Author: Don Kayembe

  • CAN 2019 : le Cameroun dans l’attente de la décision de la CAF

    CAN 2019 : le Cameroun dans l’attente de la décision de la CAF

    Le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), qui se réunit le vendredi 30 novembre, prendra une décision importante : il décidera si le Cameroun organisera ou non la première CAN à 24 de l’histoire, l’année prochaine (15 juin-13 juillet).

    Les membres du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) sont arrivés jeudi 29 novembre en ordre dispersé à Accra, la capitale du Ghana, et pas seulement pour assister à la fin de la Coupe d’Afrique des nations féminine, dont la finale, entre le Nigeria et l’Afrique du Sud, est prévue dimanche 2 décembre. Car le 30 novembre, toute l’Afrique en général et le Cameroun en particulier devraient être suspendus à la décision de l’instance, pour un sujet devenu hautement sensible : celui de la CAN 2019.

    Depuis plusieurs mois, et même un peu plus, une des occupations essentielles de tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin aux affaires du football africain consiste à spéculer sur un éventuel retrait de la compétition au Cameroun, et de la voir confiée à un autre pays, le Maroc par exemple.

    Le 30 novembre, la CAF devrait prendre une décision définitive, mais pourrait ne pas la communiquer dans la foulée. Soit la CAN aura bien lieu au Cameroun, et le débat sera clôt. Soit elle lui retirera l’organisation, avant de lancer un appel à candidatures auquel répondront les pays volontaires. Et parmi eux, on mettrait bien une pièce sur le Maroc…


    >>> À LIRE – Cameroun : « La CAF n’a pas de plan B » pour la CAN 2019, assure Ahmad Ahmad


    L’UNAF met la pression, le Maroc tout en retenue

    Du côté de Rabat, la mesure est de mise. Même si certains marocains rêvent plus ou moins ouvertement de récupérer l’événement le plus couru du sport africain, personne, et surtout pas en haut lieu, n’a eu le mauvais goût d’y faire officiellement allusion. Pas plus tard que le 26 novembre, lors d’une conférence de presse, Fouzi Lekjâa, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et Hervé Renard, le sélectionneur français des Lions de l’Atlas déjà qualifiés pour la phase finale, ont assuré le Cameroun de tout leur soutien, tout en confirmant que gagner la CAN serait l’objectif du Maroc.

    Une déclaration pleine d’empathie, intervenue juste après la divulgation d’un courrier adressé à la CAF par l’Union nord-africaine de football (UNAF) – et dont le Maroc fait partie – à l’issue de son Assemblée générale organisée à Rabat, et où cette organisation régionale réclamait le strict « respect du cahier des charges pour l’organisation de la CAN 2019. » Un courrier qui a fortement déplu au Cameroun, alors qu’un dirigeant d’une fédération africaine s’est gondolé en lisant les propos du duo Lekjâa-Renard : « Le Maroc, diplomatiquement, ne peut rien faire d’autre que soutenir le Cameroun. La lettre de l’UNAF est forcément un moyen de faire pression sur la CAF. En Afrique, où des gens s’interrogent sur la capacité du Cameroun à respecter les délais, tout le monde sait que le Maroc a tout ce qu’il faut pour accueillir la CAN. Tout est prêt au cas où ! »

    Quatre missions d’inspection

    La CAF, depuis qu’elle a validé la réforme de sa compétition en juillet 2017, a modifié le cahier des charges, exigeant notamment que six stades (Douala, Garoua, Limbé, Bafoussam et deux à Yaoundé), soient retenus, contre quatre pour une édition à 16. Et Ahmad Ahmad, le président malgache de la CAF, a plusieurs fois rappelé le Cameroun à ses obligations, évoquant des retards pris sur certains chantiers, regrettant même, en août 2017, « l’inertie du Cameroun. »

    Quatre missions ont été effectuées sur place pour faire le point sur l’avancée des travaux (stades, terrains d’entraînement, voies d’accès, hôtellerie, communication…) dont la dernière a été réalisée du 10 au 15 novembre dernier. Au mois d’octobre, une délégation conduite par le Djibrilla Hima Hamidou, colonel de l’armée nigérienne et président de la Fédération de football de son pays, avait pour thème principal la situation sécuritaire. Car le Cameroun traverse une période agitée politiquement, avec la crise anglophone et les fréquentes attaques terroristes des islamistes de Boko Haram dans le Nord.

