Author: Don Kayembe

  • Gabon-France : l’appel de Jean Ping salué par le parti de Jean-Luc Mélenchon

    Gabon-France : l’appel de Jean Ping salué par le parti de Jean-Luc Mélenchon

    Dans un communiqué diffusé le 19 novembre, la commission Internationale Afrique de La France insoumise, le parti de Jean-Luc Mélenchon, a invité « à répondre favorablement » à l’appel au rassemblement de Jean Ping.

    La commission Internationale Afrique de La France insoumise, le parti de Jean-Luc Mélenchon, a invité, le 19 novembre, « à répondre favorablement » à l’appel au rassemblement de Jean Ping. À l’origine de ce communiqué : Patrice Finel, conseiller Afrique et ami de longue date de Mélenchon.

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  • Cameroun : Maurice Kamto en froid avec Protais Ayangma, figure du patronat

    Cameroun : Maurice Kamto en froid avec Protais Ayangma, figure du patronat

    Maurice Kamto, le candidat arrivé en deuxième position à la présidentielle du 7 octobre, avait espéré que le quotidien « Mutations », détenu par Protais Ayangma, une figure du patronat, se mettrait au service de sa campagne.

    En 2009, Protais Ayangma avait échoué à prendre la tête de l’organisation patronale Gicam, dont il était le vice-président. Depuis, il n’a pas chômé : il a fondé Entreprises du Cameroun (Ecam), un groupement de PME, et a dirigé l’assureur Saham Cameroun (jusqu’en 2015). Aujourd’hui, il préside le conseil d’administration de Saham Congo et, au sein de son cabinet de conseil Prévoyance-Assurance-Assistance (P2A), il travaille à la création d’une compagnie sous-régionale de réassurance.

    À 67 ans, Ayangma est plus qu’une figure du patronat. Un temps haut placé dans la hiérarchie du Grand Orient et Loges unis du Cameroun (GoLuc), il est aussi propriétaire du quotidien Mutations.

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  • ONU : déchirements sur le Pacte de Marrakech destiné à encadrer les migrations

    ONU : déchirements sur le Pacte de Marrakech destiné à encadrer les migrations

    « Moteur de croissance » ou épouvantail ? Les migrations, objet d’un Pacte mondial soumis à approbation lors d’un sommet les 10 et 11 décembre à Marrakech, déchaînent les passions dans une période propice aux crises sur plusieurs continents.

    En juillet, à l’exception notable des États-Unis, tous les pays de l’ONU avaient adopté ce Pacte à New York après de longues négociations. Non contraignant, le document de quelque 25 pages, premier du genre sur ce sujet, recense des principes – défense des droits de l’homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale – et une vingtaine de propositions pour aider les pays à faire face aux migrations en facilitant l’information, l’intégration des migrants, l’échange d’expertises… Le Pacte interdit notamment les détentions arbitraires, n’autorisant les arrestations qu’en dernier recours.

    Retraits en série

    Dès 2017, la nouvelle administration républicaine de Donald Trump avait quitté les discussions, affirmant que les dispositions du Pacte étaient contraires à sa politique migratoire et à sa volonté d’en finir avec les arrivées illégales en provenance d’Amérique centrale.

    Depuis juillet, les retraits ou les reports de décision s’accumulent, jetant une sérieuse ombre sur le sommet à venir à Marrakech

    Depuis juillet, les retraits ou les reports de décision s’accumulent, jetant une sérieuse ombre sur le sommet à venir à Marrakech. « Il est crucial que la migration internationale nous unisse plutôt qu’elle nous divise », insiste pourtant le texte.

    La représentante spéciale de l’ONU pour les migrations, la Canadienne Louise Arbour, a balayé mardi les critiques, mettant sur le compte de la xénophobie et de politiques intérieures les volte-face enregistrées. « Ce n’est pas un traité mais un cadre de travail » qui est proposé pour un « sujet mondial », a-t-elle asséné, en insistant sur le caractère non contraignant du texte.


    >>> À LIRE – Pour la Cnuced, les migrations sont une chance pour l’Afrique


    À l’été, la Hongrie s’était rapidement alignée sur la position américaine et, à l’approche du sommet au Maroc, plusieurs autres pays viennent aussi de renoncer ou de geler leur décision, comme encore mercredi l’Italie qui a choisi de s’en remettre à son Parlement. Parmi eux figurent l’Australie, la République tchèque, Israël, la Pologne, l’Autriche, la Bulgarie, la Slovaquie, la Belgique… Et même la Suisse, confrontée à une opposition parlementaire. Un comble, alors que le Pacte a été négocié pendant 18 mois sous la houlette de ce pays et du Mexique, co-facilitateurs pour le consensus mondial acquis en juillet.

