Author: Don Kayembe

  • FARDC reprend quatre villages à des rebelles rwandais

    FARDC reprend quatre villages à des rebelles rwandais

    FARDC-POSITION1 – Kinshasa a annoncé samedi que son armée avait repris quatre villages de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) aux rebelles rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). “A la faveur d’une vaste opération de restauration de l’autorité de l’Etat dans la région de Lubero”, dans la province du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda, “le déploiement des unités du 1003e régiment des Forces armées de la RDC (FARDC) a récupéré des villages longtemps occupés par les rebelles” des FDLR, indique un communiqué du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende.

    Le texte ajoute que quatre villages, Lusuli, Vuvati, Buhenge et Kataro, sont repassés ainsi sous le contrôle des troupes gouvernementales.

    Selon la radio Okapi, parrainée par les Nations unies, ces villages ont été repris “progressivement et sans combat”, les rebelles ayant quitté ces localités qu’ils occupaient depuis plusieurs mois à mesure que les FARDC se déployaient dans la région.

    Les FDLR sont composées de Rwandais hutu réfugiés en RDC (alors le Zaïre) après le génocide rwandais de 1994 et qui veulent mettre à bas le régime tutsi au pouvoir à Kigali depuis lors. Nombre de ses membres sont accusés d’avoir pris une part active au génocide.

    L’annonce de la reprise des quatre villages a eu lieu alors que le gouvernement de Kinshasa négocie à Kampala (Ouganda) avec les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23), que l’armée combat depuis mai 2012 dans le Nord-Kivu. Cette milice est née au départ de la mutinerie d’anciens rebelles réintégrés dans l’armée en 2009 et qui défendent les droits des Tutsis congolais.

    Leur chef, Bertrand Bisimwa, avait déclaré à l’AFP le 8 septembre que son mouvement était prêt à déposer les armes à condition, entre autres, que les combattants des FDLR “soient neutralisés”. “Nous ne les voulons plus sur notre territoire”, avait-il déclaré à propos de ces miliciens accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en RDC.

    Le M23 accuse régulièrement les FARDC de s’appuyer sur les FDLR pour le combattre. Depuis des années également, le régime de Paul Kagame au Rwanda, dénonce le soutien de Kinshasa au FDLR.

    Pour M. Mende, la reprise des quatre villages de Lubero “est un démenti” à ces allégations.

    AFP

  • Plaidoirie en faveur de Sassou Nguesso….

    Plaidoirie en faveur de Sassou Nguesso….

    Interview de M. Tshiyoyo Mufoncol sur la liberation de la RD Congo!– Stigmatiser Sassou  tout le temps  serait une attitude défaitiste de la part de certains Congolais de la RD-Congo.  À mon avis,  cette posture repose sur un amateurisme politique que  je dénonce parce que non productif.  Et en outre, elle serait  de nature à ne contenter que quelques  platoniciens et autres « aigris »  qui, contre financements,  obtenus  ou pas, ne sont jamais parvenus  ni  à respecter, ni  même à réaliser aucun de leurs projets respectifs.

    En principe, leur échec devrait moins influencer d’autres » compatriotes congolais  à oser  là où ils ont échoué   et à croire,  comme  rien n’est définitivement arraché  en politique, en la possibilité de faire de Sassou Nguesso un allié efficace  et avec  lequel  la RD-Congo et des Congolais apprennent à considérer comme un camarade de combat.  Dans le même contexte,  je cherche à savoir  comment des Congolais arrivent à peine à se créer des relations « objectives »,  voire ne fut ce qu’avec  un seul de 9 États  voisins qui  partage avec la RD-Congo une  frontière commune.  À l’exception  bien sûr de deux états  mercenaires  légendairement connus: le Rwanda et l’Ouganda.

    Recevoir Paul Kagamé  à Brazzaville, et ce même en souriant ou  en étalant un tapis rouge,  comme des Congolais de la RD-Congo  le déplorent, constitue à mon sens  un argument des freluquets pour accuser Sassou de collaborationniste avec les deux  sosies des véritables adversaires du Congo et des Congolais. C’est pareil comme manger avec « Joseph Kabila ».  Bien que comparaison est loin d’être raison, des apprentis sorciers congolais se rappelleraient que Nicolas Sarkozy avait reçu à Paris, et ce avec pompe et  malgré toutes les critiques,  un colonel Kadhafi  naïf  qui ignorait,  flatté par le geste de son hôte,  que sa mort était déjà scellée pendant qu’il croyait  lui en sa victoire ou encore en sa résurrection.

    La chape de plomb ne réside dans l’organisation ou pas à Brazzaville de ce que  les Autres nomment les « concertations politiques  ou nationales ».  Ou encore dans le fait que Sassou en soit désigné comme son médiateur. Ces faits importent peu car ils  n’impactent nullement sur notre persévérance, notre intelligence stratégique et capacité de rallier Sassou à la véritable cause du Congo.  Les Anglo-Saxons et leurs jouets passent par la Turquie, la Jordanie et bien d’autres pour faire taire Assad qui risque de se faire passer pour un héros et un véritable résistant arabe.  S’il faudra simplifier les choses pour  certains aveugles qui ne cessent  d’interroger l’emplacement des troupes du RAP.  C’est comme si nous partagions avec eux la même conception de la lutte armée.  Et au cas où des Congolais échoueraient dans leur tentative de se faire des amis tout autour du Congo, ce qui malgré tout reste de l’ordre du possible,  ils s’abstiendraient d’en vouloir à Sassou et autres qui ne trouvent dans leur démarche aucune discrétion et aucun sérieux.  Ce serait aussi par manque par manque d’un leadership  averti  et clairvoyant.

