Author: Don Kayembe

  • [Reportage] Le bataillon mauritanien du G5 est prêt à 80%, selon l’armée

    [Reportage] Le bataillon mauritanien du G5 est prêt à 80%, selon l’armée


    Par
    RFI

    Publié le 27-11-2018
    Modifié le 27-11-2018 à 04:54

    A la frontière avec le Mali, environ un millier de soldat mauritaniens est en train de prendre position pour constituer le bataillon mauritanien de la Force conjointe du G5 Sahel (Mauri-Bat). RFI a pu se rendre pour la première fois à Nbeiket Lahouach, la localité qui doit accueillir le poste de commandement de la zone Ouest. Si les travaux du PC n’ont pas encore commencé, les troupes côté mauritanien sont bien là, prêtes à contrer une éventuelle menace terroriste dans la région.

    Pour l’heure, ce n’est qu’une stèle en béton peinte en blanc. Elle symbolise l’emplacement du futur poste de commandement de la Force conjointe à Nbeiket Lahouach. A la tête du bataillon mauritanien, le colonel Sidi Ahmed Ould M’Haimid espère voir débuter le chantier dans les semaines qui viennent. L’endroit est idéalement placé, au nord de la forêt de Ouagadou, repère de jihadistes maliens contre lequel l’armée mauritanienne intervient depuis près d’une dizaine d’années.

    « La frontière est à 25 km à partir d’ici. J’espère que les travaux vont commencer dans les jours qui viennent, dans les 15 à 30 jours peut-être…», dit-il.

    Ce bataillon, opérationnel à 80%, précise l’armée mauritanienne, est appelé à intervenir sur ce que les militaires appellent le fuseau ouest, c’est-à-dire le long de la frontière mauritano-malienne, avec un droit de poursuite de 50 kilomètres qui pourraient être portés prochainement à 100 kilomètres. Comme le souligne le dernier rapport du Conseil de sécurité de l’ONU sur la force conjointe du G5, l’opération El Emel menée en juillet dernier a été conduite par deux bataillons mauritaniens avec pour objectif la neutralisation des terroristes dans une zone comprise entre les villes de Bassikounou en Mauritanie et Nampala au Mali.

    Du développement de petites infrastructures pour se faire accepter

    Dans le cadre de l’appui à la force conjointe, l’Union européenne a prévu de dépenser environ 17 millions d’euros en Mauritanie, dont près de la moitié servira à la construction en dur de ce poste de commandement. Il devrait être terminé dans un an, selon le calendrier prévisionnel de l’UE validé par le commandant de la force du G5 début novembre.

    Reportage en Mauritanie où le Mauri-Bat est prêt

    27-11-2018
    – Par
    Olivier Fourt

    Mais le colonel Sid M’Haimid se dit prêt à intervenir dès maintenant, même s’il ne recevra pas ses véhicules blindés avant le mois de mars. A trois kilomètres de l’emplacement du futur PC, les hommes de la première compagnie motorisée du Mauri-Bat occupent depuis quelques semaines une position dissimulée entre deux dunes. « C’est la position-clé de toute la région qui permet de contrôler tous les mouvements vers la frontière, et à partir de la frontière vers Nbeiket-Lahouach », reprend le colonel Sidi Ahmed Ould M’Haimid.

    La deuxième compagnie motorisée est également constituée et en attente sur place, alors que 120 militaires supplémentaires appartenant à la compagnie blindée-mécanisée doivent rejoindre le dispositif d’ici deux à trois mois nous explique-t-on.

    Le puits de Nbeiket-Lahouach a été longtemps été un carrefour pour les nomades, les unités méharistes et les trafiquants de toutes sortes. Le projet européen d’appui à la sécurité et au développement en Mauritanie prévoit la construction d’une piste d’aviation en latérite mais aussi la mise en place d’un forage pour fournir de l’eau aux soldats sans pénaliser l’agriculture et l’élevage local. Enfin un hôpital mobile destiné aux militaires mais aussi aux civils devrait aider la force du G5 à se faire accepter dans la région.

