Author: Don Kayembe

  • Malgré les sanctions, les armes ont continué à affluer au Soudan du Sud, selon une ONG

    Malgré les sanctions, les armes ont continué à affluer au Soudan du Sud, selon une ONG

    Même s’il est soumis à des embargos sur les armes, le Soudan du Sud, en guerre civile depuis décembre 2013, a continué à recevoir de l’armement, qui a transité le plus souvent par des pays voisins, selon un rapport de l’ONG britannique Conflict Armament Research publié jeudi 29 novembre.

    Au terme d’une enquête de quatre années, Conflict Armament Research (CAR) a établi comment des pays de la région, en particulier l’Ouganda, avaient contourné les embargos pour alimenter en armes les protagonistes de la guerre au Soudan du Sud, qui a fait plus de 380 000 morts selon une étude récente.

    Si le Conseil de sécurité des Nations unies a attendu juillet 2018 pour imposer un embargo sur les armes au Soudan du Sud, l’Union européenne (UE) avait interdit dès 1994 à ses États membres de vendre directement des armes au Soudan. Elle avait amendé cet embargo pour inclure le Soudan du Sud à son indépendance du Soudan en 2011.

    Malgré tout, l’armée gouvernementale, l’Armée de libération du peuple soudanais (SPLA), n’a jamais été à cours d’armement et a continué à recevoir des armes fournies par l’Ouganda et provenant parfois d’Europe ou des États-Unis, explique CAR.

    Les rebelles de la SPLA-IO (SPLA en opposition) ont éprouvé beaucoup plus de difficultés à se doter en armes et ont souvent dû se contenter de celles prises à l’ennemi, ajoute l’ONG dans son rapport rendu public jeudi 29 novembre.

    Le directeur général de CAR, James Bevan, a indiqué que son organisation avait mené « une enquête exhaustive, de terrain, sur le type d’armement utilisé », qui l’avait amenée à recenser des centaines d’armes et plus de 200 000 munitions.

    « Le résultat, c’est une photographie scientifique de la manière dont l’interdiction sur les transferts d’armes aux parties en guerre a échoué », a-t-il estimé.

    Le rôle de l’Ouganda

    CAR souligne que, malgré les accusations et rumeurs, aucune arme d’origine chinoise n’est arrivée au Soudan du Sud après mai 2014.

    Mais avant cela, la SPLA avait légalement reçu, via Mombasa au Kenya, deux larges cargaisons d’armes chinoises, dont l’une incluait plus de 27 millions de munitions de petit calibre, des roquettes, des grenades, des missiles, des fusils d’assaut et des mitrailleuses.

    Après l’arrivée de ces cargaisons, plus de 50% des munitions en circulation au Soudan du Sud étaient d’origine chinoise, contre « moins de 2% » auparavant, remarque CAR.

    « La conclusion logique est que les 27 millions de munitions de petit calibre transférées légalement par la Chine à la SPLA en 2014 ont permis à la SPLA de continuer ses opérations dans les années qui ont suivi », indique le rapport.

    Dans le même temps, l’Ouganda « a continué à être un conduit pour le matériel » destiné à la SPLA, ajoute l’ONG. Le président ougandais Yoweri Museveni est un ardent soutien de son homologue sud-soudanais Salva Kiir.

    >>> À LIRE : Soudan du Sud : Riek Machar face à Salva Kiir, un duel interminable

    Kampala est accusé par CAR d’avoir fourni au Soudan du Sud des armes qu’il avait reçues légalement de sociétés européennes et américaines en 2014 et 2015, très probablement sans que celles-ci en aient été informées.

    Ce faisant, l’Ouganda aurait contrevenu à des clauses censées garantir que les armes soient utilisées par les pays vers lesquels elles sont initialement expédiées.

    Des armes prises à l’ennemi

    CAR dit avoir également découvert des preuves de ventes d’armes par le Soudan à la SPLA-IO – ce que les observateurs soupçonnaient depuis longtemps -, mais pas récentes.