    Certains  perdent même  de vue que  ce n’est point Sassou,  en sa qualité de président d’un autre État,  voisin ou pas,  et même s’il serait « bantou » comme je l’attends souvent,  qui se trouve dans une situation de besoin  ou de demanderesse par rapport au sort de la Rd-Congo.  Bien sûr qu’en tant qu’individu et politique africain voisin de la RD-Congo, Sassou s’en offusque.  La menace est à sa porte.  On ne peut stratégiquement lui reprocher de mutisme ou de non-assistance des personnes en danger.   Mais qui, parmi des hommes politiques congolais de Kinshasa et d’Afrique,  a su faire preuve de courage et a déclaré,  et ce haut et fort, comme Sassou l’a fait que  « Joseph Kabila vient de nulle part [et qu’il est]  un cheval de Troie  du président rwandais  (Paul Kagamé).  [Et] officiellement, pendant la journée, il s’oppose à Paul Kagamé, mais la  nuit tombée, il marche avec lui…Or, en Afrique, c’est la nuit que les choses importantes se passent… », (Péan, 2010 : 531-532). Pierre Péan  a eu le mérite de le consigner, et ce pour l’éternité, dans son livre « Carnages, les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique » sorti en 2010 aux Éditions Fayard.  Et qui a dit mieux que lui à Kinshasa  où l’élite congolaise, en fait, ce qui en reste, croque ses angles.

    Bien sûr que Sassou est au courant de ce qui se passe en RD-Congo,  comme l’affirme un des textes de  l’Abbé Mbelu Babanya sur Congoindependant.   D’ailleurs personne,  voire lui-même Sassou, ne nierait le spectacle macabre,  qui se déroule et se perpétue au Congo, et  dont les sous- traitants se nomment Paul Kagamé, Yoweri Museveni et « Joseph Kabila » lui-même.  À ce que je sache, et  ce jusqu’à preuve du contraire, Sassou  Nguesso  ne préside aux destinées de la RD-Congo.  Et comme moi, il comprend à peine la démarche erronée de l’élite congolaise qui cache mal son  impuissance,  son épuisement,  voire son incompétence notoire,  en cherchant à battre « Joseph Kabila » aux élections, et ce au nom d’un certain humanisme, du respect  de la « légalité » et de la « légitimité »  alors que le régime qui est placé à Kinshasa est fondé sur l’illégitime et sur l’illégalité.  Ne serait-il pas illusoire et criminel, pendant que la maison Congo brûle, de constamment demander et d’attendre de « Joseph Kabila », l’organisation des élections «  libres et transparentes », comme ils adorent les nommer, son invitation à mettre de l’ordre dans la boite alors que l’ordre et les élections équivalent à  la fin de son règne, celle de sa bande, voire sa mort physique.  Un pouvoir illégitime et illégal doit être combattu  en recourant aux moyens illégitimes et illégaux et non en se revendiquant légaliste.  Ce qui signifierait la reconnaissance de « Joseph Kabila » et de son semblant de pouvoir.

    Et d’autres,  les mêmes qui hier ont participés aux élections de 2011, voire ceux qui étaient dans le camp opposé et qui ont en plus vendu « Joseph Kabila » aux Congolais, reviennent  aujourd’hui en charge et  se préparent déjà comme candidats aux élections de 2016. Ils essayent de vendre et de susciter les mêmes faux -espoirs  à la masse pendant que leurs vrai-faux parrains conservent un double agenda pour et contre la RD-Congo. Leurs villégiatures  en Occident ne passent inaperçus dès lors qu’ils  viennent en quémandeur soit de parrainage, soit de soutien financier comme une sorte d’avance financière à prélever sur des affaires ultérieures. . Comme toujours,  qui vendra mieux la RD-Congo aux enchères,

    Se préparer déjà à participer aux élections de 2016 alors que la situation actuelle du Congo exige une solution immédiate et rapide  matérialise non seulement un aveu d’échec face aux maitres de  « Joseph Kabila », mais il exprime également un  abandon de la lutte, du peuple à lui-même. Cette posture expose  un modèle de collaboration et d’intelligence avec l’ennemi. Une façon de laisser les mains libres à l’ennemi et de l’encourager à poursuivre, en paix et tranquillement, ses crimes sur le sol congolais, et ce, jusqu’en 2016. La situation de la RD-Congo ne doit pas attendre  sa solution en 2016. Maintenant ou jamais car comme nous l’avions déjà annoncé en 1998, demain il risque d’être trop trad.

    C’est  tout simplement triste et révoltant à la fois de constater, et ce une fois de plus, que le « schéma mental » de l’élite congolaise est tout simplement défaillant.

    Likambo ya mabele, likambo ya makila

    Mufoncol Tshiyoyo

    Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RD-Congo

    R.A.P-en sigle, Mouvement politico-militaire

    GSM 004745007236, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com

  • Les 10 meilleures universités d’Afrique

    Les 10 meilleures universités d’Afrique

    Universite-Elles sont 10 universités à offrir le meilleur de la formation universitaire sur le continent. Comme toujours, l’Afrique du Sud en a les meilleures. La nation arc-en-ciel a encore raflé la mise dans le classement des universités africaines. Un classement réalisé par  l’International colleges and universities, site spécialisé dans le classement web des collèges et universités du monde. Un résultat qui place les universités francophones largement derrière les établissements anglophones qui confirment encore plus leurs hégémonies.

