Author: Don Kayembe

  • Kabila s’exprime enfin  sur la situation dans le Nord-Kivu

    Kabila s’exprime enfin sur la situation dans le Nord-Kivu

    Joseph Kabila: La RDC n’est pas du tout complexée par le niveau de la démocratie.-C’est sur un ton calme et serein que le Président Joseph Kabila s’est adressé à la nation congolaise ce mercredi 30 octobre 2013. D’entrée de jeu, le Président congolais a tenu à rendre compte de la situation actuelle dans la province du Nord-Kivu.

     « Les forces armées de la République Démocratique du Congo ont (ainsi) libéré la plupart des entités du Nord-Kivu, qui depuis 19 mois, se trouvaient sous le contrôle des ennemis de la paix » a annoncé le chef d’État congolais.

    Tout en félicitant les officiers et sous-officiers de l’armée des FARDC , le chef d’État congolais a rappelé que ces victoires n’étaient que les conséquences régulières du devoir de protection des populations, du rétablissement de l’honneur et de la dignité de la nation congolaise tout entière. Joseph Kabila a aussi rendu hommage aux soldats congolais morts pour la patrie et aux trois soldats tanzaniens de la Brigade d’intervention de l’ONU tués à la suite des affrontements contre les hommes du M23.

    Par la suite, le Président a rappelé le cadre dans lequel se situait cette action militaire : « Notre action devait être menée sous le triple plan politique, diplomatique et militaire. C’est ce qui a été fait » a affirmé le Président Kabila. Aux éléments battus du M23, le Président congolais les a invités à se démobiliser volontairement sous peine d’y être contraints par force. Le même appel a été lancé aux autres groupes armés tant nationaux qu’étrangers.

    Enfin, tout en réaffirmant la détermination de la RDC à respecter ses propres engagements, le chef d’État congolais a exhorté les pays voisins à remplir leurs promesses en appliquant effectivement l’accord d’Addis-Abeba.

    « Pour avoir souffert de la guerre, nous Congolais connaissons le prix de la paix », a par ailleurs lancé Joseph Kabila au peuple, l’appelant ainsi à saisir l’opportunité de la situation au Nord-Kivu pour renforcer la cohésion nationale.

    « L’heure n’est pas à la chasse aux sorcières ou à la recherche des boucs émissaires, mais plutôt au rassemblement des Congolais dans toutes leurs diversités autour du seul objectif qui vaille : la grandeur et la dignité du Congo » a-t-il conclu.

    Prince Djungu Tambwe
    Jambonews.net

  • Debandade de M 23, l’impuissance et embarras du parrain Rwandais

    Debandade de M 23, l’impuissance et embarras du parrain Rwandais

    m23 au Rwanda-Le temps se gâte pour le M23. Délogé de ses sanctuaires de Kibumba, Rutshuru et de Rumangabo sous les coups de boutoir de l’armée congolaise et de la brigade d’intervention des forces de l’ONU, le mouvement rebelle congolais est visiblement en train de vivre ses derniers instants d’agonie. La situation militaire est devenue tellement inconfortable pour lui qu’il s’est vu dans l’obligation d’appeler à la reprise des négociations de Kampala, mais Kinshasa, fort de ses succès militaires entend poursuivre le ménage jusqu’à son terme. Il faut dire qu’il ne pouvait pas en être autrement. En effet, depuis que l’ONU a décidé de donner un mandat offensif à ses forces déployées en RDC, l’on s’attendait à la fin de la récréation pour le M23. Car, on voit mal le mouvement rebelle défier la Brigade d’intervention de l’ONU qui a vu ses effectifs augmenter et ses équipements militaires renforcés.
    Le Rwanda est tenu à la sagesse car il risque gros dans l’affaire. Par ailleurs, le parrain rwandais, qui a toujours démenti soutenir le M23, se trouve dans une posture où il est obligé d’assister, sans réagir, la mort dans l’âme, à la débâcle d’un de ses moyens de pression et de chantage en RDC. L’on se rappelle que depuis que Laurent Désiré Kabila a été porté à la tête de la RDC par les bons soins de Kampala et de Kigali, le Congo est tenu en laisse par Paul Kagamé qui décide de quand faire la paix et de quand faire la guerre. Cette humiliation permanente du Congo par le « petit Rwanda » exaspère le peuple congolais et amène certains Congolais à regretter l’époque de Mobutu Sésé Séko pour qui l’intégrité du territoire congolais était un acquis qu’aucun voisin n’osait remettre en cause. La donne est certainement en train de changer avec les victoires des forces armées congolaises sur le M23. Le Rwanda est tenu à la sagesse car il risque gros dans l’affaire. C’est pourquoi il ne prendra pas le risque d’affronter les forces de l’ONU en soutenant activement et publiquement les rebelles cette fois-ci, comme il l’a toujours fait dans le passé.

