Author: Don Kayembe

  • Conflit en RDC : énième rencontre des chefs d’Etat des Grands Lacs

    Conflit en RDC : énième rencontre des chefs d’Etat des Grands Lacs

    kabila kagame_0-Le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) a aussi été mis sur la table lors des Assemblées générales de l’Onu, lundi. Les chefs d’Etat des pays voisins ont sommé Kinshasa et les rebelles du M23, en confrontation avec l’armée congolaise dans le Kivu, de conclure leurs négociations au plus vite. Un énième discours qui n’a toujours pas permis de mettre un terme au conflit. Les chefs d’Etat des Grands Lacs, qui ont débattu concernant le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ont exprimé leur impatience lors des Assemblées générales de l’Onu lundi. Ces derniers ont sommé Kinshasa et les rebelles du M23, en confrontation avec l’armée congolaise dans l’est du pays, de conclure au plus vite leurs négociations de Kampala pour le moment au point mort. Ces négociations sont censées mettre fin à la crise qui mine la région du Kivu, depuis une vingtaine d’années. Les Présidents congolais, Joseph Kabila, rwandais, Paul Kagamé, et ougandais, Yoweri Musevini, qui ont participé à cette rencontre ont également « exhorté les donateurs internationaux à lancer des projets de développement en faveur des femmes et des jeunes, afin de créer des dividendes de paix immédiats sur le terrain ». Les dirigeants ont notamment condamné très fermement « la reprise des hostilités par le M23, notamment les attaques contre les Casques bleus de la Monusco qui appuient l’armée congolaise et les tirs d’obus sur le territoire rwandais ».

    A l’issue de cette rencontre, Mary Robinson, l’émissaire de l’ONU pour les Grands Lacs, a admis qu’il « restait beaucoup à faire pour appliquer les engagements de l’accord-cadre, citant parmi eux la promesse de ne pas interférer dans les affaires intérieures des pays voisins ». Toutefois elle a assuré avoir eu « l’impression que les chefs d’Etat présents souhaitent réellement que ces engagements changent la dynamique dans la région, a-t-elle cependant affirmé, soulignant que la population de l’est de la RDC « avait trop souffert pendant trop longtemps », soulignant avoir vu les Présidents congolais et rwandais, Joseph Kabila et Paul Kagame, « se parler très amicalement à la fin de la réunion ». Un signe positif d’après l’émissaire de l’ONU.

    Des rencontres sans résultats

    Certes. Mais ce n’est pas la première fois que les chefs d’Etat des Grands Lacs donnent l’impression qu’ils veulent vraiment mettre un terme à la crise dans l’est de la RDC. Où la capitale de la province du Kivu, Goma, qui regorge de ressources naturelles, est convoitée par divers groupes armés, notamment le M23, principal ennemi des forces armées congolaises. Après une brève accalmie, les deux camps ont repris les hostilités à la mi-août.

    Aucune rencontre des dirigeants de la région visant à résoudre la crise dans l’est de la RDC n’a porté ses fruits. La dernière à Kampala, la capitale ougandaise, qui s’est tenue le 5 septembre, en est la preuve. Ils ont une énième fois sommé les rebelles du M23 de cesser toute activité et de se remettre sur la table des négociations avec le gouvernement de Kinshasa. Pour le moment chacun des deux camps campe sur sa position, attendant que l’autre face le premier pas. L’ONU de son côté maintient toujours ses accusations contre le M23 qu’elle pointe du doigt

    Pour le moment, une nouvelle accalmie a été observée au Kivu. Mais on le sait, le calme est de courte durée dans la région, où la moindre étincelle peut rallumer l’incendie entre les belligérants.

    par Assanatou Baldé

  • Un “plan Marshall” pour l’est de la RDC mis en place par la Belgique?