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  • RDC: les retards du processus électoral pointés dans un second rapport du GEC

    RDC: les retards du processus électoral pointés dans un second rapport du GEC


    Par
    RFI

    Publié le 27-11-2018
    Modifié le 27-11-2018 à 02:16

    A moins d’un mois d’élections cruciales en RDC, le Groupe d’étude sur le Congo (Gec), qui dépend de l’université de New York, publie le deuxième volet d’une série de rapports intitulés : « RDC : les élections de tous les dangers ». Principale conclusion de cette deuxième étude : les retards enregistrés dans l’organisation des élections. Plus de deux ans après la date prévue par la Constitution, ces retards sont dûs aux choix politiques de la coalition au pouvoir.

    Il y a d’abord ces rounds de « concertations nationales » entre pouvoir et opposition. Un premier en 2013, deux ans à peine après les élections très contestées de 2011. Puis un autre, à trois mois seulement de la présidentielle fin 2016.

    Ces discussions, sous couvert de porter sur le processus électoral, ont permis de mieux retarder les échéances, estiment les chercheurs du groupe d’étude américain.

    Il y a ensuite la gestion du calendrier électoral. En mai 2014, la Céni publie un premier échéancier mais n’y figure aucune date pour les législatives et surtout la présidentielle. Résultat : levée de boucliers du côté de l’opposition et blocage.

    En février 2015, nouveau chronogramme avec cette fois une présidentielle programmée… fin 2016. Mais le programme est très serré. D’autant plus difficile à tenir que le gouvernement décide de redécouper les provinces du pays : de 11 elles passent à 26 !

    Pour le groupe de chercheurs, tout cela révèle un manque de volonté politique d’organiser les élections.

    Enfin autre facteur qui risque à nouveau de retarder le scrutin : le refus des autorités d’accepter l’aide de l’ONU pour acheminer le matériel électoral. Sans parler du choix tardif (en août 2017) d’avoir recours à des ordinateurs pour voter. Mais aussi de racheter l’ensemble du matériel électoral : urnes, isoloirs, etc, plutôt que de réutiliser celui de 2011, obligeant la Céni à redéployer, une nouvelle fois, tout ce matériel dans un pays gigantesque où il y a très peu de routes.

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  • Côte d’Ivoire: Guillaume Soro souhaite la libération de Charles Blé Goudé

    Côte d’Ivoire: Guillaume Soro souhaite la libération de Charles Blé Goudé


    Par
    RFI

    Publié le 27-11-2018
    Modifié le 27-11-2018 à 01:44

    L’Una-Fesci, une amicale qui rassemble les anciens responsables de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire, a été lancée ce week-end. Une cérémonie à laquelle a participé Guillaume Soro, lui, qui a dirigé ce syndicat autrefois très puissant pendant trois ans alors qu’il était étudiant. Le président de l’Assemblée nationale a tenu un discours prônant la réconciliation et a même dit souhaiter la libération de Charles Blé Goudé, actuellement jugé à la CPI aux côtés de l’ex-président Laurent Gbagbo pour crimes contre l’humanité durant la crise post-électorale de 2010-2011.

    « Oui, il fut un temps où pour des raisons politiques et idéologiques, il nous est arrivés de nous affronter », a déclaré Guillaume Soro devant un parterre d’anciens responsables de la Fédération estudiantine d’horizons politiques divers. « Je suis très heureux d’être ici, a-t-il poursuivi, pour sceller la réconciliation entre tous les fils et toutes les filles de la Fesci. »

    Le président de l’Assemblée nationale qui a dirigé ce syndicat entre 1995 et 1998 est même allé plus loin. Il a évoqué Charles Blé Goudé son successeur à la tête de la Fesci et adversaire pendant la crise post-électorale et dit souhaiter que ce dernier retrouve un jour la liberté.

    Alors que l’échiquier politique ivoirien est en pleine recomposition depuis l’éclatement de la coalition au pouvoir, Guillaume Soro reste l’une des grandes inconnues.

    Récemment, le RACI, son principal mouvement de soutien l’a appelé à se présenter à la présidentielle dans deux ans. L’intéressé, en froid avec le parti au pouvoir, laisse pour l’instant planer le doute sur sa candidature.

