Author: Don Kayembe

  • Mauritanie: des unitĂ©s mĂ©haristes au plus prĂšs des populations

    Mauritanie: des unités méharistes au plus prÚs des populations


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 23:37

    La grande parade militaire cĂ©lĂ©brant la fĂȘte nationale mauritanienne s’est tenue ce 28 novembre Ă  NĂ©ma en prĂ©sence du prĂ©sident de la RĂ©publique Mohamed Ould Abdel Aziz. Toujours trĂšs applaudies, les unitĂ©s mĂ©haristes du Groupement nomades (GN) ont participĂ© Ă  ce dĂ©filĂ©.

    Au plus fort des annĂ©es de terrorisme, il y a une dizaine d’annĂ©es, les unitĂ©s mĂ©haristes de NĂ©ma avait cessĂ© leur patrouilles dans le dĂ©sert pour se voir confier la surveillance de l’aĂ©roport. Elles sont aujourd’hui de retour sur leur terrain de prĂ©dilection.

    L’utilisation de dromadaires n’a rien de folklorique dans ce pays : il s’agit d’un vĂ©ritable « outil » destinĂ© Ă  renforcer la sĂ©curitĂ© des populations et renseigner sur la situation aux frontiĂšres. La coopĂ©ration europĂ©enne l’a bien compris et a dĂ©cidĂ© de soutenir le Groupement nomade de la Garde nationale dans le cadre de son projet appui Ă  la sĂ©curitĂ© et au dĂ©veloppement en Mauritanie.

    Le Groupement nomade de la Garde nationale entame donc sa « remontĂ©e en puissance ». L’Union europĂ©enne a promis une centaine de dromadaires Ă©quipĂ©s ainsi des systĂšmes de communications modernes. Les unitĂ©s mĂ©haristes peuvent parcourir jusqu’Ă  70 km par jour, en autonomie durant un mois.

    « Un chamelier peut faire toutes les missions : maintien d’ordre, sĂ©curitĂ©, renseignement, sans pour autant que l’on sache Ă  qui il appartient. Il est efficace dans les zones reculĂ©es, difficiles, inaccessibles, lĂ  oĂč il y a des populations. Il est commandĂ© par un officier de la police judiciaire qui rĂšgle tous les problĂšmes que ce soit au niveau de l’eau, que ce soit au niveau de la santĂ© et tous les litiges qui se posent dans la zone sous sa responsabilitĂ©  », dĂ©veloppe le colonel Abderrahamane el-Khalil, commandant du groupement nomade Ă  NĂ©ma.

    AprĂšs rĂ©habilitation, le fort de Oualata situĂ© Ă  quelques dizaines de kilomĂštres de lĂ  devrait aussi accueillir le centre des opĂ©rations du Groupement nomade. « Il y a un dispositif militaire qui accompagne les efforts de dĂ©veloppement, et on le fera de plus en plus, notamment avec l’idĂ©e de crĂ©er une facilitĂ© de paix europĂ©enne. L’idĂ©e Ă  terme est aussi de pouvoir utiliser des financements pour acheter des ares. Donc je dirais que de plus en plus on s’oriente dans le domaine de la sĂ©curitĂ©, dans le domaine de la dĂ©fense », explique l’ambassadeur Giacomo Durazzo, le chef de la dĂ©lĂ©gation de l’Union europĂ©enne en Mauritanie.

    Le projet d’appui Ă  la sĂ©curitĂ© est dotĂ© de treize millions d’euros provenant sur le Fonds europĂ©en de dĂ©veloppement (FED), une somme qui doit ĂȘtre engagĂ©e en totalitĂ© d’ici juin 2019.

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  • Congo-Brazzaville: les enseignants de l’universitĂ© lĂšvent leur grĂšve

    Congo-Brazzaville: les enseignants de l’universitĂ© lĂšvent leur grĂšve

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  • Bras de fer entre Nkurunziza et Museveni sur le sommet d’Arusha

    Bras de fer entre Nkurunziza et Museveni sur le sommet d’Arusha


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 22:46

    Pierre Nkurunziza doit rencontrer ce vendredi 30 novembre ses homologues d’Afrique de l’Est Ă  Arusha (Tanzanie) pour discuter de l’avenir de son pays. Le prĂ©sident burundais avait pourtant tentĂ© de faire reporter ce sommet ordinaire de la CommunautĂ© d’Afrique de l’Est. Mais le chef de cette organisation rĂ©gionale, l’Ougandais Yoweri Museveni, y Ă©tait opposĂ©.

