Author: Don Kayembe

  • Tunisie : le savoir-faire des potières de Sejnane inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco

    Tunisie : le savoir-faire des potières de Sejnane inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco

    La Tunisie revendiquait déjà huit sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, mais le savoir-faire des potières de Sejnane (nord) est le premier bien immatériel à recevoir ce label.

    Le geste qu’elles perpétuent de mère en fille depuis des millénaires est désormais patrimoine de l’humanité. Une distinction dont les potières de Sejnane n’évaluent pas encore l’impact, mais qui va leur permettre de valoriser leur savoir-faire.


    >>> À LIRE – Tunisie : récit d’une colère ordinaire à Sejnane, la ville des cigognes


    Sejnane, enclave de la chaîne des Mogods qui a conservé des traditions berbères, porte à elle seule tous les symptômes et symboles de la Tunisie. Sans avoir bénéficié d’un quelconque développement sur les dernières décennies, la région se maintient avec l’exploitation des ressources des forêts et un peu de produits de la pêche. Un contexte difficile, pour cette ville qui a failli devenir en 2012 un califat islamique. Depuis cette alerte, le bourg, occupé aux travaux d’une terre rude, est retombé dans son silence.

    Une région menée par ses femmes

    Analphabètes pour beaucoup, les femmes portent à bout de bras la région. « On pousse les enfants à aller à l’école, on travaille aux champs, on distille les huiles essentielles en été et on fait des poteries en hiver. Nous comptons sur nos hommes pour porter nos produits à la ville, mais souvent ils y restent », raconte Sabiha, l’une des potières les plus connues, qui a surtout un rôle de chef de famille.

    Les décorations naïves des pièces uniques portent une empreinte primitive ; celle d’une céramique dont les origines remontent au Néolithique

    Son bien le plus précieux : le travail de la glaise transmis par sa mère. Aujourd’hui, Sabiha perpétue les gestes ancestraux depuis la préparation de la pâte, les formes des récipients qu’elle enfourne dans un four à pain. Les décorations naïves des pièces uniques qu’elle produit portent une empreinte primitive ; celle d’une céramique dont les origines remontent au Néolithique. Les premiers tessons découverts à Gafsa (Sud) ont permis aux archéologues d’identifier un faciès propre au Maghreb, la civilisation du Capsien, temps charnière de l’évolution humaine.

    Un succès qui s’exporte

    « L’inscription de cet élément permettrait de souligner le lien étroit existant entre le développement durable et l’identité culturelle », souligne Ghazi Ghraïri, ambassadeur de Tunisie auprès de l’Unesco, qui défend depuis plus d’un un an « une tradition vivante profondément ancrée dans la vie de la communauté et perçue comme un élément de l’identité locale ».

    Les potières de Sejnane n’ont pas attendu cette distinction pour être connues ; elles ont même créé une tendance « de l’objet utile, beau et écologiquement vertueux », auquel ont été sensibles des marchés en Europe du Nord. Mais comme pour toute exportation, celle des poteries de Sejnane a surtout profité aux intermédiaires. Reste aux potières à mesurer les retombées de ce label et à se fédérer pour valoriser leurs produits et briser l’enclave géographique et commerciale dans laquelle elles sont cantonnées.


    Les huit sites tunisiens inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO

    • Médina de Tunis
    • Site archéologique de Carthage
    • Cité punique de Kerkouane et sa nécropole
    • Amphithéâtre d’El Jem
    • Médina de Sousse
    • Kairouan
    • Site de Dougga
    • Parc national d’Ichkeul

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  • Côte d’Ivoire: mise en place d’un comité de suivi des financements chinois

    Côte d’Ivoire: mise en place d’un comité de suivi des financements chinois


    Par
    RFI

    Publié le 30-11-2018
    Modifié le 30-11-2018 à 11:59

    La Côte d’Ivoire va mettre en place un comité de suivi des financements chinois. Une décision annoncée au Conseil des ministres cette semaine. Les financements de Pékin en Côte d’Ivoire, comme ailleurs en Afrique, sont de plus en plus importants. L’Afrique en a besoin, mais certains pays commencent à être plus regardants sur leurs résultats.

