Author: Don Kayembe

  • Interdiction de fonctionnement  sur toute l’étendue du pays à l’endroit de celles des églises de réveil qui encouragent les activités terroristes et subversives

    Interdiction de fonctionnement sur toute l’étendue du pays à l’endroit de celles des églises de réveil qui encouragent les activités terroristes et subversives

     Eglise–Le Conseil supérieur de la défense de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé mardi 31 décembre 2013 à Kinshasa « une interdiction de fonctionnement sur toute l’étendue du pays à l’endroit de celles des églises de réveil qui encouragent les activités terroristes et subversives ».

    Réuni en séance extraordinaire sous la direction du président Joseph Kabila, commandant suprême des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARC) et de la Police nationale congolaise (PNC), il a également promis « des sanctions sévères à l’endroit des auteurs des actes terroristes » commis lundi 30 décembre 2013 à Kinshasa, Lubumbashi et Kolwezi (Katanga) ainsi qu’à Kindu (Maniema). 

    « Le Conseil supérieur de la défense a pris un train de mesures pour renforcer la sécurité dans le pays en vue d’éviter que ce genre de surprises se reproduisent», a précisé le communiqué officiel signé par le vice-Premier ministre André Luba Ntambo, ministre de la défense et des Anciens combattants.

    En fait, la réunion a porté essentiellement sur la situation sécuritaire en RDC en rapport avec les attaques perpétrées lundi par des assaillants contre des sites stratégiques à Kinshasa (RTNC, Etat-major général des FARDC, aéroport international de N’Djili), au Katanga (Lubumbashi et Kolwezi) et à l’aéroport de Kindu (Maniema) par quelques assaillants identifiés comme des terroristes.

    Bon comportement des forces de sécurité

    Après analyse de la situation générale de la RDC au lendemain des ces «  attaques terroristes  », le Conseil supérieur de la défense a « jugé la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire national globalement calme ».

    Il a aussi « constaté, avec satisfaction, le bon comportement des forces de sécurité, notamment l’armée et la police nationale ainsi que les services de sécurité qui ont rapidement neutralisé tous les assaillants ».

    En sa qualité de président du Conseil supérieur de la défense, le président Joseph Kabila a « adressé ses félicitations, d’une part, aux forces de sécurité pour leur courage et efficacité, et, d’autre part, à la population qu’il a encouragée dans son attitude citoyenne en dénonçant les comportements inciviques des assaillants ».

    Dans la foulée, il a « présenté ses condoléances aux familles éprouvées des militaires, policiers et autres agents tombés sous des balles ».

    Ont pris part à la réunion extraordinaire du Conseil supérieur de la défense, le  Premier ministre ad intérim et vice-Premier ministre Alexandre Luba Ntambo, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants; le ministre Richard Muyej Mangez en charge de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et Affaires coutumières; le chef d’Etat-major de la Force terrestre, le général d’Armée Olenga François ; le Commissaire divisionnaire Bisengimana Charles ; le chef d’Etat-major de la Force navale, le vice-amiral Kyabu Kaniki Emmanuel ; le chef d’Etat-major particulier du président de la République, le général-major Mbala Célestin.

    Y ont été invités, le conseiller spécial du président de la République en matière de sécurité, Pierre Lumbi et l’Administrateur général de l’Agence nationale du renseignement (ANR), Kalev Mutombo.

