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  • le dialogue national voulu par Joseph Kabila ne convainc pas

    le dialogue national voulu par Joseph Kabila ne convainc pas

    udps-L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) s’est dit mardi à Kinshasa frileuse au sujet du dialogue national convoqué par le président Joseph Kabila en vue d’élections apaisées en RDC.

    « La présence de la communauté internationale est la condition sine qua non de notre participation au dialogue. Si nous ne voyons pas cette présence, nous resterons frileux, donc nous n’irons pas à ce dialogue qui serait une sorte de piège », a déclaré Félix Tshisekedi.

    « Ce n’est pas à Joseph Kabila seul de décider de la manière dont les choses devront se faire », a ajouté le secrétaire national aux Relations extérieures de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti d’opposition historique en RDC.

    Le chef de l’État congolais avait décidé lundi de confier conjointement à la majorité et à l’opposition la modération du dialogue national qu’il a convoqué en vue d’élections apaisées, après avoir annoncé la convocation de ce forum politique qu’il veut inclusif. Selon ce schéma, la communauté internationale serait appelée à jouer un rôle de facilitateur en cas de difficulté majeure.

    Les autres composantes de l’opposition refusent le dialogue

    « Lors du pré-dialogue nous avons convenu (UDPS et Majorité) que les choses allaient s’articuler autour d’un facilitateur désigné par la communauté internationale », a expliqué le secrétaire adjoint de l’UDPS et fils du président de ce parti, Étienne Tshisekedi.

    En juin, l’UDPS avait fait volte-face en déclarant être prête à participer au dialogue envisagé par Joseph Kabila, à condition que celui-ci se tienne sous l’égide de la communauté internationale. Mais la plupart des autres composantes de l’opposition refuse ce dialogue, y voyant une manœuvre du président pour contourner l’interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter en 2016.

    « Harmoniser les vues »

    Dans un communiqué publié mardi, une des principales ONG congolaises, la Voix des sans voix pour les droits de l’homme (VSV), a également demandé à Joseph Kabila de faire appel rapidement à un facilitateur international susceptible de prendre contact avec tous les partis politiques qui refusent [de participer au] dialogue.

    L’objectif : harmoniser les vues et définir un agenda commun, précis et clair afin de les convaincre à y prendre part. « Il faut retirer de l’agenda du dialogue […] toutes les matières qui suscitent des craintes et autres appréhensions consécutives à la violation de la Constitution », ajoute la VSV.

    (Jeune Afrique)

  • Dialogue: l’opposition divisée sur le discours de Kabila

    Dialogue: l’opposition divisée sur le discours de Kabila

    opposition-L’opposition semble être divisée sur le discours du chef de l’Etat Joseph Kabila, annonçant la convocation d’un «dialogue politique national inclusif », sans précision de date, ni de lieu.

    Dimanche 29 novembre à Radio Okapi, le coordonnateur de la plate-forme de «l’opposition pro-dialogue national», Steve Mbikayi Mabuluki est d’avis que le chef de l’ etat  a répondu favorablement aux désidératas lui soumis lors de la consultation par les forces vives notamment sur la libération des prisonniers politiques.

    «Nous sommes très satisfaits parce que le chef de l’Etat, dans son discours, a tenu compte des charges que je lui avais déposées quand il avait reçu le parti travailliste. Le chef de l’Etat n’a pas tout déterminé. Il a juste annoncé le principe du dialogue. Il n’a pas fixé le lieu, ni la date, non plus le format pour dire que ce sera un vrai dialogue, différent des concertations, où lui avait tout diligenté», s’est-il réjoui.

    Invitant ceux qui boycottent le dialogue à revenir au bon sens, Steve Mbikayi considère ce forum comme le seul cadre qui va aider à décrisper la crise politique en vue.

    Sur la proposition du chef de l’Etat sur la révision du mode scrutin, Steve Mbikayi Mabuluki estime que la question sera débattue au sein du dialogue.

