Author: Don Kayembe

  • La CAN 19 retirée au Cameroun

    La CAN 19 retirée au Cameroun

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    La Confédération africaine de football (CAF) a retiré l’organisation de la CAN 2019 au Cameroun et ouvrira ce samedi la porte à de nouvelles candidatures.

    La CAN 2019 n’aura finalement pas lieu au Cameroun.

    La CAF s’est prononcé ce vendredi à Accra (Ghana) dans ce sens.

    Les retards des travaux dans les différentes villes devant accueillir les matchs de la CAN est la cause principale de cette prise de décision.

    La tenue de la CAN 2019 au Cameroun était incertaine depuis plusieurs mois.

    Quatre missions de la CAF ont inspecté Yaoundé pour évaluer son aptitude à abriter la compétition africaine et avaient témoigné de l’incapacité du pays à organiser une CAN de 24 équipes, une première dans l’histoire du football africain.

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  • Après le retrait de son organisation au Cameroun, la CAN 2019 ira-t-elle au Maroc ?

    Après le retrait de son organisation au Cameroun, la CAN 2019 ira-t-elle au Maroc ?

    La Confédération africaine de football a finalement retiré l’organisation de la prochaine Coupe d’Afrique des nations au Cameroun. Une aubaine pour le Maroc…

    C’est une importante délégation marocaine conduite par Fouzi Lakjaâ, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), qui s’est envolée, jeudi 29 novembre, en direction de la capitale ghanéenne, Accra, pour assister au comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF).

    Plus de doute dès jeudi

    À peine le pied posé sur le tarmac, on se réjouissait déjà, au sein de la délégation, des chances du royaume d’accueillir la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en juin prochain. Car pour les Marocains, le retrait de l’organisation de la compétition footballistique la plus prestigieuse du continent au Cameroun ne faisait déjà plus de doute.

    Et pour cause : les retards accusés par le pays dans la réalisation des infrastructures nécessaires à l’accueil de la CAN sont connus depuis plusieurs mois, et ont même été explicitement pointés du doigt lors du dernier comité exécutif de la CAF, fin septembre, à Charm el-Cheikh.


    >>> À LIRE – Football : le Cameroun n’est pas prêt à accueillir la CAN 2019, selon la commission d’organisation de la CAF


    Vendredi, à Accra, l’affaire a été tranchée définitivement : le Cameroun est officiellement hors-jeu et un nouvel appel à candidatures a été lancé. Dans un tel contexte, le Maroc fait figure de favori. Le royaume a en effet plusieurs atouts à faire valoir. Un dossier quasiment ficelé, puisque le pays s’était porté candidat à l’organisation du Mondial 2026 – attribué in fine au trio nord américain Canada, États-Unis et Mexique -, et des infrastructures déjà opérationnelles répondant aux normes exigées par la CAF.

    Faire oublier le désistement de 2015

    L’organisation de la CAN 2019 par le Maroc serait en outre une belle revanche pour le royaume, qui n’a plus abrité cette compétition depuis 1988. Lors de la CAN 2015, le Maroc s’était désisté, évoquant alors le risque sanitaire de propagation du virus Ebola, qui faisait des ravages sur le continent.

    Un faux bond qui avait valu au royaume des sanctions de la part de la Confédération africaine. Mais depuis, la direction de la CAF a changé. L’arrivée du Malgache Ahmad Ahmad, réputé proche du royaume, s’est accompagnée d’un renforcement de la représentativité marocaine au sein des organes de l’instance continentale.

     

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  • Municipales en Côte d’Ivoire : la victoire de Jean-Louis Moulot à Grand-Bassam annulée

    Municipales en Côte d’Ivoire : la victoire de Jean-Louis Moulot à Grand-Bassam annulée

    Il y aura bien de nouvelles élections municipales à Grand-Bassam. Après Port-Bouet et Lakota, la Cour suprême a annulé, vendredi 30 novembre, les résultats des élections locales à Grand-Bassam. Le scrutin a également été invalidé à Bingerville, Rubino et Booko. Les prochaines échéances électorales dans ces quatre villes sont prévues dans trois mois.

