– Selon un conseiller du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), l’accord de vente de l’électricité du barrage d’Inga 3 à l’Afrique du Sud est sur le point d’être conclu. Paraphé il y a de cela quelques semaines par chacun des ministres en charge des questions énergétiques des deux pays concernés, l’accord pourrait être scellé fin octobre à l’occasion de la venue à Kinshasa du président sud-africain Jacob Zuma pour un sommet régional. Les termes du contrat stipulent que l’Afrique du Sud achèterait 2500 MW, soit plus de la moitié de la capacité totale du projet Inga 3 (4800 MW). Quelques 1300 MW seraient destinés aux industries minières du Katanga, dont le développement de la production est limité par le manque d’énergie disponible, ainsi qu’à la population congolaise. Le projet d’Inga 3 a été pensé pour compléter les deux premiers barrages construits sur le site des chutes d’Inga, dans la province du Bas-Congo, il y a déjà plusieurs années. L’Etat, qui estime son coût total de construction entre 12 et 12,5 milliards de dollars, attend un financement de la Banque africaine pour le développement (BAD), de la Banque mondiale et de l’Agence française pour le développement (AFD). Le début des travaux est prévu en octobre 2015 pour une mise en service en 2020-2021.
Author: Don Kayembe
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L’accord de vente de l’électricité d’Inga 3 à l’Afrique du Sud bientôt scellé
Agence Ecofin -

Une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU attendue le 4 octobre

Conseil de Sécurité de l’ONU -Une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU doit se rendre en République démocratique du Congo puis au Rwanda en fin de semaine prochaine, notamment pour encourager les efforts de pacification dans l’Est congolais, a-t-on appris dimanche auprès de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco). La délégation “sera à Kinshasa les 4 et 5” octobre, “le 6 elle ira à Goma”, capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu (Est), et “le soir même elle continuera (sa visite) à Kigali, au Rwanda”, avant de repartir aux Etats-Unis, a déclaré à l’AFP Madnodje Mounoubai, porte-parole de la Monusco à Kinshasa. Lors de son séjour à Kinshasa, la délégation doit notamment rencontrer le président Joseph Kabila, le Premier ministre Augustin Matata Ponyo, le ministre des Affaires étrangères Raymond Tshibanda, le président du Sénat Léon Kengo wa Dondo et le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku, a indiqué M. Mounoubai. “C’est une visite normale, qu’ils font dans la région chaque année. Ensuite, l’idée est aussi d’encourager les pays de la région à exécuter l’accord-cadre signé à Addis-Abeba” le 24 février, a-t-il précisé. Par cet accord, parrainé par l’ONU, les pays de la région s’engagent à ne soutenir aucun groupe armé dans l’Est congolais. Le texte a été signé par le Rwanda et l’Ouganda. Malgré leurs démentis, l’ONU accuse régulièrement ces deux voisins de la RDC d’appuyer le Mouvement du 23 mars (M23), que l’armée congolaise combat depuis mai 2012 au Nord-Kivu. Un accord entre Kinshasa et le M23 est en préparation à Kampala, où des pourparlers ont repris le 10 septembre.
Belga
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Les grands dossiers africains à l’Assemblée générale de l’ONU
-L’Afrique fait partie des grands sujets qui seront abordés au cours de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, ce mardi 24 septembre. Deux crises domineront l’agenda : celle en République démocratique du Congo et celle en République centrafricaine.Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour
On parle souvent de la Centrafrique comme d’un « conflit oublié », mais la crise centrafricaine sera largement évoquée cette semaine à New York. Le Premier ministre Nicolas Tiangaye et Laurent Fabius président mercredi une réunion de haut niveau.
