Author: Don Kayembe

  • Réunion de l’UMA : selon Taïeb Baccouche, ” les choses vont se concrétiser bientôt “

    Réunion de l’UMA : selon Taïeb Baccouche, ” les choses vont se concrétiser bientôt “

    La Tunisie a annoncé qu’elle souhaitait organiser prochainement une réunion à huis clos avec ses homologues maghrébins. Une énième tentative de réenclencher la coopération régionale et de réconcilier le Maroc et l’Algérie, renforçant l’optimisme du secrétaire général de l’UMA.

    L’organisation d’une réunion de consultation à huis clos entre les ministres des Affaires étrangères des cinq États maghrébins, sans présence médiatique, est actuellement en discussion. C’est en tous cas ce qu’a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaouidans une interview accordée au quotidien tunisien Assabah. Il a également annoncé que la Tunisie était prête à accueillir la rencontre.


    >>> À LIRE – L’Algérie prête à dialoguer avec le Maroc, mais selon ses propres conditions


    Cette réunion aura pour but, selon le ministre, la poursuite des efforts diplomatiques avec les dirigeants marocains et algériens, « en vue de tourner la page des divergences bilatérales arabes et régionales, y compris le différend maroco-algérien ». « Il s’agit d’un message qui m’a été adressé. La Tunisie s’est proposée depuis un an pour abriter cette réunion », confie à Jeune Afrique Taïeb Baccouche, secrétaire général de l’Union du Maghreb arabe (UMA).

    Optimisme

    Une annonce qui intervient seulement trois jours après la publication d’un communiqué du ministère mauritanien des Affaires étrangères et de la coopération, qui exprimait la volonté du pays « d’abriter une session extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des pays de l’UMA ».

    La Mauritanie a exprimé sa volonté d’abriter une session extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des pays de l’UMA

    L’Algérie avait appelé le 22 novembre dernier à la tenue de cette réunion, dans les plus brefs délais. La diplomatie algérienne a alors évoqué dans un communiqué la nécessité de relancer « l’édification de l’ensemble maghrébin et de la réactivation de ses instances ». Une « conviction intime et maintes fois exprimée » par le pays, insiste le ministère.

    Face à cet engouement, Taïeb Baccouche se montre optimiste : « Je pense que les choses vont se concrétiser bientôt », déclare-t-il.

    Pas de médiation tunisienne à proprement parler

    Si certains médias ont analysé l’interview du ministre comme une proposition de médiation dans le cadre d’une réconciliation algéro-marocaine, aucun projet concret n’a été annoncé. Les députés de la commission des droits, libertés et des relations extérieures de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) tunisienne, n’ont d’ailleurs pas été informés d’un projet de médiation. « Nous avons été très occupés avec le projet de loi de finances 2019. Le ministère des Affaires étrangères ne nous a pas contactés à ce sujet », affirme à Jeune Afrique Naoufel Jammali, membre de ladite instance.

    Dans son traditionnel discours de la Marche verte, mardi 6 novembre, Mohammed VI avait proposé « la création d’un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation ». Et le souverain d’affirmer : « Nous réitérons notre engagement à œuvrer main dans la main avec nos frères en Algérie ».


    >>> À LIRE – Maroc : à l’occasion du 43e anniversaire de la Marche verte, le roi Mohammed VI tend la main à l’Algérie


    Toutefois, face au silence des officiels algériens, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, s’est entretenu lundi 26 novembre avec l’ambassadeur d’Algérie à Rabat afin d’exiger une réponse claire. La proposition du département d’Abdelkader Messahel de réunir leurs homologues de l’UMA « est sans rapport avec l’initiative royale » car « celle-ci est bilatérale, alors que la démarche algérienne s’inscrit dans le cadre de la relance de la construction régionale », avait considéré Rabat.

    Le ministère marocain indiquait également, dans le communiqué publié après la rencontre, qu’il n’avait « pas d’objection de principe quant à la tenue d’une réunion du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l’UMA ». Tout en ajoutant qu’il doutait que « cette 35e réunion ministérielle puisse parvenir à des résultats tangibles, différents des 34 précédentes, en l’absence d’une bonne préparation et d’un dialogue direct responsable entre deux États membres de l’UMA ».

     

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  • Coupe de la Confédération 2018-2019 : Calendrier et résultats

    Coupe de la Confédération 2018-2019 : Calendrier et résultats

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    La 16e édition de la Coupe de la Confédération se déroule du 27 novembre 2018 au 26 mai 2019. Voici le calendrier et les résultats de la deuxième compétition interclubs de la CAF.

    TOUR PRÉLIMINAIRE ALLER (27-28 novembre)