    Entre le Burundi et l’Ouganda, c’est un bras de fer qui ne dit pas son nom. Le prĂ©sident Nkurunziza voulait faire reporter le sommet, mais le prĂ©sident Museveni ne voulait pas en entendre parler.

    Pour l’Ougandais, selon une lettre envoyĂ©e au Burundais, le dĂ©caler n’aurait pas Ă©tĂ© « dans les meilleurs intĂ©rĂȘts » de la CommunautĂ© d’Afrique de l’Est. Dans ce courrier, Yoweri Museveni prĂ©cise que les chefs d’Etat doivent « sans tarder » aborder des sujets « graves ».

    Pierre Nkurunziza, lui, dénonce une entorse au protocole. Il assure avoir été mis au courant onze jours avant la tenue du sommet, et non quatre semaines, comme le prévoit le rÚglement de la Communauté.

    Yoweri Museveni rĂ©plique que les chefs d’Etat de la rĂ©gion ne sont quand mĂȘme pas les « otages » des rĂšgles de procĂ©dure. Et il Ă©voque l’aspect financier, le secrĂ©tariat de la CommunautĂ© s’étant dĂ©jĂ  mis en frais pour organiser cette rencontre Ă  la date prĂ©vue.

    Si Pierre Nkurunziza n’a pas l’intention d’aller Ă  Arusha, Yoweri Museveni invite son « frĂšre » – le terme utilisĂ© dans la correspondance prĂ©sidentielle – Ă  se faire reprĂ©senter. Il est vrai, par ailleurs, que Pierre Nkurunziza a Ă©tĂ© victime d’une tentative de coup d’Etat, en 2015, la derniĂšre fois qu’il a participĂ© Ă  un sommet en Tanzanie.

    Pour Nina Wilen, une politologue de l’UniversitĂ© libre de Bruxelles, il s’agit lĂ  d’un net changement de ton de la part de Yoweri Museveni.

    Je ne pense pas que Museveni attende d’avoir une vraie solution pour la crise, mais vue la maniĂšre dont Nkurunziza le remballe Ă  chaque fois, il essaie de sauver son image

    Nina Wilen, politologue

    29-11-2018
    – Par
    Michel Arseneault

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  • Togo: manifestation de l’opposition Ă  l’approche des Ă©lections lĂ©gislatives

    Togo: manifestation de l’opposition Ă  l’approche des Ă©lections lĂ©gislatives


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 21:09

    A trois semaines des Ă©lections lĂ©gislatives, l’opposition togolaise Ă©tait dans la rue ce jeudi 29 novembre. Des milliers de manifestants ont dĂ©filĂ© dans plusieurs grandes villes du pays. Ils dĂ©noncent des irrĂ©gularitĂ©s dans le processus Ă©lectoral. Et demandent le dĂ©part du prĂ©sident Faure GnassingbĂ© au pouvoir depuis 2005.

    A l’appel de la principale coalition d’opposition, des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes ont dĂ©filĂ© dans le pays, Ă  LomĂ©, SokodĂ©, KpalimĂ©, AtakpamĂ©.

    Dans la capitale, ils Ă©taient 200 000 selon les organisateurs, vĂȘtus de rouge et d’orange, couleurs des deux principales formations d’opposition. Sur les pancartes, on pouvait lire « 50 ans ça suffit » en rĂ©fĂ©rence Ă  la famille du prĂ©sident Faure GnassingbĂ© qui dirige le pays depuis 1967. Ou alors « nous sommes tous Togolais, le pays n’impatient Ă  personne. »

    Cette coalition d’opposition – qui regroupe 14 partis – dĂ©noncent des irrĂ©gularitĂ©s dans l’organisation du scrutin du 20 dĂ©cembre. Aucun de ces 14 partis n’a d’ailleurs prĂ©sentĂ© de listes pour ce scrutin, dĂ©nonçant « une mascarade ». Ils demandent l’arrĂȘt du processus Ă©lectoral.

    Pour Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition, personne ne peut les contraindre Ă  aller Ă  de fausses Ă©lections. « On l’a fait par le passĂ©, on ne le fera plus », dit-il. Ils demandent que la CĂ©dĂ©ao intervienne pour suspendre ce scrutin et qu’ils puissent trouver une solution pour des Ă©lections libres, transparentes et dĂ©mocratiques.