    La Chine est présentée aujourd’hui comme le premier partenaire commercial de l’Afrique. Les partenaires occidentaux et multilatéraux alertent les pays du continent face au risque d’un dérapage de l’endettement auprès de Pékin.

    Selon l’économiste Alban Ahouré, cette inquiétude est l’un des éléments à l’origine de la décision de créer un comité de suivi en Côte d’Ivoire : « Cela peut être un élément important, mais pas le seul puisque nous avons beaucoup plus d’autres éléments comme : comment attirer ces capitaux dans un environnement de concurrence mondiale, si on prend le niveau des pays africains qui s’intéressent aux capitaux chinois ? Comment orienter ces capitaux vers les besoins ? Comment faire de telle sorte que ces capitaux aient des impacts réels ? Comment faire de telle sorte que ces investissements soient des investissements de qualité ? Parce qu’on peut avoir des infrastructures routières et autres construites par la Chine et après, il y a des remords quant à la qualité. On peut dire que tous ces facteurs exigent la mise en place d’une structure de veille. »

    Le futur comité sera composé de représentants chinois et ivoiriens, il devra ausculter la conduite d’une quinzaine de projets financés par la Chine. Selon l’économiste ivoirien, cette initiative devrait s’étendre à tous les investissements directs étrangers et autres capitaux déployés en Afrique, pour veiller à leur efficacité et surveiller le niveau de l’endettement dans chaque pays. A la fin de l’année dernière, le taux d’endettement de la Côte d’Ivoire était de 42,8%. C’est en dessous de 70%, le seuil fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine, mais il ne cesse d’augmenter.

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  • Football : le Cameroun n’est pas prêt à accueillir la CAN 2019, selon la commission d’organisation de la CAF

    Football : le Cameroun n’est pas prêt à accueillir la CAN 2019, selon la commission d’organisation de la CAF

    Réunie à Accra, la commission d’organisation de la CAN 2019 a étudié les rapports des missions d’inspection effectuées au Cameroun. Et les conclusions ne lui sont pas favorables, alors que le comité exécutif de la CAF doit définitivement décider le 30 novembre si le Cameroun accueillera la compétition.

    La CAN 2019 (15 juin-13 juillet) se tiendra-t-elle au Cameroun ? Selon nos informations, les conclusions de la commission d’organisation du tournoi, après avoir étudié les rapports des dernières missions d’inspection effectuées dans le pays (avancées des travaux, sécurité, etc) ne lui sont pas favorables. Une source interne a confirmé cette tendance à Jeune Afrique. « Les conclusions de cette commission montrent que le Cameroun ne peut pas être prêt pour organiser la CAN 2019. La décision finale sera prise le vendredi 30 novembre par le comité exécutif de la Confédération africaine de football [CAF] », a ajouté cette source, qui a exigé l’anonymat.


    >>> À LIRE – CAN 2019 : le Cameroun dans l’attente de la décision de la CAF


    Décision finale de la CAF

    Le comité exécutif, qui a commencé à se réunir ce vendredi à Accra à partir de 9h (10h à Paris), doit décider si le Cameroun organisera ou non l’année prochaine (du 15 juin au 13 juillet) la première CAN à 24 de l’histoire. Le comité devrait normalement suivre l’avis de la commission d’organisation. Il s’agira du dernier point de l’ordre du jour à être abordé.

    Au cas où la CAF décide de retirer l’organisation de la CAN au Cameroun, un appel à candidatures sera lancé très rapidement

    Au cas où la CAF décide de retirer l’organisation de la CAN au Cameroun, un appel à candidatures serait lancé très rapidement. Des pays comme le Maroc, présenté depuis longtemps comme le principal recours en cas d’impossibilité du Cameroun d’accueillir le tournoi, mais aussi l’Afrique du Sud ou l’Égypte, pourraient être candidats. Pour rappel, le Maroc avait remplacé le Kenya pour l’organisation du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2018, le pays d’Afrique de l’Est accusant trop de retard au niveau des différents chantiers pour organiser l’épreuve.

