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  • Polémique autour de la filiation d’Ali Bongo: «le débat est clos»

    Polémique autour de la filiation d’Ali Bongo: «le débat est clos»

    bongo 2-Ali Bongo Ondimba est-il le fils biologique d’Omar Bongo ? Au Gabon, la question provoquée par la sortie du livre du journaliste français Pierre Péan continue d’agiter la classe politique. Dernier élément en date : un article du Monde qui produit un acte de naissance du chef de l’Etat. Lors d’une conférence de presse ce mercredi 3 décembre à Libreville, le porte-parole de la présidence gabonaise a tenu à préciser que la polémique était close.

    Le journal Le Monde est revenu sur le sujet en produisant un acte de naissance d’Ali Bongo, un document qui établirait qu’Ali Bongo est bien le fils d’Omar Bongo et de Joséphine Kama, ainsi qu’ une photographie d’Ali Bongo et de ses parents à une date antérieure à celle de son adoption supposée. Ce mercredi après-midi, le porte-parole de la présidence, Alain Claude Bilie By Nze, s’exprimant devant la presse, n’a pas souhaité commenter les informations du Monde.

    « Ce sujet n’est plus d’actualité. La présidence de la République a dit ce qu’il y avait à dire sur ce sujet. Que les médias mènent leurs enquêtes. Vous citez Le Monde. Si Le Monde a mené une enquête, il faut donc lui demander quelles sont ses sources. Pour ce qui est de la présidence, ce débat est clos. », a déclaré Alain Claude Bilie By Nze.

    La copie de l’acte de naissance du président Ali Bongo publiée sur Internet peut-elle alors être considérée comme authentique ? « La présidence de la République n’a pas produit l’acte de naissance parce que […] nous n’avons pas à faire la preuve de ce qu’Ali Bongo est le fils d’Omar Bongo. C’est une évidence, a ajouté Alain Claude Bilie By Nze. Que des journalistes soient allés mener des enquêtes à Brazzaville, que dans le cas de leurs articles il aient photographié et publier ceci, c’est la liberté de la presse. On ne va pas commencer à l’empêcher ».

    RFI

  • Francophonie: de retour de Dakar, la délégation de RDC évite un crash

    Francophonie: de retour de Dakar, la délégation de RDC évite un crash

    Avion au decollage-De retour du Sommet de la Francophonie à Dakar, la délégation de RDC a échappé de peu ce mardi 2 décembre à un crash. Après une avarie en vol, le pilote a préféré faire demi-tour à Dakar pour échapper au crash de l’appareil. A bord, le président de l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères, plusieurs députés et personnalités de RDC. Ils en ont été quittes pour une très grosse frayeur.

    Toujours sous le choc, le président de l’Assemblée nationale de RDC a bien conscience d’avoir échappé de peu ce mardi au crash de son avion. « Nous étions en vitesse de croisière à au moins 10 000 mètres d’altitude lorsqu’un hublot a soudainement explosé. Nous avons eu très peur, mais tous les passagers ont gardé leur calme. Nous parvenions encore à respirer dans l’avion », raconte Aubin Minaku.

    En plein vol, à haute altitude, la désintégration du hublot a entraîné le déséquilibre de l’appareil dans lequel voyageaient notamment le ministre des Affaires étrangères de la RDC mais aussi plusieurs députés et personnalités politiques. Ils revenaient tous du XVe Sommet de la Francophonie à Dakar. Pour éviter la catastrophe, le pilote a décidé de faire immédiatement demi-tour vers la capitale sénégalaise où il est parvenu finalement à poser l’appareil avec ses occupants sains et saufs.

    A Kinshasa, l’incident fait polémique. Certains députés demandent à ce que le ministre des Transports s’explique à l’Assemblée nationale. « Cet aéronef est un aéronef du gouvernement. Où a-t-il été acheté ? Est-ce que son contrôle technique était valide ? On ne peut pas commencer à mettre les autorités de la RDC dans des avions aussi peu sûrs », s’insurge un député congolais.

    RFI

  • Insécurité grandissante à Rutshuru.

