Author: Don Kayembe

  • [Édito] Le PJD est-il soluble dans la démocratie ?

    [Édito] Le PJD est-il soluble dans la démocratie ?

    Sept ans déjà… Arrivé au pouvoir à l’issue d’élections anticipées et dans la foulée d’un mouvement de contestation auquel il n’avait pas pris part, le Parti de la justice et du développement (PJD) a-t-il atteint l’âge de raison ?

    Les consultations locales de 2015 et les législatives de 2016 ont démontré que le parti de la lampe s’inscrivait dans la durée, savait mieux que d’autres mobiliser sa base militante et confirmait son ancrage au sein de la classe moyenne. Son image de formation intègre, porteuse des valeurs d’un islamisme urbain, pragmatique, conservateur et libéral sur le plan économique, continue de susciter l’adhésion d’un socle apparemment irréductible d’électeurs, pour lesquels ce parti jeune (22 ans, dont quinze au sein de l’opposition) représente toujours une solution crédible.

    De l’islamisme radical des origines au parti de gouvernement, la lente évolution du PJD vers l’appropriation des normes politiques modernes, via la rupture avec le « frérisme » et la construction d’une identité propre, est quasi achevée, et sa « marocanisation », semble-t-il, irréversible. Devenu un parti (presque) « comme les autres », le PJD doit donc être jugé à la même enseigne que les autres.

    Projets fous, agenda inexistant

    Or c’est justement là que le bât blesse. Sept ans après son accession à la tête du gouvernement, le parti de Benkirane et d’Othmani n’est toujours pas sorti de l’apprentissage. À l’instar d’Ennahdha en Tunisie ou du Parti liberté et justice (Frères musulmans) en Égypte, le PJD n’avait pour tout viatique, en novembre 2011, que sa totale inexpérience de la gestion des affaires publiques.

    Longtemps habitués à organiser leur survie dans la clandestinité, ses dirigeants n’étaient pas prêts à exercer le pouvoir dans un contexte démocratique. Ils ne le sont guère plus aujourd’hui. Trop peu de cadres, des projets flous, un agenda inexistant : autant de handicaps rédhibitoires qui ont conduit ce parti à se diluer dans des querelles d’ego internes et des relations intestines conflictuelles au sein d’une majorité parlementaire hétéroclite et en partie hostile.

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  • Gabon : selon l’agence de presse saoudienne, le président Ali Bongo Ondimba a quitté Riyad

    Gabon : selon l’agence de presse saoudienne, le président Ali Bongo Ondimba a quitté Riyad

    Le président gabonais Ali Bongo Ondimba, qui était hospitalisé en Arabie saoudite, a quitté Riyad mercredi soir, a rapporté l’agence officielle saoudienne SPA, sans préciser sa destination.

    Le président Ali Bongo Ondimba, a été salué à son départ d’Arabie saoudite, ce mercredi 28 novembre, après avoir été hospitalisé depuis le 24 octobre à Riyad, par des responsables du ministère saoudien des Affaires étrangères, indique l’Agence saoudienne. Mardi, l’épouse du président gabonais Sylvia a annoncé sur sa page Facebook que son mari quitterait la capitale saoudienne mercredi pour Rabat, « pour poursuivre sa convalescence ».

    Elle a précisé que ce transfert de Riyad à Rabat « a été rendu possible grâce à l’amélioration très significative » de l’état de santé de son mari.

    Amitié

    Alors qu’il avait été d’abord été d’abord convenu d’un transfert à Londres, le 22 novembre, Sylvia Bongo Ondimba a reçu un appel du roi du Maroc, Mohammed VI. Depuis plusieurs jours, celui-ci insistait pour que son ami d’enfance vienne passer sa convalescence dans son pays. Il avait fait aménager un établissement hospitalier militaire, notamment pour des raisons sécuritaires et des impératifs de confidentialité. La période de convalescence pourrait durer quelques semaines, voire quelques jours, selon une source officielle de la présidence.


    >>> À LIRE – Gabon : Ali Bongo Ondimba transféré mercredi au Maroc, après plusieurs jours d’incertitude


    Le président gabonais et le roi du Maroc Mohammed VI sont très proches depuis leur enfance. . Le président gabonais a passé une partie de son adolescence au Maroc, et les deux hommes se sont régulièrement revus alors que leurs pères, eux aussi amis, présidaient encore aux destinées de leurs pays respectifs.