    L’on peut ajouter à cela que la communauté internationale commence à montrer des signes de lassitude et de nervosité devant les agissements de l’homme fort de Kigali dans l’Est de la RDC.
    En tous les cas, il est impérieux de mettre un terme au supplice des populations de cette partie du territoire congolais par tous les moyens. C’est pourquoi Joseph Kabila ne doit pas se laisser griser par ses victoires militaires et ne doit pas balayer d’un revers de la main la demande par le M23 de la reprise des pourparlers de Kampala. Toutes les voies d’une paix durable doivent être envisagées.

    Tout le monde sait notamment que l’Afrique du Sud ne porte pas dans son cœur le Rwanda

    C’est dans ce contexte marqué par une série de victoires des FARDC et la débandade du M23 que Jacob Zuma effectue une visite officielle de deux jours en RDC. Cette visite de la première puissance militaire et économique du continent est une illustration de l’excellence des relations entre la RDC et la Nation « arc-en-ciel ». D’ailleurs, la bienveillance de l’Afrique du Sud pour la RDC n’a pas commencé aujourd’hui. En effet, le pays de Nelson Mandela joue depuis plus d’une décennie un rôle déterminant dans la recherche de la paix dans l’Est du Congo.
    L’on se rappelle que c’est sous son égide que les accords de « Sun city » ont été signés en 2003, mettant un terme à une guerre qui avait embrasé toute la région des Grands lacs. Par ailleurs, plus d’un millier de soldats sud-africains participent à la nouvelle brigade d’intervention de l’ONU en RDC.
    Cette visite d’Etat de Jacob Zuma, au-delà de tout ce qui vient d’être évoqué, peut être interprétée comme la volonté de la Nation « arc-en-ciel » de marquer son territoire en signifiant à tous ceux qui alimentent le brasier congolais, que la recréation est terminée.
    Tout le monde sait notamment que l’Afrique du Sud ne porte pas dans son cœur le Rwanda, qui, à ses yeux, est un Etat trublion et déstabilisateur de la région des Grands lacs. Paul Kagamé, qui cherche un alibi pour voler aux secours du M23, sait que l’Afrique du Sud verrait cela d’un mauvais œil. L’histoire est en train de s’accélérer dans l’Est de la RDC et le temps n’est peut-être pas loin où on assistera à l’instauration d’une paix définitive dans cette partie du Congo, qui en a véritablement besoin pour que les immenses richesses dont elle regorge, servent enfin au bien-être des populations.

    Pousdem Pickou (AVEC LE PAYS)

  • FARDC reprend Bunagana

    FARDC reprend Bunagana

    fardc rumangambo-Les Forces armées de la RDC ont poursuivi leur avancée dans l’est du pays, et ont repris aux rebelles du M23 la localité de Bunagana, à la frontière avec l’Ouganda, à 70 km de Goma au Nord-Kivu.

    L’armée congolaise a lancé mercredi une importante offensive sur les dernières positions encore tenues par le M23, Bunagana, Mbuzi et Runyoni, près de la frontière entre la RDC et l’Ouganda, avec comme objectif d’anéantir la rébellion du M23, vieille de 20 mois.

    Un habitant de Bunagana a indiqué à la BBC que certains combattants du M23 avaient fui vers l’Ouganda.

    Les Forces armées de la RDC ont infligés plusieurs revers aux rebelles du M23 depuis samedi, reprenant le contrôle de six localités, dont Rutshuru et Rumangabo, appuyés par les forces de l’ONU.

    Un nombre important de chars de combats s’etait amassé mardi soir à Rutshuru.

    Plusieurs dizaines de membres du M23 se sont rendus à la MONUSCO, a annoncé la force de l’ONU.

    Sur le plan diplomatique, la rébellion a affirmé par la voix d’un de ses représentants à Kampala qu’elle espérait obtenir un accord de paix avec le gouvernement de Kinshasa dans les quarante-huit heures.