    De Congosynthese

  • Les détails sur la mort du Colonel Mamadou Ndala, tué par une roquette

    Les détails sur la mort du Colonel Mamadou Ndala, tué par une roquette

    ndla mamadou–  Le commandant des opérations qui devaient cibler les rebelles ougandais 
    des ADF-Nalu dans l’est de la République démocratique du Congo est mort 
    dans une embuscade tendue par des ADF-Nalu présumés, a-t-on appris jeudi 
    de source officielle.
     «J’ai une triste nouvelle. Le colonel Mamadou Ndala a été tué. (…) 
    Apparemment, ce sont des ADF-Nalu qui l’ont tué avec deux de ses gardes du 
    corps. C’est vraiment une perte immense pour les Forces armées et pour la 
    République», a déclaré à l’AFP Lambert Mende, porte-parole du 
    gouvernement.
     «Il était en route vers Eringeti, à 54 km de Beni pour le déploiement d’un 
    bataillon de commandos quand sa jeep est tombée dans une embuscade», a 
    précisé M. Mende.
     L’attaque s’est déroulée à Matembo, une localité du territoire de Beni, 
    située dans le nord de la province riche et instable du Nord-Kivu (est), 
    où sévissent plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers.
    L’attaque a ciblé la jeep du colonel Ndala, en charge des opérations 
    contre la rébellion ougandaise Alliance des forces démocratiques et de l’Armée 
    nationale pour la libération de l’Ouganda (ADF-Nalu).
     «Juste quand il est arrivé à Matembo, une roquette est arrivée du côté 
    droit de la route et a atteint notre jeep, surmontée d’une arme lourde. J’ai 
    commencé à tirer jusqu’à terminer toutes mes munitions, mais nos 
    agresseurs avançaient toujours», avait déclaré à l’AFP le caporal Paul 
    Safari, un garde du corps du colonel Ndala.
    «Quand la roquette a touché la jeep, le colonel était toujours en vie. 
    Quand j’ai fui, je ne l’ai pas vu sortir de la voiture, je ne sais pas s’il 
    est vivant ou pas», avait-t-il précisé.
     Un journaliste de l’AFP situé près du lieu de l’attaque a constaté que
    cinq militaires participant à la traque des ADF-Nalu avaient été blessés
    et transférés à l’hôpital de la ville de Beni, chef-lieu du territoire, à 
    environ une dizaine de kilomètres au sud de Matembo.
    Un officier supérieur de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la
    RDC (Monusco), qui soutient l’armée sur le terrain, a confirmé l’attaque à
    l’AFP. «Il y a eu embuscade, a priori des ADF-Nalu contre les FARDC. A
    priori, la situation est compliquée…», a-t-il indiqué, sans plus de
    précision.

     source: AFP

  • Col. Mamadou Ndala assassiné à Beni

    Col. Mamadou Ndala assassiné à Beni

    Le colonel Mamadou Mustafa Ndala des FARDC/Photo Facebook-Le colonel Mamadou Ndala, commandant de la Brigade Commando URR (Unité de réaction rapide), a été tué ce jeudi 2 janvier dans une embuscade des rebelles ougandais de l’Adf-Nalu dans le village appelé Ngadi, entre l’aéroport de Mavivi et Beni-ville (Nord-Kivu). Joint au téléphone, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a confirmé la nouvelle. 

     

    Selon des sources militaires, plusieurs membres du convoi ont également été tués. Pour l’instant, les Casques bleus népalais de la Monusco, arrivés sur les lieux, s’activent à éteindre le feu mis par les assaillants à l’un des véhicules du convoi. Celui-ci aurait perdu plusieurs autres de ses membres dont le nombre reste à déterminer.

    Peu avant la confirmation de sa mort, son garde du corps, le caporal Paul Safari, a fait ce témoignage à l’AFP :

    « Une roquette est arrivée du côté droit de la route et a atteint notre jeep, surmontée d’une arme lourde. J’ai commencé à tirer jusqu’à terminer toutes mes munitions, mais nos agresseurs avançaient toujours. Quand la roquette a touché la jeep, le colonel était toujours en vie. Quand j’ai fui, je ne l’ai pas vu sortir de la voiture, je ne sais pas s’il est vivant ou pas ».

    Le colonel Mamadou Ndala a été au premier plan lors des opérations des Forces armées de la RDC contre le M23. Après avoir délogé les rebelles à Nyiragongo et Rutshuru, des rumeurs avaient annoncé sa relève de Goma pour Kinshasa.

    Cette rumeur avait suscité en juillet dernier des vives protestations dans les rues de Goma (Nord-Kivu) où des jeunes avaient manifesté pour demander le maintien en fonction de cet officier militaire.

    Mamadou Ndala était obligé de démentir cette rumeur en déclarant : « Ce n’est pas vrai, c’est une rumeur. Une manipulation des rebelles qui veulent déstabiliser le moral de la population et des troupes engagées au sol ».

    Le colonel Mamadou Ndala menait une autre opération contre des rebelles ougandais de l’Adf-Nalu. L’armée avait déjà réussi à récupérer la localité de Kamango, Kisiki et le pont de Semliki, jadis occupé par des rebelles.

    C’est lorsque le convoi des FARDC est arrivé dans le village appelé Ngadi, que son convoi a été ciblé par des rebelles qui l’ont tué.

    Avec Radio Okapi

  • Le « Pasteur » Mukungubila, sa lettre et le 11 septembre 2008 à la congolaise

    Le « Pasteur » Mukungubila, sa lettre et le 11 septembre 2008 à la congolaise

    Mukungubila–Machiavel dans « Le Prince », au sujet de la religion, conseille aux monarques, c’est-à-dire aux  hommes de pouvoir, ceux qui en détiennent l’imperium, de ne ni négliger, ni s’en prendre à une quelconque religion ou à son gourou qui influence la masse et l’opinion. Même si elle ou il pouvait devenir menaçant pour le régime. Sa religion (y compris ses adeptes) et lui-même peuvent servir, d’une manière ou d’une autre, le pouvoir en se rapprochant de lui.

