Author: Don Kayembe

  • Maffia au Katanga: la RDC est loin de quitter le bourbier de la mauvaise gouvernance

    Maffia au Katanga: la RDC est loin de quitter le bourbier de la mauvaise gouvernance

     katumbiTrois milliards de dollars américains de l’état congolais ont été coulés au Katanga par la maffia. Le député Emery Okundji a dénoncé cette situation à la tribune de l’assemblée nationale lors du débat sur la loi portant reddition des comptes 2012.

    Il a déploré que la mission judiciaire d’enquête diligentée par le procureur général de la république ait été rappelée à Kinshasa alors que dans ses investigations, elle avait déjà identifié 741 millions de dollars d’amendes et pénalités que la DGDA devait recouvrer dans onze entreprises pour trois ans. Pourtant, cette régie n’avait projeté de mobiliser pour la même période les recettes de l’ordre de 154.975.533 millions de dollars. ‘‘Même si les statistiques nous présentées sont trompeuses et ne reflètent pas la réalité des recettes entendues, la DGDA sur 3 ans, sur un total de 154.975.533 dollars prévu, ne récolte qu’un chiffre ridicule de 18.139.953 dollars, c’est le taux de réalisation le plus faible que l’on puisse imaginer’’, a indiqué Emery Okundji. Pour élucider cette situation, le procureur général de la république avait dépêché une mission sur place mais vite retournée à Kinshasa sur ordre d’un membre du gouvernement. Des signes de corruption, de concussion et de fraude douanière sont patents à la DGDA-Katanga. Deo Rugwiza, le patron de la DGDA était favorable à cette mission pour éventrer le boa.

     

    Contre toute attente, la commission économico-financière de l’assemblée nationale a demandé dans son rapport sur la reddition des comptes 2012 que seuls les responsables de la DGDA ayant soutenu la mission, soient sanctionnés protégeant presque la ministre de la justice à la base du rappel de la mission, a dénoncé un syndicaliste de la DGDA-Katanga.

     

    Au total, la mission Nyandu du nom de l’avocat général qui a conduit la délégation, n’a pu enquêter que dans 11 entreprises sur les 252 répertoriées. Le député Okundji précise que la mission judiciaire dans son rapport affirme ‘‘en page 9 point 3 qu’il lui restait 252 dossiers à examiner dont le montant en amendes et pénalités était estimé à 2.964.080.060 dollars américains’’. Il a plaidé pour la constitution d’une commission d’enquête parlementaire qui utiliserait l’équipe Nyandu comme expert, pour tirer au clair cette situation.

     

    ‘‘Le rapport Nyandu démontre à suffisance que quand le chef de l’état affirme que notre budget est ridicule parce qu’il y a corruption, coulage des recettes et enrichissement illicite, il ne croit pas si bien dire’’, a déploré le secrétaire général des Fonus. Le constat est malheureux, argumente Okundji, s’interrogeant si pour onze entreprises d’une seule province, trois milliards de dollars peuvent se volatiliser et que dire de l’ensemble de provinces et de toutes les entreprises de la république.

     

    La Rdc pointe à la 154 émè place sur 177 pays au monde dans le dernier classement de Transparency international sur la corruption. Avec de tels scandales, le pays est loin de quitter le bourbier de la mauvaise gouvernance et l’impunité malgré le semblant de rigueur qu’affiche le premier ministre actuel.

     

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    Monga fraude la douane pour 41 millions Usd avec la couverture de la ministre Mumba

     

    La rédaction de “CONGONEWS” a réussi à mettre la main sur une partie du rapport sur la fraude douanière au Katanga, remis au Procureur général de la République, Flory Kabange Numbi, sous la signature de l’Avocat général de la République, Simon Nyandu. Cette fraction est circonscrite aux activités de l’agence en douane Trade service d’Eric Monga Mumba, le protégé de la ministre de la Justice et Droits humains, Wivine Mumba.

     

    Remarquez la synonimie entre les deux cousins Mumba qui explique la protection que la ministre apporte à son parent (Lire «CONGONEWS» n°606 du vendredi 8 novembre 2013).

     

    Avant elle, Trade service était placée sous la toute-puissante ombre d’Augustin Katumba Mwanke. Des années durant, l’agence n’a pas payé des droits dus à l’importation de ses clients. La commission Nyandu a plongé dedans et elle a conclu à un montant de 261 millions de dollars -droits éludés et pénalités- que Monga doit à la DGDA pour la période ente 2008-2013. Et dire que Monga est le président en exercice de la FEC-Katanga. Plutôt que d’être un modèle, Monga utilise sa position pour monter les autres opérateurs chaque fois que la DGDA décide de procéder à un recouvrement forcé.

