Author: Don Kayembe

  • Le colonel Ndala enterré lundi à Kinshasa

    Le colonel Ndala enterré lundi à Kinshasa

    CORPS DE NDALA– Le colonel Mamadou Ndala, assassiné jeudi dans l?est de la République démocratique du Congo, doit être enterré lundi à Kinshasa, a-t-on appris dimanche soir auprès d?une source de la présidence.

    La télévision publique a annoncé la levée du corps lundi au camp militaire Kokolo, où la dépouille du colonel est arrivée dimanche en fin d?après-midi, selon la même source.

    Le cercueil de l?officier a été placé dans l’enceinte du camp avec celui de militaires tombés le 30 décembre après des attaques simultanées ayant principalement ciblé Kinshasa et Lubumbashi, deuxième ville du pays (sud-est).

    Jeudi matin, une roquette a visé la jeep du colonel Ndala à Matembo, une localité du territoire de Beni, situé dans le nord de la province riche et instable du Nord-Kivu (est), où sévissent plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers.

    Le gouvernement a accusé les rebelles ougandais de l?Alliance des forces démocratiques et de l’Armée nationale pour la libération de l’Ouganda (ADF-Nalu), mais cette thèse ne convainc pas de nombreux habitants ainsi que plusieurs militaires.

    Vendredi soir, le corps du colonel Ndala a été rapatrié à Kinshasa.

    Samedi, une marche de quelques centaines de jeunes qui réclamaient notamment l?enterrement du colonel Ndala à Goma, capitale du Nord-Kivu, a été dispersée au gaz lacrymogène par la police.

    Dimanche soir, la société civile (associations, organisations, syndicats, etc) du Nord-Kivu a appelé la population de la province à observer une “journée de deuil (lundi) pour honorer ce héros”.

    Le colonel Ndala, 35 ans, était connu pour ses nombreuses victoires contre la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), que le Rwanda et l?Ouganda voisins sont accusés d?avoir soutenue, et qui a capitulé le 5 novembre après une offensive  de l?armée et de la brigade d?intervention de l?ONU.

    Avec AFP

  • Chan 2014: les Léopards n’ont pas été délogés de l’hôtel, affirme Santos Muntubile

    Chan 2014: les Léopards n’ont pas été délogés de l’hôtel, affirme Santos Muntubile

    Santos Mutubile. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo-Les Léopards de la RDC n’ont pas été délogés de leurs chambres d’hôtel, à Polokwane, en Afrique du Sud, a affirmé ce dimanche 5 décembre le sélectionneur de l’équipe, Muntubile Santos, contredisant l’information livrée vendredi par le coordonateur des équipes nationales de football de la RDC, Théo Binamungu.

    Le sélectionneur a affirmé que l’équipe nationale de la RDC n’a pas été délogée mais elle a plutôt fait le déplacement de Johannesburg, à 350 km de Polokwane, pour jouer un match amical contre l’équipe nationale mozambicaine.

    Ce match ne s’est pas joué pour des raisons non encore révélées, a-t-il indiqué.

    «On est toujours à l’hôtel depuis qu’on est arrivé. On n’a juste fait le déplacement pour Johannesburg où on devait jouer le match contre la formation mozambicaine mais comme on n’a pas joué on y est rentré. On n’est pas dehors et on est ensemble», a affirmé Santos Muntubile.

    Il a qualifié la nouvelle sur le déguerpissement des Léopards de l’hôtel de « racontars » et a estimé que le pays ne peut pas manquer des moyens pour héberger l’équipe nationale.

    Le coordonateur des équipes nationales de football de la RDC avait pourtant déclaré à Radio Okapi le vendredi que les joueurs congolais avaient été délogés de leur hôtel à Polokwane, faute de paiement des frais d’hébergement.

    Par ailleurs, Santos Muntubile a affirmé ne pas être au courant de la somme de 300 000 américains débloqués par le gouvernement mais il a assuré que le moral des membres de la délégation congolaise est au zénith: «Si c’arrive tant mieux et si ca n’arrive pas, on va jouer, on est Congolais. On connaît la musique».