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  • Madagascar: Rajoelina et Ravalomanana déjà concentrés sur le second tour

    Madagascar: Rajoelina et Ravalomanana déjà concentrés sur le second tour


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 05:01

    A Madagascar, les deux anciens président Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana sont désormais officiellement sur la ligne de départ du second tour de l’élection présidentielle. Mercredi, la Haute cour constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays a proclamé les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle. Des résultats quasiment identiques aux résultats provisoires publiés par la Céni il y a 12 jours. Andry Rajoelina est en tête avec 39,23% des voix, suivi de Marc Ravalomanana qui obtient 35%. Exit le président sortant Hery Rajaonarimampianina qui arrive en troisième position avec 8,8% des suffrages. Les deux candidats ont accepté les scores annoncés par la HCC malgré leurs critiques sur le traitement des résultats.

    Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, les deux acteurs de la crise de 2009 s’opposeront bel et bien dans les urnes le 19 décembre. Devant un parterre d’officiels malgaches, de membres de la société civile, de représentants de la communauté internationale et de certains candidats les membres de la Haute cour constitutionnelle l’ont confirmé.

    Andry Rajoelina, est le seul ancien président à s’être déplacé pour cette annonce. Toujours critique à l’égard des résultats proclamés, il accepte tout de même ce second tour. « Ce qu’on a constaté, c’est qu’il y a eu beaucoup d’anomalies dans l’organisation et surtout dans le traitement des résultats de l’élection, explique-t-il. Si on s’est présentés, c’est que nous sommes prêts à gagner. Si on s’est présenté, c’est qu’on est prêts à sauver notre pays. Prenez ma main vous tous qui n’êtes pas encore convaincus. Nous allons affronter le deuxième tour et je vais faire tout mon possible pour convaincre ceux qui doutent encore. Venez voter car c’est le moment de changer l’histoire de notre pays ».

    Marc Ravalomanana son concurrent, lui s’est fait représenter par son avocate Me Hanitra Razafimanantsoa. « Il y a trop de bulletins blancs et nuls donc j’appelle les électeurs à venir voter au deuxième tour, c’est notre avenir pour les cinq prochaines années qui est en jeu, affirme-t-elle. Nous allons passer au deuxième tour donc nous sommes prêts. Il y a déjà des tractations et pas mal de candidats qui sont avec nous, pas mal d’associations et pas mal de partis politiques aussi ».

    Ce sont maintenant les stratégies d’alliance qui vont se mettre en place, notamment pour le report des voix des 34 autres candidats. La grande question : qui le président sortant avec ses 8,8% va-t-il soutenir ? La campagne du second tour débute le 4 décembre.

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  • Nigeria: devant l’armée, Buhari s’engage de nouveau à éliminer Boko Haram

    Nigeria: devant l’armée, Buhari s’engage de nouveau à éliminer Boko Haram

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  • Tanzanie : au coeur du Vieux Boma, un passé en pierre de corail et bois de mangrove

    Tanzanie : au coeur du Vieux Boma, un passé en pierre de corail et bois de mangrove

    Avec cet ancien bâtiment, le Dar Center for Architectural Heritage, qui milite pour la préservation du patrimoine de Dar es-Salaam, a trouvé son repaire.

    «Nous sommes fiers que le plus vieux bâtiment de Dar es-Salaam soit toujours debout, bien qu’il ait été menacé de démolition », se réjouit Aida Mulokozi, directrice du Dar Center for Architectural Heritage (Darch), une organisation qui milite pour la préservation du patrimoine architectural de Dar es-Salaam. C’est dans le Vieux Boma, une bâtisse d’un blanc étincelant posée sur le front de mer, que le Darch a installé ses quartiers. « C’est un lieu symbolique de ce qui était un village de pêcheurs il y a cent cinquante ans et est devenu l’une des principales villes d’Afrique de l’Est », ajoute Mulokozi.