    En fait, c’est un peu ce qui arrive avec le fameux pasteur Mukungubila qui, avec sa lettre dont le contenu reprend malicieusement, en jouant le rôle d’appât, d’hameçon lancé pour attraper et fidéliser quelques victimes égarées et droguées à l’opium fort, la mélodie que des Congolais entonnent et aiment entendre ce temps dernier, telle que « “Joseph Kabila” n’est pas de la fratrie de Laurent Désiré Kabila ».

    Ah ces pauvres congolais, il suffit de leur casser dans le sens du poil, répéter comme un perroquet et sans convictions, ce qui leur caresse les oreilles pour se mettre à accepter l’inacceptable, une autre expression congolaise qui est passée à la mode. Les voilà tous danser et louer le pasteur Mukungubila. On peut comprendre ces peuples dont la quête d’un leadership  les poussent dans les bars de qui que ce soit et voire du plus clinquant.

    Il ne manquait que ce mélange de cocktails : de l’opium et de son pasteur,  qui se fait en plus designer sous le nom de prophète,  et je me suis toujours demandé comment ils le deviennent en l’espace d’un temps court, pour d’abord envoyer quelques enfants congolais à la mort, et ce  en les instrumentalisant et ensuite faire croire aux autres brebis galeuses que ce qui s’est passé à la voix du Zaïre porte le cachet de la vraisemblance.

    Il n’avait pas tort celui qui a dit que le peuple possédait une mémoire courte. Le pasteur Mukungubila fait revenir à l’esprit un autre homme, d’un passé recent de notre histoire, et qui aimait trop le dire en swahili « mutoto wa mama ». Tiens, il serait moins hasardeux la ressemblance de Mukungubila à jean Dieu Nguz-A-Karl-I-Bond. Le défunt Maréchal Mobutu, qui le connaissait,  disait de lui que cet homme était un fieffé menteur. On ne pouvait le croire en Mobutu, à l’époque  parce que les deux se trouvaient dans le même camp, celui du MPR. Mais on a fini par donner raison à Mobutu lorsque Jean de Dieu, l’homme de « bilulu », a rejoint l’Union Sacrée de l’Opposition Radicale (USORAL).

    Dans les meetings de l’Opposition et en privé, Nguz-A-Karl-I-Bond, pour séduire les militants de l’opposition et se faire accepter par eux, il surnomma en insultant Mobutu du nom de « Yowani Mutenbenzi », le petit bonhomme sur la marque de la bouteille de whisky Johnny Walker. Il apparaissait ainsi comme un grand « opposant »  à Mobutu alors que Nguz fut un agent de Mobutu, et comme tant d’autres, infiltrait dans l’opposition. On en connait tant d’autres et non des moindres. Les propos de Jean de Dieu Nguz-A-Karl-I-Bond ont un goût de miel à l’instar de la Bible et de la lettre de notre pasteur Mukungubila.

    Joseph Goebbels, le ministre de la propagande d’Hitler, séduit par le paradoxe de sa citation que « plus le mensonge est gros, et plus les gens y croient ».

    Il a manqué juste de la destruction de l’immeuble abritant la RTNC, le siège de la radiotélévision nationale au Congo, pour que la ressemblance soit totale et parfaite avec la destruction de « Twin Towers » à New York et lui conférer le statut du 11 septembre 2008  New Yorkais, lorsque  Dick Cheney, Rumsfeld et autres, les Bush et Condoleezza Rice se sont mises en vedette.  Le vocable utilisé par notre cher ami Lambert Mande en est éloquent. Mende ose parler de terroristes. Il n’a suffi qu’à les baptiser du nom d’Al-Qaïda pour compléter son tableau. La question du nombre de morts que les thuriféraires du régime et d’autres  moutons Panurges font référence exprime le machiavélisme de leurs auteurs. Un message qui prépare le nettoyage interne à suivre et dans la classe politique et dans la société civile. Sûrement un règlement de compte à l’intérieur et les jours à venir le dira. On terrorise le peuple pour asseoir la fermeté du pouvoir et s’octroyer la liberté  aux crimes et ce sous la couverture de ses parrains.

    La RDC vient de connaitre son 11 septembre sauf qu’il ne bénéficiera pas de 3 minutes de silence pour les « bandimi »  que la cupidité du pasteur a sacrifié pour donner l’impression et crédibiliser le scenario.

    Congolais, ne soyons pas dupes…..