    Le président de la Fédération congolaise de football, Constant Omari, a affirmé le samedi que le gouvernement ongolais avait débloqué le premier acompte des fonds pour la préparation des Léopards en Afrique du Sud.

    Muntubile Santos a en outre regretté le fait que ses poulains n’aient pas livré assez de matches avant le démarrage du Chan mais il a assuré que la RDC sera à l’hauteur de ses adversaires du groupe (Mauritanie, Gabon et Burundi).

    «On est prêt pour affronter tous les pays de notre groupe. Pour moi, l’argent vient après. C’est un support pour aider ces jeunes à bien se préparer mais je sais ce sont des adultes», a poursuivi Santos Muntubile.

    La RDC est classée dans le groupe C avec le Gabon, la Mauritanie et le Burundi. Elle débute la compétition le 14 janvier contre la Mauritanie. Championne de la compétition en 2009, elle a été éliminée en 2011 en quarts de finale par les Tunisiens qui ont remporté la deuxième édition.

    Les 23 sélectionnés :

    1. Robert Kidiaba Muteba (TP Mazembe)
    2. Hervé Lomboto (V club).
    3. Freddy Kaninda Tshini (Dragons)
    4. Eric Nkulukuta Miala (TP Mazembe)
    5. Hervé Ndonga Mianga (TP Mazembe)
    6. Jean Kasusula Kilitsho (TP Mazembe)
    7. Patou Ebunga Simbi (V club)
    8. Bodrick Ungenda Muselenge (DCMP)
    9. Joël Kimwaki Mpela (TP Mazembe)
    10. Thierry Kasereka (V club)
    11. Eric Kabulu (Don Bosco)
    12. Yannick Bangala Litombo (DCMP)
    13. Patrick Ilongo Ngasanya (TP Mazembe)
    14. Chikito Lema Mabidi (V club)
    15. Alain Mukoko Mayayi (DCMP)
    16. Guy Lusadisu Basisila (V club)
    17. Firmin Mubele Ndombe (V club)
    18. Héritier Luvumbu Nzinga (V club)
    19. Reagan Mpembele Mukanisa (Don Bosco)
    20. Cedrick Mbidi Mavuanga (DCMP)
    21. Eddy Ngoyi Emomo (Shark XI)
    22. Jean Marc Makusu Mundele (New Bel’or)
    23. Joseph Mavuba Nlandu (Dragons)

    Avec radiookapi.net

  • Un officier supérieur arrêté après l’assassinat du colonel Ndala

    Un officier supérieur arrêté après l’assassinat du colonel Ndala

    BENI-Un officier supérieur de l’armée et son garde du corps ont été arrêtés le lendemain de l’attaque à la roquette qui a tué jeudi le populaire colonel  Mamadou Ndala dans l’est de la RDCongo, a-t-on appris dimanche auprès de la société civile de la province du Nord-Kivu.

    Un officier supérieur de l’armée et son garde du corps ont été arrêtés le lendemain de l’attaque à la roquette qui a tué jeudi le populaire colonel Mamadou Ndala dans l’est de la RDCongo, a-t-on appris dimanche auprès de la société civile de la province du Nord-Kivu.

    “Le commandant de la ville de Beni, le lieutenant-colonel Tito Bizuru, a été arrêté alors qu’il tentait de faire défection le lendemain de l’assassinat du colonel Mamadou”, a précisé à l’AFP une source de la société civile (associations, ONG, syndicats…).

    “Son garde du corps a aussi été arrêté et son téléphone a été trouvé sur les lieux de l’assassinat alors qu’il ne faisait pas partie du convoi”, a-t-elle précisé.

    “C’est confirmé, ils ont été arrêtés”, a déclaré à l’AFP une source officielle qui a requis l’anonymat.