    L’étude montre aussi combien les rebelles de l’ancien vice-président Riek Machar ont été isolés et ont eu du mal à se fournir en armes.

    « Malgré les accusations lancées par la SPLA en 2017, CAR a trouvé peu d’indications d’un réapprovisionnement externe de la SPLA-IO depuis la mi-2015 », note-t-elle.

    Les efforts de  Riek Machar au début 2014 pour se faire livrer une « liste de courses » censée inclure 43 millions de munitions, des mortiers, des roquettes, des fusils et des missiles sol-air ont échoué.

    À la place, les rebelles ont dû se contenter des armes prises à l’ennemi sur les lieux de combat.

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  • «1958», l’histoire d’Um Nyobe et du Cameroun mise en scène par Blick Bassy

    «1958», l’histoire d’Um Nyobe et du Cameroun mise en scène par Blick Bassy

    Par




    Faire revivre la mémoire et la transmettre, notamment aux plus jeunes… Voilà l’ambition de 1958, titre du spectacle du chanteur camerounais Blick Bassy. La première de cette création aura lieu samedi 1er décembre, au Centre FGO Barbara, à Paris, dans le cadre du festival Africolor. 1958, au Cameroun, c’est l’année de l’assassinat de Ruben Um Nyobe, fer-de-lance de l’indépendance, attaché au progrès social et au panafricanisme, une sorte de « Sankara camerounais ».

    L’assassinat de Ruben Um Nyobe est l’un des pires crimes de la colonisation. Le corps outragé du leader de l’Union des populations du Cameroun, entré en rébellion, finira coulé dans du béton. Soixante ans après, Blick Bassy, chanteur, écrivain, passeur d’histoire, appelle chacun à ses responsabilités.

    « Il faudrait, dit-il, qu’il y ait vraiment une espèce de reconnaissance de la part de la puissance coloniale qu’était la France. L’autre côté, c’est aussi la responsabilité de nos héritiers, de ces combattants, de ces valeureux guerriers qui ont donné leur vie pour nous, ces gens qui sont morts pour que nous, nous puissions être là aujourd’hui, que nous puissions commencer à entrer dans un petit couloir de souveraineté. »

    Le spectacle 1958 mêlera musiques, chansons inédites, contes et prises de parole. Il devait accueillir un des plus grands rappeurs camerounais, Krotal, mais celui-ci s’est vu refuser son visa par les autorités françaises. Blick Bassy ne cache pas sa colère : « Refuser un visa, c’est un message très fort. C’est peut-être pour dire aux plus jeunes : de toute façon, que vous soyez un leader ou pas, que vous soyez exemplaire ou pas, nous ne vous donnerons pas de visa. Votre seule solution est de prendre la mer. C’est ce que cela veut dire. »

    Après le spectacle, avec ou sans rappeur, 1958 est appelé à devenir un disque, l’année prochaine.

    Écouter l’interview avec Blick Bassy, notre Invité Culture.

    Cameroun, 1958, de Blick Bassy, samedi 1er décembre, à 20h30, au Centre FGO Barbara, à Paris. Dans le cadre du festival Africolor (du 16 novembre au 22 décembre 2018).

    Chronologie et chiffres clés

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  • L’insécurité en Libye menace d’une manière croissante la région

    L’insécurité en Libye menace d’une manière croissante la région


    Par
    RFI

    Publié le 30-11-2018
    Modifié le 30-11-2018 à 02:49

    Les participants à la 12ème réunion ministérielle des pays voisins de la Libye qui s’est tenue ce 29 novembre à Khartoum ont tous insisté sur la nécessité d’instaurer la sécurité en Libye. Les responsables réunis ont pointé la manque de coordination sécuritaire entre eux. La réunion s’est tenue en présence des représentants de la France, de l’Italie, de l’Union africaine, de l’Union européenne et de l’ONU. L’ONU, qui prépare une conférence générale de réconciliation nationale en Libye, a reçu le soutien des participants.

