on se rappelle que c’est sous son égide que les accords de « Sun city » ont été signés en 2003, mettant un terme à une guerre qui avait embrasé toute la région des Grands lacs. Par ailleurs, plus d’un millier de soldats sud-africains participent à la nouvelle brigade d’intervention de l’ONU en RDC.
    Cette visite d’Etat de Jacob Zuma, au-delà de tout ce qui vient d’être évoqué, peut être interprétée comme la volonté de la Nation « arc-en-ciel » de marquer son territoire en signifiant à tous ceux qui alimentent le brasier congolais, que la recréation est terminée.
    Tout le monde sait notamment que l’Afrique du Sud ne porte pas dans son cœur le Rwanda, qui, à ses yeux, est un Etat trublion et déstabilisateur de la région des Grands lacs. Paul Kagamé, qui cherche un alibi pour voler aux secours du M23, sait que l’Afrique du Sud verrait cela d’un mauvais œil. L’histoire est en train de s’accélérer dans l’Est de la RDC et le temps n’est peut-être pas loin où on assistera à l’instauration d’une paix définitive dans cette partie du Congo, qui en a véritablement besoin pour que les immenses richesses dont elle regorge, servent enfin au bien-être des populations.

    Pousdem Pickou- avec Le Pays

  • L’armée attaque les derniers rebelles du M23 dans le Nord-Kivu

    L’armée attaque les derniers rebelles du M23 dans le Nord-Kivu

    soldats8– L’armée congolaise a lancé une attaque jeudi matin contre les derniers rebelles du M23 retranchés sur les hauteurs du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), selon un témoin et une source onusienne. “Il y a des affrontements. Les militaires ont passé la nuit ici et ils sont montés au front”, a indiqué un habitant de Jomba, localité située à un peu moins de 80 km au nord de Goma, la capitale du Nord-Kivu, déplorant qu’une fillette ait déjà “été blessée par balle”. “Les affrontements ont commencé à 09h15 (07h15 GMT). Ils [les soldats] sont en train de mener une opération de ratissage sur la colline”, a indiqué ce témoin joint par téléphone de Kinshasa, et qui a souhaité garder l’anonymat. Vers 10h40 (08h40 GMT), on pouvait entendre très nettement derrière lui des échanges nourris d’armes légères. Selon cet habitant, les belligérants utilisaient aussi des armes lourdes. Une journaliste de l’AFP présente à quelques kilomètres de là, du côté ougandais de la frontière avec la RDC a indiqué entendre au loin des tirs de mortier.
    Selon une source à la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco), “on est dans une phase finale”. Les Forces armées de la RDC (FARDC) “ont encerclé les positions du M23 résiduelles pour les déloger. L’opération est en cours”, a-t-on ajouté de même source. Depuis la reprise, vendredi, des affrontements entre le Mouvement du 23 Mars (M23) et l’armée, la Monusco ne participe pas aux combats, mais elle fournit aux troupes gouvernementales un soutien en matière de renseignement, d’observation et de planification.

    Jomba est à moins de cinq kilomètres de Bunagana, fief politique et dernière place forte du M23 reprise mercredi par l’armée, à la frontière avec l’Ouganda.

    Les derniers rebelles du M23 étaient retranchés jeudi matin sur les collines agricoles de Chanzu, Runyonyi et Mbuzi proches de Bunagana et Jomba, à près de 2.000 mètres d’altitude.

    Selon le chef coutumier du groupement (ensemble de localités) de Jomba, Vincent Mwabutsa — joint par téléphone en Ouganda, où il est soigné– l’armée congolaise contrôle “déjà les trois quarts” de ce territoire, à l’exception de quelques collines.

    Avec AFP

  • Kabila s’exprime enfin  sur la situation dans le Nord-Kivu

    Kabila s’exprime enfin sur la situation dans le Nord-Kivu

    Joseph Kabila: La RDC n’est pas du tout complexée par le niveau de la démocratie.-C’est sur un ton calme et serein que le Président Joseph Kabila s’est adressé à la nation congolaise ce mercredi 30 octobre 2013. D’entrée de jeu, le Président congolais a tenu à rendre compte de la situation actuelle dans la province du Nord-Kivu.