    Jeudi matin, une roquette a ciblé la jeep du colonel Ndala à Matembo, une localité du territoire de Beni, situé dans le nord de la province riche et instable du Nord-Kivu (est), où sévissent plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers.

    Le gouvernement a accusé les rebelles ougandais de l’Alliance des forces démocratiques et de l’Armée nationale pour la libération de l’Ouganda (ADF-Nalu), mais cette thèse ne convainc pas de nombreux habitants ainsi que plusieurs militaires.

    Vendredi soir, le corps du colonel Ndala a été rapatrié à Kinshasa.

    Le colonel Ndala, 35 ans, était crédité pour de nombreuses victoires contre la rébellion Mouvement du 23 mars (M23), que le Rwanda et l’Ouganda voisins d’avoir soutenue et qui a capitulé le 5 novembre après une offensive musclée de l’armée et de la brigade d’intervention de l’ONU.

    Avec AFP

  • Assassinat de Mamadou : Deux suspects rwandophones aux arrêts et un général de la GR en résidence surveillée.

    Assassinat de Mamadou : Deux suspects rwandophones aux arrêts et un général de la GR en résidence surveillée.

    Mamadou_ndala_heros– Deux militaires rwandophones dont le colonel Murenidi commandant du 808 ème régiment de l’armée congolaise déployé à Beni ont été arrêtés samedi par les enquêteurs qui travaillent pour élucider la mort du colonel Mamadou Ndala.

    Les deux sont considérés comme  suspects mais la suite de l’enquête pourra déterminer le rôle que chacun d’eux a joué dans le meurtre. Dans le périmètre du lieu où s’est commis le crime, l’équipe d’enquêteurs aurait trouvé un téléphone fonctionnant normalement. Selon des sources militaires, le téléphone appartiendrait à l’adjudant Benjamin, un militaire rwandophone du 808 ème régiment. Dans le journal d’appel, le dernier numéro que Benjamin a appelé, se révèle être celui du colonel Murendi, commandant du régiment mis en cause. Selon nos sources sur place, l’un des enquêteurs aurait appelé le dernier numéro mais son interlocuteur ne parlait que kinyarwanda  et ensuite, il aurait coupé. Poursuivant leur travail d’investigation, les enquêteurs ont fini par mettre la main sur l’adjudant Benjamin rwandophone présumé tireur de la roquette contre la jeep du colonel Mamadou et le fameux colonel Murendi, commandant du 808 ème régiment.

    Les recherches continuent et l’équipe travaille pour remonter la filière et établir toutes les complicités. Toujours à Beni, le général katangais Moundos de la garde républicaine a été aussi arrêté. D’après des sources militaires, le commandant du grand nord se serait disputé plusieurs fois la direction des opérations contre les Adf-Nalu avec l’illustre disparu. Pour raisons d’enquête, il a été placé en résidence surveillée. Les habitants de Beni mis au parfum de ces différentes arrestations se moquent totalement du ministre de la communication et medias, Lambert Mende qui a avancé intentionnellement, selon eux, une fausse thèse des Adf-Nalu pour brouiller la piste, a déploré un notable de Beni.
    Source 7sur7.dc

  • MACABRE RECUPERATION POLITICIENNE DE LA MORT DE MAMADOU NDALA

    MACABRE RECUPERATION POLITICIENNE DE LA MORT DE MAMADOU NDALA

    mamadou-kabila-« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément », affirmait Nicolas Boileau. Et pour le paraphraser, on peut soutenir, sans crainte d’être contredit, que « de la forme grammaticale et symétrique d’un argumentaire dépendent la franchise de son auteur et la véracité de son contenu ». C’est ainsi qu’en lisant avec assez d’attention la plupart de textes diffusés à la suite de la disparition du Colonel Mamadou Ndala, on se rend vite compte des intensions qui animent leurs auteurs. Il s’agit de la Coalition Internationale pour la Déstabilisation du Congo (CIDC).
     
