Author: Don Kayembe

  • Tanzanie : au coeur du Vieux Boma, un passé en pierre de corail et bois de mangrove

    Tanzanie : au coeur du Vieux Boma, un passé en pierre de corail et bois de mangrove

    Avec cet ancien bâtiment, le Dar Center for Architectural Heritage, qui milite pour la préservation du patrimoine de Dar es-Salaam, a trouvé son repaire.

    «Nous sommes fiers que le plus vieux bâtiment de Dar es-Salaam soit toujours debout, bien qu’il ait été menacé de démolition », se réjouit Aida Mulokozi, directrice du Dar Center for Architectural Heritage (Darch), une organisation qui milite pour la préservation du patrimoine architectural de Dar es-Salaam. C’est dans le Vieux Boma, une bâtisse d’un blanc étincelant posée sur le front de mer, que le Darch a installé ses quartiers. « C’est un lieu symbolique de ce qui était un village de pêcheurs il y a cent cinquante ans et est devenu l’une des principales villes d’Afrique de l’Est », ajoute Mulokozi.

    Le Vieux Boma a été construit par le sultan Majid de Zanzibar en 1866 pour accueillir ses hôtes à cet emplacement qu’il avait baptisé « havre de paix » et qui est devenu la ville la plus peuplée de Tanzanie avec ses 4 millions d’habitants. Entre-temps, l’édifice a servi de bureau de l’administration coloniale allemande à partir de 1887, de poste de police et de prison sous la domination anglaise à partir de 1916, puis de bureaux de l’État tanzanien après l’indépendance, en 1962. « Ce seul bâtiment dit beaucoup de l’histoire de Dar es-Salaam, constate Annika Seifert, architecte allemande qui figure parmi les fondateurs du Darch. Nous n’aurions pas pu trouver meilleur lieu pour installer l’organisation. »

    Démolition évitée

    Le Darch s’est formé en 2014 en réunissant des personnes et des structures désireuses d’œuvrer à la préservation et à la promotion du patrimoine d’une ville en pleine métamorphose. Parmi elles, on compte l’Association des architectes tanzaniens, l’université d’architecture de Dar es-Salaam, le Goethe-Institut de Tanzanie ou encore le magazine d’architecture Anza et la maison d’édition tanzanienne Mkuki na Nyota.

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  • Droits TV : l’ex-président de la CAF, Issa Hayatou, condamné à 24,5 millions d’euros d’amende

    Droits TV : l’ex-président de la CAF, Issa Hayatou, condamné à 24,5 millions d’euros d’amende

    Issa Hayatou a été condamné à 24,5 millions d’euros d’amende pour « abus de position dominante » dans l’octroi de droits de diffusion TV des compétitions africaines. L’ancien président de la Confédération africaine de football (CAF) dénonce une « diffamation » et a annoncé son intention de faire appel.

    Le tribunal de commerce du Caire, où est basée la CAF, a condamné Issa Hayatou – qui fut président de la CAF de 1988 à 2017 –, ainsi que l’ancien Secrétaire général Hicham El Amrani, à « des amendes d’un montant total d’un milliard de livres (49,5 millions d’euros) pour violation de la loi égyptienne sur la protection de la concurrence », a précisé mercredi 27 septembre l’Autorité égyptienne de la concurrence (ECA).

    Cette dernière évoque notamment un « abus de position dominante de la CAF dans la méthode et le système d’octroi des droits de retransmission relatifs aux championnats de football ».


    >>> À LIRE – CAF : Issa Hayatou, plus dure est la chute


    Hayatou dénonce une « diffamation »

    Dans un communiqué, Issa Hayatou dénonce pour sa part une « diffamation intolérable », et reproche au tribunal de l’avoir condamné « à titre individuel », « tout en dédouanant la CAF de toute responsabilité ». Il indique par ailleurs qu’il fera « naturellement appel de cette décision ».

    « Durant toute ma présidence à la CAF, tous les actes posés l’ont été dans le strict respect des statuts et règlements et toujours dans l’intérêt du football africain », a-t-il insisté.

    En janvier 2017, les autorités égyptiennes ont accusé la CAF d’avoir enfreint les règles de la concurrence lors de la signature d’un accord exclusif de diffusion TV des compétitions africaines, dont la Coupe d’Afrique des nations, avec Lagardère Sports. La négociation conclue en juin 2015 a prolongé l’exclusivité des droits à l’entreprise française jusqu’en 2028 en échange d’une garantie de plus d’un milliard de dollars. Selon Issa Hayatou, l’entreprise égyptienne Presentation avait soumis une offre rejetée « unanimement » par le comité exécutif de la CAF.