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  • Football : le Cameroun n’est pas prêt à accueillir la CAN 2019, selon la commission d’organisation de la CAF

    Football : le Cameroun n’est pas prêt à accueillir la CAN 2019, selon la commission d’organisation de la CAF

    Réunie à Accra, la commission d’organisation de la CAN 2019 a étudié les rapports des missions d’inspection effectuées au Cameroun. Et les conclusions ne lui sont pas favorables, alors que le comité exécutif de la CAF doit définitivement décider le 30 novembre si le Cameroun accueillera la compétition.

    La CAN 2019 (15 juin-13 juillet) se tiendra-t-elle au Cameroun ? Selon nos informations, les conclusions de la commission d’organisation du tournoi, après avoir étudié les rapports des dernières missions d’inspection effectuées dans le pays (avancées des travaux, sécurité, etc) ne lui sont pas favorables. Une source interne a confirmé cette tendance à Jeune Afrique. « Les conclusions de cette commission montrent que le Cameroun ne peut pas être prêt pour organiser la CAN 2019. La décision finale sera prise le vendredi 30 novembre par le comité exécutif de la Confédération africaine de football [CAF] », a ajouté cette source, qui a exigé l’anonymat.


    >>> À LIRE – CAN 2019 : le Cameroun dans l’attente de la décision de la CAF


    Décision finale de la CAF

    Le comité exécutif, qui a commencé à se réunir ce vendredi à Accra à partir de 9h (10h à Paris), doit décider si le Cameroun organisera ou non l’année prochaine (du 15 juin au 13 juillet) la première CAN à 24 de l’histoire. Le comité devrait normalement suivre l’avis de la commission d’organisation. Il s’agira du dernier point de l’ordre du jour à être abordé.

    Au cas où la CAF décide de retirer l’organisation de la CAN au Cameroun, un appel à candidatures sera lancé très rapidement

    Au cas où la CAF décide de retirer l’organisation de la CAN au Cameroun, un appel à candidatures serait lancé très rapidement. Des pays comme le Maroc, présenté depuis longtemps comme le principal recours en cas d’impossibilité du Cameroun d’accueillir le tournoi, mais aussi l’Afrique du Sud ou l’Égypte, pourraient être candidats. Pour rappel, le Maroc avait remplacé le Kenya pour l’organisation du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2018, le pays d’Afrique de l’Est accusant trop de retard au niveau des différents chantiers pour organiser l’épreuve.

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  • Joueur africain 2018: les 34 présélectionnés dont Mohamed Salah

    Joueur africain 2018: les 34 présélectionnés dont Mohamed Salah

    La Confédération africaine de football (CAF) a dévoilé une liste de 34 présélectionnés pour le titre de Joueur africain de l’année 2018 qui sera remis le 8 janvier 2019 à Dakar, lors des Trophées de la CAF. L’Egyptien Mohamed Salah est tenant du titre.

    Qui succèdera à Mohamed Salah, le 8 janvier 2019 à Dakar ? L’Egyptien lui-même ? L’attaquant de Liverpool (Angleterre) fait en tout cas partie d’une présélection de 34 joueurs pour le titre de Joueur africain de l’année 2018. Il y figure aux côtés de ses deux partenaires chez les « Reds », le Sénégalais Sadio Mané et le Guinéen Naby Keita.

    Ce sont deux prétendants sérieux, tout comme le Sénégalais Kalidou Koulibaly (Naples/Italie), le Marocain Mehdi Benatia (Juventus Turin/Italie), le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal/Angleterre), l’Algérien Riyad Mahrez (Manchester City/Angleterre) ou le Ghanéen Thomas Partey (Atletico Madrid/Espagne).

    La Confédération africaine de football devrait rapidement réduire sa liste de nommés pour ce qu’on confond souvent, par erreur, avec le « Ballon d’or africain ».

    Le trophée sera remis à l’issue d’un processus faisant intervenir le Comité technique et de développement de la CAF, des experts médias, des légendes et les entraîneurs des quart-finalistes de la Ligue des champions et de la Coupe de la confédération, ainsi que les entraîneurs et capitaines des équipes nationales des 54 fédérations membres.