    «Nous allons amener nos revendications. Lui aussi a donné un point de réflexion qui n’est pas une décision parce qu’il n’impose pas. Parce qu’au dialogue, personne ne va imposer à personne», a poursuivi le coordonnateur de l’opposition pro-dialogue.

    Steve Mbikayi souhaiterai que le dialogue puisse plancher sur le mode de scrutin, en recommandant le retour aux deux tours à l’élection présidentielle.

    Refus du MLC

    Le Mouvement de libération du Congo (MLC) a critiqué le chef de l’Etat qui annonce la tenue imminente d’un dialogue politique.
    Son secrétaire générale, Eve Bazaïba Masudi, regrette que le président de la République n’ait pas donné l’occasion au peuple congolais de comprendre aussi clairement le fond de sa pensée.

    Elle accuse Joseph Kabila de vouloir revoir certaines clauses de la constitution:

    «Lorsque le président dit que au sein du dialogue on va réfléchir sur le mode de suffrage, sur le mode de scrutin désormais pour limiter le coût. Le chef de l’Etat oublie que tous les modes du scrutin et de suffrage sont repris dans la constitution».

    Pour Eve Bazaïba, il n’est pas question pour le MLC d’aller réfléchir à élire un chef de l’Etat au second degré.

    «Nous disons non à toute modification de la constitution, non à un dialogue politique pour aller violer les principes constitutionnels. C’est dans l’esprit d’oublier l’actuelle constitution, de penser à une autre constitution les choses sont claires. Cela nous a été rapporté par tous les émissaires qu’il nous a envoyés et maintenant il vient de s’exprimer correctement et nous en avons déjà eu des preuves de ses intentions de violer la constitution par rapport à la fronde de G7» a ajouté la secrétaire générale du MLC.

    Radio Okapi

  • Me Tshibangu après sa sortie de prison : « Aujourd’hui, le droit a vaincu l’arbitraire »

    Me Tshibangu après sa sortie de prison : « Aujourd’hui, le droit a vaincu l’arbitraire »

    me tshibanguLibéré le mardi 24 novembre 2015 vers 17h00, après avoir passé plus de sept semaines dans la Prison centrale de Makala, Me Tshibangu Kalala est vite sorti du bois pour donner sa part de vérité sur l’affaire qui a causé son incarcération.

     Aux chevaliers de la plume qui l’ont approché dans sa résidence de la concession Utexafrica, cet avocat congolais qui a ficelé un dossier judiciaire en béton devant permettre à son pays, la RDC, de gagner son procès contre l’Ouganda devant la Cour internationale de Justice, et de s’attendre au paiement des milliards de dollars de dommages et intérêts, n’est pas allé par le dos de la cuillère pour qualifier d’arbitraire, son arrestation intervenue le mardi 29 septembre 2015.

     Sa version contredit celle relatée par le ministre de la Justice, lors de son intervention à l’Assemblée nationale suite à la question orale du député national, Toussaint Alonga.

    Me Tshibangu s’est dit dupé par son client, le gouvernement congolais qui, selon lui, n’a pas rempli sa part de contrat dans le dossier judicaire RDC – Ouganda devant la Cour Internationale de Justice.

     DECLARATION DE ME TSHIBANGU KALALA

     1. L’opération  d’arrestation et de détention arbitraires pendant sept (7) semaines dont j’ai été victime depuis le mardi 29 septembre dernier a pris fin le mardi 24 novembre à 16h58 minutes. Dès le début, j’ai pris la décision de rester en prison, dans l’honneur et la dignité, et de refuser la liberté dans la honte et la lâcheté qui m’était proposée par le Ministre de la Justice.

     2. Au-delà de ma situation personnelle, ma résistance farouche contre les abus de pouvoir avait un sens plus global. Il faut faire respecter dans notre pays, par les autorités publiques:

     1°) l’indépendance et le prestige social de la profession d’avocat,

    2°) les droits de l’avocat et les obligations de son client, même si celui-ci est l’Etat congolais, 30) la devise de la République (Justice-Paix-Travail),

    4°) l’Etat de droit,

    5°) la Constitution et les lois de la République et ainsi que 6°) les droits de l’homme et les libertés fondamentales. Un Congolais qui a travaillé pour le pays doit être correctement rémunéré par le Gouvernement.