     

    La dernière fois, il a rallié les autres contrevenants à une menace de grève générale pour donner prétexte à Mumba d’arrêter la mission des enquêteurs dépêchés depuis Kinshasa. Monga avait dû faire le déplacement de Kinshasa. D’abord chez le PGR où il avait fait le pied de grue toute une journée. Ensuite chez Mumba qu’il avait pratiquement assiégé avant d’obtenir de celle-ci une lettre dans laquelle la ministre formulait des allusions claires au PGR pour qu’il mette un terme à la commission Nyandu. Ce qui fut fait. Mais c’était sans compter que la commission avait déjà collecté tous les éléments pour établir un rapport une fois de retour à Kinshasa.

     

    Dans ce rapport, Trade service est mis en cause pour plusieurs infractions, du transfert illégal des fonds estimés à plus de 7 millions de dollars à la soustraction des marchandises au paiement des droits et à la vérification jusqu’à la sous-évaluation.

     

    Pour la seule période 2013, la DGDA réclame à Monga et sa maffieuse agence la somme de 41 millions de dollars de droits éludés (Lire fac similé p. 3,4,5). Des documents de même nature pour 2008 à 2012 seront servis aux lecteurs de «CONGONEWS» dans le prochain numéro. Comme sur le transfert illégal des fonds vers l’extérieur.

     

    PAUL MULAND

  • RDC– M23 : Ce que les Congolais ont « quand-même » gagné

    RDC– M23 : Ce que les Congolais ont « quand-même » gagné

    Congolais_ont_gagne-Les « engagements de Nairobi » entre le gouvernement de la RDC et le M23 ont laissé un goût amer dans le pays, que résume la formule : « qui perd gagne ». La dignité, qu’un peuple humilié croyait retrouver dans le sacrifice de ses soldats, dépérit. Il y a pourtant quelque chose de « réconfortant » dont les Congolais n’auraient pas encore pris toute la mesure. En effet, les mystères des guerres à répétition sont maintenant levés. Les « agents de l’ombre », qui opéraient derrière les « combattants rwandais », ont enfin tombé les masques. En volant au secours du M23, les parrains occidentaux de Kampala et Kigali se sont placés en première ligne, et ne peuvent plus se dérober. Au prochain coup de feu dans le Kivu, le Congolais moyen sait maintenant sur qui porter tout de suite les regards.

     En effet, l’énergie avec laquelle l’Ouganda (Museveni), les Etats-Unis (Russ Feingold) et les Britanniques (Mary Robinson[1]) se sont employés à « sauver le M23 », a fini par révéler au grand jour que ces pays ont énormément investi dans les « combattants rwandais », et qu’ils sont à présent incapables de les laisser tomber. Même lorsque ces combattants avaient déguerpi du territoire congolais et que leur structure politique s’était disloquée.

    Jusqu’à présent, pour avoir une idée assez précise de l’implication des grandes puissances dans les guerres contre le Congo, il fallait mener des recherches et parcourir des ouvrages. Après l’acharnement des Américains et des Britanniques à sauver, à tout prix, le noyau dur du M23, même le Congolais de la rue découvre que derrière de sinistres individus comme Sultani Makenga se cachaient de respectables « grandes démocraties » occidentales. Elles essayent à présent de les mettre à l’abri de poursuites judiciaires[2],[3], le procès des personnages comme ceux-là risquant de prendre les allures du Procès de Nuremberg et éclabousser les grandes « icones de la démocratie[4] » et de la civilisation occidentale.

    Les coups de fils qui ont crevé l’abcès

    Tout est parti des coups de fil[5] passés par le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, et du ministre britannique des affaires étrangères, William Hague, au Président rwandais Paul Kagamé le menaçant de sanctions financières s’il maintenait son soutien au M23. Les deux diplomates, par ce geste, venaient de crever, sur la place publique, la bulle des mensonges de Kigali, qui continuait de nier, les yeux dans les yeux, tout soutien au M23. On n’en pouvait plus de cette affligeante formule : « l’ONU et Kinshasa accusent le Rwanda de soutenir le M23, ce que le Rwanda nie ». Les temps changent

    L’« homme fort de Kigali », d’ordinaire arrogant dans ses réactions, s’est subitement replié sur lui-même et, depuis, s’enferme dans un silence de mort, au point d’avoir abandonné ses soldats aux abois, à la merci de l’offensive des FARDC et de la brigade d’intervention de la Monusco.

