Author: Don Kayembe

  • Mohamed Salah, la superstar de Liverpool, qui donne des milliers pour aider les Egyptiens

    Mohamed Salah, la superstar de Liverpool, qui donne des milliers pour aider les Egyptiens

    Media playback is unsupported on your device

    Cette semaine, BBC Sport présente les cinq joueurs figurant sur la liste des joueurs sélectionnés pour le trophée BBC du footballeur africain 2018. Le dernier de la liste est Mohamed Salah, ailier droit du Liverpool FC et de l’Égypte.

    POUR VOTER, CLIQUER SUR CE LIEN.

    Ces dernières années, l’Égypte a souvent fait la une des journaux pour des raisons tristes telles que des troubles politiques et des attaques terroristes, mais un homme a changé la donne.

    L’attaquant de Liverpool, Mohamed Salah, a connu une année incroyable sur le terrain et a été le meilleur buteur de la saison de Premier League 2017-18.

    Il est devenu le joueur le plus rapide de l’histoire des Reds à avoir marqué 50 buts.

    En dehors du terrain, une série de gestes montrent que le joueur de 26 ans ne s’attache pas seulement aux supporters de Liverpool, mais également aux fans de football du monde entier.

    “Mohamed est un être humain pur depuis qu’il est jeune”, a déclaré Hamdi Nooh, l’entraîneur d’Arab Contractors, son premier club professionnel, à BBC Sport.

    “Je vais vous raconter une histoire que peu de gens connaissent.

    Lorsqu’il avait 10 ans et qu’il s’entraînait dans le club local de son village de Basyoun, il y avait un chien avec des chiots juste sous les gradins entourant le terrain d’entraînement.

    “Même s’il était encore jeune, Salah transportait tous les jours de la nourriture pour nourrir les chiots.

    Il a toujours été comme ça.

    Il a un grand cœur et aime donner.”

    Ces dernières années, l’attaquant, qui cette semaine s’est exprimé au nom des chiens errants d’Egypte, n’a pas aidé uniquement les animaux.

    Les preuves de sa générosité font légion : un père révélant que Salah finançait une opération chirurgicale pour la leucémie de son fils, un don destiné à une crèche à Basyoun où il a construit une institution religieuse où les enfants peuvent également étudier.

    Détails du vote

    Les 5 nominés de cette année sont Medhi Benatia (Maroc), Kalidou Koulibaly (Sénégal), Sadio Mane (Sénégal), Thomas Partey (Ghana) et Mohamed Salah (Égypte).

    Le vote se termine le 2 décembre à 20h00 GMT.

    Les résultats définitifs seront annoncés en télé, radio et via Facebook Live le 14 décembre à partir de 17h30 GMT.

    POUR VOTER, CLIQUER SUR CE LIEN

    Il a également donné plus de 30 000 $ pour aider d’anciens footballeurs en Égypte.

    Même le pays en a profité lorsque Salah a donné près de 300 000 $ à un gouvernement dont l’économie était en chute libre l’an dernier.

    Mais c’est dans son village natal de Basyoun qui en a profité le plus.

    La Fondation de charité Mohamed Salah y a aidé financièrement 450 familles en leur versant une allocation mensuelle, .

    “Salah n’a jamais oublié ses racines, contrairement à d’autres joueurs qui oublient souvent leurs familles et leurs villages quand ils deviennent riches”, a déclaré Inas Mazhar, responsable des médias de l’équipe nationale égyptienne entre 2016 et juin 2018.

    “Il est bien connu que Salah consacre beaucoup d’argent aux démunis de son village. Tout passe par son père, qui sait quoi faire.”

    “Par exemple, une personne du village préparant un mariage viendra demander à son père des fonds. Ou si quelqu’un dit qu’il est malade, le père suit l’affaire et s’il est vrai, il aidera à payer les frais de l’opération.”

    Faire tomber les barrières

    Même lorsqu’il n’a pas activement donné de l’argent, Salah a apporté son aide d’une autre manière.

    Après avoir mené une campagne de lutte contre la toxicomanie chez lui, la hotline du ministère de la Solidarité sociale a reçu une augmentation de 400 % des appels, tandis que les vidéos mettant en vedette Salah ont été visionnées plus de huit millions de fois en seulement trois jours.

    “Je ne parlerai pas de Salah en tant que joueur et de tout ce qu’il a accompli”, a tweeté Mohamed Abd Elbasset, médecin du centre-ville de Beni Suef.

    “Je dirai seulement que j’ai vu un jeune homme se faire admettre à l’hôpital à quatre heures du matin, l’air très malade et demander de l’aide pour remédier à sa toxicomanie à cause de la campagne et de son amour pour Salah.”

    Que cache donc le désir de Salah d’aider les gens ?

    “Il ne le fait pas pour que les gens puissent l’apprécier, il le fait parce qu’il a lui-même vécu des moments difficiles, alors il veut aider les gens”, explique Mazhar.

    Alors qu’il grandissait dans un village situé à cinq heures de route du Caire, Salah adorait Mohamed Aboutrika, une légende égyptienne qui avait été nommée footballeur africain de l’année par la BBC en 2008.

    À l’instar de l’ancien capitaine national Ahmed Hassan, Aboutrika a été l’un des premiers footballeurs égyptiens à aider les moins nantis, mais la façon dont Salah a embelli ce changement est une source d’inspiration.

    “Auparavant, ces dons étaient réservés aux personnes riches, mais les citoyens ordinaires ont commencé à réaliser qu’ils avaient un rôle à jouer dans leur communauté et qu’ils le faisaient aussi”, ajoute Mazhar.