    Un “plan Marshall” pour l’est de la RDC mis en place par la Belgique?

    kabila- didier-” La Belgique est un peu l’initiateur, du fait de son expertise, mais c’est un projet collectif.” La Belgique a entrepris de fédérer les efforts de la Banque mondiale, de l’Union européenne et de sa propre coopération en faveur d’un développement socio-économique de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et de son voisinage, afin de favoriser le retour de la paix dans la région des Grands Lacs, ont indiqué mardi soir les ministres belges des Affaires étrangères et de la Coopération, Didier Reynders et Jean-Pascal Labille, à l’issue d’une rencontre à New York avec le président congolais Joseph Kabila. “La Belgique est un peu l’initiateur, du fait de son expertise, mais c’est un projet collectif”, a souligné M. Labille devant quelques journalistes belges et congolais, après avoir évoqué lundi une sorte de “plan Marshall” pour la région des Grands Lacs, en proie à des décennies de troubles qui ont fait des millions de morts et qui se poursuivent aujourd’hui, principalement dans la province du Nord-Kivu (est de la RDC), voisine du Rwanda – un pays accusé par Kinshasa et l’ONU de soutenir la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23). La Banque mondiale a prévu de réserver un milliard de dollars à des projets, de préférence en coopération transfrontalière dans la région. L’Union européenne est aussi un important bailleur de fonds et M. Labille espère se rendre à Kinshasa à la mi-octobre en compagnie du commissaire européen au développement, Andris Piebalgs. M. Labille a assuré à l’agence BELGA que le président Kabila s’était montré favorable à un tel projet, affirmant qu’il souhaitait plutôt “construire un pont vers le Rwanda qu’un mur” entre les deux pays, à couteaux tirés en raison du soutien présumé de Kigali au 23 mars (M23), une rébellion qui contrôle encore une zone d’environ 700 km2 dans la province du Nord-Kivu (est de la RDC). Mais des négociations à l’issue incertaine sont en cours entre le gouvernement de Kinshasa et le M23 à Kampala, la capitale ougandaise.

    Le Rwanda s’est aussi montré intéressé par de tels projets de coopération, a souligné M. Labille, qui s’est déjà rendu à plusieurs reprises en RDC, au Rwanda et au Burundi.

    Outre le message de paix et de sécurité, il s’agit de “porter un message de développement”, a renchéri le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders.

    “La Belgique peut réorienter une partie de ses moyens, mais cela doit être tourné vers l’est du Congo” et son développement économique, a-t-il expliqué.

    Selon M. Labille, les projets en question devraient notamment concerner les secteurs de l’énergie, de l’eau, de l’agriculture et du commerce transfrontalier, avec, pour la Belgique, une “forme de réorientation” des fonds de la coopération au profit des deux Kivu (nord et sud), mais sans abandonner les autres provinces de la RDC.

    “L’élément essentiel, c’est d’assurer un avenir à l’ensemble de cette population et un développement socio-économique à l’ensemble de ces pays de la région des Grands Lacs”, a-t-il fait valoir.

    M. Kabila n’a pour sa part, conformément à son habitude, fait aucune déclaration lors de cet entretien, qui s’est déroulé dans un grand hôtel newyorkais.

    Le président Kabila devait ensuite rencontrer, toujours dans sa suite du New York Palace, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, présent à New York pour la 68ème Assemblée générale des Nations Unies.

    La libre

  • Kabila dénonce “les agressions sans fin” du Rwanda

    Kabila dénonce “les agressions sans fin” du Rwanda

    joseph_kabila_general_assembly– Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila a dénoncé mercredi à la tribune de l’ONU “les agressions sans fin” de son voisin rwandais dans l’Est du pays.

    Devant l’assemblée générale de l’ONU, M. Kabila a mis en avant ce qu’il a qualifié de “double réalité, souvent méconnue ou occultée”.  “C’est pour avoir posé un acte de solidarité en accueillant sur son territoire des réfugiés originaires du Rwanda, que les populations congolaises de l’Est de mon pays sont privées de la paix”, a-t-il lancé.

    “II y a lieu de se demander ce qui resterait du droit international humanitaire si accueillir des réfugiés en détresse, acte humanitaire par excellence, devait désormais être considéré suffisant pour justifier des agressions sans fin de la part du pays dont les dits réfugiés sont originaires”,  a-t-il ajouté.

    Le président de la RDC a encore souligné “la détermination” de son pays à “s’acquitter de tous les engagements souscrits” dans le cadre de l’ Accord-cadre d’Addis Abeba.

    Signé en février, « l?Accord-cadre pour la paix, la sécurité, et la coopération pour la RDC et la région » contient un engagement des pays voisins à ne soutenir aucun groupe armé dans l?Est de la RDC, et pour le gouvernement de Kinshasa une promesse d?avancer vers des objectifs de réconciliation nationale et de démocratisation.