    Face à l’impossibilité d’organiser des élections générales en Libye, avant la fin de l’année, comme le souhaitait la France, Ghassan Salamé, envoyé spécial de l’ONU pour la Libye, n’avait d’autre choix que de revenir à son idée première : organiser une conférence de réconciliation nationale regroupant toute les composantes libyennes et s’appuyant sur le principe de l’accord politique de Skhirat.

    Cette conférence devrait avoir lieu au début de l’année 2019. Elle nommera un gouvernement d’union nationale qui sera chargé d’organiser des élections courant 2019. Ces élections devront permettre à la Libye de recouvrer la paix et de sortir de la période transitoire qui dure depuis la chute du colonel Kadhafi en 2011.

    « L’Union africaine mettra tout en œuvre pour appuyer cette initiative », a annoncé Amira Al Fadel, la représentante de l’Union africaine pour la Libye, qui a soutenu l’idée de cette conférence et a appelé selon l’agence de presse soudanaise (Suna) « à ce que tous les efforts régionaux et internationaux aillent dans ce sens ».

    La présence des groupes armés au sud

    Les intervenants ont par ailleurs tous exprimé leur inquiétude sur la croissance des activités criminelles transfrontalières à partir de la Libye. Ils ont pointé le manque de coordination entre eux. Un fait qui ne fait qu’« encourager le trafic illégal » selon plusieursintervenants.

    Ghassan Salamé a révélé des informations sur la présence des groupes armés nigérians dans le sud-libyen. Plusieurs groupes armés tchadiens et soudanais avaient déjà fait du sud-libyen leur base arrière.

    Le ministre des Affaires étrangères soudanais, Al Dardiri Mohamad Ahmad, a exprimé de son côté son espoir que les opérations communes des pays voisins en accord avec Tripoli puissent réduire le danger des groupes armés installés dans le sud-libyen qui s’est transformé en un champ de bataille alternatif.

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  • RDC: le candidat de Lamuka Martin Fayulu dénonce des «entraves» à sa campagne

    RDC: le candidat de Lamuka Martin Fayulu dénonce des «entraves» à sa campagne


    Par
    RFI

    Publié le 30-11-2018
    Modifié le 30-11-2018 à 05:53

    L’équipe de Martin Fayulu, candidat de la coalition Lamuka à la présidentielle, dénonce des entraves à sa campagne électorale. Au cours d’une conférence de presse ce jeudi, Pierre Lumbi, son directeur de campagne, a accusé le gouvernement congolais de « retarder délibérément » les autorisations de survol et d’atterrissage des avions que l’opposant souhaite faire venir d’Afrique du Sud pour battre campagne. Le ministre des Transports s’en défend.

    C’est lundi que l’équipe de campagne de Martin Fayulu dit avoir déposé sa demande à l’aviation civile. Sans suite favorable pour le moment. Et pourtant le temps presse : le candidat prévoit de lancer sa campagne ce dimanche à Béni dans l’est du pays. Son directeur de campagne Pierre Lumbi dénonce « des manœuvres dilatoires » de la part du gouvernement : « Il s’agit là d’une stratégie savamment montée pour entraver la campagne du candidat commun de l’opposition. Cette attitude du gouvernement est inadmissible aux lois de la République [et] aux exigences les plus élémentaires d’une élection démocratique. La coalition Lamuka ne se laissera pas faire », a-t-il dit.

    Ce qui « indigne » Pierre Lumbi, c’est une déclaration ce jeudi de José Makila, le ministre des Transports. Ce dernier dément toute ingérence politique, mais assimile la requête de Martin Fayulu à une demande d’importation d’avions en vue d’exploitation et non une simple demande d’atterrissage et de survol. Par conséquent selon lui, des techniciens de l’aviation civile doivent se rendre en Afrique du Sud pour inspecter les avions avant toute autorisation. « Cette demande ne m’a pas été adressée, mais je vous parle sur la procédure : si vous voulez importer un avion qui vient ici pour un petit moment ou travaille sur le sol congolais, il doit subir cette procédure », explique-t-il.

