Author: Don Kayembe

  • Controverse autour de la gestion consensuelle.

    Controverse autour de la gestion consensuelle.

    Concertations- photos 1-C’est la thématique de tous les enjeux, gouvernance, démocratie et reformes institutionnelles, qui fixe l’avenir politique de l’ordre institutionnel issu des élections de 2011. Unanimement, toutes les composantes se sont mises d’accord sur la gestion consensuelle et non comme prétendument annoncé d’un gouvernement de large union nationale au sein duquel l’opposition politique serait bien représentée, dixit Léon Kengo Wa Dondo.

    C’est le sens à donner à cette réunion d’hier soir entre le présidium et certains délégués majeurs (les initiés) de ces concertations nationales, ténue dans la salle des banquets du palais du peuple. Le partage, la formule à trouver semble difficile pour tout le monde. A commencer par le présidium jusqu’au point focal qui est le chef de l’Etat. Qui partira de l’équipe Matata I ? Qui va rejoindre l’équipe Matata II ? Ainsi pour d’autres institutions.

    Visiblement, il y a une guerre non déclarée entre la nouvelle génération des politiques et les caciques Mobutistes qui ne veulent pas se laisser faire. Après le dépôt des rapports de cinq thématiques, aucune date des plénières prochaines n’est connue de la presse. Le présidium se tait mais des certaines sources du secrétariat technique, tous les membres des bureaux de ce cinq thématiques étaient appelés à confectionner une dernière synthèse de leurs rapports qui ne peuvent dépasser trois pages. Cela en perspective du discours solennel en préparation pour la clôture par le Chef de l’Etat sauf imprévu fixé pour le samedi 5 octobre. Les plénières des concertations nationales au palais du peuple n’auront pas plus de trois séances pour que le Chef de l’Etat vienne refermer les rideaux des concertations nationales ténues à l’absence des partis phares de l’opposition, notamment L’UDPS et l’UNC ainsi que leurs alliés.
    CongoNews


    Dindo dénonce un referendum précoce

    Tripatouillage de texte visible pour des concertations nationales qui souffrent déjà de sa légitimité. C’est la déclaration de Gaston Dindo devant la presse le mardi 1 octobre 2013 au Hall du palais du peuple. C’est grave ! Pendant que la thématique gouvernance a largement dépassé le délai imparti pour le dépôt du rapport final de leurs assises, la majorité présidentielle a subtilement introduite une incise déjà balayée pendant les travaux dans le rapport final à l’insu des autres composantes ouvrant une brèche d’organiser une révision par référendum. Cet exercice de toilettage de ce rapport final consistait à ne revoir rien que les formes dont les fautes de syntaxes, de lexiques, de ponctuations, etc.

    Et non revoir le contenu du texte dont toutes les composantes s’étaient déjà convenues pour le remettre au présidium. A la grande surprise de l’opposition, le point 3 du rapport qui se référait à l’article 5 de la constitution, prévoyait la révision de la constitution par référendum alors que la thématique a ténu à respecter la constitution sur la durée du mandat présidentiel, c’est-à-dire jusqu’en 2016. Gaston Dindo ne supportant pas cette manœuvre de la majorité, n’a pas entendu l’aval de ses collègues de l’opposition pour dénoncer ce mal. Des sources proches de la CENI, l’abbé Malu Malu, expert en la matière, n’attendait que le Go des recommandations finales des concertations pour entrer en danse. Ce passage en force expose tous le sens du retard voulu et entretenu par la thématique gouvernance, démocratie et reformes institutionnelles. Le présidium saisit de cette déclaration de l’opposition a convoqué d’urgence une réunion dans la salle des banquets le lundi 1er octobre à 17 heures de tous les Co-modérateurs de cinq thématiques. GERARD LEMBA

  • Ban Ki-moon : pas d’amnistie pour le M23

    Ban Ki-moon : pas d’amnistie pour le M23

    Ban KimoonC’est hier que le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a présenté au Conseil de sécurité le rapport synthèse sur la crise de l’Est de la RDC après la réunion d’évaluation de l’Accord-cadre tenue  récemment à New York. D’entrée de jeu, il a rejeté toute amnistie en faveur du M23 dont les actions causent des désastres dans la population civile du Nord-Kivu. Ban Ki-moon a dénoncé de graves violations de droits de l’homme dans le chef des rebelles dont les opérations ont causé des centaines de milliers de déplacés, plus exactement 2,6 millions de personnes qui ont été forcées de quitter leurs milieux de vie. 

