Category: Afrique

  • Tchad: à Miski, insurgés et autorités revendiquent chacun la victoire

    Tchad: à Miski, insurgés et autorités revendiquent chacun la victoire


    Par
    RFI

    Publié le 22-11-2018
    Modifié le 22-11-2018 à 12:45

    La situation est encore confuse dans le nord du Tchad. Le ministère de la Défense assure avoir « délogé et dégagé l’ennemi » de Miski depuis samedi, ce que dément le comité d’autodéfense qui le combat dans cette ville. Ce dernier dit avoir chassé l’armée et dénonce un « blocus » de la ville et de la région aux conséquences humanitaires « catastrophiques ». Officiellement, le pouvoir central dit lutter contre des « orpailleurs illégaux » et des « trafiquants d’armes » ou « d’êtres humains », mais le comité d’autodéfense qui s’est créé début novembre pour « empêcher l’exploitation des mines d’or au profit du clan Deby » et contre le nouveau redécoupage administratif qui morcelle le Tibesti, dit lutter pour son « honneur » et sa « terre ».

    Le porte-parole du comité d’autodéfense de Miski revendique un millier de combattants, issus essentiellement des tribus toubous qui peuplent la sous-préfecture de Yebbi-Bou. C’est encore à ce stade une sorte de milice locale qui n’a pas un commandement central, mais deux de ses leaders se détachent du lot aujourd’hui, selon plusieurs sources. Le colonel Rozi Losso, un ancien officier de l’armée tchadienne, et Kella Goukouni, un des chefs de cantons de la sous-préfecture de Yebbi-Bou, limogé il y a plusieurs mois par le pouvoir central.

    Ils ont sous leurs ordres des combattants très aguerris. Une partie est passée par l’armée tchadienne, une autre par la rébellion armée du MDJT, le Mouvement pour la démocratie et la justice, qui a combattu le président Idriss Deby de 1998 à 2002. Enfin les plus jeunes, élevés dans la pure tradition toubou sont habitués au maniement des armes. Leur porte-parole Molly Sougui assure qu’ils ne disposent pas d’armes lourdes. « Nos combattants ont gagné parce qu’ils ont une expérience de 40 ans de guerre et une bonne connaissance du terrain », explique-t-il.

    Miski se trouve en plein massif du Tibesti, dans le nord-ouest du Tchad. Une zone montagneuse favorable à la guérilla et où les chars et armes lourdes de l’armée ne peuvent pas manœuvrer facilement, confirme un spécialiste du Tchad. Aujourd’hui, le Comité d’autodéfense crie victoire, et dit viser à moyen et long terme une fédération de tous les mouvements politico-militaires qui luttent contre le pouvoir d’Idriss Deby.

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  • Sénégal: la société civile affiche son unité contre les pressions sur les ONG

    Sénégal: la société civile affiche son unité contre les pressions sur les ONG


    Par
    RFI

    Publié le 22-11-2018
    Modifié le 22-11-2018 à 11:50

    Le mouvement citoyen sénégalais dit subir des pressions de la part des autorités. La semaine passée notamment, l’ONG Lead Afrique francophone qui travaille avec Y’en a marre s’est vu retirée son agrément. En réaction, ce mercredi soir, une quinzaine d’associations de la société civile ont organisé une conférence de presse pour dénoncer cet acte et annoncer une médiation.

    Afficher l’unité. La salle de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) était trop petite pour accueillir tout le monde. Sans donner aucun détail, les anciens de la société civile ont annoncé qu’une médiation était en cours avec les autorités pour apaiser la situation.

    Action acceptée, mais à plusieurs conditions par le directeur de Lead Afrique francophone, Moussa Gueye : « Je suis de ceux qui pensent que la médiation on y est ouvert, si tant est qu’elle nous permette en fait d’arriver à : un, retrouver notre agrément, mais deuxièmement que, pour l’avenir, créer les conditions pour que toute décision qui va être prise soit une décision éclairée et avisée ».