    Le Nord-Kivu, riche province minière de l’Est de la RDC, voit s’affronter depuis un an armée congolaise et rebelles, notamment le mouvement M23. Celui-ci avait pris brièvement le contrôle de Goma, capitale provinciale, en novembre 2012.

    L’ONU et Kinshasa accusent le Rwanda et l’Ouganda voisins de le soutenir, ce que ces deux pays démentent.

    AFP

  • Kabila invité en Belgique pour le centenaire de la première Guerre mondiale

    Kabila invité en Belgique pour le centenaire de la première Guerre mondiale

    KABILA- DIIDER-Le gouvernement belge a invité le président congolais Joseph Kabila à se rendre en Belgique à l’occasion des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, à laquelle ont participé des soldats congolais sous le drapeau belge, a indiqué mardi soir le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders.

    « L’invitation est toujours lancée », pour 2014, date du 1O0ème anniversaire du début de la première Guerre mondiale, a-t-il affirmé à quelques journalistes à l’issue d’une rencontre à New York avec le président congolais Joseph Kabila, en compagnie de son collègue de la Coopération au développement, Jean-Pascal Labille.

    « On verra dans ce cadre-là comment organiser des contacts bilatéraux », a ajouté M. Reynders.

    Des soldats congolais engagés dans la Force publique (FP) – « l’armée du Congo belge » entre la création de l’Etat indépendant du Congo (EIC) en 1885 et l’indépendance de la colonie en 1960 – ont combattu durant la « grande Guerre » sous le drapeau belge, tant lors de la bataille de l’Yser qu’en Afrique, avec notamment la légendaire victoire de Tabora, une ville située en Tanzanie (anciennement Afrique orientale allemande), remportée contre les troupes allemandes le 19 septembre 1916.

    Le Premier ministre belge Elio Di Rupo a pour sa part été invité par son homologue congolais, Augustin Matata Ponyo Mapon, à se rendre en RDC. Mais il avait renoncé à se rendre à Kinshasa en octobre dernier pour le 14ème sommet de la Francophonie, en raison de la tenue des élections communales en Belgique – une décision qui avait surpris les autorités congolaises.

    « J’espère que ce (cette visite à Kinshasa de M. Di Rupo) sera le plus rapidement possible », a lancé mardi M. Reynders.

    Mais M. Di Rupo a conditionné cette visite à des avancées en RDC, où les dernières élections, la présidentielle et les législatives du 28 novembre 2011, ont été entachées d’irrégularités, selon plusieurs missions d’observation électorale.

    Bruxelles accueillera par ailleurs en avril prochain un sommet Union européenne-Afrique auquel devraient participer les dirigeants des 54 Etats membres de l’Union africaine (UA) – à l’exception probable de ceux poursuivis par la justice internationale, comme le président soudanais Omar el-Béchir, visé depuis depuis 2009 par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre au Darfour, une province de l’ouest du Soudan.

    Belga

  • Joseph Kabila, survivre ou mourir!

    Joseph Kabila, survivre ou mourir!

    Carte-de-la-RD-Congo-Le Président et ses proches collaborateurs ne peuvent pas être aussi myopes au point d’enclencher, au même moment, deux débats, sur deux fonts, à Kinshasa et à Kampala, sans avoir mis les verrous nécessaires pour l’emporter. Reste à trouver les artifices pour éviter de faire cadeau aux opportunistes embusqués. La RD-Congo remplit peu à peu les critères susceptibles de lui permettre de prendre la bonne direction sur la voie de l’émergence : le dernier rapport de l’agence d’évaluation financière Moody’s lui a décerné la note B, expliquant qu’aux faiblesses constatées dont la précarité des institutions se collent des perspectives positives, notamment la croissance soutenue, la maitrise de l’inflation et du taux de change. Le pays a donc pris la bonne voie. Pourtant, les artisans de cette embellie, le Président de la République et son camp politique doivent négocier leur avenir face aux fronts politique interne et militaire et dans un contexte sous-régional explosif. Décodage. A Kinshasa comme à Kampala, le temps va s’arrêter. Les deux Dialogues doivent pouvoir livrer leurs secrets cette semaine. Kabila et sa Majorité jouent leur avenir dans les deux capitales. Qui peut honnêtement croire que Kengo et ses amis participent aux Concertations nationales pour les beaux yeux du Président ? Erreur ! En lançant l’idée d’un gouvernement d’union nationale, Kengo s’est adressé directement et simultanément à Kabila, aux partenaires extérieures, à l’Opposition et à la rue. Fidèle à lui-même, le speaker du Sénat et membre du présidium des Concertations nationales, en même temps caution morale de ces assises, s’est présenté comme un dirigeant capable de jouer la carte du compromis.