    JOUEUR AFRICAIN 2018 : LES PRÉSÉLECTIONNÉS

    Abdelmoumene Djabou (Algérie & ES Sétif), Ahmed Gomaa (Egypte & El Masry), Ahmed Musa (Nigeria & Al-Nassr), Alex Iwobi (Nigeria & Arsenal), Andre Onana (Cameroun & Ajax Amsterdam), Anis Badri (Tunisie & Espérance Tunis), Ayoub El Kaabi (Maroc & Hebei China Fortune), Ben Malango (RD Congo & TP Mazembe), Denis Onyango (Ouganda & Mamelodi Sundowns), Fanev Andriatsima (Madagascar & Clermont Foot), Franck Kom (Cameroun & Espérance Tunis), Jacinto Muondo Dala ‘Gelson’ (Angola & Primeiro de Agosto), Hakim Ziyech (Maroc & Ajax Amsterdam), Idrissa Gueye (Sénégal & Everton), Ismail Haddad (Maroc & Wydad Athletic Club), Jean-Marc Makusu Mundele (RD Congo & AS Vita), Kalidou Koulibaly (Sénégal & Naples), Mahmoud Benhalib (Maroc & Raja Club Athletic), Mehdi Benatia (Maroc & Juventus), Mohamed Salah (Egypte & Liverpool), Moussa Marega (Mali & Porto), Naby Keita (Guinée & Liverpool), Odion Ighalo (Nigeria & Changchun Yatai), Percy Tau (Afrique du Sud & Union Saint-Gilloise), Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon & Arsenal), Riyad Mahrez (Algérie & Manchester City), Sadio Mané (Sénégal & Liverpool), Taha Khenissi (Tunisie & Espérance), Thomas Partey (Ghana & Atletico Madrid), Wahbi Khazri (Tunisie & Saint-Étienne), Walid Soliman (Egypte & Al Ahly), Wilfried Zaha (Cote d’Ivoire & Crystal Palace), Yacine Brahimi (Algérie & Porto), Youcef Belaili (Algérie & Espérance Tunis).

    La CAF a par ailleurs dévoilé les présélectionné(e)s ou finalistes pour les autres catégories. Quinze joueuses ont ainsi été retenues, dont la tenante du titre et favorite à sa succession, la Nigériane Asisat Oshoala.

    Meilleure joueuse Africaine de l’année 2018

    Abdulai Mukarama (Ghana & Northern Ladies), Asisat Oshoala (Nigeria & Dilian Quanjian), Bassira Touré (Mali & AS Mande), Chrestinah Thembi Kgatlana (Afrique du Sud & Houston Dash), Desire Oparanozia (Nigeria & Guingamp), Elizabeth Addo (Ghana & Seattle Reign), Francisca Ordega (Nigeria & Washington Spirit), Gabrielle Aboudi Onguéné (Cameroun & CSKA Moscou), Gaëlle Enganamouit (Cameroun & Avaldenes), Janine Van Wyk (Afrique du Sud & Houston Dash),  Marlyse Ngo Ndoumbouk (Cameroun & Nancy), Onome Ebi (Nigeria & Hekan Huisanhang), Portia Boakye (Ghana & Djurgardens), Raissa Feudjio (Cameroun & Aland United), Tabitha Chawinga (Malawi & Jiangsu Suning).

    Côté « meilleur jeune de l’année », il y a du beau monde, avec les Marocains Achraf Hakimi (Borussia Dortmund/Allemagne) et Mahmoud Benhalib (Raja Casablanca/Maroc), le Nigérian Wilfred Ndidi (Leicester/Angleterre), le Camerounais André Onana (Ajax Amsterdam/Pays-Bas), le Sénégalais Ismaïla Sarr (Rennes/France) et l’Ivoirien Franck Kessié (AC Milan/Italie).

    Pour le titre d’entraîneur d’une équipe masculine, les nommés sont : Corentin Martins (Mauritanie), Florent Ibengé (AS Vita & RD Congo), Juan Carlos Garrido (Raja Casablanca), Moine Chaabani (Espérance Tunis), Nicolas Dupuis (Madagascar), Patrice Carteron (Al Ahly), Rachid Taoussi (ES Sétif), Hervé Renard (Maroc), Aliou Cissé (Sénégal) et Gernot Rohr (Nigeria).