    Il ne s’agit pas d’une importation mais d’une utilisation privée le temps de la campagne, répond Pierre Lumbi, pour qui les propos du ministre « cachent mal […] une instruction politique » donnée à l’aviation civile pour faire traîner les démarches en longueur.

    Le ministre dit n’avoir « aucune idée » du temps qu’il faudra pour répondre à la requête de Martin Fayulu, qui prévoit toujours de lancer sa campagne ce dimanche 2 décembre dans l’est de la RDC, précisément à Béni Butembo puis Bunia. Explication de son directeur de campagne : l’action prioritaire de Martin Fayulu en cas d’élection sera le rétablissement de la sécurité et de la paix, et Béni est emblématique à cet égard. Le candidat de la coalition Lamuka annonce qu’il présentera son programme complet ce vendredi.

    Marie-Josée Ifoku veut se faire entendre

    Un autre opposant a des griefs à opposer aux autorités. Il s’agit en fait d’une opposante : Marie-Josée Ifoku, la seule femme engagée dans la course. Elle se plaint d’un manque d’équité dans le traitement des 21 candidats et appelle la Céni et le président Joseph Kabila à corriger le tir. « Aujourd’hui, vous avez l’occasion de redorer votre blason en étant d’une impartialité sans faille, s’est-elle exprimée jeudi au cours d’une communication devant les médias à Kinshasa. Je vous demande ici, formellement de mettre fin à ce que nous voyons : le candidat de la majorité jouit hélas de faveurs dont nul autre n’a droit. »

    Et d’ajouter : « Je voudrais ici m’adresser solennellement au président de la République, excellence M. Joseph Kabila. M. le président, vous avez conduit à un scrutin que nous voulons tous démocratique. Ces élections nous donnent l’opportunité de porter haut notre pays dans le concert des nations. En serrant la main de votre successeur, en toute sérennité et sécurité, lors de la prochaine cérémonie de passation de pouvoir, vous entrerez dans l’histoire par la grande porte et le monde entier, ainsi que les générations futures reconnaîtront votre passion du Congo. L’histoire que vous écrivez en lettres d’or brisera ce cycle maudit des passations de pouvoir dans le sang et une nouvelle ère s’ouvrira pour le Congo. »

    Au cours de cette rencontre avec les médias, Marie-Josée Ifoku s’est adressée également aux autres candidats d’opposition pour opter pour une candidature unique s’ils tiennent vraiment gagner la présidentielle. Et ce candidat unique souhaité, c’est bien sûr elle-même, parce que seule femme du groupe.


    Une campagne bien terne à Kinshasa

    La campagne électorale a officiellement débuté en RDC depuis le 22 novembre. Peu d’engouement est remarqué à Kinshasa, la capitale. Emanuel Ramazani Shadary, candidat de la coalition au pouvoir, se trouve dans les provinces de l’ex-Katanga, d’autres candidats ne se sont pas encore jetés dans l’arène surtout dans la capitale. Une semaine après le lancement de la campagne électorale pour les élections du 23 décembre, les candidats à la présidentielle tardent à se manifester. Si les photos, les calicots et autres panneaux de Shadary trônent un peu partout dans la ville, ce n’est pas le cas pour d’autres candidats. Paroles de Kinois.

    Il n’y a pas d’engouement dans la ville; c’est calme, que ce soit du côté de l’opposition ou de la majorité présidentielle

    Les candidats à la présidentielle tardent à se manifester ; les gens s’interrogent

    30-11-2018
    – Par
    Patient Ligodi

    L’origine de l’article >>

  • Côte d’Ivoire: quelle stratégie pour faire revenir les exilés au pays?

    Côte d’Ivoire: quelle stratégie pour faire revenir les exilés au pays?