     « Les forces armées de la République Démocratique du Congo ont (ainsi) libéré la plupart des entités du Nord-Kivu, qui depuis 19 mois, se trouvaient sous le contrôle des ennemis de la paix » a annoncé le chef d’État congolais.

    Tout en félicitant les officiers et sous-officiers de l’armée des FARDC , le chef d’État congolais a rappelé que ces victoires n’étaient que les conséquences régulières du devoir de protection des populations, du rétablissement de l’honneur et de la dignité de la nation congolaise tout entière. Joseph Kabila a aussi rendu hommage aux soldats congolais morts pour la patrie et aux trois soldats tanzaniens de la Brigade d’intervention de l’ONU tués à la suite des affrontements contre les hommes du M23.

    Par la suite, le Président a rappelé le cadre dans lequel se situait cette action militaire : « Notre action devait être menée sous le triple plan politique, diplomatique et militaire. C’est ce qui a été fait » a affirmé le Président Kabila. Aux éléments battus du M23, le Président congolais les a invités à se démobiliser volontairement sous peine d’y être contraints par force. Le même appel a été lancé aux autres groupes armés tant nationaux qu’étrangers.

    Enfin, tout en réaffirmant la détermination de la RDC à respecter ses propres engagements, le chef d’État congolais a exhorté les pays voisins à remplir leurs promesses en appliquant effectivement l’accord d’Addis-Abeba.

    « Pour avoir souffert de la guerre, nous Congolais connaissons le prix de la paix », a par ailleurs lancé Joseph Kabila au peuple, l’appelant ainsi à saisir l’opportunité de la situation au Nord-Kivu pour renforcer la cohésion nationale.

    « L’heure n’est pas à la chasse aux sorcières ou à la recherche des boucs émissaires, mais plutôt au rassemblement des Congolais dans toutes leurs diversités autour du seul objectif qui vaille : la grandeur et la dignité du Congo » a-t-il conclu.

    Prince Djungu Tambwe
    Jambonews.net

  • Debandade de M 23, l’impuissance et embarras du parrain Rwandais

    Debandade de M 23, l’impuissance et embarras du parrain Rwandais

    m23 au Rwanda-Le temps se gâte pour le M23. Délogé de ses sanctuaires de Kibumba, Rutshuru et de Rumangabo sous les coups de boutoir de l’armée congolaise et de la brigade d’intervention des forces de l’ONU, le mouvement rebelle congolais est visiblement en train de vivre ses derniers instants d’agonie. La situation militaire est devenue tellement inconfortable pour lui qu’il s’est vu dans l’obligation d’appeler à la reprise des négociations de Kampala, mais Kinshasa, fort de ses succès militaires entend poursuivre le ménage jusqu’à son terme. Il faut dire qu’il ne pouvait pas en être autrement. En effet, depuis que l’ONU a décidé de donner un mandat offensif à ses forces déployées en RDC, l’on s’attendait à la fin de la récréation pour le M23. Car, on voit mal le mouvement rebelle défier la Brigade d’intervention de l’ONU qui a vu ses effectifs augmenter et ses équipements militaires renforcés.
    Le Rwanda est tenu à la sagesse car il risque gros dans l’affaire. Par ailleurs, le parrain rwandais, qui a toujours démenti soutenir le M23, se trouve dans une posture où il est obligé d’assister, sans réagir, la mort dans l’âme, à la débâcle d’un de ses moyens de pression et de chantage en RDC. L’on se rappelle que depuis que Laurent Désiré Kabila a été porté à la tête de la RDC par les bons soins de Kampala et de Kigali, le Congo est tenu en laisse par Paul Kagamé qui décide de quand faire la paix et de quand faire la guerre. Cette humiliation permanente du Congo par le « petit Rwanda » exaspère le peuple congolais et amène certains Congolais à regretter l’époque de Mobutu Sésé Séko pour qui l’intégrité du territoire congolais était un acquis qu’aucun voisin n’osait remettre en cause. La donne est certainement en train de changer avec les victoires des forces armées congolaises sur le M23. Le Rwanda est tenu à la sagesse car il risque gros dans l’affaire. C’est pourquoi il ne prendra pas le risque d’affronter les forces de l’ONU en soutenant activement et publiquement les rebelles cette fois-ci, comme il l’a toujours fait dans le passé.