    C’est là-dessus qu’il a réussi à prendre Tshisekedi de vitesse en 1994, redevenant Premier ministre de Mobutu alors qu’il roulait déjà pour la chapelle Opposition. Aujourd’hui encore, c’est là-dessus qu’il espère retourner à la Primature. Mais pour beaucoup, cette démarche de Kengo desservirait les intérêts de Kabila dans ce sens qu’elle favoriserait le retour en force définitif du clan mobutiste. « Cette démarche restera peu efficace tant que l’UDPS et l’UNC, ces deux partis qui passent pour l’irréductible opposition à Kabila seraient en dehors du processus », commente un observateur. Si Kengo et les siens envisagent de tout changer après près de deux décennies de règne des tombeurs de Mobutu, Kabila affiche la volonté de composer pour éviter le chao, tout en se montrant préparé au réfus des Tshisekedistes et des Kamerhistes. A l’évidence, tout esprit lucide ne saurait croire que le Raïs a approché Kengo et son groupe pour leur offrir le pouvoir sur un plateau. Un compromis politique gagnant-gagnant aiderait les parties à s’accorder et apaiserait le front politique interne comme à l’issue du Dialogue de Sun-City, avec cette différence que, pour certains, la Primature ne serait peut-être jamais accordée à l’Opposition. Une alliance avec Kengo ne devrait pas occulter pas la vérité selon laquelle la légion de Kengo est un groupe hétéroclite sur le quel tout stratège averti doit s’interroger ouvertement. Dans un sondage publié pour la troisième fois consécutive, l’opinion continue d’afficher sa méfiance vis-à-vis de l’homme de la rigueur et de son idée. Les verrous Ce serait mauvais calcul de la part de Kabila d’abattre ses cartes, de gaspiller les énergies pour initier un processus pour le perdre. Ce serait à l’évidence, mal connaître Kabila que de croire, un seul instant, qu’il est de nature à perdre un coup qu’il a personnellement initié et conduit. Mais cela suffirait- pour s’assurer le passage en 2016 ? C’est une autre partie. Elle se joue sur le front militaire. Ici, le contexte est particulier : la sous-région des Grandes Lacs est minée par la guerre. Un conflit armé dans les frontières de la RD-Congo mais qui profite au Rwanda et à l’Ouganda, accusés d’alimenter des groupes armés en vue d’anéantir leurs rebellions respectives et d’empêcher Kabila de stabiliser la RD-Congo. Si l’Ouest de la RD-Congo, Sassou a pu réduire l’Opposition au silence en fumant le calumet de la paix avec Pasteur Ntumi et Bernard Kolelas, depuis une décennie, Paul Kagame et Yoweri travaillent à leur pérennisation au pouvoir à la tête de leurs Etats respectifs. L’un et l’autre ont su géré leurs fronts internes. Kagame a fait plus à ouvrant largement les portes du Parlement aux femmes espérant minimiser la contestation due à la présence massive des hommes dans l’appareil législatif. Tous les trois peuvent contourner l’obstacle constitutionnel sans anicroche, à l’opposé de Kabila, contraient de vider l’équation de l’Est et rentrer dans la légende. Le Président Rd-congolais doit avoir approfondi la question. Preuve : il est à la fois à Kampala via des délégués du gouvernement qui prennent part aux discussions avec le M23, il a fait le déplacement des Etats-Unis pour évaluer le niveau d’exécution de l’accord-cadre d’Addis-Abeba en même temps qu’il encourage la poursuite de l’offensive contre les rebelles par la Brigade spéciale de l’ONU et les FARDC. Excellent tacticien, le Président a toujours su sortir la tête de l’eau au moment où tout le monde le pense affaibli. Ses proches et lui ne peuvent pas être aussi myopes au point d’enclencher, au même moment, deux débats, sur deux fronts, à Kinshasa et à Kampala, sans avoir mis es verrous nécessaires pour l’emporter. Ils savent que leur avenir politique dépend de l’issue des Concertations et du Dialogue de Kampala. Tout un challenge ! Quelles sont les meilleures opportunités et les meilleures stratégies pour relever le défi ? Les experts y ont travaillé, confie une source, évoquant la reprise, par les FARDC, le week-end dernier, de quatre villages jadis occupés par les rebelles rwandais des FDLR.