    Ce qui induit une catastrophe sur le plan humanitaire. D’où, ceux qui en sont les auteurs ne peuvent aucunement bénéficier d’une quelconque mesure d’amnistie. Ceux-là n’ont pas droit à l’impunité. Ce qui aurait des effets néfastes sur l’avenir par la création d’autres groupes rebelles avec d’autres crimes contre l’humanité comme les viols, les pillages des ressources naturelles ou la conscription des enfants de 15 ans, sachant que ces faits seront effacés par une loi d’amnistie après une négociation.

    Ban Ki-moon a donc raison de rejeter toute idée d’amnistie au profit des criminels du M23. Cette réaction musclée par rapport à cette question sensible n’est pas isolée. Pas du tout. Car elle rejoint des propos encore plus virulents tenus toujours à New York par un autre homme d’Etat, le chef de la diplomatie belge. Didier Reynders a souhaité qu’il n’y ait aucune amnistie au bénéfice des rebelles du M23 accusés de tuer et de violer des enfants ainsi que des vieilles femmes. Pas donc question d’accorder des faveurs à ces hommes armés qui ont signé tant d’autre cruautés au Nord-Kivu.

    Pour Ban Ki-moon, le gouvernement congolais est déjà allé trop loin dans ses propositions à Kampala. Ce qui veut dire qu’il faut faire marche-arrière, s’il le faut. Raison pour laquelle, le projet de loi d’amnistie qui est tombé sur la table du Président de l’Assemblée nationale doit expressément exclure du champ de personnes à amnistier tout individu ayant appartenu à un quelconque groupe armé de 1996 à ce jour.

    CRIMES DE SANG

    Tout rebelle ne peut être éligible à l’amnistie du fait d’avoir pointé son arme contre la population. En Rdc, cela devient une banalité, le fait d’avoir appartenu à une rébellion, alors que sous d’autres cieux on est banni à jamais de la société pour de tels crimes de sang.

    C’est la position de Ban Ki-moon et de Didier Reynders qui tous deux rejettent sans fioriture toute amnistie au profit du M23. C’est tout le M23 et non seulement son leadership. A Kampala, Kaguta Museveni ne dort pas. Il est en train de peaufiner ses plans pour que ses «ouailles» du M23 se retrouvent dans le projet d’Accord qu’il est en train d’élaborer, la Communauté internationale lui ayant ajouté des jours jusqu’au dimanche prochain pour conclure.

    Dans toutes ses propositions, le M23 se retrouve. Lui exige, et il ne l’a pas du tout caché, l’amnistie totale à tous les 2.000 combattants du M23. Donc, l’effacement total de leurs crimes. Une épine dans le pied que lui n’autorisera jamais au profit des ADF/NALU ni de la LRA. Museveni veut aussi qu’ils soient intégrés dans les Fardc et qu’ils prennent pied dans le Kivu pour protéger les réfugiées tutsi qui doivent impérativement retourner au Kivu.

    C’est cela la balkanisation qui était accomplie avec le CNDP de Nkunda, puis à l’Accord de paix de Goma avec le CNDP-Ntaganda qui avait gardé tous ses hommes au Nord-Kivu pour les mêmes motifs. Le retour des refugiés tutsi, le CNDP en avait aussi fait son cheval de bataille.

    De manière inconsidérée, un retour massif de ces réfugiés tutsi, sans identification conséquente, serait comme une invasion du Kivu par des communautés rwandophones dont nul n’est sûr qu’elles soient toutes congolaises. Ce qui changerait le rapport des forces sociologiques sur le terrain au détriment des communautés autochtones. Ce n’est pas une mince affaire, le soi-disant retour de refugiés tutsi. Il s’agit d’une question très difficile à trancher.

    Mais pourquoi seulement ces refugiés tutsi, seulement eux qui intéressent particulièrement toutes les rebellions tutsi montées à partir de Kigali qui ont toutes exigé leur retour immédiat.

