Author: Don Kayembe
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Eventuel troisième mandat des présidents Nkurunziza (Burundi), Kabila (RD Congo) et Kagame (Rwanda)
-Comment réagir face à un éventuel troisième mandat des présidents Nkurunziza (Burundi), Kabila (République démocratique du Congo) et Kagame (Rwanda) ?En Afrique centrale, un débat intéressant fait rage actuellement à propos d’un éventuel troisième mandat pour les présidents en exercice. Les présidents Nkurunziza du Burundi (en 2015), Kabila de la République démocratique du Congo (en 2016) et Kagame du Rwanda (en 2017) s’approchent peu à peu de la fin de leur second mandat. Aucun des trois n’a annoncé, de façon explicite, sa candidature aux prochaines élections présidentielles. Par contre, certaines déclarations récentes faites par des conseillers dans leur entourage immédiat indiquent que, dans les trois cas, un délai supplémentaire au pouvoir n’est tout au moins pas exclu.Dans les régimes généralement fort présidentiels en Afrique, une alternance du pouvoir au sommet constitue un événement délicat. Dans certains cas (Botswana, Ghana), l’alternance se fait sans remous. Dans bien d’autres cas (Madagascar, Côte d’Ivoire), les élections présidentielles donnent lieu à des années d’instabilité politique et de chaos. Jusqu’à ce jour, au Burundi, en RDC et au Rwanda, aucun président élu au suffrage universel n’a succédé à un prédécesseur élu.
Quelle sera l’attitude belge face à une éventuelle candidature des présidents en exercice du Burundi, de la RDC et du Rwanda pour un troisième mandat ? Et quelle leçon pouvons-nous en tirer en ce qui concerne la politique belge à l’égard de ces trois pays ? Cinq perspectives et approches se présentent : la croissance économique, la paix et la sécurité, la démocratisation, la gouvernance constitutionnelle et la lutte contre l’impunité.
1 Croissance économique. Des chercheurs de l’ODI (Overseas Development Institute) à Londres ont récemment plaidé pour que, dans les pays africains pourvus d’un taux de croissance économique significatif (dit “double digit”), les élections présidentielles n’aient surtout pas d’impact négatif sur la croissance économique. Toute turbulence politique doit être évitée, ce qui revient à suggérer que, dans certains pays, la succession soit “réglée” à l’intérieur du parti dominant. Les élections n’ont alors d’autre fonction que de conférer un semblant de légitimité démocratique à cet arrangement. Appliqué au Rwanda (dont les taux de croissance économique sont impressionnants depuis quelques années), cela signifie logiquement que Paul Kagame devrait tranquillement encore pouvoir entamer un mandat supplémentaire. L’usage de conditionnalités politiques de l’aide par des bailleurs n’est dès lors pas souhaitable.
2 Paix et stabilité. Une deuxième approche, où non l’économie mais la paix, la sécurité et la stabilité constituent les principaux objectifs, mène souvent à la même conclusion. Même dans les pays sans croissance économique majeure, les bailleurs craignent généralement une alternance chaotique du pouvoir politique. De véritables élections libres et équitables – où l’opposition n’a pas perdu d’avance – constituent un facteur de risque pour des accords de paix et des équilibres politiques souvent difficilement négociés, particulièrement dans des contextes post-conflit fragiles comme au Burundi. Les partenaires internationaux préfèrent alors le statu quo et la stabilité à court terme, même si cela représente un prix démocratique considérable à payer.
3 Etat de droit. Si l’on place la démocratisation en tête de sa liste des priorités, un troisième mandat n’est par contre pas du tout souhaitable. Dans la littérature scientifique, il existe un consensus sur le fait que la limitation à deux mandats présidentiels consécutifs constitue à la fois un indicateur ainsi qu’un moteur de la libéralisation politique. Une telle restriction et la simple possibilité qu’une alternance du pouvoir présidentiel se produise, empêche la concentration du pouvoir au niveau de partis dominants “quasi-uniques”, donne de l’oxygène au débat politique et conduit à davantage de “checks and balances”.
