Author: Don Kayembe
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Un ex-candidat présidentiel à la base de la prise d’otages? Sa maison assiégée
-International Dans une lettre ouverte datée du 5 décembre, le pasteur Joseph Mukungubila Mutombo avait fait part de son amertume quant à la gestion du pays et tenu un discours haineux à l’encontre du Rwanda voisin.Les preneurs d’otages maîtrisés lundi à la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC) ont affirmé agir pour le compte d’un pasteur, ex-candidat à la présidentielle de 2006, remportée par l’actuel président, Joseph Kabila, selon un journaliste de la RTNC.
Des jeunes armés “de machettes et d’armes” à feu, selon la police, ont forcé lundi matin l’entrée de la RTNC et pris en otages des journalistes. Avant que le signal de la chaîne ne soit coupé, ils se sont réclamés d’”un candidat malheureux de la présidentielle de 2006, Joseph Mukungubila”, a déclaré ce journaliste à l’AFP.
Dans une lettre ouverte datée du 5 décembre, le pasteur Joseph Mukungubila Mutombo avait fait part de son amertume quant à la gestion du pays et tenu un discours haineux à l’encontre du Rwanda voisin, dont il rappelait les agressions contre la RDC et avec qui, selon lui, le président Kabila pactise.
Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a expliqué à l’AFP que “les enquêtes vont déterminer s’il faut prendre au sérieux (les) revendications” des preneurs d’otages.
En début d’après-midi, les programmes habituels de la RTNC n’avaient pas repris et des émissions de la RTNC2, dont le journal, étaient diffusées à la place.
Selon M. Mende, huit assaillants ont été tués à la RTNC par les forces de sécurité, et 32 autres ont été tués à l’aéroport et à l’état-major général, situé au camp Tshatshi – deux points stratégiques attaqués par des assaillants non identifiés.
En début d’après-midi, des tirs étaient encore audibles du côté de camp Tshatshi, selon un chauffeur de taxi.
La maison de l’instigateur présumé cible de tirs
Des tirs ont résonné lundi matin à Lubumbashi, deuxième ville de la République démocratique du Congo, près de la résidence d’un pasteur dont des fidèles avaient pris auparavant des otages à la télévision publique, a-t-on appris auprès d’une ONG. “Autour de 11h00 locales (09h00 GMT), il y a eu des crépitements de balles. Ces tirs auraient eu lieu dans les parages de la résidence du +prophète+ Joseph Mukungubila”, a déclaré Timothée Mbuya, président de l’ONG des droits de l’Homme Justicia.
La situation, selon lui, est redevenue calme à Lubumbashi, capitale de la riche province minière du Katanga (Sud-Est), où séjourne actuellement le président Joseph Kabila, originaire de cette région, comme le pasteur Joseph Mukungubila Mutombo.
24 corps d’assaillants retrouvés à l’aéroport
Au moins vingt-quatre personnes ont été tuées lundi à l’aéroport de Ndjili à Kinshasa, a constaté un journaliste de l’AFP.
Auparavant, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, avait fait état d’un bilan provisoire de 16 assaillants tués à l’aéroport. Le porte-parole avait ajouté que 16 autres assaillants sont morts à l’état-major général et 8 à la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC), cibles d’attaques simultanées.
Des vols annulés
Brussels Airlines a décidé d’annuler les vols aller et retour prévus lundi entre Bruxelles et Kinshasa, à 10h40 (depuis Bruxelles) et dans la soirée (retour depuis Kinshasa), selon les dires de la porte-parole de la compagnie aérienne, Wencke Lemmes. “Les passagers d’aujourd’hui ont tous été rebookés sur le vol de demain”, ajoute Wencke Lemmes, qui précise que Brussels Airlines “surveille la situation de très près”. “Nous ne prenons jamais de risques avec la sécurité de nos passagers et du personnel, nous avons donc décidé d’annuler les vols d’aujourd’hui”, indique Wencke Lemmes.
Selon les autorités congolaises, la situation était à nouveau sous le contrôle de la police vers midi. Brussels Airlines reste toutefois “en contact permanent avec son personnel sur place” et envisagera si nécessaire d’autres annulations de vols, précise Wencke Lemmes. Comme il s’agit d’un cas de force majeure indépendant de la volonté de la compagnie, aucun dédommagement n’est prévu. Si la situation ne change pas, les vols de mardi et des jours suivants seront maintenus.