    Ahmad joue l’apaisement

    Lors de sa rencontre avec Paul Biya à Yaoundé le 2 octobre dernier, juste avant l’élection présidentielle camerounaise qui a conduit à la réélection du chef de l’État, Ahmad Ahmad avait tenu des propos un peu plus rassurants, affirmant que « la CAF n’a pas de plan B, et n’avait pas réfléchi à un retrait de la CAN au Cameroun. » Le Malgache avait plusieurs fois répété avant son voyage en Afrique centrale que la CAF ne prendrait aucune décision avant la présidentielle camerounaise, afin de ne pas perturber la campagne électorale. Et Paul Biya avait assuré à son invité que tout serait prêt pour organiser la grande fête du football africain.

    L’origine de l’article >>

  • Télécoms : le dilemme iranien d’MTN

    Télécoms : le dilemme iranien d’MTN

    Avec le retour au début d’août des sanctions américaines à l’encontre de l’Iran, du fait du retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire, Téhéran est devenu le talon d’Achille de MTN au Moyen-Orient.

    Le groupe sud-africain est le gestionnaire et actionnaire à 49 % d’Irancell, qui comptait à la fin de 2017 pas moins de 43 millions d’abonnés, ce qui fait du pays son deuxième marché après le Nigeria. Rob Shuter imaginait là-bas un avenir radieux, avec un plan d’investissement de 657 millions d’euros annoncé au début de 2018, destiné à faire de la filiale le principal fournisseur d’internet à haut débit dans les grandes villes iraniennes.

    L’annonce américaine a entraîné quasi immédiatement le gel complet de ces ambitions : les sanctions voulues par Donald Trump vont empêcher MTN de rapatrier les bénéfices réalisés par sa filiale iranienne, soit quelque 208 millions d’euros en jeu sur l’année 2018.

    Orage diplomatique

    Un retrait du pays, complexe à mettre en œuvre au vu de cette conjoncture délicate pour un repreneur, ne semble toutefois pas à l’ordre du jour. MTN compte faire le gros

    L’origine de l’article >>

  • Mini-sommet à N’Djamena pour coordonner la lutte contre Boko Haram

    Mini-sommet à N’Djamena pour coordonner la lutte contre Boko Haram

    Les présidents du Nigeria, du Niger et du Tchad, ainsi que le Premier ministre camerounais, étaient réunis jeudi 29 novembre à N’Djamena pour un mini-sommet consacré à la lutte contre le groupe jihadiste Boko Haram, dont les attaques se sont récemment intensifiées dans la région du lac Tchad.

    Les présidents du Nigeria, Muhammadu Buhari, et du Niger, Mahamadou Issoufou, ainsi que le Premier ministre camerounais Philémon Yang sont arrivés jeudi 29 novembre pour une réunion à huis clos avec le président tchadien Idriss Déby Itno.

    La rencontre a porté sur « la situation sécuritaire dans le lac Tchad », région touchée par les attaques de Boko Haram, dont le « regain » préoccupe les dirigeants, selon une source diplomatique tchadienne.

    Ces quatre pays sont membres de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), engagée dans la lutte contre Boko Haram, un groupe né en 2009 au Nigeria et qui s’est scindée en 2015 en deux branches, dont l’une est affiliée à l’organisation de l’Etat islamique (EI).

    Boko Haram a récemment accru ses raids et autres attaques visant notamment l’armée nigériane.

    >>> À LIRE – Lac Tchad : quelle réorganisation de Boko Haram se cache derrière la recrudescence des attaques ?