    Bisimwa fuit en Ouganda

    Bertrand Bisimwa, le président politique du groupe rebelle M23 dans l’est de la RDC, a fui la RDC en direction de l’Ouganda.

    Il est actuellement interrogé par les forces de sécurité ougandaises.

    Le leader rebelle a traversé la frontière vers l’Ouganda dans un convoi de deux véhicules, alors que l’armée congolaise, appuyée par les forces de l’ONU, s’etait approchée à 5km de son fief.

    Avec BBC

  • Les M23 reculent devant l’offensive de l’armée

    Les M23 reculent devant l’offensive de l’armée

    fardc-Depuis la reprise des hostilités au Nord-Kivu, vendredi 25 octobre, le M23 ne cesse de reculer devant les tirs d’artillerie des soldats gouvernementaux. En quatre jours, Kibumba, Kiwanja, Rutshuru, Rumangabo, bastions de la rébellion, ont été récupérées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). « Si le M23 veut déposer les armes, tant mieux, sinon, nous l’y contraindrons. Notre mission est de récupérer toutes les bases rebelles. Nous n’allons pas en rester là», promet le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, porte-parole militaire dans la région.

    « De nouvelles unités ont été formées par des instructeurs étrangers. Nous avons investi dans des équipements. Il fallait tourner le dos à l’humiliation de notre nation », indique un très proche du président, Joseph Kabila.

    « Cette fois, ils ont des munitions, la solde, les rations, le carburant. Ça fait la différence pour un soldat ! », ajoute un officier des Nations unies.

    « Comme le M23 décrochait rapidement, les FARDC n’ont pas eu trop besoin de la brigade d'intervention qui était déployée dans la zone », confie un haut gradé de la Monusco sous couvert d’anonymat, avant d’admettre que cette offensive suscite un certain embarras. « Nous aimerions régler rapidement le problème du M23 pour lancer des actions contre les autres groupes armés, explique-t-il, mais seule une solution politique réglera durablement cette crise. »

    EVITER UNE ESCALADE RÉGIONALE

    Eviter une escalade régionale, c’est le principal souci des diplomates de l’ONU, des Etats-Unis, de la France et de l'Union européenne, qui appellent à une reprise des pourparlers initiés fin 2012 à Kampala, en Ouganda. Des discussions qui n’avaient accouché d’aucun accord entre les belligérants, Kinshasa et le M23, butant notamment sur la question de l’avenir des chefs militaires de la rébellion.

    La semaine passée, lors d’un discours annonçant à mots couverts l’offensive en cours, Joseph Kabila avait refusé toute idée d’amnistie pour ceux qu’il considère comme « des récidivistes impénitents ».

    Lundi, de passage à Paris, Russell Feingold, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs, a soutenu, comme l’essentiel des diplomates occidentaux, la position de Kinshasa de ne pas amnistier les auteurs des crimes les plus graves. Il a aussi insisté sur l’urgence d’une reprise du dialogue : « La situation en RDC est une poudrière régionale. Il faut que les combats cessent. »

    Le même jour, lors d’une discussion par vidéoconférence avec le patron de la Monusco, l’ambassadeur du Rwanda à l’ONU, Eugène-Richard Gasana, a lancé une nouvelle mise en garde. Selon lui, des obus sont tombés au Rwanda pendant le week-end, tuant deux civils. « Si les provocations se poursuivent, dit-il, le Rwanda sera forcé d’entreprendre des actions pour protéger la vie de ses concitoyens. »

    Avec le monde

  • Invitation: Emission- lavdc forum de discussion(en direct)

    Invitation: Emission- lavdc forum de discussion(en direct)

     

     

    lavdc

     
      Suiver nous en direct sur :
     
     
     
    Ce samedi  2 Novembre 2013 a 16 hrs 30 de Kinshasa
     
     Dans son emision :Lavdc forum de discussion

     
     LAVDC
     
      vous invite a participer et a contribuer dans une
     
    emission skype tele-video sur:

     “Quid du gouvernment de cohesion nationale, de la

    puissance du feu de la FARDC a l’est et du role de

    l’opposition”.

     

    Par

    Skype: lavdcongo

    ou au Telephone: + 1 516 874 2559

     
  • Côte d’Ivoire : la CPI refuse de libérer Laurent Gbagbo

    Côte d’Ivoire : la CPI refuse de libérer Laurent Gbagbo

    gbagbo-Dans un communiqué publié mardi, la CPI indique qu’elle confirme le maintien en détention de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, avant son éventuel procès pour les crimes commis pendant la crise postélectorale de 2010-2011.