Aucun problème signalé pour les quelque 3.000 Belges à Kinshasa et Lubumbashi
Les Affaires étrangères ont pris lundi contact avec les 1.855 Belges résidant à Kinshasa et les 1.225 à Lubumbashi, à la suite des violences survenues à la télévision publique, à l’aéroport international et à l’état-major général, a indiqué leur porte-parole à l’agence Belga. Aucun compatriote n’a été concerné par ces violences.
Les troupes gouvernementales ont repris le contrôle de la situation à Kinshasa, précise le porte-parole des Affaires étrangères. L’aéroport international de Ndjili, situé à la sortie de Kinshasa, a été rouvert. Les vols – donc ceux de Brussels Airlines qui a suspendu les deux vols prévus lundi – devraient donc reprendre, poursuit-on. Les troupes gouvernementales sont également en train de ramener le calme à Lubumbashi.
Le ministre Didier Reynders a suivi la situation de près, en contact direct avec les autorités congolaises, précisent également les Affaires étrangères.
Avec Belga
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40 assaillants tués lors d’une attaque à Kinshasa

Le gouvernement congolais a annoncé que ses troupes ont repris le contrôle des trois points attaqués : la télévision publique, le camp militaire de Tshatshi et l’aéroport international de Ndjili. Il a ajouté que la situation à Kinshasa est sous contrôle.
40 des 70 assaillants ont été tués dans lors de l’opération des forces de sécurité.
Les troupes sont intervenus après que des tirs ont été entendus ce lundi matin entre 9h et 9h30 dans plusieurs endroits de Kinshasa, dont l’aéroport international de Ndjili et le camp militaire de Tshatshi, et des hommes armés ont pris en otages des journalistes à la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC), selon des habitants et la police.
Des journalistes de la RTNC ont été pris en otages par des jeunes armés “de machettes et d’armes” à feu, selon la police. “Ce sont des gens armés avec des machettes et des armes, ils ont pris en otage des journalistes”, a déclaré à l’AFP le colonel Mwana Mputu, en charge de la communication de la police, précisant qu’une opération était en cours pour les déloger. On ignore si la prise d’otages se poursuit. Le signal de la télévision a été brièvement coupé.
Avant la coupure, les images montraient les deux jeunes présentateurs de l‘émission en cours, assis, effrayés mais calmes, avec derrière eux un jeune homme menaçant. Les autres personnes présentes sur le plateau n‘étaient pas visibles à l‘écran.
La police, l’armée et la garde républicaine sont déployées dans les rues de Kinshasa pour rétablir la situation. La circulation a été fortement ralentie en plusieurs endroits et les transports se sont fait rares. “Il y a des policiers, des militaires et des gardes républicains (chargés de la protection du président Joseph Kabila) un peu partout près de la RTNC et du Palais du peuple”, siège du parlement congolais, juste à côté de la télévision publique, a indiqué un habitant. Plusieurs autres ont affirmé que les tirs d’arme légère ont cessé assez rapidement du côté de la RTNC.
Une journaliste de l’AFP sur place a constaté que les forces de l’ordre ont limité les mouvements des civils, précisant qu’une une forte odeur de poudre imprégnait certaines rues.
(Avec Euronews)
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Prise d’otages et tirs nourris à Kinshasa
-Des tirs intenses ont éclaté lundi à l’aéroport et un campement militaire de Kinshasa, la capitale congolaise, selon des témoins, peu après la prise de contrôle de la télévision d’État par des hommes armés, qui détiennent des journalistes.De nombreux coups de feu ont retenti lundi 30 décembre à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Dans la matinée, une prise d’otages était en cours au siège de la Radio-télévision nationale congolaise. Des journalistes sont retenus par des hommes armés notamment de machettes, selon la police, qui s’est déployée pour les déloger. Ils ont déjà été cernés”, a déclaré à l’AFP le colonel Mwana Mputu, en charge de la communication des forces de l’ordre.
Quelques minutes après, des tirs intenses ont retenti à l’aéroport de Ndjili à Kinshasa, d’après un responsable des douanes cité par Reuters. “Ils ouvrent le feu partout”, a dit le responsable. “Nous nous cachons tous.” Des témoins font par ailleurs état de tirs du côté d’un camp militaire.