    C’est le jeudi 2 janvier 2014 en fin d’avant-midi que la nouvelle faisant état de la mort de l’homme sur qui reposait désormais l’espoir de tout un peuple a commencé à circuler, telle une trainée de poudre. Aux environs de 12h25 (TU), la sonnerie de mon téléphone signale qu’un nouveau message vient de me parvenir. Vite, je m’empresse à découvrir le contenu de ce message qui m’arrive en plein milieu de la journée. « Le colonel Mamadou n’est plus », suis-je surpris de lire sur l’écran de mon téléphone portable. Telle est la manière dont j’ai appris la disparition de ce Grand Congolais, ce Martyre et Héros d’un Congo libre, souverain, uni et fort.
    Affligé, angoissé…, ne sachant à quel saint me vouer, je me suis mis à chercher à en savoir d’avantage. Après avoir passé plus d’une heure au bout du fil, je me suis rendu compte que ce qui avait les allures d’un cauchemar était effectivement une réalité. Ma journée était complètement bouleversée, entamée par l’une de ces mauvaises nouvelles que j’e n’ai plus reçu depuis celle du 16 janvier 2001 annonçant la mort tragique du Soldat du peuple, M’zee Laurent Désiré Kabila. Mamadou Ndala venait de voir ses derniers jours sur le champ de bataille. Comme qui dirait : « qui se ressemblent se rencontrent toujours, même dans leur façon de naître ou de mourir ».
    Se servir du drame…
    Alors que la nouvelle a troublé les Congolais, les vrais, certains d’entre eux qui ont opté de faire le chemin de la trahison semblent s’en être foncièrement réjouis. A la manière de tous les ennemis de la nation et du peuple Congolais, ils veulent se servir de ce drame incommensurable comme un adjuvant à leurs visées mercantilistes. Ceux-ci n’ont trouvé mieux à faire que d’exploiter le sentiment de révolte, de colère et de frustration qui anime les citoyens congolais pour distiller leurs intoxications. Négativistes sur le Congo et sur ses institutions, les ennemis de la république se contentent de raconter ce qui leur passe par la tête pour diaboliser le Chef de l’Etat. Il s’avère donc plus que nécessaire de rétablir la vérité des faits.
    « Ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement et les mots pour le dire, viennent aisément », affirmait Nicolas Boileau. Et pour le paraphraser, on peut soutenir, sans crainte d’être contredit, que « de la forme grammaticale et symétrique d’un argumentaire dépendent la franchise de son hauteur et la véracité de son contenu ». A lire avec assez d’attention, la plupart des textes que les trainés de la Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo (Cidc) se sont empressés de poster sur les réseaux sociaux et autres forum de discutions sur internet on se rend vite compte des intensions de leurs auteurs.
    Cela ne demande aucunement l’expérience des psychanalystes de la trempe de l’acteur principal de la série télévisée « Lie to me » pour se rendre compte et du désire de mentir qui anime certains plumiers et l’envie de nuire à la réputation de la Rd-Congo ainsi de son commandant en Chef. Sinon, comment serait-il possible qu’un quidam, rédacteur, journaliste, etc., soit-il se permette d’affirmer dans ses écrits que « nous réfutons avec la dernière énergie la version officielle sur la mort du vaillant Colonel ». Ce avant d’ajouter : « Les Congolais exigent la vérité sur l’assassinat du Colonel Mamadou Ndala ». En d’autres termes, il se proclame détenteur de la vraie version ou seul témoin des événements alors qu’il est à de milliers de kilomètre du pays et du lieu de la commission des faits.