    Pour le titre d’entraîneur/entraîneuse d’une équipe féminine, les nommé(e)s sont : Bruce Mwape (Zambi), Desiree Ellis (Afrique du Sud), Joseph Brian Ndoko (Cameroun), Saloum Houssein (Mali), Thomas Dennerby (Nigeria).

    Enfin, sont pressenties pour être désignées équipe masculine de l’année : Guinée-Bissau, Kenya, Madagascar, Mauritanie, Ouganda et Zimbabwe. Et chez les femmes : Cameroun, Ghana, Mali, Nigeria et Afrique du Sud.

    Chronologie et chiffres clés

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  • CAN 2019 : le Cameroun dans l’attente de la décision de la CAF

    CAN 2019 : le Cameroun dans l’attente de la décision de la CAF

    Le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), qui se réunit le vendredi 30 novembre, prendra une décision importante : il décidera si le Cameroun organisera ou non la première CAN à 24 de l’histoire, l’année prochaine (15 juin-13 juillet).

    Les membres du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) sont arrivés jeudi 29 novembre en ordre dispersé à Accra, la capitale du Ghana, et pas seulement pour assister à la fin de la Coupe d’Afrique des nations féminine, dont la finale, entre le Nigeria et l’Afrique du Sud, est prévue dimanche 2 décembre. Car le 30 novembre, toute l’Afrique en général et le Cameroun en particulier devraient être suspendus à la décision de l’instance, pour un sujet devenu hautement sensible : celui de la CAN 2019.

    Depuis plusieurs mois, et même un peu plus, une des occupations essentielles de tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin aux affaires du football africain consiste à spéculer sur un éventuel retrait de la compétition au Cameroun, et de la voir confiée à un autre pays, le Maroc par exemple.

    Le 30 novembre, la CAF devrait prendre une décision définitive, mais pourrait ne pas la communiquer dans la foulée. Soit la CAN aura bien lieu au Cameroun, et le débat sera clôt. Soit elle lui retirera l’organisation, avant de lancer un appel à candidatures auquel répondront les pays volontaires. Et parmi eux, on mettrait bien une pièce sur le Maroc…


    >>> À LIRE – Cameroun : « La CAF n’a pas de plan B » pour la CAN 2019, assure Ahmad Ahmad


    L’UNAF met la pression, le Maroc tout en retenue

    Du côté de Rabat, la mesure est de mise. Même si certains marocains rêvent plus ou moins ouvertement de récupérer l’événement le plus couru du sport africain, personne, et surtout pas en haut lieu, n’a eu le mauvais goût d’y faire officiellement allusion. Pas plus tard que le 26 novembre, lors d’une conférence de presse, Fouzi Lekjâa, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et Hervé Renard, le sélectionneur français des Lions de l’Atlas déjà qualifiés pour la phase finale, ont assuré le Cameroun de tout leur soutien, tout en confirmant que gagner la CAN serait l’objectif du Maroc.

    Une déclaration pleine d’empathie, intervenue juste après la divulgation d’un courrier adressé à la CAF par l’Union nord-africaine de football (UNAF) – et dont le Maroc fait partie – à l’issue de son Assemblée générale organisée à Rabat, et où cette organisation régionale réclamait le strict « respect du cahier des charges pour l’organisation de la CAN 2019. » Un courrier qui a fortement déplu au Cameroun, alors qu’un dirigeant d’une fédération africaine s’est gondolé en lisant les propos du duo Lekjâa-Renard : « Le Maroc, diplomatiquement, ne peut rien faire d’autre que soutenir le Cameroun. La lettre de l’UNAF est forcément un moyen de faire pression sur la CAF. En Afrique, où des gens s’interrogent sur la capacité du Cameroun à respecter les délais, tout le monde sait que le Maroc a tout ce qu’il faut pour accueillir la CAN. Tout est prêt au cas où ! »