4 Gouvernance constitutionnelle. Une quatrième approche est depuis peu adoptée par l’Union africaine (UA). Dans cette approche, ce qui compte avant tout est la conformité à la constitution nationale. Un changement inconstitutionnel du gouvernement est de plus en plus sanctionné par l’UA. Ce n’est sans doute pas un hasard si, sur le continent le plus touché par des coups d’Etat, on en ait fait une priorité. Appliquée à des troisièmes mandats, cela signifie que ceux-ci sont possibles s’ils sont en conformité avec la constitution du pays concerné. Parfois, cependant, la constitution fournit peu d’indications. Au Burundi, il y a une polémique sur l’interprétation de la constitution. En RDC et au Rwanda, on observe une tendance à éventuellement changer la constitution. En RDC, à l’occasion des élections de 2011, la modification en dernière minute des règles de jeu électorales a d’ailleurs eu lieu sans trop de protestations internationales.
5 Lutte contre l’impunité. Enfin, on peut aussi aborder la question sous l’angle des droits de l’homme. Les chefs rebelles qui viennent au pouvoir après un conflit armé ont généralement du sang sur les mains. Malgré d’importants progrès dans le domaine de la mondialisation de la justice pénale internationale au cours des vingt dernières années, les dirigeants restent généralement impunis. La meilleure recette pour échapper aux poursuites judiciaires, entre autres pour les présidents des trois pays concernés, est donc de perpétuer leur pouvoir politique et militaire, de préférence par des élections que la communauté internationale finance et légitime. On demande alors aux victimes de leurs crimes de guerre d’avoir un peu de patience dans leur quête de la vérité et de la justice.
6 Quelle politique belge ? Il ne fait guère de doute que, du moins au niveau du discours public, la politique belge concernant le Burundi, la RDC et le Rwanda, poursuit tous les nobles objectifs mentionnés ci-dessus : croissance économique, paix et sécurité, démocratie, constitutionnalisme et droits de l’homme. Mais en matière de coopération au développement et de relations internationales, même les objectifs les plus nobles ne vont pas toujours de pair. Cette observation s’applique également ici. En fonction de l’objectif prioritaire (par exemple stabilité ou lutte contre l’impunité ?), la position belge peut varier. Quelle sera l’approche que le gouvernement belge va privilégier ? Notre aide sera-t-elle liée à cette question ? Et adopterons-nous la même politique vis-à-vis des trois pays ? Bien évidemment, l’objectif de cet appel n’est pas du tout de donner des leçons à l’ancienne “Afrique belge”. Il reste d’ailleurs à voir si la politique belge aura un impact sur le terrain et si cela est vraiment souhaitable. Mais la transparence – une autre vertu très souvent mise en avant par les bailleurs – de notre politique à l’égard d’un troisième mandat des présidents Nkurunziza, Kabila et Kagame peut nous renseigner sur les véritables priorités et stratégies de la Belgique en Afrique centrale.
Stef Vandeginste
Chargé de cours, Institut de politique et de gestion du développement Université d’Anvers.