    La Cour pénale internationale (CPI) ne varie pas. “La chambre d’appel a décidé, à la majorité, de confirmer la décision de la chambre préliminaire”, en date du 11 juillet et ordonnant le maintien en détention de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

    >> Voir le portfolio interactif : La CPI, 15 ans et 29 Africains en ligne de mire

    La défense avait fait appel de la décision, qui ne présage pas de la tenue d’un procès car, début juin, les juges avaient signifié au procureur qu’ils ne pouvaient pas, en l’état des preuves réunies, confirmer les charges pesant sur Gbagbo concernant son rôle présumé dans les violences postélectorales qui avaient fait environ 2000 morts en Côte d’Ivoire, de décembre 2010 à avril 2011.

    Les Gbagbo séparés

    Laurent Gbagbo, 68 ans, est soupçonné de crimes contre l’humanité. Il avait été interpellé en avril 2011 par les forces pro-Ouattara, appuyées par l’armée française et l’ONU. Il avait ensuite été transféré fin 2011 à La Haye, où il est écroué depuis. L’ex-chef de l’État nie les accusations portées à son encontre.

    >> Voir la vidéo : La vie de Laurent Gbagbo en prison

    Quant à son épouse, Simone, fait elle aussi l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI. Mais Abidjan refuse de la remettre à la Cour, au motif que la justice ivoirienne est désormais en capacité d’assurer équitablement son procès. L’ex-ministre Charles Blé Goudé fait lui aussi l’objet d’un mandat d’arrêt. Il est actuellement détenu en Côte d’Ivoire mais son sort reste incertain.

    (Avec AFP)

  • M23 “presque neutralisé” selon l’ONU

    M23 “presque neutralisé” selon l’ONU

    fardc-Les rebelles du M23 ne contrôlent plus que quelques centaines de kilomètres carrés de la République Démocratique du Congo et affichent de moins de moins de résistance, indiquent les Nations Unies.

    Martin Kobler, le représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC, briefait le Conseil de Sécurité sur la situation dans le pays, après les derniers combats, et notamment la reprise de plusieurs villes de l’Est de la RDC par les forces armées et la MONUSCO.

    A l’issue du Conseil, l’ambassadeur de la France près l’ONU Gérard Arault, a résumé les propos du représentant: “On peut dire aujourd’hui que le M23 est militairement fini. L’attaque conduite par les FARDC avec le soutien de la MONUSCO a été un succès. Tout le monde en a conclu que nous devions revenir à la table des négociations à Kampala”

    Les 15 membres du Conseil, à travers une déclaration, ont condamné les attaques perpétrées par le M23 contre la MONUSCO dans le Nord Kivu et qui ont causé la mort d’un Casque Bleu tanzanien.

    Ils ont également demandé au gouvernement congolais de retrouver les auteurs de ce crime afin de les traduire devant la justice.

    La neutralisation du M23 ne signifie cependant pas, pour le représentant permanent du Rwanda près l’ONU la fin de la crise dans l’est de la RDC.

    Eugene – Richard Gansana a également rappelé que son pays a “la responsabilité de protéger” sa population et ne va “tolérer aucune atteinte a sa sécurité”

    Lundi, le ministre de la Défense de la RDC a appelé les rebelles du M23 à se rendre, après les derniers revers infligés au groupe par l’armée congolaise au Nord-Kivu.

    L’armée congolaise a repris lundi aux rebelles du M23 la base militaire stratégique de Rumangabo, dans l’est de la RDC, à une quarantaine de kilomètres au nord de Goma, la capitale du Nord-Kivu.

    Les Forces armées de la RDC, qui il y a un an avaient fui leur poste face devant l’avancée rebelles, ont ainsi repris la cinquième localité aux rebelles en l’espace de quelques jours, semblant marquer un tournant dans le conflit.

    Le M23 de son côté évoque un “repli volontaire” de ces sites, pour épargner des vies civiles.

    Le mouvement se trouve désormais dans les collines de Bunagana, mais n’exclut pas de revenir dans les villes conquises par l’armée si les négociations de Kampala ne reprennent pas.