    Quatre missions d’inspection

    La CAF, depuis qu’elle a validé la réforme de sa compétition en juillet 2017, a modifié le cahier des charges, exigeant notamment que six stades (Douala, Garoua, Limbé, Bafoussam et deux à Yaoundé), soient retenus, contre quatre pour une édition à 16. Et Ahmad Ahmad, le président malgache de la CAF, a plusieurs fois rappelé le Cameroun à ses obligations, évoquant des retards pris sur certains chantiers, regrettant même, en août 2017, « l’inertie du Cameroun. »

    Quatre missions ont été effectuées sur place pour faire le point sur l’avancée des travaux (stades, terrains d’entraînement, voies d’accès, hôtellerie, communication…) dont la dernière a été réalisée du 10 au 15 novembre dernier. Au mois d’octobre, une délégation conduite par le Djibrilla Hima Hamidou, colonel de l’armée nigérienne et président de la Fédération de football de son pays, avait pour thème principal la situation sécuritaire. Car le Cameroun traverse une période agitée politiquement, avec la crise anglophone et les fréquentes attaques terroristes des islamistes de Boko Haram dans le Nord.

    Ahmad joue l’apaisement

    Lors de sa rencontre avec Paul Biya à Yaoundé le 2 octobre dernier, juste avant l’élection présidentielle camerounaise qui a conduit à la réélection du chef de l’État, Ahmad Ahmad avait tenu des propos un peu plus rassurants, affirmant que « la CAF n’a pas de plan B, et n’avait pas réfléchi à un retrait de la CAN au Cameroun. » Le Malgache avait plusieurs fois répété avant son voyage en Afrique centrale que la CAF ne prendrait aucune décision avant la présidentielle camerounaise, afin de ne pas perturber la campagne électorale. Et Paul Biya avait assuré à son invité que tout serait prêt pour organiser la grande fête du football africain.

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  • CAN 2019 : le Cameroun dans l’attente de la décision de la CAF

    CAN 2019 : le Cameroun dans l’attente de la décision de la CAF

    Le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), qui se réunit le vendredi 30 novembre, prendra une décision importante : il décidera si le Cameroun organisera ou non la première CAN à 24 de l’histoire, l’année prochaine (15 juin-13 juillet).

    Les membres du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) sont arrivés jeudi 29 novembre en ordre dispersé à Accra, la capitale du Ghana, et pas seulement pour assister à la fin de la Coupe d’Afrique des nations féminine, dont la finale, entre le Nigeria et l’Afrique du Sud, est prévue dimanche 2 décembre. Car le 30 novembre, toute l’Afrique en général et le Cameroun en particulier devraient être suspendus à la décision de l’instance, pour un sujet devenu hautement sensible : celui de la CAN 2019.

    Depuis plusieurs mois, et même un peu plus, une des occupations essentielles de tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin aux affaires du football africain consiste à spéculer sur un éventuel retrait de la compétition au Cameroun, et de la voir confiée à un autre pays, le Maroc par exemple.

    Le 30 novembre, la CAF devrait prendre une décision définitive, mais pourrait ne pas la communiquer dans la foulée. Soit la CAN aura bien lieu au Cameroun, et le débat sera clôt. Soit elle lui retirera l’organisation, avant de lancer un appel à candidatures auquel répondront les pays volontaires. Et parmi eux, on mettrait bien une pièce sur le Maroc…


    >>> À LIRE – Cameroun : « La CAF n’a pas de plan B » pour la CAN 2019, assure Ahmad Ahmad


    L’UNAF met la pression, le Maroc tout en retenue

    Du côté de Rabat, la mesure est de mise. Même si certains marocains rêvent plus ou moins ouvertement de récupérer l’événement le plus couru du sport africain, personne, et surtout pas en haut lieu, n’a eu le mauvais goût d’y faire officiellement allusion. Pas plus tard que le 26 novembre, lors d’une conférence de presse, Fouzi Lekjâa, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et Hervé Renard, le sélectionneur français des Lions de l’Atlas déjà qualifiés pour la phase finale, ont assuré le Cameroun de tout leur soutien, tout en confirmant que gagner la CAN serait l’objectif du Maroc.