     3. Je profite de cette occasion, et de la situation injuste que je viens de traverser, pour dire à tous les Congolais que les fondateurs de la RDC à Berlin en 1885 ont agi au nom de Dieu- Tout-Puissant pour créer notre pays. Notre pays est donc un grand projet divin. Le peuple congolais est également, dans son -unité et sa diversité, un grand projet divin. Ainsi., tous les dirigeants politiques qui, profitant d’une parcelle du pouvoir politique qu’ils exercent, se permettent de ridiculiser la RDC et de violer la dignité et les droits des Congolais, de se servir eux-mêmes au lieu d servir la République et le peuple, d’avoir la jalousie et la haine comme méthode dé gestion des affaires publiques, travaillent clairement contre le projet divin que je viens d’indiquer. Dieu lui-même ne manquera pas de les aveugler et de les punir.

     4. Aujourd’hui, le droit a vaincu l’arbitraire, le bien l’a emporté sur le mal, la vérité triomphé sur les contre-vérités, la lumière de la justice et de l’honnêteté. a chassé les ténèbres de la jalousie; de la haine et de la méchanceté.

     5. J’ai refusé, pendant deux ans, de restituer au Gouvernement congolais les pièces du dossier judiciaire dans l’affaire qui oppose notre pays à l’Ouganda devant la Cour Internationale de Justice à a Haye aux Pays-Bas. Je l’ai fait en application – de l’article 77, alinéa 2 de la loi sur le barreau qui permet à un avocat de ne pas remettre à son client les pièces du dossier judiciaire obtenues par ses prestations jusqu’à ce que ce client paie se honoraires. Mais, des individus méchants et mal intentionnés ont même prétendu que j’avais déjà vendu ces pièces à l’Ouganda contre plusieurs millions de dollars. Et que c’est pour cette raison que je refuse de les remettre au Gouvernement pour sortir de la prison, Ils ont même parlé de haute trahison dans mon chef.

     6. Moi, je n’ai jamais été un pro-ougandais. Je viens donc de remettre ces pièces au Gouvernement de la République pour lui permettre d’assurer la défense des intérêts de notre peuple devant la Cour Internationale de Justice. Ces pièces portent le sang, les douteurs et les souffrances du peuple de Kisangani, de l’Ituri, de Beni, de Butembo et d’ailleurs. Elles portent également le sang de nos vaillants soldats des FARDC. J’ai conçu et fabriqué une grande partie de ces pièces. J’ai obtenu d’autres pièces par mes recherches personnelles. Je connais donc le code secret de toutes ces pièces. Je les avais donc bien conservées dans l’intérêt supérieur de notre pays.

    7. J’ose espérer que ceux qui vont utiliser ces documents devant la Cour Internationale de Justice sauront détecter le message profond qui se cache dans ces pièces en vue d’assurer une meilleure défense des intérêts de notre peuple. Je leur souhaite plein succès.

     8. Après quelques examens médicaux à l’étranger, je m’exprimerai plus longuement -devant la presse nationale pour éclairer davantage l’opinion publique sur cette triste affaire.

     9. Pour terminer, je tiens à présenter mes profonds remerciements aux personnes et organisations qui m’ont apporté leur soutien et leur solidarité pendant ma détention à la Prison centrale de Makala. Je peux citer, parmi tant d’autres, tous les avocats congolais dans leurs barreaux respectifs, le collectif d’avocats chargés de ma défense, tous les avocats belges, l’association ACAJ, le Bureau, conjoint des droits de l’homme de la MONUSCO, le CICR (qui a pris mon cas en charge), la Fondation Bill Clinton pour la Paix, la VSV, les députés Toussaint Alonga et Emery Okundji qui ont porté le débat sur ma situation l’Assemblée nationale, Maître Emery Mukendi Wafwana, qui m’a montré l’importance de l’amitié et de, la fraternité et mes amis du Rotary Club Kinshasa.