    Avec BBC

  • L’armée poursuit son avancée dans l’Est, les rebelles en déroute

    L’armée poursuit son avancée dans l’Est, les rebelles en déroute

    fardc- bunangana-L’armée congolaise, épaulée par les Casques bleus, inflige depuis quatre jours revers sur revers aux combattants du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), où les rebelles ne contrôlaient plus lundi qu’un réduit aux confins du Rwanda et de l’Ouganda.

    “Presque toutes les positions du M23 ont été abandonnées hier”, a déclaré le chef de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco), Martin Kobler, par vidéo conférence au Conseil de sécurité de l’ONU, réuni en urgence à New York.

    “Cela marque quasiment la fin militaire du M23”, a-t-il ajouté.

    Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont repris dans la matinée sans trop de difficultés la base militaire stratégique de Rumangabo, à une quarantaine de kilomètres au nord de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, riche en ressources naturelles et minières.

    Tenue par le M23 depuis plus d’un an, cette base servait auparavant de centre de formation régional à l’armée. Elle constitue le dernier verrou ouvrant la route de Bunagana, à la frontière ougandaise, où les responsables politiques de la rébellion ont installé leur base il y a plus d’un an.

    L’armée contrôlait en fin d’après-midi l’intégralité de la route menant de Goma à Rutshuru et Kiwanja, à 80 km plus au nord, après avoir éliminé une ultime poche de résistance à Kibumba (25 km au nord de Goma).

    Les combats entre le M23 et l’armée avaient repris vendredi, après presque deux mois de trêve, et quatre jours après la suspension des pourparlers de paix entre les deux camps qui se déroulent à Kampala.

    “Une poudrière”

    L’ONU, l’Union européenne, les Etats-Unis et la France ont appelé à la reprise de ces négociations, mais le gouvernement, qui a répété à plusieurs reprises sa volonté d’anéantir la rébellion, ne donne pas l’impression de vouloir s’arrêter en si bon chemin.

    “Je ne vois pas quelqu’un qui puisse se lever et nous dire où s’arrêter”, a déclaré à l’AFP le ministre de la Défense congolais, Alexandre Luba Ntambo.

    Peu de temps avant, l’envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs, Russell Feingold, de passage à Paris et évoquant “une poudrière”, avait mis en garde: “Il y a d’énormes risques à continuer comme ça, en pensant que la solution militaire est l’unique réponse. (…) Cela risque d’attirer d’autres forces et pourrait conduire à une guerre croisée”.

    L’ONU et Kinshasa accusent régulièrement – malgré leurs démentis – l’Ouganda et le Rwanda de soutenir les rebelles, dont les combattants, selon des sources militaires étrangères, seraient dorénavant moins de mille. En août, leur nombre était estimé à 1.700.

    Le Mouvement du 23 Mars (M23) est né d’une mutinerie, en avril 2012, d’anciens rebelles essentiellement tutsi, intégrés dans l’armée en 2009 après un accord de paix.

    Aucun commandant rebelle n’a pu être joint de toute la journée, alors que la communication du M23 est généralement abondante.

    Les deux camps n’ont communiqué aucun bilan sur les victimes des combats.

     

    “Fosses communes”

    “A l’hôpital de Rutshuru, on a reçu une dizaine de blessés, dont un est décédé. Tous étaient des civils”, a indiqué un médecin sous le couvert de l’anonymat, ajoutant qu’une femme avait été tuée par balle dans la ville.

    Selon le Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha), quelque 22.500 nouveaux déplacés seraient arrivés près de Goma, la plupart ayant “fui Kibumba et ses environs depuis près de 10 jours au vu de la préparation des opérations militaires”.

    Après l’annonce, dimanche, de la découverte de fosses communes à Kibumba, le ministère de la Défense a créé une commission d’enquête militaire chargée de faire la lumière sur ces charniers dans la zone évacuée par le M23.

    “Par endroits, il y avait des insectes, ce qui veut dire qu’il n’y avait pas que des os”, a raconté un témoin à l’AFP, “j’ai vu des choses dégueulasses (…) trois ou quatre crânes d’enfants, des sous-vêtements et des vêtements de femmes.”

    Pour le gouverneur du Nord-Kivu Julien Paluku, qui répercute en cela l’avis global de la population, l’offensive des FARDC doit se poursuivre. “Il y a eu trop de morts”, dit-il, les rebelles “doivent déposer les armes”.

    AFP