    C’est dire à quel point le régime de Kigali vit dans une dépendance désespérée, financière notamment, vis-à-vis de ses « maîtres » de Londres et Washington. Mais c’est aussi la preuve que sans l’appui de Londres et Washington, le Rwanda n’aurait jamais entrepris de tirer un seul coup de feu contre le Congo.

    Même panique du côté de Kampala où l’autre parrain du M23, Yoweri Museveni, a dû faire des pieds et des mains pour sauver ce qui reste de son image en s’accrochant, comme il a pu, sur le fauteuil de « médiateur international ». On lui sent une palpable fébrilité lorsque l’« homme des Britanniques », se retrouve à Paris, en France, au sommet sur la paix en Afrique. Il est encore plus fébrile lorsqu’il fait clôturer les pourparlers de Kampala à Nairobi à l’ombre des célébrations du cinquantième anniversaire de l’indépendance du Kenya.

    Ainsi l’histoire retiendra que deux « petits pays » enclavés et dépourvus de ressources autonomes en quantité ont pu sauvagement martyriser des millions de Congolais, dix-sept ans durant, grâce à l’aide des Américains[6],[7] et des Britanniques[8] qui, un jour, décidèrent de passer deux coups de fil, et pas seulement. Les parrains iront directement s’impliquer pour liquider une aventure meurtrière (M23) qui commençait à échapper à tout contrôle[9].

    Les Américains, par Russ Feingold, et les Britanniques, par Mary Robinson, vont s’engager avec une insoupçonnable énergie, officiellement pour la paix, mais en réalité pour faire disparaître un allié devenant de plus en plus embarrassant[10]. Le flagrant aveu de complicité de longue date avec les individus qui agressent le Congo, massacrent des populations civiles, violent et pillent depuis deux décennies.

    Les masques tombent

    A Nairobi, les masques sont donc tombés devant la face du monde, et ça, au moins, c’est une victoire pour le peuple congolais, assommé depuis des années par des mensonges politico-médiatiques. Ça n’a jamais été « la révolte des Banyamulenge ». Ni la guerre pour protéger les « Tutsis congolais ». Le Rwanda de Kagamé n’a jamais été une puissance militaire que par la dissimulation des puissances occidentales derrière un « petit pays » pour mettre le Congo à genou. « Il n’y a jamais eu de rébellion », pour reprendre la formule de Keith Harmon Snow[11]. C’était des armées étrangères qui agressaient le Congo avec des appuis qui remontaient jusqu’à Londres et Washington.

    Ce fut, depuis le début, une guerre internationale contre le Congo pour mettre ses gisements miniers en coupe réglée, voire liquider une partie de sa population pour assurer l’implantation des populations rwando-ougandaises. Et deux « grandes démocraties », Washington et Londres, auront été associées au grand massacre qui coûta la vie à plus de six millions de Congolais.

    Personne ne sait vraiment si cette guerre est finie, mais, au moins, les Congolais ont maintenant pu démêler le vrai du faux et portent pour de bon un regard lucide sur les dessous des cartes. La prochaine fois qu’on entendra un coup de feu dans l’Est du Congo, il faudra que le gouvernement de Kinshasa vérifie l’efficacité de ses diplomates accrédités à Londres, Washington, New York, et, accessoirement, Bruxelles.

    Boniface MUSAVULI



    [1] Mary Robinson, ancienne Présidente de l’Irlande, est l’envoyée spéciale du Secrétaire Général de l’ONU pour la région des grands lacs. Ses prises de position répétées en faveur des membres du M23 fini par trahir son penchant pour les intérêts des régimes de Kampala et de Kigali, parrainés par Londres et Washington.

    [2] Pendant ce temps, à Kinshasa, un député national a été arrêté et envoyé à la Cour Pénale Internationale pour une affaire objectivement banale. Le « deux poids deux mesures  » dans toute sa splendeur… Le député Fidèle Babala, proche de Jean-Pierre Bemba (MLC) a été interpelé dimanche 24 novembre à son domicile, à 2h00 du matin. Il a été rapidement transféré à la CPI. L’élu congolais est suspecté d’avoir produit de faux témoignages dans l’affaire « Procureur contre Jean-Pierre Bemba  ».

    [3] Barack Obama a demandé que des poursuites judiciaires soient engagées contre les responsables du M23. Mais il doit s’agir d’une prise de position juste pour la forme. En effet, les victimes des mouvements ancêtres du M23, que sont le CNDP de Laurent Nkunda, le RCD et l’AFDL n’ont jamais obtenu justice, leurs bourreaux étant toujours protégés par l’Ouganda, le Rwanda et même la RDC.