    Le Vieux Boma a été construit par le sultan Majid de Zanzibar en 1866 pour accueillir ses hôtes à cet emplacement qu’il avait baptisé « havre de paix » et qui est devenu la ville la plus peuplée de Tanzanie avec ses 4 millions d’habitants. Entre-temps, l’édifice a servi de bureau de l’administration coloniale allemande à partir de 1887, de poste de police et de prison sous la domination anglaise à partir de 1916, puis de bureaux de l’État tanzanien après l’indépendance, en 1962. « Ce seul bâtiment dit beaucoup de l’histoire de Dar es-Salaam, constate Annika Seifert, architecte allemande qui figure parmi les fondateurs du Darch. Nous n’aurions pas pu trouver meilleur lieu pour installer l’organisation. »

    Démolition évitée

    Le Darch s’est formé en 2014 en réunissant des personnes et des structures désireuses d’œuvrer à la préservation et à la promotion du patrimoine d’une ville en pleine métamorphose. Parmi elles, on compte l’Association des architectes tanzaniens, l’université d’architecture de Dar es-Salaam, le Goethe-Institut de Tanzanie ou encore le magazine d’architecture Anza et la maison d’édition tanzanienne Mkuki na Nyota.

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  • Droits TV : l’ex-président de la CAF, Issa Hayatou, condamné à 24,5 millions d’euros d’amende

    Droits TV : l’ex-président de la CAF, Issa Hayatou, condamné à 24,5 millions d’euros d’amende

    Issa Hayatou a été condamné à 24,5 millions d’euros d’amende pour « abus de position dominante » dans l’octroi de droits de diffusion TV des compétitions africaines. L’ancien président de la Confédération africaine de football (CAF) dénonce une « diffamation » et a annoncé son intention de faire appel.

    Le tribunal de commerce du Caire, où est basée la CAF, a condamné Issa Hayatou – qui fut président de la CAF de 1988 à 2017 –, ainsi que l’ancien Secrétaire général Hicham El Amrani, à « des amendes d’un montant total d’un milliard de livres (49,5 millions d’euros) pour violation de la loi égyptienne sur la protection de la concurrence », a précisé mercredi 27 septembre l’Autorité égyptienne de la concurrence (ECA).

    Cette dernière évoque notamment un « abus de position dominante de la CAF dans la méthode et le système d’octroi des droits de retransmission relatifs aux championnats de football ».


    >>> À LIRE – CAF : Issa Hayatou, plus dure est la chute


    Hayatou dénonce une « diffamation »

    Dans un communiqué, Issa Hayatou dénonce pour sa part une « diffamation intolérable », et reproche au tribunal de l’avoir condamné « à titre individuel », « tout en dédouanant la CAF de toute responsabilité ». Il indique par ailleurs qu’il fera « naturellement appel de cette décision ».

    « Durant toute ma présidence à la CAF, tous les actes posés l’ont été dans le strict respect des statuts et règlements et toujours dans l’intérêt du football africain », a-t-il insisté.

    En janvier 2017, les autorités égyptiennes ont accusé la CAF d’avoir enfreint les règles de la concurrence lors de la signature d’un accord exclusif de diffusion TV des compétitions africaines, dont la Coupe d’Afrique des nations, avec Lagardère Sports. La négociation conclue en juin 2015 a prolongé l’exclusivité des droits à l’entreprise française jusqu’en 2028 en échange d’une garantie de plus d’un milliard de dollars. Selon Issa Hayatou, l’entreprise égyptienne Presentation avait soumis une offre rejetée « unanimement » par le comité exécutif de la CAF.

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  • Le Congolais Jean-Jacques Lumumba craint pour sa vie, Ibrahim Yacouba en tournée au Niger…

    Le Congolais Jean-Jacques Lumumba craint pour sa vie, Ibrahim Yacouba en tournée au Niger…

    Le lanceur d’alerte congolais réfugié en France Jean-Jacques Lumumba craint d’être la cible de tueurs à gages, l’ex-ministre nigérien Ibrahim Yacouba est en tournée dans le pays pour mettre ses troupes en ordre de marche… Chaque semaine, Jeune Afrique vous rend compte de l’activité des contre-pouvoirs africains.

    • RDC : Jean-Jacques Lumumba en danger ?

    Vincent Fournier / JA

    Le parquet de Créteil (banlieue parisienne) a ouvert une enquête préliminaire après le dépôt d’une plainte par Jean-Jacques Lumumba.

    Selon le procès-verbal de son audition du 2 novembre, que JA a pu consulter, ce lanceur d’alerte congolais réfugié en France a affirmé aux policiers avoir été prévenu « par les autorités belges » de « la présence sur les territoires français et belge » d’individus venant des pays de l’Est et « mandat[és] pour éliminer un certain nombre de personnes, dont [il faisait] partie ».