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  • Le Congolais Jean-Jacques Lumumba craint pour sa vie, Ibrahim Yacouba en tournée au Niger…

    Le Congolais Jean-Jacques Lumumba craint pour sa vie, Ibrahim Yacouba en tournée au Niger…

    Le lanceur d’alerte congolais réfugié en France Jean-Jacques Lumumba craint d’être la cible de tueurs à gages, l’ex-ministre nigérien Ibrahim Yacouba est en tournée dans le pays pour mettre ses troupes en ordre de marche… Chaque semaine, Jeune Afrique vous rend compte de l’activité des contre-pouvoirs africains.

    • RDC : Jean-Jacques Lumumba en danger ?

    Vincent Fournier / JA

    Le parquet de Créteil (banlieue parisienne) a ouvert une enquête préliminaire après le dépôt d’une plainte par Jean-Jacques Lumumba.

    Selon le procès-verbal de son audition du 2 novembre, que JA a pu consulter, ce lanceur d’alerte congolais réfugié en France a affirmé aux policiers avoir été prévenu « par les autorités belges » de « la présence sur les territoires français et belge » d’individus venant des pays de l’Est et « mandat[és] pour éliminer un certain nombre de personnes, dont [il faisait] partie ».

    Défendu par les avocats français William Bourdon et Henri Thulliez, ainsi que par Me Georges-Henri Beauthier, en Belgique, Lumumba réclame des mesures de protection pour lui et sa famille.

    • Niger : Ibrahim Yacouba fait sa tournée

    Soucieux

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  • Maroc-UE : la Fondation EuroMedA se défend d’être un groupe de lobbying

    Maroc-UE : la Fondation EuroMedA se défend d’être un groupe de lobbying

    La Fondation EuroMedA, dont plusieurs membres sont favorables aux positions marocaines sur le Sahara occidental, est accusée par une ONG d’être un outil de lobbying au service des intérêts marocains à l’Union européenne. Ses responsables s’en défendent.

    Salaheddine Mezouar, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM, le syndicat patronal marocain) et ancien ministre des Affaires étrangères, est devenu fin novembre vice-président de la Fondation EuroMedA. Ce qui n’a pas manqué d’attirer la lumière sur cette structure, attisant les curiosités aussi bien dans les cercles économiques et politiques que dans les milieux qui défendent une ligne opposée à celle de Rabat concernant le Sahara occidental.

    Cheikh Biadillah, co-fondateur d’EuroMedA, élu à la Chambre des conseillers au Maroc et président du Groupe d’amitié parlementaire Maroc-Union européenne, confirme que Salaheddine Mezouar, proche de la fondation depuis sa création en 2017, s’en est encore rapproché lorsqu’elle a accéléré ses activités, en juillet et août 2018. Depuis la mi-novembre, le patron des patrons marocains siège effectivement au conseil d’administration.

    Fondation ou lobby ?

    L’ONG Western Sahara Resource Watch (WSRW), active à Bruxelles, parle notamment de « lobbying » pour qualifier les activités de la Fondation EuroMedA. Cette dernière structure n’est cependant pas enregistrée comme un lobby identifié au registre européen de la transparence, qui recense les groupes d’intérêts qui ont leurs habitudes dans les couloirs des institutions européennes. WSRW, elle, y figure depuis mars 2018 en tant que « groupe d’intérêt ».

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  • Medhi Benatia, le Marocain expulsé par la plus haute académie de France, mais toujours en tête

    Medhi Benatia, le Marocain expulsé par la plus haute académie de France, mais toujours en tête

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    Cette semaine, BBC Sport présente les cinq joueurs figurant sur la liste des joueurs sélectionnés pour le trophée BBC du footballeur africain 2018.

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    Aujourd’hui, c’est au tour de Medhi Benatia, défenseur de la Juventus et du Maroc.

    Lorsque Medhi Benatia a pris sa retraite du football international en mars 2017, peu de gens auraient pu prédire l’année qui suivrait.

    “Je ne suis pas un tricheur”, a déclaré le joueur de 31 ans à BBC Sport.

    “Quelqu’un qui ne joue pas dans son club ne peut pas être en forme pour représenter son équipe nationale.”

    Bien qu’une telle attitude puisse être rare, elle l’est encore plus lorsque le joueur en question se trouve être le capitaine national.

    “L’équipe nationale a pour but d’appeler les meilleurs joueurs de l’époque”, a déclaré le défenseur central.

    “Je ne peux pas dire que parce que je m’appelle Medhi Benatia et que j’ai une carrière derrière moi, je vais jouer 90 minutes quand je manque de rythme. Ce n’est pas bénéfique pour moi, mon entraîneur ou mon équipe.”

    Comme il l’a librement admis dans son annonce de démission, il ne jouait pas beaucoup à la Juve, où se trouvaient les trois célèbres joueurs: Andrea Barzagli, Leonardo Bonucci et Giorgio Chiellini.