    Au nom de Y’en a marre, Fadel Barro a, lui, dénoncé les accusations portées contre le mouvement citoyen qui aurait touché des fonds irrégulièrement, selon les autorités : « Y’en a marre n’a pas reçu de l’argent qu’il a mis dans ses poches. Ce n’est pas vrai. Les financements que nous avons reçus sont réguliers. Paradoxalement, Y’en a marre n’a jamais été convoqué. On n’a pas la convocation. S’ils nous convoquent, nous sommes prêts à y répondre ».

    Habituellement divisée, la société civile sénégalaise a donc affiché sa solidarité et appelé, à trois mois de l’élection présidentielle, à un scrutin ouvert, transparent et sans pression.

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  • Ghassan Salamé ne croit pas en la confiscation des armes en Libye

    Ghassan Salamé ne croit pas en la confiscation des armes en Libye

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  • Affaire des faux médicaments au Bénin: peines confirmées en appel

    Affaire des faux médicaments au Bénin: peines confirmées en appel


    Par
    RFI

    Publié le 22-11-2018
    Modifié le 22-11-2018 à 11:09

    Au Bénin, cinq dirigeants d’entreprises grossistes de distribution de produits pharmaceutiques vont rester en prison. Ils avaient fait appel de leur condamnation du 13 mars 2018 à quatre ans de prison pour complicité d’exercice illégale en pharmacie. Ce mercredi, à Cotonou, la cour d’appel a rendu dans la soirée son arrêt et les condamne à 48 mois d’emprisonnement, dont 18 ferme. Ils devront en outre payer chacun 10 millions de francs CFA d’amende et s’acquitter solidairement de 100 millions à titre de dommages et intérêts.

    Quarante-huit mois d’emprisonnement, dont 18 ferme pour les cinq patrons, leaders dans la distribution des produits pharmaceutiques au Bénin. Ils retournent en prison pour complicité d’exercice illégale en pharmacie et complicité de grossiste répartiteur. La faute : avoir eu comme fournisseur New Cesamex, laboratoire abondamment cité dans l’affaire dite des médicaments falsifiés et à qui l’Etat a retiré l’agrément.

    Aucun des avocats de la défense n’attendait une telle décision. Me Max d’Almeida est très amer : « C’est plutôt une déception. Nous avons prouvé qu’aucune des infractions retenues contre nos clients n’était avérée, mais la cour a tranché. Nos clients retournent donc en prison. C’est une hérésie ».

    L’arrêt passe très mal auprès des autres avocats-conseils. Chacun a un commentaire et ressort ses arguments techniques. Hors micro, l’un d’entre eux relève qu’on a confondu l’entreprise et le directeur et veut comprendre pourquoi on inflige la même peine à tout le monde.

    Pour Me Samiou Dine Moustapha, l’affaire ne s’arrêtera pas là : « On veut condamner pour condamner. Jamais nous ne nous arrêterons à ce niveau-là. C’est une obligation pour nous d’aller jusqu’au bout du combat ».

    Tous annoncent un pourvoi devant la Cour suprême dès ce jeudi. La stupeur et l’émoi ont prévalu à la fin de l’audience. Proches et avocats sont restés de longues minutes avec les prévenus. On a entendu le jeune Français, directeur de Promo-Pharma murmurer dans sa chaise roulante « ça ira, ça ira… »

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  • Niger: une attaque vise un forage minier près de Diffa

    Niger: une attaque vise un forage minier près de Diffa


    Par
    RFI

    Publié le 22-11-2018
    Modifié le 22-11-2018 à 20:52

    Une attaque a eu lieu, ce jeudi matin, dans l’extrême-sud du Niger, près de la frontière nigériane. Des hommes armés ont pris pour cible une équipe de forage minier, du groupe français Foraco, à Toumur, à l’est de Diffa. Une action imputée au groupe terroriste Boko Haram.

    Il était deux heures du matin ce 22 novembre quand le camp de l’équipe de Foraco a été attaqué dans l’enceinte de la mairie de Toumour où ils sont installés.  Les techniciens de Foraco étaient rentrés du chantier de forage d’eau pour se reposer à Toumour. Endormis, ils n’ont pas pu se défendre face à la vingtaine d’hommes qui leur ont tiré dessus. 