    C’est un « ouf » de soulagement pour Georges Ezaley. Le maire sortant PDCI de Grand-Bassam n’a jamais voulu reconnaître sa défaite, pourtant proclamée par la Commission électorale indépendante.

    Comme de nombreux candidats (103 au total), Georges Ezaley saisira la Chambre administrative de la Cour suprême pour faire invalider la victoire de son adversaire. Jean-Louis Moulot, selon les résultats rendus publics le 15 octobre par la Commission, électorale indépendante (CEI),  a obtenu plus de 9 000 voix, soit 48% des suffrages exprimés. Des résultats que le maire sortant, qui a recueilli 8 843 voix, soit 45% des suffrages exprimés, conteste depuis leur proclamation.


    >>> À LIRE – Élections locales en Côte d’Ivoire : à Grand-Bassam, la tension n’est retombée


    « Ce n’est que partie remise»

    Vendredi 30 novembre, au moment où les juges de la Cour suprême rendaient leur verdict, Georges Ezaley « en séance de travail »  avec son avocat n’a pas pu répondre à nos questions. Son adversaire, présent à New York dans le cadre de la présidence de la Côte d’Ivoire au Conseil de sécurité de l’ONU, a pu se confier à Jeune Afrique. Jean-Louis Moulot s’est dit « serein » pour la suite. « Les Bassamois sont toujours avec nous. Nous allons les remobiliser et leur offrir la victoire à nouveau. Ce n’est que partie remise. »

    La contestation entre Georges Ezaley et Jean-Louis Moulot a été émaillée par des violences quasi-quotidiennes à Bassam, obligeant les autorités locales à annuler la fête de l’Abissa, un des événements touristiques majeurs de Côte d’Ivoire.

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  • Football : la CAN 2019 officiellement retirée au Cameroun par la CAF

    Football : la CAN 2019 officiellement retirée au Cameroun par la CAF

    Le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), réuni vendredi 30 novembre à Accra (Ghana), a officiellement décidé de retirer l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 au Cameroun, lançant dans le même temps un appel à candidatures pour trouver un remplaçant.

    Se basant sur plusieurs rapports de missions d’inspection, la commission d’organisation de la CAN 2019 avait estimé dans la matinée du 30 novembre que le Cameroun n’était pas prêt à accueillir l’événement, accusant des retards notamment en matière d’infrastructures et de sécurité. Dans la soirée, le comité exécutif de la CAF a officiellement décidé de retirer l’organisation au pays de Paul Biya, selon une source de Jeune Afrique au sein de la CAF.

    L’information a été confirmée dans les minutes qui ont suivi par la CAF, sur son compte Twitter. Un communiqué plus détaillé doit être publié dans les heures qui viennent pour motiver cette décision.


    >>> À LIRE – Football : le Cameroun n’est pas prêt à accueillir la CAN 2019, selon la commission d’organisation de la CAF


    Le Maroc d’ores et déjà intéressé

    Les candidatures sont désormais ouvertes pour trouver un nouvel hôte à la plus grande compétition sportive continentale, programmée du 15 juin au 13 juillet. Cette nouvelle édition, redimensionnée à 24 équipes – contre 16 jusqu’à présent – , implique la mobilisation d’infrastructures conséquentes. Le Maroc, qui s’était déjà substitué en janvier dernier au Kenya pour la tenue du Championnat d’Afrique des nations (CHAN), a d’ores et déjà confirmé qu’il était intéressé. L’Égypte et l’Afrique du Sud pourraient également se porter candidats.