    Nouakchott King’s (Mauritanie) – Stade d’Abidjan (Côte d’Ivoire) 1-2
    Al Ahly Shandi (Soudan) – AS Nyuki (RD Congo) 1-0
    Petro Atletico Luanda (Angola) – Orapa United FC (Botswana) 4-0
    AS Coton Tchad N’Djamena (Tchad) – Gomido (Togo) 2-0
    Hassania US Agadir (Maroc) – AS Garde nationale (Niger) 4-0
    Génération foot (Sénégal) – Djoliba (Mali) 0-0
    US Madinet Bel Abbes (Algérie) – LISCR (Liberia) 4-0
    Rangers (Nigeria) – Defence FC (Ethiopie) 2-0
    Salitas FC (Burkina Faso) – Wakriya AC (Guinée) 2-0
    Mtibwa Sugar (Tanzanie) – Northern Dynamo (Seychelles) 4-0
    DC Motema Pembe (RD Congo) – Les anges de Fatima (RCA) 4-1
    Sewe San Pedro (Côte d’Ivoire) – Gambia Armed Forces (Gambie) 1-1
    AO CMS (Gabon) – Silver Strikers (Malawi) 1-0
    Kaizer Chiefs (Afrique du Sud) – Zimamoto (Zanzibar) 4-0
    El Geco (Madagascar) – Deportivo Unidad (Guinée équatoriale) 3-1
    Miracle de Bandran (Comores) – Al Ittihad (Libye) 0-8
    New Stars de Douala (Cameroun) – Vital’O FC (Burundi) 0-0
    Kariobangi Sharks (Kenya) – Arta Solar7 (Djibouti) 6-1
    Asante Kotoko (Ghana) – Eding Sport (Cameroun) [disqualifié]
    Free State Stars (Afrique du Sud) – Mukura (Rwanda) 0-0
    Green Eagles (Zambie) – Young Buffaloes (eSwatini) 2-0
    Nasr Athletic Hussein Dey (Algérie) – Diables noirs (Congo) 2-0
    Green Buffaloes (Zambie) – Al Merreikh Juba (Soudan du Sud) 2-0

    TOUR PRÉLIMINAIRE RETOUR (4-5 décembre)

    Stade d’Abidjan (Côte d’Ivoire) – Nouakchott King’s (Mauritanie)
    AS Nyuki (RD Congo) – Al Ahly Shandi (Soudan)
    Orapa United FC (Botswana) – Petro Atletico Luanda (Angola)
    Gomido (Togo) – AS Coton Tchad N’Djamena (Tchad)
    AS Garde nationale (Niger) – Hassania US Agadir (Maroc)
    Djoliba (Mali) – Génération foot (Sénégal)
    LISCR (Liberia) – US Madinet Bel Abbes (Algérie)
    Defence FC (Ethiopie) – Rangers (Nigeria)
    Wakriya AC (Guinée) – Salitas FC (Burkina Faso)
    Northern Dynamo (Seychelles) – Mtibwa Sugar (Tanzanie)
    Les anges de Fatima (RCA) – DC Motema Pembe (RD Congo)
    Gambia Armed Forces (Gambie) – Sewe San Pedro (Côte d’Ivoire)
    Silver Strikers (Malawi) – AO CMS (Gabon)
    Zimamoto (Zanzibar) – Kaizer Chiefs (Afrique du Sud)
    Deportivo Unidad (Guinée équatoriale) – El Geco (Madagascar)
    Al Ittihad (Libye) – Miracle de Bandran (Comores)
    Vital’O FC (Burundi) – New Stars de Douala (Cameroun)
    Arta Solar7 (Djibouti) – Kariobangi Sharks (Kenya)
    Eding Sport (Cameroun) [disqualifié] – Asante Kotoko (Ghana)
    Mukura (Rwanda) – Free State Stars (Afrique du Sud)
    Young Buffaloes (eSwatini) – Green Eagles (Zambie)
    Diables noirs (Congo) – Nasr Athletic Hussein Dey (Algérie)
    Al Merreikh Juba (Soudan du Sud) – Green Buffaloes (Zambie)

    16e DE FINALE ALLER (14-16 décembre)

    Etoile sportive du Sahel (Tunisie) – Nouakchott (Mauritanie) ou Stade d’Abidjan (Côte d’Ivoire)
    Shandi (Soudan) ou Nyuki (RD Congo) – Petro Atletico (Angola) ou Orapa (Botswana)
    Zamalek (Egypte) – Coton (Tchad) ou Gomido (Togo)
    Hassania (Maroc) ou Garde nationale (Niger) – Génération foot (Sénégal) ou Djoliba (Mali)
    Bel Abbes (Algérie) ou LISCR (Liberia) – Defence FC (Ethiopie) ou Rangers (Nigeria)
    Al Masry (Egypte) – Salitas (Burkina Faso) ou Wakriya (Guinée)
    KCCA (Ouganda) – Mtibwa Sugar (Tanzanie) ou Northern Dynamo (Seychelles)
    Motema Pembe (RD Congo) ou Les anges (RCA) – San Pedro (Côte d’Ivoire) ou Armed Forces (Gambie)
    Raja Casablanca (Maroc) ou un club de RDC – AO CMS (Gabon) – Silver Strikers (Malawi)
    Kaizer Chiefs (Afrique du Sud) ou Zimamoto (Zanzibar) – El Geco (Madagascar) ou Deportivo Unidad (Guinée équatoriale)
    Un club du Maroc – Miracle de Bandran (Comores) ou Al Ittihad (Libye)
    Al Ahly Tripoli (Libye) – New Stars (Cameroun) ou Vital’O (Burundi)
    Kariobangi (Kenya) ou Solar7 (Djibouti) – Asante Kotoko (Ghana)
    Al Hilal Obeid (Soudan) – Free State Stars (Afrique du Sud) ou Mukura (Rwanda)
    Green Eagles (Zambie) ou Young Buffaloes (eSwatini) – Hussein Dey (Algérie) ou Diables noirs (Congo)
    Cercle sportif sfaxien (Tunisie) – Green Buffaloes (Zambie) ou Al Merreikh (Soudan du Sud)

    16e DE FINALE RETOUR (21-23 décembre)

