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RFI
Publié le 29-11-2018
Modifié le 29-11-2018 à 23:37
La grande parade militaire cĂ©lĂ©brant la fĂȘte nationale mauritanienne s’est tenue ce 28 novembre Ă NĂ©ma en prĂ©sence du prĂ©sident de la RĂ©publique Mohamed Ould Abdel Aziz. Toujours trĂšs applaudies, les unitĂ©s mĂ©haristes du Groupement nomades (GN) ont participĂ© Ă ce dĂ©filĂ©.
Au plus fort des annĂ©es de terrorisme, il y a une dizaine dâannĂ©es, les unitĂ©s mĂ©haristes de NĂ©ma avait cessĂ© leur patrouilles dans le dĂ©sert pour se voir confier la surveillance de l’aĂ©roport. Elles sont aujourd’hui de retour sur leur terrain de prĂ©dilection.
L’utilisation de dromadaires n’a rien de folklorique dans ce pays : il s’agit d’un vĂ©ritable « outil » destinĂ© Ă renforcer la sĂ©curitĂ© des populations et renseigner sur la situation aux frontiĂšres. La coopĂ©ration europĂ©enne l’a bien compris et a dĂ©cidĂ© de soutenir le Groupement nomade de la Garde nationale dans le cadre de son projet appui Ă la sĂ©curitĂ© et au dĂ©veloppement en Mauritanie.
Le Groupement nomade de la Garde nationale entame donc sa « remontĂ©e en puissance ». L’Union europĂ©enne a promis une centaine de dromadaires Ă©quipĂ©s ainsi des systĂšmes de communications modernes. Les unitĂ©s mĂ©haristes peuvent parcourir jusqu’Ă 70 km par jour, en autonomie durant un mois.
« Un chamelier peut faire toutes les missions : maintien d’ordre, sĂ©curitĂ©, renseignement, sans pour autant que l’on sache Ă qui il appartient. Il est efficace dans les zones reculĂ©es, difficiles, inaccessibles, lĂ oĂč il y a des populations. Il est commandĂ© par un officier de la police judiciaire qui rĂšgle tous les problĂšmes que ce soit au niveau de l’eau, que ce soit au niveau de la santĂ© et tous les litiges qui se posent dans la zone sous sa responsabilitĂ©  », dĂ©veloppe le colonel Abderrahamane el-Khalil, commandant du groupement nomade Ă NĂ©ma.
AprĂšs rĂ©habilitation, le fort de Oualata situĂ© Ă quelques dizaines de kilomĂštres de lĂ devrait aussi accueillir le centre des opĂ©rations du Groupement nomade. « Il y a un dispositif militaire qui accompagne les efforts de dĂ©veloppement, et on le fera de plus en plus, notamment avec l’idĂ©e de crĂ©er une facilitĂ© de paix europĂ©enne. L’idĂ©e Ă terme est aussi de pouvoir utiliser des financements pour acheter des ares. Donc je dirais que de plus en plus on s’oriente dans le domaine de la sĂ©curitĂ©, dans le domaine de la dĂ©fense », explique l’ambassadeur Giacomo Durazzo, le chef de la dĂ©lĂ©gation de l’Union europĂ©enne en Mauritanie.
Le projet d’appui Ă la sĂ©curitĂ© est dotĂ© de treize millions d’euros provenant sur le Fonds europĂ©en de dĂ©veloppement (FED), une somme qui doit ĂȘtre engagĂ©e en totalitĂ© d’ici juin 2019.