    Insécurité grandissante à Rutshuru.

    fardc-goma-L’insécurité bat son plein dans le Territoire de Rutshuru. En date du 29/11/2014, deux personnes ont été kidnappées sur le tronçon Rutshuru centre – Bunagana. Il paraîtrait que ce groupe qui kidnappe les gens à Rutshuru a érigé son Quartier Général à Rutshuru juste sur le tronçon Rutshuru Centre-Rwanguba à un endroit appelé Gasha, tout près de la société électrique locale appelée MONDO GUSTO. Le chef de ce groupe est bel bien connu par la population. Il s’appellerait Emmanuel Biriko communément appelé «Manoti ».

     

    La population de Rutshuru demande au Gouvernement Provincial et ou au Gouvernement Central de Kinshasa de leur venir en aide et déloger ces criminels dont leur adresse est connue.

     

    La population déplore aussi la négligence qu’affiche la MONUSCO à Rutshuru. En effet, le Quartier Général de ces criminels qui sabotent la PAIX à Rutshuru se trouve à 3km de celui de la MONUSCO. Pour ceux qui connaissent bien Rutshuru, le Quartier Général de la MONUSCO se trouve localisé à Kiwanja. Malheureusement, selon la population locale, la MONUSCO n’intervient pas du tout pour protéger cette population. Les criminels attaquent et tuent des gens presque chaque jour, mais la MONUSCO n’en dit absolument rien et ne réagit même pas. La population de Rutshuru se demande si la MONUSCO a encore et toujours la mission d’observation et non d’intervention.

     

    Pour le moment il paraîtrait que les femmes ne vont plus aux champs de peur de revivre encore les tragédies anciennes de kidnapping, viol, mutilation de leurs sexes, fusillées, tuées ou brûlées vives. Quand les hommes et les femmes ont chacun peur de sortir de la maison, qui nourrira qui, qui prendra soin de la famille?

     

    A Nyamilima, la situation est catastrophe, les gens meurent chaque jour. Ce qui est incompréhensible est que la population dit que l’insécurité à Nyamilima est causée par un conflit entre les Nandais qu’on dit affiliés au FDRL et les Banyabwisha autochtones qu’on dit aussi affiliés aux Mai-Mai. Donc parmi les Nandais et les Banyabwisha les uns accusent les autres d’appartenir à tel ou tel groupe clandestinement armé (FDLR et Mai-Mai). Et dans ce conflit semble-t’il, si c’est un Nandais qui meurt, c’est la pagaille au sein de la population partout dans Nyamilima. La population demande alors d’être sécurisée par l’Etat Congolais. A suivre

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    Godé Chiri Haguma

    Criminologue et Economiste

  • Pierre Buyoya : “Comme beaucoup, j’ai été surpris par la manière de faire de François Hollande”

    Pierre Buyoya : “Comme beaucoup, j’ai été surpris par la manière de faire de François Hollande”

    buyoya-Le candidat burundais malheureux au poste de secrétaire général de l’OIF félicite sa rivale, la Canadienne Michaëlle Jean, pour sa nomination. Et regrette la division de l’Afrique ainsi que des déclarations “inapropriées” de François Hollande au sommet de Dakar, sur le respect des Constitutions par les présidents africains. Interview.

    Malgré son passé de putschiste récidiviste, il pouvait se prévaloir de plusieurs atouts pour succéder à Abdou Diouf en tant que secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie. Ancien chef d’État, devenu médiateur pour le compte de l’Union africaine et de l’OIF, de la Centrafrique au Mali, le Burundais Pierre Buyoya bénéficiait en outre du soutien de la quasi-totalité des pays d’Afrique centrale. Mais le refus du président Denis Sassou Nguesso de retirer la candidature de son candidat, Henri Lopes, qui s’était fait “voler” son élection en 2002, lorsque Jacques Chirac avait parachuté Abdou Diouf comme candidat, a sonné le glas de ses ambitions.

    Pour Jeune Afrique, il revient sur une élection où sa division a coûté à l’Afrique un poste convoité qui lui semblait pourtant acquis.