    Le bilan est lourd, sept techniciens et un fonctionnaire du ministère de l’Hydraulique ont été tués par les assaillants venus à cheval et cinq autres personnes ont été blessées dont deux graves évacuées vers l’hôpital de Diffa. Foraco se mobilise actuellement pour les évacuer vers la capitale Niamey. Selon le gouverneur de la région de Diffa, Mahamadou Bakabé, les assaillants sont des éléments de Boko Haram, venus du Nigeria tout proche. Le gouverneur affirme également qu’un des assaillants a été tué quand l’équipe chargée de la protection des employés de Foraco a riposté.

    Avant de se retirer en direction du Sud, au Nigeria voisin, les éléments de Boko Haram ont emporté deux véhicules pick-up appartenant à la société. L’arrivée des gendarmes sur place a permis de savoir comment un assaillant a été tué dans la contre-offensive et un véhicule enlevé retrouvé calciné au bord du fleuve, ne pouvant traverser à cause de la zone marécageuse.

    Cette attaque meurtrière a plongé la société de forage de Diffa dans le désarroi total. Les techniciens de Foraco étaient en train de réaliser deux forages d’eau profonde aux alentours du camp de réfugiés de Toumour lorsqu’ils ont été abattus. Une cellule de soutien psychologique pour les familles a été mise en place. « C’est une équipe de foreurs décapitée », a confié une source proche de Foraco. Au moment de l’attaque, les techniciens étaient sans défense. Et pourtant, d’après une autre source de Foraco, la société avait une escorte d’une quinzaine de gardes, absents au moment des faits.

    Zone où règne l’insécurité

    Depuis la fin de la saison des pluies, on assiste à une recrudescence de l’insécurité le long de la frontière sud du Niger avec le Nigeria. Hier, des enlèvements contre rançons, désormais, Boko Haram tente d’empêcher le forage pour alimenter les plus de 150 000 réfugiés nigérians présents dans la région.

    Depuis le début du conflit de Boko Haram, le village de Toumour accueille plusieurs centaines de réfugiés nigérians qui ont fui les combats. Même affaibli, le groupe jihadiste conserve sa capacité de nuisance dans la zone. A Toumour, l’équipe de forage visée n’était pas là pour sonder les ressources minières. Elle était chargée de creuser des puits pour augmenter la capacité en eau potable.

    Avec cette attaque terroriste, les sociétés de forage disent craindre pour leur personnel. La société Foraco est la plus grande structure de forage au Niger. Cette société cotée à la bourse de Toronto est présente dans le pays depuis 2001. C’est le plus grand groupe de forage et de sondage minier en Afrique de l’Ouest.

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  • Au Togo, les évêques réaffirment leurs inquiétudes en vue des élections à venir

    Au Togo, les évêques réaffirment leurs inquiétudes en vue des élections à venir


    Par
    RFI

    Publié le 21-11-2018
    Modifié le 21-11-2018 à 14:53

    Au Togo, la Conférence des évêques du pays s’est inquiétée, ce mardi, dans un message à la population de la situation sociopolitique qui prévaut actuellement. Ils affirment que l’organisation d’élections sans les réformes provoquerait de nouveaux foyers de contestation.

    Pour en finir avec les violences post-électorales qui ensanglantent la terre de nos aïeux, avec leur cortège de morts, d’orphelins, de blessés, de réfugiés, il faut absolument opérer les réformes. En effet, tous les observateurs de la vie politique togolaise se demandent pourquoi les réformes constitutionnelles et institutionnelles, réclamées par l’opposition, promises par le gouvernement et recommandées par le facilitateur de Cedeao, tardent à se faire.
    Il en est de même pour la révision du cadre électoral, notamment celle du fichier électoral et le découpage électoral.
    Tout cela est indispensable pour des élections vraiment équitables et conformes aux standards internationaux. Sinon, elles peuvent créer de nouvelles constations et des violences, qui enfonceront davantage le pays dans la misère et le désarroi.