    Mi-novembre, la branche de Boko Haram qui a prêté allégeance au groupe à l’EI a revendiqué la mort de 118 soldats au cours d’une série d’attaques dans la région du lac Tchad, particulièrement au Nigeria. Jeudi, un officier nigérian a déclaré qu’une autre base proche du lac Tchad avait été attaquée mardi par Boko Haram et que les soldats, qui ont perdu trois des leurs, avaient été « écrasés » par les insurgés.

    Les pays voisins touchés

    Au Cameroun, au moins 29 personnes ont été blessées mercredi dans un attentat-suicide perpétré par une femme à Amchidé (Extrême-nord), ville proche de la frontière nigériane.

    Le président Buhari avait promis lors de la campagne de la présidentielle de 2015 d’éradiquer le groupe jihadiste et avait assuré, quelques mois après son élection, que Boko Haram était « techniquement vaincu ».

    Candidat à sa propre succession pour la présidentielle de février prochain, il doit faire face à un bilan sécuritaire très critiqué.

    Il a déclaré mercredi devant des hauts gradés que Boko Haram devait être « éliminé de la surface de la terre » mais ses soldats déployés dans le Nord-Est se sont plaints à plusieurs reprises de manquer d’armes et de vivres.

    Une Force multinationale mixte appuyée par l’Occident et regroupant des militaires du Tchad, du Cameroun, du Niger et du Nigeria, a été créée en 2015 pour surveiller le lac Tchad, avec l’aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.

    Plus de 27 000 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’insurrection jihadiste en 2009 au Nigeria et 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers.

    L’origine de l’article >>

  • Littérature : ” Le magasin des petits explorateurs “, plongée au temps maudit des colonies

    Littérature : ” Le magasin des petits explorateurs “, plongée au temps maudit des colonies

    Le catalogue de l’exposition « Le magasin des petits explorateurs » dissèque le regard porté sur de lointains territoires dans les productions enfantines françaises.

    Le jeu a pour nom « tir comique ». Il ressemble à un petit castelet abritant quatre cibles dont la tête se décroche lorsqu’elle est atteinte par une flèche tirée par le joueur. Mais ces cibles sont un peu particulières : l’une est un Noir lippu aux yeux exorbités tenant un régime de bananes, une autre est une « mama » aux gigantesques créoles avec son bébé, mais il y a aussi un Asiatique au chapeau conique, bol de riz à la main, et un fantassin marocain menaçant, portant un poignard recourbé…

    Édité par une société parisienne vers 1900, ce divertissement proposait donc aux plus jeunes ni plus ni moins que de décapiter des « exotiques ». Il fait partie des nombreux objets aussi surprenants qu’effarants recensés dans Le Magasin des petits explorateurs, catalogue de l’exposition du même nom, qui a eu lieu au Musée du quai Branly du 23 mai au 7 octobre.

    Le sauvage et le civilisé

    L’ambi

    L’origine de l’article >>

  • Malgré les sanctions, les armes ont continué à affluer au Soudan du Sud, selon une ONG

    Malgré les sanctions, les armes ont continué à affluer au Soudan du Sud, selon une ONG

    Même s’il est soumis à des embargos sur les armes, le Soudan du Sud, en guerre civile depuis décembre 2013, a continué à recevoir de l’armement, qui a transité le plus souvent par des pays voisins, selon un rapport de l’ONG britannique Conflict Armament Research publié jeudi 29 novembre.

    Au terme d’une enquête de quatre années, Conflict Armament Research (CAR) a établi comment des pays de la région, en particulier l’Ouganda, avaient contourné les embargos pour alimenter en armes les protagonistes de la guerre au Soudan du Sud, qui a fait plus de 380 000 morts selon une étude récente.

    Si le Conseil de sécurité des Nations unies a attendu juillet 2018 pour imposer un embargo sur les armes au Soudan du Sud, l’Union européenne (UE) avait interdit dès 1994 à ses États membres de vendre directement des armes au Soudan. Elle avait amendé cet embargo pour inclure le Soudan du Sud à son indépendance du Soudan en 2011.