Le renforcement de la Misca
Le Conseil de sécurité devrait voter le renforcement promis de la force africaine, la Misca, conformément au souhait de la France : «Nous souhaitons faire passer le message qu’il est impérieux de renforcer la Misca, la Mission internationale sous conduite africaine», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères. Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, interrogé alors qu’il était en déplacement à Bamako, au Mali, lundi 23 septembre, renchérissait : «Nous sommes dans une zone devenue une zone de non-droit avec une situation humanitaire dramatique, catastrophique, une situation sécuritaire interne faite de viols de rapines d’assassinats menés par des gens qui sont plus des mercenaires ou des bandits que des militaires. On ne peut pas laisser cette situation perdurer mais la responsabilité première doit être prise par les Africains. Ils le souhaitent, je pense qu’ils vont le faire, et au cours de l’Assemblée générale des Nations unies qui s’ouvre aujourd’hui, il y aura des initiatives permettant aux pays voisins de se regrouper pour que la force, qui est aujourd’hui sur le papier- appelée la Misma, chargée de permettre la sécurité sur la République centrafricaine pendant la période de transition, que cette force soit constituée. Si cette force est constitutée alors la France l’aidera, en logistique, en opérationnel, (la France) accompagnera cette initiative de paix.»
Mais aussi la RDC, le Sahel et le Soudan
Sur la RDC, les diplomates notent des « progrès » depuis la mise en œuvre de la brigade d’intervention de la Monusco. Les ministres européens entendent faire pression sur le Rwanda et la RDC pour appliquer réellement les accords passés.
La réunion Sahel sera l’occasion de se féliciter d’une opération militaire au Mali quailifiée de « victoire » par la France et de parler stabilisation. Enfin, on surveillera le feuilleton Omar el-Béchir au Soudan : viendra-t-il ou non ? Le président soudanais, recherché par la Cour pénale internationale, est toujours inscrit pour un discours à la tribune de l’ONU, jeudi. Selon les informations de RFI, les Etats-Unis ne lui ont pas encore accordé de visa.
■ Région des Grands Lacs : l’ONU restera vigilant sur le suivi de l’accord signé
Le mini-sommet de l’ONU sur la région des lacs s’est achevé sur un engagement à surveiller de très près l’application de l’accord de paix signé à Addis Abeba. L’ONU et les pays voisins du Rwanda et de la RDC ont insisté pour mettre en œuvre des « critères de suivi ».
En 2012, le mini-sommet sur les Grands Lacs avait tourné court. Le Rwandais Paul Kagamé avait quitté la réunion alors que le soutien du Rwanda au M23 était mis en cause. Cette année l’atmosphère était beaucoup plus positive.
« On voit que l’on progresse », assure le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders. « On progresse dans la manière de faire cette évaluation réunion après réunion. Maintenant, il ne faut pas se faire d’illusion, il va falloir être très présent, jour après jour, pour vérifier que tout cela se traduise bien sur le terrain. »
FDLR et Maï-Maï également ciblés
Cette vérification se fera par des « critères de suivi » avec une feuille de route que la RDC et ses voisins devront respecter point par point. L’ONU entend ne pas laisser un accord signé être oublié une fois de plus. La représentante des Nations unies, Mary Robinson, assure qu’il faut maintenant démanteler tous les groupes armés et pas seulement le M23 : « Nous ne permettront pas aux groupes armés de continuer à sévir. Les FDLR, les Maï-Maï sont également sur la liste. Leur conduite est intolérable depuis bien trop longtemps. »
Deux nouveaux pays, le Soudan et le Kenya ont officiellement demandé à faire partie de cet accord-cadre pour pacifier la région des Grands Lacs.