    L’on peut ajouter à cela que la communauté internationale commence à montrer des signes de lassitude et de nervosité devant les agissements de l’homme fort de Kigali dans l’Est de la RDC.
    En tous les cas, il est impérieux de mettre un terme au supplice des populations de cette partie du territoire congolais par tous les moyens. C’est pourquoi Joseph Kabila ne doit pas se laisser griser par ses victoires militaires et ne doit pas balayer d’un revers de la main la demande par le M23 de la reprise des pourparlers de Kampala. Toutes les voies d’une paix durable doivent être envisagées.

    Tout le monde sait notamment que l’Afrique du Sud ne porte pas dans son cœur le Rwanda

    C’est dans ce contexte marqué par une série de victoires des FARDC et la débandade du M23 que Jacob Zuma effectue une visite officielle de deux jours en RDC. Cette visite de la première puissance militaire et économique du continent est une illustration de l’excellence des relations entre la RDC et la Nation « arc-en-ciel ». D’ailleurs, la bienveillance de l’Afrique du Sud pour la RDC n’a pas commencé aujourd’hui. En effet, le pays de Nelson Mandela joue depuis plus d’une décennie un rôle déterminant dans la recherche de la paix dans l’Est du Congo.
    L’on se rappelle que c’est sous son égide que les accords de « Sun city » ont été signés en 2003, mettant un terme à une guerre qui avait embrasé toute la région des Grands lacs. Par ailleurs, plus d’un millier de soldats sud-africains participent à la nouvelle brigade d’intervention de l’ONU en RDC.
    Cette visite d’Etat de Jacob Zuma, au-delà de tout ce qui vient d’être évoqué, peut être interprétée comme la volonté de la Nation « arc-en-ciel » de marquer son territoire en signifiant à tous ceux qui alimentent le brasier congolais, que la recréation est terminée.
    Tout le monde sait notamment que l’Afrique du Sud ne porte pas dans son cœur le Rwanda, qui, à ses yeux, est un Etat trublion et déstabilisateur de la région des Grands lacs. Paul Kagamé, qui cherche un alibi pour voler aux secours du M23, sait que l’Afrique du Sud verrait cela d’un mauvais œil. L’histoire est en train de s’accélérer dans l’Est de la RDC et le temps n’est peut-être pas loin où on assistera à l’instauration d’une paix définitive dans cette partie du Congo, qui en a véritablement besoin pour que les immenses richesses dont elle regorge, servent enfin au bien-être des populations.

    Pousdem Pickou (AVEC LE PAYS)

  • FARDC reprend Bunagana

    FARDC reprend Bunagana

    fardc rumangambo-Les Forces armées de la RDC ont poursuivi leur avancée dans l’est du pays, et ont repris aux rebelles du M23 la localité de Bunagana, à la frontière avec l’Ouganda, à 70 km de Goma au Nord-Kivu.

    L’armée congolaise a lancé mercredi une importante offensive sur les dernières positions encore tenues par le M23, Bunagana, Mbuzi et Runyoni, près de la frontière entre la RDC et l’Ouganda, avec comme objectif d’anéantir la rébellion du M23, vieille de 20 mois.

    Un habitant de Bunagana a indiqué à la BBC que certains combattants du M23 avaient fui vers l’Ouganda.

    Les Forces armées de la RDC ont infligés plusieurs revers aux rebelles du M23 depuis samedi, reprenant le contrôle de six localités, dont Rutshuru et Rumangabo, appuyés par les forces de l’ONU.

    Un nombre important de chars de combats s’etait amassé mardi soir à Rutshuru.

    Plusieurs dizaines de membres du M23 se sont rendus à la MONUSCO, a annoncé la force de l’ONU.

    Sur le plan diplomatique, la rébellion a affirmé par la voix d’un de ses représentants à Kampala qu’elle espérait obtenir un accord de paix avec le gouvernement de Kinshasa dans les quarante-huit heures.

