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RFI
Publié le 23-11-2018
Modifié le 23-11-2018 à 14:57
PremiĂšre comparution pour Alfred Yekatom Rombhot devant la Cour pĂ©nale internationale, ce vendredi. L’ancien chef de guerre centrafricain est arrivĂ© Ă La Haye, le week-end dernier. Il comparait pour sa responsabilitĂ© prĂ©sumĂ©e dans des crimes de guerre tels que des meurtres tortures et mutilations. Des exactions commises entre dĂ©cembre 2013 et aoĂ»t 2014 Ă Bangui et dans le sud-ouest du pays. Une premiĂšre audience qui a servi notamment Ă confirmer lâidentitĂ© du suspect.
Alfred Yekatom Rombhot a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© dimanche dernier Ă la Cour pĂ©nale internationale. Lâaudience de ce vendredi a donc servi Ă confirmer son identitĂ© et Ă sâassurer quâil avait Ă©tĂ© informĂ© des crimes qui lui sont reprochĂ©s. Une date a ensuite Ă©tĂ© fixĂ©e pour confirmer les charges Ă son encontre: ce sera le 30 avril 2019.
Alfred Yekatom Rombhot est un ancien caporal-chef de lâarmĂ©e centrafricaine. Il a surtout Ă©tĂ© le chef dâune milice anti-balaka. Ces milices dâautodĂ©fense se sont battues contre une coalition de groupes rebelles appelĂ©e Seleka. Il aurait dirigĂ© un groupe dâenviron 3 000 combattants, accusĂ©s dâattaques systĂ©matiques contre la population musulmane dans la banlieue sud de Bangui. Et il est soupçonnĂ© de meurtres, de dĂ©portations et de tortures visant des musulmans ainsi que dâavoir recrutĂ© des enfants-soldats de moins quinze ans.
Une détention arbitraire pour sa défense
DĂšs cette premiĂšre audience, sa dĂ©fense a tenu Ă contester son traitement depuis son arrestation. Son avocat est revenu sur l’arrestation de son client. Alfred Yekatom Rombhot a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© le mois dernier, le 29 octobre, au cours d’une sĂ©ance au Parlement dont il est fait partie puisquâil est dĂ©putĂ©. Lors de cette sĂ©ance, il a tirĂ© dans lâhĂ©micycle. Il a ensuite Ă©tĂ© dĂ©tenu Ă Bangui. Et ce nâest quâune dizaine de jours plus tard, que La CPI a Ă©mis un mandat dâarrĂȘt contre lui et quâil a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©.
Selon son avocat, son arrestation a Ă©tĂ© brutale, lors de sa dĂ©tention au centre de dĂ©tention prĂ©sidentielle Ă Bangui, il aurait Ă©tĂ© torturĂ©, Ă coup de crosse de kalachnikov. Depuis son arrestation, il nâa eu accĂšs ni Ă un juge ni Ă un avocat et pour maĂźtre Xavier-Jean KeĂŻta les droits de son client ont Ă©tĂ© violĂ©s : « Je suis le premier avocat quâil a rencontrĂ© ce mercredi 21. Il mâa confirmĂ© que les documents concernant son arrestation, le mandat dâarrĂȘt, ne lui ont Ă©tĂ© remis que par la Cour pĂ©nale internationale. Je considĂšre avec lui que son transfert et sa dĂ©tention ont Ă©tĂ© arbitraires ».