    Copyright de l’image Getty Images

    Le formateur en développement personnel, Amr El Selouky, partage cet avis :

    “Salah supprime les obstacles. C’est la culture égyptienne de nourrir les inquiétudes jusqu’à ce qu’elles deviennent des obstacles au développement personnel, mais Salah est l’un des premiers Égyptiens à les briser à l’ère de l’internet, lorsque tout le monde peut voir ses réalisations. Il nous a remis sur la carte. Je suis récemment allé en Afrique du Sud, au Portugal, en Espagne, aux États-Unis et au Maroc, et dès que les gens se sont rendu compte que j’étais égyptien, ils ont soudainement oublié les pyramides et les pharaons. Mo!”

    “Parfois, les footballeurs ont une image faussée, ils ne sont pas tous intéressés par tout ce qui brille”, a déclaré à BBC Sport, la double championne africaine Lauren, l’ancienne fondatrice d’Arsenal et Cameroun.

    “Mo Salah est un gars normal et un exemple parfait pour les jeunes.

    Il fait également beaucoup pour le football africain parce que quand les enfants voient que Salah peut survivre [en Europe], ils pensent pouvoir le faire aussi.”

    Copyright de l’image Getty Images

    En Egypte, sa popularité est telle cette année que lors de l’élection présidentielle de mars, plus d’un électeur potentiel a gâché son vote pour désigner un footballeur qui n’était même pas en lice.

    “Tout le monde allait voter pour le président Abdel Fattah al-Sisi, mais j’ai pensé que c’était le moins que je puisse faire pour montrer mon appréciation”, a déclaré Abdallah Hani, 20 ans.

    “Salah nous a tellement donné, il est temps que nous rendions la pareille.”

    Complément d’information : Piers Edwards.

    L’origine de l’article >>

  • Algérie : les encouragements de Bouteflika, la mise en garde d’Ouyahia

    Algérie : les encouragements de Bouteflika, la mise en garde d’Ouyahia

    Deux hommes se sont succédé au pupitre mercredi 28 novembre : le secrétaire général de la présidence, Habba El Okbi, s’exprimant au nom du président Abdelaziz Bouteflika, et le Premier ministre Ahmed Ouyahia. Deux discours adressés aux walis, mais parfois éloignés dans le contenu. Décryptage.

    Lors de la rencontre entre le gouvernement et les walis (préfets), qui s’est tenue mercredi 28 novembre, le président Abdelaziz Bouteflika a adressé un message, prononcé par le secrétaire général de la présidence, Habba El Okbi. Son Premier ministre (PM), Ahmed Ouyahia, s’est lui aussi exprimé à cette occasion.

    Le premier discours emploie un ton presque « guerrier ». Le président commence son texte par une allusion aux événements de la Toussaint rouge, en novembre 1954, période marquant le début de la lutte contre le colonisateur français, pour se terminer par un hommage aux « martyrs ». Entre les deux, il dresse un bilan positif de son passage au pouvoir, tout en appelant à plusieurs reprises son auditoire – mais aussi l’ensemble des Algériens – à lutter contre des ennemis communs qu’il appelle « les aventuristes » ou encore « les cellules dormantes ». Le mot « peuple » revient à onze occurrences dans le texte.


    >>> À LIRE – [Tribune] Algérie : Bouteflika au lance-flammes


    Quant à Ahmed Ouyahia, il a opté pour l’injonction. S’adressant directement aux walis, le Premier ministre leur a donné quatre recommandations : la prise en considération de la situation économique du pays dans la prise de décision, l’accélération du développement hors hydrocarbures, la gestion du défi de la croissance démographique et l’amélioration du service public.

    Une réponse à Crisis Group ?

    Dans son dernier rapport sur l’Algérie, le think tank américain n’y est pas allé de main morte. Intitulé « Surmonter la paralysie économique de l’Algérie », le compte-rendu estime que les difficultés de l’économie sont profondément liées à l’immobilisme politique. Pour « libérer le pays de sa dépendance aux hydrocarbures », « le gouvernement devrait faire un effort de transparence sur l’état des finances publiques et améliorer les perspectives pour les jeunes », estime Crisis Group.

    Le mot « développement » a été prononcé 14 fois par le président et 16 fois par le Premier ministre

    Une critique que le gouvernement algérien semble avoir pris à cœur. Preuve en est, le mot « développement », prononcé 14 fois par le président et 16 fois par le Premier ministre. « Ce que nous avons accompli […], frères et amis y voient un exemple de développement social intégré ayant réhabilité l’homme en le plaçant au cœur de l’approche de développement », affirme de son côté Abdelaziz Bouteflika. Une rhétorique à l’opposé du constat établi par Crisis Group.


    >>> À LIRE – Algérie : « Le pays s’achemine petit à petit vers la pente du Venezuela »


    « Si certains réduisent les enjeux du présent et de l’avenir au changement et à la succession des responsables et des personnes, et entreprennent pour des raisons obscures de propager cette idée […], vous savez que l’enjeu est beaucoup plus grand », affirme le président. Ce dernier répond ainsi à la « paralysie politique » mise avancée dans le rapport, mais aussi évoquée par bon nombre de ses opposants, qui appellent à son départ à la fin de son mandat.

    Un PM moins optimiste que son président

    « Les deux dernières décennies de la vie de notre pays n’ont pas été faciles, et nombreux sont ceux parmi vous à avoir eu l’honneur de m’accompagner dans ce processus à différents niveaux de responsabilité. Vous avez été à la hauteur. Vous avez consenti des sacrifices et réussi de grandes réalisations », écrit le président dans son discours, dressant un bilan positif de ses vingt ans de présidence.

    L’expression « deux dernières décennies » est employée à trois reprises. Elle est suivie à chaque fois de l’énumération des réalisations positives accomplies par le régime, notamment « l’amélioration de l’ensemble des indicateurs fondamentaux de développement ».

    Le Premier ministre, qui n’emploie pas une seule fois le terme « stabilité », semble plus frileux que le président

    Sur cette question, le Premier ministre, qui n’emploie pas une seule fois le terme « stabilité », semble plus frileux que le président. La complexité de la situation économique est rappelée à plusieurs reprises. S’appuyant sur des chiffres et des données empiriques, absents du discours du président, tels que la volatilité du prix du pétrole, le taux de l’emprunt algérien, le taux d’inflation, il rappelle la fragilité de l’économie algérienne, tout en affirmant que celle-ci « n’est pas une catastrophe, comme le prétendent certains ».