    Nouakchott (Mauritanie) ou Stade d’Abidjan (Côte d’Ivoire) – Etoile sportive du Sahel (Tunisie)
    Petro Atletico (Angola) ou Orapa (Botswana) – Shandi (Soudan) ou Nyuki (RD Congo)
    Coton (Tchad) ou Gomido (Togo) – Zamalek (Egypte)
    Génération foot (Sénégal) ou Djoliba (Mali) – Hassania (Maroc) ou Garde nationale (Niger)
    Defence FC (Ethiopie) ou Rangers (Nigeria) – Bel Abbes (Algérie) ou LISCR (Liberia)
    Salitas (Burkina Faso) ou Wakriya (Guinée) – Al Masry (Egypte)
    Mtibwa Sugar (Tanzanie) ou Northern Dynamo (Seychelles) – KCCA (Ouganda)
    San Pedro (Côte d’Ivoire) ou Armed Forces (Gambie) – Motema Pembe (RD Congo) ou Les anges (RCA)
    AO CMS (Gabon) ou Silver Strikers (Malawi) – Raja Casablanca (Maroc) ou un club de RDC
    El Geco (Madagascar) ou Deportivo Unidad (Guinée équatoriale) – Kaizer Chiefs (Afrique du Sud) ou Zimamoto (Zanzibar)
    Miracle de Bandran (Comores) ou Al Ittihad (Libye) – Un club du Maroc
    New Stars (Cameroun) ou Vital’O (Burundi) – Al Ahly Tripoli (Libye)
    Solar7 (Djibouti) ou Kariobangi Sharks (Kenya) – Asante Kotoko (Ghana)
    Free State Stars (Afrique du Sud) ou Mukura (Rwanda) – Al Hilal Obeid (Soudan)
    Hussein Dey (Algérie) ou Diables noirs (Congo) – Green Eagles (Zambie) ou Young Buffaloes (eSwatini)
    Green Buffaloes (Zambie) ou Al Merreikh (Soudan du Sud) – Cercle sportif sfaxien (Tunisie)


    COUPE DE LA CONFÉDÉRATION 2018-2019 : MODE D’EMPLOI

    Quarante-six équipes disputent le tour préliminaire. Les 23 rescapés rejoindront 9 clubs qualifiés d’office en 16e de finale. A l’issue de ces 16e, les vainqueurs affronteront 16 formations récemment éliminées en Ligue des champions. Les équipes qualifiées à l’issue de ce tour de cadrage disputeront une phase de groupes en février-mars 2019.

    COUPE DE LA CONFÉDÉRATION 2018-2019 : CALENDRIER

    Tirage au sort du Tour de cadrage : 28 décembre 2018
    Tour de cadrage aller : 11 au 13 janvier
    Tour de cadrage retour : 18 au 20 janvier
    Tirage au sort de la phase de groupes : 21 janvier
    Journée 1 – Phase de groupes : 1-3 février
    Journée 2 – Phase de groupes : 12-13 février
    Journée 3 – Phase de groupes : 24 février
    Journée 4 – Phase de groupes : 3 mars
    Journée 5 – Phase de groupes : 8-10 mars
    Journée 6 – Phase de groupes : 15-17 mars
    Tirage au sort des quarts de finale : 23 mars
    Quarts de finale aller : 5-7 avril
    Quarts de finale retour : 12-14 avril
    Demi-finale aller : 26-28 avril
    Demi-finale retour : 3-5 mai
    Finale aller : 19 mai
    Finale retour : 24-26 mai

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  • [Tribune] En RDC, élections ne doit pas rimer avec levée des sanctions

    [Tribune] En RDC, élections ne doit pas rimer avec levée des sanctions

    L’Union européenne ne doit pas lever les sanctions qui pèsent sur Emmanuel Ramazani Shadary, candidat à la présidentielle du 23 décembre et dauphin de Joesph Kabila. C’est l’appel que lance un collectif d’organisations congolaises affiliées à la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).

    À quelques semaines des élections présidentielle, législatives et provinciales du 23 décembre en RDC, l’Union européenne discute de la reconduction des sanctions – gel des avoirs et des visas – qui visent une quinzaine de membres du régime, dont le candidat désigné par Joseph Kabila pour lui succéder : Emmanuel Ramazani Shadary.

    Depuis le terme officiel du mandat présidentiel de Kabila, il y a deux ans, ces hauts responsables ont été les principaux piliers de l’appareil sécuritaire congolais qui a organisé la répression de l’opposition tout en attisant les tensions dans plusieurs régions du pays. C’est pourquoi nous appelons l’Union européenne à ne pas lever ces sanctions.


    >>> À LIRE – Présidentielle en RDC : Ramazani Shadary, le Medvedev de Kabila ?


    Pour beaucoup, le candidat désigné par le Front commun pour le Congo (FCC) pour mener la campagne de la présidentielle n’est qu’un pion entre les mains de l’actuel président Joseph Kabila.

    Coincé par la Constitution, qui lui interdisait de briguer un troisième mandat, et pressé par la communauté internationale de mettre en place des élections au plus tôt – l’échéance initialement prévue datant de 2016 -, celui-ci s’est en effet résolu à désigner un « dauphin », pour la présidentielle du 23 décembre, et son choix s’est porté sur Emmanuel Ramazani Shadary.

    Shadary est, de longue date, un cadre du PPRD, le parti au pouvoir. Peu connu du grand public, il pourrait permettre à Joseph Kabila de conserver dans l’ombre les rênes du pouvoir, en bénéficiant en outre de l’appui du parti présidentiel et des divisions de l’opposition. Pour le plus grand bénéfice de son clan.

    Le passif en question

    John Bompengo/AP/SIPA

    Shadary fut également à la manœuvre lors de la répression meurtrière des marches pacifistes de janvier 2018 à Kinshasa

    Pourtant, la personnalité et le passif de Shadary posent question. Le fait que l’ancien ministre de l’Intérieur ait été en fonction lors des massacres au Kasaï au début de l’année 2017 lui a valu des sanctions de l’Union européenne.