    Jeune Afrique : Pour la première fois depuis la création de cette fonction, en 1997, le secrétaire général de l’OIF n’est pas africain. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

    Pierre Buyoya : Je tiens d’abord à féliciter Michaëlle Jean et à lui souhaiter tout le succès possible pour porter l’OIF vers de nouveaux horizons. Pour revenir à votre question, c’est effectivement inédit de voir ce poste échappe à l’Afrique. La raison en est simple : les États africains ne sont pas parvenus à s’accorder sur une candidature unique. C’est une réalité qu’il nous faut bien assumer. Le consensus que nous ne sommes pas parvenus à atteindre s’est donc fait sur la seule candidature non africaine, celle de Mme Jean. Cela étant, la campagne a donné lieu à un débat passionnant entre les différents projets, ce qui a contribué à crédibiliser l’OIF.

    Tous ont soutenu ma candidature, à l’exception du président congolais, qui n’a pas souhaité retirer son candidat.

    En constatant ce bloquage persistant, avez-vous été tenté de retirer votre propre candidature ?

    Non, car la recherche d’un consensus s’est faite de façon méthodique. L’Afrique centrale totalisait trois candidats. Il y a donc eu des concertations préalables pour obtenir des désistements parmi nous. C’est ainsi que le président de la Guinée-Équatoriale a assuré à mon président qu’il était prêt à retirer son candidat. Le jour de l’ouverture du sommet, en marge du déjeuner, une réunion a eu lieu entre les chefs d’État de tous les pays d’Afrique centrale présents à Dakar. Tous ont soutenu ma candidature, à l’exception du président congolais, qui n’a pas souhaité retirer son candidat. Nous étions donc bloqués. Ayant reçu ce soutien, il était difficile à mon président de se désister. C’eût été un manque de respect vis-à-vis de ses pairs.

    Étant un ancien chef d’État et ayant œuvré en tant que médiateur dans diverses crises africaines, on vous reconnaissait une stature de secrétaire général en puissance. Les circonstances de votre arrivée au pouvoir, en 1987 et 1996, ont-elles joué contre vous ?

    Cela n’a pas été un handicap. La preuve, c’est que les chefs d’État d’Afrique centrale, de même que d’autres en Afrique de l’Ouest ou ailleurs, m’ont soutenu. Si on était passé au vote, je pense que j’aurais bénéficié d’un large soutien parmi les présidents africains. Si j’ai le sentiment que ça n’a pas joué, c’est parce que personne parmi les États membres n’a fait de mon passé un critère rédhibitoire. Au moment de la prise de décision, cette affaire n’a jamais été mise en avant, contrairement à mon expérience. La seule condition posée par la France a été de demander aux États africains de s’entendre. Si tel avait été le cas, les conditions de mon arrivée au pouvoir n’auraient aucunement été un obstacle.

    Plusieurs délégations africaines se sont offusquées, dans les coulisses du sommet, de la teneur du discours de François Hollande. Personnellement, qu’en avez-vous pensé ?

    Concernant les principes énoncés, je n’ai pas vraiment de critiques à formuler. Mais sur la forme, ce discours m’a surpris. Ni le cadre ni la manière n’était approprié. Ça m’a donné l’impression que ce discours était adressé à une certaine opinion dans son pays, et non pas aux chefs d’État africains. Comme beaucoup, j’ai été surpris par sa manière de faire. De même j’ai été surpris par son interprétation des événements au Burkina Faso. Sans doute ces événements sont-ils arrivés parce qu’il y a eu des manquements, mais il faut se garder de généraliser à l’ensemble du continent. Prétendre que tous ceux qui modifieraient leur Constitution n’ont pas leur place dans l’espace francophone est exagéré. Chaque cas est spécifique.

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    Propos recueillis à Dakar par Mehdi Ba- Jeune Afrique

  • Francophonie :La Canadienne Michaëlle Jean à la tête de l’OIF: un choix inédit

    Francophonie :La Canadienne Michaëlle Jean à la tête de l’OIF: un choix inédit

    michael Jean-La Canadienne d’origine haïtienne Michaëlle Jean a été désignée dimanche 30 novembre pour prendre la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie. Elle occupera son poste de manière effective au 1er janvier 2015. Elle succède à Abdou Diouf, aux commandes de l’institution depuis 12 ans.