    Les raisons

    Entre autres raisons qui pourraient expliciter cet état de fait, nous citerons la mauvaise gestion des universités, la dégradation des infrastructures, le manque d’investissement pour le financement des programmes de recherche d’où le déclin de la recherche scientifique, l’amplification des conflits entre étudiants, les nombreuses grèves, la forte immiscion du politique dans l’espace universitaire.

    En effet, la recherche demeure le parent pauvre des universités des pays d’Afrique au Sud du Sahara particulièrement pour celles qui sont situées dans la partie Ouest et Centrale du continent. Le forum de Dakar tenu les 02 au 04 juillet avec pour thème : « Stratégie pour un financement durable de la recherche en Afrique de l’Ouest et du Centre », relèvera que, les pays de ces deux régions d’Afrique n’accordent qu’une infime part, 0,3%, de leur budget à la recherche. Un taux fort en deçà du minimum exigé qui est de 1,5% du budget de l’Etat.

    Grèves et Mauvaise Gestion

    Aussi les grèves intempestives des enseignants qui réclament régulièrement de meilleurs traitements plombent l’envol de ces universités. L’année universitaire 2012-2013 a vue les étudiants gabonais passés 80 jours à la maison pour une grève des enseignants qui réclamaient la concrétisation d’une promesse d’augmentation de salaire du chef de l’Etat gabonais. La même situation se présentait au Mali il y a de cela trois mois. Lorsque ce ne sont pas les enseignants qui sont en grève, ceux sont les étudiants. En Côte d’Ivoire, le syndicat-mafia FESCI (Fédération des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire) n’eut-été la réaction musclée des nouvelles autorités aurait continué de faire main basse sur les universités ivoiriennes. Ce syndicat aura contribué gravement à la déchéance de l’Ecole ivoirienne.  Mieux, en termes de mauvaise gestion, le Burkina Faso s’est illustré de la mauvaise manière le mois d’aout dernier. Sa décision impopulaire de fermeture des résidences et restaurants universitaires avait provoqué des incidents à Ouagadougou. Des étudiants seront emprisonnés puis relâchés par les autorités judiciaires. Autant de faits qui contribuent à ternir d’avantage l’image des universités francophones.

    Les universités anglophones au Top

    A contrario, les universités des pays anglophones s’astreignent à se conformer aux standards internationaux. On y trouve La qualité de l’enseignement, l’éthique, la probité morale et intellectuelle, la documentation disponible (bibliothèques), la capacité d’accueil des étudiants (auditoires, dortoirs), les centres de recherches et les services techniques, la facilité d’insertion des étudiants dans la vie professionnelle. Les ressources humaines sont pourvues en professeurs titulaires de Chaires, les budgets alloués à la recherche et aux inventions sont importants et disponibles. Enfin, les chercheurs détiennent de brevets d’invention. Les performances des pays comme l’Egypte et l’Afrique du Sud s’expliquent par l’attention très particulière accordée à la recherche dans leurs efforts d’investissement. Par ces efforts, ces deux pays ont réussi à attirer les bailleurs de fonds et les donateurs intéressés par le financement de la recherche universitaire. Ce classement qui respecte un ordre logique bien défini, commence par le numéro un de la formation d’élite en Afrique :

    1-    Université de Cape Town d’Afrique du Sud
    UCT, université publique, régulièrement classée meilleur établissement d’enseignement supérieur d’Afrique du Sud et du continent africain, entend se positionner sur une niche « afropolitaine » en développant dans de nombreuses disciplines une expertise « Afrique » et « marchés émergents ». Citée parmi les fabriques de l’excellence, la meilleure université du continent africain veut conforter sa position de leader dans l’expertise et les marchés à forte croissance. Au pied des colonnes du Jameson Memorial Hall, le bâtiment symbole de l’université utilisé pour les remises de diplômes, les enfants bigarrés de la nation arc-en-ciel savent qu’ils sont des privilégiés, membres d’une élite recomposée pour refléter la réalité démographique du pays. Un rapport qualité-Prix, les étudiants sud-africains paient 140 000 rands (14 000 €) contre 300 000 rands (30 000 €) pour leurs camarades étrangers.

    2-   Université d’Afrique du Sud
    L’université d’Afrique du Sud (UNISA, Pretoria) fondée en 1873. L’université du Cap de Bonne Espérance s’est ensuite transportée, en 1918, à Pretoria sous le nom d’université d’Afrique du Sud (UNISA). UNISA est l’une des plus anciennes universités d’Afrique du Sud. Elle est aussi la première institution africaine de formation à distance. Elle a ouvert plusieurs centres régionaux en Afrique. Trois départements ou centres de recherche travaillent directement sur les questions de gouvernance : le Département de droit constitutionnel, international et indigène ; le Centre d’études du développement ; et le Centre pour l’étude de la renaissance africaine. La fonction première du Centre d’études du développement est de promouvoir un processus de développement durable et centré sur les populations à travers la sensibilisation des communautés et de fournir de l’information, de l’expertise et des services de conseil en matière de développement. Le Centre pour l’étude de la renaissance africaine, centre interdisciplinaire, a été créé en juin 2003 pour donner une légitimité académique au discours de la renaissance africaine.

    3-   Université de Pretoria d’Afrique du Sud
    L’université de Pretoria (en afrikaans : Universiteit van Pretoria) est une des plus importantes universités d’Afrique du Sud, située dans la province du Gauteng. Elle accueille environ 38 500 étudiants. Université exclusivement de langue afrikaans, elle s’est ouverte depuis 1994 aux autres langues.