    [4] Penser seulement que Paul Kagamé, parrain du M23, a pour conseillers de respectables personnalités comme Bill Clinton et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair (…).

    [6] L’aide des Etats-Unis et du Royaume-Uni à Paul Kagamé commence bien avant sa prise du pouvoir à Kigali. Au Congo, des forces spéciales américaines ont pris part aux combats aux côtés des troupes rwandaises durant la première guerre du Congo. Voir Patrick MBEKO, Le Canada dans les guerres en Afrique centrale – Génocides & Pillages des ressources minières du Congo par Rwanda interposé, Le Nègre Editeur, 2012, pp. 226 et svts.

    [7] Les Américains ont construit, depuis juillet 1994, une base sophistiquée de collecte de renseignements électromagnétiques (SIGINT) sur le Mont Karisimbi et une base militaire bien fournie dans le Bugesera. Le personnel militaire des États-Unis aurait été vu dans certains quartiers de Kigali entrain de former la police rwandaise et les contrôleurs du trafic aérien de la Force aérienne rwandaise. Des instructeurs US, israéliens et britanniques participent également à la formation de l’armée rwandaise et de la Garde présidentielle dans les bases militaires de Gako et Gabiro. La firme KBR (Kellogg Brown and Root) a construit les bases militaires de Ntendezi et Bugarama près de Cyangugu à la mi-1994. À l’époque, KBR était une filiale d’Haliburton et détenait le contrat LOGCAP (Logistics Civil Augmentation Program) du ministère américain de la Défense. Pour l’année 2009, le Rwanda a reçu plus de 20 millions de dollars d’équipements militaires des États-Unis. Voir Patrick MBEKO, op. cit. p. 230. Kagamé n’a pas pu intervenir autant de fois au Congo à l’insu du gouvernement américain.

    [8] Des commandos britanniques ont été signalés dans les rangs des maquisards du FPR durant la conquête du Rwanda, longtemps avant la prise de Kigali. Voir Pierre Péan, Carnages – Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique, Éditions Fayard, novembre 2010, p. 259 et svts.

    [9] L’affaire des 300 tonnes de munitions et d’armes lourdes découvertes début novembre, sur la colline de Chanzu, n’a pas encore révélé tous ses mystères. Selon le porte-parole des FARDC dans la province du Nord-Kivu, le colonel Olivier Hamuli, les munitions trouvées sur la colline de Chanzu pouvaient permettre au M23 de mener des opérations pendant plus de 10 ans. Les armes et munitions proviendraient de Russie et d’Ukraine, ce qui donnait à la guerre du M23 une dimension inattendue, leurs parrains étant plutôt des alliés des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Aussi, l’Est du Congo étant toujours sous embargo, en application des Résolutions 1493(2003) et 1533(2004) du Conseil de sécurité de l’ONU, le M23 n’a pas pu se procurer une quantité aussi impressionnante d’armes sans bénéficier des complicités au-delà des pays de la région.

    [10] En essayant tout de même de faire aboutir ses revendications. Le Congo va devoir réintégrer les combattants du M23 en application des engagements de Nairobi du 12 décembre dernier.

    [11] Pour Keith Harmon Snow, correspondant de guerre, cinéaste et professeur de journalisme américain, les combattants du M23 ne sont pas des « rebelles congolais » mais des soldats rwandais et ougandais.

    Avec Agora Vox

  • Le come back controversé à Goma de l’ex-chef rebelle Bertrand Bisimwa et ses compagnons d’arme

    Le come back controversé à Goma de l’ex-chef rebelle Bertrand Bisimwa et ses compagnons d’arme