    Selon l’Église catholique congolaise, au moins 3 000 personnes sont mortes depuis 2016 au Kasaï, la plupart tuées par des forces de sécurité. La place qu’occupait Shadary dans la chaîne de commandement et ses menaces contre l’opposition ou les populations, en font l’un des potentiels responsables de ces crimes.


    >>> À LIRE – RDC : récit de la répression policière du 31 décembre dans l’une des paroisses de Kinshasa


    Il était également en poste le 12 mars 2017, lorsque deux experts de l’ONU, Zaida Catalan et Michael Sharp, ont été assassinés dans des circonstances floues et très suspectes. Loin d’avoir fait profil bas depuis, il fut également à la manœuvre lors de la répression meurtrière des marches pacifistes de janvier 2018 à Kinshasa. Les forces de sécurité y firent usage de tirs à balles réelles, tuant au moins huit personnes et en blessant des dizaines d’autres.

    Fidèle parmi les fidèles du président Kabila, ce « dauphin » nageant dans les eaux troubles du pouvoir depuis si longtemps, ne doit pas pouvoir espérer gagner une quelconque tranquillité grâce à l’élection qui se profile. Ainsi, il nous est inconcevable qu’il puisse accéder au plus haut poste de l’État sans avoir répondu de ses actes, ou qu’il puisse être blanchi par l’Union européenne à travers une levée de ses sanctions. Leur reconduction doit être décidée au plus tard le 10 décembre prochain, soit moins de deux semaines avant le scrutin.

    Quatorze autres personnalités dans le collimateur européen

    Ministère congolais de l’Intérieur et de la Sécurité.

    Et il n’est pas le seul dans ce cas. Parmi la quinzaine de fidèles du régime visés figure l’intransigeant ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, connu pour ses messages de haine et les restrictions qu’il impose aux médias et journalistes indépendants.

    Ou encore John Numbi Banze, Inspecteur général des Forces armées congolaises (FARDC). Très actif au Katanga durant la répression des manifestations anti-Kabila, nous le soupçonnons d’être impliqué dans la mort de notre ami et confrère, le défenseur des droits humains Floribert Chebeya.

    On peut également citer Alex Kande Mupompa, gouverneur du Kasaï oriental, épinglé pour sa responsabilité dans les massacres commis dans sa province (exécutions sommaires, répression de manifestations).

    Ou encore Kalev Mutondo, directeur de l’Agence nationale de renseignements (ANR), véritable police politique à la solde du régime de Kabila, menant à la fois des activités de surveillance et de répression de l’opposition et de défenseur.es des droits humains.


    >>> À LIRE – Présidentielle en RDC : l’UA demande à l’UE de lever les sanctions contre Ramazani Shadary


    Lorsque ces sanctions furent adoptées, la RDC se caractérisait par sa violence extrême et la tentative d’étouffement de sa société civile. Presque deux ans après, ce contexte n’a malheureusement guère évolué. Les médias sont toujours muselés, des défenseurs des droits humains sont emprisonnés et les manifestations interdites. L’impunité règne en maître. Le scrutin s’annonce des plus tendus.

    Un message de l’UE à Kabila

    Beaucoup des responsables politiques et militaires touchés par les sanctions ont été directement promus ces derniers mois par Joseph Kabila. Leur sort est désormais inextricablement lié à celui de leur mentor, et au résultat du scrutin du 23 décembre.

    En décidant de maintenir les sanctions contre ces individus haut-placés dans l’appareil répressif et sécuritaire congolais, l’Union européenne et ses États membres enverraient deux messages clairs aux caciques du régime.

    Le premier est qu’elle sera extrêmement vigilante sur la manière dont seront organisées les élections de décembre, et donc la manière dont seront gérés les rassemblements et manifestations.

    Le second est qu’elle continuera de sanctionner les responsables de crimes gravitant dans l’entourage du président Kabila, y compris lorsque celui-ci aura (officiellement) quitté ses fonctions.

    Une tribune cosignée par

    Paul Nsapu, président de la Ligue des Électeurs et Secrétaire Général adjoint de la FIDH

    Me Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO / FIDH

    Dismas Kitenge, président du groupe Lotus / FIDH

     

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  • Tunisie : Amira Cheniour, parcours d’une ingénieure durable

    Tunisie : Amira Cheniour, parcours d’une ingénieure durable

    Soutenue et inspirée par plusieurs mentors, la Tunisienne de 31 ans, co-fondatrice de Seabex, est parvenue à refuser le destin que d’autres avaient tracé pour elle.

    « Financial Inclusion Award » à Berlin, « start-up pour une Afrique durable » à l’European African Business Forum, « Prix Orange de l’Entrepreneur Social 2018 » : les récompenses pleuvent pour Amira Cheniour. À la tête de Seabex, une plateforme de smart-agriculture créée en 2015 avec son acolyte Taher Mestiri, l’ingénieure de 31 ans récolte les fruits des efforts fournis par ses équipes depuis trois ans. « Nous sommes reconnaissants de leur implication depuis la première ligne de code », confie la lauréate modeste.

    50 prototypes avortés, des problèmes de financement et des talents qui quittent le navire pour tenter leur chance en Europe : les obstacles ont été nombreux. « À plusieurs moments nous avons voulu baisser les bras mais la passion l’emportait à chaque fois », explique celle qui jongle aisément entre le français et l’anglais. Si la jeune femme rougit aujourd’hui devant ces distinctions, elle ne cache pas non plus ses ambitions. Son objectif : faire ses preuves sur le terrain et conquérir de nouveaux continents.