    Malgré tout, l’armée gouvernementale, l’Armée de libération du peuple soudanais (SPLA), n’a jamais été à cours d’armement et a continué à recevoir des armes fournies par l’Ouganda et provenant parfois d’Europe ou des États-Unis, explique CAR.

    Les rebelles de la SPLA-IO (SPLA en opposition) ont éprouvé beaucoup plus de difficultés à se doter en armes et ont souvent dû se contenter de celles prises à l’ennemi, ajoute l’ONG dans son rapport rendu public jeudi 29 novembre.

    Le directeur général de CAR, James Bevan, a indiqué que son organisation avait mené « une enquête exhaustive, de terrain, sur le type d’armement utilisé », qui l’avait amenée à recenser des centaines d’armes et plus de 200 000 munitions.

    « Le résultat, c’est une photographie scientifique de la manière dont l’interdiction sur les transferts d’armes aux parties en guerre a échoué », a-t-il estimé.

    Le rôle de l’Ouganda

    CAR souligne que, malgré les accusations et rumeurs, aucune arme d’origine chinoise n’est arrivée au Soudan du Sud après mai 2014.

    Mais avant cela, la SPLA avait légalement reçu, via Mombasa au Kenya, deux larges cargaisons d’armes chinoises, dont l’une incluait plus de 27 millions de munitions de petit calibre, des roquettes, des grenades, des missiles, des fusils d’assaut et des mitrailleuses.

    Après l’arrivée de ces cargaisons, plus de 50% des munitions en circulation au Soudan du Sud étaient d’origine chinoise, contre « moins de 2% » auparavant, remarque CAR.

    « La conclusion logique est que les 27 millions de munitions de petit calibre transférées légalement par la Chine à la SPLA en 2014 ont permis à la SPLA de continuer ses opérations dans les années qui ont suivi », indique le rapport.

    Dans le même temps, l’Ouganda « a continué à être un conduit pour le matériel » destiné à la SPLA, ajoute l’ONG. Le président ougandais Yoweri Museveni est un ardent soutien de son homologue sud-soudanais Salva Kiir.

    >>> À LIRE : Soudan du Sud : Riek Machar face à Salva Kiir, un duel interminable

    Kampala est accusé par CAR d’avoir fourni au Soudan du Sud des armes qu’il avait reçues légalement de sociétés européennes et américaines en 2014 et 2015, très probablement sans que celles-ci en aient été informées.

    Ce faisant, l’Ouganda aurait contrevenu à des clauses censées garantir que les armes soient utilisées par les pays vers lesquels elles sont initialement expédiées.

    Des armes prises à l’ennemi

    CAR dit avoir également découvert des preuves de ventes d’armes par le Soudan à la SPLA-IO – ce que les observateurs soupçonnaient depuis longtemps -, mais pas récentes.

    L’étude montre aussi combien les rebelles de l’ancien vice-président Riek Machar ont été isolés et ont eu du mal à se fournir en armes.

    « Malgré les accusations lancées par la SPLA en 2017, CAR a trouvé peu d’indications d’un réapprovisionnement externe de la SPLA-IO depuis la mi-2015 », note-t-elle.

    Les efforts de  Riek Machar au début 2014 pour se faire livrer une « liste de courses » censée inclure 43 millions de munitions, des mortiers, des roquettes, des fusils et des missiles sol-air ont échoué.

    À la place, les rebelles ont dû se contenter des armes prises à l’ennemi sur les lieux de combat.

    L’origine de l’article >>

  • «1958», l’histoire d’Um Nyobe et du Cameroun mise en scène par Blick Bassy

    «1958», l’histoire d’Um Nyobe et du Cameroun mise en scène par Blick Bassy

    Par




    Faire revivre la mémoire et la transmettre, notamment aux plus jeunes… Voilà l’ambition de 1958, titre du spectacle du chanteur camerounais Blick Bassy. La première de cette création aura lieu samedi 1er décembre, au Centre FGO Barbara, à Paris, dans le cadre du festival Africolor. 1958, au Cameroun, c’est l’année de l’assassinat de Ruben Um Nyobe, fer-de-lance de l’indépendance, attaché au progrès social et au panafricanisme, une sorte de « Sankara camerounais ».