    Détails du vote

    Les 5 nominés de cette année sont Medhi Benatia (Maroc), Kalidou Koulibaly (Sénégal), Sadio Mane (Sénégal), Thomas Partey (Ghana) et Mohamed Salah (Égypte).

    Le vote se termine le 2 décembre à 20h00 GMT.

    Les résultats définitifs seront annoncés en télé, radio et via Facebook Live le 14 décembre à partir de 17h30 GMT.

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    “Medhi est plus qu’un simple joueur de mon équipe parce que j’ai beaucoup de respect pour lui”, a déclaré l’entraîneur du Maroc Hervé Renard à BBC Sport.

    “Que vous l’aimiez ou non, il est toujours droit. Il dit ce qu’il pense. J’aime les hommes comme ça. Il est très honnête et c’est le plus important.”

    En septembre 2017, après avoir joué beaucoup plus régulièrement pour la Juventus, Benatia était de retour dans son pays.

    Deux mois plus tard, l’un de ses plus grands triomphes a été marqué par la victoire du Maroc dans sa première Coupe d’Afrique depuis 1998, sans concéder aucun but dans un groupe comprenant la Côte d’ Ivoire, championne africaine de 2015, le Gabon et le Mali de Pierre-Emerick Aubameyang.

    En outre, ils ont scellé leur qualification en s’imposant 2-0 en Côte d’Ivoire, capitaine Benatia inscrivant le deuxième but.

    “C’est un vrai leader sur et en dehors du terrain grâce à son expérience”, a déclaré le Français Renard.

    “Lorsque vous jouez à ce niveau, c’est parce que vous êtes un gros compétiteur, surtout si vous êtes un défenseur.

    C’est un joueur très intelligent, capable d’anticiper et techniquement très bon.

    “Il est également passionné par le football, ce qui est très important pour un entraîneur. Avant un match, il pose toujours des questions sur le profil de l’attaquant. Il est très curieux, très professionnel.”

    Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi.

    Expulsé de Clairefontaine

    Le centre national d’entraînement de Clairefontaine en France est bien connu dans le monde entier.

    Il a notamment produit Thierry Henry, Nicolas Anelka et Kylian Mbappé, tout en aidant à remporter deux victoires en Coupe du monde depuis son ouverture en 1988.

    Très peu de personnes choisies pour l’académie d’élite échouent et encore moins le font en tant que professionnel.

    Mais Benatia fait partie de ceux-là, ayant lutté avec sa rigueur académique.

    “Nous étions censés faire trois ans, mais je n’en ai fait que deux”, a-t-il admis.

    “À l’époque, j’avais de gros problèmes à l’école. Je ne voulais pas faire de travail scolaire, j’avais aussi des problèmes de comportement. J’étais, entre guillemets, complètement idiot.”

    Ses turbulences dans les salles de classe l’ont conduit à son expulsion de Clairefontaine et, même s’il ne voit aucun inconvénient à ce que cette décision soit qualifiée de “juste”, il se souvient également que c’était “comme un choc électrique”.

    “Honnêtement, c’était bizarre de rentrer chez moi voir ma mère et mon père qui étaient vraiment très en colère contre moi”, se souvient-il.

    Mehdi Benatia est né près de Paris d’un père marocain et d’une mère algérienne.

    “Ils m’ont dit : ‘Tu as gaspillé une belle occasion de faire quelque chose de ta vie, alors tu dois maintenant en accepter les conséquences.’

    Ils étaient vraiment très tristes pour moi.

    “Je me suis alors rendu compte que j’étais sur le point de tout perdre et que mon rêve de devenir footballeur pourrait m’échapper si je poursuivais dans cette voie. C’est pour cette raison que j’ai changé. Je devais me racheter.”

    Et comment !

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    En dépit de nombreux défis au cours de sa carrière, “il faudrait beaucoup de temps pour parcourir la liste”, Benatia a tellement rebondi qu’il a atteint le sommet.

    Sa première chance après Clairefontaine est survenue à Guingamp, où il a passé un an avant de signer pour Marseille.

    Encore une fois, ce qui semblait être un coup du destin s’est transformé en cauchemar.

    “Ils ont mis beaucoup d’obstacles sur mon chemin”, a-t-il déclaré.

    “Ils ont tout fait pour que je ne puisse pas jouer avec le groupe professionnel, ce qui était injuste car les entraîneurs de jeunes avaient été unanimes pour dire que je le méritais.

    “Mais il y avait des gens qui occupaient des postes plus élevés qui pensaient différemment. C’était un grand regret car Marseille était un club très important pour moi. J’avais à cœur de porter le maillot, mais ils m’ont bloqué.”