    Leader

    Originaire de Mahrès, petite ville au sud de Sfax, Amira cultive depuis l’enfance ce tempérament de leader. « Déjà à la crèche je menais les troupes », s’amuse-t-elle. Une personnalité qu’elle tient aussi de son père, entrepreneur dans la maçonnerie. « Il a toujours été un exemple mais je n’aurais jamais imaginé suivre ses pas dans l’entrepreneuriat»

    Le confort matériel n’était pas ma priorité. »

    Alors que son grand-père la pousse à devenir médecin après son bac, elle se dirige vers des études d’ingénieure en informatique. En 2006, l’étudiante monte à Tunis pour intégrer l’Insat, établissement public rattaché à l’Université de Carthage. Puis fait ses armes sur les bancs de l’école Esprit, une formation privée de trois ans qu’elle finance au départ grâce à des petits boulots. « Mon père m’a ensuite aidée. J’ai été chanceuse à ce niveau-là », reconnaît la PDG.

    Le choix de la passion

    Fraîchement diplômée en 2012, Amira est confrontée aux difficultés du marché du travail. « On me reprochait constamment mon manque d’expérience », se désole-t-elle. Direction les centres d’appel de Teleperformance qu’elle quitte après seulement trois mois pour s’établir comme chef de projet dans une start-up de social TV. Là encore, la jeune diplômée ne se sent pas à sa place. D’autres propositions s’offrent à elle avec de nombreux avantages financiers mais cela ne l’intéresse pas. « Je voulais une carrière mais surtout un métier qui me passionne. Le confort matériel n’était pas ma priorité », explique la Tunisienne.

    Quand on sort du schéma habituel, à savoir travail, mari, enfants, c’est un peu choquant. Mais petit à petit ça devient une fierté ».

    Son entourage ne comprend pas cette recherche d’insécurité. « Je viens d’un milieu où les choses classiques sont plus acceptées que les choses originales. Quand on sort du schéma habituel, à savoir travail, mari, enfants, c’est un peu choquant. Mais petit à petit ça devient une fierté », se réjouit aujourd’hui cette acharnée. Les habitants de son village l’inondent désormais de messages d’encouragements.

    Femme de pouvoir

    Si Amira a pu souffrir de ce carcan conservateur, la jeune femme affirme en revanche ne pas avoir fait l’objet de discriminations dans son milieu professionnel. « Depuis des années, la femme tunisienne est valorisée. Elle occupe des postes de pouvoir que ce soit au parlement ou dans les grandes entreprises. À l’université, dans les filières en IT, 60 % des apprentis sont des étudiantes.»

    Pendant ces années où elle se cherche, l’ingénieure croise la route de la responsable de la direction information de Citibank en Tunisie, « une femme de caractère respectée et intelligente ». Son aura l’inspire. Tout comme celle d’un homme : Taher Mestiri, fondateur de la start-up I.T. Grapes, spécialisée dans le développement de solutions web, mobiles et embarquées. Fréquentant le même milieu associatif, elle noue avec lui une vraie amitié qui la conduira à rejoindre sa société en 2013.

    En quête de solutions

    À ses côtés, elle se lance en 2015 dans l’aventure Seabex : un système de surveillance connecté qui vise à mieux gérer les ressources hydriques des agriculteurs. L’idée de ce projet novateur a germé à la suite d’une rencontre fortuite avec un vieux paysan. Il avait perdu 60 % de sa récolte à cause des coupures d’eau, récurrentes en Tunisie pendant les périodes de sécheresse. Un problème bien connu aussi du père d’Amira, qui cultive par passion des oliviers et des pommiers. Sur les réseaux sociaux, des vidéos témoignent également de ce désastre.

    On se moque souvent de nous quand on dit ça, mais on rêve d’aller sur Mars ».

    Les quatres co-fondateurs décident alors de faire rimer agriculture et technologie. Ils recrutent huit personnes et puisent dans leurs ressources financières personnelles pour monter leur start-up. Depuis, quatre agriculteurs tunisiens, dont les parcelles font entre 6 et 35 hectares, utilisent leur outil. « D’un faible coût, notre solution s’adresse aussi bien aux grands producteurs qu’aux petits sur lesquels il faut investir », précise la chef d’entreprise qui espère inspirer le gouvernement.

    Aujourd’hui intégrée dans l’accélérateur dubaïote Womena, Seabex intéresse les investisseurs étrangers. Des discussions s’amorcent. La start-up compte atteindre 2 000 clients d’ici trois ans. « On se moque souvent de nous quand on dit ça, mais on rêve d’aller sur Mars ». Amira n’a donc pas fini de repousser ses limites.

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  • Le Sénégal occupe la première place africaine du classement FIFA

    Le Sénégal occupe la première place africaine du classement FIFA

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    Le Sénégal a remplacé la Tunisie en tant qu’équipe nationale africaine la mieux classée au classement de la FIFA pour ce mois de Novembre 2018.

    Les Lions de la Teranga sont passés de la deuxième place du classement à la première suite à leur victoire en éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 en Guinée équatoriale au début du mois.

    La Tunisie s’est inclinée à l’extérieur face à l’Egypte dans la même compétition, et a également été battue à domicile par le Maroc dans un match amical.

    La Mauritanie, qui s’est qualifiée pour la Coupe des Nations pour la première fois de son histoire, figurait parmi les équipes africaines à remonter dans le classement.