    Selon eux, les 27 pays de l’Union européenne avaient parlé tout au long des négociations « d’une seule voix ». Certains d’entre eux avancent aujourd’hui des craintes de voir déferler des migrants. Le texte est « dangereux », il « incitera des millions de personnes à prendre la route », a ainsi déclaré Budapest. Il ne « garantit pas la sécurité de la Pologne », a renchéri Varsovie.

    Des arguments « pas très précis »

    Tous ces arguments « ne sont pas très précis », rétorque Louise Arbour, en laissant poindre son incompréhension alors que le texte « protège la souveraineté » des États : « Espérons que ces pays rejoignent à l’avenir le Pacte ». « Cela peut vouloir dire qu’ils prennent la question au sérieux », veut croire la présidente de l’Assemblée générale de l’ONU, l’Équatorienne Maria Fernanda Espinosa. « L’histoire de l’humanité est l’histoire de peuples en mouvement », rappelle-t-elle.

    « Les migrants sont un moteur extraordinaire de croissance » et ce « Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulée (…) est un pas sans précédent pour accroître la coopération internationale », avait estimé en juillet le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Selon lui, 60.000 migrants sont décédés depuis 2000 en mer, dans le désert ou ailleurs. « Le Pacte mondial n’imposera rien à personne, mais il propose des solutions », avait alors résumé le co-facilitateur mexicain, l’ambassadeur Juan José Gomez Camacho.

    Des ONG avaient salué l’adoption du texte, tout en réclamant la levée des barrières interdisant aux migrants d’accéder à l’aide humanitaire

    Le nombre de migrants dans le monde est estimé à 258 millions, soit 3,4 % de la population mondiale. Plusieurs ONG, comme Amnesty International ou la Fédération internationale de la Croix-Rouge, avaient salué l’adoption du texte, tout en réclamant la « levée des barrières interdisant à des migrants vulnérables d’accéder à l’aide humanitaire et aux services de base ».

    Après le sommet de Marrakech, où le texte doit être formellement entériné sans signature, une résolution est prévue à l’Assemblée générale. Avec une dernière approbation sans vote et par consensus, espère-t-on encore à l’ONU. Pour la suite, un réseau de coordination sur les migrations pourrait être établi au sein de l’ONU, selon Louise Arbour.

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    Maroc: le président gabonais Ali Bongo est arrivé à Rabat

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  • Ghana : Nana Konadu Rawlings conserve des partisans au sein de l’opposition

    Ghana : Nana Konadu Rawlings conserve des partisans au sein de l’opposition

    Si Nana Konadu Rawlings, l’épouse de l’ancien président ghanéen Jerry Rawlings, est moins impliquée dans le débat national depuis sa défaite à la présidentielle de 2016, elle conserve néanmoins des partisans au sein du principal parti d’opposition.

    À tout juste 70 ans, Nana Konadu Rawlings a-t-elle définitivement tourné le dos à la politique ? Même si elle s’exprime toujours dans les médias, l’épouse de Jerry Rawlings, l’ancien président ghanéen, est moins impliquée dans le débat national depuis son cuisant échec à la présidentielle de 2016. Seule femme en lice, elle n’avait recueilli que 0,15 % des suffrages.

    Celle que l’on a longtemps comparée à Hillary Clinton avait fondé le Parti démocratique national (NDP) en 2012, après avoir claqué la porte du Congrès démocratique national (NDC), la formation de son époux. Elle n’avait notamment pas supporté que les militants du NDC lui préfèrent un autre candidat pour les représenter à la présidentielle de décembre 2012.

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  • RDC: l’épidémie d’Ebola a déjà fait plus de 240 victimes

    RDC: l’épidémie d’Ebola a déjà fait plus de 240 victimes


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 13:05

    Le nouveau bilan de l’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la RDC depuis le 1er août s’élève à 241 morts, selon le ministère de la Santé. Dix-neuf personnes sont décédées en cinq jours la semaine dernière. Ces chiffres inquiètent les équipes de riposte, qui doivent déjà travailler dans des conditions difficiles.