    Joseph Kabila pointé du doigt…
    Ce qui est pire, ces confrères osent pointer, de leurs plumes dévergondées, le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, comme auteur de l’assassinat d’un de ses propres meilleurs éléments au sein des Forces armées. Accusation qu’ils formulent avec tellement de légèreté qu’on est tenté de s’interroger sur les vraies motivations de leur démarche. Réfutant la version selon laquelle le colonel Mamadou Ndala avait été tué dans une embuscade tendue par les éléments de la rébellion ougandaise de l’Adf-Nalu, ces fossoyeurs tiennent désorienter les Congolais. Heureusement que les enquêteurs ne les écoutent pas.
    Pour eux, Ndala aurait été tué par un « tireur » faisant partie d’un groupe imaginaire de trente cinq commandos qui seraient partis de Kinshasa pour aller renforcer son équipe. Pour tenter de crédibiliser cette thèse hypothétique, ils s’accordent à citer, comme source, le lieutenant de Mamadou Ndala qui serait allé déposer le corps sans vie du colonel à un lieu qu’eux seuls connaissent. Ils oublient de souligner que le lieutenant de Mamadou a été, comme son commandant, retrouvé calciné dans la leur jeep. Alors, d’où ont-il tiré toutes ces boutades qu’ils s’évertuent à distiller sur le net ? Eux seuls peuvent encore inventer une autre source car quoi qu’il en soit, leur désir de déstabilisation de la Rdc est plus fort que les impératifs professionnels du métier de journaliste.
    Aussi, ceux qui depuis hier s’évertuent à narrer des histoires sur les réseaux sociaux et autres forums de discussion internet ont-il oublié de se renseigner suffisamment sur la nature du prétendu groupe de trente cinq tireurs d’élite parti de Kinshasa pour semble-t-il renforcer la sécurité du Colonel. Un raisonnement que même les bêtes sauvages se seraient abstenus d’avancer, d’autant plus qu’aucune tactique militaire ne prévoit l’ajout des effectifs en pleine opération. Ce qui serait possible, au cas où il était décidé le remplacement du bataillon dans toute son entièreté. Et même si, ajout pourrait y avoir, ce n’est pas à la disposition d’un commandant de bataillon que ces hommes devaient être affectés.
    Et où étaient passés le Chef d’Etat-Major Général, le Chef d’Etat-Major des forces terrestres, le commandant région et le commandant zone opérationnels pour que le Président de la République, Joseph Kabila se permettre d’affecter des troupes à un bataillon en pleine opérations ? Surtout que ces journalistes se permettent même de nier la nature et les auteurs de l’attaque qui a causé la mort de cet autre Soldat du peuple. Leurs arguments n’ont rien à voir avec le souci primordial poursuivi par le métier de journaliste qui n’est rien d’autre que d’informer. Ils tentent plutôt de désorienter l’attention, causer la zizanie dans l’opinion et laisser libre champ aux ennemis de la paix, de la cohésion nationale et du développement de la Rdc.
    C’est ainsi que toute analyse attentive sur la mort tragique du Colonel Mamadou Ndala et sur tous les commentaires qui l’entourent portent à convaincre que « de la forme grammaticale et symétrique des argumentaires, avancés par les uns et les autres, dépendent la franchise de leurs hauteurs et la véracité de leurs contenus ».
    Jean-Luc MUSHI-MPAKU
  • Le corps du colonel Mamadou Ndala rapatrié à Kinshasa