    Défendu par les avocats français William Bourdon et Henri Thulliez, ainsi que par Me Georges-Henri Beauthier, en Belgique, Lumumba réclame des mesures de protection pour lui et sa famille.

    • Niger : Ibrahim Yacouba fait sa tournée

    Soucieux

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  • Maroc-UE : la Fondation EuroMedA se défend d’être un groupe de lobbying

    Maroc-UE : la Fondation EuroMedA se défend d’être un groupe de lobbying

    La Fondation EuroMedA, dont plusieurs membres sont favorables aux positions marocaines sur le Sahara occidental, est accusée par une ONG d’être un outil de lobbying au service des intérêts marocains à l’Union européenne. Ses responsables s’en défendent.

    Salaheddine Mezouar, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM, le syndicat patronal marocain) et ancien ministre des Affaires étrangères, est devenu fin novembre vice-président de la Fondation EuroMedA. Ce qui n’a pas manqué d’attirer la lumière sur cette structure, attisant les curiosités aussi bien dans les cercles économiques et politiques que dans les milieux qui défendent une ligne opposée à celle de Rabat concernant le Sahara occidental.

    Cheikh Biadillah, co-fondateur d’EuroMedA, élu à la Chambre des conseillers au Maroc et président du Groupe d’amitié parlementaire Maroc-Union européenne, confirme que Salaheddine Mezouar, proche de la fondation depuis sa création en 2017, s’en est encore rapproché lorsqu’elle a accéléré ses activités, en juillet et août 2018. Depuis la mi-novembre, le patron des patrons marocains siège effectivement au conseil d’administration.

    Fondation ou lobby ?

    L’ONG Western Sahara Resource Watch (WSRW), active à Bruxelles, parle notamment de « lobbying » pour qualifier les activités de la Fondation EuroMedA. Cette dernière structure n’est cependant pas enregistrée comme un lobby identifié au registre européen de la transparence, qui recense les groupes d’intérêts qui ont leurs habitudes dans les couloirs des institutions européennes. WSRW, elle, y figure depuis mars 2018 en tant que « groupe d’intérêt ».

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  • Medhi Benatia, le Marocain expulsé par la plus haute académie de France, mais toujours en tête

    Medhi Benatia, le Marocain expulsé par la plus haute académie de France, mais toujours en tête

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    Cette semaine, BBC Sport présente les cinq joueurs figurant sur la liste des joueurs sélectionnés pour le trophée BBC du footballeur africain 2018.

    POUR VOTER, CLIQUER SUR CE LIEN.

    Aujourd’hui, c’est au tour de Medhi Benatia, défenseur de la Juventus et du Maroc.

    Lorsque Medhi Benatia a pris sa retraite du football international en mars 2017, peu de gens auraient pu prédire l’année qui suivrait.

    “Je ne suis pas un tricheur”, a déclaré le joueur de 31 ans à BBC Sport.

    “Quelqu’un qui ne joue pas dans son club ne peut pas être en forme pour représenter son équipe nationale.”

    Bien qu’une telle attitude puisse être rare, elle l’est encore plus lorsque le joueur en question se trouve être le capitaine national.

    “L’équipe nationale a pour but d’appeler les meilleurs joueurs de l’époque”, a déclaré le défenseur central.

    “Je ne peux pas dire que parce que je m’appelle Medhi Benatia et que j’ai une carrière derrière moi, je vais jouer 90 minutes quand je manque de rythme. Ce n’est pas bénéfique pour moi, mon entraîneur ou mon équipe.”

    Comme il l’a librement admis dans son annonce de démission, il ne jouait pas beaucoup à la Juve, où se trouvaient les trois célèbres joueurs: Andrea Barzagli, Leonardo Bonucci et Giorgio Chiellini.

    Détails du vote

    Les 5 nominés de cette année sont Medhi Benatia (Maroc), Kalidou Koulibaly (Sénégal), Sadio Mane (Sénégal), Thomas Partey (Ghana) et Mohamed Salah (Égypte).

    Le vote se termine le 2 décembre à 20h00 GMT.

    Les résultats définitifs seront annoncés en télé, radio et via Facebook Live le 14 décembre à partir de 17h30 GMT.