    Natine K.
    Source: Africa News

  • Les pays voisins de la RDC ont pressé,a l’ONU, Kinshasa et les M23 de « conclure rapidement » les négociations de Kampala

    Les pays voisins de la RDC ont pressé,a l’ONU, Kinshasa et les M23 de « conclure rapidement » les négociations de Kampala

    Général Didier Etumba Vs les officiers et militaires déserteurs a l’Est du Congo– Les pays voisins de la République démocratique du Congo (RDC) ont pressé, lundi à l’ONU, Kinshasa et les rebelles du mouvement M23 de “conclure rapidement” les négociations de Kampala, actuellement au point mort.

    Les participants à la réunion, dont les présidents congolais, rwandais et ougandais, ont aussi “exhorté” les donateurs internationaux à lancer des projets de développement en faveur des femmes et des jeunes afin de “créer des dividendes de paix immédiats sur le terrain”, indique le communiqué final de leur réunion en marge de l’assemblée générale de l’ONU.

    La réunion a permis de définir des “critères de suivi” pour mieux appliquer l’accord cadre conclu en février à Addis Abeba et censé contribuer à pacifier la région.

    Une nouvelle réunion de suivi de cet accord-cadre est prévue en marge du sommet de l’Union africaine de janvier 2014 à Addis Abeba. La réunion “a noté les demandes d’adhésion du Kenya et du Soudan à l’accord-cadre”, qui devraient être acceptées lors de cette prochaine réunion.

    Les participants ont “condamné fermement la reprise des hostilités” par le M23, notamment les attaques contre les Casques bleus de la Monusco qui appuient l’armée congolaise, ainsi que “les tirs d’obus sur le territoire rwandais”.

    Le Nord-Kivu, riche province minière de l’est de la RDC, voit s’affronter depuis un an armée congolaise et rebelles, notamment le mouvement M23. Celui-ci avait pris brièvement le contrôle de Goma, capitale provinciale, en novembre 2012 et reste une menace.

    L’ONU et Kinshasa accusent le Rwanda et l’Ouganda voisins de le soutenir, ce que ces deux pays démentent. Des pourparlers de paix entre Kinshasa et le M23 ont commencé à Kampala le 10 septembre mais ils piétinent.

    Cette réunion avait été convoquée conjointement par le secrétaire général de l?ONU Ban Ki-moon, et la présidente de la Commission de l?Union africaine, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma.

    Etaient représentés la RDC, l’Angola, le Burundi, le Congo, le Rwanda, l’Afrique du Sud, le Soudan du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie, ainsi que la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC) et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).

    A l’issue de la réunion, l’émissaire de l’ONU pour les Grands Lacs, Mary Robinson a affirmé qu’il “restait beaucoup à faire pour appliquer les engagements” de l’accord-cadre, citant parmi eux la promesse de “ne pas interférer dans les affaires intérieures des pays voisins”.

    “J’ai eu l’impression que les chefs d’Etat présents souhaitent réellement que ces engagements changent la dynamique dans la région”, a-t-elle cependant affirmé, soulignant que la population de l’est de la RDC “avait trop souffert pendant trop longtemps”. “C’est un jour positif pour la région”, a affirmé Mme Robinson, qui a assuré avoir vu les présidents congolais et rwandais, Joseph Kabila et Paul Kagame, “se parler très amicalement à la fin de la réunion”.

    AFP

  • Pourquoi l’opposition congolaise se désintéresse-t-elle des concertations nationales ?