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  • Lutte contre Boko Haram: les pays du lac Tchad veulent revoir leur stratĂ©gie

    Lutte contre Boko Haram: les pays du lac Tchad veulent revoir leur stratégie

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  • Burkina : des manifestants dans la rue contre la hausse des prix des carburants

    Burkina : des manifestants dans la rue contre la hausse des prix des carburants

    Plusieurs milliers de personnes ont manifestĂ© jeudi 29 novembre Ă  Ouagadougou, au cours d’une journĂ©e de grĂšve gĂ©nĂ©rale lancĂ©e pour protester contre la hausse des prix des carburants et exiger le retour aux anciens prix.

    À l’appel de la Coalition nationale contre la vie chĂšre (CCVC), les manifestants, majoritairement vĂȘtus de rouge, se sont rĂ©unis Ă  la Bourse du travail de la capitale burkinabĂš oĂč ils ont scandĂ© « Non Ă  la hausse des hydrocarbures », « Non Ă  la paupĂ©risation des citoyens » ou encore « Pain et libertĂ© pour le peuple ».

    « Trop c’est trop. Nous n’arrivons pas Ă  nous en sortir avec ce qu’on gagne et voilĂ  qu’on augmente le prix des hydrocarbures, ce qui a pour effet d’entrainer la hausse de tous les produits et services », s’est plaint Charles Coulibaly, un fonctionnaire de 42 ans.

    « Augmenter le prix de l’essence et du gasoil, au moment mĂȘme oĂč le prix du baril baissait et justifier cela par une soi-disant hausse Ă  l’international, je pense que le gouvernement fait preuve d’incompĂ©tence », a pestĂ© Prosper ZĂ©bango, un libraire de 36 ans. Depuis le 9 novembre, le prix du litre d’essence et de gasoil au Burkina Faso a connu une hausse de 75 francs CFA (0,11 euro), soit une majoration de 12%.

    Des restrictions au droit de grĂšve

    Le cortĂšge de manifestants s’est dirigĂ© vers le ministĂšre en charge du Commerce, oĂč une plateforme de revendications a Ă©tĂ© remise au ministre Harouna KaborĂ©. Outre le prix de l’essence, ces revendications portent sur l’arrĂȘt des atteintes aux libertĂ©s dĂ©mocratiques et syndicales et le retrait de l’avant-projet de loi organique adoptĂ© par le conseil des ministres qui prĂ©voit de graves restrictions au droit de grĂšve, selon le vice-prĂ©sident de la CCVC, Chrisogone ZougmorĂ©.

    Le ministre KaborĂ© a reçu les manifestants et a promis de « transmettre dĂšs aujourd’hui la plateforme au Premier ministre ». « Nous nous battons tous pour l’amĂ©lioration des conditions de vie des travailleurs et des populations en gĂ©nĂ©ral », a-t-il soutenu.

    Pour justifier la hausse des prix des carburants, le gouvernement invoque la hausse du prix du pĂ©trole sur le marchĂ© international, la situation difficile de la trĂ©sorerie de la SociĂ©tĂ© nationale burkinabĂš des hydrocarbures et la nĂ©cessitĂ© de soutenir l’effort de guerre contre les jihadistes. Le Burkina fait face Ă  des attaques jihadistes rĂ©currentes qui ont fait 229 morts depuis 2015, selon un bilan officiel publiĂ© fin septembre.

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  • CĂŽte d’Ivoire : des Ă©tudiants blessĂ©s par balles dans des affrontements avec les forces de l’ordre Ă  BouakĂ©

    CĂŽte d’Ivoire : des Ă©tudiants blessĂ©s par balles dans des affrontements avec les forces de l’ordre Ă  BouakĂ©

    Au moins cinq Ă©tudiants ont Ă©tĂ© blessĂ©s par balles dans des affrontements avec des gardes pĂ©nitentiaires Ă  BouakĂ©, mercredi 28 dans la soirĂ©e. Le Parquet a annoncĂ© l’ouverture d’une enquĂȘte que le gouvernement assure suivre de prĂšs.

    Braman KonĂ©, procureur de la RĂ©publique du tribunal de premiĂšre instance de BouakĂ©, a annoncĂ© l’ouverture d’une enquĂȘte pour « situer les responsabilitĂ©s » et « dĂ©clencher des poursuites judiciaires contre toutes les personnes impliquĂ©es » dans les violences qui ont fait au moins dix blessĂ©s, dont cinq par balles dans la nuit du 28 novembre.