RFI
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Les négociations avec le M23 s’enlisent sur la question des amnisties

Delegation du Gouvernement RDC -Alors qu’il y a eu des combats, jeudi 26 septembre, dans l’est de la RDC, où en sont les négociations entre le M23 et le gouvernement congolais ? Les chefs d’Etats de la Conférence internationale des Grands lacs (CIRGL) avaient donné 14 jours aux deux parties pour trouver un accord. Si les négociations ont bien repris le 10 septembre, elles ont été suspendues quelques jours plus tard sans que l’ultimatum de la CIRGL ne soit plus évoqué. Plusieurs sources évoquent désormais la possibilité d’une reprise des ces pourparlers le 6 octobre. C’est la question de l’amnistie et de la réintégration des éléments du M23 qui pose problème. Même si du côté de la rébellion congolaise, on affirme toujours que ce n’est en rien l’une de leurs exigences. Kinshasa a établi une liste d’une centaine de noms qui a été remise au chef de la Monusco, Martin Kobler, et à la médiation ougandaise. C’est toute la hiérarchie militaire du M23, passée et actuelle, qui n’aurait ainsi ni le droit à l’amnistie ni à la réintégration au sein de l’armée congolaise. Ce qui du point de vue de l’ONU, comme de la médiation ougandaise, risque de compromettre toute chance d’accord politique entre Kinshasa et les rebelles. Une amnistie provisoire ? A New York, le président ougandais Yoweri Museveni a de nouveau proposé l’idée d’une amnistie provisoire pour le M23, reprenant l’exemple burundais de l’accord de cessez-le-feu signé à Dar es Salaam en 2003. Une amnistie qui court depuis dix ans déjà. Cette proposition du chef de l’Etat ougandais a à nouveau été refusée par l’équipe de négociation gouvernementale qui avait fait le déplacement.
C’est donc à Mary Robinson, la représentante de Ban Ki-moon, et à Martin Kobler, qu’est revenue la lourde tâche d’essayer de trouver un compromis sur cette liste. Côté congolais, on affirme avoir écouté les uns et les autres sans donner d’indication définitive. A noter que le M23, lui, n’était pas représenté dans ces discussions informelles.
RFI
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Les rebelles disent vouloir privilégier la réconciliation

Des rebelles du M23 fêtent leur victoire à Rumangabo, près de Goma, le 28 juillet 2012. REUTERS/James Akena – La rébellion Mouvement du 23 mars (M23), active dans l’Est de la République démocratique du Congo, affirme vouloir privilégier le retour des réfugiés et la réconciliation nationale aux pourparlers de paix en cours à Kampala.
D’autre part, les rebelles estiment que la question de l’amnistie et de la réintégration dans l’armée ne sont pas fondamentales dans ces négociations.
“Nous nous battons pour le pays et pour notre survie. Pour la sécurité de notre population, le retour des réfugiés et la réconciliation nationale. C’est à ces problèmes qu’il faut accorder beaucoup plus d’importance. Ces questions doivent trouver une réponse à Kampala”, a déclaré à l’AFP Bertrand Bisimwa, président politique du M23.
“Nous ne nous battons pas pour l’amnistie, nous ne nous battons pas pour l’intégration. (…) La question de l’amnistie, la question de l’intégration, ce sont des questions subsidiaires”, a -t-il ajouté.
Le gouvernement ougandais a repris le 10 septembre sa médiation entre la RDC et les rebelles du M23, amenant les deux parties en conflit à se retrouver ensemble à Kampala pour la première fois depuis le mois de mai. “Les deux parties vont se faire remettre un projet d’accord de paix demain (samedi) par le médiateur ougandais”, avait expliqué vendredi à l’AFP une source officielle.
Les deux parties ont présenté leurs doléances et revendications au médiateur mais, selon plusieurs sources, le processus achoppe sur des questions liées à l’amnistie éventuelle des rebelles et à leur intégration dans l’armée, bien que M. Bisimwa ait affirmé à l’AFP au début du mois que ses hommes n’étaient pas intéressés par cette perspective.
Vendredi soir, le gouvernement congolais a publié une liste d’environ 80 noms de membres du M23, essentiellement d’anciens officiers de l’armée qui ne seraient pas autorisés à la réintégrer. La semaine précédente, il avait exclu toute possibilité d’amnistie pour les principaux dirigeants de la rébellion et tous ses membres coupables de violations graves des droits de l’Homme.
Le M23 est essentiellement composé d’ex-rebelles tutsi congolais qui avaient été intégrés à l’armée de RDC en 2009 à la signature d’un accord de paix. Ils se sont mutinés en avril 2012, estimant que les termes de l’accord n’avaient jamais été pleinement respectés. L’ONU accuse régulièrement le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le M23, ce que les deux pays ont toujours démenti.