    Si le gouvernement plie à cette revendication, la prochaine sera que le M23 reste cantonné au Nord-Kivu pour les sécuriser et surtout les protéger des FDLR, étant donné qu’aussi bien pour le M23 que pour le Rwanda, les miliciens hutu rwandais des FDLR ont gardé intacte leur capacité de nuisance à partir du Nord-Kivu.

    C’est du déjà entendu avec le CNDP. En présentant son rapport au Conseil de sécurité, Ban Ki-moon a lancé une pique à Museveni Kaguta, le Médiateur : ” Il n’y a pas d’avancée. Il faut clôturer “. C’est ce que ne cessent de lui crier à tue-tête des têtes pensantes et des esprits lucides. Museveni y met trop de temps. 9 mois. 14 jours. Et maintenant, 7 jours de plus, jusqu’à dimanche prochain. Pas évident qu’il ramène un texte mettant tout le monde  d’accord, même un Accord a minima d’ici dimanche. Bien entendu, c’est la bonne foi qui fait défaut.

    Kandolo M.

  • La RDC demande au HCR et à Kigali d’expliquer l’arrivée de 200 familles venues du Rwanda

    La RDC demande au HCR et à Kigali d’expliquer l’arrivée de 200 familles venues du Rwanda

    Refugies-hutu– Kinshasa a demandé mercredi au Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) et à Kigali d’expliquer l’arrivée récente dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) de quelque 200 familles en provenance du Rwanda voisin. “Nous attendons dans les heures qui viennent que le HCR nous” dise s’il été “tenu au courant [de cette arrivée, NDLR] mais nous a tenu dans l’ignorance de cet événement qui nous concerne au premier plan”, a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende lors d’une conférence de presse.

    “Nous avons également demandé […] à nos voisins rwandais […] de nous expliquer comment ils ont pu laisser partir […] des gens du Rwanda vers la RDC sans nous prévenir. Et comment ils ont accepté qu’ils partent vers une zone que le gouvernement [congolais] ne contrôle pas” à cause de rebelles, a ajouté M. Mende.
    Faisant référence à un accord sur le retour des réfugiés signé en 2010 entre la RDC, le HCR et le Rwanda, M. Mende juge qu’il n’est “pas concevable qu’un tel mouvement de retour s’opère sans que” l’un des signataires ne soit informé, et affirme que, dans ce cas précis, le gouvernement congolais “n’a pas été tenu au courant”.
    Mardi, le gouverneur de la province du Nord-Kivu (Est), Julien Paluku, avait dit à l’AFP que “près de 200 familles” s’étaient installées à Chengerero, en “provenance de Gikongoro, au Rwanda”. Chengerero est contrôlée par la rébellion Mouvement du 23 mars (M23), qui a confirmé à l’AFP le nombre d’arrivées.
    L’afflux des familles a provoqué une polémique: la société civile estime qu’il s’agit de réfugiés rwandais refoulés récemment de Tanzanie, possibilité que n’a pas exclue M. Paluku, tandis que le M23 évoque le retour de réfugiés tutsi congolais ayant fui la guerre.
    “Jusqu’à présent, nos troupes qui sont sur le terrain sont déployées pour essayer de confirmer ou infirmer ces informations-là”, a déclaré mercredi à la presse le lieutenant-colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco).
    L’armée congolaise combat le M23 depuis mai 2012 au Nord-Kivu, à la frontière avec le Rwanda et l’Ouganda. L’ONU accuse régulièrement ces deux pays de soutenir la rébellion, ce que Kigali et Kampala ont toujours démenti.
    Le M23 réclame la pleine application d’un accord de 2009 qui a régi l’intégration de ses hommes dans l’armée congolaise. Il demande entre autres le retour des réfugiés tutsi congolais installés au Rwanda, se posant en défenseur des populations congolaises rwandophones -tutsi et hutu- vivant dans la région.
     AFP
  • Jets de pierres et d’œufs sur le cortège de Kagame