    POUR VOTER, CLIQUER SUR CE LIEN

    “Medhi est plus qu’un simple joueur de mon équipe parce que j’ai beaucoup de respect pour lui”, a déclaré l’entraîneur du Maroc Hervé Renard à BBC Sport.

    “Que vous l’aimiez ou non, il est toujours droit. Il dit ce qu’il pense. J’aime les hommes comme ça. Il est très honnête et c’est le plus important.”

    En septembre 2017, après avoir joué beaucoup plus régulièrement pour la Juventus, Benatia était de retour dans son pays.

    Deux mois plus tard, l’un de ses plus grands triomphes a été marqué par la victoire du Maroc dans sa première Coupe d’Afrique depuis 1998, sans concéder aucun but dans un groupe comprenant la Côte d’ Ivoire, championne africaine de 2015, le Gabon et le Mali de Pierre-Emerick Aubameyang.

    En outre, ils ont scellé leur qualification en s’imposant 2-0 en Côte d’Ivoire, capitaine Benatia inscrivant le deuxième but.

    “C’est un vrai leader sur et en dehors du terrain grâce à son expérience”, a déclaré le Français Renard.

    “Lorsque vous jouez à ce niveau, c’est parce que vous êtes un gros compétiteur, surtout si vous êtes un défenseur.

    C’est un joueur très intelligent, capable d’anticiper et techniquement très bon.

    “Il est également passionné par le football, ce qui est très important pour un entraîneur. Avant un match, il pose toujours des questions sur le profil de l’attaquant. Il est très curieux, très professionnel.”

    Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi.

    Expulsé de Clairefontaine

    Le centre national d’entraînement de Clairefontaine en France est bien connu dans le monde entier.

    Il a notamment produit Thierry Henry, Nicolas Anelka et Kylian Mbappé, tout en aidant à remporter deux victoires en Coupe du monde depuis son ouverture en 1988.

    Très peu de personnes choisies pour l’académie d’élite échouent et encore moins le font en tant que professionnel.

    Mais Benatia fait partie de ceux-là, ayant lutté avec sa rigueur académique.

    “Nous étions censés faire trois ans, mais je n’en ai fait que deux”, a-t-il admis.

    “À l’époque, j’avais de gros problèmes à l’école. Je ne voulais pas faire de travail scolaire, j’avais aussi des problèmes de comportement. J’étais, entre guillemets, complètement idiot.”

    Ses turbulences dans les salles de classe l’ont conduit à son expulsion de Clairefontaine et, même s’il ne voit aucun inconvénient à ce que cette décision soit qualifiée de “juste”, il se souvient également que c’était “comme un choc électrique”.

    “Honnêtement, c’était bizarre de rentrer chez moi voir ma mère et mon père qui étaient vraiment très en colère contre moi”, se souvient-il.

    Mehdi Benatia est né près de Paris d’un père marocain et d’une mère algérienne.

    “Ils m’ont dit : ‘Tu as gaspillé une belle occasion de faire quelque chose de ta vie, alors tu dois maintenant en accepter les conséquences.’

    Ils étaient vraiment très tristes pour moi.

    “Je me suis alors rendu compte que j’étais sur le point de tout perdre et que mon rêve de devenir footballeur pourrait m’échapper si je poursuivais dans cette voie. C’est pour cette raison que j’ai changé. Je devais me racheter.”

    Et comment !

    Copyright de l’image Getty Images

    En dépit de nombreux défis au cours de sa carrière, “il faudrait beaucoup de temps pour parcourir la liste”, Benatia a tellement rebondi qu’il a atteint le sommet.

    Sa première chance après Clairefontaine est survenue à Guingamp, où il a passé un an avant de signer pour Marseille.

    Encore une fois, ce qui semblait être un coup du destin s’est transformé en cauchemar.

    “Ils ont mis beaucoup d’obstacles sur mon chemin”, a-t-il déclaré.

    “Ils ont tout fait pour que je ne puisse pas jouer avec le groupe professionnel, ce qui était injuste car les entraîneurs de jeunes avaient été unanimes pour dire que je le méritais.

    “Mais il y avait des gens qui occupaient des postes plus élevés qui pensaient différemment. C’était un grand regret car Marseille était un club très important pour moi. J’avais à cœur de porter le maillot, mais ils m’ont bloqué.”