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  • Football : la CAN 2019 n’aura pas lieu au Cameroun

    Football : la CAN 2019 n’aura pas lieu au Cameroun

    La phase finale de la Coupe d’Afrique des nations 2019 (15 juin-13 juillet) n’aura pas lieu au Cameroun, a décidé la Confédération africaine de football (CAF), ce 30 novembre 2018 à Accra. Le Comité exécutif (ComEx) de la CAF estime que les Camerounais ne seront pas prêts à temps pour organiser la CAN 2019. Le ComEx va lancer un appel à candidature pour trouver un nouveau pays-hôte.

    Cette fois, c’est officiel : après 20 mois de polémiques, la Confédération africaine de football (CAF) a bel et bien retiré au Cameroun l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019. La phase finale de la CAN 2019 (15 juin-13 juillet) aura par ailleurs lieu dans un autre pays, suite à un rapide appel à candidatures. Ainsi en a décidé le Comité exécutif (ComEx) de la CAF, réuni ce 30 novembre 2018 à Accra, en marge de la Coupe d’Afrique des nations féminine.

    Une source proche du président de la CAF a indiqué à RFI que la Confédération étudiait un éventuel report de la compétition au Cameroun à 2021. Dans cette hypothèse, la Côte d’Ivoire organiserait la CAN en 2023… Le cas de la Guinée, censée être la terre d’accueil de la CAN 2023, n’a en revanche pas été abordé.

    Trop d’incertitudes aux yeux de la CAF

    Ce vendredi, le ComEx a étudié un rapport dressé par sa Commission d’organisation de la CAN. Il s’agit d’une synthèse des deux dernières inspection faites au Cameroun en octobre/novembre. Les conclusions ne sont pas bonnes pour le Cameroun, qui a pourtant mis les bouchées doubles ces derniers mois, dépensant des dizaines de milliards de francs CFA pour être prêt dans les temps.

    Peu après son élection en mars 2017, Ahmad, le président de la CAF, avait pointé du doigt les nombreux retards constatés du côté camerounais. Le fait que le format de la CAN ait changé, avec davantage d’équipes présentes et de matches à disputer, avait accentué l’inquiétude du Malgache. Mais son discours s’était adouci, notamment après une entrevue avec le président camerounais, Paul Biya. Le patron du football africain était ainsi passé de menaces de retrait pur et simple à peine voilées, à une invitation à accepter un report du tournoi.

    L’Afrique du Sud, l’Egypte et le Maroc à la lutte ?

    Le Comité exécutif a demandé aux pays intéressés par la CAN 2019 de se signaler rapidement. Un cabinet d’audit sera chargé de désigner le remplaçant du Cameroun, avant la fin du mois de décembre.

    D’après nos informations, les Egyptiens auraient, comme les Sud-Africains, déjà manifesté leur intérêt, contrairement aux Marocains, plus prudents mais souvent cités en recours depuis 2017. L’Egypte a déjà accueilli quatre fois la CAN (en 1959 avec la Syrie, en 1974, en 1986 et en 2006). Oussama Ismaïl, porte-parole de la Fédération égyptienne de football, a confié à RFI : « Nous sommes intéressés par l’opportunité d’organiser la Coupe d’Afrique des nations. Nous n’allons pas dire non. L’Egypte est toujours prête à accueillir ce genre d’événements. Nos stades militaires et civils pourront accueillir de fortes affluences de supporters en toute sécurité. »

    Deux candidats semblent toutefois se dégager : l’Afrique du Sud et le Maroc. Les Sud-Africains et les Marocains disposent a priori de la stabilité et des infrastructures pour accueillir cette première Coupe d’Afrique des nations élargie, avec 24 équipes et 52 matches au lieu de 16 équipes et 32 rencontres. Le pays de Nelson Mandela peut évidemment compter sur les dix stades de la Coupe du monde 2010.