    Il n’a jamais joué pour Marseille (pas même quand une grève a contraint le club à se mettre en réserve au PSG en 2006), et son courage a été mis à rude épreuve lorsqu’il a souffert d’un ligament déchiré du genou au cours d’une période de prêt à Lorient.

    “Toutes ces choses ont forgé mon caractère et m’ont donné une véritable fureur pour réussir, une soif d’atteindre mes objectifs et, grâce à Dieu, c’est ce qui s’est passé. J’ai peut-être fait plus que je ne l’aurais imaginé.”

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    Quand Benatia a quitté Marseille en 2008, il s’est rendu à Clermont Foot en deuxième division française.

    Il a reconstruit sa carrière avec autant de succès qu’Udinese en 2010.

    Son parcours de trois ans a connu un franc succès.

    Les Italiens ont terminé quatrième, troisième et cinquième, tout en enregistrant leurs trois meilleurs scores de leur histoire en série A.

    Ils ne se sont pas qualifiés pour la Ligue des champions ni ont terminé plus haut que la 13ème depuis le départ de Benatia en 2013.

    La prochaine étape était Roma, où il a dûment aidé une autre équipe à atteindre un total de points alors record, puisqu’elle a terminé deuxième et un record en matière de feuille blanche (21).

    Souhaitant rester, Benatia a été vendu au Bayern de Pep Guardiola, où il a débuté sa série de quatre titres consécutifs, les deux premiers avec les Allemands, le deuxième avec la Juventus.

    Sa brève retraite au Maroc a eu lieu lors de sa première saison à Turin, où il s’était installé en 2016 (initialement en prêt).

    Quelque 18 mois plus tard, Benatia a non seulement ajouté deux autres titres de champion, mais deux coupes d’Italie, après avoir marqué deux buts lors de la finale le 4 mai de Milan, et une médaille pour la finale de la Ligue des champions.

    Avec une première apparition en Coupe du monde, c’est un revirement remarquable pour un joueur pour qui l’adversité est un ennemi familier.

    “C’est vrai que c’est un itinéraire semé d’obstacles, de rebondissements et de nombreux tests”, a-t-il expliqué.

    “Certains empruntent une autoroute et roulent toujours en ligne droite tandis que d’autres se perdent en chemin, empruntent le mauvais chemin et reviennent mais le plus important est d’arriver à destination. J’ai réussi à arriver là où je rêvais d’être, alors je suis heureux et fier de cela. “

    Mais il reste encore un rêve à remplir : aider le pays qu’il ne voulait pas “tromper” l’année dernière, ne remportant que son deuxième titre de la Coupe d’Afrique des Nations (et son premier depuis 1976).

    “Si j’avais la chance de gagner cette coupe, ce serait un moment unique pour nous”, a-t-il déclaré.

    “Rien que d’en parler me donne la chair de poule. Cela semble déjà incroyable mais nous n’y sommes pas encore. Si nous ne gagnons pas avec un entraîneur comme Hervé Renard [double vainqueur], nous ne gagnerons jamais. Nous devons donc croire et tout faire pour le gagner. “

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  • [Édito] L’Afrique n’est pas encore partie

    [Édito] L’Afrique n’est pas encore partie

    Nombre d’entre vous s’interrogent et m’interrogent : l’Afrique est-elle, comme on nous l’assure, en train de rattraper son retard ? Ou bien est-elle encore en stagnation, voire en régression ?

    Je me proposais de consacrer le Ce que je crois de cette semaine à cette question. Mais l’actualité m’impose d’aborder au préalable deux sujets non africains dont les médias du monde entier se font largement l’écho.

    1) L’affaire Jamal Khashoggi, du nom de cet opposant saoudien assassiné le 2 octobre à Istanbul par des agents que le dictateur Mohammed Ben Salman (MBS) avait envoyés de Riyad à cet effet. Ce crime d’État continue de servir à la presse américaine et au président turc pour « remuer le fer dans la plaie ». Mais le président des États-Unis, Donald Trump, vient de dire, aussi cyniquement qu’il le pouvait, « passons à autre chose ».


    >>> À LIRE – Affaire Khashoggi : la visite de Mohamed Ben Salman à Tunis suscite l’indignation


    Le 21 novembre, il a fait cette déclaration, qui équivaut à un enterrement sans fleurs ni couronnes, et se veut définitive : « L’Arabie

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  • Au Sénégal, la NBA veut mettre la main sur les pépites africaines

    Au Sénégal, la NBA veut mettre la main sur les pépites africaines

    La première « NBA Academy Africa » a été officiellement lancée lundi 26 novembre à Saly, au sud de Dakar. Amadou Gallo Fall, vice-président de la ligue américaine, explique à Jeune Afrique pourquoi le choix du Sénégal était « logique », et détaille les objectifs de ce centre de formation.