    Par
    RFI

    Publié le 30-11-2018
    Modifié le 30-11-2018 à 01:35

    Malgré l’amnistie accordée par le président Alassane Ouattara en août dernier, environ 23 500 exilés rechignent toujours à rentrer au pays. Ces déplacés se sont installés dans les pays proches et limitrophes, du Ghana au Liberia, en passant par la Guinée et le Togo. Ce mercredi à Abidjan, le Haut Commissariat aux réfugiés animait une conférence régionale avec des délégations des pays d’accueil. L’objectif est d’élaborer efficacement les conditions du retour des réfugiés et les stratégies à mettre en oeuvre pour leur rapatriement et leur réinsertion dans leur communauté.

    Sur plus de 300 000 Ivoiriens déplacés suite aux crises politiques successives qui ont meurtri le pays depuis 2002, au moins 270 000 ont déjà été rapatriés sur leurs terres. Mais sept ans après la dernière crise majeure qu’ait connue le territoire, les derniers réfugiés hésitent encore à prendre le chemin du retour.

    A ce jour, le Ghana, par exemple, principale terre d’accueil avec le Liberia, compte encore quelque 7000 exilés, dont les trois-quarts sont originaires d’Abidjan. Après enquête, les principales raisons avancées par les exilés pour justifier leur refus de rentrer restent la peur de représailles et le manque d’informations concernant leur réinsertion.

    Beaucoup craignent également d’avoir été spoliés de leurs biens ou même d’être arrêtés par les autorités ivoiriennes, et ce malgré l’amnistie générale accordée par le président Alassane Ouattara.

    « Les garanties juridiques sont là, mais il va sans dire que ces garanties ne sont pas suffisantes parce qu’il y a tout un ensemble de besoins matériels, l’abri, la réinsertion socio-professionnelle. Je pense que ce sont des choses sur laquelle l’Etat ivoirien gagnerait à mettre beaucoup plus d’efforts pour s’assurer que le retour de ces personnes-là est durable », estime le représentant du HCR en Côte d’Ivoire, Mohamed Askia Touré.

    Cette réunion régionale devrait permettre d’élaborer une stratégie de retour sur les dix-huit prochains mois, axée sur le rapatriement volontaire et l’intégration locale.

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  • Les Etats-Unis veulent investir davantage dans les économies d’Afrique

    Les Etats-Unis veulent investir davantage dans les économies d’Afrique


    Par
    RFI

    Publié le 30-11-2018
    Modifié le 30-11-2018 à 01:34

    Tournée africaine pour l’un des plus hauts diplomates américains. L’assistant au secrétaire d’État en charge de l’Afrique est en Éthiopie depuis mercredi. Le financement des opérations de maintien de la paix gérée par l’Union africaine était notamment sur la table d’une rencontre UA-Etats-Unis. Mais les enjeux économiques ont aussi été au cœur des discussions. De ce point de vue, les États-Unis ne veulent pas se laisser distancer par la Chine.

    Tibor Nagy a participé jeudi 29 novembre au 6e dialogue de haut niveau entre les États-Unis et l’Union africaine, au siège de l’institution à Addis Abeba. C’est une rencontre annuelle qui permet de passer en revue les domaines de coopération entre Washington et le continent africain. Au menu : la démocratie, le développement, la paix et la sécurité.

    « Toute opportunité pour renforcer les liens avec le continent africain est bienvenue » explique un analyste. Le contexte actuel de guerre commerciale entre États-Unis et Chine joue très probablement.

    La nomination de Tibor Nagy, il y a quelques mois, comme adjoint chargé de l’Afrique est un bon signe, selon le même analyste. Cet ancien ambassadeur en Guinée et en Éthiopie « devrait apporter plus de cohérence dans la politique africaine des États-Unis ».

    Ce qui suppose une réorientation d’après Tibor Nagy : « Pendant trop longtemps, nos prédécesseurs se sont concentrés quasi exclusivement sur l’endiguement des crises sécuritaires et humanitaires au détriment de la mise sur pieds de plans construits pour stimuler le progrès économique et consolider les avancées démocratiques. »

    Alors qu’il était question de dissoudre l’institution chargée de promouvoir l’investissement en Afrique auprès des entrepreneurs américains, l’administration Trump a changé d’avis. Elle l’a relancé, sous un nouveau nom, et en doublant son budget : 60 milliards de dollars. « Avec davantage de capital à investir, nous espérons libérer l’esprit d’entreprise de l’Afrique », positive Tibor Nagy.