     

    Mufoncol Tshiyoyo

    GSM 004745007236, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com

    Président du R.A.P.-Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC,

    Mouvement politico-militaire

     

  • John Numbi nie toute implication et conteste les propos de la RTBF

    John Numbi nie toute implication et conteste les propos de la RTBF

    J. Numbi– Il reproche à la RTBF de n’avoir ” à aucun moment cherché à prendre contact” avec lui

    L’ancien chef de la police congolaise, le général John Numbi, a démenti mardi par le biais de son avocat bruxellois toute implication dans les attaques menées lundi contre plusieurs sites importants dans trois villes de la République démocratique du Congo (RDC), dont la capitale, Kinshasa. Le général Numbi “conteste avec la plus grande vigueur et fermeté toute implication quelconque dans ces événements”, a-t-il affirmé dans un communiqué adressé à l’agence BELGA.

    L’ancien inspecteur général de la Police nationale congolaise (PNC) réagissait à un commentaire diffusé par la RTBF-télévision lundi soir et qui le citait comme “l’un des commanditaires potentiels” des attaques qui ont fait plus d’une centaine de morts dans plusieurs villes de RDC.

    “Tant les propos tenus lors du reportage de la RTBF que le montage des images diffusées lorsque ces propos étaient tenus ont un caractère calomnieux et diffamatoire”, ajoute cet ancien proche du président Joseph Kabila.

    Il reproche également à la RTBF de n’avoir “à aucun moment cherché à prendre contact” avec lui, ce qui constitue à ses yeux “un manque grave à la plus élémentaire déontologie journalistique”, dans ce communiqué transmis par l’intermédiaire de son avocat, Me Emmanuel De Wagter.

    Le général Numbi a été suspendu après sa mise en cause dans l’assassinat au printemps 2010 du directeur exécutif de l’ONG de défense des droits de l’Homme, La Voix des sans voix (VSV), Floribert Chebeya Bahizire, et de son chauffeur, Fidèle Bazana Edadi. Il a été révoqué samedi par le président Joseph Kabila qui a nommé le général Charles Bisengimana pour lui succéder.

    Les militaires belges de Kindu pas inquiétés

    La petite trentaine de militaires belges déployés près de Kindu, le chef-lieu de la province du Maniema (est de la République démocratique du Congo) n’ont pas été inquiétés par l’attaque menée lundi par des assaillants armés contre l’aéroport de cette ville, a-t-on assuré mardi de source militaire. Un petit contingent belge séjourne depuis des mois à Kindu où des instructeurs belges ont assuré par périodes, depuis 2008 et jusque fin novembre, la formation de trois bataillons d’élite (les 321ème, 322ème et 323ème) de l’armée congolaise, affectés Unités de réaction rapide (URR) des Forces armées de la RDC.

    Après le retour en Belgique du gros des troupes – jusqu’à 250 militaires belges – un petit détachement est resté sur place pour fournir un appui à la rénovation du camp de Kindu, un projet baptisé Famiki dans le cadre du Programme de Partenariat militaire (PPM) belgo-congolais. Ce camp est rénové avec des crédits de la Coopération au Développement belge. La main d’oeuvre est fournie par des militaires du génie congolais formés au cours des dernières années par la Belgique.

    Cette trentaine de personnes n’ont pas été inquiétées par l’attaque menée lundi contre l’aéroport de Kindu, situé à une quinzaine de kilomètres du camp, a indiqué un porte-parole militaire interrogé par l’agence Belga.

    Selon le ministre congolais de la Défense, Alexandre Luba Ntambo, “à Kindu, un petit groupe de rien du tout a essayé de désarmer deux ou trois gardes au niveau de l’aéroport, ils ont été neutralisés”. “Donc il n’y a pas eu d’événement majeur”, avait-il affirmé lundi lors d’une visite sur les sites ciblés par des attaques à Kinshasa.

    AVEC BELGA

  • 103 morts dans “l’offensive terroriste”, selon Kinshasa

    103 morts dans “l’offensive terroriste”, selon Kinshasa

    militaire RTNC-Le gouvernement congolais a affirmé mardi que 103 personnes avaient été tuées dans “l’offensive terroriste” menée lundi par des assaillants se réclamant du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, qui demande le départ du président Joseph Kabila.

    Le gouvernement congolais a affirmé mardi que 103 personnes avaient été tuées dans “l’offensive terroriste” menée lundi par des assaillants se réclamant du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, qui demande le départ du président Joseph Kabila.

    Le corps d’un homme, soupçonné d’avoir pris des journalistes en otage au siège de la télévision nationale, gît au sol, le 30 décembre 2013 à Kinshasa.

    Le gouvernement congolais a affirmé mardi que 103 personnes avaient été tuées dans “l’offensive terroriste” menée lundi par des assaillants se réclamant du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, qui demande le départ du président Joseph Kabila.