    4-   Université Stellenbosch d’Afrique du Sud
    L’université de Stellenbosch est reconnue comme l’une des quatre premières universités de recherche sud-africaines. Elle est fière d’avoir l’une des plus grandes proportions d’étudiants post gradués du pays, dont presque 10% sont des étudiants internationaux. L’Université de Stellenbosch se situe dans la pittoresque vallée du Jonkershoek, au cœur des vignobles de la province du Cap Occidental. L’Université, au cours des ans, est devenue un établissement tertiaire reconnu internationalement pour son excellence et accueillant plus de 23 000 étudiants, employant 800 enseignants et regroupant dans ses murs quelques 500 unités de service et de recherche.

    5-    Université Witwatersrand d’Afrique du Sud
    L’université du Witwatersrand, elle est la plus importante et prestigieuse université d’Afrique du Sud. Université de langue anglaise, elle avait la particularité durant la période d’apartheid d’accueillir également des étudiants noirs en nombre limité. L’université comprend 27 934 étudiants répartis en 5 facultés : Commerce, droit et management, Ingénierie et architecture, Médecine, Arts, éducation, sciences sociales, littérature et langues, Sciences. Une référence de calibre mondial universitaire en Afrique, est reconnue pour son engagement à l’excellence académique et la recherche. Elle contribue à l’économie mondiale de la connaissance et de la transformation locale à travers la génération de haut niveau, des compétences rares et la recherche innovante. À l’avant-garde d’une société en mutation, Wits est une institution engagée, dévouée à l’avancement du bien public. Il favorise les communautés intellectuelles et attire des étudiants talentueux, d’éminents universitaires et penseurs du monde entier.

    6-    Université de Dar es Salaam de Tanzanie
    L’université de Dar es Salaam est un regroupement de trois campus universitaires : Mlimani (la colline), DUCE et MUCE. C’est la plus grande et plus ancienne de Tanzanie. L’Université Dar es Salam définit ses objectifs en tenant compte des besoins nationaux, régionaux et du développement global. Ses champs d’action concernent principalement : la mise en œuvre d’une recherche savante et stratégique, l’éducation, la formation, une offre de service public ciblée pour un développement socio-économique équitable et durable de la Tanzanie et du reste de l’Afrique. Le premier chancelier de cette université était le premier président tanzanien, Julius Kambarage Nyerere.

    7-    Université du Caire d’Égypte
    L’université du Caire (anciennement Université Fouad 1er puis Université égyptienne), est une institution d’études supérieures située à Gizeh en Égypte. De la nécessité de rechercher l’excellence dans la prestation de services d’enseignement supérieur pour répondre aux besoins des communautés nationales, régionales et internationales, ainsi que la contribution effective et continue dans le développement social et économique de l’Égypte. La mission de l’Université du Caire est d’accomplir par un attachement aux normes internationales d’excellence dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de service communautaire.

    8-     Université du KwaZulu-Natal d’Afrique du Sud 
    L’université de KwaZulu-Natal ou UKZN est une université de cinq campus, toutes situées dans la province de KwaZulu-Natal en Afrique du Sud. Il a été crée le 1er Janvier 2004, après la fusion entre l’Université de Natal et l’Université de Durban-Westville. Elle se compose de cinq collèges : Collège de l’Agriculture, de l’ingénierie et de la science, Collège des sciences de la santé, Collège des Humanités, Faculté de droit et de la gestion des études.

    9-    Université américaine du Caire 
    L’université américaine du Caire ou American University in Cairo (AUC) est une université située au Caire, en Égypte. Fondée par des missionnaires des États-Unis en 1919, elle dispense un enseignement uniquement en anglais. Elle propose une éducation libérale dans les principales disciplines. L’inscription dans cette université pour un étudiant de première année est de 13 000 USD. 90% des étudiants sont de nationalité égyptienne. Les bureaux administratifs de l’Université ainsi que son conseil d’administration sont situés à New York. Fait notable, c’est dans cette université que Condoleezza Rice, ancienne secrétaire d’Etat des Etats Unis, a tenu le 21 juin 2005, un discours concernant les liens entre la démocratie et la paix au Moyen-Orient.

    10-  Université Makerere d’Ouganda 
    Fondée en 1922, l’Université de Makerere est l’une des universités les plus anciennes et les plus prestigieuses en Afrique. Elle est devenue au fil des ans, une référence de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Est. Au mois de novembre 2012, et pour une première période de cinq ans, l’emblématique Université de Makerere et le prestigieux Institut d’Études Politiques de Paris, a signé une convention qui permettra aux étudiants ougandais et français d’effectuer une année d’études dans l’institution partenaire. En 2010 pour la première fois en Ouganda, les femmes qui ont obtenu un diplôme de la principale université du pays, celle de Makerere, était plus nombreuse que les garçons. Une révolution dans ce pays où les femmes n’avaient, il n’y a pas si longtemps, aucun accès aux études supérieures.