    → RELIRE : L’IDFC, nouvel outil de Washington pour contrer l’influence chinoise en Afrique

    Mais comme le rappelle le journal en ligne Quartz : Washington promet 60 milliards à répartir entre les zones en développement. Quand Pékin met 60 milliards de dollars… simplement pour le continent africain.

    Dans tout ça, l’Union africaine espère un soutien actif des États-Unis à la mise en œuvre effective de la zone de libre-échange intra-africaine.

    Tibor Nagy devrait rencontrer des officiels éthiopiens ce vendredi. On parle notamment du ministre des Affaires étrangères. Il se rendra ensuite à Djibouti, en Érythrée, au Kenya et en Allemagne, où il visitera le centre de commandement de l’armée américaine pour l’Afrique, situé dans la ville de Stuttgart.

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  • Mauritanie: des unités méharistes au plus près des populations

    Mauritanie: des unités méharistes au plus près des populations


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 23:37

    La grande parade militaire célébrant la fête nationale mauritanienne s’est tenue ce 28 novembre à Néma en présence du président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz. Toujours très applaudies, les unités méharistes du Groupement nomades (GN) ont participé à ce défilé.

    Au plus fort des années de terrorisme, il y a une dizaine d’années, les unités méharistes de Néma avait cessé leur patrouilles dans le désert pour se voir confier la surveillance de l’aéroport. Elles sont aujourd’hui de retour sur leur terrain de prédilection.

    L’utilisation de dromadaires n’a rien de folklorique dans ce pays : il s’agit d’un véritable « outil » destiné à renforcer la sécurité des populations et renseigner sur la situation aux frontières. La coopération européenne l’a bien compris et a décidé de soutenir le Groupement nomade de la Garde nationale dans le cadre de son projet appui à la sécurité et au développement en Mauritanie.

    Le Groupement nomade de la Garde nationale entame donc sa « remontée en puissance ». L’Union européenne a promis une centaine de dromadaires équipés ainsi des systèmes de communications modernes. Les unités méharistes peuvent parcourir jusqu’à 70 km par jour, en autonomie durant un mois.

    « Un chamelier peut faire toutes les missions : maintien d’ordre, sécurité, renseignement, sans pour autant que l’on sache à qui il appartient. Il est efficace dans les zones reculées, difficiles, inaccessibles, là où il y a des populations. Il est commandé par un officier de la police judiciaire qui règle tous les problèmes que ce soit au niveau de l’eau, que ce soit au niveau de la santé et tous les litiges qui se posent dans la zone sous sa responsabilité  », développe le colonel Abderrahamane el-Khalil, commandant du groupement nomade à Néma.

    Après réhabilitation, le fort de Oualata situé à quelques dizaines de kilomètres de là devrait aussi accueillir le centre des opérations du Groupement nomade. « Il y a un dispositif militaire qui accompagne les efforts de développement, et on le fera de plus en plus, notamment avec l’idée de créer une facilité de paix européenne. L’idée à terme est aussi de pouvoir utiliser des financements pour acheter des ares. Donc je dirais que de plus en plus on s’oriente dans le domaine de la sécurité, dans le domaine de la défense », explique l’ambassadeur Giacomo Durazzo, le chef de la délégation de l’Union européenne en Mauritanie.

    Le projet d’appui à la sécurité est doté de treize millions d’euros provenant sur le Fonds européen de développement (FED), une somme qui doit être engagée en totalité d’ici juin 2019.