Arib Info
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Echeque des pourparlers de Kampala
-Selon une source proche du dossier de la crise dans l’Est de la République Démocratique du Congo, le pessimisme se développe de plus en plus sur l’issue des négociations de Kampala qui, jusqu’à présent, butent sur des points que les parties qualifient elles-mêmes de non négociables. Ces pourparlers qui ont commencé le 9 décembre 2012, devraient permettre de trouver une solution politique stable au conflit qui oppose le gouvernement congolais aux rebelles du M23.Mais chaque partie campe sur ses positions au point que l’espoir fait de plus en plus place au doute, aussi bien au milieu des élites politiques que des populations. En effet, la reprise des hostilités entre les deux voisins, congolais et rwandais, s’annonce imminente, compte tenu du non aboutissement des négociations à une solution acceptable par les deux parties. Alors que Kigali renforce sa présence militaire à la frontière avec la RDC, celle-ci, estime que l’idée d’une guerre n’est pas à écarter. « Aucun effort ne sera ménagé pour que les réunions de Kampala aboutissent; à la restauration de la paix et de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire. Sans quoi, les forces armées se chargeront elles-mêmes d’accomplir ce devoir »,a déclaré le Président congolais à l’ouverture, le 7 septembre dernier, des consultations nationales. En résumé, les nombreuses interruptions des négociations de Kampala ont montré les limites des solutions politique et diplomatique qui, depuis bientôt une année, ont été abordées par les différents acteurs nationaux et internationaux. Ainsi, ces pourparlers hypothèquent toutes les chances de réussites du processus de paix.Afrique
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FARDC : vers un énième « brassage »
-Au nombre des résolutions du Palais du Peuple, figure celle faisant obligation à la hiérarchie militaire d’affecter à l’avenir, les éléments des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo), en dehors de leurs provinces d’origine. L’objectif visé est de matérialiser l’idée tant partagée de construction d’une armée républicaine. L’option est noble, tant le pays souffre encore de l’intégration sans condition, au sortir du Dialogue Intercongolais en 2003, des combattants des « Composantes » et « Sous-composantes » belligérantes dans une sorte de fourre-tout.Au départ, il était question de procéder à un « brassage » intégral des troupes, de manière à les rendre indépendantes des seigneurs de guerre appelés à siéger dans les institutions de la République. Mais, sur le terrain, il s’est avéré que les anciens belligérants avaient conclu un marché des dupes. En réalité, les ex-combattants du gouvernement de Kinshasa, du MLC, du RCD, du RCD-K-ML, du RCD/N et des Mai-Mai sont restés attachés à ceux qui les commandaient pendant la période des rébellions et groupes armés (1998-2003). Ces affinités politico-militaires étaient favorisées par des opérations de « brassage » à double vitesse. Car des bataillons entiers du RCD par exemple étaient restés stationnés au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, leurs « bases » naturelles. Ceux du RCD/K/ML étaient concentrés dans la périphérie de Beni, Butembo et Lubero. Les anciens sociétaires du MLC et du RCD/N avaient conservé leur emprise sur le Nord de l’Equateur et de la Province Orientale. Les Mai-Mai fonctionnaient en réseaux dans des localités du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Maniema et du Katanga. Les ex-troupes gouvernementales avaient le contrôle du Bas-Congo, de Kinshasa, du Bandundu, des deux Kasaï, du Sud-Equateur, du Sud de la Province Orientale, du Maniema et du Sud du Katanga.
Par conséquent, plusieurs «armées» étaient présentes au sein des FARDC, avec plusieurs centres de commandement et de décision. Kinshasa, la capitale, était sous le contrôle de trois « armées » : ex-Gouvernement, MLC et RCD. Leurs états-majors étaient clairement visibles dans la commune de Gombe, avec leur puissance de feu.
Avant l’annonce des résultats du premier tour des élections présidentielles en juillet 2006 et après la proclamation de ceux du second tour, en mars 2007, les troupes de Joseph Kabila et de Jean-Pierre Bemba s’étaient affrontées à l’arme lourde à Kinshasa, démontrant à tous que la RDC n’avait pas réussi la réunification de son armée.
Mêmes erreurs… mêmes conséquences
Après ce triste épisode, la hiérarchie militaire avait commis l’erreur de muer le « brassage » des soldats et officiers de l’ex-RCD basés au Nord-Kivu en « mixage », un concept qui leur laissait la liberté de servir sous le drapeau national uniquement dans cette province. La conséquence a été la naissance des rébellions du CNDP avec les généraux Laurent Nkunda et Bosco Ntaganda ainsi que du M23 avec le colonel Sultani Makenga. Pour des raisons inexpliquées, le haut commandement de l’armée nationale a fermé les yeux sur le cantonnement d’un important contingent d’ex-rebelles sur une ligne de front où les autres membres du corps étaient en minorité.
Si le projet d’affectation des militaires et officiers des FARDC hors de leurs provinces d’origine obéit à la même logique de positionnement des bataillons et compagnies regroupant des combattants issus de mêmes groupes ethniques et tribunaux, la RDC n’aura jamais une armée républicaine. Le régionalisme et le tribalisme vont constituer le lit de nouvelles rébellions.