    bertrand_bisimwa2_1– L’ex chef politique du M23, Bertrand Bisimwa a annoncé dimanche son retour imminent à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. La même province que lui et ses hommes ont martyrisé pendant plus de deux ans. Intervenant sur la radio Kivu One, l’homme fort de l’ex-rébellion défaite a affiché sa volonté de rentrer au pays. Bisimwa s’est dit prêt à sensibiliser ses collègues se trouvant encore dans des camps au Rwanda et en Ouganda pour regagner le pays. ‘‘J’attends participer ici à Kampala à la réunion de mise en œuvre de la déclaration de Nairobi avant de retourner à Goma’’, a-t-il déclaré. Dans la ville de Goma, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende Omalanga a affirmé que le souci du gouvernement, c’est de voir tous ses ex-rebelles rentrer au pays même ceux qui seront poursuivis par la justice. ‘‘Depuis le jour où la déclaration était signée à Nairobi, les portes étaient déjà ouvertes. A ce que je sache les autres animateurs du M23 sont déjà rentrés au pays pour la plupart’’, a précisé Mende. Le ministre de la communication et medias a dit ne pas connaitre le sort réservé à Bertrand Bisimwa même s’il n’a pas voulu dire clairement que le chef rebelle n’était pas sur la liste des criminels devant répondre de leurs actes devant la justice. ‘‘C’est aberrant de prétendre juger quelqu’un et de l’empêcher de rentrer là ou il doit être jugé. Je ne connais pas le sors de monsieur Bisimwa. Manifestement, il ne fait pas partie des personnes pourchassées par des mandats’’, a-t-il martelé.  En outre, il a rappelé que le gouvernement a pris une décision réfléchie et il était inconcevable, selon lui,  de s’opposer au retour de ces personnes. Déjà Serge Kambasu Ngeve et Mashigiro Nzey, deux cadres de l’aile M23 opposée à Bisimwa sont rentrés au chef-lieu du Nord-Kivu. Pour la majorité de la gomatraciens, le retour des assassins du M23 est une insulte contre les habitants du Nord-Kivu. ‘‘Comment ces gens qui ont tué, peuvent revenir calmement ici. Ils ont commis des crimes sur la population civile et  vous pensez que cela va passer inaperçu’’, a dénoncé Kasereka, un motard rencontré au rond-point Bdgl. Les stigmates de crimes commis par les rebelles du M23 lors de l’occupation de la ville de Goma au mois de novembre 2012 demeurent encore vifs. Dans la classe politique locale, le retour des bourreaux sur  lieu du crime divise l’opposition et la majorité. A l’opposition politique, Maitre Jean Pierre Lumbu lumbu, point focal de l’Union des Forces Acquises au Changement a jugé inopportun le retour des responsables du M23 à Goma. Il pense que les plaies ne sont pas encore cicatrisées au sein de cette population meurtrie du Nord-Kivu pour qu’elle tolère la cohabitation avec ces bourreaux. ‘‘Les enfants du Nord-Kivu ne sont pas encore psychologiquement préparés pour accueillir et accepter ces bourreaux d’hier’’, a prévenu Lumbu Lumbu. Par contre à la majorité présidentielle, son coordonateur provincial, Mukuba Sylvestre a précisé que la déclaration finale des pourparlers de Kampala conclue à Nairobi autorise aux anciens rebelles de retourner au pays mais, a-t-il renchéri, les auteurs reconnus de crimes de guerre seront poursuivis par la justice. Pour maitre Omar Kavota, le porte-parole et vice-président de la société  civile du Nord-Kivu, les brebis galeuses doivent être arrêtées et traduites en justice. Cependant, cet activiste accepte que seuls les ex-rebelles qui ne sont en connivence avec l’étranger pour déstabiliser de nouveau la province, puissent rentrer au pays. \

    Avec 7sur7.cd

  • Le concert de JB M’Piana au Zénith de Paris finalement annulé

    Le concert de JB M’Piana au Zénith de Paris finalement annulé

    JB-Alors que les artistes musiciens de l’orchestre Wenge musica Bcbg de JB M’Piana s’apprêtaient à quitter Kinshasa pour venir se produire à Paris, le site du Zénith – La Villette a annoncé, jeudi matin, que le concert prévu le 21 décembre était annulé.

    Finalement, le concert de JB M’Piana et de son groupe, Wenge musica Bcbg, prévu le 21 décembre à Paris, n’aura pas lieu. L’annulation du spectacle a été annoncée, jeudi, sur le site de la salle Zénith de la capitale française. Une nouvelle qui surprend les artistes musiciens congolais qui s’apprêtaient à quitter Kinshasa, après avoir reçu “40 visas”.

    “C’est chaud !”, s’est exclamé Roger Ngandu, le porte-parole du groupe musical. Contacté par Jeune Afrique, il dit n’être “pas encore au courant de l’annulation” du concert. “Pourquoi l’ont-ils annulé ?” s’interroge-t-il, terriblement déçu.

    “Blocus”

    Depuis l’annonce du concert de JB M’Piana au Zénith de Paris, des groupes d’opposants congolais radicaux vivant en Europe, dénommés des “combattants”, ont multiplié des menaces à l’endroit de l’artiste, lui promettant “l’apocalypse” en cas de maintien du concert. Des délégations ont même quitté Bruxelles et Londres pour venir entraver le bon déroulement du spectacle.

    Depuis près de cinq ans, les “combattants” ont imposé un “blocus” dans plusieurs villes européennes, empêchant tout concert d’artiste musicien congolais, à qui ils reprochent de se produire régulièrement en faveur du président Joseph Kabila.

    Avec Jeune Afrique