    L’assassinat de Ruben Um Nyobe est l’un des pires crimes de la colonisation. Le corps outragé du leader de l’Union des populations du Cameroun, entré en rébellion, finira coulé dans du béton. Soixante ans après, Blick Bassy, chanteur, écrivain, passeur d’histoire, appelle chacun à ses responsabilités.

    « Il faudrait, dit-il, qu’il y ait vraiment une espèce de reconnaissance de la part de la puissance coloniale qu’était la France. L’autre côté, c’est aussi la responsabilité de nos héritiers, de ces combattants, de ces valeureux guerriers qui ont donné leur vie pour nous, ces gens qui sont morts pour que nous, nous puissions être là aujourd’hui, que nous puissions commencer à entrer dans un petit couloir de souveraineté. »

    Le spectacle 1958 mêlera musiques, chansons inédites, contes et prises de parole. Il devait accueillir un des plus grands rappeurs camerounais, Krotal, mais celui-ci s’est vu refuser son visa par les autorités françaises. Blick Bassy ne cache pas sa colère : « Refuser un visa, c’est un message très fort. C’est peut-être pour dire aux plus jeunes : de toute façon, que vous soyez un leader ou pas, que vous soyez exemplaire ou pas, nous ne vous donnerons pas de visa. Votre seule solution est de prendre la mer. C’est ce que cela veut dire. »

    Après le spectacle, avec ou sans rappeur, 1958 est appelé à devenir un disque, l’année prochaine.

    Écouter l’interview avec Blick Bassy, notre Invité Culture.

    Cameroun, 1958, de Blick Bassy, samedi 1er décembre, à 20h30, au Centre FGO Barbara, à Paris. Dans le cadre du festival Africolor (du 16 novembre au 22 décembre 2018).

    Chronologie et chiffres clés

    L’origine de l’article >>

  • L’insécurité en Libye menace d’une manière croissante la région

    L’insécurité en Libye menace d’une manière croissante la région


    Par
    RFI

    Publié le 30-11-2018
    Modifié le 30-11-2018 à 02:49

    Les participants à la 12ème réunion ministérielle des pays voisins de la Libye qui s’est tenue ce 29 novembre à Khartoum ont tous insisté sur la nécessité d’instaurer la sécurité en Libye. Les responsables réunis ont pointé la manque de coordination sécuritaire entre eux. La réunion s’est tenue en présence des représentants de la France, de l’Italie, de l’Union africaine, de l’Union européenne et de l’ONU. L’ONU, qui prépare une conférence générale de réconciliation nationale en Libye, a reçu le soutien des participants.

    Face à l’impossibilité d’organiser des élections générales en Libye, avant la fin de l’année, comme le souhaitait la France, Ghassan Salamé, envoyé spécial de l’ONU pour la Libye, n’avait d’autre choix que de revenir à son idée première : organiser une conférence de réconciliation nationale regroupant toute les composantes libyennes et s’appuyant sur le principe de l’accord politique de Skhirat.

    Cette conférence devrait avoir lieu au début de l’année 2019. Elle nommera un gouvernement d’union nationale qui sera chargé d’organiser des élections courant 2019. Ces élections devront permettre à la Libye de recouvrer la paix et de sortir de la période transitoire qui dure depuis la chute du colonel Kadhafi en 2011.

    « L’Union africaine mettra tout en œuvre pour appuyer cette initiative », a annoncé Amira Al Fadel, la représentante de l’Union africaine pour la Libye, qui a soutenu l’idée de cette conférence et a appelé selon l’agence de presse soudanaise (Suna) « à ce que tous les efforts régionaux et internationaux aillent dans ce sens ».