    Concernant les perspectives, le président Bouteflika veut rassurer en donnant de la cohérence. « Ce que nous avons accompli jusqu’à présent n’est qu’une étape dans un long processus », écrit-il. « L’Algérie a de grandes potentialités à mettre en valeur, avec un peu de patience et beaucoup plus de travail », relativise de son côté Ouyahia. Si le ton de la recommandation est claire chez Ouyahia, il est moins prononcé chez Bouteflika. Les deux fixent pourtant les mêmes objectifs pour l’avenir : l’affranchissement de la rente pétrolière, suivie du développement humain et de la généralisation de ses bénéfices, ainsi que la modernisation de l’administration.

    L’origine de l’article >>

  • Algérie : les encouragements de Bouteflika, la mise en garde d’Ouyahia

    Algérie : les encouragements de Bouteflika, la mise en garde d’Ouyahia

    Deux hommes se sont succédé au pupitre mercredi 28 novembre : le secrétaire général de la présidence, Habba El Okbi, s’exprimant au nom du président Abdelaziz Bouteflika, et le Premier ministre Ahmed Ouyahia. Deux discours adressés aux walis, mais parfois éloignés dans le contenu. Décryptage.

    Lors de la rencontre entre le gouvernement et les walis (préfets), qui s’est tenue mercredi 28 novembre, le président Abdelaziz Bouteflika a adressé un message, prononcé par le secrétaire général de la présidence, Habba El Okbi. Son Premier ministre (PM), Ahmed Ouyahia, s’est lui aussi exprimé à cette occasion.

    Le premier discours emploie un ton presque « guerrier ». Le président commence son texte par une allusion aux événements de la Toussaint rouge, en novembre 1954, période marquant le début de la lutte contre le colonisateur français, pour se terminer par un hommage aux « martyrs ». Entre les deux, il dresse un bilan positif de son passage au pouvoir, tout en appelant à plusieurs reprises son auditoire – mais aussi l’ensemble des Algériens – à lutter contre des ennemis communs qu’il appelle « les aventuristes » ou encore « les cellules dormantes ». Le mot « peuple » revient à onze occurrences dans le texte.


    >>> À LIRE – [Tribune] Algérie : Bouteflika au lance-flammes


    Quant à Ahmed Ouyahia, il a opté pour l’injonction. S’adressant directement aux walis, le Premier ministre leur a donné quatre recommandations : la prise en considération de la situation économique du pays dans la prise de décision, l’accélération du développement hors hydrocarbures, la gestion du défi de la croissance démographique et l’amélioration du service public.

    Une réponse à Crisis Group ?

    Dans son dernier rapport sur l’Algérie, le think tank américain n’y est pas allé de main morte. Intitulé « Surmonter la paralysie économique de l’Algérie », le compte-rendu estime que les difficultés de l’économie sont profondément liées à l’immobilisme politique. Pour « libérer le pays de sa dépendance aux hydrocarbures », « le gouvernement devrait faire un effort de transparence sur l’état des finances publiques et améliorer les perspectives pour les jeunes », estime Crisis Group.

    Le mot « développement » a été prononcé 14 fois par le président et 16 fois par le Premier ministre

    Une critique que le gouvernement algérien semble avoir pris à cœur. Preuve en est, le mot « développement », prononcé 14 fois par le président et 16 fois par le Premier ministre. « Ce que nous avons accompli […], frères et amis y voient un exemple de développement social intégré ayant réhabilité l’homme en le plaçant au cœur de l’approche de développement », affirme de son côté Abdelaziz Bouteflika. Une rhétorique à l’opposé du constat établi par Crisis Group.


    >>> À LIRE – Algérie : « Le pays s’achemine petit à petit vers la pente du Venezuela »


    « Si certains réduisent les enjeux du présent et de l’avenir au changement et à la succession des responsables et des personnes, et entreprennent pour des raisons obscures de propager cette idée […], vous savez que l’enjeu est beaucoup plus grand », affirme le président. Ce dernier répond ainsi à la « paralysie politique » mise avancée dans le rapport, mais aussi évoquée par bon nombre de ses opposants, qui appellent à son départ à la fin de son mandat.

    Un PM moins optimiste que son président

    « Les deux dernières décennies de la vie de notre pays n’ont pas été faciles, et nombreux sont ceux parmi vous à avoir eu l’honneur de m’accompagner dans ce processus à différents niveaux de responsabilité. Vous avez été à la hauteur. Vous avez consenti des sacrifices et réussi de grandes réalisations », écrit le président dans son discours, dressant un bilan positif de ses vingt ans de présidence.

    L’expression « deux dernières décennies » est employée à trois reprises. Elle est suivie à chaque fois de l’énumération des réalisations positives accomplies par le régime, notamment « l’amélioration de l’ensemble des indicateurs fondamentaux de développement ».

    Le Premier ministre, qui n’emploie pas une seule fois le terme « stabilité », semble plus frileux que le président

    Sur cette question, le Premier ministre, qui n’emploie pas une seule fois le terme « stabilité », semble plus frileux que le président. La complexité de la situation économique est rappelée à plusieurs reprises. S’appuyant sur des chiffres et des données empiriques, absents du discours du président, tels que la volatilité du prix du pétrole, le taux de l’emprunt algérien, le taux d’inflation, il rappelle la fragilité de l’économie algérienne, tout en affirmant que celle-ci « n’est pas une catastrophe, comme le prétendent certains ».