Ce qu’il y a lieu de faire, c’est de dresser une cartographie correcte et impartiale d’officiers et hommes des troupes, de manière à respecter les équilibres régionaux nécessaires à une représentation équitable de la Nation au sein de l’armée nationale. Si l’état-major général de FARDC dispose des données fiables sur tous les membres de l’armée et parvient à briser les fibres régionales, ethniques et tribales en les éloignant effectivement de leurs provinces d’origines et en évitant l’entretien des noyaux ethniques ou tribaux, cela pourrait constituer un début de solution. Mais, le respect d’un critérium rigoureux dans les recrutements, les affectations et les promotions serait aussi l’autre pari à tenir.
Kimp- Le Phare
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RDC / RWADA : CONFRONTATION MILITAIRE IMMINENTE ?
-À Kampala, l’ombre de l’échec hante les pourparlers entre le « M23 » et le gouvernement. Désormais, la voie est ouverte à la mise en branle du volet militaire. La reprise des hostilités entre la RDC et le Rwanda est imminente, les deux protagonistes étant sur le pied de guerre. Source : « Le Potentiel ».Les pourparlers de Kampala ont échoué. C’est le moins que l’on puisse dire – les nouvelles en provenance de la capitale ougandaise n’étant plus rassurantes. Pendant ce temps, ailleurs, essentiellement à Kigali, on se prépare déjà au pire ; Autrement dit à la guerre. Dans la région des « Grands Lacs », tous les ingrédients se mettent en place pour cette éventualité. À Kigali, la question ne fait plus de doute – Kampala ayant désormais montré ses limites. Raison pour laquelle le Rwanda intensifie, depuis peu sa présence militaire à la frontière avec la RDC. Le décor est ainsi planté pour une guerre généralisée aux conséquences incalculables.
Le récent passage dans la région des « Grands Lacs » d’une délégation de membres du « Conseil de sécurité » des « Nations unies » n’a pas non plus résolu le problème. Au contraire, ceux-ci ont ravivé le doute au point d’étaler au grand jour la passivité de l’« ONU ».
L’ONU PRISE AU PIÈGEPiégée dans sa propre stratégie d’une promotion de paix, apparemment hypothétique, l’« ONU » a, comme à l’accoutumée, recouru à la rhétorique habituelle, appelant – sans conviction d’ailleurs – les parties en conflit dans les « Grands Lacs » – à la retenue. Pourtant, un rapport des experts des Nations unies sur la RDC a clairement chargé le Rwanda, le considérant comme le principal responsable du désordre qui mine la région des « Grands Lacs ». Curieusement, de passage dans la région des « Grands Lacs », les membres du « Conseil de sécurité » des « Nations unies » ont superbement ignoré cette réalité, préférant se camoufler derrière des circonlocutions qui dédouanent pratiquement le Rwanda. Du coup, Kigali a du vent en poupe, conscient des enjeux en présence.
Les négociations de Kampala se butant toujours au mur de refus de Kinshasa, Kigali envisage d’ores et déjà une stratégie de rechange pour sa survie. De l’avis de Kigali, la guerre reste la seule option possible. Mais, une sagesse renseigne qu’il est facile de s’engager dans la guerre. La même sagesse prévient cependant qu’il n’est pas sûr d’envisager la voie de sortie quand on se décide d’enclencher la machine de guerre. La question serait à l’étude dans différentes chancelleries. En Occident, tout comme à l’« ONU », l’on craint qu’une confrontation militaire dans les « Grands Lacs » ne vire au pire. Le plus grand danger est de perdre le contrôle de cette région où pullulent des milliers de groupes armés aussi divers que contradictoires.
Ce qui, pense-t-on dans certains milieux, expliquerait le passage des membres de « Conseil de sécurité » dans la région des « Grands Lacs ». Lesquels auraient fait le lobbying de dissuasion envers la RDC et le Rwanda.