AFP
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Appel à “neutraliser militairement” les groupes armés
– La Société civile du Nord-Kivu (SCNK) a appelé vendredi “à neutraliser militairement tous les groupes armés” actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) afin que cette région connaisse une paix durable, selon une lettre à deux hauts responsables de l’ONU.La lettre est adressée à Martin Kobler, chef de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), et à Mary Robinson, envoyée spéciale de l’ONU pour la région des Grands Lacs.
“Les forces vives de notre province vous exhortent [à] donner plus de chance aux FARDC [l’armée gouvernementale, NDLR] et à la Brigade d’Intervention de la Monusco”, afin qu’elles puissent “neutraliser militairement tous les groupes armes armés et les forces négatives”, écrit la SCNK.
“Il n’y a que cette solution qui soit efficace pour imposer la paix et la sécurité durables” dans l’Est de la RDC, a insisté cette coalition d’ONG, associations, organisations religieuses, syndicats…
La SCNK renouvelle sa mise en garde contre une amnistie ou une intégration dans l’armée des membres du Mouvement du 23 mars (M23), alors que cette rébellion et Kinshasa ont repris le 10 septembre des pourparlers de sortie de crise à Kampala.
“Une intégration de ce genre consacrera l?impunité flagrante de crimes de guerres, de crimes contre l?humanité et d?autres graves violations de droits humains perpétrés à c?ur-joie par les criminels du M23”, écrit-elle.
Le M23, actif depuis mai 2012 dans la province riche et instable au Nord-Kivu, réclame la pleine application d’un accord de 2009 qui a régi l’intégration de ses hommes dans les FARDC après qu’ils avaient quitté un autre groupe armé où ils opéraient. L’ONU accuse régulièrement le Rwanda et l’Ouganda, voisins de la RDC, de soutenir la rébellion, ce qu’ils ont toujours démenti.
Le 19 septembre, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, avait affirmé qu’il n’y avait pas de “responsabilité collective des membres du M23” et redit que l’amnistie et l’intégration dans l’armée se feraient “au cas par cas”.
Il avait aussi annoncé que le gouvernement avait établi “une liste d’une centaine de commandants, assimilés et hommes de troupes du M23, définitivement non éligibles à l’intégration au sein des forces armées et à l’amnistie”.
AFP
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La Zambie appelle à la fin immédiate du conflit en RDC

Michael Sata (74 ans), le nouveau President de la Zambie -La Zambie s’est dite très inquiète des conflits persistants dans la République démocratique du Congo (RDC) voisine et a déclaré craindre un débordement, a rapporté mercredi le Times of Zambia. Le ministre zambien des Affaires étrangères Wylbur Simuusa a déclaré que son gouvernement suivait de près le conflit dans l’est de la RDC, qui borde la Zambie, et que le gouvernement était très préoccupé par les débordements qui se sont traduits par un afflux de réfugiés qui ont traversé la frontière. “S’il y a un conflit que la Zambie espère voir cesser immédiatement, c’est celui en RDC car c’est le pays avec lequel nous avons notre plus longue frontière et, compte tenu de la proximité, nous sommes amenés à accueillir de nombreux réfugiés qui fuient les combats”, a-t-il déclaré, cité par le Times of Zambia. Plusieurs réfugiés de RDC sont entrés en Zambie, notamment en passant par l’île de Kilwa dans la province de Luapula, en raison du conflit entre les forces gouvernementales et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). Le ministre zambien a depuis lancé un appel aux deux parties au conflit leur demandant de cesser les combats pour que la région puisse retrouver une paix durable. Le ministre zambien s’est exprimé lors de la deuxième réunion du Mécanisme de suivi régional de l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC, tenue en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, a précisé le Times of Zambia. La réunion a également condamné les rebelles du M23 pour avoir repris les hostilités qui ont fait de nombreuses victimes civiles et causé d’importants dégâts dans les zones occupées.