    Selon le politologue ivoirien Arthur Banga, par ce discours rassembleur, Guillaume Soro tend la main aux anciens fescistes de sa génération, en quête de potentiels alliés s’il décidait de se lancer dans la course pour 2020. Guillaume Soro « n’a jamais rompu avec la Fesci », rappelle l’analyste, même si « tous ne le suivront pas ».

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  • Recrudescence d’attaques de Boko Haram au Niger et au Nigeria

    Recrudescence d’attaques de Boko Haram au Niger et au Nigeria


    Par
    RFI

    Publié le 27-11-2018
    Modifié le 27-11-2018 à 01:30

    Quinze jeunes filles enlevées en fin de semaine dernière dans la région de Diffa, au Niger, huit morts dans l’attaque d’une société de forage quelques jours plus tôt et, de l’autre côté de la frontière, une centaine de militaires tués au Nigeria. Le bilan des récentes attaques de Boko Haram est très lourd et les militaires n’arrivent plus à faire face. Comment expliquer ce regain de violences ?

    L’armée nigériane est dépassée par Boko Haram. La semaine dernière, les soldats ont abandonné l’une de leurs positions, près de la frontière avec le Niger, à Gashagar, après avoir subi quatre attaques de la part du groupe terroriste. A l’origine de ces violences, se trouve la branche affiliée au groupe Etat islamique qui s’était dissociée, il y a trois ans, du leader Abubakar Shekau.

    Depuis, cette branche de Boko Haram n’a cessé de prendre de l’importance et elle représente, aujourd’hui, une véritable menace pour l’armée nigériane. Selon une source autorisée, les militaires ne contrôlent plus qu’une seule base près de la frontière nigérienne, à Damasak, mais ils ne sont pas en position de force et y vivent enterrés dans des tranchées.

    C’est ainsi que cette branche de Boko Haram a pris de l’importance, en visant les sites de l’armée pour récupérer du matériel militaire. Selon un chercheur à l’International Crisis Group, le mouvement terroriste dispose aujourd’hui de chars d’assaut et de lance-missiles mobiles.

    C’est aussi grâce à cet équipement que cette division de Boko Haram peut mener des attaques de grande ampleur et ce, des deux côtés de la frontière, comme on l’a vu ces dernières semaines.

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  • Sénégal: les étudiants du privé en colère

    Sénégal: les étudiants du privé en colère


    Par
    RFI

    Publié le 27-11-2018
    Modifié le 27-11-2018 à 01:15

    Au Sénégal, près de 40 000 étudiants passés de l’enseignement public au secteur privé sont sur le carreau depuis plus d’un mois car l’Etat qui est à l’origine de ce transfert faute de place dans les facultés, refuse, pour le moment, de régler la facture. Ce dimanche, en expliquant que l’Etat n’avait pas budgété suffisant de fonds et qu’il ne pouvait pas payer une dette qui n’était pas claire, le ministre des Finances Amadou Ba a provoqué la colère de ces étudiants qui ont manifesté ce lundi puis affronté les forces de l’ordre.

    A l’origine de la colère, cet aveu d’Amadou Ba à l’Assemblée nationale : « Donc cette année nous avions des inscriptions budgétaires qui malheureusement ne permettent pas de couvrir les charges…»

    Pour Zacharia Niasse, porte-parole des étudiants passés du public au privé à la demande de l’Etat, cette déclaration du ministre des Finances est une agression. « C’est pourquoi nous ripostons à cette agression. Aujourd’hui ce sont eux qui ont orienté les étudiants dans les écoles privées, ils savent quel est le montant précis qu’il doit payer. C’est qu’ils veulent nous leurrer. On n’a plus d’école, nous sommes dans la rue depuis un mois ! »

    Sur les 16 milliards de francs CFA de dette, l’Etat a indiqué pouvoir en payer pour le moment trois aux écoles privées. Une aberration pour Colly qui étudie dans une école de Management : « Que l’Etat paie la dette pour que nous puissions retourner dans les salles. »

    Des étudiants, cailloux à la main, prêts à en découdre pour retourner sur les bancs. Prêts aussi à discuter, comme Souleymane : « On avait toutes les autorités de ce pays pour pouvoir régler cette question. Mais qu’est-ce qu’on va faire ? Si on nous pousse à faire la violence, on va la faire pour régler la question. Mais si on privilégie le dialogue, on va le faire. »

    Les étudiants ont donc appelé à une rencontre avec les ministres de l’Enseignement supérieur et des Finances. Une première réunion s’est tenue la semaine passée mais les grévistes n’y ont pas été conviés.