D’après un journaliste congolais interrogé sur FRANCE 24, Adam Shemisi, la situation demeurait assez confuse lundi en fin de matinée. “On ne sait pas si ces tirs (ceux de l’aéroport et du camp militaire) sont liés à l’attaque de la RTNC”, indique-t-il. Il affirme par ailleurs avoir eu au téléphone le ministre de la Communication, Lambert Mende, qui lui a assuré que “le groupe a été neutralisé” et que “la situation s’est calmée” autour la RTNC. “Les militaires et la police patrouillent sur les grandes avenues pour tenter de déloger les assaillants”, lui a encore dit le ministre, qui les qualifie de “terroristes”.
Message anti-KabilaLe signal de la RTNC a été coupé peu après la prise d’otages. Avant la coupure, les images montraient les deux jeunes présentateurs de l’émission en cours, “Le Panier”. Ils étaient assis, effrayés mais calmes, avec derrière eux un jeune homme menaçant et transpirant. Avant l’arrêt des transmissions des chaînes publiques, deux hommes ont eu le temps de prononcer devant les caméras un message apparemment orienté contre le gouvernement du président Joseph Kabila, d’après Reuters.”Gideon Mukungubila est venu vous libérer de l’esclavage des Rwandais”, peut-on lire dans une retransmission du message. “Nous vérifions l’information, car c’est peut-être une tentative pour nous duper”, a pour sa part réagi le ministre de la Communication Lambert Mende, cité par Reuters.
“Gideon Mukungubila est connu à Kinshasa comme un prophète de dieu qui a toujours condamné ou lancé des attaques verbales contre le pouvoir, explique Adam Shemisi. Il conteste tout ce que le pouvoir en place fait. On se demande comment il a pu mettre en place cette milice pour qu’elle arrive à prendre en otage des journalistes.”
Il a été candidat à l’élection présidentielle en 2006, lors de laquelle Joseph Kabila a remporté un nouveau mandat. Le “prophète de l’Eternel”, connu pour son hostilité envers l’accord de paix signé ce mois-ci avec les rebelles tutsis du M23 dans l’est de la RDC, accuse le gouvernement congolais d’avoir cédé devant les intérêts des Tutsis et les pressions du Rwanda voisin.
Voici deux vidéos de l’attaque à la télévision publique. Sur la seconde vidéo, un homme apparaît rapidement avec ce qui pourrait être une arme à 1’30.
Panique dans la ville
Entre 09h00 et 09h30 (08h30 GMT), une journaliste a entendu plusieurs tirs d’arme lourde. Un chauffeur de taxi de Kinshasa a pour sa part évoqué “plusieurs tirs d’arme lourde, six à sept tirs”. Selon lui et un autre habitant, ces tirs étaient localisés vers le camp Tshatshi, à une dizaine de kilomètres de la RTNC et du Palais du peuple, siège du gouvernement congolais.
Dans la ville, la panique a saisi les habitants. “Il n’y a pas de circulation, plus de véhicules (…) C’est la panique dans la ville, les gens se demandent ce qui se passe”, a déclaré à l’AFP un jeune homme dans la zone.
“Il y a des policiers, des militaires et des gardes républicains (chargés de la protection du président Joseph Kabila) un peu partout près de la RTNC et du Palais du peuple”, juste à côté de la télévision publique, a-t-il ajouté.
Avec AFP et Reuters
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Blé Goudé dans un état critique-Malmené et privé de soins
-Arrêté au Ghana et extradé le 17 janvier 2013, le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peu- ples (Cojep), Charles Blé Goudé, continue de souffrir le martyre dans les geôles du régime d’Abidjan. Les dernières informations relatives à son état de santé ne sont pas rassurantes.
Suite aux pressions des organisations de défense des droits de l’homme qui ont exigé d’avoir accès aux détenus politiques afin de s’enquérir de leurs conditions de détention, Charles Blé Goudé, selon une source policière, a été transféré d’une villa isolée – pillée durant la crise post-électorale – dans la capitale administrative à la Direction de la surveillance du territoire (Dst). L’ex-leader des jeunes patriotes n’a en réalité séjourné que deux mois «en résidence protégée» que lui avait ‘‘louée’’ le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko.