Tout le monde craint la survenance d’une guerre généralisée dans la région, mais personne n’est en mesure de l’éviter. Alors que l’« ONU » continue de soutenir la solution politique dans la crise de la région des « Grands Lacs », elle se trouve, en même temps, impuissante à imposer son schéma pour une sortie de crise apaisée dans la région. « Le gouvernement congolais et le + M23 + doivent reprendre le dialogue. Aucune pacification de l’Est du Congo n’est envisageable sans un vrai dialogue », ont fait savoir les ambassadeurs des pays membres du du « Conseil de sécurité » au terme de leur mission dans les « Grands Lacs ».
KINSHASA SE PRÉPAREÀ Kinshasa, le schéma de la guerre n’est pas laissé de côté. À l’ouverture le 07 septembre 2013 des concertations nationales, le chef de l’État, Joseph Kabila Kabange, a clairement évoqué cette possibilité. « Aucun effort ne sera ménagé pour que les réunions de Kampala aboutissent à la restauration de la paix et de l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national, faute de quoi nos + Forces armées + assumeront ce devoir », avait-il déclaré rappelant qu’ « à maintes reprises, j’ai indiqué que trois options fondamentales, à savoir politique, diplomatique et militaire, sont déterminantes pour mettre fin à cette guerre qui nous est injustement imposée ».
Après avoir cru en une solution politique et diplomatique depuis plus d’une année, l’on se rend compte aujourd’hui que ces deux options ont montré leurs limites. Pire, de l’autre côté de la frontière, Kigali multiplie des actes de provocation, hypothéquant toutes les chances de réussite d’un processus de paix. Au bout de compte, la guerre reste la seule issue de sortie de crise pour stabiliser la région des « Grands Lacs », malgré ses conséquences. Kigali, dont la mauvaise foi fait l’unanimité, est convaincu qu’une région des « Grands Lacs » pacifiée et stable joue en sa défaveur. En entraînant la RDC dans le schéma des négociations tel que tracé dans le cadre de la « CIRGL », il ne cherchait qu’à gagner du temps pour se mettre dans la position de résister si jamais Kinshasa changeait de cap. La concentration de ses troupes à la frontière en RDC, et tout récemment, la transplantation des soi-disant réfugiés congolais dans les territoires sous contrôle du « M23 », tiennent à cette stratégie.
KINSHASA DOIT ÉVITER LA LÉTHARGIEKigali ne cache plus ses préparatifs à une éventuelle confrontation militaire, soit directement avec Kinshasa, soit indirectement par le biais du « M23 ». Sa survie en dépend. Est-ce qu’à Kinshasa on a perçu ce message ? Le gouvernement ne devait pas dormir sur ses lauriers. « Qui veut la paix prépare la guerre », renseigne un vieil adage. Il devrait plutôt comprendre que la rengaine d’une issue politique dans la capitale ougandaise, embouchée par les ténors de la « communauté internationale », passe pour une pilule amère. L’« ONU » tente désespérément d’apaiser les tensions. Et pourtant, elle est consciente de limites de ses appels. Car les signes précurseurs d’une reprise des affrontements entre les protagonistes sont déjà visibles de part et d’autre. Sur le terrain, les militaires sont sur le pied de guerre.
Par ailleurs, d’aucuns soupçonnent le « Conseil de sécurité » de vouloir jouer le jeu des balkanisateurs de la RDC. Il laisserait aller les choses jusqu’au pourrissement avant de s’improviser en croquemort. Pour preuve, les visiteurs onusiens ont feint d’ignorer le rapatriement de 200 familles présentées comme réfugiés congolais venus de Tanzanie ou d’ailleurs. En réalité, c’est pour exécuter le plan de repeuplement des villages abandonnés par les autochtones condamnés à l’errance.