    Concernant les perspectives, le président Bouteflika veut rassurer en donnant de la cohérence. « Ce que nous avons accompli jusqu’à présent n’est qu’une étape dans un long processus », écrit-il. « L’Algérie a de grandes potentialités à mettre en valeur, avec un peu de patience et beaucoup plus de travail », relativise de son côté Ouyahia. Si le ton de la recommandation est claire chez Ouyahia, il est moins prononcé chez Bouteflika. Les deux fixent pourtant les mêmes objectifs pour l’avenir : l’affranchissement de la rente pétrolière, suivie du développement humain et de la généralisation de ses bénéfices, ainsi que la modernisation de l’administration.

    L’origine de l’article >>

  • Côte d’Ivoire : l’empoissonnement présumé de Gaston Ouassénan Koné alimente la psychose

    Côte d’Ivoire : l’empoissonnement présumé de Gaston Ouassénan Koné alimente la psychose

    Le général à la retraite Gaston Ouassénan Koné, 79 ans, vice-président du PDCI et proche d’Henri Konan Bédié, affirme avoir été victime d’un empoisonnement. Si les circonstances restent encore floues, l’affaire provoque la psychose dans les rangs des opposants.

    « Les gens ne veulent pas qu’on le dise, mais j’ai été empoisonné ». Jusque-là, Gaston Ouassénan Koné, et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), dont il est vice-président, entretenait le flou sur le mal dont il a été frappé, qui a nécessité une évacuation sanitaire en France, début octobre.

    Obsèques à Korhogo

    Mercredi 28 novembre, quelques jours après son retour au pays, l’ex-ministre de la Sécurité de Bédié a affirmé à un groupe de cadres du PDCI qu’il recevait chez lui avoir été victime d’un empoisonnement, sans toutefois donner de précisions quant à la nature du poison. Et moins encore sur les circonstances de l’empoisonnement présumé.

    Les faits remonteraient au samedi 22 septembre. Ce jour-là, le général représente son vieil ami Bédié aux obsèques de Ténéna Victor Yéo, ancien maire de Korhogo (Nord), ville natale du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Tout le gotha natif du Nord, du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, mouvance présidentielle) est présent.

    Après la levée du corps, qui avait eu lieu la veille sur le parvis de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste-de-Korhogo, une veillée funèbre suivie de l’inhumation et d’une collation ont lieu à Lavononkaha, le village du défunt, situé à 31 km de Korhogo. Ce serait à l’une de ces étapes que Gaston Ouassénan Koné aurait été empoisonné. L’affaire n’a été ébruitée dans la presse qu’en octobre, après des rumeurs persistantes.

    Rumeurs et psychoses

    Et « l’affaire Ouassénan » n’est pas la seule à avoir alimenté ces rumeurs. Une autre continue de circuler, portant cette fois sur une supposée tentative d’empoisonnement d’Henri Konan Bédié, alors qu’il se trouvait à son domicile de Daoukro (centre). Le coupable désigné serait, en fonction des versions, une familière ou un cuisinier… « Faux ! », dément fermement une proche de l’ancien chef d’État.

    Autre leader politique, autre rumeur. Mais confirmée, cette fois : Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale, en rupture de ban avec son parti, le Rassemblement des républicains (RDR d’Alassane Ouattara), se montre de plus en plus prudent en public. « Il ne mange presque plus en dehors de son cadre familial », confie même l’un de ses proches.


    >>> À LIRE – Côte d’Ivoire : Soro, toujours sur le qui-vive


    Cette psychose est telle que certains proches d’opposants récemment disparus se mettent à douter. Moïse Lida Kouassi, baron du Front populaire ivoirien (FPI, de Laurent Gbagbo) avait ainsi réclamé une autopsie, après la mort brutale, le 21 octobre 2018, de Marcel Gossio, ex-directeur général du Port autonome d’Abidjan. Un ponte du FPI également proche de Pascal Affi N’Guessan, président du FPI.

    Mais il semble que la psychose n’est pas que dans le seul camp de l’opposition. Certains barons du pouvoir ont, eux aussi, limité leurs déjeuners en public. Le vice-président Daniel Kablan Duncan, par exemple, a pris l’habitude lors des assemblées publiques de ne boire que de l’eau stockée dans son véhicule, que lui sert son aide de camp dans son propre verre…

    Tandis que la psychose enfle sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes demandent qu’une enquête soit menée pour élucider le présumé empoisonnement de Ouassénan. Le concerné, quant à lui, n’a pas encore dévoilé ses intentions quant-à un éventuel dépôt de plainte.

    L’origine de l’article >>

  • Côte d’Ivoire : l’empoissonnement présumé de Gaston Ouassénan Koné alimente la psychose

    Côte d’Ivoire : l’empoissonnement présumé de Gaston Ouassénan Koné alimente la psychose

    Le général à la retraite Gaston Ouassénan Koné, 79 ans, vice-président du PDCI et proche d’Henri Konan Bédié, affirme avoir été victime d’un empoisonnement. Si les circonstances restent encore floues, l’affaire provoque la psychose dans les rangs des opposants.

    « Les gens ne veulent pas qu’on le dise, mais j’ai été empoisonné ». Jusque-là, Gaston Ouassénan Koné, et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), dont il est vice-président, entretenait le flou sur le mal dont il a été frappé, qui a nécessité une évacuation sanitaire en France, début octobre.

    Obsèques à Korhogo

    Mercredi 28 novembre, quelques jours après son retour au pays, l’ex-ministre de la Sécurité de Bédié a affirmé à un groupe de cadres du PDCI qu’il recevait chez lui avoir été victime d’un empoisonnement, sans toutefois donner de précisions quant à la nature du poison. Et moins encore sur les circonstances de l’empoisonnement présumé.

    Les faits remonteraient au samedi 22 septembre. Ce jour-là, le général représente son vieil ami Bédié aux obsèques de Ténéna Victor Yéo, ancien maire de Korhogo (Nord), ville natale du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Tout le gotha natif du Nord, du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, mouvance présidentielle) est présent.