Ecroué dans une cellule de la Dst, l’état de santé de Charles Blé Goudé n’a cessé de se détériorer. Depuis plusieurs semaines, l’ex-ministre de la Jeunesse du président Laurent Gbagbo, selon des sources crédibles, pique des crises. A ce sujet précis, Charles Blé Goudé a déjà connu quatre épisodes de crise en deux mois à la Dst. Son état était tel qu’une équipe de médecins a dû être sollicitée, dans la nuit du jeudi dernier, par des autorités compétentes en la matière. Des indiscrétions font cas de montée de tension, de stress, d’angoisse, etc. des éléments inhérents à ses conditions de détention, qui pourraient occasionner une hausse de tension et provoquer des attaques cardiaques ou un accident cardio-vasculaire. Face aux vox qui s’élevaient pour dénoncer ses conditions de détention depuis son arrestation le jeudi 17 janvier 2013 au Ghana et son extradition, le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko avait eu la réaction sui- vante : «Beaucoup s’interrogent sur le lieu de détention de Charles Blé Goudé, il n’est pas détenu de façon clandestine, il est en résidence protégée. Vous connaissez égale- ment la personnalité de Charles Blé Goudé. Un ministre de l’Intérieur, il a un certain nombre d’informations, ce n’est pas évident d’assurer sa sécurité dans une maison d’arrêt ordinaire. On l’a fait pour plusieurs personnalités. Et ce n’est pas la première fois dans le monde. Dans tous les grands pays, les prisonniers d’une certaine catégorie bénéficient de protections particulières». Mais contrairement aux dires sur superflic de la République, la «catégorie» de l’ex-leader de la galaxie patriotique n’est pas à la hauteur de l’assistance sanitaire dont il devrait bénéficier. Et c’est inquiétant !Par Gilles Naismon
Le Nouveau Courrier
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Droit de libre circulation et de séjour des citoyens de l’Union et des membres de leur famille
-L’Union adopte une directive sur le droit des citoyens européens de circuler et de séjourner librement dans toute l’Union, en rassemblant les mesures éparpillées dans le complexe corpus législatif qui a géré jusqu’à maintenant la matière. Entre autres, les nouvelles mesures visent à: favoriser l’exercice du droit de libre circulation et de séjour des citoyens de l’Union; réduire au strict nécessaire les formalités administratives; mieux définir le statut des membres de la famille; circonscrire la possibilité de refuser ou mettre fin au séjour; introduire un nouveau droit de séjour permanent.ACTE
Directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relative au droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres, modifiant le règlement (CEE) n° 1612/68 et abrogeant les directives 64/221/CEE, 68/360/CEE, 72/194/CEE, 73/148/CEE, 75/34/CEE, 75/35/CE, 90/364/CE, 90/365/CEE et 93/96/CE.
SYNTHÈSE
La directive rassemble dans un seul texte le corpus législatif complexe existant dans le domaine du droit d’entrée et de séjour des citoyens de l’Union, qui était régi par deux règlements et neuf directives. Cette simplification vise à aider non seulement les citoyens mais aussi les administrations nationales dans l’application de ces droits. En outre, la directive simplifie au maximum les formalités pour l’exercice du droit de séjour des citoyens de l’UE et de leur famille.
Dispositions générales
La présente directive vise à réguler:
- les conditions d’exercice du droit à la libre circulation et au séjour des citoyens de l’UE * et des membres de leur famille *;
- le droit de séjour permanent;
- les limitations aux droits susmentionnés pour des raisons d’ordre public, de sécurité publique et de santé publique.
Droit de circulation et séjour jusqu’à trois mois
Tout citoyen de l’Union européenne a le droit de se rendre dans un autre État membre en disposant d’une carte d’identité ou d’un passeport en cours de validité. En tout état de cause, aucun visa de sortie ou d’entrée ne pourra être imposé. Si le citoyen en question ne dispose pas de documents de voyage, l’État membre d’accueil fournit à la personne concernée tous les moyens raisonnables afin d’obtenir ou de se faire parvenir les documents requis.
Les membres de la famille qui n’ont pas la nationalité d’un État membre bénéficient du même droit que celui du citoyen qu’ils accompagnent. Ils pourront être soumis à l’obligation de visa de court séjour conformément au règlement (CE) n° 539/2001. La carte de séjour sera considérée comme équivalente au visa de court séjour.
Pour des séjours inférieurs à trois mois, la seule formalité imposée au citoyen de l’Union est la possession d’un document d’identité ou d’un passeport en cours de validité. L’État membre d’accueil pourra demander à l’intéressé de signaler sa présence sur son territoire dans un délai raisonnable et non discriminatoire.