    La situation est inquiétante et l’épidémie ne semble pas près de s’arrêter dans le Nord-Kivu. D’autant que l’insécurité freine les efforts pour contenir Ebola, comme l’explique Tarik Yacharevitch (Jasarevic), porte-parole de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) : « C’est un contexte très difficile. Il y a eu un grand nombre d’incidents sécuritaires dans les dernières semaines, les derniers mois, qui ont ralenti notre travail. Mais nous sommes là. L’OMS a plus de 300 personnes sur le terrain et nous faisons de notre mieux pour mettre en place toutes les mesures de riposte. »

    Dans un tel contexte, il est compliqué d’endiguer correctement la propagation du virus. Les équipes de riposte sont chargées de repérer toutes les personnes ayant été en contact avec un malade, mettre en place des quarantaines. Des mesures contraignantes, parfois envahissantes, qui peuvent susciter des résistances. Par exemple, les morts d’Ebola doivent être inhumés selon une procédure spéciale, « l’enterrement digne et sécurisé ».

    Une procédure indispensable, mais compliquée pour les proches des victimes, selon Céline Degen, coordinatrice pour le CICR à Butembo : « Ce sont des gens qui sont habillés de la pointe des cheveux à la pointe des pieds en plastique et qui vaporisent du chlore sur votre proche, sur son cercueil, qui le mettent dans un sac. C’est extrêmement violent. C’est faire violence, en fait, à ces gens qui ont des habitudes et des rites très particuliers et que le virus vient complètement déstabiliser. Et donc, les gens, parfois, peuvent vouloir se cacher d’avoir été malades, vouloir enterrer leurs morts sans en prévenir les épidémiologistes et les médecins. »

    Mais malgré quelques résistances d’une population déjà meurtrie par les violences, la société civile se mobilise, avec des dizaines de volontaires qui sensibilisent aux bonnes pratiques contre Ebola.

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  • Égypte : les personnalités ” Afrique ” du Caire

    Égypte : les personnalités ” Afrique ” du Caire

    Dans l’entourage d’Abdel Fattah al-Sissi, trois personnalités sont centrales lorsqu’il est question des dossiers « Afrique » : les ministres Mohamed Chaker et Sahar Nasser et Mohamed Salem, le PDG de Silicon Industries Corporation.

    Deux politiques et un patron. Au gouvernement, Mohamed Chaker  et Sahar Nasser sont chargés de dossiers continentaux cruciaux.

    Amr Abdallah Dalsh/REUTERS

    Le premier, à la tête du ministère de l’Électricité et des Énergies renouvelables, cherche notamment à renforcer la coopération avec le Soudan pour faire de l’Égypte l’axe principal de l’interconnexion électrique entre l’Europe, les pays arabes et l’Afrique. Il fut l’un des rares ministres à conserver son portefeuille lors du remaniement de juin 2018.

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  • Égypte : Sissi, africain mais pas trop

    Égypte : Sissi, africain mais pas trop

    Désigné à la tête de l’institution panafricaine pour un an, le pays des pharaons, souvent qualifié de « trop arabe », veut profiter de cette présidence pour avancer ses pions sur le continent. Sans proposer une véritable vision pour l’Afrique.

    Dans les coulisses du dernier sommet de l’Union africaine (UA), l’absence d’Abdel Fattah al-Sissi a fait grincer des dents. « Il n’était pas à Nouakchott en juin et n’est pas à Addis aujourd’hui… Ça montre un certain mépris pour l’institution, s’agace un responsable à la Commission de l’UA. Lorsqu’il a besoin de nous, il sait où nous trouver. Mais lorsqu’il faut contribuer à notre action, on ne le voit plus. »

    « Les diplomates égyptiens sont très bons, mais leur retrait assumé et leur condescendance historique vis-à-vis des Africains, ça fait toujours beaucoup parler ! » renchérit un connaisseur. C’est peu dire que la désignation de l’Égypte, par les pays d’Afrique du Nord – à qui revenait la décision cette année –, à la présidence de l’UA, à compter de janvier 2019, et ce pour une durée d’un an, n’a pas fait que des heureux dans les couloirs de l’institution.

    L’après Kagame

    « Il y a des inquiétudes claires, car on le sait, les “grands pays” comme l’Afrique du Sud, le Nigeria et bien sûr l’Égypte ont toujours tendance à traîner les pieds, note un observateur sous le sceau de l’anonymat. La crainte, c’est de voir arriver un “gros morceau” peu investi et que le mouvement très dynamique de cette dernière année ne s’étiole. Ce n’est pas simple de prendre la présidence après Paul Kagame. » Le président du Rwanda a calqué sa gouvernance à la tête de l’institution sur celle de son pays, mêlant méthodes autoritaires et approche managériale dynamique, tout en incarnant une Afrique moderne, développée et insoumise à l’Occident.