    Selon plusieurs sources contactĂ©es Ă  BouakĂ©, les Ă©vĂ©nements ont Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ©s Ă  la suite d’une altercation entre un Ă©tudiant et deux agents des forces de l’ordre – un gendarme et un garde pĂ©nitentiaire – qui a Ă©clatĂ© en dĂ©but de soirĂ©e. la bagarre, qui a dĂ©marrĂ© dans un maquis situĂ© « en face du campus II de l’universitĂ© de Bouaké », selon un communiquĂ© signĂ© du procureur de la RĂ©publique Braman KonĂ©, a dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©.

    Les Ă©tudiants, mis en difficultĂ©, ont battu le rappel des troupes dans leurs rĂ©sidences universitaires, avant de converger en nombre vers la prison civile de BouakĂ©, avec la volontĂ© d’en dĂ©coudre avec les gardes pĂ©nitentiaires.

    Des armes à feu face aux étudiants

    En face, ces derniers « ont fait usage de leurs armes Ă  feu », a confiĂ© Ă  Jeune Afrique un ministre du gouvernement. « Nous ne dĂ©plorons pas de morts. Il y a eu des blessĂ©s par balles, touchĂ©s aux membres infĂ©rieurs. Ce qui s’est passĂ© est regrettable », a-t-il prĂ©cisĂ©, sous couvert d’anonymat.

    Le bilan officiel fait état de « huit blessés dans les rangs des étudiants, dont cinq par balles, et de deux blessés du cÎté des gardes pénitentiaires ».

    Le lendemain, en guise de représailles, des étudiants ont investi plusieurs établissements scolaires de la ville pour perturber les cours. Les forces de sécurité ont été déployées en nombre pour contenir tout débordement.


    >>> À LIRE – CĂŽte d’Ivoire : Bouaké la rebelle


    Si le calme est revenu Ă  BouakĂ©, « le chef de l’État n’est pas content », glisse Ă  Jeune Afrique un autre membre du gouvernement ivoirien, toujours sous couvert d’anonymat. Alassane Ouattara « estime que, quelles que soient les circonstances, les forces de l’ordre ne doivent pas faire usage de leurs armes face Ă  des civils. Mais, il ne dĂ©douane pas pour autant les Ă©tudiants », continue notre source.

    Le prĂ©sident ivoirien, qui s’est rendu Ă  Dakar dans l’aprĂšs-midi du 29 novembre pour le 62Ăšme congrĂšs de l’Internationale libĂ©rale, a donnĂ© des instructions pour que ce dossier soit gĂ©rĂ© avec cĂ©lĂ©ritĂ©. Depuis quelques semaines, des Ă©ruptions de violences ont Ă©clatĂ© dans plusieurs rĂ©gions du pays, notamment Ă  Zouan Hounien, dans l’Ouest, ainsi que dans les rĂ©gions du Tonkpi et Ă  DuĂ©kouĂ©, dans le Guemon.

    L’origine de l’article >>

  • Kalidou Koulibaly de Naples : le SĂ©nĂ©galais qui aurait pu ĂȘtre champion du monde

    Kalidou Koulibaly de Naples : le SĂ©nĂ©galais qui aurait pu ĂȘtre champion du monde

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    Cette semaine, BBC Sport présente les cinq joueurs figurant sur la liste des joueurs sélectionnés pour le trophée BBC du footballeur africain 2018.

    POUR VOTER, CLIQUER SUR CE LIEN.

    Quand la France a remporté la Coupe du monde en juillet, Kalidou Koulibaly aurait pu ressentir un peu de regret.

    NĂ©, Ă©levĂ© et Ă©duquĂ© en France, le jeune homme de 27 ans aurait Ă©galement trĂšs bien pu ĂȘtre arrosĂ© par la pluie et les confettis sur le podium du vainqueur dans le stade Luzhniki de Moscou.

    Au lieu de cela, le dĂ©fenseur de Napoli faisait partie d’une Ă©quipe sĂ©nĂ©galaise qui a malheureusement manquĂ© une place en huitiĂšmes de finale par la rĂšgle du fair-play.

    En dĂ©pit de ce chagrin, Koulibaly a dĂ©clarĂ© que sa dĂ©cision de choisir les Lions de la Teranga au lieu de son pays d’origine ne le dĂ©rangeait en rien.