     

    Jonas Saraka
    Abidjan-Oeildafrique.com

  • Le rôle de l’ONU remis en cause

    Le rôle de l’ONU remis en cause

    Martin Kobler-La mission de l’Onu en République démocratique du Congo (Monusco) doit repenser sa stratégie afin de mieux protéger les populations civiles car son action actuelle n’a que peu d’effets, estime un document interne sur l’action menée par cette force de maintien de la paix. Lancée il y a 13 ans, la Monusco principalement composée de soldats sud-africains, tanzaniens et malawis est la plus importante mission en exercice des Nations unies avec quelque 18.500 hommes et un budget annuel de 1,5 milliard de dollars. Son inaction lorsque des rebelles congolais ont pris en novembre le contrôle de la ville de Goma, capitale régionale du Nord-Kivu dans l’est de la RDC, lui a valu de nombreuses critiques. Une nouvelle brigade internationale a été constituée en mars avec pour mission de désarmer les groupes d’insurgés dans les provines orientales du pays. Depuis les casques bleus ont contribué à chasser les rebelles de Goma après d’intenses combats. Selon le rapport, les sites sur lesquels est implantée la Monusco sont mal situés et ne lui permettent pas d’accomplir des missions au-delà de simples patrouilles de proximité, ni de protéger les populations civiles. “La protection par la présence est inefficace. La Monusco donne un faux sentiment de sécurité et entretient l’illusion d’une protection par une présence statique et un emploi important de ressources qui ont peu d’effets durables, estime le rapport. Le texte appelle les soldats engagés dans cette force à reprendre l’initiative sur le terrain et à se montrer digne de l’engagement militaire qu’ils ont pris. Le rapport appelle la Monusco à repenser ses missions et à “orienter ses forces pour déjouer les menaces naissantes”.

    Le but ultime des Casques bleus déployés en République démocratique du Congo (RDC) est d’empêcher la moindre exaction de groupes armés contre des civils, a déclaré mercredi le porte-parole de la mission locale de maintien de la paix de l’ONU. Le but ultime est de prévenir, d’interdire toute forme d’exaction sur les populations civiles, a affirmé, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le lieutenant-colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de la mission de maintien de la paix de l’ONU en RDC. Il répondait à un journaliste congolais ayant fait remarquer que le bilan des opérations des Casques bleus en RDC était toujours négatif.

    Présente dans le pays depuis 1999, la Monusco est la plus grosse opération de maintien de la paix de l’ONU au monde. Elle est régulièrement critiquée par la population congolaise pour la faiblesse de ses résultats, surtout depuis l’occupation pendant quelques jours en novembre de la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu, par le M23.

    CameroonVoice

  • RDC-il faut mourir pour l’Amérique, sinon on est mort…

    RDC-il faut mourir pour l’Amérique, sinon on est mort…

    Carte géographique du Congo-(rdc)
    Carte géographique du Congo-(rdc)

    -« Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous », a décidé l’Amérique des néo-conservateurs sous la présidence de George Bush. La doctrine qui, en réalité, date de beaucoup plus longtemps, s’applique à tous les pays du monde. Il faut s’empresser de prendre part aux guerres décidées par les Etats-Unis, peu importe le motif avancé. En Afrique, un pays fut longtemps au rendez-vous mais finit par lâcher prise. La République Démocratique du Congo, ex Zaïre. Non pas tant parce qu’il refusa de continuer à servir les objectifs militaires de Washington mais bien parce que, saigné et ruiné par des années de sacrifice, le pays n’avait plus les moyens de s’impliquer dans de nouvelles guerres décidées par les Etats-Unis. La sanction sera implacable. Car dans la logique de l’Oncle Sam, si on ne sert plus d’allié militaire de première ligne, on ne sert plus à rien et on doit être traité comme tel. Le « marche ou crève ». Des tas d’idées trottent dans la tête des Congolais de tous horizons. Ce « grand peuple », fier et glorieux il y a peu de temps, gît aujourd’hui au ras des pâquerettes. Après avoir infligé des bombardements à la population de Goma, on somme les Congolais, comme une vulgaire peuplade, de revenir à Kampala pour négocier avec le M23. Une milice créée et parrainée par l’Ouganda et le Rwanda, les deux alliés militaires des Etats-Unis dans la région[1]. Négocier sous le toit de son bourreau avec les enfants du bourreau. Un peuple est humilié au-delà de l’imaginable, mais les Congolais n’ont guère le choix. Le Congo est aujourd’hui un « nain » militaire que Museveni et Kagamé s’« amusent » à maltraiter tous les quatre matins et dans la totale impunité. Il n’y a pourtant pas si longtemps des noms comme « Zaïre », « FAZ » ou « Mobutu » suffisaient à angoisser bien des dirigeants du Continent Noir. Que s’est-il passé ?

    La réponse est à rechercher dans la vision que les Etats-Unis ont du reste du monde : une puissance perpétuellement en guerre et pour qui ne comptent que les dirigeants et les nations qui s’associent à ses guerres. Les dirigeants rwandais et ougandais n’ont pas de recette miracle. Ils ont juste consenti à faire ce que le Zaïre de Mobutu ne voulait ou ne pouvait plus faire : faire les guerres de l’Amérique.

    Le Congo fut pourtant longtemps un fidèle allié militaire des Etats-Unis. Mais dans la logique atlantiste du « marche ou crève », la Patrie de Lumumba, même ruinée, n’aurait jamais dû baisser les bras. Elle sera livrée en pâture aux nouveaux alliés militaires de Washington. Museveni (Ouganda) et Kagamé (Rwanda), les nouveaux Mobutu au service de l’Oncle Sam, peuvent bomber le torse. Ils ont les mains libres et un immense coffre-fort : les richesses de l’Est du Congo.