    Mgr Denis Amouzou-Djakpa, vice-président de la Conférence des évêques du Togo

    21-11-2018
    – Par
    Peter Dogbe

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  • «Yomeddine», le road movie d’un lépreux en Égypte

    «Yomeddine», le road movie d’un lépreux en Égypte

    Le titre « Yomeddine » signifie « jugement dernier » en arabe. Au centre du film se trouve Beshay, lépreux dans la vie et dans le film. Avec un petit garçon et son âne, il va traverser l’Égypte pour essayer de retrouver sa famille qui l’avait jadis abandonné à cause de sa maladie. Tourné avec beaucoup de connaissance et un grain de naïveté par le jeune cinéaste égyptien A.B. Shawky, le film était en lice pour la Palme d’or du Festival de Cannes. Depuis, il a remporté le Tanit d’Argent aux Journées cinématographiques de Carthage et représentera l’Égypte dans la course à l’Oscar 2019 du meilleur film en langue étrangère. Il sort ce mercredi 21 novembre en salles en France.

    Beshay a un cœur gros comme une montagne, mais il vit à l’écart de la société, car il a le visage et les mains mutilés par la lèpre et sa famille l’avait abandonné tout petit dans une léproserie. Depuis, il n’a jamais quitté ce monde à part où il a construit sa vie en étant utile aux autres et en ramassant les chiffons et les déchets avec l’aide de son âne.

    Mais, après avoir perdu sa femme, ce chiffonnier-paria décide d’aller à la recherche de sa famille dans le sud de l’Égypte. Son meilleur ami, un jeune orphelin nommé Obama, l’accompagne, sans oublier l’âne Harby, fidèle au poste en tirant la carriole. Ainsi commence l’aventure de ces trois « moins-que-rien » voyageant à travers l’Égypte.

    « Un film qui est vrai »

    Ensemble, ils surmontent toutes sortes d’épreuves et d’obstacles, causés par leur origine, leur maladie ou leur pauvreté. Trop beau pour être vrai ? A.B. Shawky se défend d’avoir fabriqué un feel good movie à la Disney pour plaire à tout le monde : « Je voulais faire un film qui est vrai par rapport aux gens que j’ai rencontrés sur place. Il y a dix ans, j’avais fait un documentaire à la léproserie d’Abou Zabaal près du Caire. Ils ont tellement de grâce et de fierté.

    En fait, ce sont des gens très joyeux qui ne se plaignent absolument pas de leur sort et ne font pas pitié. Plus général, c’est aussi un trait de caractère de beaucoup d’Égyptiens. Ils rencontrent beaucoup de problèmes, mais le prennent quand même avec un sourire et restent heureux. Je voulais retrouver cela dans le film et si j’avais pris une autre direction, plus déprimante, cela n’aurait pas être réaliste pour Égypte. »

    Et la réaction du public égyptien lui donne raison. Depuis sa sortie en Égypte, le film y fait salle comble. Une vraie réussite pour un long métrage tourné avec un tout petit budget par un réalisateur et des non-acteurs complètement inconnus…

    « Lui donner la parole »

    Parmi les défis relevés : Rady Gamal, le rôle principal du film, ne sait ni lire ni écrire. Le réalisateur lui avait donc lu le scénario à haute voix pour lui expliquer qu’il « ne voulait pas l’exploiter ou faire un spectacle de cirque pour l’exhiber ou profiter de sa maladie. Je voulais lui donner la parole pour raconter cette histoire ».

    Depuis son documentaire, A.B. Shawky, qui a étudié le cinéma en Égypte et à la NYU Tisch school à New York, voulait changer le regard sur cette maladie. Le cinéaste, fils d’un père égyptien et d’une mère autrichienne, avait donc cherché la meilleure façon d’adapter à l’écran un sujet aussi lourd et chargé de préjugés comme la lèpre. Résultat : il raconte cette rencontre spectaculaire de trois outsiders d’une manière extrêmement simple pour faire aimer aux spectateurs les personnages du film.

    Le tout se trouve enrichi par des petits détails fournis par Rady Gamal pendant le tournage pour incarner au mieux son rôle et sa vie à l’écran. À la fin, A.B. Shawky arrive à nous faire partager une histoire devenue universelle avec laquelle tout le monde peut s’identifier : des êtres humains surmontant des problèmes en traversant des terrains difficiles.