    La Mauritanie a grappillé trois places au classement mondial mais se situent encore en dehors du top 20 des pays africains.

    Le Maroc, qui a grimpé de sept places, a réalisé la plus forte progression du top 50 après ses victoires contre la Tunisie et le Cameroun.

    A lire aussi : Aliou Cissé, le coach le moins bien payé du Mondial 2018

    A lire aussi : Eliminatoires CAN 2019 : le Sénégal en tête de son groupe

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    Seuls cinq pays africains – le Sénégal, la Tunisie, le Maroc, le Nigeria et la République démocratique du Congo – figuraient parmi les 50 premiers pays dans le classement mondial.

    L’Ouganda, le Mozambique, le Soudan, le Libéria, les Comores, les Comores et la Gambie figurent parmi les autres équipes africaines qui ont amélioré leur classement.

    Le classement Afrique de la FIFA

    1. Sénégal (23)

    2. Tunisie (26)

    3. Maroc (40)

    4. Nigéria (44)

    5. RD Congo (49)

    6. Ghana (51)

    7. Cameroun (55)

    8. Égypte (56)

    9. Burkina Faso (61)

    10. Mali (64)

    11. Côte d’Ivoire (65)

    12. Guinée (66)

    13. Algérie (67)

    14. Cap-Vert (72)

    15. Afrique du Sud (72)

    16. Ouganda (75)

    17. Zambie (82)

    18. Congo Brazzaville (84)

    19. Gabon (85)

    20. Bénin (94)

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  • [Tribune] Je n’ai pas de problèmes particuliers avec la Commission de l’Union africaine

    [Tribune] Je n’ai pas de problèmes particuliers avec la Commission de l’Union africaine

    Depuis le mois de janvier, la Commission de l’Union africaine (UA) refuse de reconnaître la réélection de Francine Muyumba à la tête de l’Union panafricaine de la jeunesse (UPJ). Un scrutin qui aurait été, selon l’UA, entaché d’irrégularités. Ce que la Congolaise et son comité réfutent.

    Ce mois de novembre, l’Afrique célèbre, comme tous les ans, la Journée africaine de la jeunesse. C’est l’occasion pour moi, en tant que présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse (UPJ), de me féliciter du travail abattu ces quatre dernières années. Avec le comité exécutif de l’UPJ, nous avons en effet réussi à faire entendre la voix de la jeunesse africaine et nous continuons de le faire jusqu’au terme de notre actuel mandat, d’ici deux ans. Suivant des objectifs clairs, nous avons entre autres obtenu de l’Union africaine (UA) la création du Fonds africain de la jeunesse à l’issue du sommet des chefs d’État et de gouvernement de juillet 2018.


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    Mais en réalité, l’UPJ existe depuis 1962. Elle a été créée par les pères fondateurs, notamment Kwame Nkrumah, Sékou Touré et autres. Elle s’appelait alors « mouvement panafricain de la jeunesse » et s’était assignée la mission de continuer la lutte pour le bien-être des Africains, particulièrement des jeunes Africains. Comme tous les autres mouvements de lutte pour l’indépendance sur le continent, notre structure a contribué ainsi à la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), rebaptisée depuis UA. Mais c’est seulement en janvier 2009, lors du sommet des chefs d’État à Addis Abeba, que les dirigeants africains ont pris la décision d’octroyer à l’UPJ le statut d’organe continental de coordination des organisations des jeunes et celui de l’agence focale de l’UA en matière de la jeunesse.

    Malentendus avec l’Union africaine

    Aujourd’hui, au sein de l’UPJ, nous sommes préoccupés par la situation de la jeunesse africaine sur l’ensemble du continent. Des jeunes y vivent dans la misère, avec l’un des taux de chômage les plus élevés du monde. Cette situation pousse certains d’entre eux à partir. Peu importe s’il faut passer par des voies illégales. C’est pourquoi, lors du sommet Afrique-Europe sur la jeunesse, en octobre 2017, nous invitions déjà les dirigeants de deux continents à investir dans l’entrepreneuriat des jeunes du continent. Cette plaidoirie était suivie quelques mois plus tard par l’initiative du président français, Emmanuel Macron, d’initier trois projets relatifs à l’épanouissement de la jeunesse africaine. Coût total : 11 milliards de dollars américains, dont 50 millions ont été attribués à la jeunesse tunisienne.

    Mais le financement de nos actions demeure l’un de nos défis majeurs au sein de l’UPJ. Pour continuer à remplir sa mission, notre structure en appelle à plus de soutien des États dans le cadre de l’appui financier de l’UA dont elle ne bénéficie plus depuis six ans. Aujourd’hui, les 13 membres de son comité exécutif – deux par région du continent et deux représentants de la diaspora – sont tous pris en charge par leurs États respectifs. En ce qui me concerne, sans appui du gouvernement de mon pays la RDC, il m’aurait été impossible de faire efficacement mon travail et de porter haut la voix de la jeunesse africaine.

    L’UA a été induite en erreur par certaines personnes qui voulaient intégrer l’institution par tous les moyens

    Autres couacs : les malentendus entre l’UPJ et la Commission de l’UA. Ceux-ci remontent à notre cinquième congrès de décembre 2017, à l’issue duquel j’ai été réélue au poste de présidente de notre structure. Mais la Commission de l’UA s’est refusée dès le mois de janvier à reconnaître le nouveau comité exécutif de l’UPJ. De fait, elle a été induite en erreur par certaines personnes qui voulaient intégrer l’institution par tous les moyens.