    Avec nos envoyés spéciaux à Dakar,

    En choisissant Michaëlle Jean à sa tête, la Francophonie fait un choix inédit à plusieurs titres. D’abord parce que c’est une femme. Ensuite parce qu’elle vient d’Amérique du Nord. Pour la première fois, l’OIF ne va pas être dirigée par un Africain. Ancienne journaliste, canadienne d’origine haïtienne, Michaëlle Jean est âgée de 57 ans. Beaucoup apprécient son empathie, sa facilité à lier des liens avec les communautés, comme lorsqu’elle a partagé du phoque cru avec des Inuits alors qu’elle voyageait dans le nord du Québec.

    Un séisme

    L’élection aura été laborieuse. Lors du tout dernier huis clos, les visages étaient fermés. Le président ivoirien Alassane Ouattara a même quitté cette réunion. L’OIF échappe donc à l’Afrique. C’est un séisme qui va laisser des traces dans la francophonie, mais aussi dans les relations entre Paris et plusieurs capitales africaines.

    Au Canada, les détracteurs de Michaëlle Jean ne lui pardonnent pas d’avoir représenté les intérêts de la reine d’Angleterre en siégeant comme gouverneure générale. Le fait de briguer la plus haute fonction d’une organisation francophone leur semblait plutôt incongru. Ils font aussi valoir que cette quinquagénaire n’a jamais été élue et ne compte donc aucune réalisation concrète.

    Au sein de l’OIF, certains ont peu goûté le ton clivant de sa campagne. Michaëlle Jean le dit elle-même : « Je n’ai pas de rapport de complaisance avec les chefs d’État ». Elle veut que la Francophonie soit sur le terrain, qu’elle soit préventive, qu’elle engage des actions pour éviter les conflits. Sans avoir d’expérience de la médiation, sans être introduite de longue date auprès des chefs d’État du monde francophone, elle se sent néanmoins comme une sœur, un produit de l’Afrique par ses origines haïtiennes. Et c’est cela qu’on vient de lui reconnaître.

    Difficile consensus

    Le consensus n’a pas été évident et le groupe a failli aller jusqu’aux votes. Finalement, il a fallu que les six chefs d’Etat et de gouvernement les plus impliqués dans cette affaire, dont Denis Sassou-Nguesso, le Premier ministre canadien Stephen Harper, François Hollande, Macky Sall, le président du Burundi Pierre Nkurunziza et le président mauricien Kailash Purryag, se concertent pendant plus d’une heure dans une salle à part pour trouver un consensus.

    On peut noter que les négociations sur le climat, se sont invitées à Dakar. Le Canada, fort soutien de Michaëlle Jean a été sollicité à plusieurs reprises par la présidence française sur ce thème du réchauffement climatique. Cela a peut être joué dans la négociation. Par ailleurs, c’est un fait, les partisans d’une candidature africaine n’ont pas réussi à trouver la personne idéale. Quant au débat sur le respect des formes constitutionnelles, il a fait grincer des dents. La tâche de la nouvelle secrétaire générale ne sera pas facile.

    S’agit-il alors d’une désignation par défaut ? C’est en tout cas comme ça que l’arrivée de Michaëlle Jean est présentée par ceux qui estiment qu’elle n’a pas les épaules de son prédécesseur pour intervenir sur le terrain politique en Afrique. L’ancienne gouverneure générale du Canada succède ainsi au Sénégalais Abdou Diouf, qui se retire après trois mandats à la tête de l’instance internationale qui compte 80 pays membres, dont 23 avec le statut d’observateur.