     10. Mes remerciements vont spécialement au Bâtonnier Edouard Mukendi Kalambayi, du Barreau de Kinshasa/ Gombe, et .à Maître Célestin Tunda ya Kasende qui n’ont épargné aucun effort, en tant que facilitateurs, en vue de trouver une solution juste et équitable du conflit qui m’opposait au Ministre de la Justice.

     11. Enfin, je remercie mon épouse, ma famille, mes parents et tous mes amis qui m’ont soutenu tout au long de ma détention à la Prison centrale de Makala.

     Je vous remercie

  • “Dialogue national” en RDC : Kabila a soumis à l’ONU quatre médiateurs étrangers

    “Dialogue national” en RDC : Kabila a soumis à l’ONU quatre médiateurs étrangers

    tshibanda-ban1-Le président congolais a proposé les noms de Kofi Annan, Eduardo Dos Santos, Moustapha Niasse et Saïd Djinnit pour assurer la médiation du “dialogue national”.

    Le président congolais Joseph Kabila a proposé à l’ONU les noms de quatre personnes susceptibles d’assurer une médiation internationale dans le “dialogue national” en vue “d’élections apaisées” qu’il souhaite lancer à près d’un an de la date butoir pour la présidentielle, a-t-on appris samedi de source gouvernementale.

    Selon cette source, le ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Raymond Tshibanda, a remis cette semaine à New York la lettre de M. Kabila au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

    M. Kabila propose les noms de l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, du président angolais Eduardo Dos Santos, du président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Moustapha Niasse, et de l’envoyé spécial de l’ONU pour les Grands Lacs, Saïd Djinnit, pour assurer la médiation du “dialogue national”, a-t-on ajouté de même source.

    La désignation d’un médiateur étranger est l’une des conditions posées par le parti historique d’opposition en RDC, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), pour participer au “dialogue national” proposé par M. Kabila.

    La majeure partie des autres composantes de l’opposition refuse ce dialogue, y voyant une manoeuvre du président Kabila, au pouvoir depuis 2001, pour contourner l’interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter en 2016.

    Depuis des mois, l’opposition accuse M. Kabila de chercher par tous les moyens à se maintenir en place au-delà du terme de son mandat, qui expire en décembre 2016.

    L’UDPS a annoncé le 13 novembre que son vieux chef, Étienne Tshisekedi, en convalescence à Bruxelles depuis août 2013, était prêt à rentrer au pays pour participer au “dialogue national” si celui-ci se tient “sous l’égide de la communauté internationale”.

    En septembre, la Cour constitutionnelle a invalidé le calendrier électoral qui prévoyait la tenue de la présidentielle fin novembre 2016.

    Le “dialogue national” voulu par M. Kabila vise à rassembler le plus largement possible autour d’une table ronde consacrée à l’organisation et au financement des élections à venir.

    L’ONU et la communauté internationale appellent depuis des mois les autorités de Kinshasa à tout mettre en oeuvre pour assurer la tenue d’une présidentielle “crédible” dans les délais prévus par la Constitution, c’est-à-dire avant la fin du mois de novembre 2016.

    AFP

  • Dialogue : Étienne Tshisekedi prêt à rentrer au pays à deux conditions

    Dialogue : Étienne Tshisekedi prêt à rentrer au pays à deux conditions

    Etienne-Tshisekedi-Wa-Mulumba-20-En Belgique depuis plus d’un an pour des raisons de santé, l’opposant de 82 ans pourrait bientôt rentrer en RDC dans le cadre du dialogue national, a annoncé son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). À la condition, notamment, de se mettre d’accord avec le camp présidentiel sur l’ordre du jour du dialogue.

    Sa participation au dialogue national voulu par Joseph Kabila s’annonce de moins en moins hypothétique. Si les précédentes négociations entre les partisans du chef de l’État et ceux d’Étienne Tshisekedi avaient jusqu’à présent échoué, ce dernier pourrait bientôt faire un retour inattendu en RDC.