    Pourquoi l’opposition congolaise se désintéresse-t-elle des concertations nationales ?

    opposition congolaise-Le “per diem”, ou indemnisation journalière, des participants aux concertations nationales a été revu à la baisse par le gouvernement d’Augustin Matata Ponyo. L’on a également constaté un taux d’absentéisme élevé à ces Assises. Mais l’opposition, la principale accusée, donne d’autres raisons pour ce désintéressement subit aux travaux. Initialement, le per diem, le jeton de présence, des participants aux concertations nationales était fixé à 420 dollars, mais il a été ramené à 50 dollars par jour. Le gouvernement congolais a en effet décidé de prendre en charge uniquement la restauration et l’hébergement dans les hôtels. Du coup, les rangs des participants aux travaux se sont clairsemés. Et c’est du côté de l’opposition que les absences semblent les plus nombreuses. Mais les animateurs de l’opposition eux-mêmes, attribuent ce désintéressement à autre chose. Pour le député de l’opposition Lisanga Bonganga, si l’opposition semble se désintéresser de ces concertations, c’est parce qu’elle a l’impression de travailler gratuitement. « Nous sommes venus presque pour faire le bénévolat, l’apostolat… », s’est-il plaint. Selon Lisanga Bonganga, l’autre inquiétude qui empêche les opposants de participer normalement aux travaux, ce sont les promesses non tenues par le gouvernement. « La délégation de l’opposition s’interroge ! Depuis que nous sommes là, rien de tout ce qui nous a été promis par la majorité et surtout par Monsieur Kabila ne s’est réalisé », a expliqué Monsieur Lisanga Bonganga. Cinq jours supplémentaires ont été ajoutés aux concertateurs, pour faire atterrir en douceur les assises appelées à créer la cohésion entre Congolais.

  • “Concertations nationales”, prolongation jusqu’au 28 septembre

    “Concertations nationales”, prolongation jusqu’au 28 septembre

    Concertations- photos 1 – Les “concertations nationales” destinées à sortir la République démocratique du Congo (RDC) de la crise politique, sociale et sécuritaire qu’elle traverse ont été prolongées avec l’objectif d’être terminées pour le 28 septembre, a-t-on appris samedi auprès des organisateurs. “Nous n’irons pas au-delà du 28. La semaine prochaine, avant samedi nous aurons terminé”, a déclaré à l’AFP un membre de la cellule de communication du secrétariat technique chargé de l’organisation de ces rencontres, auxquelles participent près de 900 délégués à Kinshasa.

    Ces “concertations nationales” avaient été ouvertes officiellement le 7 septembre par le chef de l’Etat, Joseph Kabila, réélu en 2011 à l’issue d’un scrutin contesté. Censées dégager un “consensus national” sur un certain nombre de sujets engageant l’avenir du pays, elles sont boycottées par la majeure partie de l’opposition.

    Aux termes du règlement intérieur, elles devaient durer 15 jours, soit jusqu’à dimanche, mais pouvaient être prolongées de cinq.

    “Tout est mis en oeuvre pour que cela se termine dans les délais” impartis, a-t-on ajouté au secrétariat technique, “tous les groupes thématiques auront remis leur rapport au présidium à la fin du week-end”, au plus tard lundi.

    Les débats ont été ordonnés selon cinq Etats généraux: gouvernance et réforme des institutions, économie, désarmement et démobilisation des groupes armés, conflits communautaires, paix et réconciliation, et décentralisation et renforcement de l’autorité de l’Etat. Y participent délégués de la majorité, d’une petite partie de l’opposition et de la société civile, ainsi que des experts intervenant au nom de ces divers groupes.

    Formé du président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku et du président du Sénat Léon Kengo wa Dondo, le présidium aura pour tâche ces jours-ci de faire la synthèse des résultats de ces cinq groupes de travail, pour en tirer une série de recommandations à adresser au chef de l’Etat, après validation en assemblée plénière. Le secrétariat technique a évoqué la date du 28 septembre pour la remise du document à M. Kabila, qui devrait alors être rentré de New York où il doit participer à l’assemblée générale des Nations unies.

    La RDC est extrêmement riche en ressources naturelles (minerais, pétrole, gaz, bois), mais près de 90% de ses 68 millions d’habitants vivent avec moins de 1,25 dollar par jour. Grand comme l’Europe occidentale, le pays est rongé par des dizaines de groupes armés en activité et est dernier au classement de l’indice du développement humain de l’ONU.

    AFP