    RFI

  • RDC : “C’est un sous-officier de l’armée qui est venu vendre des tenues militaires” aux Casques bleus

    RDC : “C’est un sous-officier de l’armée qui est venu vendre des tenues militaires” aux Casques bleus

    Félix Prosper Basse-Quarante-huit heures après l’interpellation de six Casques bleus surpris avec des tenues de l’armée congolaise à Goma, le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco, a confié vendredi à “Jeune Afrique” les premiers éléments de l’enquête. Interview exclusive.
    C’est une affaire embarrassante pour la mission onusienne en RDC. Le 26 novembre, sur la route de l’aéroport de Goma, six pilotes ukrainiens de la Monusco ont été interpellés par les services de sécurité congolais alors qu’ils étaient en possession des tenues militaires de la Garde républicaine (GR, garde présidentielle congolaise).
    Une enquête a été ouverte dans la foulée par les autorités provinciales du Nord-Kivu. Et la Monusco s’est déclarée disposée à “coopérer pleinement et de manière responsable” pour faire toute la lumière sur l’affaire. En attendant, le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse appelle la population congolaise “au calme et à ne pas céder à la manipulation”. Le porte-parole de la Monusco ne voudrait pas que cet “incident” entame la qualité de la collaboration entre les troupes onusiennes et les Forces armées de la RDC (FARDC) sur le terrain. Il s’est confié, le 28 novembre, à Jeune Afrique.
    Jeune Afrique : En sait-on aujourd’hui un peu plus sur ce qui s’est réellement passé le 26 novembre à l’aéroport de Goma ?
    Lieutenant-colonel Basse : Ce jour-là, après leur service, des Casques bleus du contingent ukrainien de la Monusco, positionnés à l’aéroport de Goma, repartaient à leur base lorsqu’ils ont rencontré à la sortie un de leurs contacts qui vend des cartes de crédit téléphonique. Ce dernier était chargé en amont de leur apporter des tenues militaires qu’ils voulaient acheter afin de s’en servir, une fois rentrés en Ukraine, pour des parties de chasse, selon leurs déclarations.
    Le contact leur a alors présenté un autre individu, habillé en t-shirt jaune, qui portait un sac contenant des tenues militaires, conformément à leur requête. C’est au moment où les six Ukrainiens étaient en train de vérifier le colis dans leur véhicule que deux autres personnes en tenue civile se sont présentées. Des Casques bleus ont été interpellés et conduits aussitôt au quartier général de la 34e région militaire (état-major de l’armée congolaise dans le Nord-Kivu) pour être entendus, particulièrement un parmi les six : celui qui était en contact avec l’intermédiaire.

    Peut-on considérer, au regard de premiers éléments de l’enquête que vous disposez, qu’il existe bien un “trafic de tenues de l’armée congolaise” dans l’est de la RDC ?
    -“Trafic” est un grand mot. Il faut relativiser, car nous sommes en présence d’un acte isolé. Répréhensible certes mais il reste un acte isolé. La Monusco n’a jamais transporté des tenues militaires de l’armée dans ses véhicules.
    Tout Casque bleu invité en RDC doit respecter les lois du pays d’accueil.
    C’est l’occasion aussi de rappeler qu’au sein de la mission, nous avons une politique de tolérance zéro. Tout Casque bleu invité en RDC doit observer non seulement des règles strictes édictées par la Monusco mais aussi les lois du pays d’accueil. Pour le moment, nous ne pouvons pas de manière péremptoire déclarer qui a raison ou qui a tort. Mais des éléments de l’enquête nous permettront bientôt de savoir avec précision ce qui s’est passé et, au niveau de la hiérarchie de la Monusco, des mesures idoines seront prises dans le cadre de cette affaire.
    Mais lorsqu’à Kinshasa certaines voix s’élèvent déjà pour faire le lien entre cette affaire et les tenues de l’armée congolaise que l’on retrouve parfois sur des miliciens qui commettent des exactions dans l’est du pays, que répondez-vous ?
    -La Monusco n’est pas impliquée dans un quelconque trafic de tenues militaires.
    Je ne commente pas les déclarations des uns et des autres. Mais n’allons pas vite pas besogne. Attendons plutôt que les autorités compétentes de la RDC révèlent les résultats des enquêtes qui sont en train d’être menées, avant de porter un jugement. Mais cela ne fait aucun doute : la Monusco n’est pas impliquée dans un quelconque trafic de tenues militaires. Il n’existe pas non plus un quelconque lien entre l’incident de l’aéroport de Goma et les uniformes de l’armée que l’on retrouve parfois sur des miliciens. D’autant que des tenues militaires que portent des assaillants qui commettent des crimes odieux contre les civils ne sont pas celles de la Garde républicaine (GR) de la RDC.
    Mais cet “incident” de l’aéroport de Goma ne risque-t-il pas de porter atteinte à la collaboration sur le terrain entre les troupes congolaises et les forces onusiennes ?
    -Je ne pense pas. La collaboration entre l’armée congolaise et la Monusco dure depuis fort longtemps et a déjà donné des résultats positifs. Avec le soutien de la population, les FARDC, appuyées par les Casques bleus, ont défait le M23 et sont parvenus à affaiblir les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). Il existe aujourd’hui un triangle de confiance entre populations, armée et Monusco qui doit être préservé. C’est un pacte scellé par le sang des innocents civils, des soldats et des Casques bleus qui a été versé ces dernières années pour rétablir la paix dans l’est de la RDC. La collaboration entre les FARDC et la Monusco doit donc être sauvegardée et renforcée pour le bien des populations civiles. Celles-ci ne doivent pas non plus succomber aux tentatives de manipulation des ennemis de la paix qui mènent une campagne de désinformation contre la Monusco.
    Que sont devenus les six agents ukrainiens de la Monusco interpellés par les services de sécurité congolais dans le cadre de cette affaire ?
    -Ils ont été entendus toute l’après-midi de mercredi (26 novembre) et, ensuite, ils sont retournés à leur base. Entretemps, les investigations se poursuivent. Au final, dans cette affaire, il faut retenir deux choses. La première : le contact qui les a mis en relation avec celui qui devait leur vendre des tenues a disparu dans la nature et la police poursuit ses recherches.
    La deuxième chose, que c’est un sous-officier de l’armée congolaise qui est venu pour leur vendre les tenues militaires. Ceux qui sont mêlées dans cette affaire sont donc présents à Goma, hormis celui qui est recherché. Nous espérons que la police va bientôt l’arrêter pour que tous les éléments de l’enquête soient réunis et que la lumière puisse jaillir au grand jour.