    Le soldat oublié ou une nation qui a tant « donné »…

    Tout avait pourtant bien commencé dans ce qui aurait pu être une histoire de rêve entre la Première puissance du monde et un pays d’Afrique disposant d’immenses richesses naturelles qu’il suffisait de mettre à profit pour le bonheur de biens des peuples. La deuxième Guerre mondiale s’enlisait et l’angoisse d’une possible victoire du Troisième Reich sur l’Angleterre tenaillait le « Monde libre ». Le Congo et les Congolais furent au rendez-vous et fournirent des troupes qui remportèrent des victoires décisives, notamment contre l’armée italienne en Abyssinie[2] (l’actuelle Ethiopie). Mais les troupes ne suffisaient pas. Il fallait une arme redoutable pour changer le cours de la guerre. Le Congo sera le seul pays au monde capable de fournir de l’uranium en quantité[3] au projet Manhattan. Les bombes d’Hiroshima et de Nagasaki, fabriquées avec de l’uranium congolais, marquent la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le « Monde libre » a gagné, les peuples d’Europe peuvent exulter. Ils seront en paix pour longtemps. Mais la facture de l’uranium et de l’effort de guerre congolais ne sera jamais payée au peuple congolais. Ça se saurait[4]… Mais bon…

    Le 30 juin 1960, les Congolais accèdent à l’indépendance du Royaume de Belgique. Ils élisent leur leader Patrice Lumumba. Mais Washington n’est pas content parce que Lumumba serait un communiste. Le leader congolais va répéter à qui veut l’entendre qu’il n’est pas communiste. Peine perdue. La guerre de l’Amérique et ses alliés contre le communisme est totale et ne permet de prendre aucun risque. Lumumba sera sauvagement exécuté sur ordre de la CIA. Les Congolais, qui espéraient décider librement de leur destin, vont se retrouver embrigadés dans le camp de l’Amérique qui impose son agent à la tête du pays, le général Mobutu Sese Seko. Le Congo, tout un pays, sera littéralement réquisitionné pour servir à la fois de base arrière des Etats-Unis dans la lutte contre le communisme en Afrique et de réserve de matières premières stratégiques.

    Tout au long de la Guerre froide, le Congo sera le seul pays fournissant de l’uranium en quantité. Le cobalt congolais (60 à 70 % des réserves mondiales) servira à la fabrication des missiles, le cuivre, à la fabrication de douilles des balles et des obus. La Guerre froide peut durer. La guerre du Viêt-Nam, bien que perdue par l’Amérique, dura si longtemps grâce au cuivre congolais.

    Pendant ce temps, les Zaïrois/Congolais s’appauvrissaient et se mouraient. Routes, hôpitaux, écoles tombaient en ruine. L’Etat cessa de payer les salaires et ouvrit la porte à la corruption généralisée. Les opposants étaient assassinés ou contraints à l’exil. Mobutu n’était pas vraiment un Président pour le peuple congolais, mais il fut armé et maintenu au pouvoir, trente-deux ans durant. Parce qu’il avait consacré toute son énergie à servir la logique militaire des Etats-Unis et ne lésina pas sur les moyens. Peu importait le sort de « sa » population.

    La guerre d’Angola va révéler un autre côté sombre de l’alliance avec Washington. Les Congolais/Zaïrois, se retrouvent embarqués dans une guerre absurde contre un pays voisin, l’Angola, coupable d’allégeance au marxisme-léninisme. Pendant deux décennies, le Congo servira de base arrière aux combattants de l’UNITA. Kinshasa enverra même ses propres soldats pour se battre en Angola dans une alliance peu glorieuse où figurait entre autre les unités du régime sud-africain d’apartheid. Mais c’était la guerre à mener au nom de l’Oncle Sam.

    Aucun espoir

    La Guerre froide prend fin avec la chute du Mur de Berlin en novembre 1989. Les Congolais croient avoir assez donné et espèrent enfin reprendre le contrôle de leur destin en tant que nation. Dans son discours de La Baule, en juin 1990, François Mitterrand, en présence de Mobutu, insiste sur la démocratisation de l’Afrique. Tout le monde se met à rêver d’un Congo enfin heureux. Oui, rêver… parce que quelque chose a échappé aux Africains. Ils ont oublié les Etats-Unis. Washington a concocté son propre agenda et n’a que faire des processus de démocratisation. L’administration Clinton tient fermement à ce que les Etats-Unis, après avoir triomphé du Bloc soviétique, s’invitent pleinement en Afrique, longtemps restée la chasse gardée des anciennes puissances coloniales européennes (France, Angleterre).

    Le malheur pour le Congo et l’Afrique centrale est que les Etats-Unis ne raisonnent qu’en fonction d’« ami » et d’« ennemi ». Donc la guerre. Deux dossiers au moins sont sur la table à Washington : l’islamisme et l’accès aux gisements miniers.

    L’obsession pour l’islam politique commence avec la révolution iranienne de 1979 et l’instauration d’un régime islamique à Téhéran. Un Afrique, un pays va devenir la cible de l’Amérique. Le Soudan qui tombe entre les mains des frères musulmans après le coup d’Etat du général Omar el-Béchir et la montée en puissance du chef islamiste Hassan al-Tourabi. Les Etats-Unis se sont trouvé un nouvel ennemi. Il faut lui faire la guerre.

    Mobutu et les Zaïrois/Congolais ne peuvent pas mener la guerre du Soudan. Le pays est exsangue. Mais, enfin, n’ont-ils pas assez donné ? Il semble que la question n’aurait jamais dû se poser. Il fallait envoyer des troupes zaïroises au Soudan. Il fallait s’engager dans la nouvelle guerre de l’Amérique. Les Congolais sont loin d’imaginer à quel prix ils payeront leur indisponibilité.