    La présence des groupes armés au sud

    Les intervenants ont par ailleurs tous exprimé leur inquiétude sur la croissance des activités criminelles transfrontalières à partir de la Libye. Ils ont pointé le manque de coordination entre eux. Un fait qui ne fait qu’« encourager le trafic illégal » selon plusieursintervenants.

    Ghassan Salamé a révélé des informations sur la présence des groupes armés nigérians dans le sud-libyen. Plusieurs groupes armés tchadiens et soudanais avaient déjà fait du sud-libyen leur base arrière.

    Le ministre des Affaires étrangères soudanais, Al Dardiri Mohamad Ahmad, a exprimé de son côté son espoir que les opérations communes des pays voisins en accord avec Tripoli puissent réduire le danger des groupes armés installés dans le sud-libyen qui s’est transformé en un champ de bataille alternatif.

    L’origine de l’article >>

  • RDC: le candidat de Lamuka Martin Fayulu dénonce des «entraves» à sa campagne

    RDC: le candidat de Lamuka Martin Fayulu dénonce des «entraves» à sa campagne


    Par
    RFI

    Publié le 30-11-2018
    Modifié le 30-11-2018 à 05:53

    L’équipe de Martin Fayulu, candidat de la coalition Lamuka à la présidentielle, dénonce des entraves à sa campagne électorale. Au cours d’une conférence de presse ce jeudi, Pierre Lumbi, son directeur de campagne, a accusé le gouvernement congolais de « retarder délibérément » les autorisations de survol et d’atterrissage des avions que l’opposant souhaite faire venir d’Afrique du Sud pour battre campagne. Le ministre des Transports s’en défend.

    C’est lundi que l’équipe de campagne de Martin Fayulu dit avoir déposé sa demande à l’aviation civile. Sans suite favorable pour le moment. Et pourtant le temps presse : le candidat prévoit de lancer sa campagne ce dimanche à Béni dans l’est du pays. Son directeur de campagne Pierre Lumbi dénonce « des manœuvres dilatoires » de la part du gouvernement : « Il s’agit là d’une stratégie savamment montée pour entraver la campagne du candidat commun de l’opposition. Cette attitude du gouvernement est inadmissible aux lois de la République [et] aux exigences les plus élémentaires d’une élection démocratique. La coalition Lamuka ne se laissera pas faire », a-t-il dit.

    Ce qui « indigne » Pierre Lumbi, c’est une déclaration ce jeudi de José Makila, le ministre des Transports. Ce dernier dément toute ingérence politique, mais assimile la requête de Martin Fayulu à une demande d’importation d’avions en vue d’exploitation et non une simple demande d’atterrissage et de survol. Par conséquent selon lui, des techniciens de l’aviation civile doivent se rendre en Afrique du Sud pour inspecter les avions avant toute autorisation. « Cette demande ne m’a pas été adressée, mais je vous parle sur la procédure : si vous voulez importer un avion qui vient ici pour un petit moment ou travaille sur le sol congolais, il doit subir cette procédure », explique-t-il.

    Il ne s’agit pas d’une importation mais d’une utilisation privée le temps de la campagne, répond Pierre Lumbi, pour qui les propos du ministre « cachent mal […] une instruction politique » donnée à l’aviation civile pour faire traîner les démarches en longueur.

    Le ministre dit n’avoir « aucune idée » du temps qu’il faudra pour répondre à la requête de Martin Fayulu, qui prévoit toujours de lancer sa campagne ce dimanche 2 décembre dans l’est de la RDC, précisément à Béni Butembo puis Bunia. Explication de son directeur de campagne : l’action prioritaire de Martin Fayulu en cas d’élection sera le rétablissement de la sécurité et de la paix, et Béni est emblématique à cet égard. Le candidat de la coalition Lamuka annonce qu’il présentera son programme complet ce vendredi.