    Bisimwa fuit en Ouganda

    Bertrand Bisimwa, le président politique du groupe rebelle M23 dans l’est de la RDC, a fui la RDC en direction de l’Ouganda.

    Il est actuellement interrogé par les forces de sécurité ougandaises.

    Le leader rebelle a traversé la frontière vers l’Ouganda dans un convoi de deux véhicules, alors que l’armée congolaise, appuyée par les forces de l’ONU, s’etait approchée à 5km de son fief.

    Avec BBC

  • Les M23 reculent devant l’offensive de l’armée

    Les M23 reculent devant l’offensive de l’armée

    fardc-Depuis la reprise des hostilités au Nord-Kivu, vendredi 25 octobre, le M23 ne cesse de reculer devant les tirs d’artillerie des soldats gouvernementaux. En quatre jours, Kibumba, Kiwanja, Rutshuru, Rumangabo, bastions de la rébellion, ont été récupérées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). « Si le M23 veut déposer les armes, tant mieux, sinon, nous l’y contraindrons. Notre mission est de récupérer toutes les bases rebelles. Nous n’allons pas en rester là», promet le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, porte-parole militaire dans la région.

    « De nouvelles unités ont été formées par des instructeurs étrangers. Nous avons investi dans des équipements. Il fallait tourner le dos à l’humiliation de notre nation », indique un très proche du président, Joseph Kabila.

    « Cette fois, ils ont des munitions, la solde, les rations, le carburant. Ça fait la différence pour un soldat ! », ajoute un officier des Nations unies.

    « Comme le M23 décrochait rapidement, les FARDC n’ont pas eu trop besoin de la brigade d'intervention qui était déployée dans la zone », confie un haut gradé de la Monusco sous couvert d’anonymat, avant d’admettre que cette offensive suscite un certain embarras. « Nous aimerions régler rapidement le problème du M23 pour lancer des actions contre les autres groupes armés, explique-t-il, mais seule une solution politique réglera durablement cette crise. »

    EVITER UNE ESCALADE RÉGIONALE

    Eviter une escalade régionale, c’est le principal souci des diplomates de l’ONU, des Etats-Unis, de la France et de l'Union européenne, qui appellent à une reprise des pourparlers initiés fin 2012 à Kampala, en Ouganda. Des discussions qui n’avaient accouché d’aucun accord entre les belligérants, Kinshasa et le M23, butant notamment sur la question de l’avenir des chefs militaires de la rébellion.

    La semaine passée, lors d’un discours annonçant à mots couverts l’offensive en cours, Joseph Kabila avait refusé toute idée d’amnistie pour ceux qu’il considère comme « des récidivistes impénitents ».

    Lundi, de passage à Paris, Russell Feingold, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs, a soutenu, comme l’essentiel des diplomates occidentaux, la position de Kinshasa de ne pas amnistier les auteurs des crimes les plus graves. Il a aussi insisté sur l’urgence d’une reprise du dialogue : « La situation en RDC est une poudrière régionale. Il faut que les combats cessent. »

    Le même jour, lors d’une discussion par vidéoconférence avec le patron de la Monusco, l’ambassadeur du Rwanda à l’ONU, Eugène-Richard Gasana, a lancé une nouvelle mise en garde. Selon lui, des obus sont tombés au Rwanda pendant le week-end, tuant deux civils. « Si les provocations se poursuivent, dit-il, le Rwanda sera forcé d’entreprendre des actions pour protéger la vie de ses concitoyens. »

    Avec le monde

  • Invitation: Emission- lavdc forum de discussion(en direct)

    Invitation: Emission- lavdc forum de discussion(en direct)

     

     

    lavdc

     
      Suiver nous en direct sur :
     
     
     
    Ce samedi  2 Novembre 2013 a 16 hrs 30 de Kinshasa
     
     Dans son emision :Lavdc forum de discussion

     
     LAVDC
     
      vous invite a participer et a contribuer dans une
     
    emission skype tele-video sur:

     “Quid du gouvernment de cohesion nationale, de la

    puissance du feu de la FARDC a l’est et du role de

    l’opposition”.

     

    Par

    Skype: lavdcongo

    ou au Telephone: + 1 516 874 2559