    Chronologie et chiffres clés

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  • Biens culturels: le rapport Savoy-Sarr évoque des restitutions définitives

    Biens culturels: le rapport Savoy-Sarr évoque des restitutions définitives


    Par
    RFI

    Publié le 21-11-2018
    Modifié le 21-11-2018 à 14:42

    Il doit être remis vendredi au président français, mais RFI a pu se le procurer en avant-première. Le rapport sur la restitution des biens culturels africains, rédigé par Felwine Sarr et Bénédicte Savoy, est terminé. L’universitaire et l’historienne, missionnés par Emmanuel Macron pour réfléchir à cette épineuse question, mettent en avant la nécessité d’une restitution pérenne des œuvres.

    « Une des questions à laquelle nous avons immédiatement dû faire face dès le début de la mission », écrivent Felwine Sarr et Bénédicte Savoy, « est le sens que nous devrions donner au terme restitution ». Les deux auteurs expliquent avoir été missionnés pour réfléchir à des « restitutions définitives » et « temporaires ». Mais pour eux, la notion de « restitution temporaire » est ambiguë. Cette formulation, disent-ils, ouvre la porte à des débats d’interprétation. Ce rapport « explore et défend le chemin qui mène aux restitutions permanentes ».

    Le document fait également l’inventaire des objets d’Afrique subsaharienne se trouvant au musée du quai Branly à Paris. Cela concerne plus de 70 000 objets au total. Des pièces venant du Mali, de Côte d’Ivoire, du Bénin, du Sénégal ou encore de Guinée. On trouve aussi des objets venant de pays qui n’ont pas été colonisés par la France, comme l’Ethiopie et le Ghana notamment. « Nous sommes d’avis que ce patrimoine culturel reçoive la même attention et bénéficie de la même importance dans le processus de restitution que les objets provenant des anciennes colonies françaises », poursuivent Felwine Sarr et Bénédicte Savoy.

    Pour mener à bien ces restitutions, ils proposent un changement radical : modifier le code de patrimoine français. Actuellement, loi française ne permet pas à Paris de restituer à un Etat qui en fait la demande une œuvre d’art prise pendant la colonisation. Il s’agirait donc d’inverser cette tendance. Reste à savoir à présent si Emmanuel Macron décidera de suivre ou non les recommandations des deux experts.

    ► à réécouter: Marie-Cécile Zinsou, présidente de la fondation d’art contemporain Zinsou à Cotonou, invitée internationale de la mi-journée sur RFI.

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  • Disparition du musicien nigérien Malam Maman Barka

    Disparition du musicien nigérien Malam Maman Barka


    Par
    Sébastien Jédor

    Publié le 21-11-2018
    Modifié le 21-11-2018 à 14:00

    Grande émotion ce matin au Niger lorsque la presse locale a rapporté le décès du musicien Malam Maman Barka, immensément populaire dans son pays et très connu également au Nigeria voisin. La popularité de Malam Maman Barka s’explique par sa maîtrise du biram, un instrument très particulier, et aussi par ses chansons engagées.

    Malam Maman Barka a eu deux vies. Né en 1959 à Tesker, dans le département de Zinder, il embrasse d’abord une carrière de professeur. En dehors des salles de classe, Malam Maman Barka se fait remarquer par sa virtuosité à jouer du ngurumi, un instrument à deux cordes.

    Mais c’est avec un autre instrument qu’il va enchaîner les tournées et les concerts. Le biram, instrument à cinq cordes montées sur une caisse de résonance en forme de pirogue, est un instrument mythique de la région du lac Tchad. Les pêcheurs nomades buduma vouent à cette sorte de harpe, de calebasse, un culte quasi sacré.

    Malam Maman Barka apprend à en jouer auprès du dernier maître encore en vie, qui lui cède son propre instrument. Un biram que le musicien emmènera sur les scènes du monde, au Maroc, en France ou en Allemagne.

    Malam Maman Barka chantait en buduma, en toubou ou en haoussa, mais pas seulement des textes traditionnels. Niger mon beau pays, était un hommage à son peuple, à ses ressources naturelles et Presse libre un hymne à l’engagement des journalistes.

    Le musicien doit être inhumé cet après-midi, le 21 novembre, au cimetière de Niamey, la capitale nigérienne.

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  • RDC: les étudiants attendent toujours des réponses à leurs revendications

    RDC: les étudiants attendent toujours des réponses à leurs revendications

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