L’agenda caché, c’est de préparer le terrain à l’éventualité de l’exigence d’un référendum d’autodétermination des communautés locales qui se sentiraient non prises en compte par Kinshasa. Le moment venu, le « Conseil de sécurité » des « Nations unies » encouragera la démarche comme il l’a fait dans l’ex-Yougoslavie et au Soudan. De même, les ambassadeurs du « Conseil de sécurité » en visite dans le « Grands Lacs » ont feint d’ignorer ce que tous les observateurs savent, à savoir que ces « réfugiés » dont le rapatriement s’est effectué en violation des procédures légales, ont servi de sauf-conduit pour les militaires rwandais venus en renfort au « M23 ». Que la guerre éclate incessamment, l’Onu en portera moralement la responsabilité.
Quant à la population congolaise, elle doit rester vigilante et prête à toute éventualité. Elle devra intérioriser le fait que personne ne viendra défendre l’intégrité territoriale de son pays à sa place.
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Le Tchad, la RD Congo et le Togo ont réalisé un audit des tarifs des télécommunications
-A la demande des autorités de régulation des télécommunications du Tchad, de la République du Congo et du Togo, des audits tarifaires ont été réalisés en 2013 dans les sociétés de téléphonie de premier ordre opérant dans ces pays.Les résultats obtenus ont été présentés entre la mi-août et la fin du mois de septembre dernier lors d’une séance de restitution.Dans chaque pays et pour chaque opérateur, il a été calculé le coût de revient des différents services : «National entrant» «OnNet», «National sortant», «International entrant», «International sortant», «Prolongement national», «Prolongement international», etc.Au Tchad, le rapport complet a été livré au directeur général de l’Office Tchadien de régulation des télécommunications (Otrt) le 11 juin 2013 et présenté dans la semaine du 19 août, comme annoncé. Il est attendu de cet audit la diminution progressive du phénomène multi-Sims et l’augmentation du trafic national entrant. Il a été recommandé aux opérateurs de prévoir une augmentation des capacités installées (1 STM1) entres eux. Un rapport complet a été envoyé à la haute direction de l’Otrt. Les opérateurs Salam, Sotel, Tigo, filiale de Millicom et Airtel ont reçu chacun un rapport méthodologique commun et un rapport annexe personnel.En RD Congo, l’audit des tarifs des télécommunications a été présenté du 9 au 16 septembre dernier à Brazzaville. Un rapport complet a été livré à la haute direction de l’Agence de régulation des postes et communications électroniques (Arcpe). Airtel, MTN et Warid ont reçu chacun un rapport méthodologique commun à tous et le rapport annexe qui lui est propre.
Pour ce qui est du Togo, ce sont les pré-rapports techniques relatifs à l’audit technique des réseaux de Moov et Togocel, branche mobile de Togo Telecom, qui ont été présentés. Ils ont été partagés entre l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (Artp) et les opérateurs qui peuvent apporter des rectificatifs et précisions vis à vis des premiers calculs.
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Le Conseil de sécurité presse le Rwanda d’aider à éliminer les groupes armés

Armee Rwandais – Une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies a appelé lundi le Rwanda à participer, avec les autres pays de la région, à l’élimination des groupes armés opérant dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). “Les groupes armés doivent être éliminés et tous les pays de la région doivent faire tout ce qu’ils peuvent pour s’en débarrasser”, a déclaré Samantha Power, la représentante des Etats-Unis au Conseil de sécurité, à l’issue d’une rencontre avec le président rwandais Paul Kagame. Mme Power fait partie d’une délégation du Conseil de sécurité qui s’est rendue en RDC, puis au Rwanda pour encourager les efforts de pacification dans l’est congolais. Cette visite intervient quelques jours après la décision des Etats-Unis de suspendre leur aide financière et militaire au Rwanda. Washington entendait ainsi sanctionner le recrutement d’enfants soldats par le M23 (Mouvement du 23 mars), une rébellion congolaise tutsi sévissant dans l’est de la RDC. L’ONU accuse avec insistance le Rwanda, au gouvernement dominé par les Tutsi, de soutenir le M23 pour combattre des rebelles hutu dans l’est de la RDC, et de chercher par ce biais à renforcer son influence dans cette zone riche en ressources minières. Kigali a toujours nié. Après la rencontre entre la délégation des Nations unies et le président rwandais, la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo a assuré que “le Rwanda ne tolère pas que des enfants soient enrôlés dans un quelconque groupe armé”. Selon Mme Power, M. Kagame a répété son engagement pour les efforts de paix, réitérant son soutien à l’accord-cadre signé à Addis-Abeba en février par les pays de la région (dont le Rwanda), qui s’y engagent à ne soutenir aucun groupe armé dans l’est congolais, ainsi qu’aux négociations de Kampala (Ouganda) qui ont repris le 10 septembre entre Kinshasa et le M23 mais sont au point mort. “Nous avons les engagements verbaux dont nous avons besoin”, a dit Mme Power, prévenant néanmoins: “ce seront les peuples et les pays de la région qui détermineront s’il y a la paix ou non”. “C’est un très bon début mais nous avons déjà vu ce film une fois”, a-t-elle ajouté. Mme Power a expliqué que pour le moment, les forces congolaises et de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) étaient “en train de s’occuper du problème du M23, car le M23 a bombardé des civils”.