    La quatrième CAN de suite à être déplacée

    La CAN 2019 est donc la quatrième phase finale de suite à changer de pays hôte. La CAN 2013 devait avoir lieu en Libye mais avait été confiée à une Afrique du Sud censée abriter l’édition 2017. La CAN 2015 avait été retirée au Maroc et la Guinée équatoriale avait été appelée à la rescousse. Et la CAN 2017 d’abord attribuée à l’Afrique du Sud, puis à la Libye, avait finalement eu lieu au Gabon…

    « Le football en Afrique dépend de nos gouvernements. Mais notre priorité est de préserver l’intérêt de nos acteurs et surtout nos joueurs. Je ne sais pas s’il existe des statistiques, mais beaucoup ont été blessés lors des CAN pour des raisons de conditions d’organisation », a déclaré le président Ahmad.

    Chronologie et chiffres clés

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  • Présidentielle en RDC : ” Pourquoi nous avons attaqué le site internet de la Ceni “, un Anonymous se confie

    Présidentielle en RDC : ” Pourquoi nous avons attaqué le site internet de la Ceni “, un Anonymous se confie

    Moins d’une semaine après l’attaque des sites internet du gouvernement de la RDC, les Anonymous s’en sont pris jeudi 29 novembre à celui de la Ceni. Un des auteurs de cette « action » explique à JA ses motivations.

    « Vous pouvez m’appeler Lorian Synaro. » C’est sous son pseudo Twitter que l’« hacktiviste » se présente lorsque nous entrons en contact avec lui. Même en DM (messages privés), celui qui se dit « combattant de la liberté » ne révélera ni son âge, ni sa nationalité, et encore moins son lieu de naissance. « Pour des raisons de sécurité », bien évidemment.

    D’autant que, quelques minutes plutôt, en cette fin de soirée du jeudi 29 novembre, il vient de revendiquer au nom de Anonymous International l’attaque du site internet de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de la RDC. « Je n’attaque jamais un site web sans raison », se justifie alors d’entrée de jeu Lorian Syrano. « Je combats la corruption, l’oppression, le terrorisme et la dictature », poursuit-il. Mais pourquoi s’attaquer à une commission électorale à moins d’un mois de la tenue des élections ?

    En RDC, la campagne électorale a en effet démarré le 21 novembre. Sauf changement de calendrier, plus de 40 millions d’électeurs sont attendus dans les bureaux de vote le 23 décembre pour élire à la fois le nouveau président de la République, les députés nationaux et provinciaux.

    Deux questions continuent cependant à diviser la classe politique et la société civile congolaises. Il s’agit de la fiabilité du fichier électoral – lequel comprend au moins 6 millions d’électeurs sans empreintes digitales – et, surtout, du recours aux controversées machines à voter.

    Nous ne voulons pas que les élections se tiennent avec la machine à voter

    C’est visiblement cette dernière question qui justifierait l’attaque du site de la Ceni par les Anonymous. « Nous ne voulons pas que les élections se tiennent avec la ‘machine à voter’, car les résultats pourraient être facilement modifiés », soutient Lorian Synaro qui s’est fait assister par un camarade, surnommé « nulldev » sur Twitter, dans cette opération menée contre le site internet de la Ceni.

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  • Des outils vieux de 2,4 millions d’années découverts en Algérie

    Des outils vieux de 2,4 millions d’années découverts en Algérie

    C’est une trouvaille qui pourrait remettre en cause le titre de « berceau de l’humanité » de l’Afrique de l’Est. Une équipe de chercheurs publie dans la revue Science les résultats de fouilles archéologiques menées en Algérie, au cours desquelles ils ont trouvé des outils façonnés par une main humaine il y a 2,4 millions d’années. C’est presque aussi vieux que les plus anciens jamais découverts, en Ethiopie.

    Ils n’ont pas l’air de grand-chose ces galets en calcaire et ces silex. Et pourtant, ils ont quatre particularités qui les rendent très intéressants aux yeux des paléontologues. Tout d’abord, ils sont vieux : 2,4 millions d’années. Ce sont également des outils, car il apparaît qu’ils ont été façonnés, biseautés, par des mains humaines, ce qui en fait parmi les plus vieux jamais découverts. Ils ont par ailleurs été utilisés, puisque des cadavres d’animaux dépecés et frappés ont été dénichés non loin. Enfin, et plus surprenant encore, ils se trouvent là où on ne s’attendait pas du tout à les voir, non loin de Sétif, à 300 kilomètres à l’est d’Alger.