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  • Madagascar: que contient le projet de loi de Finances 2019?

    Madagascar: que contient le projet de loi de Finances 2019?


    Par
    RFI

    Publié le 27-11-2018
    Modifié le 27-11-2018 à 01:09

    Les députés se réunissent aujourd’hui en séance plénière en vue de l’examen et de l’adoption du projet de loi de Finances (PLF) pour 2019. L’examen a commencé hier. Ce projet de loi, le plus important de l’année, instaure le budget de l’Etat, ses recettes et ses dépenses : le PLF brosse ainsi le tableau économique du pays. Quelles sont ses grandes orientations ?

    D’abord, les indicateurs économiques. Selon le texte, la croissance malagasy continue d’afficher un taux positif, elle est en légère accélération. En 2019, la croissance est prévue à 5,2%, soit le même taux qu’en 2018. Comme pour ces deux dernières années, c’est le secteur secondaire, celui de l’industrie donc, qui va être le secteur porteur de l’économie.

    → RELIRE : Madagascar: la loi de Finances présentée dans un contexte particulier

    Quels sont les domaines que l’Etat souhaite prioriser ? On va vers un renforcement du secteur social. La santé, l’éducation, l’eau, l’assainissement et la protection sociale sont des priorités nationales pour l’Etat : par exemple, le crédit alloué à l’éducation enregistre une hausse de 16,2%. Autre priorité : désenclaver les zones rurales, surtout celles à fort potentiel économique en construisant des routes. Les ministères concernés obtiendront une part de 9% du budget (soit une hausse de deux points).

    Côté négatif, il est prévu que l’ariary continue sa dépréciation en 2019 par rapport aux principales devises. En cause : le creusement continu du déficit de la balance commerciale, la dépendance de Madagascar vis-à-vis des aides extérieures et la prééminence du dollar américain au niveau du commerce international.

    Cependant, la dépréciation devrait être limitée grâce aux exports de vanille et de produits manufacturés, explique le projet de loi, sur lesquels on attend une accumulation d’importantes réserves de change. La dette publique elle aussi s’alourdit légèrement pour 2019 et s’élève à 374 milliards d’ariary environ.

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  • RDC: Emmanuel Ramazani Shadary en meeting dans le Haut-Katanga

    RDC: Emmanuel Ramazani Shadary en meeting dans le Haut-Katanga


    Par
    RFI

    Publié le 27-11-2018
    Modifié le 27-11-2018 à 00:11

    Le candidat du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition au pouvoir, était ce lundi à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, fief de l’opposant Moïse Katumbi. Originaire du Maniema, il s’est présenté en fils du terroir dans cette province d’où est également originaire Joseph Kabila.

    C’est à 14h45 qu’Emmanuel Ramazani Shadary a débuté son meeting dans un stade Kibasa Maliba rempli. Pendant environ une heure, il a rendu hommage à Joseph Kabila et a expliqué pourquoi il a décidé de lancer sa campagne à Lubumbashi. Il a expliqué également que sa femme ainsi que ces deux premiers enfants sont nés dans l’ex-province du Katanga et que lui-même y a passé l’essentiel de sa vie. « Toute ma vie, toute ma scolarité, toute mon expérience en politique ont commencé ici au Katanga », a-t-il déclaré.

    Il a affirmé avoir remarqué que les ressources minières ne profitaient pas assez aux fils et filles de cette région. Ainsi, toujours selon son constat, beaucoup de jeunes sont touchés par le chômage.