    Les autorités, qui ont commencé à dévoiler le mode opératoire de ces “attaques terroristes” qui ont notamment visé les locaux de la télévision nationale, l’aéroport et l’état-major de l’armée dans la capitale, ont annoncé mardi que le bilan humain “était très lourd” parmi les assaillants.

    “Le bilan définitif de cette offensive terroriste est donc globalement (…) de 103 morts, dont 95 terroristes assaillants et 8 éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo”, a déclaré Lambert Mende, porte-parole du gouvernement au cours d’une conférence de presse.

    “S’agissant des assaillants qui ont été tués à Kinshasa, 49 autopsies sur les 52 corps retrouvés ont d’ores et déjà été réalisées par les services de la médecine légale pour fixer les autorités compétentes sur les causes de leur décès”, a-t-il ajouté.

    “Nous sommes en mesure de dire aujourd’hui qu’aucun élément” de la police ou de l’armée “ne fait partie de cette bande de terroristes”, a affirmé M. Mende.

    Cette conclusion “coupe court à certaines interprétations que nous avons entendues ici et là”, a ajouté le porte-parole goouvernemental.

    En effet, certaines sources avaient évoqué de possibles complicités au sein de l’armée et de la police pour mener les attaques quasi-simultanées de lundi qui ont principalement ciblé Kinshasa et Lubumbashi, deuxième ville du pays et capitale de la province minière (coltan, cuivre…) du Katanga.

    De nombreux assaillants à Kinshasa se sont réclamés du pasteur Joseph Mukungubila Mutombo, qui se surnomme “prophète de l’Eternel” et qui a été candidat à la présidentielle de 2006 remportée par M. Kabila.

    Les deux hommes sont originaires du Katanga où, à Lubumbashi, la résidence du pasteur a été détruite dans les attaques.

    “Un massacre”

    Dans un communiqué, le “bureau du prophète” conteste cette version des faits, et affirme que ce sont les forces armées congolaises qui ont commencé les hostilités.

    Dimanche soir à Lubumbashi (sud-est), la deuxième ville du pays, des “enfants” ont été arrêtés après avoir distribué une lettre où le pasteur “a dit la vérité, c’est-à-dire qu’on ne peut pas garder un étranger à la tête du pays”, indique le texte, daté de lundi, faisant référence aux allégations selon lesquelles le président Joseph Kabila est rwandais.

    Lundi matin, des forces armées “ont attaqué la résidence du prophète Joseph Mukungubila à Lubumbashi”, affirme le bureau. Suite à cette attaque, “les frères se trouvant dans d’autres villes se sont soulevés pour protester, d’autant plus que ce n’est pas la première attaque menée par les autorités contre le Prophète”, ajoute-t-il.

    “Lors de ces attaques, plusieurs de nos frères ont été tués par balle, d’autres ont été blessés”, selon le communiqué.

    Les forces armées “ont ensuite commencé à pilonner sa résidence. (…) Les obus ne font rien, ils n’ont même pas abîmé les véhicules”, affirme-t-il.

    Un témoin à Lubumbashi a déclaré mardi à l’AFP que la résidence du pasteur avait été en majeure partie démolie, comme une de ses églises, située à côté. Il a affirmé avoir vu une “quarantaine” de corps d’assaillants présumés -tous en civil- que la garde républicaine, chargée de la protection du président, a transférés vers des morgues.

    Interrogé par l’AFP, le pasteur Joseph Mukungubila Mutombo a parlé d’un “massacre”. “Ils étaient les mains vides (…) Comment pouvez-vous justifier ça? Mains vides! Si vous avez des images des corps, il n’y a pas d’armes là-bas. Il n’y a pas d’armes!”, a-t-il dit.

    Lundi matin à Kinshasa, peu après une prise d’otages à la télévision publique (RTNC), des tirs ont résonné à l’aéroport international de Ndjili et à l’état-major général. A Lubumbashi et à Kolwezi (sud-est), des tirs ont aussi été entendus et à Kindu (est) l’aéroport a été ciblé.

    Le ministre de la Défense, Alexandre Luba Ntambo, a annoncé lundi après-midi que la situation était “totalement” sous le contrôle de l’armée.

    Le pasteur dément être en “fuite”

     Réfutant les allégations de Kinshasa le donnant “en fuite”, et refusant de dire où il se trouve, le pasteur a par ailleurs appelé le président Kabila a quitter le pouvoir.

    “Qu’il puisse quitter le pouvoir, qu’il puisse laisser (le pouvoir)! (…) C’est intolérable qu’un étranger soit à la tête du pays. C’est intolérable”, a-t-il déclaré par téléphone à l’AFP, faisant de nouveau référence à des allégations selon lesquelles M. Kabila serait rwandais.