    Pourquoi est-ce surprenant ? Parce qu’on avait déjà découvert des outils, plus vieux encore et les plus anciens jamais trouvés : 2,6 millions d’années. Mais c’est à 5 000 kilomètres de là, sur le site de Gona, en Ethiopie. « Il y a deux explications possibles », avance Mohammed Sahnouni, qui a dirigé ces fouilles. « Soit il y a eu une migration très rapide des premiers humains depuis l’Afrique de l’Est en direction de l’Algérie. Soit ce sont les populations qui vivaient en Algérie à l’époque qui ont développé par elles-mêmes la technologie pour façonner des outils. On aurait alors une origine multiple de l’émergence de la technologie lithique et l’adoption d’un régime alimentaire basé sur la consommation de viande ».

    Une courte différence d’âge de 200 000 ans

    En l’état actuel des recherches, il est impossible de trancher entre ces deux hypothèses. Ceci dit, le cœur de Mohammed Sahnouni et de son équipe a sa préférence : « La différence d’âge entre les outils éthiopiens et algériens est très courte, 200 000 ans. Ce n’est pas suffisant pour une migration depuis l’Afrique de l’Est vers le Nord en parcourant plus de 5 000 kilomètres, avec toutes les entraves. Si on considère également la démographie de ces premiers humains, c’est compliqué : il s’agissait de groupes très restreints ne dépassant pas 15 individus. C’est pour ces raisons que nous favorisons la deuxième hypothèse. » Le chercheur reste cependant prudent : « La première n’est pas à exclure non plus ! ».

    Si Mohammed Sanhouni et son équipe ne se trompent pas, le scénario plaçant l’Afrique de l’Est comme « berceau de l’humanité » s’en trouverait chahuté. Reste cependant à savoir à partir de quand l’humanité est devenue humanité.

    L’émergence du genre Homo, dont Homo sapiens est le dernier représentant, est considérée comme point de départ. C’est l’apparition d’Homo habilis, nommé ainsi pour sa capacité à faire des outils, il y a justement 2,5 millions d’années environ qui marquerait le début. Si cette capacité est apparue à plusieurs endroits au même moment comme le pense Mohammed Sanhouni, l’Afrique de l’Est perdrait alors son titre. Si on remonte plus loin dans le temps en revanche, il n’y a alors plus lieu de discuter : les australopithèques, qui ne sont pas des hommes, mais dont l’homme est descendu, sont, en effet, en l’état actuel des connaissances, originaire de l’Afrique de l’Est. Cette fois, pas de doute possible, les plus vieux fossiles découverts ont environ 4 millions d’années.

    Chronologie et chiffres clés

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  • France-Afrique : un an après sa création, il reste encore ” beaucoup de travail ” au CPA d’Emmanuel Macron

    France-Afrique : un an après sa création, il reste encore ” beaucoup de travail ” au CPA d’Emmanuel Macron

    Le Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA) d’Emmanuel Macron a célébré vendredi 30 novembre son premier anniversaire à Paris. Au menu : discours, tables rondes et débats sur la “nouvelle relation” que le président français entend tisser avec les pays africains.

    Jules-Armand Aniambossou le reconnaît lui-même : « Nous ne sommes pas des pros de la communication ». Lassé que le Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA) soit régulièrement qualifié par la presse de « coquille vide », de « cénacle de courtisans » ou de « satellites de Jupiter », son coordinateur et ses membres avaient mis les petits plats dans les grands pour célébrer la première année d’existence de cette institution inédite, sorte de think tank dédié à la politique africaine d’Emmanuel Macron.