Elle a précisé à l’attention du régime rwandais que les rebelles hutu ne seraient pas oubliés, car les militaires congolais et de la Monusco “ont très clairement fait comprendre qu’ils avaient également l’intention de s’occuper des FDLR” (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda).
Les FDLR sont composées de Rwandais hutu réfugiés en RDC (alors le Zaïre) après le génocide rwandais de 1994 et qui veulent mettre à bas le régime tutsi au pouvoir à Kigali depuis lors. Nombre de ses membres sont accusés d’avoir pris une part active au génocide.
str/mba- AFP
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Tous les groupes armés de la région doivent être éliminés (Conseil de sécurité)
– Tous les pays de la région des Grands Lacs doivent participer à l’élimination des groupes armés locaux, a déclaré lundi une représentante du Conseil de sécurité des Nations Unies à l’issue d’une visite au Rwanda. “Les groupes armés doivent être éliminés et tous les pays de la région doivent faire tout ce qu’ils peuvent pour s’en débarrasser”, a déclaré Samantha Power, la représentante des Etats-Unis au Conseil de sécurité, à l’issue d’une rencontre avec le président rwandais Paul Kagame. Mme Power fait partie d’une délégation du Conseil de sécurité qui s’est rendue en République démocratique du Congo (RDC), puis au Rwanda pour encourager les efforts de pacification dans l’est congolais. Selon elle, “nous avons les engagements verbaux dont nous avons besoin, nous avons la communauté internationale engagée derrière Addis”, soit l’accord-cadre signé à Addis-Abeba le 24 février par les pays de la région qui s’engagent à ne soutenir aucun groupe armé dans l’est congolais. Elle a aussi souligné le soutien international aux négociations de Kampala (Ouganda), qui ont repris le 10 septembre entre Kinshasa et la rébellion du Mouvement du 23 Mars (M23) mais sont au point mort. L’accord-cadre d’Addis-Abeba a été signé par le Rwanda et l’Ouganda, que l’ONU, malgré leurs démentis, accuse avec insistance de soutenir le M23. “C’est un très bon début mais nous avons déjà vu ce film une fois. Il y a déjà eu des temps d’espoir et ce qui pourra faire que cette période sera différente est que les groupes armés seront démobilisés”, a prévenu Mme Powers.Quant à la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), les hommes de sa brigade d’intervention “sont en train de s’occuper du problème du M23, car le M23 a bombardé des civils (…) Mais ils ont très clairement fait comprendre qu’ils avaient également l’intention de s’occuper des FDLR”, les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda, également présents en RDC, a-t-elle ajouté.
A l’issue de la rencontre, la ministre rwandaise de Affaires étrangères Louise Mushikiwabo a commenté la décision des Etats-Unis, annoncée jeudi dernier, de suspendre leur aide militaire au Rwanda, à cause du recrutement d’enfants soldats par le M23.
“Le Rwanda ne tolère pas que des enfants soient enrôlés dans un quelconque groupe armé (…) Ce n’est pas dans les pratiques du Rwanda,” a-t-elle assuré, voulant “rétablir la vérité à propos du Rwanda”.
str/mba- AFP