    Jets de pierres et d’œufs sur le cortège de Kagame

    Canada contre kagame-Le samedi 28 septembre 2013, le Président rwandais Paul Kagame, était à Toronto au Canada dans le cadre du « Rwanda Day ». Cet événement qui a déjà eu lieu à Londres, Chicago, Paris et Boston a officiellement pour but de motiver les Rwandais vivant à l’extérieur du pays à investir et à s’engager dans le changement socio-économique du Rwanda.
    Dans son discours lors du « Rwanda Day », Paul Kagame s’est principalement adressé aux Rwandais vivant au Canada. Ainsi, il a souligné que le Rwanda a au cours des dernières années connu un développement important et ce, en partie grâce à l’aide fournie par le Canada. Il a ajouté qu’afin d’atteindre un développement continu, les Rwandais vivant hors du pays devaient retourner au Rwanda pour qu’ils puissent, avec leur expérience et leur énergie, contribuer au progrès du pays. Le Président a précisé que son but n’était pas seulement le progrès économique, mais que le pays nécessite également l’échange entre Rwandais.  D’après lui les autres pays d’Afrique pourraient également profiter  du développement du Rwanda.
     
    Bien que ce discours donne l’illusion d’un Président ouvert au dialogue, la réalité est tout autre chose. En effet, le gouvernement de Paul Kagame surveille, intimide et/ou réprime toute voix critique. C’est ainsi, que des journalistes sont assassinés, à l’instar de Jean-Léonard Rugambage et des opposants politiques sont emprisonnés, à l’instar de Bernard Ntaganda, Déogratias Mushayidi et Victoire Ingabire Umuhoza.

    L’hôtel Sheraton cède à la pression des manifestants
    Suite à cette visite du Président, une manifestation a été organisée par un collectif d’associations originaires de la région des Grands Lacs, dont entre autres, le RiFD(Réseau international des femmes pour la démocratie et la paix), le Congrès rwandais du Canada, des associations congolaisais ainsi que les partis politiques Amahoro Congress et RNC(Rwanda National Congress) . Les organisateurs de la manifestation avaient fait une campagne contre la visite du Président rwandais en adressant des lettres au gouvernement canadien ainsi qu’aux hôtels de Toronto afin que Kagame soit déclaré persona non grata.
    L’évènement qui initialement devait se dérouler dans le prestigieux hôtel Sheraton a finalement eu lieu dans un hangar situé dans une banlieue de Toronto, en raison de l’annulation de la réservation par l’hôtel Sheraton. Le prestigieux hôtel ainsi que d’autres hôtels de Toronto auraient cédé à la pression des manifestants, selon plusieurs sources concordantes.

    Des militantes du FEMEN ont également protesté contre Kagame

    Des militants du groupe féministe FEMEN connu mondialement pour ses protestations contre des faits préoccupants, ont également répondus présents. Deux militantes et un militant ont protesté respectivement sein nus et torse nu en scandant avec les autres manifestants : « Arrêtez les viols au Congo ».
    Jets de pierres et d’œufs
    La colère et l’exaspération des manifestants se sont exprimées non seulement par des pancartes avec des messages accusant Kagame de menteur, d’assassin ou encore de violeur, mais également par des jets de pierres et d’œufs. Une pierre a même brisé la vitre arrière d’une voiture du cortège présidentiel dès son entrée ; ce véhicule serait selon des témoins présents sur place la voiture de Paul Kagame. Comme lors du « Rwanda Day » à Londres du 18 mai dernier, Kagame a dû entrer par la porte arrière du hangar escorté par un grand contingent de policiers.
    Lors de la sortie du Président à la fin de l’évènement, des jets de pierres ont de nouveau fusé de toutes parts, fracassant, selon Perpétue Muramutse du RiFDP, « encore quelques vitres du cortège de Paul Kagame ».
    Accusé de crimes de guerres et de crimes contre l’humanité
    Les visites de Kagame à l’étranger provoquent de plus en plus d’animosité au sein des communautés issues de la région des Grands Lacs. Plusieurs rapports dont ceux  de l’ONU ainsi que d’organisations des droits humains comme Human Rights Watch(HRW) et Amnesty International l’accusent, entre autres, de crimes de guerres, crimes contre l’humanité et de soutien à la rébellion M23 qui sème la terreur à l’Est de la RDC depuis avril 2012.