    Deux terrains de baskets flambant neufs, de nouveaux dortoirs et dix-huit immenses gaillards originaires de huit pays d’Afrique avec, en ligne de mire, l’élite du basket mondial. La NBA a inauguré lundi 26 novembre sa première Académie africaine à Saly. Celle-ci pourra accueillir jusqu’à 24 jeunes par promotion âgés de 14 à 20 ans, qui seront formés par d’anciens professionnels issus de la ligue américaine afin, un jour peut-être, d’enfiler le maillot d’une équipe universitaire aux États-Unis, voire de rejoindre l’un des clubs mythiques de la NBA.

    Un premier coup d’envoi avait été donné à cette NBA Academy en 2017, à travers un partenariat avec l’ONG Seed-project. Un camp d’entraînement avait été installé à Thiès, avec pour objectif de donner aux jeunes Sénégalais l’accès à une éducation de qualité via un programme sport-étude basket. Aujourd’hui, la NBA concrétise donc son projet dans les murs de l’institut Diambars, le centre de formation de football fondé par Jimmy Adjovi-Boco, Bernard Lama et Patrick Vieira.

    Le centre de formation rejoint la liste des établissements créés depuis 2016 dans des zones « à fort potentiel » – en Chine, en Inde, au Mexique ou encore en Australie – avec pour objectif déclaré de contribuer à faire émerger les talents du continent et structurer le basket-ball africain.


    >>> À LIRE – [Infographie] Dakar, premier hôte africain des JO de la jeunesse 


    Le gotha du basket sénégalais avait fait le déplacement pour couper le ruban de la « NBA Academy Africa » : le ministre sénégalais des Sports, Matar Ba, le président de la Fédération international de basket-ball Afrique (Fiba), Hamane Niang, ainsi que d’anciens joueurs de NBA, dont le pivot sénégalais Cheikh Samb et le Nigérian Olumide Oyedeji. Présent, également, Amadou Gallo Fall, vice-président de la NBA et directeur général de la NBA Afrique, revient pour Jeune Afrique sur les ambitions de cette académie, première du genre sur le continent.

    Jeune Afrique : Pourquoi la NBA a-t-elle décidé de s’installer en Afrique ? Et au Sénégal en particulier ?

    Amadou Gallo Fall : La NBA veut développer le basket à l’échelle mondiale. C’est aussi une manière de célébrer les icônes du championnat américain venues de partout dans le monde : un quart des joueurs de la NBA viennent de l’étranger. Nous avons ouvert un bureau en Afrique du Sud, en 2010, et organisé des camps de baskets et des programmes tels que « basket-ball without borders », lors desquels nous avons détecté un potentiel énorme pour développer le jeu sur le continent et attirer les fans.

    Ensuite, le Sénégal était un choix logique, car il a une très forte tradition de basket. De grands joueurs en sont originaires, comme Makhtar Ndiaye ou Mamadou NDiaye, les équipes nationales ont remporté de grands titres à l’international et il y a un réel engouement pour ce sport.

    Quel est l’objectif de cette académie africaine ?

    Le basket est le deuxième sport au monde. Et, dans la plupart des pays, il n’est plus nécessaire de le vendre. Le Sénégal fait partie de ceux-là : le talent est là, le sport est populaire, le nombre de joueurs africains qui arrivent en NBA est en hausse. Depuis 2016, la NBA se concentre donc sur la détection et la formation de talents. Il nous fallait créer une structure solide pour faire le pont entre les pays africains et la NBA.

    L’objectif est de recruter les meilleurs, à tous les niveaux. Les meilleurs talents sur le terrain, mais aussi les meilleurs entraîneurs. Et l’idée n’est pas de se concentrer uniquement sur le sport. Le premier critère de sélection repose évidemment sur les aptitudes techniques et athlétiques. Mais le bulletin de note est important aussi. L’apprentissage est une obligation.

    DR / Barry Aldworth

    Nous avons des jeunes talentueux dont certains étaient en rupture scolaire. L’idée est de les remettre à niveau

    Justement, tous les étudiants n’auront sans doute pas la chance d’accéder à la NBA ? Quel est le « plan B » pour les autres ?

    En effet, seul un petit pourcentage de ces élèves atteindra la NBA. L’objectif, plus réaliste, est de leur permettre d’intégrer de grandes universités ou d’autres ligues professionnelles, également prestigieuses. Il est important, également, de leur assurer des bases académiques suffisantes. Nous avons des jeunes talentueux dont certains étaient en rupture scolaire. L’idée est de les remettre à niveau. Pour d’autres, il s’agira de proposer des formations professionnalisantes, comme nous le faisons dans d’autres académies. Au fil des ans, il faudra également mettre l’accent sur l’entrepreneuriat.