    Étienne Tshisekedi, en convalescence à Bruxelles depuis août 2014, « est prêt à participer à de telles assises et conditionne son retour au pays à la fixation de la date du dialogue, si celui-ci a lieu sous l’égide de la communauté internationale », a déclaré Bruno Tshibala, porte-parole de l’UDPS.

    Deux conditions posées par Tshisekedi

    Contacté par Jeune Afrique, Tharcisse Loseke, conseiller en charge de la mobilisation et de la communication de l’UDPS à Bruxelles, a précisé qu’«Etienne Tshisekedi rentrera à Kinshasa si l’on se met d’accord sur la médiation internationale et l’ordre du jour du dialogue ». À l’en croire, si ces « deux impératifs sont résolus », le président de l’UDPS « assistera à la cérémonie d’ouverture du dialogue » à Kinshasa.

    Cette annonce n’a rien d’une surprise. Dès le début des consultations entamées en juin par le chef de l’État en vue de rassembler un maximum de composantes du monde politique et de la société civile, l’UDPS avait conditionné sa participation à cette médiation internationale. Mais en septembre, Étienne Tshisekedi lui-même avait annoncé la fin des discussions avec le pouvoir, estimant que celles-ci avaient échoué.

    Kabila ouvert à une médiation étrangère

    Selon plusieurs élus, Joseph Kabila a assuré dans un message transmis lundi aux députés qu’ils restait ouvert à une médiation étrangère pour le dialogue national. Le président congolais a également fait part de sa volonté de convoquer un dialogue national pour discuter du calendrier électoral et de l’organisation et du financement des élections. Selon la Constitution congolaise, la prochaine présidentielle doit être organisée avant la fin novembre 2016.

    En dehors de l’UDPS, les autres grandes composantes de l’opposition ont déjà indiqué leur volonté de ne pas participer à une telle rencontre. Ces dernières voient une manœuvre du président pour se maintenir en poste au delà-du terme de son mandat, ce que la Constitution lui interdit.

    RFI

  • Attaques à Paris: nombreuses réactions de solidarité à travers le monde

    Attaques à Paris: nombreuses réactions de solidarité à travers le monde

    Paris attaque-Les chefs d’Etat et de gouvernement ont vivement réagi aux attaques menées à Paris ce vendredi. Le président américain Barack Obama s’est exprimé dans une courte allocution à la télévision. En France, les responsables politiques annoncent la suspension de leur campagne pour les régionales.

    Les attaques de Paris sont une tentative « de terroriser des civils innocents », a déclaré Barack Obama. Les attentats qui ont frappé la capitale française « ne sont pas seulement une attaque contre Paris », mais « une attaque contre toute l’humanité et nos valeurs universelles ». Il a ajouté que les Etats-Unis allaient aider la France à « traduire les terroristes en justice », tout en notant qu’il était encore trop tôt pour savoir qui avait fomenté ces attaques.

    Le secrétaire général de l’ONU Ban-Ki-moon dénonce quant à lui des « attaques terroristes méprisables », tandis que le président de l’Assemblée générale de l’ONU Mogens Lykketoft a exprimé « la solidarité (de l’Assemblée) avec le gouvernement français et le peuple de France ».

    Selon des diplomates, le Conseil de sécurité de l’ONU devait publier dans la soirée à New York une déclaration unanime de ses 15 membres condamnant ces attentats.

    L’ancien vice-président américain Al Gore a suspendu son émission mondiale de 24 heures sur le climat, diffusée sur Internet où scientifiques, politiques et chanteurs devaient mobiliser la planète sur les enjeux du climat, à deux semaines de la Conférence de Paris.

    Le Canada est « solidaire de la France » après les « violentes attaques », a dit le Premier ministre Justin Trudeau. Ottawa va « travailler avec la communauté internationale pour aider à prévenir ces actes terribles et insensés », a-t-il affirmé.