Xinhua -

Confusion après des combats entre l’armée et le M23 dans le Nord-Kivu
– Des combats ont opposé jeudi matin des rebelles du M23 aux forces gouvernementales dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), les rebelles dénonçant une “offensive” de l’armée qui de son côté a démenti et évoqué un simple “accrochage”. Il s’agit des premiers combats directs entre le Mouvement du 23 Mars (M23) et l’armée depuis le 30 août, date à laquelle les rebelles s’étaient repliés des collines d’où ils menaçaient Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, à la suite d’une offensive conjointe de l’armée et de la brigade d’intervention de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco). Ces nouveaux incident interviennent alors que le M23 négocie à Kampala, capitale de l’Ouganda, avec le gouvernement congolais. L’armée gouvernementale et d’autres milices “attaquent depuis cette nuit les positions tenues par nos forces sur l’axe Mabenga-Kiwanja”, à environ 80 km au nord de Goma, a affirmé dans un communiqué le président du M23, Bertrand Bisimwa. Joint par l’AFP, le porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC) pour le Nord-Kivu, le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, n’a parlé que d’un simple accrochage, vite terminé. Il y a eu “une altercation entre deux patrouilles de combat FARDC et M23 à Kahunga tôt ce matin […] Le calme est revenu”, a-t-il affirmé. Kahunga est une localité proche de proche de Kiwanja. Le porte-parole n’a pas précisé les circonstances de l’accrochage. Un officier supérieur de l’armée a affirmé à l’AFP, sous le couvert de l’anonymat, que “l’ennemi (était) venu attaquer (les) positions” de l’armée. Selon le colonel Hamuli, deux combattants du M23 ont été tués et un militaire a été blessé. Accusant les troupes gouvernementales de combattre au côté des rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), et de Maï-Maï (milices d’autodéfense), le communiqué de M. Bisimwa affirme que “d’autres forces de la même coalition sont en ce moment en mouvement sur l’axe Ishasha-Kinyandoni”. Ishasha est une ville à la frontalière avec l’Ouganda.“Cette attaque (…) est une manière pour le gouvernement congolais de saper les efforts de paix entrepris ces derniers jours par la communauté internationale et qui ont abouti à la reprise des négociations de Kampala”, ajoute M. Bisimwa.
En milieu de matinée, il était toujours difficile de se faire une idée précise de la situation sur place.
“J’ai vu des agriculteurs qui revenaient des champs parce qu’il y a des affrontements entre le M23 et l’armée”, a déclaré à l’AFP Arsène, un habitant de Kiwanja joint par téléphone à partir de Goma.
“Il y a une petite psychose dans la cité de Kiwanja”, a-t-il ajouté, indiquant avoir vu deux jeeps de “renforts” du M23.
“On n’a rien vu, rien entendu. On a seulement dit aux agriculteurs de rentrer. Ça fait depuis deux jours qu’ils nous disent de quitter le champ”, a cependant indiqué à l’AFP, à condition de ne pas être nommé, un autre habitant de Kiwanja, localité sous le contrôle du M23 depuis juillet 2012.
Arsène a dit avoir vu trois chars de l’ONU se diriger vers Mabenga. La Monusco dispose d’une base à Kiwanja, mais son porte-parole militaire à Kinshasa n’était pas en mesure de fournir une évaluation précise de la situation sur place en milieu de matinée.
Le M23 est né en 2012 dans le Nord-Kivu (riche province minière frontalière du Rwanda et de l’Ouganda) d’une mutinerie d’anciens rebelles congolais qui avaient été réintégrés en 2009 dans l’armée régulière congolaise à la suite d’un accord de paix.
Les rebelles réclament la pleine application de cet accord et défendent essentiellement les droits des Tutsis congolais.
AFP
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accrochage entre le M23 et l’armée, au moins deux morts
– Des combats ont opposé brièvement jeudi matin des rebelles du M23 aux troupes gouvernementales dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), faisant au moins deux morts, alors que les deux camps négocient à Kampala, en Ouganda.Il s’agit des premiers combats directs entre le Mouvement du 23 Mars (M23) et l’armée depuis le 30 août, date à laquelle les rebelles s’étaient repliés des collines d’où ils menaçaient Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, à la suite d’une offensive conjointe de l’armée et de la brigade d’intervention de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco).