    Il n’a jamais joué pour Marseille (pas même quand une grève a contraint le club à se mettre en réserve au PSG en 2006), et son courage a été mis à rude épreuve lorsqu’il a souffert d’un ligament déchiré du genou au cours d’une période de prêt à Lorient.

    “Toutes ces choses ont forgé mon caractère et m’ont donné une véritable fureur pour réussir, une soif d’atteindre mes objectifs et, grâce à Dieu, c’est ce qui s’est passé. J’ai peut-être fait plus que je ne l’aurais imaginé.”

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    Quand Benatia a quitté Marseille en 2008, il s’est rendu à Clermont Foot en deuxième division française.

    Il a reconstruit sa carrière avec autant de succès qu’Udinese en 2010.

    Son parcours de trois ans a connu un franc succès.

    Les Italiens ont terminé quatrième, troisième et cinquième, tout en enregistrant leurs trois meilleurs scores de leur histoire en série A.

    Ils ne se sont pas qualifiés pour la Ligue des champions ni ont terminé plus haut que la 13ème depuis le départ de Benatia en 2013.

    La prochaine étape était Roma, où il a dûment aidé une autre équipe à atteindre un total de points alors record, puisqu’elle a terminé deuxième et un record en matière de feuille blanche (21).

    Souhaitant rester, Benatia a été vendu au Bayern de Pep Guardiola, où il a débuté sa série de quatre titres consécutifs, les deux premiers avec les Allemands, le deuxième avec la Juventus.

    Sa brève retraite au Maroc a eu lieu lors de sa première saison à Turin, où il s’était installé en 2016 (initialement en prêt).

    Quelque 18 mois plus tard, Benatia a non seulement ajouté deux autres titres de champion, mais deux coupes d’Italie, après avoir marqué deux buts lors de la finale le 4 mai de Milan, et une médaille pour la finale de la Ligue des champions.

    Avec une première apparition en Coupe du monde, c’est un revirement remarquable pour un joueur pour qui l’adversité est un ennemi familier.

    “C’est vrai que c’est un itinéraire semé d’obstacles, de rebondissements et de nombreux tests”, a-t-il expliqué.

    “Certains empruntent une autoroute et roulent toujours en ligne droite tandis que d’autres se perdent en chemin, empruntent le mauvais chemin et reviennent mais le plus important est d’arriver à destination. J’ai réussi à arriver là où je rêvais d’être, alors je suis heureux et fier de cela. “

    Mais il reste encore un rêve à remplir : aider le pays qu’il ne voulait pas “tromper” l’année dernière, ne remportant que son deuxième titre de la Coupe d’Afrique des Nations (et son premier depuis 1976).

    “Si j’avais la chance de gagner cette coupe, ce serait un moment unique pour nous”, a-t-il déclaré.

    “Rien que d’en parler me donne la chair de poule. Cela semble déjà incroyable mais nous n’y sommes pas encore. Si nous ne gagnons pas avec un entraîneur comme Hervé Renard [double vainqueur], nous ne gagnerons jamais. Nous devons donc croire et tout faire pour le gagner. “

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  • [Édito] L’Afrique n’est pas encore partie

    [Édito] L’Afrique n’est pas encore partie

    Nombre d’entre vous s’interrogent et m’interrogent : l’Afrique est-elle, comme on nous l’assure, en train de rattraper son retard ? Ou bien est-elle encore en stagnation, voire en régression ?

    Je me proposais de consacrer le Ce que je crois de cette semaine à cette question. Mais l’actualité m’impose d’aborder au préalable deux sujets non africains dont les médias du monde entier se font largement l’écho.

    1) L’affaire Jamal Khashoggi, du nom de cet opposant saoudien assassiné le 2 octobre à Istanbul par des agents que le dictateur Mohammed Ben Salman (MBS) avait envoyés de Riyad à cet effet. Ce crime d’État continue de servir à la presse américaine et au président turc pour « remuer le fer dans la plaie ». Mais le président des États-Unis, Donald Trump, vient de dire, aussi cyniquement qu’il le pouvait, « passons à autre chose ».


    >>> À LIRE – Affaire Khashoggi : la visite de Mohamed Ben Salman à Tunis suscite l’indignation


    Le 21 novembre, il a fait cette déclaration, qui équivaut à un enterrement sans fleurs ni couronnes, et se veut définitive : « L’Arabie

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