    “Je ne regrette rien parce que je veux Ă©crire l’histoire de l’avenir du football sĂ©nĂ©galais et j’espĂšre que je pourrai le faire”, a dĂ©clarĂ© le dĂ©fenseur central Ă  BBC Sport.

    “Pour moi, la Coupe du monde a Ă©tĂ© une bonne expĂ©rience car je voulais montrer que le SĂ©nĂ©gal Ă©tait l’une des meilleures Ă©quipes d’Afrique.”

    Né dans le nord-est de la France de parents sénégalais, Koulibaly affirme avoir été fortement influencé par la nature multiculturelle de son éducation.

    Détails du vote

    Les 5 nominĂ©s de cette annĂ©e sont Medhi Benatia (Maroc), Kalidou Koulibaly (SĂ©nĂ©gal), Sadio Mane (SĂ©nĂ©gal), Thomas Partey (Ghana) et Mohamed Salah (Égypte).

    Le vote se termine le 2 décembre à 20h00 GMT.

    Les résultats définitifs seront annoncés en télé, radio et via Facebook Live le 14 décembre à partir de 17h30 GMT.

    POUR VOTER, CLIQUER SUR CE LIEN

    Koulibaly a représenté la France auprÚs des jeunes et a joué aux cÎtés du champion du monde Antoine Griezmann.

    La nation européenne a terminé quatriÚme à la Coupe du monde des moins de 20 ans en 2011.

    Au fil de sa carriĂšre, ayant commencĂ© avec Metz en France avant de traverser la Belgique (avec Genk) et de rejoindre Napoli en 2014, Koulibaly a attendu un appel qui ne venait jamais de l’entraĂźneur de la France Didier Deschamps.

    Ainsi, en 2015, le défenseur a promis son avenir au Sénégal.

    “J’ai parlĂ© de la dĂ©cision avec mon Ă©pouse et j’ai choisi de partir avec le SĂ©nĂ©gal”, dit-il.

    “Quand j’ai vu la lumiĂšre dans les yeux de mes parents lorsque je leur ai dit que j’avais choisi le SĂ©nĂ©gal, j’Ă©tais trĂšs heureux et Ă  l’aise avec mon choix.”

    Cinq mois aprĂšs ses dĂ©buts compĂ©titifs au SĂ©nĂ©gal, Koulibaly Ă©tait surpris d’apprendre que Deschamps le considĂ©rait enfin pour la France.

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    La période qui a débuté 12 mois aprÚs le début de son contrat de cinq ans avec Napoli, lorsque Maurizio Sarri a pris ses fonctions, a été cruciale.

    “Ce forage rĂ©pĂ©titif constant a sans aucun doute aidĂ© Koulibaly Ă  saisir les nuances de son rĂŽle. Il est devenu le dĂ©fenseur que nous voyons aujourd’hui, presque entiĂšrement grĂące au travail de Sarri.”

    Koulibaly tient également à féliciter le manager de Chelsea pour son influence.

    “C’est vraiment un gĂ©nie, il voit des choses que les autres ne voient pas”, a-t-il dĂ©clarĂ© au journal italien Il Messaggero.

    “Il vous fait comprendre le football. C’est un Ă©rudit. N’importe quelle question que vous lui posez, il a toujours une rĂ©ponse.”

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    Koulibaly Ă©tait l’homme du moment – cette saison a Ă©tĂ© riche en performances totalisant Ă  lui seul cinq buts qui ont permis de mettre en valeur ses capacitĂ©s.

    MalgrĂ© le rĂ©sultat, qui place Naples Ă  un point de la Juventus avec quatre matches Ă  jouer, The Old Lady s’accroche pour assurer un septiĂšme titre consĂ©cutif en SĂ©rie A.

    En mai, les rĂȘnes de Naples ont Ă©tĂ© confiĂ©es Ă  Carlo Ancelotti, qui a eu besoin de peu de temps pour dĂ©terminer les qualitĂ©s de sa star sĂ©nĂ©galaise.

    “Ancelotti a rĂ©cemment comparĂ© Koulibaly Ă  Paolo Maldini et Alessandro Nesta”, a remarquĂ© ChloĂ© Beresford, auteure de SĂ©rie A.

    “Maintenant, il a la chance de travailler avec un entraĂźneur de son calibre, cela lui permettra d’aller encore plus loin dans le match.”