    Une déclaration pleine d’empathie, intervenue juste après la divulgation d’un courrier adressé à la CAF par l’Union nord-africaine de football (UNAF) – et dont le Maroc fait partie – à l’issue de son Assemblée générale organisée à Rabat, et où cette organisation régionale réclamait le strict « respect du cahier des charges pour l’organisation de la CAN 2019. » Un courrier qui a fortement déplu au Cameroun, alors qu’un dirigeant d’une fédération africaine s’est gondolé en lisant les propos du duo Lekjâa-Renard : « Le Maroc, diplomatiquement, ne peut rien faire d’autre que soutenir le Cameroun. La lettre de l’UNAF est forcément un moyen de faire pression sur la CAF. En Afrique, où des gens s’interrogent sur la capacité du Cameroun à respecter les délais, tout le monde sait que le Maroc a tout ce qu’il faut pour accueillir la CAN. Tout est prêt au cas où ! »

    Quatre missions d’inspection

    La CAF, depuis qu’elle a validé la réforme de sa compétition en juillet 2017, a modifié le cahier des charges, exigeant notamment que six stades (Douala, Garoua, Limbé, Bafoussam et deux à Yaoundé), soient retenus, contre quatre pour une édition à 16. Et Ahmad Ahmad, le président malgache de la CAF, a plusieurs fois rappelé le Cameroun à ses obligations, évoquant des retards pris sur certains chantiers, regrettant même, en août 2017, « l’inertie du Cameroun. »

    Quatre missions ont été effectuées sur place pour faire le point sur l’avancée des travaux (stades, terrains d’entraînement, voies d’accès, hôtellerie, communication…) dont la dernière a été réalisée du 10 au 15 novembre dernier. Au mois d’octobre, une délégation conduite par le Djibrilla Hima Hamidou, colonel de l’armée nigérienne et président de la Fédération de football de son pays, avait pour thème principal la situation sécuritaire. Car le Cameroun traverse une période agitée politiquement, avec la crise anglophone et les fréquentes attaques terroristes des islamistes de Boko Haram dans le Nord.

    Ahmad joue l’apaisement

    Lors de sa rencontre avec Paul Biya à Yaoundé le 2 octobre dernier, juste avant l’élection présidentielle camerounaise qui a conduit à la réélection du chef de l’État, Ahmad Ahmad avait tenu des propos un peu plus rassurants, affirmant que « la CAF n’a pas de plan B, et n’avait pas réfléchi à un retrait de la CAN au Cameroun. » Le Malgache avait plusieurs fois répété avant son voyage en Afrique centrale que la CAF ne prendrait aucune décision avant la présidentielle camerounaise, afin de ne pas perturber la campagne électorale. Et Paul Biya avait assuré à son invité que tout serait prêt pour organiser la grande fête du football africain.

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  • Télécoms : le dilemme iranien d’MTN

    Télécoms : le dilemme iranien d’MTN

    Avec le retour au début d’août des sanctions américaines à l’encontre de l’Iran, du fait du retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire, Téhéran est devenu le talon d’Achille de MTN au Moyen-Orient.

    Le groupe sud-africain est le gestionnaire et actionnaire à 49 % d’Irancell, qui comptait à la fin de 2017 pas moins de 43 millions d’abonnés, ce qui fait du pays son deuxième marché après le Nigeria. Rob Shuter imaginait là-bas un avenir radieux, avec un plan d’investissement de 657 millions d’euros annoncé au début de 2018, destiné à faire de la filiale le principal fournisseur d’internet à haut débit dans les grandes villes iraniennes.

    L’annonce américaine a entraîné quasi immédiatement le gel complet de ces ambitions : les sanctions voulues par Donald Trump vont empêcher MTN de rapatrier les bénéfices réalisés par sa filiale iranienne, soit quelque 208 millions d’euros en jeu sur l’année 2018.

    Orage diplomatique

    Un retrait du pays, complexe à mettre en œuvre au vu de cette conjoncture délicate pour un repreneur, ne semble toutefois pas à l’ordre du jour. MTN compte faire le gros

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  • Mini-sommet à N’Djamena pour coordonner la lutte contre Boko Haram

    Mini-sommet à N’Djamena pour coordonner la lutte contre Boko Haram

    Les présidents du Nigeria, du Niger et du Tchad, ainsi que le Premier ministre camerounais, étaient réunis jeudi 29 novembre à N’Djamena pour un mini-sommet consacré à la lutte contre le groupe jihadiste Boko Haram, dont les attaques se sont récemment intensifiées dans la région du lac Tchad.