    Un an après une première conférence de presse de présentation intimiste dans les sous-sols d’un hôtel parisien, début décembre 2017, le CPA dressait ce vendredi 20 novembre un premier bilan de son action dans les locaux de l’Agence française de développement (AFD), à Paris. Avec les animateurs de RFI Claudy Siar et Juan Gomez en chefs d’orchestre, discours, tables-rondes et débats se sont succédés sur la « nouvelle relation » qu’Emmanuel Macron souhaite nouer avec les pays africains.

    Parmi les personnalités externes au CPA, Rémy Rioux, directeur général de l’AFD, Sira Sylla et Hervé Berville, députés de la République en marche (LREM), ou encore Pierre de Gaétan Njikam, adjoint au maire de Bordeaux Alain Juppé.

    Interpellations « sans filtres »

    Dans la salle, des jeunes français et africains, qui n’ont pas hésité à interpeller les différents intervenants sur des sujets aussi diverses que l’attribution de visas aux Africains désireux de se rendre en France, la récente hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers dans les universités françaises, ou encore l’avenir du partenariat entre Paris et les pays africains. Le tout « sans filtres » ou presque, comme le souhaitaient les organisateurs.

    Au centre de discussions parfois animées, les différents engagements pris par Emmanuel Macron dans son discours à l’université de Ouagadougou, le 29 novembre 2017, dont la plupart ont été recommandés par les membres du CPA. Jules-Armand Aniambossou, camarade de promotion de Macron à l’ENA, a ainsi insisté sur le fait que plusieurs d’entre eux étaient en train de se réaliser, comme la restitution d’œuvres africaines à leur pays d’origine ou la saison des cultures africaines en France en 2020.

    Comme l’a assuré Elisabeth Gomis, journaliste et réalisatrice membre du CPA, ses neuf membres bénévoles, tous issus de la société civile, n’hésitent pas à parler « cash » au président pour tenter d’orienter ses décisions. Objectif : en finir avec les travers de la « Françafrique » et donner un nouveau visage aux relations tumultueuses entre la France et les pays du continent. Désormais doté d’un secrétariat permanent et de locaux au siège de l’AFD, le CPA a encore, de l’aveu même d’Elisabeth Gomis, « beaucoup de travail » à fournir pour y parvenir.

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  • Burundi : Nkurunziza absent du sommet de l’EAC, la rencontre finalement reportée au 27 décembre

    Burundi : Nkurunziza absent du sommet de l’EAC, la rencontre finalement reportée au 27 décembre

    Le président Pierre Nkurunziza n’ayant pas fait le déplacement à Arusha, les chefs d’État de la Communauté des États d’Afrique de l’Est présents en Tanzanie le 30 novembre pour le 20e sommet de l’EAC ont dû reporter la réunion qui devait notamment aborder la crise burundaise.

    Le discret bras de fer entre Pierre Nkurunziza et la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC) a livré un verdict tardif. Alors que le 20e sommet des chefs d’État de l’EAC devait s’ouvrir le vendredi 30 novembre, les délégations présentes ont, face à l’absence d’une représentation burundaise, décidé à l’issue d’un vote par consensus de reporter la rencontre au 27 décembre.

    « Délais trop court »

    C’est là l’épilogue d’une série d’échanges entre le président burundais, qui demandait le report du sommet, et son homologue ougandais Yoweri Museveni, actuel président de l’EAC. Dans une lettre datée du 24 novembre, Pierre Nkurunziza estimait ne pas avoir été prévenu suffisamment tôt de l’organisation du sommet d’Arusha. « L’invitation [au sommet], bien que signée le 30 octobre, n’est arrivée à l’ambassade du Burundi à Kampala que le 19 novembre (…) et sur mon bureau le 21 novembre, ce qui nous laisse à peine une semaine pour être prêt pour le sommet », écrivait-il, expliquant que le règlement de l’organisation exigeait un délais de quatre semaines. « Nous considérons que ce délais est trop court pour permettre une préparation sérieuse pour un sommet », poursuivait la correspondance du président burundais.