    « Nous demeurons forts et unis dans le combat contre le terrorisme. Le terrorisme ne vaincra jamais la démocratie », a dit Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan.

    « Choc et consternation devant les attaques horrifiantes à Paris. Solidarité avec les autorités et le peuple français. Pensées pour les victimes », a écrit dans un tweet Michaëlle Jean, la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

    ■ Les réactions en Asie

    La Chine de son côté est « profondément choquée » par les attentats de Paris, qu’elle « condamne vigoureusement », a indiqué Hong Lei, porte-parole de la diplomatie chinoise. « Le terrorisme est l’ennemi de l’humanité entière. La Chine soutient fermement la France dans ses efforts pour ramener la paix et la stabilité (dans le pays), et pour combattre le terrorisme », a-t-il ajouté.

    Le gouvernement japonais se dit « choqué et en colère », que « des actes de terrorisme inhumains et odieux aient fait tant de victimes ». Tokyo travaillera avec la communauté internationale à « la prévention du terrorisme », a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga.

    « Les Philippines et leur peuple se tiennent solidaires avec le peuple de Paris et de France dans ce moment de profond chagrin et de grande indignation contre les auteurs de ces crimes », a déclaré le président philippin Benigno Aquino dans un communiqué.

    Le président afghan Ashraf Ghani a adressé une lettre à son homologue français, pour lui faire savoir que l’Afghanistan « partage le chagrin » des proches des personnes tuées et blessées dans les attaques. « Ces meurtres impitoyables montrent que les terroristes ne connaissent aucune frontière », écrit M. Ghani, dont le pays est fréquemment en proie aux attentats sanglants. « L’Afghanistan, plus que quiconque, est depuis longtemps victime du terrorisme et comprend le chagrin et la douleur du peuple français ».

    Les réactions en Afrique

    Interrogé par RFI, le Premier ministre malien Modibo Keïta déclare : « Nous exprimons notre profonde solidarité au peuple et au gouvernement de France. Nous savons que ce peuple est en train de payer le prix de son attachement aux valeurs universelles de liberté, de démocratie et de solidarité. Il n’y a pas de sécurité zéro. Il n’y a pas une façon absolue d’éviter cela, mais il faut une grande détermination. Et je suis sûr que le peuple français pourra surmonter cette dure épreuve, puisque lui-même s’est très souvent aligné d’ailleurs aux autres peuples du monde pour lutter contre la violence et le terrorisme. (…) En réalité, le terrorisme aujourd’hui n’a pas de frontières. C’est un phénomène qui n’est plus un phénomène circonscrit dans un seul pays, dans une seule zone. C’est un phénomène qui est devenu mondial. Et par conséquent il faut une espèce de coalition. »

    Le président sénégalais Macky Sall s’est également exprimé auprès de RFI sur les attentats. « Je suis profondément indigné par les graves attentats terroristes qui viennent d’endeuiller notre pays ami. C’est une terrible épreuve. Je voudrais, en ces moments de grande douleur que nous partageons, vous exprimer mes sentiments de profonde compassion et de solidarité. Le Sénégal condamne très fermement ces actes barbares qui s’attaquent, au-delà de la France et du peuple français, à notre humanité commune. » a-t-il dit, ajoutant : « J’exprime en la circonstance mon soutien total au président François Hollande. » Le président Macky Sall se trouve à Antalya, en Turquie, où il doit prendre part au sommet du G20 qui s’ouvre ce dimanche.

    Le ministre tchadien des Affaires étrangères Mahamat Béchir a déclaré à RFI : « Les terroristes, c’est des diables qu’il faut chasser, qu’il faut retrouver, qu’il faut anéantir partout où il y en a. Ce qui s’est passé aujourd’hui à Paris, nous le regrettons amèrement et nous disons une fois de plus que les terroristes sont là. Que la communauté internationale se mobilise pour lutter contre ces terroristes sauvages. »

    Ali Bongo s’est exprimé sur Twitter : « J’exprime toute ma solidarité au peuple français touché une nouvelle fois par des attaques terroristes abjectes », écrit-il. « Face à l’horreur de ces actes qui touchent la France, ce sont tous les peuples libres du monde qui sont visés ». « Je souhaite aussi faire part de tout mon soutien au président de la République française », conclut le président gabonais.