L’affrontement s’est produit tôt dans la matinée à Kahunga, près de la ville de Kiwanja (environ 80 km au nord de Goma) alors que le M23 et le gouvernement congolais négocient depuis le 10 septembre à Kampala une issue au conflit qui les oppose depuis un an et demi. Les discussions achoppent cependant depuis quelques jours.
“La situation est redevenue calme”, a indiqué à l’AFP le lieutenant-colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco, sur la foi des renseignements transmis par la base des Casques bleus proche de Kiwanja. L’accalmie a été confirmée à l’AFP par l’armée et un colonel du M23, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.
L’accrochage a duré une vingtaine de minutes, deux rebelles du M23 ont été tués, et un membre des Forces armées de la RDC (FARDC) a été blessé, a précisé le lieutenant-colonel Basse. Il a estimé que les informations qu’il avait pu recouper confirmaient la version des faits donnée par l’armée dont le porte-parole pour le Nord-Kivu, le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, avait parlé d’une “altercation” vite terminée “entre deux patrouilles de combat FARDC et M23”.
“On n’a rien vu, rien entendu”
Interrogé par l’AFP, le président du M23, Bertrand Bisimwa, a donné un tout autre bilan: “6 morts, 3 blessés graves et 2 capturés, tous (membres des) FARDC. De notre côté, aucune victime, sauf 3 maisons de civils détruites”.
Des soldats congolais, le 4 septembre 2013 près de Goma
© AFP/Archives Carl de SouzaC’est M. Bisimwa qui avait donné l’alerte le matin en affirmant dans un communiqué que l’armée gouvernementale attaquait “depuis cette nuit les positions tenues par [le M23] sur l’axe Mabenga-Kiwanja”. Il accusait le gouvernement congolais de vouloir “saper les efforts de paix entrepris ces derniers jours par la communauté internationale et qui ont abouti à la reprise des négociations de Kampala”.
Kinshasa a catégoriquement démenti cette présentation des faits. “Ce matin, une colonne du M23 est tombée de manière impromptue sur une caserne des FARDC à Kahunga et ils ont subi une réponse de feu”, a dit à l’AFP le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. Selon lui, cette caserne vient d’être installée, et le M23 ignorait vraisemblablement son existence.
“La question est de savoir pourquoi un groupe dont la communauté internationale demande le désarmement se promène lourdement armé. Comme ils ne savent pas se justifier, ils essayent une fuite en avant” en accusant le gouvernement, mais “en réalité, il n’y a pas eu d’attaque” de la part des FARDC, a ajouté M. Mende.
“J’ai vu des agriculteurs qui revenaient des champs parce qu’il y a des affrontements entre le M23 et l’armée”, a déclaré à l’AFP Arsène, un habitant de Kiwanja joint par téléphone à partir de Goma, indiquant avoir vu deux jeeps de “renforts” du M23, et aussi trois chars de l’ONU se diriger vers Mabenga.
“On n?a rien vu, rien entendu. On a seulement dit aux agriculteurs de rentrer. Ça fait depuis deux jours qu?ils nous disent de quitter le champ”, a indiqué à l’AFP, à condition de ne pas être nommé, un autre habitant de Kiwanja, localité sous le contrôle du M23 depuis juillet 2012.
Le M23 est né en 2012 dans le Nord-Kivu (riche province minière frontalière du Rwanda et de l’Ouganda) d’une mutinerie d’anciens rebelles congolais qui avaient été réintégrés en 2009 dans l’armée régulière congolaise à la suite d’un accord de paix.
Les rebelles réclament la pleine application de cet accord et défendent essentiellement les droits des Tutsis congolais.
AFP
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Liberia: 50 ans de prison confirmés en appel pour Charles Taylor

Charles Taylor – Un tribunal ad hoc soutenu par l’ONU a confirmé jeudi en appel la condamnation à 50 ans de prison de l’ex-président du Liberia Charles Taylor pour des crimes contre l’humanité commis lors de la guerre civile en Sierra Leone (1991-2002).
“La chambre d’appel est d’avis que la peine imposée en première instance est juste à la lumière de la totalité des crimes commis”, a déclaré le juge George King lors d’une audience publique à Leidschendam, dans la banlieue de La Haye (Pays-Bas).