    jeuneafrique

  • Goma: dix Casques bleus ukrainiens surpris en possession de 12 tenues FARDC/GR avec pistolets, la Monusco s’explique

    Goma: dix Casques bleus ukrainiens surpris en possession de 12 tenues FARDC/GR avec pistolets, la Monusco s’explique

    monusco2-Des pilotes ukrainiens de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco), photographiés en compagnie d’un Congolais en treillis, ont été appréhendés mercredi 26 novembre 2014 à l’aéroport de Goma (Nord-Kivu) en possession de 12 tenues avec pistolets de la Garde républicaine (GR) des Forces armées de la RDC (FARDC).

    Ils ont été arrêtés par les services de sécurité militaire informés par la police des frontières. « Plus de 10 militaires ukrainiens, reconnus comme des pilotes avec un Congolais qui facilitait ce trafic, ont été conduit par les FARDC à la 34ème Région militaire », rapporte radio Kivu 1.

    Citant « plusieurs sources », elle ajoute que « ce trafic était soupçonné depuis longtemps et c’est ce mercredi 26 novembre 2014 que le réseau vient d’être démantelé ».

    Audition des prévenus

    Le général de brigade et commandant de la 34ème Région militaire, le général Emmanuel Lombe, a commencé à entendre les 10 prévenus ukrainiens et leur complice congolais le même jour.

    « L’objectif de ce trafic de tenues de la Garde républicaine n’est pas encore bien explicité mais certains disent que ce réseau collaborait avec des +ennemis+», selon Radio Kivu1 qui rapporte les étapes de la journée du mercredi 26 novembre 2014 en ces termes :

    « 13h20 à Goma… Le général Carlos Alberto Dos Santos Cruz de la Monusco arrive à la 34ème Région militaire.

    Les informations commencent à sortir de la grande muette…. Quand le trafic a été détecté, les militaires ukrainiens de la Monusco, par leur interprète congolais, ont proposé 5000 USD à la Garde républicaine et les services de sécurité militaire… Ils ont d’abord voulu faire croire que ce paquet de tenues était une ration du pain… Après discussions, le ton est monté et les FARDC se sont imposées, le doit à la gâchette. ..