    La rĂ©putation sans cesse croissante de Koulibaly a donnĂ© lieu Ă  de nombreuses spĂ©culations sur son avenir. Plusieurs clubs de premier plan seraient intĂ©ressĂ©s – et l’ancien milieu de Liverpool, Salif Diao, pense qu’il pourrait Ă©voluer en Angleterre.

    “Il a toutes les qualitĂ©s pour bien jouer en Premier League”, a ajoutĂ© Diao.

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    “Il est fort, peut jouer fort quand il le faut, sait trĂšs bien lire le jeu et n’a pas peur de rester coincĂ©.”

    “DĂ©mĂ©nager en Angleterre serait une progression naturelle. Il peut se tester dans une ligue oĂč le jeu est beaucoup plus rapide, et il obtiendra une satisfaction personnelle en jouant contre les meilleurs.”

    Koulibaly a déjà parlé de son penchant pour Naples et semble chez lui au Stadio San Paolo.

    Mais comme l’a montrĂ© sa dĂ©cision de reprĂ©senter le SĂ©nĂ©gal plutĂŽt que la France, il n’a pas peur d’abandonner un maillot bleu pour une autre couleur.

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  • ” Colonialisme volontaire ” : des Ă©conomistes proposent de confier la gestion des villes africaines aux Occidentaux

    ” Colonialisme volontaire ” : des Ă©conomistes proposent de confier la gestion des villes africaines aux Occidentaux

    En proposant que les pays occidentaux construisent des « villes sous charte » en Afrique afin de limiter les flux migratoires vers l’Europe, GĂŒnter Nooke, conseiller spĂ©cial pour l’Afrique d’Angela Merkel, s’aligne sur une thĂšse controversĂ©e selon laquelle le dĂ©veloppement du continent ne peut provenir que de l’extĂ©rieur.

    « Colonialisme volontaire ». L’expression est clairement anachronique. Elle est pourtant revenue dans l’actualitĂ©, le 22 novembre, par la voix de GĂŒnter Nooke, conseiller spĂ©cial pour l’Afrique de la ChanceliĂšre allemande. Pour endiguer le flux migratoire de jeunes Africains vers l’Europe, il suggĂ©rait un nouveau type de coopĂ©ration. « Des États ou des organisations telles que l’Union europĂ©enne ou la Banque mondiale, devraient construire et diriger des villes en Afrique afin de booster la crĂ©ation d’emplois et le dĂ©veloppement du continent », a-t-il estimĂ©, au micro de la BBC. Des propos qui, Ă©trangement, n’ont suscitĂ© que peu de rĂ©actions nĂ©gatives.

    Comment cela fonctionnerait-il ? Au terme d’accords, et en respectant « des rĂšgles qui seront Ă©tablies Ă  cet effet, le pays cĂ©derait pour 50 ans une parcelle de son territoire », rĂ©pond le conseiller d’Angela Merkel. Les investisseurs construiraient ensuite des « villes libres » sur les terres ainsi concĂ©dĂ©es. « Nous avons besoin d’espaces oĂč les gens peuvent vivre, travailler et crĂ©er des sortes de villes fonctionnelles. Cela veut dire s’installer, construire leurs propres maisons, crĂ©er les infrastructures, les routes, les Ă©coles et toutes les commoditĂ©s nĂ©cessaires », dĂ©taille GĂŒnter Nooke, qui insiste : « Une ville prospĂšre reprĂ©sente une contribution Ă  l’industrialisation du pays. »

    Les rÚgles du marché

    Vincent Yu/AP/SIPA

    Paul Romer base sa thĂ©orie de « villes sous contrat » sur l’exemple de Hong Kong

    Cette idĂ©e de citĂ©es créées ex-nihilo et gĂ©rĂ©es par des investisseurs privĂ©s avait Ă©tĂ© thĂ©orisĂ©e par l’amĂ©ricain Paul Romer, ancien Ă©conomiste en chef de la Banque mondiale (2016-2018) et rĂ©cipiendaire du prix Nobel d’économie 2018, pour « avoir intĂ©grĂ© les changements climatiques et les innovations technologiques aux analyses Ă©conomiques ».