    Réponse immédiate de Yoweri Museveni. Dans une lettre datée du 25 novembre, le président ougandais notifiait son homologue du refus de sa requête, assurant que « le Burundi était au courant de l’agenda de l’EAC ». Il a notamment rappelé qu’une délégation burundaise était présente à la réunion des secrétariats permanents des membres de l’EAC organisée les 24-25 octobre 2018, et lors de laquelle avait été évoqué la date et l’agenda du sommet. Évoquant des « sujets sérieux » auxquels les États membres doivent adresser « une réponse rapide », le président en exercice de l’EAC a appelé son homologue à ne pas rendre l’organisation « otage du règlement ».

    Le dialogue inter-burundais dans l’impasse

    Les chefs d’État de la Communauté des États d’Afrique de l’Est devaient, entre autres sujets, aborder la question de la crise burundaise. Benjamin Mkapa, ancien président de la Tanzanie et facilitateur du dialogue inter-burundais depuis décembre 2015, était également présent à Arusha pour le sommet afin d’y présenter son rapport. Remis préalablement au président Museveni, médiateur en charge de la crise burundaise, ce document présente le bilan de trois ans d’une mission qui s’est soldée le 29 octobre dernier – à l’issue du cinquième round de négociations boycotté par Bujumbura -, par un ultime échec.

    « Nkurunziza a sans doute voulu éviter d’être sous le feu des projecteurs avec l’échec du dialogue et la pression des différents acteurs de la région pour qu’il respecte son engagement en vue des élections de 2020 », estime une source diplomatique présente à Arusha. « L’EAC devra à l’issue du sommet statuer sur la suite à donner au dossier burundais, soit le reprendre directement en main, soit un abandon du dossier », ajoute un diplomate de l’EAC. Le gouvernement burundais n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations.

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  • Gambie : sanctions contre des policiers et des dirigeants suite à une enquête sur la mort de manifestants à Faraba

    Gambie : sanctions contre des policiers et des dirigeants suite à une enquête sur la mort de manifestants à Faraba

    Des policiers et des directeurs d’agences environnementales ont été sanctionnés à la suite du rapport d’enquête sur la mort de trois manifestants, le 18 juin dans le village de Faraba Banta. Le gouvernement « a accepté et appliqué toutes les recommandations de la commission d’enquête ».

    La police gambienne a officiellement été reconnue coupable d’avoir ouvert le feu sur des manifestants le 18 juin dernier à Faraba Banta, a confirmé le 28 novembre le rapport de la commission d’enquête instaurée par le président gambien Adama Barrow, au lendemain des événements meurtriers. Dans son rapport, la commission d’enquête – composée de cinq membres dirigés par le magistrat Emmanuel Joof – l’a pointée pour sa « désorganisation » et désignée comme étant à l’origine de « la surenchère ayant conduit aux affrontements violents entre la population de Faraba Banta et la police gambienne ».

    Trois personnes avaient été tuées le 18 juin dernier, tombées sous les balles de la police qui avait ouvert le feu au cours d’une manifestation organisée dans cette localité située à 50 km au sud de la capitale Banjul. Les habitants protestaient contre la présence de la société minière Julakay, qui exploite le secteur depuis 2017, en dépit des préoccupations environnementales exprimées par les écologistes.

    Les éléments de la police « sont responsables »

    « Les éléments de la police d’intervention sur le terrain […] sont responsables de la fusillade sur les villageois et responsables de la mort et des blessures par balles qui leur ont été infligées », ont ainsi précisé les enquêteurs dans leur rapport, rendu public par le secrétaire général à la présidence de la République de Gambie et le ministre de la Justice du pays.