    Les réactions au Moyen-Orient

    Réaction ce samedi matin du ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, actuellement à Vienne : « Je souhaite exprimer nos condoléances au gouvernement et au peuple français pour les attaques terroristes odieuses qui ont eu lieu hier, et qui sont une violation de toute éthique, morale et religion. »

    Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu est au « coude à coude » avec la France dans la lutte contre le terrorisme.

    Dans un message adressé à François Hollande et relayé par l’agence de presse officielle Irna, le président iranien Hassan Rohani a qualifié les attaques de « crimes contre l’humanité ». « Au nom du peuple iranien, qui a été lui-même victime du terrorisme, je condamne avec vigueur ces crimes contre l’humanité et présente mes condoléances au peuple français endeuillé et au gouvernement », ajoute M. Rohani, qui a par ailleurs annoncé qu’il reportait son voyage prévu en Europe.

    Les réactions en Europe

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a présenté ses « condoléances les plus profondes » et réclamé un « consensus de la communauté internationale contre le terrorisme » lors d’une courte déclaration télévisée.

    « Je suis choqué par les événements de ce soir à Paris », a écrit le Premier ministre britannique David Cameron sur son compte Twitter. « Nos pensées et nos prières vont au peuple français. Nous ferons tout ce qui est possible pour aider ».

    Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy s’est entretenu avec son homologue français Manuel Valls pour lui faire part de la solidarité de l’Espagne.

    La chancellière allemande Angela Merkel s’est dite « profondément choquée » par les attaques « à l’évidence terroristes ».

    Dans un tweet, le chef de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker se dit « profondément choqué » et exprime sa « solidarité ».

    Le Kremlin condamne les attaques de « massacre inhumain » à Paris. La Russie est prête à aider dans l’enquête. Vladimir Poutine a adressé ses profondes condoléances à François Hollande et à tous les Français après « les horribles attaques terroristes à Paris ».

    Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, parle d’une « violence terroriste folle » et appelle à une réponse décisive pour empêcher la propagation de « la haine meurtrière ». « Nous condamnons (ces attentats) de la manière la plus ferme, ensemble avec le pape et avec tous ceux qui aiment la paix », explique le père Lombardi.

    Les réactions en France

    Le Conseil français du Culte musulman (CFCM), instance représentative de l’islam en France, condamne avec la plus grande vigueur des attaques « odieuses et abjectes ». Le Conseil appelle la Nation toute entière à l’unité et à la solidarité.

    Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a annoncé que « devant l’horreur » le Parti socialiste suspendait sa campagne électorale pour les régionales et convoque un bureau national extraordinaire samedi. Tandis que la présidente du Front national Marine Le Pen a évoqué « l’horreur » et annoncé la « suspension » des campagnes du FN pour les régionales.

    Le président de l’Assemblée Claude Bartolone (PS) et tous les présidents des groupes politiques ont appelé à « l’union nationale » pour « faire face à cette terrible épreuve » des attentats dans un communiqué commun.

    Le président du parti Les Républicains a annoncé dans un communiqué qu’il soutenait l’état d’urgence et la fermeture des frontières décrétés peu auparavant par François Hollande. « Les terroristes ont déclaré la guerre à la France. Notre réponse doit exprimer une fermeté et une détermination de chaque instant », a ajouté l’ancien chef de l’Etat. Il a également salué le « courage exemplaire », dont font preuve les forces de sécurité.

    Cette série d’attentats a provoqué une vague d’horreur et d’émotion relayée par la presse partout dans le monde.