    Fin octobre, à Alger, des ministres en charge de la jeunesse de différents États membres de l’UA ont demandé à la Commission de mettre fin à cette incompréhension et je m’en réjouis, parce que je n’ai pas de problèmes particuliers avec la Commission de l’UA. Nous appartenons tous à la même famille : nous ne manquerons donc pas de trouver des voies et moyens pour revoir la collaboration entre la Commission et l’UPJ et renforcer ainsi l’organisation continentale. D’ailleurs, Moussa Faki Mahamat, président de la Commission, vient de nommer un envoyé de l’UA pour la jeunesse. C’est une bonne nouvelle car c’est l’une des recommandations de l’UPJ et des ministres en charge de la jeunesse du continent depuis 2016.

    L’UPJ, organe consultatif des gouvernements africains

    De son côté, l’UPJ réaffirme son soutien à la réforme de l’UA telle que pilotée par Paul Kagame, président du Rwanda. Elle salue les efforts déployés dans ce sens par Moussa Faki Mahamat et espère obtenir une direction en charge de la jeunesse au sein de la Commission, comme c’est déjà le cas pour les questions liées au genre. L’UPJ s’apprête également à de grandes réformes institutionnelles, conformément au rapport de la première réunion de son comité exécutif. Des changements pourraient bientôt intervenir pour lui permettre notamment de faire face aux insuffisances juridiques des textes légaux de l’institution et de se conformer aux exigences de la réforme de l’UA.


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    Dans cette perspective, au cours de l’année 2019, plusieurs jeunes compétents du continent seront nommés pour plus d’inclusivité au sein de l’UPJ, mais aussi pour couvrir les actions de celle-ci sur l’ensemble du continent. Regroupant tous les conseils nationaux de la jeunesse des États membres de l’UA et reconnu comme organe consultatif des gouvernements africains en matière de jeunesse, conformément à la Charte africaine de la jeunesse, l’UPJ continuera ainsi à plaider en faveur de plus de participation des jeunes dans la gouvernance sur le continent.

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  • CAN 2019 au Cameroun: la CAF doit faire un choix très délicat

    CAN 2019 au Cameroun: la CAF doit faire un choix très délicat

    La Confédération africaine de football (CAF) doit décider ce 30 novembre 2018 à Accra si oui ou non la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations 2019 (15 juin-13 juillet) aura lieu sur le sol camerounais.

    La Confédération africaine de football (CAF) va trancher, ce 30 novembre 2018 à Accra. Ou pas… Rien n’est à exclure concernant le sort du Cameroun en tant que pays hôte de la Coupe d’Afrique des nations 2019. Y compris que la CAF se donne un ultime moment de réflexion, à un peu moins de sept mois de la phase finale (15 juin-13 juillet).

    Ce vendredi matin, le Comité exécutif (ComEx) de la CAF va notamment étudier les rapports rédigés suite aux deux dernières visites d’inspection au Cameroun. La première, effectuée du 27 octobre au 1er novembre, concernait la sécurité. La seconde, organisée du 11 au 15 novembre, était une ultime analyse des installations et des infrastructures.

    Des retards rédhibitoires ?

    Des retards ont encore été constatés à cette occasion. Sont-ils suffisants pour justifier un éventuel changement de pays-hôte ou un report de la CAN au Cameroun à 2021, voire 2023 ? Et, si le ComEx prend une décision de ce type contre l’avis des autorités camerounaises, est-il certain de pouvoir défendre son choix auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS), par exemple ?

    Du côté de la presse camerounaise, présente en masse à Accra, on affiche sa confiance. Ces derniers mois, on a mis les bouchées doubles pour que les chantiers soient bouclés dans des délais raisonnables. En outre, le président Paul Biya avait fait de la tenue de la CAN en 2019 une promesse, avant sa réélection le 22 octobre 2018. Dans ces conditions, un retrait pur et simple ou un report serait mal perçu par de nombreux Camerounais.

    Depuis plusieurs mois, le patron de la Confédération africaine de football est d’ailleurs devenu la cible de nombreux médias et internautes camerounais. Depuis qu’il a battu Issa Hayatou pour la présidence de la CAF en mars 2017, Ahmad n’a, de fait, cessé de souffler le chaud et le froid au sujet de la CAN 2019 au Cameroun.

    Le discours ambigu d’Ahmad

    Accusé de travailler en sous-main pour le Maroc, un des pays qui l’a soutenu face à Hayatou, le Malgache s’est surtout ému de l’avancée des préparatifs. Encore récemment, il a pointé du doigt l’absence d’une fédération de football au Cameroun, la Fécafoot étant actuellement gérée par un Comité de normalisation.

    Mais le discours d’Ahmad a évolué ces derniers mois. Il a d’abord rappelé à de nombreuses reprises que la ComEx ne voulait pas retirer la CAN 2019 aux Camerounais mais que ces derniers forceraient peut-être la CAF à le faire. Puis il a souligné que le Cameroun se désisterait de facto de l’organisation du tournoi, en n’étant pas totalement prêt. Enfin, après une entrevue avec Paul Biya, il a invité le Cameroun à dire s’il voulait davantage de temps pour accueillir la compétition. Une manière ambiguë d’inciter les autorités camerounaises à réclamer elles-mêmes un report à 2021.

    Un report difficile à organiser

    Cette dernière option semble, depuis plusieurs semaines, avoir les faveurs de certains dirigeants du ComEx. Mais elle n’est pas la plus simple à mettre en œuvre. Car elle suppose la coopération des Camerounais, mais aussi celle des Ivoiriens, voire celle des Guinéens, censés respectivement abriter les CAN 2021 et 2023. Du côté ivoirien, une source indique ainsi qu’aucune discussion sur le sujet n’a été menée jusqu’à présent avec la CAF.