    C’est pour toutes ces raisons, a-t-il ajouté, qu’il sollicite leurs suffrages. « Je vous implore Katanga donnez moi vos voix. Votez pour moi. Faites preuve de respect envers le rais Joseph Kabila. Mes frères du Katanga, votez pour moi à cause du Rais Kabila. Mes frères, aidez-moi ! »

    C’est le troisième meeting de Shadary après Kinshasa et Mbuji-Mayi, tous réputés fiefs de l’opposition.

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  • Tunisie: la venue du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman fait polémique

    Tunisie: la venue du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman fait polémique


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 23:12

    Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, attendu ce 27 novembre à Tunis dans le cadre d’une tournée dans plusieurs pays arabes, sera reçu par le président de la République. Une visite contre laquelle s’insurge la société civile locale.

    Le ton est ferme et les positions très claires. De nombreux représentants de la société civile tunisienne s’opposent à la venue du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, au cœur d’une tourmente après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat saoudien en Turquie. Riyad soutient financièrement plusieurs pays du Maghreb, mais son prince héritier n’est pas pour autant bienvenu dans ces pays.

    Pour Messaoud Romdhani, le président du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), le refus de cette visite se base sur trois raisons majeures : « La première, c’est la mort de Khashoggi, un crime ignoble. Deuxième chose, c’est la guerre yéménite où il y a des dizaines de milliers de civils, morts et blessés. Et troisième chose, la situation des droits de l’homme dans ce pays. »

    Une centaine de manifestants a battu le pavé de l’avenue Habib-Bourguiba ce lundi soir contre la venue du « bourreau de femmes » comme ils appellent le prince héritier. Les conditions des droits de l’homme en Arabie saoudite ont incité un collectif de 50 avocats à saisir la justice contre sa visite.

    « Profaner la terre de la révolution »

    Sur un immeuble de la ville, une immense affiche sur laquelle apparaît la silhouette du prince, tronçonneuse à la main, et ces mots : « Ne viens pas profaner la terre tunisienne de la révolution » habille la façade des locaux du syndicat des journalistes.

    « Le régime saoudien est un régime dictatorial. On est contre cette visite », estime Mohamed Mâali, du Centre pour la liberté de la presse.

    L’escale tunisienne du prince ben Salman s’accompagnerait d’un dépôt à la Banque centrale de deux milliards de dollars et de la fourniture de pétrole à des tarifs préférentiels.

    Jamel M’Sallem, président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), sera très attentif : « Nous sommes vigilants pour refuser toute forme d’ingérence dans la gestion de notre phase de transition démocratique. » Cette visite est la première d’un membre de la famille royale saoudienne depuis la révolution de 2011.

    ►A (ré)écouter : La richesse de l’Arabie saoudite la rend-elle intouchable ?

    ■ Ailleurs au Maghreb

    Si c’est en Tunisie que la protestation bat tous les records et où les syndicats et les associations sont les plus hostiles à la visite, en Algérie et en Mauritanie, au-delà des réseaux sociaux, d’autres voix protestataires, plus politiques, se font entendre également.

    Enfin, si le Maroc, allié traditionnel et historique de Riyad figurait au programme de cette tournée, il n’y est plus, désormais. Un signe supplémentaire des tensions silencieuses entre les deux royaumes.

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  • RCA: le cardinal Nzapalainga s’exprime sur la situation politique et sécuritaire

    RCA: le cardinal Nzapalainga s’exprime sur la situation politique et sécuritaire


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 22:31

    En République centrafricaine (RCA), l’Eglise catholique a décidé de prendre la parole, lundi 26 novembre, à Bangui, la capitale. Une grande conférence de presse à la résidence du cardinal Nzapalainga, l’archevêque de Bangui, a été organisée à laquelle des responsables politiques et des représentants des ambassades ont assisté.

    Ce 26 novembre, l’Eglise centrafricaine a notamment souhaité lancer un message fort au gouvernement et à la Minusca, la Mission de l’ONU en RCA, pour travailler de manière plus efficace, sur le terrain, afin de protéger les civils.