    Après la levée du corps, qui avait eu lieu la veille sur le parvis de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste-de-Korhogo, une veillée funèbre suivie de l’inhumation et d’une collation ont lieu à Lavononkaha, le village du défunt, situé à 31 km de Korhogo. Ce serait à l’une de ces étapes que Gaston Ouassénan Koné aurait été empoisonné. L’affaire n’a été ébruitée dans la presse qu’en octobre, après des rumeurs persistantes.

    Rumeurs et psychoses

    Et « l’affaire Ouassénan » n’est pas la seule à avoir alimenté ces rumeurs. Une autre continue de circuler, portant cette fois sur une supposée tentative d’empoisonnement d’Henri Konan Bédié, alors qu’il se trouvait à son domicile de Daoukro (centre). Le coupable désigné serait, en fonction des versions, une familière ou un cuisinier… « Faux ! », dément fermement une proche de l’ancien chef d’État.

    Autre leader politique, autre rumeur. Mais confirmée, cette fois : Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale, en rupture de ban avec son parti, le Rassemblement des républicains (RDR d’Alassane Ouattara), se montre de plus en plus prudent en public. « Il ne mange presque plus en dehors de son cadre familial », confie même l’un de ses proches.


    >>> À LIRE – Côte d’Ivoire : Soro, toujours sur le qui-vive


    Cette psychose est telle que certains proches d’opposants récemment disparus se mettent à douter. Moïse Lida Kouassi, baron du Front populaire ivoirien (FPI, de Laurent Gbagbo) avait ainsi réclamé une autopsie, après la mort brutale, le 21 octobre 2018, de Marcel Gossio, ex-directeur général du Port autonome d’Abidjan. Un ponte du FPI également proche de Pascal Affi N’Guessan, président du FPI.

    Mais il semble que la psychose n’est pas que dans le seul camp de l’opposition. Certains barons du pouvoir ont, eux aussi, limité leurs déjeuners en public. Le vice-président Daniel Kablan Duncan, par exemple, a pris l’habitude lors des assemblées publiques de ne boire que de l’eau stockée dans son véhicule, que lui sert son aide de camp dans son propre verre…

    Tandis que la psychose enfle sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes demandent qu’une enquête soit menée pour élucider le présumé empoisonnement de Ouassénan. Le concerné, quant à lui, n’a pas encore dévoilé ses intentions quant-à un éventuel dépôt de plainte.

    L’origine de l’article >>

  • Patrimoine culturel de l’humanité : le reggae ” pas un phénomène de mode “, selon Alpha Blondy

    Patrimoine culturel de l’humanité : le reggae ” pas un phénomène de mode “, selon Alpha Blondy

    La star ivoirienne du reggae Alpha Blondy s’est réjoui de voir la musique jamaïcaine inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel mondial par l’Unesco, soulignant que ce style musical avec des paroles souvent engagées n’était pas un « phénomène de mode ».

    « Nous sommes fiers et heureux. Les amoureux du reggae n’auront pas à raser les murs ! Les gens ont compris que le reggae n’est pas un phénomène de mode parce que l’injustice, la pauvreté ne sont pas des modes. Dieu n’est pas une mode, la misère, la guerre, l’espoir, la faim ne sont pas des modes. Voila pourquoi le reggae est encore là et sera toujours là », a affirmé Alpha Blondy, 65 ans, auteur notamment de « Brigadier Sabari », « Black Samurai » ou « Sweet Fanta Diallo ».

    Les textes « autant à l’honneur que la musique »

    « C’est une très grande fierté et en même temps une grande humilité de savoir que le travail que nous faisons, que les messages que nous envoyons ne sont pas tombés dans les oreilles de sourds », a poursuivi le chanteur, qui souligne que les textes sont autant à l’honneur que la musique.

    L’inspiration du reggae, comme toutes les inspirations musicales, est divine

    « Ça va ensemble. L’inspiration du reggae, comme toutes les inspirations musicales, est divine. Mais les reggaemen ont mis l’engagement en avant », a assuré Alpha Blondy, qui vient d’accomplir un pèlerinage à la Mecque et cite régulièrement Dieu. Il se félicite « qu’une structure comme l’Unesco déclare (patrimoine de l’humanité) cette musique des marginaux, des marginalisés, des proscrits, des laissés-pour-compte, des anti establishment ! »

    Au delà de la Jamaïque

    Le reggae a émergé en Jamaïque à la fin des années 1960. Style musical issu du ska et du rocksteady, il a aussi intégré des influences du jazz et du blues. Le reggae est indissociable du rastafarisme, mouvement spirituel qui sacralise l’empereur éthiopien Haïlé Sélassié et promeut l’usage de la ganja, ou marijuana.

    Par ailleurs, la star ivoirienne souligne l’apport de tous les artistes non jamaïcains, refusant de tirer la couverture à lui : « Tiken Jah Fakoly, Ismael Isaac, Fadal Dey (chanteurs ivoiriens), UB40 et même Serge Gainsbourg. Tous sont des bâtisseurs de la chose reggae… Les couronnes, on n’en veut pas ! », s’exclame Alpha Blondy, dont le dernier album « Human race » comprend notamment une reprise de « Je suis venu te dire que je m’en vais », une chanson de Gainsbourg.

    L’origine de l’article >>

  • [Tribune] Algérie : Bouteflika au lance-flammes

    [Tribune] Algérie : Bouteflika au lance-flammes

    Le secrétaire général de la présidence, Habba Okbi, a prononcé, lors d’une rencontre tenue mercredi 28 novembre entre le gouvernement et les walis (préfets), un discours d’une tonalité et d’un contenu particulièrement violents. Jamais depuis l’arrivée au pouvoir de Bouteflika en 1999, un discours présidentiel n’a contenu une telle charge d’outrance et d’accusations.