    Resterait en outre à trouver un nouveau pays-hôte. L’Union nord-africaine de football a récemment apporté son soutien au Maroc, créant la polémique. Ce n’est pas la première fois qu’une institution ou une personne affiche son envie de voir le Royaume chérifien récupérer la CAN 2019.

    Plus récemment, Ahmad lui-même a évoqué l’Afrique du Sud et l’Egypte comme des recours crédibles. Des pays qui offrent, a priori, des standards plus conformes à ceux que le Malgache veut pour la Coupe d’Afrique des nations. Celui-ci a basé tout son argumentaire sur une professionnalisation du football africain.

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  • Noureddine Adam nargue l’ONU, les personnalités du Forum de Doha, départ de l’ambassadeur des États-Unis en Guinée…

    Noureddine Adam nargue l’ONU, les personnalités du Forum de Doha, départ de l’ambassadeur des États-Unis en Guinée…

    Noureddine Adam quitte régulièrement la Centrafrique malgré les sanctions onusiennes ; de nombreuses personnalités s’exprimeront au Forum de Doha ; l’ambassadeur des États-Unis en Guinée devrait quitter Conakry pour Bamako… Chaque semaine, Jeune Afrique vous invite dans les coulisses de la diplomatie africaine.

    • Forum de Doha : qui parlera ?

    Daou Bakary Emmanuel pour JA

    Au Forum de Doha (Qatar), les 15 et 16 décembre, plusieurs personnalités africaines ou arabes s’exprimeront : Hassan Ali Khayre, le Premier ministre somalien ; Soumeylou Boubèye Maïga, son alter ego malien ; le Nigérian Mohammed Barkindo, secrétaire général de l’Opep ; Saeb Erekat, secrétaire général de l’OLP ; l’Irakienne Nadia Murad, Nobel de la paix 2018 ; et le Libanais Ghassan Salamé, émissaire de l’ONU pour la Libye.

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  • Gabon : Ali Bongo Ondimba est arrivé au Maroc pour y poursuivre sa convalescence

    Gabon : Ali Bongo Ondimba est arrivé au Maroc pour y poursuivre sa convalescence

    Le président gabonais Ali Bongo Ondimba est arrivé dans la matinée du 29 novembre à Rabat afin d’y poursuivre sa convalescence, après plus d’un mois passé dans un hôpital de Riyad.

    Parti de la capitale saoudienne dans la soirée du mercredi 28 novembre, le président Ali Bongo Ondimba, âgé de 59 ans, est arrivé tôt jeudi à Rabat, a indiqué à l’AFP une source diplomatique marocaine.

    Après son arrivée, le président gabonais a directement été conduit dans un établissement hospitalier de la capitale marocaine pour y poursuivre sa convalescence et sa rééducation, à la suite d’un accident vasculaire cérébral survenu fin octobre.

    Aucune image du chef de l’État n’a été diffusée ni à son arrivée au Maroc ni à son départ de Riyad où, selon l’agence de presse saoudienne SPA, il a été salué par des officiels du ministère saoudien des Affaires étrangères.


    >>> À LIRE – Gabon : enquête sur le fonctionnement de l’État en l’absence d’Ali Bongo


    Une « brève convalescence », selon Sylvia Bongo

    Son transfert de Riyad à Rabat avait été confirmé la veille par la Première dame, Sylvia Bongo Ondimba, qui précisait qu’il « a été rendu possible grâce à l’amélioration très significative » de l’état de santé de son mari, parlant « de brève convalescence » au Maroc.

    Elle annonçait également que le chef de l’État mettrait à profit sa convalescence « pour travailler sur les dossier les plus prioritaires » du Gabon, en faisant venir à Rabat « les principaux responsables de la présidence ».

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  • Au Burkina Faso, la dernière hausse des prix du carburant ne passe pas

    Au Burkina Faso, la dernière hausse des prix du carburant ne passe pas


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 14:27

    Les Burkinabè marchaient ce jeudi 29 novembre 2018 dans les rues de Ouagadougou pour protester contre la hausse des prix du carburant entrée en vigueur le 9 novembre dernier. Le prix du litre d’essence et de gasoil a augmenté de 12%, soit 75 francs CFA. Une mesure que les autorités justifient par la conjoncture internationale.

    Douze pourcent d’augmentation, c’est trop pour les syndicats et les consommateurs, qui dénoncent une érosion lente du pouvoir d’achat. La première moitié de l’année a déjà été marquée par une poussée inflationniste, notamment pour les produits alimentaires et le bétail. Cette hausse intervient donc dans un contexte tendu pour les ménages.

    Elle devrait se répercuter sur tout un ensemble coûts, transports et produits agricoles notamment. Mais les autorités disent ne pas avoir le choix. Le porte-parole du gouvernement rappelle que Ouagadougou suit l’évolution des cours mondiaux du pétrole. Ainsi, en 2015 et 2016, les prix à la pompe avaient baissé de 135 francs CFA en deux tranches.

    Cette fois-ci, le gouvernement, qui subventionne chaque mois à hauteur de 14 milliards de francs CFA l’achat de produits pétroliers, a choisi de ne pas toucher au prix du gaz ni à celui de l’électricité produite à partir d’hydrocarbures. Seul le prix à la pompe augmente.

    La dette de la Sonabhy, la centrale d’achat d’hydrocarbures, devient insoutenable pour l’Etat. Qui par ailleurs affirme chercher des moyens financiers pour le secteur sécuritaire, en raison des attaques terroristes dans le nord du pays.

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