    Selon les autorités, plus de 150 assaillants ont été capturés. Certains d’entre eux, arrêtés à Kinshasa, ont été montrés sur la RTNC, assis par terre, vêtus de tee-shirts blancs, pour certains tâchés de sang.

    Des images de la RTNC montrent également plusieurs dizaines de kalachnikovs, des chargeurs pleins, des grenades ou encore des roquettes présentées comme l’arsenal des assaillants.

    “Même partielle, cette identification (d’assaillants) a permis d’établir (…) que la plupart des assaillants sont des récidivistes qui ont plusieurs fois bénéficié de l’amnisitie, ce qui nous commande de leur appliquer cette fois-ci toute la rigueur de la loi”, a souligné M. Mende.

     © 2013 AFP
  • Chaude alerte à Kinshasa : trois attaques en des points stratégiques font 40 morts

    Chaude alerte à Kinshasa : trois attaques en des points stratégiques font 40 morts

    DRCONGO-UNREST-« Plus de peur que de mal », ainsi que l’écrivait, un peu vite, un quotidien de Kinshasa, ou un sérieux avertissement au chef de l’Etat qui a du différer son retour de Lubumbashi, son avion n’ayant pu atterrir dans la capitale ?
    Lundi matin, Kinshasa s’est à nouveau réveillée dans la peur, secouée par des coups de feu éclatant dans trois endroits différents, le siège de la RTNC (radio télévision nationale), l’aéroport de N’Djili et le siège de l’état major général.
    En ces trois lieux, les affrontements ont été brefs, spectaculaires et violents. Vers 8 heures du matin, un groupe d’hommes en civil, armés de machettes et d’armes à feu, se sont introduits dans les studios de la RTNC. Alors qu’ils se glissaient derrière deux jeunes présentateurs, l’antenne fut coupée avant que les assaillants aient pu délivrer leur message. Les inconnus, qui brandissaient des machettes, ont occupé les lieux jusqu’à l’intervention de la police nationale. Au même moment, le quartier général de l’armée était attaqué à son tour ainsi que l’aéroport international de N’Djili, où les avions furent cloués au sol durant plusieurs heures.
    Prise de panique, la population reflua en hâte vers les quartiers périphériques tandis que la police et l’armée se déployaient dans le quartier administratif de la Gombe, siège des principales institutions.
    En fin de matinée, le ministre de l’ Information Lambert Mende déclara que les forces de l’ordre avaient repris le contrôle de la situation, précisant que les affrontements avaient fait une quarantaine de morts, 16 à l’aéroport, huit au siège de la RTNC, et 16 à l’état major général. Pour lui, cet assaut avait pour objectif premier « de terroriser la population à la veille de la nouvelle année, de semer la panique et la terreur. »
    Les assaillants se seraient présentés comme des partisans du chef religieux Paul Joseph Mukungubila, qui s’était présenté aux élections présidentielles au Katanga et qui a installé à Kinshasa le siège de son église évangélique, le « ministère de la restauration ».
    Le message que les assaillants auraient souhaité lire faisait allusion à ce pasteur qui avait vivement critiqué la position du gouvernement face aux rebelles du M23, accusant le pouvoir d’avoir signé un accord de paix avec les mutins et capitulé devant les Rwandais. Ce qui n’est précisément pas le cas parce que Kinshasa, se reposant sur sa victoire militaire, n’a signé aucun accord avec les rebelles défaits. Ces derniers se sont repliés en Ouganda où, selon certaines sources, ils auraient repris du service à l’occasion des récentes attaques dans la région de Beni.
    A la mi journée, une autre attaque était signalée à Kindu dans la province du Maniéma où un groupe de Mai Mai, des combattants traditionnels, a pris d’assaut une base militaire proche de l’aéroport, avant d’être repoussés par les forces de l’ordre. Ces combattants, dirigés par un certain Caesar qui fut tué lors de l’assaut, se réclamaient eux aussi du pasteur Mukulungubila. A Lubumbashi, des tirs ont éclaté autour de la résidence du religieux, tenu pour responsable des évènements de Kinshasa.
    A l’analyse, même si ce dernier ne cachait pas son hostilité à l’encontre du pouvoir, il paraît douteux qu’il ait pu organiser une attaque simultanée en trois points stratégiques de la capitale, ce qui suppose des hommes, de l’argent et des complicités au plus haut niveau des services de sécurité.
    L’origine de ces troubles serait plutôt à rechercher dans le camp des mécontents, grossi par plusieurs décisions récentes du chef de l’Etat : le week end dernier en effet, le général Charles Bisengimana, un Tutsi congolais Munyamulenge a été confirmé à la tête de la police nationale, un poste qu’il occupait par interim depuis la suspension du général John Numbi, accusé d’avoir été impliqué dans l ‘assassinat du défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya. Le général Raus Chalwe, un fidèle du régime a été déplacé de son poste dans le Bas Congo pour devenir l’adjoint de Bisengimana tandis que le général Charles Kamanya, apprécié pour sa lutte contre la criminalité, a été nommé chef de la police pour Kinshasa. Ces nominations de personnalités de confiance, connues pour leur efficacité, ont suscité des mécontentements dans les rangs « katangais » où on attend toujours que soit choisi un Premier Ministre qui remplacerait l’actuel Matata Mponyo, toujours en affaires courantes…