    >>> À LIRE – Agents véreux, escrocs et traite moderne… le sordide business autour des jeunes footballeurs africains


    L’idée de départ était de créer une académie mixte. Quand les jeunes basketteuses africaines auront-elle accès à votre établissement ?

    Quand nous avons lancé l’idée en 2016, nous avons créé des camps de basket pour détecter les talents parmi les filles. Le premier a eu lieu en mai 2017 et a réuni 24 filles d’une douzaine de pays. Un nouveau vient d’avoir lieu, en octobre, en présence notamment de Jennifer Azzi, ex-star américaine de la WNBA (Women’s National Basketball Association). Mais pour le moment, les filles ne peuvent pas intégrer l’internat. Pour cela, nous devons encore peaufiner quelques détails. Mais elles font déjà partie du projet de la « NBA Academy ».

    DR / Barry Aldworth

    Aujourd’hui, des pays comme le Sénégal, le Rwanda, l’Angola ou le Congo Brazzaville se dotent de salles modernes. Et d’autre pays suivront

    Matar Ba, le ministre sénégalais des Sports a fait part de son souhait d’accueillir un NBA Game Africa à Dakar. Ces matchs d’exhibition rassemblent les plus grosses stars du championnat américain et ont lieu tous les ans en Afrique du Sud. Le Sénégal est-il en mesure d’accueillir un tel événement ?

    C’est une bonne nouvelle de voir ce niveau d’engagement et d’intérêt. Nous avons visité la Dakar Arena et elle n’a rien à envier aux salles les plus modernes du monde. Elle répond à tous les standards internationaux, donc pourquoi pas !

    Jusqu’à maintenant, les principaux freins étaient infrastructurels et nombre de pays du continent avaient du retard sur l’Afrique du Sud ou le Maghreb. Aujourd’hui, des pays comme le Sénégal, le Rwanda, l’Angola ou le Congo Brazzaville – qui a accueilli les Jeux africains de 2015 -, se dotent de salles modernes. Et d’autre pays suivront. Cela augure bien des choses pour l’avenir du basket-ball en Afrique, où le sport doit être vu comme un véritable levier de développement socio-économique et la création d’emplois.

    N’y a-t-il pas un risque de vider les championnats locaux de leurs talents ?

    Au contraire ! L’esprit est d’aller vers le développement de l’écosystème local dans le but de créer une ligue forte, qui dispose de gros moyens, de super entraîneurs. À terme, cela permettra notamment de renforcer les équipes nationales. Nous voulons recréer en Afrique cette émulation que l’on trouve dans les salles de basket aux États-Unis.

    Les jeunes joueurs de l’Académie auront accès à d’autres ligues en fonction de leurs opportunités, mais l’objectif est aussi de créer une ligue africaine ambitieuse et capable d’attirer à son tour des joueurs du monde entier.

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  • Assassinat des experts de l’ONU : les ” Congo files ” dévoilent les interrogations sur le rôle de Kinshasa

    Assassinat des experts de l’ONU : les ” Congo files ” dévoilent les interrogations sur le rôle de Kinshasa

    L’enquête de RFI, Le Monde, Foreign Policy, Süddeutsche Zeitung et la télévision suédoise SVT, après une fuite de documents internes de l’ONU, met en évidence les embûches placées sur le chemin des enquêteurs onusiens suite à la disparition de deux de leurs experts, l’Américain Michael Sharp et la Suédo-Chilienne Zaida Catalan.

    Michael Sharp et Zaida Catalan. Un an et demi après leur mort, les noms des deux experts de l’ONU, assassinés alors qu’ils enquêtaient sur les exactions des autorités congolaises et des miliciens Kamuina Nsapu, dans la province du Kasaï-central, continuent d’évoquer une affaire non résolue et le jeu trouble des autorités congolaises.

    L’enquête « Congo files » menée par RFI, Le Monde, Foreign Policy, Süddeutsche Zeitung et la télévision suédoise SVT, sur la base d’une fuite de documents internes de l’ONU, et publiée mardi 27 novembre, montrent que les divers enquêteurs onusiens envoyés sur place s’interrogent sur le rôle de Kinshasa dans cette affaire. Leurs doutes naissent dès les premiers jours suivant la disparition des deux experts, le 12 mars 2017, alors que les casques bleus positionnés dans la région sont partis à leur recherche.


    >>> À LIRE – RDC : Michael Sharp et Zaida Catalán, experts de l’ONU et « héros »


    « Dans les jours qui ont suivi, il y a eu un face-à-face sur la route de l’aéroport entre les FARDC et les casques bleus uruguayens qui voulaient enquêter dans la zone de disparition », indique un enquêteur onusien cité dans l’article de RFI et du Monde.  « Les conditions d’enquête sont difficiles : pas d’Internet, peu d’eau, un seul 4×4 et des militaires congolais qui restreignent leurs déplacements et nuisent à leur travail », peut-on lire dans les notes confidentielles.