    Un Président de la région, Yoweri Museveni (Ouganda) se prête au « jeu » de Washington. Il sera la pièce maîtresse d’une coalition militaire qui aboutira au démantèlement du Soudan, un projet des Etats-Unis[5]. Museveni a, dans les rangs de son armée un certain Paul Kagamé (directeur adjoint des services de renseignement militaire), sujet rwandais, mais servant, comme de nombreux exilés rwandais, au cœur des institutions de l’Etat ougandais. Ils avaient aidé Museveni à prendre le pouvoir à Kampala durant les années de maquis (1980-86) dont ils sortirent victorieux grâce au soutien politique, financier et militaire des États-Unis. Ils vont s’illustrer également dans la guerre du Soudan aux côtés du rebelle John Garang, sorte de Savimbi du Sud-Soudan. Les Congolais, restés en dehors de la guerre du Soudan, ne voient rien venir. Washington va récompenser ses nouveaux alliés.

    Les exilés rwandais engagés dans l’armée ougandaise, les « Tutsis », veulent revenir au Rwanda et prendre le pouvoir. Accordé ! Mais le Rwanda n’est pas assez « juteux ». Ils rêvent de beaucoup plus grand. Le Zaïre. Accordé aussi ! Les Congolais ne voient toujours rien venir. Lorsqu’éclatent les premières escarmouches dans la pleine de la Ruzizi, dans le Sud-Kivu, en octobre 1996, les Zaïrois/Congolais, croient toujours être à l’abri. Leur pays a trop donné aux Occidentaux pour être impunément inquiété par les pays voisins.

    Du statut d’allié stratégique au rang de simple proie

    Il faudra beaucoup de temps pour se rendre compte qu’en dépit de tout ce que l’Occident avait pris aux Congolais, ce peuple était en train d’être « poignardé dans le dos » pour reprendre l’expression du Maréchal Mobutu, dépité. Il fallait faire la guerre du Soudan. Museveni et Kagamé s’étaient acquittés. Il fallait envoyer des soldats zaïrois au Darfour pour parachever le démantèlement du Soudan et en Somalie où, après le fiasco de l’Opération américaine Restore Hope, Washington s’appuie sur des contingents africains, ougandais notamment pour combattre les Shebab. Ougandais et Rwandais ont toujours répondu présents. Ils y meurent, mais y meurent pour l’Amérique, et ils ont leur récompense.

    En 2011, l’ancien secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines, Herman Cohen, affirme d’un air enthousiaste qu’au Département d’Etat américain « le Kivu fait partie du Rwanda . » En janvier 2009, Nicolas Sarkozy, dont la proximité avec l’« Amérique profonde » est de notoriété publique, affirme au cours du vœu au corps diplomatique : « Le Congo doit partager son espace et ses richesses avec le Rwanda »[6]. En février 2013, Johnnie Carson, le sous-secrétaire d’État aux Affaires africaines, déclare que « Les USA vont aider la RD Congo comme ils l’ont fait en ex-Yougoslavie et au Soudan ». Sous-entendu, pour les Etats-Unis, le Congo doit être morcelé au profit du Rwanda et de l’Ouganda comme le Soudan et l’ancienne Yougoslavie. Reste à savoir à quel prix.

    Car les Congolais refusent de se soumettre au pouvoir des dirigeants ougandais et rwandais. Washington regarde ailleurs. Les Congolais du Kivu finiront peut-être par se soumettre. Il faut juste les briser par les guerres à répétition. Alors on massacre, on viole les femmes pour détruire les familles et faire disparaître les populations autochtones afin de les remplacer, on jette des populations dans la nature où elles finissent par mourir de faim, de maladie, de soif,… Un génocide ? Washington et les capitales occidentales se taisent dans toutes les langues. Tant que ceux qui violent, massacrent, pillent et chassent les populations sont des alliés militaires des Etats-Unis, l’impunité doit être totale. Le calvaire des Congolais se résume en cette phrase de Susan Rice, l’Ambassadrice américaine auprès de l’ONU à qui on demanda, en décembre 2012, de condamner le Rwanda pour son soutien au M23. Elle répondit : « Ce n’est que le Congo ».

    Et comme si le message de l’impunité doit être bien compris, le Rwanda lance des obus sur Goma, une ville densément peuplée, sous la barbe des casques bleus[7]. Parmi les victimes, justement, un casque bleu, mais l’ONU, pour la première fois de son histoire, ne parviendra même pas à publier un communiqué condamnant la mort d’un de ses soldats de la paix. Les diplomates rwandais ont réussi à bloquer les projets de résolution au niveau du Conseil de Sécurité de l’ONU. Au Rwanda, on s’en fout. Ce n’est pas la première fois qu’on tue un casque bleu[8].

    Six millions de morts, et alors !

    Les Congolais et les ONG crient au scandale face au massacre et à l’inaction de la communauté internationale. On a bombardé des populations civiles et tué un casque bleu. Ce sont des crimes de guerre ! Mais, il n’y a pas le moindre écho. Washington, Paris, Bruxelles, Londres,… se taisent dans toutes les langues. La Cour Pénale Internationale est désespérément muette.