    Colette Braeckman

  • Plus de 70 assaillants tués – Attaques armées à Kinshasa et Lubumbashi,

    Plus de 70 assaillants tués – Attaques armées à Kinshasa et Lubumbashi,

    jounalsites- rtnc-Plus de 70 personnes ont été tuées lundi dans des attaques qui ont ciblé principalement Kinshasa et Lubumbashi, la deuxième ville de la République démocratique du Congo, a-t-on appris lundi soir de source officielle. Ce lundi matin le siège de la Radio-télévision nationale congolaise a été pris d’assaut. Des tirs nourris ont été entendus à l’aéroport de Kinshasa et dans deux camps militaires de la capitale. Selon l’ambassade de RDC en Belgique, l’attaque serait le fait de partisans du pasteur Mukungubila, un “illuminé”. La Mission de l’ONU pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco) a mis ses troupes en état d’alerte. Les Affaires étrangères appellent les Belges à la prudence. Les deux vols de Brussels Airlines à destination de Kinshasa de ce lundi ont été annulés.

    “Ca s’est alourdi. Plus de 70 assaillants ont été tués, dont une cinquantaine à Kinshasa. Trois de nos éléments (de l’armée) ont été tués à Kinshasa, et on compte deux blessés civils à Ndjili“, a déclaré à l’AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

    Dans un premier bilan, il avait fait état de 40 assaillants tués à Kinshasa.

    Les forces gouvernementales ont repris le siège de la RTNC (Radio-Télévision Nationale Congolaise), qui a été le théâtre d’une prise d’otages des présentateurs en plateau par un groupe de jeunes armés de machettes et d’armes à feu en début de matinée.

    Attentats déjoués en RDC

    Situation sous contrôle à Kinshasa, assaillants tués et mutilés par la population

    “Ils ouvrent le feu partout. Nous nous cachons tous”, avait déclaré un témoin à Reuters au début de l’attaque sur l’aéroport de la capitale. Mais là aussi la situation est désormais sous contrôle, à en croire les autorités.

    Des tirs nourris ont également été entendus dans le camp militaire proche de Tshatshi, mais l’état-major parle toutefois d’une situation “calme et sous contrôle” dans l’enceinte du camp. Le camp Kokolo aurait également été la cible de tirs.

    Des tirs sporadiques se faisaient encore entendre en fin de matinée dans plusieurs quartiers de la capitale, selon des témoins qui s’expriment notamment sur Twitter. Mais d’après les autorités congolaises, la situation est désormais sous contrôle et 40 assaillants, au moins, ont été tués au cours des combats avec les forces de l’ordre et l’armée congolaise.

    “Il y en a eu 16 qui sont tombés à l’aéroport, huit qui sont tombés à la RTNC (Radio-Télévision Nationale Congolaise ) et 16 à l’état-major général. Il n’y a aucune victime civile rapportée, et aucune victime parmi les forces de sécurité“, a déclaré à l’AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement. Les forces gouvernementales de la République démocratique du Congo contrôlent la situation à Kinshasa, y compris à l’aéroport, a ajouté Lambert Mende.

    Il s’avère finalement qu’au moins vingt-quatre personnes ont été tuées lundi à l’aéroport de Ndjili et non 16. Les victimes à l’aéroport étaient toutes habillées en tenue civile et étaient âgées d’une vingtaine d’années, selon un journaliste de l’AFP. Il n’a pas vu d’armes à côté des cadavres, qui gisaient encore en milieu d’après-midi sur le tarmac ou sur la route principale menant à l’aéroport.

    En outre, des habitants se sont livrés à des mutilations sur le corps de victimes – prélevant leur sexe, vraisemblablement à des fins mystiques, a constaté ce journaliste.

    En fin de journée, la circulation commençait à reprendre progressivement sur la route de l’aéroport. Par ailleurs, un bandeau sur la RTNC indiquait que l’aéroport de Ndjili, “momentanément fermé cet avant-midi“, était désormais “rouvert aux vols nationaux et internationaux“.