    Le mystérieux Jean-Bosco Mukanda

    Les enquêteurs identifient rapidement un témoin au rôle trouble, qui semble avoir des liens avec les miliciens Kamuina Nsapu et les autorités : Jean-Bosco Mukanda. « Âgé de 36 ans, il n’est officiellement qu’un enseignant de la petite bourgade délaissée de Bunkonde et un bon père de six enfants. Mais il semble avoir tout vu, tout su. » Ils écrivent même rapidement un document à son sujet, intitulé « témoin ou participant ? ». C’est ce même Mukanda qui permettra aux enquêteurs de retrouver les corps des deux experts, le 27 mars 2017.

    Mais l’enquête ne se termine pas là. Des agents de l’ONU vont essayer de découvrir l’identité des assassins et leurs motivations. « Deux agents du JMAC, le service de renseignement civil de la Monusco, sont dépêchés à Kananga à compter du 16 avril pour soutenir l’équipe de recherche de l’ONU. Dans leur rapport interne, ils disent d’emblée avoir rencontré le responsable local de l’Agence nationale de renseignement (ANR), soulignant sa « position extrêmement défensive et les griefs de ce dernier à l’encontre des experts » « .

    À New York, le Département des affaires politiques des Nations unies redoute déjà les conséquences politiques

    Par ailleurs, le général djiboutien Abdounasir Awale, chef de la police de l’ONU (UNPOL), « constitue une « task force » composée de six enquêteurs. Ce militaire veut faire avancer le dossier alors qu’à New York, le Département des affaires politiques des Nations unies « redoute déjà les conséquences politiques ».

    « Sans le savoir, ce haut gradé djiboutien lance, depuis Kinshasa, une enquête qui le mènera à questionner la version des autorités congolaises, lit-on encore dans l’article de RFI et du Monde. Ses policiers déployés sur le terrain retrouvent l’intriguant Jean-Bosco Mukanda. L’informateur a été arrêté par l’armée congolaise le 8 avril 2017 dans la matinée, à Bunkonde, accusé d’avoir menacé un prétendu milicien, selon ses dires. Quelques heures après, il est libéré, sans plus d’explications. Et il reprend contact avec l’ONU. »

    Le gouvernement impliqué ?

    Les hommes d’Awale se heurtent à leur tour à des difficultés dans leurs relations avec les autorités. « L’information est de moins en moins accessible. Il y a de plus en plus de secret. L’équipe a aussi constaté un engagement faible de l’auditorat militaire de Kananga dans cette enquête », écrivent-ils.

    Entre temps, une vidéo de l’exécution de Michael Sharp et Zaida Catalan a été obtenue par les enquêteurs, avant que les autorités congolaises se s’empressent de la diffuser à la presse à Kinshasa. Dans leurs notes confidentielles, les enquêteurs de l’ONU s’interrogent. « Jean-Bosco [Mukanda] n’est-il pas la même personne qui filme et parle sur la vidéo ? » Ils vont même jusqu’à poser des questions plus lourdes encore : « La vidéo a-t-elle été produite/arrangée pour faire porter la responsabilité du meurtre aux Kamuina Nsapu ? Le gouvernement est-il impliqué ? Est-ce que cette vidéo a été faite pour torpiller notre enquête et à des fins politiques ? »

    La Task Force a le sentiment que le procureur militaire cache d’autres aspects qui pourraient impliquer l’influence du gouvernement

    Dans une note confidentielle du 12 mai 2017, ils dressent un constat accablant sur l’enquête congolaise de l’auditorat militaire : « L’équipe de la Task Force a le sentiment que le procureur militaire se satisfait de la vidéo et des aveux sans autres détails de l’unique suspect, Ilunga Evariste. Et ce, afin de cacher d’autres aspects du meurtre qui pourraient impliquer l’influence cachée du gouvernement dans ce dossier. »

    Contacté par RFI, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mendé, a déclaré : « si les Nations unies ont des informations qui indiquent qu’un agent de l’État s’est rendu coupable d’actes délictueux ou criminels, nous serions reconnaissants aux Nations unies de remettre ces informations […] pour que des poursuites soient engagées ». Il dit par ailleurs « n’avoir aucun élément qui indique des entraves » aux diverses enquêtes de l’ONU.

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  • Le Nigeria défendra son titre contre l’Afrique du Sud en CAN féminine

    Le Nigeria défendra son titre contre l’Afrique du Sud en CAN féminine

    Le Nigeria défendra son titre de champion d’Afrique contre l’Afrique du Sud samedi à Accra, la capitale ghanéenne.