    Marie-Josée Ifoku veut se faire entendre

    Un autre opposant a des griefs à opposer aux autorités. Il s’agit en fait d’une opposante : Marie-Josée Ifoku, la seule femme engagée dans la course. Elle se plaint d’un manque d’équité dans le traitement des 21 candidats et appelle la Céni et le président Joseph Kabila à corriger le tir. « Aujourd’hui, vous avez l’occasion de redorer votre blason en étant d’une impartialité sans faille, s’est-elle exprimée jeudi au cours d’une communication devant les médias à Kinshasa. Je vous demande ici, formellement de mettre fin à ce que nous voyons : le candidat de la majorité jouit hélas de faveurs dont nul autre n’a droit. »

    Et d’ajouter : « Je voudrais ici m’adresser solennellement au président de la République, excellence M. Joseph Kabila. M. le président, vous avez conduit à un scrutin que nous voulons tous démocratique. Ces élections nous donnent l’opportunité de porter haut notre pays dans le concert des nations. En serrant la main de votre successeur, en toute sérennité et sécurité, lors de la prochaine cérémonie de passation de pouvoir, vous entrerez dans l’histoire par la grande porte et le monde entier, ainsi que les générations futures reconnaîtront votre passion du Congo. L’histoire que vous écrivez en lettres d’or brisera ce cycle maudit des passations de pouvoir dans le sang et une nouvelle ère s’ouvrira pour le Congo. »

    Au cours de cette rencontre avec les médias, Marie-Josée Ifoku s’est adressée également aux autres candidats d’opposition pour opter pour une candidature unique s’ils tiennent vraiment gagner la présidentielle. Et ce candidat unique souhaité, c’est bien sûr elle-même, parce que seule femme du groupe.


    Une campagne bien terne à Kinshasa

    La campagne électorale a officiellement débuté en RDC depuis le 22 novembre. Peu d’engouement est remarqué à Kinshasa, la capitale. Emanuel Ramazani Shadary, candidat de la coalition au pouvoir, se trouve dans les provinces de l’ex-Katanga, d’autres candidats ne se sont pas encore jetés dans l’arène surtout dans la capitale. Une semaine après le lancement de la campagne électorale pour les élections du 23 décembre, les candidats à la présidentielle tardent à se manifester. Si les photos, les calicots et autres panneaux de Shadary trônent un peu partout dans la ville, ce n’est pas le cas pour d’autres candidats. Paroles de Kinois.

    Il n’y a pas d’engouement dans la ville; c’est calme, que ce soit du côté de l’opposition ou de la majorité présidentielle

    Les candidats à la présidentielle tardent à se manifester ; les gens s’interrogent

    30-11-2018
    – Par
    Patient Ligodi

    L’origine de l’article >>

  • Côte d’Ivoire: quelle stratégie pour faire revenir les exilés au pays?

    Côte d’Ivoire: quelle stratégie pour faire revenir les exilés au pays?


    Par
    RFI

    Publié le 30-11-2018
    Modifié le 30-11-2018 à 01:35

    Malgré l’amnistie accordée par le président Alassane Ouattara en août dernier, environ 23 500 exilés rechignent toujours à rentrer au pays. Ces déplacés se sont installés dans les pays proches et limitrophes, du Ghana au Liberia, en passant par la Guinée et le Togo. Ce mercredi à Abidjan, le Haut Commissariat aux réfugiés animait une conférence régionale avec des délégations des pays d’accueil. L’objectif est d’élaborer efficacement les conditions du retour des réfugiés et les stratégies à mettre en oeuvre pour leur rapatriement et leur réinsertion dans leur communauté.

    Sur plus de 300 000 Ivoiriens déplacés suite aux crises politiques successives qui ont meurtri le pays depuis 2002, au moins 270 000 ont déjà été rapatriés sur leurs terres. Mais sept ans après la dernière crise majeure qu’ait connue le territoire, les derniers réfugiés hésitent encore à prendre le chemin du retour.

    A ce jour, le Ghana, par exemple, principale terre d’accueil avec le Liberia, compte encore quelque 7000 exilés, dont les trois-quarts sont originaires d’Abidjan. Après enquête, les principales raisons avancées par les exilés pour justifier leur refus de rentrer restent la peur de représailles et le manque d’informations concernant leur réinsertion.