    Dans un contexte de retour des violences dans le pays et après une visite de trois jours sur le terrain, à Alindao, ville du centre du pays théâtre de violences affrontements, le cardinal Nzapalainga, archevêque de la capitale Bangui, a tenu à s’exprimer.

    Il rapporte des témoignages d’Alindao décrivant des « incendies systématiques », un « déferlement de violence ». Il dénonce les groupes armés qui font la guerre pour des postes politiques.

    « Nous condamnons, nous demandons à ce que la vérité soit dite sur ce qui se passe, a déclaré le cardinal Nzapalainga. Aucun des deux groupes ne m’a annoncé qu’ils ont perdu des hommes alors que nous avons des civils, des enfants qui sont morts. Allons-nous assister au massacre de nos populations innocentes ? On ne peut pas marcher dans le sang des Centrafricains pour être ministre, pour s’enrichir ».

    Les prêtres « pas des protecteurs des anti-balaka »

    L’Eglise catholique est souvent considérée comme ayant un parti pris dans le conflit. Monseigneur Nongo-Aziagbia, vice-président de la Conférence épiscopale centrafricaine, met les populations en garde contre les manipulations politiques ou religieuses.

    « L’Eglise catholique, à travers sa hiérarchie, les prêtres sont considérés comme les protecteurs des anti-balaka. Il y a aussi un fort amalgame comme quoi l’Eglise protège uniquement les chrétiens. Au-delà de toutes ces fausses accusations, on est en train de nous pousser vers une guerre de religion, ici en Centrafrique. Nous tenons à promouvoir la paix, l’unité de la République centrafricaine », a déclaré monseigneur Nongo-Aziagbia.

    L’Eglise catholique, accompagnée de la communauté islamique centrafricaine, appellent à ne pas célébrer la fête nationale, ce 1er décembre, mais à commémorer les victimes de ces dernières semaines.

    Une partie de l’opposition s’est réunie, lundi 26 novembre au soir, et a appelé à ne pas participer à la marche du 1er décembre et a appelé à une opération « ville morte » du 1er au 3 décembre.

    RCA: après le retour au calme à Alindao, quels besoins ont les populations ?

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  • Afrique du Sud: instauration d’un salaire minimum

    Afrique du Sud: instauration d’un salaire minimum


    Par
    RFI

    Publié le 26-11-2018
    Modifié le 26-11-2018 à 22:26

    En Afrique du Sud, cela faisait des années que le gouvernement en parlait et c’est chose faite : le pays a désormais un salaire minimum national. Le chef de l’Etat Cyril Ramaphosa a confirmé lundi la loi instaurant un salaire minimum dans l’ensemble du pays. Celui-ci est désormais fixé à 20 rands de l’heure, soit 1,27 euro de l’heure, qui devrait être applicable à partir du 1er janvier 2019. C’est peu, indiquent les syndicats, mais c’est un début.

    Selon les syndicats, 6 millions de Sud-Africains devraient être concernés par ce salaire minimum. Il devrait toucher l’ensemble des travailleurs du pays sauf dans certains secteurs qui ont déjà leur propre grille salariale, comme les employés de maison ou les travailleurs agricoles.

    Cela faisait des années que le gouvernement en parlait coincé entre ses promesses de réduire les inégalités et sa crainte d’effrayer les investisseurs étrangers.

    Pour ses partisans, ce salaire minimum va permettre de s’attaquer à la pauvreté. Ses détracteurs, eux, pensent qu’au contraire ce revenu minimum risque d’accentuer le chômage – qui est déjà à 27% – de nombreux employeurs n’ayant pas les moyens de relever leur rémunération.

    En tout cas, la plupart des syndicats se sont réjouis de cette annonce même s’ils estiment que ce salaire est loin d’être un revenu suffisant.

    Le gouvernement a d’ailleurs admis qu’il ne s’agit en aucun cas d’un salaire minimum vital, mais affirme qu’il s’agit d’un premier pas pour réduire la pauvreté dans le pays le plus industrialisé du continent.

    (Ré) écouter : Afrique du Sud: les difficultés de travail des immigrés congolais (Afrique économie)

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