    Grâce à leurs victoires en demi-finales, les Nigérianes et les Sud-africaines se qualifieront également pour la Coupe du Monde Féminine de la FIFA en France, la huitième pour le Nigeria et la première pour l’Afrique du Sud.

    Les Super Falcons du Nigeria ont eu besoin de passer l’étape des tirs au but pour battre le Cameroun après 120 minutes sans but, tandis que l’Afrique du Sud battait le Mali 2 : 0 dans l’autre demi-finale.

    A lire aussi :Défaite des Black Queens du Ghana

    Le Cameroun et le Mali doivent maintenant se qualifier pour le match de barrage pour la troisième place de la journée vendredi, où le vainqueur se verra offrir une place en Coupe du Monde.

    Lors de la première demi-finale, qui était une répétition des deux dernières finales de la CAN féminine, le Nigeria et le Cameroun ont passé plus de 120 minutes sans marquer un but.

    Il y a eu plus d’animation lors des tirs au but après le match. Les Nigérians ont inscrit les quatre buts de leur équipe ; Ngozi Ebere marquant le penalty décisif.

    Le Cameroun a été défait à la suite des deux tentatives ratées des joueuses Gaëlle Enganamouit et Geneviève Ngo Mbeleck.

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    Il s’agissait de la première séance de tirs au but de ce tournoi en 10 ans et de la dixième victoire du Nigeria sur le Cameroun en CAN féminine.

    Les Banyana Banyana, menée par la capitaine Janine Van Wyk sont entrée dans l’histoire en atteignant leur première phase finale de Coupe du Monde grâce à un but en chaque période contre le Mali.

    Les deux équipes avaient revendiquées des penaltys rejetés par l’arbitre : le Mali pour un ballon touché de la main et l’Afrique du Sud pour une faute.

    A la demi-heure de jeu, l’Afrique du Sud réussit une percée qui permet à Thembi Kgatlana de tromper la gardienne malienne Adoudou Konate.

    Kgatlana totalise cinq buts, ce qui fait d’elle la meilleure buteuse lors de cette CAN au Ghana.

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    Le Mali n’a pas cessé d’insister pour égaliser mais n’a pu concrétiser ses passes décisives dans la surface de réparation.

    L’Afrique du Sud s’est assurée de la victoire à neuf minutes de la fin, lorsque Lebohang Ramalepe, d’une frappe du côté droit de la surface de réparation a nettoyé le coin supérieur gauche du filet de la gardienne malienne.

    Cette victoire a déclenché des célébrations endiablées sous la houlette de Van Wyk, qui a déclaré avant le tournoi que ce serait un tournoi émouvant pour elle et plusieurs joueuses seniors, car ce pourrait être la dernière chance pour l’une d’entre elles de se qualifier pour une Coupe du Monde.

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  • Satellite : l’Éthiopie se lancera à la conquête du ciel en septembre 2019

    Satellite : l’Éthiopie se lancera à la conquête du ciel en septembre 2019

    L’Éthiopie aura à partir de septembre 2019 son propre satellite, grâce à l’aide de la Chine, qui doit prendre en charge 75 % des 8 millions de dollars nécessaires au développement de la capsule.

    Le tout premier satellite éthiopien devrait être lancé depuis le territoire chinois au mois de septembre 2019, a annoncé le directeur général du Ethiopian Space Science and Technology Institute (Essti) d’Addis-Abeba, Solomon Belay Tessema, cité par le journal The East African.

    Si la Chine va contribuer massivement à la réalisation de ce projet – Pékin a promis 6 millions de dollars (5,3 millions d’euros) quand le coût total du satellite est évalué à 8 millions de dollars -, les commandes et le contrôle resteront en Éthiopie. « Le transfert de technologie induit permettra aux scientifiques éthiopiens de designer, construire et lancer eux-mêmes leur deuxième satellite, de manière indépendante », assure en outre Solomon Belay Tessema.

    Données environnementales

    20 ingénieurs éthiopiens en aérospatiale sont impliqués dans le projet, qui sera aussi suivi par une soixantaine d’étudiants de master et de doctorants de l’Essti et de l’Observatoire astronomique et centre de recherche d’Entoto, le premier de son genre en Afrique de l’Est, opérationnel depuis 2015.

    Avec cet engin, destiné selon Solomon Belay Tessema à recueillir des données sur l’eau, l’agriculture, le changement climatique et l’environnement, l’Éthiopie rejoint l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Nigeria, l’Algérie, le Maroc, le Ghana et le Kenya, tous détenteurs de leurs propres satellites d’observation. Luanda a aussi tenté l’aventure en décembre 2017, mais a perdu quatre jour plus tard le contrôle de son appareil, Angosat-1, lancé depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan.

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