Ce jugement rendu par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) marque la fin de cette procédure marathon qui dure depuis plus de sept ans contre l’ancien homme fort de l’Afrique de l’Ouest.
C’est également certainement le dernier jugement du TSSL, qui siège pour les autres procès à Freetown, la capitale de la Sierra Leone : un seul suspect reste en fuite mais des rumeurs, jamais vérifiées, ont annoncé son décès.
Charles Taylor, 65 ans, avait été reconnu coupable en avril 2012 d’avoir aidé et encouragé une campagne de terreur visant à obtenir le contrôle de la Sierra Leone. Sa peine avait ensuite été fixée à 50 ans de prison alors que l’accusation en réclamait 80.
Il avait, selon les juges, fourni armes, munitions, médicaments, cigarettes, alcool et autres aides logistiques aux rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF) en échange de diamants, sans pour autant en avoir le contrôle direct.
Les juges d’appel ont confirmé ce jugement, ce qui a suscité des réactions de joie et de soulagement à Freetown, mais sans donner lieu à des excès, selon un journaliste de l’AFP.
“Je suis heureux de l’issue”, s’est réjoui Sullay Turay, amputé d’une main et d’un pied durant la guerre. Il a suivi, avec d’autres, l’énoncé du verdict, retransmis en direct à la télévision. Cela “montre que quoi que vous fassiez, la justice vous rattrape finalement”.
“Que Taylor croupisse en prison!”, s’est quant à lui emporté Andrew Lebbie, un chauffeur de taxi, à l’annonce de la décision du TSSL. “J’espère seulement qu’il purgera sa peine dans une prison africaine, pour qu’il souffre encore plus!”.
M. Taylor, en costume sombre, chemise blanche, cravate, boutons de manchette et lunettes dorées, a écouté le jugement de manière calme et stoïque.
Pour son avocat , ce jugement est une “profonde déception” : “on ne peut pas dire que la personne qui appuie sur la gâchette, la personne avec la machette, la personne qui utilise les armes chimiques est dans la même catégorie que celle qui, peut-être, aide financièrement”, a déclaré Morris Anyah.
La priorité de M. Taylor est “d’être avec sa famille, c’est pourquoi il préfère purger sa peine au Rwanda”, a également assuré M. Anyah à l’AFP, soulignant qu’il allait peut-être faire une demande en ce sens.
Le président du TSSL doit décider de l’endroit où M. Taylor passera le reste de sa vie : Finlande, Suède, Rwanda ou Royaume-Uni ont des accords en ce sens avec le tribunal, selon M. Anyah.
Ce n’est pas un jour de fête
“Le jugement d’aujourd’hui confirme le rôle crucial de Charles Taylor dans la grande misère subie par le peuple de Sierra Leone”, a pour sa part déclaré à l’AFP le procureur Brenda Hollis.
“Il serait faux de dire qu’aujourd’hui est un jour de fête, à cause de l’horrible nature des crimes : c’est plutôt une journée pour la réflexion”, a-t-elle ajouté.
La guerre en Sierra Leone est l’une des plus atroces de l’histoire africaine récente, avec 120.000 morts et des milliers de civils mutilés.
Souvent drogués, les rebelles se sont rendus tristement célèbres pour des meurtres, viols systématiques, enlèvements et amputations. Ils ont en outre kidnappé des milliers d’enfants, obligés de combattre dans leurs rangs.
Pour l’avocat de M. Taylor, celui-ci aurait été jugé innocent si son procès s’était tenu dans un autre tribunal.
Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, qui siège à La Haye, avait en effet acquitté en appel l’ancien chef d’état-major de l’armée yougoslave Momcilo Perisic, les juges estimant qu’il n’avait pas eu le contrôle sur les crimes commis par ceux à qui il fournissait de l’aide.
Le jugement en première instance était le premier rendu par la justice pénale internationale contre un ancien chef d?État depuis celui prononcé en 1946 par le tribunal militaire international de Nuremberg qui jugea 24 des principaux responsables nazis.
AFP