    Alors que cinq mois séparent de la présidentielle de 2019, alors que le chef de l’État n’a toujours pas dévoilé ses intentions sur son éventuelle candidature, cette missive étonne et intrigue autant qu’il inquiète. Grand parleur et bon tribun avant son AVC d’avril 2013, Bouteflika avait pour habitude d’étriller adversaires et contempteurs dans ses discours, ses sorties publiques ou ses entretiens dans la presse internationale. Virulent, sarcastique ou caustique, cet orateur hors pair le faisait avec verve, panache et non sans une certaine retenue et de la hauteur.


    >>> À LIRE – Algérie : autour de Bouteflika, le bal des courtisans


    Le discours qui a été prononcé mercredi devant ministres et walis ne lui ressemble pas. C’est un réquisitoire contre les « cercles de prédateurs », les « cellules dormantes », les « aventuristes » qui « dissimulent les faucilles du massacre, qu’ils n’hésiteront pas à utiliser pour faire basculer le pays dans l’inconnu ». Outrancier et va-t-en guerre, les mots et les phrases qu’il contient sont d’une violence si inédite que certains doutent qu’il ait été écrit, inspiré, validé ou cautionné par Bouteflika lui-même.

    Doutes sur la paternité du discours

    Les doutes sur l’authenticité de certaines décisions prises au nom du président ne datent pas d’aujourd’hui. Des responsables de l’opposition, des acteurs de la société civile, voire même des amis de Bouteflika ont eu à remettre en cause la paternité de certains textes, messages ou déclarations qui lui ont été attribués. Certains sont même allés jusqu’à soutenir que le président est otage de parties occultes qui décident à sa place. D’autres évoquent des pouvoirs parallèles qui décident et agissent à son insu.

    Ce discours aurait-il pu ne pas émaner du président de la République ? L’hypothèse n’est pas exclue

    Reclus dans sa résidence de Zéralda, le chef de l’État vit en cercle familial restreint. Hormis ses deux frères et sa sœur, rares sont les responsables qu’il reçoit. Ce discours aurait-il pu ne pas émaner de lui ? L’hypothèse n’est pas exclue. Les doutes et les suspicions autour du fait qu’il ne soit pas l’émanation directe du chef de l’État relancent les questionnements autour de ses capacités réelles à assumer pleinement ses fonctions. Et donc à briguer un cinquième mandat, comme le souhaitent ses partisans.

    Ira, ira pas ?

    C’est de cet énigmatique cinquième mandat dont il est justement question dans cette allocution, prononcée par le SG de la présidence. Le messager ne tranche pas sur la faisabilité. Il la suggère, la sous-entend, la laisse croire. « Nouveaux défis », « étape d’un long processus », « nouvelle aube », « nouvelles priorités », « continuité » : les mots choisis indiquent que la question de la candidature de Bouteflika, 81 ans, à un cinquième mandat, est tranchée. D’où la tonalité belliqueuse, guerrière, menaçante du message à l’endroit de ceux qui doutent de la reconduction du vieux raïs à la tête de l’État, de ceux qui s’y opposent, de ceux qui veulent « freiner » cette démarche, de ceux qui manœuvrent en coulisses pour l’empêcher.


    >>> À LIRE – Algérie : et si Abdelaziz Bouteflika renonçait ?


    Pour discréditer, décourager et stigmatiser ceux qui prônent le changement et la transition, le discours présidentiel joue sur la corde sensible de la stabilité, sur le chantage par la peur et la terreur : « c’est nous ou le chaos ». Ce n’est guère nouveau. C’est sur ce thème de la stabilité, sur la menace d’un basculement dans l’inconnu si Bouteflika quittait le pouvoir, que s’est articulée en 2014 la campagne pour le quatrième mandat. À l’époque, le principal adversaire du candidat sortant, l’ancien Premier ministre Ali Benflis, a été accusé par Bouteflika de « terrorisme » et de « menaces » contre les préfets, les autorités et leurs progénitures. Les soutiens du chef de l’État l’avaient également accusé d’importer des armes de Libye pour entrer en rébellion en cas de défaite.

    Un aveu d’échec ?

    Bref, la formule stabilité contre chaos, qui a fait recette en 2014, refait surface cinq ans plus tard. Sauf que le disque est éculé, raillé. En dressant un tableau obscur du pays, en agitant la menace de la déstabilisation avec des mots durs, en instaurant un climat anxiogène, délétère autour de cette présidentielle, le pouvoir confirme le constat de l’opposition, des médias, des chancelleries occidentales et des partenaires étrangers : la succession de Bouteflika n’est pas apaisée, pas ordonnée, pas tranchée et surtout porteuses de dangers.

    Le président de la République reconnaît sans le reconnaître sa responsabilité dans l’impasse actuelle, juge l’ancien ministre Abdelaziz Rahabi

    C’est le vocabulaire même choisi par ce discours présidentiel qui le dit d’une manière claire et répétitive. Affirmer que la stabilité du pays et la pérennité de l’État peuvent être gravement menacées par des « aventuristes (sic) », par des « éléments dévoyés », sonne comme un aveu d’échec. « Le président de la République, en présentant l’inventaire des tares d’une gestion exclusive sans contrôle populaire ou judiciaire, reconnaît sans le reconnaître sa responsabilité dans l’impasse actuelle, juge l’ancien ministre Abdelaziz Rahabi. Il le fait dans des termes d’une gravité convoquée qui ne rassure ni le peuple ni les dirigeants eux mêmes. »

    La leçon que l’on peut retenir de ce discours est que le régime n’a pas de plan B, pas de candidat pour succéder à Bouteflika. Pire, en dehors de ce dernier, pas de salut. Qu’adviendrait-il à sa disparition ? L’aventure dans l’inconnu, comme le suggère le texte. Le message présidentiel dit que les vingt dernières années n’ont pas servi à préparer une transition apaisée, une succession concertée et ordonnée qui éviterait au pays des lendemains incertains. En fin de règne, le chef de l’État n’a pas mis en place – si tant est qu’il le souhaite – les conditions et les mécanismes d’un processus électoral ouvert, crédible, transparent et surtout rassurant qui puisse prémunir l’Algérie de ces mêmes dangers qu’il énumère dans son discours.