    Les présidents du Nigeria, Muhammadu Buhari, et du Niger, Mahamadou Issoufou, ainsi que le Premier ministre camerounais Philémon Yang sont arrivés jeudi 29 novembre pour une réunion à huis clos avec le président tchadien Idriss Déby Itno.

    La rencontre a porté sur « la situation sécuritaire dans le lac Tchad », région touchée par les attaques de Boko Haram, dont le « regain » préoccupe les dirigeants, selon une source diplomatique tchadienne.

    Ces quatre pays sont membres de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), engagée dans la lutte contre Boko Haram, un groupe né en 2009 au Nigeria et qui s’est scindée en 2015 en deux branches, dont l’une est affiliée à l’organisation de l’Etat islamique (EI).

    Boko Haram a récemment accru ses raids et autres attaques visant notamment l’armée nigériane.

    >>> À LIRE – Lac Tchad : quelle réorganisation de Boko Haram se cache derrière la recrudescence des attaques ?

    Mi-novembre, la branche de Boko Haram qui a prêté allégeance au groupe à l’EI a revendiqué la mort de 118 soldats au cours d’une série d’attaques dans la région du lac Tchad, particulièrement au Nigeria. Jeudi, un officier nigérian a déclaré qu’une autre base proche du lac Tchad avait été attaquée mardi par Boko Haram et que les soldats, qui ont perdu trois des leurs, avaient été « écrasés » par les insurgés.

    Les pays voisins touchés

    Au Cameroun, au moins 29 personnes ont été blessées mercredi dans un attentat-suicide perpétré par une femme à Amchidé (Extrême-nord), ville proche de la frontière nigériane.

    Le président Buhari avait promis lors de la campagne de la présidentielle de 2015 d’éradiquer le groupe jihadiste et avait assuré, quelques mois après son élection, que Boko Haram était « techniquement vaincu ».

    Candidat à sa propre succession pour la présidentielle de février prochain, il doit faire face à un bilan sécuritaire très critiqué.

    Il a déclaré mercredi devant des hauts gradés que Boko Haram devait être « éliminé de la surface de la terre » mais ses soldats déployés dans le Nord-Est se sont plaints à plusieurs reprises de manquer d’armes et de vivres.

    Une Force multinationale mixte appuyée par l’Occident et regroupant des militaires du Tchad, du Cameroun, du Niger et du Nigeria, a été créée en 2015 pour surveiller le lac Tchad, avec l’aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.

    Plus de 27 000 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’insurrection jihadiste en 2009 au Nigeria et 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers.

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  • Littérature : ” Le magasin des petits explorateurs “, plongée au temps maudit des colonies

    Littérature : ” Le magasin des petits explorateurs “, plongée au temps maudit des colonies

    Le catalogue de l’exposition « Le magasin des petits explorateurs » dissèque le regard porté sur de lointains territoires dans les productions enfantines françaises.

    Le jeu a pour nom « tir comique ». Il ressemble à un petit castelet abritant quatre cibles dont la tête se décroche lorsqu’elle est atteinte par une flèche tirée par le joueur. Mais ces cibles sont un peu particulières : l’une est un Noir lippu aux yeux exorbités tenant un régime de bananes, une autre est une « mama » aux gigantesques créoles avec son bébé, mais il y a aussi un Asiatique au chapeau conique, bol de riz à la main, et un fantassin marocain menaçant, portant un poignard recourbé…

    Édité par une société parisienne vers 1900, ce divertissement proposait donc aux plus jeunes ni plus ni moins que de décapiter des « exotiques ». Il fait partie des nombreux objets aussi surprenants qu’effarants recensés dans Le Magasin des petits explorateurs, catalogue de l’exposition du même nom, qui a eu lieu au Musée du quai Branly du 23 mai au 7 octobre.

    Le sauvage et le civilisé

    L’ambi

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