    RFI

  • Katumbi dit avoir examiné la question de l’immunité de Kabila avec  Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe en Europe

    Katumbi dit avoir examiné la question de l’immunité de Kabila avec Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe en Europe

    Tshisekedi-Katumbi-Kamerhe* Ex-gouverneur du Katanga Katumbi en préparation de sa candidature à la présidence

    * L’ Opposition accuse Kabila de chercher à se cramponner au pouvoir

    * Katumbi exhorte Kabila à démissionner l’année prochaine

    Par Aaron Ross

    En République DEMOCRATIQUE du Congo , le président congolais Joseph Kabila devrait être accordé l’immunité de poursuites après qu’il quitte ses fonctions, a déclaré Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur populaire largement considéré comme le favori pour le remplacer.

    La déclaration faite par Katumbi est susceptible d’être considéré comme une tentative de convaincre Kabila de quitter ses fonctions lorsque son second et dernier mandat élu se termine l’année prochaine.

    Katumbi, qui a dirigé la province minière du Katanga, n’a pas précisé quelles accusations Kabila, qui a gouverné le premier producteur de cuivre de l’Afrique depuis près de 15 ans, pourrait faire face.

    Dans une interview à Reuters à son domicile dans la centrale  de l’exploitation minière de Lubumbashi, Katumbi a dit qu’il avait examiné la question de l’immunité de Kabila avec d’autrres compatriotes  de l’opposition: Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe lors d’une visite récente en Europe.

    «J’ai … discuté avec eux que nous aurions besoin de voir comment protéger l’ex-chef de l’Etat,” a-t-il dit mardi. “Par ce que, vous savez, je ne voudrais pas avoir un Congo où un président sera poursuivi après son mandat.”

    Les critiques accusent Kabila de chercher à défier une limite constitutionnelle et se maintenir au pouvoir, comme d’autres dirigeants africains ont fait.

    Katumbi a exhorté le président à démissionner en 2016 et permettre au géant de l’Afrique centrale à l’expérience de sa première transition pacifique du pouvoir. Cela ferait Kabila le «père de la démocratie congolaise”.

    «Si le président Kabila quittait le pouvoir dans le délai constitutionnel, il sera un président qui sera très apprécié par le peuple congolais», a déclaré Katumbi. “Et je crois qu’il peut revenir après cinq ans. La constitution permet un président à partir et revenir.”

    ALLIE DEVIENT ADVERSAIRE

    Les alliés de Kabila ont récemment suggéré de retarder l’élection présidentielle jusqu’à quatre ans dans le but de nettoyer les listes électorales et obtenir du financement.

    Kabila a refusé de commenter publiquement sur son avenir politique, mais un porte-parole a dit qu’il a l’intention de respecter la Constitution.

    Allie de longue date de  Kabila, Katumbi a quitté le parti au pouvoir et a démissionné comme le gouverneur du Katanga en Septembre sur ce les fait qu’il a dennonce des tentatives du gouvernement de violer la constitution et sa répression plus violente de l’opposition.

    Des groupes de défense des droits humains ont critiqué les alliés de Kabila et les forces de sécurité des violations des droits y compris des meurtres et des enlèvements d’opposants politiques.

    Environ 40 personnes ont été tuées en Janvier quand des violentes manifestations ont éclaté dans plusieurs villes contre un projet de révision du code électoral, que l’opposition dit était un prétexte pour retarder les élections.

    Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende se moque des commentaires de Katumbi sur l’immunité pour Kabila.

    “Personne n’a demandé (Kabila) à ce sujet et ce n’ est pas une priorité», a-t-il dit. “Le président n’a rien à se reprocher. Il vaudrait mieux que Katumbi s’ inquiéter son propre sort.”

    Katumbi était parmi les hauts fonctionnaires visés par la commission anti-corruption  mis en place par Kabila, dans une plainte pénale déposée auprès du procureur en Juin dernier pour fraude et  corruption, selon les rapports des médias français.

    Le gouvernement a également appuyé des accusations de blanchiment d’argent contre Katumbi en Belgique et en Grande-Bretagne en 2010. L’affaire, que l’ex-gouverneur revendique d’etre politiquement motivée, a ensuite été rejeté.

    (Reportage par Aaron Ross, édité par Joe Bavier et Catherine Evans)

    Agence Reuters