    Beaucoup craignent également d’avoir été spoliés de leurs biens ou même d’être arrêtés par les autorités ivoiriennes, et ce malgré l’amnistie générale accordée par le président Alassane Ouattara.

    « Les garanties juridiques sont là, mais il va sans dire que ces garanties ne sont pas suffisantes parce qu’il y a tout un ensemble de besoins matériels, l’abri, la réinsertion socio-professionnelle. Je pense que ce sont des choses sur laquelle l’Etat ivoirien gagnerait à mettre beaucoup plus d’efforts pour s’assurer que le retour de ces personnes-là est durable », estime le représentant du HCR en Côte d’Ivoire, Mohamed Askia Touré.

    Cette réunion régionale devrait permettre d’élaborer une stratégie de retour sur les dix-huit prochains mois, axée sur le rapatriement volontaire et l’intégration locale.

    L’origine de l’article >>

  • Les Etats-Unis veulent investir davantage dans les économies d’Afrique

    Les Etats-Unis veulent investir davantage dans les économies d’Afrique


    Par
    RFI

    Publié le 30-11-2018
    Modifié le 30-11-2018 à 01:34

    Tournée africaine pour l’un des plus hauts diplomates américains. L’assistant au secrétaire d’État en charge de l’Afrique est en Éthiopie depuis mercredi. Le financement des opérations de maintien de la paix gérée par l’Union africaine était notamment sur la table d’une rencontre UA-Etats-Unis. Mais les enjeux économiques ont aussi été au cœur des discussions. De ce point de vue, les États-Unis ne veulent pas se laisser distancer par la Chine.

    Tibor Nagy a participé jeudi 29 novembre au 6e dialogue de haut niveau entre les États-Unis et l’Union africaine, au siège de l’institution à Addis Abeba. C’est une rencontre annuelle qui permet de passer en revue les domaines de coopération entre Washington et le continent africain. Au menu : la démocratie, le développement, la paix et la sécurité.

    « Toute opportunité pour renforcer les liens avec le continent africain est bienvenue » explique un analyste. Le contexte actuel de guerre commerciale entre États-Unis et Chine joue très probablement.

    La nomination de Tibor Nagy, il y a quelques mois, comme adjoint chargé de l’Afrique est un bon signe, selon le même analyste. Cet ancien ambassadeur en Guinée et en Éthiopie « devrait apporter plus de cohérence dans la politique africaine des États-Unis ».

    Ce qui suppose une réorientation d’après Tibor Nagy : « Pendant trop longtemps, nos prédécesseurs se sont concentrés quasi exclusivement sur l’endiguement des crises sécuritaires et humanitaires au détriment de la mise sur pieds de plans construits pour stimuler le progrès économique et consolider les avancées démocratiques. »

    Alors qu’il était question de dissoudre l’institution chargée de promouvoir l’investissement en Afrique auprès des entrepreneurs américains, l’administration Trump a changé d’avis. Elle l’a relancé, sous un nouveau nom, et en doublant son budget : 60 milliards de dollars. « Avec davantage de capital à investir, nous espérons libérer l’esprit d’entreprise de l’Afrique », positive Tibor Nagy.

    → RELIRE : L’IDFC, nouvel outil de Washington pour contrer l’influence chinoise en Afrique

    Mais comme le rappelle le journal en ligne Quartz : Washington promet 60 milliards à répartir entre les zones en développement. Quand Pékin met 60 milliards de dollars… simplement pour le continent africain.

    Dans tout ça, l’Union africaine espère un soutien actif des États-Unis à la mise en œuvre effective de la zone de libre-échange intra-africaine.

    Tibor Nagy devrait rencontrer des officiels éthiopiens ce vendredi. On parle notamment du ministre des Affaires étrangères. Il se rendra ensuite à Djibouti, en Érythrée, au Kenya et en Allemagne, où il visitera le centre de commandement de l’armée américaine pour l’Afrique, situé dans la ville de Stuttgart.

    L’origine de l’article >>