    Les Congolais ont beau crier : oh hé ! Oh hé ! On massacre ici ! Il y a eu des millions de morts !… C’est le silence lunaire. En revanche, lorsqu’on s’appelle Kadhafi, Saddam Hussein ou Bachar Al-Assad, il suffit d’« éternuer » pour s’attirer les foudres des grandes démocraties. Vous êtes bombardé et exécuté au nom des droits de l’homme. Kadhafi a péri parce qu’il était « soupçonné de vouloir commettre » un massacre à Benghazi. « Soupçonné de vouloir… »

    Au Congo, on en est à six millions de morts, peut-être davantage et pas un seul agent rwandais ou ougandais n’a été déféré devant un seul juge, nulle part au monde pour les effroyables crimes commis au Congo.

    Parce qu’ils font les guerres de l’Amérique. La totale impunité fait partie des récompenses, en plus de l’enrichissement par le pillage. Peu importe la souffrance infligée à tout un peuple. Celui-ci et ses dirigeants n’avaient qu’à faire le bon choix.

    Il faut mourir pour l’Amérique, sinon, on est un peuple mort.

    Boniface MUSAVULI- AgoraVox

  • La Côte d’Ivoire refuse de transférer Simone Gbagbo devant la CPI

    La Côte d’Ivoire refuse de transférer Simone Gbagbo devant la CPI

    simone– Les autorités ivoiriennes ont annoncé vendredi leur refus de transférer devant la Cour pénale internationale (CPI) Simone Gbagbo, la compagne de l’ex-président Laurent Gbagbo, poursuivie comme son mari pour crimes contre l’humanité après les violences postélectorales de 2010-2011.

    Le conseil des ministres, réuni en session extraordinaire, “a décidé de présenter une requête en irrecevabilité et de sursoir à exécuter le mandat d?arrêt émis par la CPI le 29 février 2012 (…) sur la demande du transfèrement de Mme Simone Gbagbo à La Haye”, selon un communiqué gouvernemental.

    Il aura fallu plus d’un an et demi aux autorités ivoiriennes pour prendre cette décision, un délai anormalement long.

    Après le Kenya, la Côte d’Ivoire est le deuxième pays africain refusant de collaborer avec la CPI en à peine deux semaines.

    Début septembre, les députés kényans ont approuvé une motion demandant que le Kenya sorte du Statut de Rome, texte fondateur du tribunal international, alors que leur président Uhuru Kenyatta et leur vice-président William Ruto sont poursuivis par la CPI.

    Le refus ivoirien d’extrader Mme Gbagbo vers la CPI “vise à la faire juger en Côte d?Ivoire (…) par les juridictions ivoiriennes (…)”, explique le communiqué.

    La justice “est en marche”

    Le gouvernement, qui “déposera incessamment sa requête au greffe de la CPI”, a justifié sa décision par le fait que les juridictions nationales “sont aujourd’hui réhabilitées et à même de lui (Mme Gbagbo) faire un procès juste et équitable garantissant les droits de la défense”, précise le texte.

    “A l’époque du transfèrement du président Gbagbo (fin 2011), nous avions dû prendre une décision dans l’urgence. Notre justice était pratiquement en déshérence. Les tribunaux étaient détruits, les juges en cavale ou introuvables. Il n’y avait pas de justice. Même la sécurité de M. Gbagbo n’était pas assurée”, a commenté à l’AFP Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement.

    “Mais aujourd’hui, la justice est en marche. Rien ne justifie le transfèrement à La Haye de Madame Gbagbo”, a justifié M. Koné.

    “Si nous avions le moindre doute quant à l’équité de la justice ivoirienne, nous l’aurions quand même extradée aux Pays-Bas”, a-t-il assuré.

    Le Front populaire ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo, s’est félicité dans un communiqué de la décision du gouvernement, espérant que celle-ci “est prise dans le seul but d?une administration sereine de la justice au bénéfice de tous”.

    Me Habiba Touré, l’avocat de Mme Gbagbo, s’est de son côté inquiété du “maintien en détention arbitraire et injustifié” de sa cliente, qualifiée de “victime expiatoire”, malgré ses “sérieux problèmes de santé”, qui ne peuvent selon lui être correctement traités là où elle se trouve.

    Surnommée la “Dame de fer”

    Simone Gbagbo avait été placée en détention à Odienné (nord-ouest) après la crise postélectorale ayant duré de décembre 2010 à avril 2011, liée au refus de l?ancien président Gbagbo de reconnaître sa défaite face à Alassane Ouattara à l?élection de novembre 2010. Les troubles avaient fait quelque 3.000 morts.

    Née en 1949 près de Grand-Bassam (est d’Abidjan) d’un père gendarme, dans une famille de 18 enfants, Simone Ehivet est devenue Première dame le 26 octobre 2000 quand son mari est élu dans des conditions controversées.

    Surnommée la “Dame de fer”, elle a été autant respectée pour son parcours dans l’opposition que crainte pour son rôle de “présidente” à poigne, souvent accusée d’être liée aux “escadrons de la mort” contre les partisans d’Alassane Ouattara, désormais au pouvoir, qu’elle a toujours honni.

    Mme Gbagbo est également poursuivie par la justice ivoirienne pour génocide et crimes de sang, atteinte à la sûreté de l?Etat et infractions économiques.

    Début août, quatorze personnalités proches de l’ex-président Gbagbo, dont son fils Michel, ont obtenu une mise en liberté provisoire.

    Le régime d’Alassane Ouattara est régulièrement accusé de favoriser une “justice des vainqueurs”, aucune figure de son camp n?ayant été inquiétée pour les graves crimes commis durant la dernière crise.

    Outre la non-extradition de Simone Gbagbo, le conseil des ministres a décidé vendredi d’accorder une grâce collective à environ 3.000 détenus de droit commun.

    AFP