    Le général des forces de la Monusco vient d’arriver dans le bureau du général Emmanuel Lombe (où ces Casques bleus sont interrogés)…..

    Santos Cruz a été désarmé avant d’escalader les deux niveaux du bureau… Il était précédé du porte-parole militaire de la Monusco le Colonel Felix Basse…

    Les auditions continuent….

    15h45 à Goma… Un kit complet de 6 paires avec pistolets

    En tout, ce sont 12 tenues avec pistolets qui seraient repérés. Les agents ukrainiens avec leur complice congolais avaient un petit colis qui a révélé que ce trafic ne doit pas être le premier; selon une indiscrétion ».

    « Acheter ces uniformes pour les utiliser à la chasse » en Ukraine

    « L’officier ukrainien, principal accusé dans cette affaire, a dit aux enquêteurs qu’il voulait acheter ces uniformes pour les utiliser à la chasse à son retour dans son pays. Mais l’enquête déterminera si cette déclaration est exacte ou tronquée », a indiqué à radio Okapi le porte-parole militaire de la Monusco.

    Le lieutenant-colonel Prosper Félix Basse, qui a nié « toute implication de la Mission dans un quelconque trafic de ce genre », a cependant déclaré que « l’officier ukrainien incriminé a reconnu avoir cherché à acheter six uniformes de la Garde républicaine congolaise ».

    En effet, a-t-il signalé, « nous avons effectivement des soldats de la paix, des Casques bleus ukrainiens qui opèrent au niveau de l’aéroport de Goma au sein de la Force aérienne de la Monusco qui ont voulu acheter des tenues auprès d’un élément de la garde républicaine congolaise ».

    « Ils ont pris contact avec l’individu et, à un moment, des agents en civil se sont présentés, les ont interpellés et ils ont été conduits à la 8ème Région militaire pour des investigations approfondies sur la provenance de ces uniformes là et sur les modalités qui ont conduit ces soldats ukrainiens à acheter ces tenues », a dévoilé le porte-parole de la Monusco.

    Il a ajouté que « le général commandant de la Gorce de la Monusco, Carlos Alberto Dos Santos Cruz, s’est rendu le même jour au siège de la 8ème Région militaire ».

    « La Monusco évolue en RDC dans un cadre tout à fait transparent et les Casques bleus doivent avoir un comportement exempt de tout reproche. Des mesures seront prises à l’issue de l’enquête en cours dans le cadre de la politique de tolérance zéro qui s’applique au personnel des Nations unies concernant certaines pratiques », a souligné le lieutenant-colonel Prosper Félix Basse.
    Le Potentiel Online

  • Francophonie : candidats au poste de secrétaire général, leurs atouts et leurs faiblesses

    Francophonie : candidats au poste de secrétaire général, leurs atouts et leurs faiblesses

    Candidats francophonie-Dimanche à Dakar, les chefs d’États membres de la Francophonie éliront le nouveau secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Présentation des points forts et faibles des cinq prétendants.
    Dans l’histoire de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), la course à la succession à Abdou Diouf au poste de secrétaire général, est une première. Pendant des mois, les candidatures (parfois éphémères) se sont succédées. Certains prétendants ont mené des campagnes très intenses, à l’image de la canadienne Michaëlle Jean (CN), qui a voyagé sur les cinq continents.

    Dans cette dernière ligne droite (l’élection aura lieu dimanche 30 novembre, dans le huis clos des chefs d’États, lors du Sommet de la francophonie de Dakar) cinq candidats officiellement présentés par leur pays, sont toujours en course. Quels sont les points forts et les points faibles de chacun ? Revue de détails, en gardant à l’esprit qu’un nouveau candidat peut toujours sortir du chapeau à la dernière minute.
    Michaëlle Jean (Canada)
    Passez la souris sur le pictogramme vert (à gauche) pour faire apparaître les points forts, sur le rouge pour les points faibles.

    Jean-Claude de l’Estrac (Maurice)Pierre Buyoya (Burundi)

    Henri Lopes (Congo-Brazzaville)Agustin Nze Nfumu (Guinée équatoriale)