    L’origine de l’article >>

  • CAN 2018 de Handball: battre les Angolaises et aller au Mondial 2019

    CAN 2018 de Handball: battre les Angolaises et aller au Mondial 2019

    La 23e Coupe d’Afrique des nations féminine de handball se déroule du 2 au 12 décembre 2018 à Brazzaville. Les trois meilleures équipes de la CAN 2018 seront qualifiées pour la Coupe du monde 2019 au Japon. Les Angolaises, qui ont remporté douze fois la compétition, constitueront l’équipe à battre.

    Quelle équipe succèdera à celle d’Angola, au palmarès de la Coupe d’Afrique des nations féminine de handball, le 12 décembre 2018 à Brazzaville ? Les Angolaises, sacrées 12 fois en 23 éditions, font évidemment figure de favorites de cette CAN 2018, même si les Tunisiennes ont déjà réussi à contester leur suprématie, lors de la CAN 2014 notamment.

    La Tunisie évoluera dans le groupe A avec les Camerounaises, les Ivoiriennes, les Sénégalaises et les Algériennes. Bref, des adversaires pas forcément simples à battre, d’autant que la sélection tunisienne a été renouvelée, ces dernières années.

    Le groupe B de l’Angola s’annonce encore plus relevé. Les « Palancas Negras » affronteront les Guinéennes, avant de défier les Marocaines, les Congolaises de RDC, puis celles du Congo-B.

    Les deux Congo ambitieux

    Les deux Congo peuvent légitimement nourrir des ambitions, les Kinoises et les Brazzavilloises ayant régulièrement fini sur le podium ces dernières années. Surtout les locales, qui ont dominé la discipline avant les Angolaises, durant les années 1980.

    Pour briller à domicile, les autorités congolaises n’ont pas lésiné sur les moyens. Elles ont embauché le Français Thierry Vincent comme sélectionneur et ont par exemple naturalisé des joueuses du club de Mérignac (France) comme Audrey Deroin, Audrey Nganmogne, Audrey Bruneau, Laurine Daquin.

    Le Congo a vécu bien des turpitudes financières ces dernières années et le sport en a pâti après la tenue de Jeux Africains 2015 fastueux à Kintélé. Le pays avait par exemple renoncé à l’organisation du Championnat d’Afrique des nations masculin de basket-ball. Un Afrobasket 2017 pourtant censé accueillir plusieurs joueurs de la prestigieuse NBA.

    Un double enjeu

    Le Congo a donc consenti un effort pour cette CAN 2018 de handball féminin. Il faut dire que les trois meilleures équipes du tournoi seront qualifiées pour la prochaine Coupe du monde, dans un an au Japon (30 novembre-15 décembre 2019).

    Pour y parvenir, il faudra tout d’abord faire partie des quatre meilleurs (sur cinq) de chaque groupe, franchir les quarts de finale puis disputer des demi-finales prévues le 10 décembre.

    Chronologie et chiffres clés

    L’origine de l’article >>

  • [Analyse] Tunisie : Ennahdha en eaux troubles

    [Analyse] Tunisie : Ennahdha en eaux troubles

    Crispations autour de la visite de Mohamed ben Salman, confirmation de l’existence d’une « chambre noire » au ministère de l’Intérieur et soupçons dans le dossier des meurtres de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi… Ennahdha est sur les dents.

    Ennahdha est sur ses gardes. Le passage à Tunis, le 27 novembre, du prince héritier d’Arabie saoudite, Mohamed Ben Salman, a contribué à crisper la formation. Le parti, qui disait avoir opéré une distinction entre politique et prédication, vit comme une menace le réchauffement des relations entre la Tunisie et la maison Al Saoud, wahhabites farouches ennemis des Frères musulmans.

    Le contexte international n’est plus favorable à la formation depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. « L’islam soluble dans la démocratie » n’est plus un argument vendeur auprès des Occidentaux – et de l’Europe en particulier – depuis les attentats de Paris et de Bruxelles en 2015 et 2016.

    Ennahdha prend la mesure de son isolement progressif, d’autant que le Qatar a perdu de son influence et que son appui essentiel est la Turquie. Ce changement d’équilibre porte Ennahdha à la méfiance. Le parti « craint son bannissement de la sphère politique tunisienne auquel contribueraient des pressions étrangères », glisse un proche du mouvement conduit par Rached Ghannouchi.


    >>> À LIRE – Ennahdha – Nidaa Tounes : divorce à la tunisienne


    Depuis l’alliance concoctée avec Nidaa Tounes, parti vainqueur des élections de 2014, une sorte d’omerta avait prévalu sur la période de la troïka, lors de laquelle Ennahda avait conduit le pays en 2012 et 2013, notamment sur les affaires portant sur les assassinats des leaders de gauche nationaliste, Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi.

    Le soutien apporté par Ennahdha au chef du gouvernement Youssef Chahed a conduit, en septembre 2018, à une rupture avec Nidaa Tounes. En particulier entre le président de la République Béji Caïd Essebsi et Rached Ghannouchi.

    De vieux dossiers refont surface

    Et dans cette atmosphère délétère et de grandes tensions politiques, les dossiers qu’Ennahdha croyait oubliés reviennent à la surface. Le comité de défense de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi a produit des preuves de l’existence d’un organe sécuritaire secret d’Ennahdha et de son implication dans des affaires troubles. Des éléments qui dévoilent aussi l’existence d’une « chambre noire » au sein du ministère de l’Intérieur. Un espace inaccessible où étaient déposés des dossiers sensibles. Le comité laisse par ailleurs entendre que certains juges sont sous la coupe des islamistes depuis 2012.