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  • Congo-Brazzaville: les enseignants de l’université lèvent leur grève

    Congo-Brazzaville: les enseignants de l’université lèvent leur grève

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  • Bras de fer entre Nkurunziza et Museveni sur le sommet d’Arusha

    Bras de fer entre Nkurunziza et Museveni sur le sommet d’Arusha


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 22:46

    Pierre Nkurunziza doit rencontrer ce vendredi 30 novembre ses homologues d’Afrique de l’Est à Arusha (Tanzanie) pour discuter de l’avenir de son pays. Le président burundais avait pourtant tenté de faire reporter ce sommet ordinaire de la Communauté d’Afrique de l’Est. Mais le chef de cette organisation régionale, l’Ougandais Yoweri Museveni, y était opposé.

    Entre le Burundi et l’Ouganda, c’est un bras de fer qui ne dit pas son nom. Le président Nkurunziza voulait faire reporter le sommet, mais le président Museveni ne voulait pas en entendre parler.

    Pour l’Ougandais, selon une lettre envoyée au Burundais, le décaler n’aurait pas été « dans les meilleurs intérêts » de la Communauté d’Afrique de l’Est. Dans ce courrier, Yoweri Museveni précise que les chefs d’Etat doivent « sans tarder » aborder des sujets « graves ».

    Pierre Nkurunziza, lui, dénonce une entorse au protocole. Il assure avoir été mis au courant onze jours avant la tenue du sommet, et non quatre semaines, comme le prévoit le règlement de la Communauté.

    Yoweri Museveni réplique que les chefs d’Etat de la région ne sont quand même pas les « otages » des règles de procédure. Et il évoque l’aspect financier, le secrétariat de la Communauté s’étant déjà mis en frais pour organiser cette rencontre à la date prévue.

    Si Pierre Nkurunziza n’a pas l’intention d’aller à Arusha, Yoweri Museveni invite son « frère » – le terme utilisé dans la correspondance présidentielle – à se faire représenter. Il est vrai, par ailleurs, que Pierre Nkurunziza a été victime d’une tentative de coup d’Etat, en 2015, la dernière fois qu’il a participé à un sommet en Tanzanie.

    Pour Nina Wilen, une politologue de l’Université libre de Bruxelles, il s’agit là d’un net changement de ton de la part de Yoweri Museveni.

    Je ne pense pas que Museveni attende d’avoir une vraie solution pour la crise, mais vue la manière dont Nkurunziza le remballe à chaque fois, il essaie de sauver son image

    Nina Wilen, politologue

    29-11-2018
    – Par
    Michel Arseneault

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  • Togo: manifestation de l’opposition à l’approche des élections législatives

    Togo: manifestation de l’opposition à l’approche des élections législatives


    Par
    RFI

    Publié le 29-11-2018
    Modifié le 29-11-2018 à 21:09

    A trois semaines des élections législatives, l’opposition togolaise était dans la rue ce jeudi 29 novembre. Des milliers de manifestants ont défilé dans plusieurs grandes villes du pays. Ils dénoncent des irrégularités dans le processus électoral. Et demandent le départ du président Faure Gnassingbé au pouvoir depuis 2005.

    A l’appel de la principale coalition d’opposition, des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes ont défilé dans le pays, à Lomé, Sokodé, Kpalimé, Atakpamé.

    Dans la capitale, ils étaient 200 000 selon les organisateurs, vêtus de rouge et d’orange, couleurs des deux principales formations d’opposition. Sur les pancartes, on pouvait lire « 50 ans ça suffit » en référence à la famille du président Faure Gnassingbé qui dirige le pays depuis 1967. Ou alors « nous sommes tous Togolais, le pays n’impatient à personne. »

    Cette coalition d’opposition – qui regroupe 14 partis – dénoncent des irrégularités dans l’organisation du scrutin du 20 décembre. Aucun de ces 14 partis n’a d’ailleurs présenté de listes pour ce scrutin, dénonçant « une mascarade ». Ils demandent l’arrêt du processus électoral.

    Pour Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition, personne ne peut les contraindre à aller à de fausses élections. « On l’a fait par le passé, on ne le fera plus », dit-il. Ils demandent que la Cédéao intervienne pour suspendre ce scrutin et qu’ils puissent trouver une solution pour des élections libres, transparentes et démocratiques.

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