    Les enquêteurs de la commission ont également pu établir « avec certitude » que quatre policiers (ASP Musa Fatty, PC Musa Badjie, PC Nuha Colley et Momodou Z Jallow) avaient utilisé des munitions au moment de l’incident. Ils ont depuis été arrêtés et poursuivis pour meurtre. La totalité des policiers ayant ouvert le feu n’a néanmoins pas été identifiée par la commission, notamment en raison des casques et autres vêtements anti-émeutes qu’ils portaient.

    En tant que supérieur hiérarchique des policiers, et parque qu’ils ont été présents sur les lieux tout au long des faits, « le surintendant Babucarr Cham est aussi tenu pour responsable de la conduite de ses hommes », ont précisé les enquêteurs de la commission. Pour rappel, l’inspecteur général de la police (IGP), Landing Kinteh, le directeur général de la police gambienne au moment des faits, avait démissionné trois jours après la mort des manifestants.

    Le gouvernement du président Adama Barrow a accepté et appliqué toutes les recommandations de la commission d’enquête

    « La Gambie est résolument décidée à appliquer la loi et à ne plus accepter l’impunité »

    À la suite des recommandations faites dans le rapport, le gouvernement a mis fin le 29 septembre aux fonctions du chef du village de Faraba Banta, Nuha Kujabi, et dissout le conseil des anciens du village. Le gouvernement a également recommandé au conseil régional de Brikama de dissoudre l’actuel comité de développement villageois de Faraba Banta et de faciliter la création d’une nouvelle entité avec effet immédiat.

    « Le gouvernement du président Adama Barrow a accepté et appliqué toutes les recommandations de la commission d’enquête, parce que la Gambie est résolument décidée à appliquer la loi et à ne plus accepter l’impunité. Nous espérons que la promptitude avec laquelle le gouvernement a agi permettra aux habitants de Faraba de refermer la fracture sociale qui s’est incrustée dans cette communauté depuis cette affaire », a notamment annoncé Ba Tambedou, le ministre gambien de la Justice, présent au moment de la présentation de ce rapport.

    L’État gambien a ainsi mis en place un comité d’indemnisation de Faraba Banta sous la coupe des ministères de la Justice et des Finances, chargés de traiter toutes les demandes d’indemnisation recommandées par le secrétariat général à la présidence de la République de Gambie.

    L’agence nationale de l’Environnement et le département de Géologie en faute

    De leur côté, deux dirigeants d’agences environnementales ont également été sanctionnés. Le directeur de l’Agence nationale de l’environnement (AEN), Momodou Suwareh, et celui du département de géologie, Abdoulie M. Cham, ont été suspendus pour six mois et privés de salaire.

    Le rapport d’enquête a en effet révélé qu’il n’y avait eu « aucune étude d’impact sur l’environnement [réalisée] dans la zone à exploiter, conformément à la loi, avant l’octroi d’un permis d’exploitation à la société ‘Julakay Ltd.’ ». Le rapport a également souligné qu’il n’y avait eu « aucune garantie suffisante de restauration de la zone minière par Julakay Ltd. après l’achèvement des activités minières comme requis par la loi ».

    D’après le rapport, les deux dirigeants auraient « ignoré les préoccupations du comité de développement du village (VDC) et des résidents concernant les effets néfastes potentiels de l’exploitation mécanique du sable sur l’environnement et les moyens de subsistance, en particulier la culture du riz et les activités indigènes de jardinage dans les zones affectées ». Le document des enquêteurs a également souligné que l’ANE et le département de géologie n’avaient pas clairement délimité la zone minière en vertu de la licence accordée à Julakay, ni communiqué cette zone au comité de développement du village de Faraba.

    L’État gambien a ainsi décidé de suspendre la licence de l’exploitant minier Julakay Ltd, qui ne sera plus renouvelée par le département de géologie de Gambie après son expiration en décembre prochain. Toutes les activités d’extraction de sable dans le village ont été suspendues jusqu’à ce qu’une évaluation appropriée des incidences sur l’environnement soit réalisée par un consultant indépendant.

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