    Des assaillants fidèles à un “Prophète”, ex-candidat président

    Les assaillants seraient des partisans de Paul-Joseph Mukungubila, candidat malheureux à la présidentielle en 2006 et “Prophète” autoproclamé.

    Selon un communiqué de presse du bureau du pasteur Mukungubila, ce seraient les forces armées congolaises qui auraient commencé à utiliser la force contre certains de ses partisans suite à la distribution par ceux-ci de la lettre ouverte. L’assaut de ce lundi serait un “soulèvement” de ses partisans en réponse à cette répression. Selon ce texte, “en ce moment même, l’aéroport de Kindu est entre les mains des frères soutenant le Prophète Mukungubila. Ceux de Kisangani ont pris une partie de la ville et ils continuent“. Des informations qui ne sont confirmées par aucune autre source jusqu’ici.

    Lambert Mende, lui, a expliqué à la RTNC que cette “agression” rebelle visait à terroriser la population. “Nous n’avons pas l’impression que les assaillants aient eu un autre objectif (que) de vouloir (…) semer la panique et la terreur à la veille des célébrations des fêtes de Nouvel an“, a-t-il souligné. Il appelle les Kinois à “vaquer à leurs occupations” et à ne pas se laisser impressionner, soulignant que les mesures de sécurité ont été renforcées partout.

    35 morts à Lubumbashi, les rebelles prétendent tenir l’aéroport de Kindu

    Des affrontements ont éclaté également à Lubumbashi, capitale de la Province du Katanga, aux abords de la résidence de Paul-Joseph Mukungubila et d’un de ses bras droit.

    “Autour de 11 heures locales (9h00 GMT), il y a eu des crépitements de balles. Nous sommes en train de recouper les informations, mais ces tirs auraient eu lieu dans les parages de la résidence du “prophète” Joseph Mukungubila“, a déclaré à l’AFP Timothée Mbuya, président de l’ONG des droits de l’Homme Justicia.

    Si la situation, selon ce dernier, est redevenue calme, les combats auraient fait 35 victimes et 28 personnes auraient été arrêtées, selon une source gouvernementale citée par Jeune Afrique. Ces 35 tués viennent s’ajouter aux 40 tués à Kinshasa, les combats de la journée auraient donc fait au moins 75 victimes.

    Selon le président de l’ONG Justicia, un dispositif hors-norme a été déployé dans l’après-midi à Lubumbashi: les militaires des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) encerclaient notamment l’antenne locale de la télévision nationale, la RTNC.

    Après des attaques qui ont ciblé quasiment au même moment Kinshasa, Lubumbashi et Kindu, la Monusco “a placé en alerte les troupes présentes dans ces villes“, où un calme précaire est revenu, a déclaré Martin Niersky, porte-parole du secrétaire général de l’ONU, s’exprimant depuis New-York. Il a précisé qu’un employé congolais de la Monusco avait été blessé lors de l’attaque de l’aéroport de Kinshasa.

    Avec rtbf

  • Lubumbashi:35 morts et 28 arrestations après les attaques sur Kinshasa

    Lubumbashi:35 morts et 28 arrestations après les attaques sur Kinshasa

    Lubumbashi-Alors que Kinshasa a subi une triple attaque, lundi, des tirs ont également résonné dans la deuxième ville du pays, Lubumbashi, près de la résidence du pasteur Paul-Joseph Mukungubida, dont des fidèles avaient auparavant revendiqué les assauts sur la capitale. 35 personnes auraient été tuées et 28 autres arrêtées.

    Des affrontements ont éclaté, le 30 décembre, à Lubumbashi, aux abords de la résidence de Paul-Joseph Mukungubida, dont les fidèles ont attaqués trois sites de la capitale, Kinshasa, dans la matinée. “Autour de 11 heures locales (9h00 GMT), il y a eu des crépitements de balles. Nous sommes en train de recouper les informations, mais ces tirs auraient eu lieu dans les parages de la résidence du “prophète” Joseph Mukungubila”, a déclaré à l’AFP Timothée Mbuya, président de l’ONG des droits de l’Homme Justicia.

    Si la situation, selon lui, est redevenue calme, les combats auraient toutefois fait 35 victimes et 28 personnes auraient été arrêtées, a confié une source gouvernementale à Jeune Afrique. Ces 35 tués viennent s’ajouter à un bilan déjà lourd d’une quarantaine de victimes, après les attaques de la matinée sur Kinshasa.

    Selon le président de l’ONG Justicia, un dispositif hors-norme avait été déployé dans l’après-midi à Lubumbashi, où des militaires des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) encerclaient notamment l’antenne locale de la télévision nationale, la RTNC.

    (Avec AFP)