    Blaise Linaniye
    Jambonews

  • Fin des concertations nationales en RDC

    Fin des concertations nationales en RDC


    concertations -photo-En République démocratique du Congo, ce lundi 30 septembre 2013 et avec plusieurs jours de retard, le dernier groupe thématique, consacré à la bonne gouvernance, a remis son rapport au présidium des assises. Dimanche après-midi, ses membres ont été convoqués d’urgence au palais du Peuple où se tiennent les concertations pour parvenir à des conclusions. Résultat : quelques motifs de satisfaction pour l’opposition, mais surtout beaucoup d’incertitudes.

    Une question a occupé l’essentiel des débats : comment organiser un partage du pouvoir entre majorité et opposition ? Certains plaidaient pour un véritable partage, d’autres pour une ouverture à minima préservant les intérêts de la majorité en place. Après des débats longs et passionnés, les délégués ont finalement contourné le problème en choisissant la formule «gestion consensuelle du pouvoir», sans plus de précision.

    Une recommandation qui laisse une large place à l’interprétation, reconnaît un député. «Il a bien fallu trouver une formule qui mette tout le monde d’accord et masquer nos profondes divergences», explique-t-il.

    Pas de modification de la Constitution

    Autres sujets longuement débattus : la libération des prisonniers politiques et la réouverture de plusieurs médias fermés par les autorités. Sur ces deux points, l’opposition a obtenu satisfaction. Surtout, elle se réjouit que les délégués aient écarté tout projet de réforme de la Constitution et en particulier la révision de l’article 220, qui limite à deux le nombre de mandats du chef de l’Etat.

    Mais lundi soir, l’opposition restait très prudente. Et pour cause : toutes ces propositions ne sont que des recommandations et n’ont aucun caractère contraignant. Maintenant que toutes les commissions ont remis leurs conclusions, le présidium va devoir faire la synthèse des résultats des cinq groupes de travail, pour en tirer une série de recommandations à adresser au chef de l’Etat.

    RFI

  • La croissance ne profite toujours pas aux Africains pauvres selon une étude

    La croissance ne profite toujours pas aux Africains pauvres selon une étude

    Reprise timide des activités de transport a Kinshasa, économie et l’Est de la RDC– Les plus pauvres des Africains disent qu’ils ne profitent toujours pas de l’essor économique que connaît actuellement le continent, selon un sondage d’Afrobaromètre conduit dans 34 pays et publié mardi.

    “Satisfaire les besoins de base quotidiens reste un défi majeur pour la majorité des Africains, même à un moment où leurs pays font état de progrès économiques impressionnants”, a commenté Afrobaromètre, qui présentait son étude à Johannesburg.

    L’économie de l’Afrique devrait croître de près de 5% cette année.

    Mais bien que leurs pays bénéficient des taux de croissance les plus élevés du monde, de nombreux Africains manquent toujours d’eau et de nourriture, n’ont pas un accès suffisant aux soins et sont souvent à court d’argent, selon l’enquête menée auprès de plus de 50.000 personnes.

    La moitié des répondants ont dit qu’ils manquaient de temps en temps de vivres, d’eau potable ou de médicaments. Un sur cinq dit qu’il est confronté à des pénuries fréquentes.

    L’Afrique de l’Ouest et de l’Est sont les plus touchées, tandis que les Nord-Africains en ont signalé le moins.

    Les gens les plus pauvres habitent dans les zones où les gouvernements n’ont pas construit d’infrastructures de base, selon l’enquête.

    “Les données montrent des corrélations significatives entre l’accès aux réseaux électriques, de canalisations d’eau et d’autres services de base et les plus forts niveaux de pauvreté vécue”, selon Afrobaromètre, qui ajoute que le faible niveau d’instruction a également une grande influence sur la pauvreté.

    Les chercheurs d’Afrobaromètre ont exhorté les gouvernements à porter leurs efforts sur la réduction de la pauvreté plutôt que de se focaliser simplement sur la croissance de leurs économies.

    “Les investissements dans l’éducation et les infrastructures peuvent être l’un des moyens les plus efficaces pour que les gains économiques atteignent les citoyens les plus pauvres du continent”, écrivent-ils.

    AFP