    Le corps du colonel Mamadou Ndala rapatrié à Kinshasa

    Le colonel Mamadou Mustafa Ndala des FARDC/Photo Facebook– Le corps du colonel Mamadou Ndala, assassiné dans l?est de la République démocratique du Congo par des rebelles ougandais présumés, a été rapatrié vendredi soir à Kinshasa, a-t-on appris auprès d?une source de la Mission de l?ONU.

    “Le corps de Mamadou a été rapatrié à Kinshasa vers 20h30 (19h30 GMT)”, a déclaré à l?AFP vendredi soir une source de la Mission de l?ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco).

    Cette information a été confirmée à l’AFP par une source aéroportuaire qui ajoute que le corps du colonel Ndala est arrivé “par jet” à l?aéroport militaire de Ndjili”.

    Une roquette a visé jeudi le véhicule du colonel Ndala à Matembo, une localité du territoire de Beni, situé dans le nord de la province riche et instable du Nord-Kivu (est), où sévissent plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers.

    Le gouvernement a accusé les rebelles ougandais de l’Alliance des forces démocratiques et de l’Armée nationale pour la libération de l’Ouganda (ADF-Nalu).

    Un garde du corps du colonel Ndala, le caporal Paul Safari, a mis en doute cette affirmation, déclarant avoir “vu deux des assaillants” . “Ils portaient l?ancienne tenue verte des FARDC (forces armées de la RDC). Je ne crois pas que ce soit les ADF-Nalu”, a-t-il dit.

    Vendredi matin dans la ville de Beni, à une dizaine de kilomètres du lieu de l?attaque, plusieurs centaines de jeunes et une vingtaine de femmes de militaires ont manifesté pour dénoncer la mort du colonel Ndala.

    Mamadou Moustapha Ndala est né le 8 décembre 1978 à Ibambi, en territoire de Wamba, dans la province Orientale (nord-est), voisine du Nord-Kivu.

    Musulman, marié et père de trois enfants, il est entré dans les Forces armées de la RDC (FARDC) le 6 juin 1997. Quatre ans plus tard, le 7 janvier 2011, il devenait colonel.

    Il a à son actif de nombreuses victoires contre la rébellion Mouvement du 23 mars (M23), que le Rwanda et l?Ouganda voisins sont accusés de soutenir, et qui a capitulé le 5 novembre après une offensive de l?armée et de la brigade d?intervention de l?ONU.

    Avec AFP

  • Mamadou: Manifestation contre l’assassinat du colonel Ndala

    Mamadou: Manifestation contre l’assassinat du colonel Ndala

    GOMA-“Mamadou doit ressusciter”, “Qui l’a tué finalement? Pourquoi cette trahison?”: plusieurs centaines de jeunes manifestent vendredi matin à Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, pour dénoncer l’assassinat la veille du populaire colonel Mamadou Ndala.
    A Beni, tandis que de nombreuses boutiques sont fermées, que la circulation est quasiment nulle, plusieurs centaines de jeunes défilent avec à leur tête une vingtaine de femmes de militaires qui ont volontairement revêtu des habits noirs déchirés.
    “On a tué Mamadou alors qu’il n’était même pas sur le champ de bataille. . . Nous avons déchiré nos vêtements pour dire qu’en fait la vie de nos maris n’a pas de sens et qu’on pourrait même marcher nues: ça ne dirait rien aux autorités!”, commente l’une d’elles.
    Jeudi matin, une roquette a ciblé la jeep du colonel Ndala à Matembo, une localité du territoire de Beni, situé dans le nord de la riche province du Nord-Kivu. Le colonel a été tué alors qu’il préparait le déploiement d’un bataillon chargé de combattre les groupes armés locaux et étrangers.
    Selon Kinshasa, l’embuscade avait été tendue par la rébellion ougandaise Alliance des forces démocratiques et de l’Armée nationale pour la libération de l’Ouganda (ADF-Nalu), qui pactise avec des milices locales. Dans un communiqué d’hommage, la Mission de l’ONU (Monusco) ne cite aucun auteur, même présumé.
    A l’annonce de la mort du colonel, de nombreux habitants de la province ont été choqués: il était considéré comme l’un des principaux artisans de la défaite de la rébellion Mouvement du 23 mars (M23), le 5 novembre, après une offensive de l’armée et de la brigade d’intervention de l’ONU.
    A divers ronds-points de Beni, des jeunes alimentent des feux de pneus – dont la fumée noire assombrit le ciel de la ville. “Nous brûlons des pneus pour manifester notre indignation face à cet assassinat de notre vaillant combattant”, lance Juvénal.
    Qui a tué le colonel Ndala?
    A un rond-point, une jeep de policiers arrive. Elle barre le chemin des manifestants, mais les marcheurs dépassent le véhicule sans encombre. “Allez-y, allez-y”, encouragent en chuchotant des policiers au sol, alors que les jeunes et les femmes avancent vers la mairie.
    En guise de pancarte, des jeunes portent des feuilles A4. “Où est Mamadou, nous voulons le voir!”, “Mamadou doit ressusciter”, “Qui l’a tué finalement? Pourquoi cette trahison?”, “L’auteur de ce crime doit être connu”, indiquaient certains messages.
    Un garde du corps rescapé du colonel Ndala, le caporal Paul Safari, s’est dit sceptique sur la piste ADF-Nalu: “J’ai vu deux des assaillants, et ils portaient l’ancienne tenue verte des FARDC (forces armées de la RDC). Je ne crois pas que ce soit les ADF-Nalu”.
    Près d’un feu de pneus, un adjudant affirme que ce ne sont pas les ADF-Nalu” qui ont tué le colonel, mais que “c’est la politique de nos officiers”. Il n’en dira pas plus, mais des militaires ont laissé entendre que le colonel a peut-être payé de sa vie sa popularité.
    Trois femmes assises devant une boutique fermée. Deux d’entre elles tiennent leur visage entre leurs mains, furieuses. La troisième desserre les lèvres: “Le Congo, non. . . Il faut le quitter et changer de nationalité! Je ne comprends pas que ce commandant, notre libérateur, ait été lâchement tué comme ça!”
    Avec AFP
  • Le colonel Ndala tué