    L’économiste a exposĂ© sa thĂ©orie de « villes sous contrat » en se basant sur l’exemple de Hong Kong. Bien que situĂ©e en territoire chinois, celle-ci a fonctionnĂ© pendant plusieurs dĂ©cennies Ă  partir d’un ensemble d’institutions typiques des Ă©conomies occidentales, « calquĂ©es sur les Ă©conomies de marchĂ© de l’époque et administrĂ©es par les Britanniques », prĂ©cisait l’économiste lors d’une confĂ©rence donnĂ©e dans le cadre de TEDGlobal, Ă  Oxford, en 2009.

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  • RDC : Bemba et Katumbi appellent Ă  voter Fayulu, mais sans la machine Ă  voter

    RDC : Bemba et Katumbi appellent Ă  voter Fayulu, mais sans la machine Ă  voter

    Dans une vidéo postée jeudi 29 novembre sur les réseaux sociaux, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba réaffirment leur soutien à Martin Fayulu et appellent les électeurs à ne pas voter le 23 décembre avec la machine à voter.

    Élection le 23 dĂ©cembre ? Oui, mais sans la controversĂ©e machine Ă  voter. À moins d’un mois de la tenue des scrutins prĂ©sidentiel, lĂ©gislatifs et provinciaux en RDC, la ligne de la coalition Lamuka (« RĂ©veille-toi », en lingala) n’a pas bougĂ©. Elle vient d’ĂȘtre confirmĂ©e ce jeudi dans une vidĂ©o de 140 secondes publiĂ©e sur Twitter.

    Debout, visages serrĂ©s et face camĂ©ra, Jean-Pierre Bemba et MoĂŻse Katumbi, tous les deux exclus de la prĂ©sidentielle, appellent Ă  tour de rĂŽle Ă  voter pour Martin Fayulu, le candidat commun issu des nĂ©gociations de l’opposition Ă  GenĂšve.

    « Tous derriÚre Fayulu »

    « Nous dĂ©marrons aujourd’hui la campagne Ă©lectorale pour les Ă©lections du 23 dĂ©cembre. Je vous demande Ă  tous, mes parents et mes frĂšres, d’ĂȘtre derriĂšre Martin Fayulu. C’est notre frĂšre et candidat commun de l’opposition », explique en premier et en lingala Jean-Pierre Bemba.

    Le leader du Mouvement de libĂ©ration du Congo (MLC) ajoute : « Vous savez aussi que nous rejetons la machine Ă  voter. C’est une machine Ă  tricher. Nous dĂ©nonçons aussi les listes Ă©lectorales mensongĂšres Ă©laborĂ©es par la Ceni [Commission nationale Ă©lectorale indĂ©pendante]. Nous voulons que les scrutins se dĂ©roulent avec des bulletins papiers. »

    Voter Martin Fayulu sans machine Ă  tricher ni fichier corrompu

    Abondant dans le mĂȘme sens en swahili, MoĂŻse Katumbi, chef d’Ensemble pour le changement, qui a dĂ©clinĂ© l’appel du pied de Vital Kamerhe et de FĂ©lix Tshisekedi, invite Ă©galement les Congolais Ă  « voter Martin Fayulu, sans machine Ă  tricher ni fichier corrompu ». « C’est le mot d’ordre que nous vous donnons avec mon frĂšre Jean-Pierre Bemba pour reconstruire ensemble le pays ».

    Boycotter ou pas ?

    « C’est une confusion inutile, regrette un responsable de l’opposition qui a requis l’anonymat. Jean-Pierre Bemba et MoĂŻse Katumbi ne disent pas clairement s’il faut boycotter, ou pas, les Ă©lections en cas du maintien des machines Ă  voter le 23 dĂ©cembre. »

    Un point de vue partagĂ© par Adam Bombole, candidat Ă  la prĂ©sidentielle de 2011 et cadre d’Ensemble pour le changement. « Tous les faits indiquent aujourd’hui que les scrutins Ă  venir se dĂ©rouleront avec la machine Ă  voter, sauf si la Ceni ne parvient pas, comme c’est le cas prĂ©sentement, Ă  dĂ©ployer Ă  temps ces engins Ă  travers le pays », estime-t-il.

    L’ancien dĂ©putĂ© appelle Ă  trouver un consensus pour « recourir aux bulletins papiers Ă  la prĂ©sidentielle et utiliser la machine Ă  voter pour les lĂ©gislatives et les provinciales ». Un compromis dĂ©jĂ  proposĂ© par Mgr Fridolin Ambongo, nouvel archevĂȘque de la ville de Kinshasa.

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