    >>> À LIRE – Tunisie : le comité de défense Belaïd-Brahmi confirme l’existence d’une « chambre noire » à l’Intérieur


    Face à ces révélations, le ton monte. Les dirigeants d’Ennahdha s’énervent, dénoncent une manœuvre politique de Béji Caïd Essebsi. Ils menacent le président de la République qui, le 28 novembre, a confié au Conseil national de sécurité (CNS) l’enquête sur ce « bras secret » présumé et l’accusent d’ingérence. La loi est cependant claire : elle permet bien au CNS de traiter ce type de dossier.

    Parmi les éléments à charge auxquels Ennahdha doit faire face : l’existence avérée – étayée par des témoignages, dont celui de l’un de ses dirigeants Mohamed Ben Salem – et les éléments sur les actions menées par cette branche sécuritaire occulte, dont sa participation aux attentats d’août 1987. Une vieille histoire, dont les islamistes tunisiens peinent à de défaire.

    Contradictions

    Ennahdha multiplie les communiqués et les discours d’intimidation, sur un ton totalement opposé à « l’attachement à la stabilité et au dialogue » qu’elle prône. La formation n’en est pas à sa première contradiction : après avoir assuré qu’elle était devenue un parti civil en 2016, elle remet désormais le référent religieux au cœur de son discours.

    Certains relèvent qu’à chaque fois qu’Ennahdha est poussée dans ses retranchements, les forces sécuritaires dans la région de Kasserine sont la cible d’attaques de terroristes. Cela a notamment été le cas le 28 novembre au soir. S’il ne faut pas y voir de raison de cause à effet, cette simultanéité est pour le moins troublante.

    Ennahdha qui, comme tous les partis, a perdu une large part de son électorat, va devoir rendre des comptes de sa gestion des affaires, notamment à l’Intérieur et la Justice, et assumer une responsabilité politique dans les assassinats de Belaïd et Brahmi. Un pas qu’elle n’est pas prête à franchir, tant il pourrait avoir des répercussions inattendues.

    Les conditions pourraient ne pas être réunies pour la tenue des élections générales dans un an, sans compter que Youssef Chahed, qui a des ambitions politiques, devra également répondre de ce qui se déroule au sein du ministère de l’Intérieur depuis sa prise de fonction en 2016. Une situation aussi confuse que tendue dans laquelle un incident quelconque peut dégénérer en affrontements.

    L’origine de l’article >>

  • Cameroun : Achille Zogo Andela condamné à 35 ans de prison par le Tribunal criminel spécial

    Cameroun : Achille Zogo Andela condamné à 35 ans de prison par le Tribunal criminel spécial

    Le procès d’Achille Zogo Andela s’est achevé à Yaoundé le 28 novembre. L’ancien PDG de la Société camerounaise de leasing maritime (SCLM), accusé de détournement de biens publics et emprisonné depuis 2011, a été condamné à 35 ans de réclusion criminelle et 58 milliards de francs CFA d’amende.

    C’est un verdict sans surprise qui a été prononcé le 28 novembre à l’encontre d’Achille Zogo Andela. En l’absence de l’accusé – hospitalisé en urgence à la suite de la brutale détérioration de son état de santé – et de ses avocats, le Tribunal criminel spécial l’a condamné à 35 ans de réclusion criminelle et à 58 milliards de francs CFA d’amende. Achille Zogo Andela, détenu depuis 2011, était accusé de détournement de deniers publics.

    L’État camerounais lui reprochait d’avoir exploité illégalement une flotte de bateaux de pêche dont la gestion revenait, pour le compte de l’État, à la SCLM. Le gouvernement avait ainsi mis à la disposition de la société des crevettiers, construits par des chantiers navals espagnols et que l’État avait acquis suite à un crédit de 40 millions de dollars accordé par l’Instituto Commercial Official (ICO) du Royaume d’Espagne.

    Le ministre camerounais délégué aux finances et la société SCLM avaient ainsi signé, en 1996, un accord de rétrocession mettant à la disposition de la SCLM les bateaux crevettiers contre le paiement d’un loyer devant correspondre aux échéances de la dette vis-à vis de l’ICO.

     

    DR

    DR

    DR

     

    Une « exploitation des bateaux perturbée », selon l’accusé

    Selon Achille Zogo Andela, qui expliquait son cas devant les instances onusiennes en 2016, « l’exploitation des bateaux fut perturbée par des interférences de l’administration camerounaise [voir documents ci-dessous, ndlr], notamment de multiples arraisonnements sans fondement légal, refus de licences de pêche et d’autorisations de navigabilité, ce qui a nui à la gestion efficace de la SCLM, et l’a empêchée d’honorer les trois premières échéances de loyer échues ».

    Alors que le contrat de leasing a finalement été résilié par l’État du Cameroun en 2002 – pour défaut de remboursement du prêt initial [voir document ci-dessus] -, les crevettiers ont alors été arraisonnés mais auraient, selon la défense de Zogo Andela, été exploités par la suite par des officiels camerounais. Dans cette affaire, « la lutte contre la corruption est dévoyée à l’avantage de l’impunité des puissants et des corrupteurs », ont notamment réagi les avocats d’Achille Zogo Andela.

    DR

    DR

    « Lynchage judiciaire »

    La protestation de l’innocence de l’ancien PDG de la SCLM et la reconnaissance par l’ONU, en 2016, du caractère arbitraire de sa détention n’auront toutefois pas suffi à le faire libérer. Ses défenseurs, Mes Laurence Greig, Calvin Job, Hakim Chergui et Joseph Breham, dénoncent aujourd’hui un « lynchage judiciaire prémédité » et des « violations caractérisées de tous les droits fondamentaux ».

    « Il a été condamné sans avoir eu la possibilité de faire citer et entendre le moindre témoin et ; à aucun moment, durant huit ans, il ne sera confronté à un seul de ses contradicteurs », expliquent-ils. Et de conclure : « Cette condamnation, acquise au prix de toutes les contorsions et de toutes les malices, sera évidemment contestée, par toutes les voies de droit. »

    L’origine de l’article >>