    Le colonel Ndala tué

    ndala_tue-Le commandant des opérations qui devaient cibler les rebelles ougandais des ADF-Nalu dans l’est de la RDC est mort jeudi dans une embuscade.

    Sa mort a été annoncée par le porte-parole du gouvernement.

    “J’ai une triste nouvelle. Le colonel Mamadou Ndala a été tué. (…) Apparemment, ce sont des ADF-Nalu qui l’ont tué avec deux de ses gardes du corps. C’est vraiment une perte immense pour les Forces armées et pour la République”, a déclaré Lambert Mende.

    “Il était en route vers Eringeti, à 54 km de Beni pour le déploiement d’un bataillon de commandos quand sa jeep est tombée dans une embuscade”, a précisé M. Mende.

    L’attaque s’est déroulée à Matembo, une localité du territoire de Beni, située dans le nord de la province du Nord-Kivu, où sévissent plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers.

    “Juste quand il est arrivé à Matembo, une roquette est arrivée du côté droit de la route et a atteint notre jeep, surmontée d’une arme lourde. J’ai commencé à tirer jusqu’à terminer toutes mes munitions, mais nos agresseurs avançaient toujours”,a déclaré à l’AFP le caporal Paul Safari, un garde du corps du colonel Ndala.

    Un officier supérieur de la Monusco, la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC , qui soutient l’armée sur le terrain, a confirmé l’attaque à l’AFP. “Il y a eu embuscade, a priori des ADF-Nalu contre les FARDC”.

    L’embuscade a également fait 5 blessés parmi les militaires qui participent à la traque de la rébellion ougandaise, selon l’AFP.

    Ils ont été transférés à l’hôpital de la ville de Beni.

    L’annonce de la mort du colonel Ndala a suscité l’émotion en RDC.

    A Goma, les magasins sont fermés au quartier commercial de Bireré en mémoire du colonel, selon une correspondante de la BBC.

    Le colonel Mamadou Ndala avait contribué à la victoire militaire des FARDC sur la rébellion du M23 en novembre, et avait reçu la mission de lutter contre ADF-Nalu.

    L’ADF-Nalu est né au milieu des années 1990 de la fusion de deux groupes armés opposés au président ougandais Yoweri Museveni.

    Aujourd’hui uniquement composée d’islamistes, l’ADF est dirigée depuis 2007 par Jamil Mukulu, un chrétien converti à l’islam. Les Etats-Unis l’ont placé sur leur liste d’organisations terroristes dès 2001.

    Avec BBC