Droit de séjour d’une durée supérieure à trois mois
Le droit de séjour pour une période supérieure à trois mois reste soumis à certaines conditions:
- soit exercer une activité économique en qualité de travailleur salarié ou non salarié;
- soit disposer de ressources suffisantes et d’une assurance maladie afin de ne pas devenir une charge pour l’assistance sociale de l’État membre d’accueil pendant son séjour. À ce propos, les États membres ne pourront pas fixer le montant des ressources qu’ils considèrent comme suffisantes, mais ils doivent tenir compte de la situation personnelle de la personne concernée;
- soit suivre une formation en tant qu’étudiant et disposer de ressources suffisantes et d’une assurance maladie afin de ne pas devenir une charge pour l’assistance sociale de l’État membre d’accueil pendant son séjour;
- soit être membre de la famille d’un citoyen de l’Union qui entre dans une des catégories susdites.
La carte de séjour pour les citoyens de l’Union est supprimée. Toutefois, les États membres pourront demander au citoyen de se faire enregistrer auprès des autorités compétentes dans un délai qui ne sera pas inférieur à trois mois à compter de son arrivée. L’attestation d’enregistrement sera immédiatement délivrée sur présentation:
- d’une carte d’identité ou d’un passeport en cours de validité ;
- d’une preuve que les conditions ci-dessus sont remplies (voir à l’article 8 de la directive les preuves exigibles pour chaque catégorie de citoyen). Les citoyens de l’Union qui suivent une formation doivent montrer, dans une déclaration ou tout autre moyen de leur choix, qu’ils disposent de ressources suffisantes pour eux-mêmes et pour les membres de leurs familles afin d’éviter de devenir une charge pour le système d’assistance sociale de l’Etat membre d’accueil. Cela suffira à prouver qu’ils répondent à la condition de ressources.
Les membres de la famille d’un citoyen de l’Union qui n’ont pas la nationalité d’un État membre doivent demander une “carte de séjour de membre de la famille d’un citoyen de l’Union”, ayant une validité de cinq ans, à dater de sa délivrance.
Sous certaines conditions le décès, le départ du territoire de l’État membre d’accueil du citoyen de l’Union ainsi que le divorce, l’annulation du mariage ou la cessation de partenariat n’affectent pas le droit de séjour des membres de la famille n’ayant pas la nationalité d’un État membre.
Droit de séjour permanent
Tout citoyen de l’Union acquiert le droit de séjour permanent dans l’État membre d’accueil après y avoir légalement résidé durant une période ininterrompue de cinq ans, pour autant qu’il n’ait pas fait l’objet d’une mesure d’éloignement.
Le droit de séjour permanent n’est plus soumis à aucune condition. La même règle sera applicable aux membres de la famille qui n’ont pas la nationalité d’un État membre et qui ont résidé cinq ans avec un citoyen de l’Union. Une fois acquis, le droit de séjour permanent uniquement ne se perd qu’en cas d’absence d’une durée supérieure à deux ans consécutifs de l’État membre d’accueil.Les citoyens de l’Union qui en font la demande se voient délivrer un document certifiant le droit de séjour permanent. Les États membres délivrent aux membres de la famille ressortissants de pays tiers une carte de séjour permanent d’une durée illimitée et renouvelable de plein droit tous les dix ans. Elle sera délivrée dans les six mois à partir du dépôt de la demande. La continuité de sa résidence peut être prouvée par tout moyen de preuve en usage dans l’État membre d’accueil.
Dispositions communes au droit de séjour et au droit de séjour permanent
Tout citoyen de l’Union bénéficiaire du droit de séjour ou du droit de séjour permanent, ainsi que les membres de sa famille, bénéficie de l’égalité de traitement par rapport aux citoyens nationaux dans les domaines d’application du traité. Toutefois, l’État membre d’accueil n’est pas obligé d’accorder le droit à une prestation d’assistance sociale pendant les trois premiers mois de séjour aux personnes autres que les travailleurs salariés ou non salariés et les membres de leur famille. Les États membres ne sont pas obligés non plus d’accorder avant l’acquisition du droit de séjour permanent des aides d’entretien aux études y compris pour la formation professionnelle sous la forme de bourses ou de prêts à ces mêmes personnes. Les membres de la famille, quelle que soit leur nationalité, auront le droit d’exercer une activité économique salariée ou non salariée.
Limitation du droit d’entrée et de séjour pour des raisons d’ordre public, de sécurité publique ou de santé publique
Le citoyen de l’Union ou un membre de sa famille pourra être éloigné du territoire pour des raisons d’ordre public, de sécurité ou de santé publique. En aucun cas, la décision ne pourra se fonder sur des raisons économiques. Toute mesure concernant la liberté de circulation et de séjour devra respecter le principe de proportionnalité et être fondée exclusivement sur le comportement personnel du sujet. Le comportement devra représenter une menace suffisamment grave et actuelle touchant un intérêt fondamental de l’État.