    Si sa technique « commando » est jugée « trop informelle » et « offensive » par beaucoup de diplomates, de l’aveu de tous, le Rwanda a tout de même réussi à amorcer avec brio les réformes attendues et assuré une présidence « exceptionnelle ». « Un tel investissement, c’est du jamais-vu. Le Rwanda a investi beaucoup de temps et d’efforts dans sa présidence. Ils étaient très présents à la Commission, ils ont beaucoup travaillé… Je ne crois pas que ce soit l’intention de l’Égypte », admet un diplomate égyptien en poste à l’UA. Difficile donc pour Sissi de reprendre le flambeau d’un prédécesseur à ce point loué.

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  • [Analyse] Pourquoi la cause des femmes patine au Maroc

    [Analyse] Pourquoi la cause des femmes patine au Maroc

    Asma Lamrabet, démissionnaire en mars 2018 de la Rabita des oulémas pour sa position en faveur de l’égalité sur l’héritage, qui dérangeait les conservateurs, analyse pourquoi la condition féminine est malmenée aujourd’hui au Maroc.

    Le Maroc a connu, avec l’avènement du roi Mohammed VI, une grande dynamique de réformes juridiques concernant la question des droits des femmes. Grâce à l’ensemble des lois promulguées dans le cadre de la réforme du code de la famille, en 2004, conforté par les dispositions de la nouvelle Constitution, en 2011, le pays avait à sa disposition un arsenal législatif à même de concrétiser des avancées majeures sur le terrain des réalités sociales.

    Pourtant, force est de constater aujourd’hui une certaine « régression » des droits des femmes, corroborée par des études internationales – dont le dernier rapport du Forum économique mondial sur l’égalité femmes-hommes, publié en novembre 2017, qui place le Maroc au 136e rang sur 144 pays étudiés.

    Réformes dans l’impasse

    Alors qu’il y a quelques années le pays était bien parti pour améliorer la situation des droits des femmes, comment expliquer ce recul que l’on perçoit actuellement ? Pourquoi n’y a-t-il eu quasi aucune tentative pour mettre en œuvre ces réformes ?

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  • Honduras: verdict atttendu dans le meurtre de la militante Berta Caceres

    Honduras: verdict atttendu dans le meurtre de la militante Berta Caceres


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 12:36

    Au Honduras, la Cour suprême de justice de Tegucigalpa doit rendre son verdict ce jeudi 29 novembre dans l’affaire du meurtre de la militante des droits humains Berta Caceres, assassinée pour s’être opposée à un barrage hydraulique.

    Au Honduras, la Cour suprême de justice de Tegucigalpa rendra son verdict ce jeudi dans l’affaire du meurtre de Berta Caceres. Huit personnes sont accusées du meurtre en 2016 de cette défenseure des droits humains qui se battait entre autres contre un projet de barrage hydroélectrique.

    Pour Karina Sanchez, du Centre pour la justice et le droit international (Cejil), de graves irrégularités ont entaché l’enquête menée par les autorités locales. Cela a empêché de remonter jusqu’aux commanditaires de cet assassinat.

    « Les auteurs directs de ce crime vont être jugés et condamnés, se félicite-t-elle. Mais on attend toujours le procès de David Castillo, considéré comme le premier commanditaire de cet assassinat. Il était le dirigeant de Desa, une société hydroélectrique. Mais il y a un procès parallèle, à part, puisqu’il a été arrêté plus tard. »

    « Nous pensons qu’il y a tout un système criminel derrière l’assassinat de Berta Caceres, poursuit Karina Sanchez. Ce système est responsable non seulement de cet assassinat et de sa planification, mais aussi de toutes les affaires qui ont été dénoncées précédemment, par exemple la tentative d’assassinat contre Berta Caceres en février. »

    « Il y a encore beaucoup d’informations à collecter et de liens à établir en raison du contexte de ce crime. Cela n’a pas vraiment été fait et c’est préoccupant. L’Etat se doit de réagir, a un devoir de vigilance, avec des moyens, de l’indépendance, avec impartialité, dans cette affaire emblématique », conclut Karina Sanchez.

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