L’existence de condamnations pénales ne pourra pas automatiquement justifier l’éloignement. La péremption du document ayant permis l’entrée du sujet intéressé n’est pas une raison qui justifie une telle mesure.
En tout état de cause, avant de prendre une décision d’éloignement, l’État membre d’accueil devra évaluer certains éléments tels que la durée de la résidence de l’intéressé, son âge, sa santé, son intégration sociale, sa situation familiale dans le pays d’accueil ainsi que les liens avec le pays d’origine. C’est seulement dans des circonstances exceptionnelles, pour des motifs impérieux de sécurité publique, qu’une mesure d’éloignement pourra être prise contre un citoyen de l’Union s’il a séjourné dans l’État d’accueil pendant les dix années précédentes ou s’il est mineur.
La décision de refus d’entrée ou d’éloignement devra être notifiée à l’intéressé dans des conditions lui permettant d’en saisir le contenu et les effets. Elle devra être motivée, et les moyens de recours et les délais à respecter devront y être indiqués. Sauf en cas d’urgence, le délai pour quitter le territoire ne pourra pas être inférieur à un mois à compter de la date de notification.
En aucun cas la mesure d’interdiction du territoire ne sera prise à vie. L’intéressé pourra introduire une demande de réexamen de sa situation après trois ans. De plus, la présente directive prévoit toute une série de garanties procédurales. En particulier les personnes concernées ont accès aux voies de recours juridictionnelles et le cas échéant administratives dans l’Etat membre d’accueil.
Dispositions finales
Les États membres peuvent adopter les mesures nécessaires pour refuser, annuler ou retirer tout droit conféré par la présente directive en cas d’abus de droit ou de fraude, tels que les mariages de complaisance.
La directive est applicable sans porter préjudice aux dispositions nationales législatives, administratives ou réglementaires plus favorables.
À partir du 30 avril 2006, sont supprimés les articles 10 et 11 du règlement (CEE) n°1612/68, la directive 64/221/CE, la directive 68/360/CE, la directive 72/194/CEE, la directive 73/148/CEE, la directive 75/34/CEE, la directive 75/35/CEE, la directive 90/364/CEE, la directive 90/365/CEE, la directive 93/96/CEE. Le règlement n° 635/2006 de la Commission du 25 avril 2006 abroge également le règlement n°1251/70 en vertu du remplacement du contenu de celui-ci par les nouvelles dispositions de la présente directive.
Le règlement de la Commission 1251/70 a été abrogé par la Commission et remplacé également par cette directive.
Le 10 décembre 2008 la Commission a présenté au Conseil et au Parlement européen un Rapport sur la mise en œuvre de la Directive.
Termes-clés de l’acte - Citoyen de l’Union : toute personne ayant la nationalité d’un État membre.
- Membre de la famille : le conjoint; le partenaire enregistré, si la législation de l’État membre d’accueil considère le partenariat enregistré comme équivalent au mariage; les descendants directs âgés de moins de vingt-et-un ans ou à charge et les descendants du conjoint ou du partenaire comme définis en haut; les ascendants directs à charge et ceux du conjoint ou du partenaire.
RÉFÉRENCES
Acte Entrée en vigueur Transposition dans les États membres Journal Officiel Directive 2004/38/CE 30.4.2004
29.4.2006
JO L 158 du 30.4.2004
ACTES LIÉS
Communication de la Commission au Parlement européen et au Conseil du 2 juillet 2009 concernant les lignes directrices destinées à améliorer la transposition et l’application de la directive 2004/38/CE relative au droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres [COM(2009) 313 final – Non publié au Journal officiel].
La présente communication fournit aux États membres des orientations en vue d’une meilleure application de la directive 2004/38/CE.Ces lignes directrices clarifient les droits des citoyens et des membres de leur famille et éclairent les États membres sur les mesures qu’ils peuvent prendre, notamment pour lutter contre les abus de droit et les mariages de complaisance.
Afin de garantir une application correcte de la directive 2004/38/CE, la Commission s’engage à mettre en oeuvre les initiatives suivantes:
- la mise à jour d’un guide à destination des citoyens afin qu’ils aient une meilleure connaissance de leurs droits;
- l’organisation de rencontres bilatérales avec les États membres.





