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  • Présidentielle en RDC : Kabila maintient le suspense sur sa candidature et évoque la souveraineté nationale

    Présidentielle en RDC : Kabila maintient le suspense sur sa candidature et évoque la souveraineté nationale

    Intégralité:Discours des Vœux 2013 de Joseph Kabila, Pdt de la RDC-Lors d’un discours devant le Congrès, le président congolais, Joseph Kabila, a appelé lundi les partenaires internationaux de la RDC à ne pas formuler d’”injonctions” relatives à la tenue des prochaines élections dans le pays. Aucun mot sur sa candidature, ou pas, à la présidentielle prévue en 2016.

    “De nos partenaires, et pourvu que cela soit fait dans le respect de notre souveraineté, nous sommes toujours prêts à recevoir des avis, conseils et suggestions, mais jamais des injonctions”, a martelé Joseph Kabila, le 15 décembre, dans un discours devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès à Kinshasa.

    Évoquant l’effervescence qui depuis un peu plus d’un an agite une partie de la classe politique congolaise mais aussi de la communauté internationale à propos du processus électoral en RDC, le président congolais a estimé que “l’on pouvait s’interroger sur le bien fondé de l’auto-invitation dans ce débat de personnalités non congolaises aussi bien intentionnées soient elles”.

    Arrivé au pouvoir en 2001 pour succéder à son père assassiné, Joseph Kabila a été élu président de la RDC en 2006 à l’issue des premières élections démocratiques tenues dans le pays depuis son indépendance en 1960. Il a été reconduit pour un nouveau mandat de cinq ans en 2011 lors d’un scrutin dont les résultats n’ont pas été reconnus par la majeure partie de l’opposition et dont la communauté internationale a dénoncé de nombreuses irrégularités.

    “Le peuple congolais n’est pas n’importe quel peuple”

    Depuis l’été 2013, l’opposition le soupçonne de vouloir se succéder à lui-même en 2016 alors que la Constitution lui interdit de briguer un troisième mandat. Et la communauté internationale réclame depuis plusieurs mois aux autorités congolaises la publication d’un calendrier électoral complet jusqu’à la prochaine présidentielle de façon à pouvoir soutenir le processus électoral, et demande que la Constitution du pays soit respectée.

    Déplorant “la tendance […] de certains compatriotes [à] en appeler systématiquement à l’étranger pour régler les différends entre congolais comme si dans ce pays nous n’avions pas collectivement assez de sagesse et de maturité pour le faire nous-mêmes”, le président congolais a affirmé que “le peuple congolais n'[était] pas n’importe quel peuple et qu’il était jaloux de son indépendance conquise de haute lutte”.

    (Avec AFP)

     

  • Côte d’Ivoire: Charles Blé Goudé sera bien jugé pour crimes contre l’humanité-les réactions à Abidjan aux annonces de la CPI

    Côte d’Ivoire: Charles Blé Goudé sera bien jugé pour crimes contre l’humanité-les réactions à Abidjan aux annonces de la CPI

    ble-goude3065-Charles Blé Goudé sera bien jugé pour crimes contre l’humanité. La Cour pénale internationale a confirmé jeudi les charges contre l’ancien chef du mouvement pro-Gbagbo des Jeunes patriotes. La date de son procès n’a pas encore été fixée. Charles Blé Goudé est écroué à La Haye depuis mars 2014. Il a encore la possiblité de faire appel. La CPI veut également organiser le procès de Simone Gbagbo, l’épouse de l’ex-chef de l’Etat est actuellement détenue dans le nord de la Côte d’ivoire.

    Côté gouvernement on a été pris de cours, hier après-midi, puisque l’annonce de la CPI est tombée en plein Conseil des ministres. De ce fait, le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, est resté très prudent dans ses commentaires expliquant que les autorités ivoiriennes allaient se donner le temps de la réflexion pour étudier la demande de transfèrement de Simone Gbagbo à La Haye.

    A propos des termes, très sévères, utilisés par la CPI mettant en cause  la capacité  de la justice ivoirienne à conduire le procès de Simone Gbagbo, le porte-parole a répondu que l’appareil judiciaire récupéré par le gouvernement ivoirien, au sortir de la crise, était en lambeaux et que les autorités faisaient « le maximum de ce qu’elles pouvaient ».

    Par ailleurs, Me Pierre Claver Ndri, l’avocat de Charles Blé Goudé, s’est dit surpris par la confirmation des charges retenues contre son client tout en répétant que le dossier, sur le fond était vide.

    Concernant le cas Simone Gbagbo, il a rappelé que la Côte d’Ivoire s’était déjà saisie de la question et qu’un procès pour crime de sang à son encontre était programmé. Que, de ce fait, il convenait d’en attendre l’issue avant un éventuel transfèrement à La Haye.

    S’il est un point sur lequel s’entendent, les deux parties antagonistes à Abidjan, c’est la capacité des tribunaux à juger ses ressortissants en Côte d’Ivoire tout aussi bien qu’à La Haye devant la CPI.

    rfi

  • L’Afrique aime moins le pape François… que l’Europe

    L’Afrique aime moins le pape François… que l’Europe

    pape-Selon un rapport d’enquête publié jeudi par le Pew Research Center de Washington, le pape François jouit d’une opinion favorable dans la majeure partie du monde. Mais seuls 44 % des Africains interrogés aiment le souverain pontife alors que 84 % des Européens le plébiscitent.

    Sa popularité n’est plus à démontrer. Moins de deux ans seulement après son élection, le pape François a su se faire une bonne place dans le cœur des fidèles catholiques, voire au-delà. Mais dans quelle partie du monde est-il le plus aimé ? Pew Recherch Center a mené l’enquête, le 30 octobre 2013 et le 4 mars 2014, dans 43 pays. Plus de 36 450 personnes ont été sondées. Résultat : en moyenne 60 % d’avis positif, 11 % d’avis négatif et 28 % de sans opinion.

    Selon les conclusions détaillées de cette perception globale sur François, mises en ligne le 11 décembre sur le site internet du think tank américain basé à Washington, c’est en Europe que le pape est plus aimé. Près de 85 % des personnes interrogées clament leur sympathie au pontife alors qu’elles ne sont que 44 % dans ce cas en Afrique. Quant au Moyen Orient, seuls 25 % des sondés ont une opinion favorable du chef de l’Église catholique romaine.

    Sénégalais, Tunisiens… une majorité de sans opinion

    L’échantillon subsaharien dans l’enquête de Pew Research Center est essentiellement constitué par des ressortissants de pays anglo-saxons. Il en ressort que le pape François est – sans surprise – plébiscité dans les États où la religion catholique est dominante : 70 % d’opinions favorables en Ouganda et en Tanzanie, 56 % au Kenya. Logiquement, sa notoriété baisse lorsqu’on se tourne vers les pays où dominent différents courants protestants ou l’islam. Au Sénégal par exemple, 55 % des personnes interrogées n’ont aucun avis sur le pape. Il en est de même en Afrique du Sud (52 %), au Nigeria (46 %) ou au Ghana (40 %).

    Au Moyen-Orient, parmi les pays étudiés, le pape François n’a d’opinion majoritairement favorable qu’au Liban (62 %) et en Israël (50 %). Mais cela n’implique pas qu’il est détesté dans les autres États, la majorité des personnes interrogées étant sans opinion. C’est le cas notamment en Tunisie où plus de 70 % des sondés n’ont pas d’avis sur le Saint-Père.

    Pew Research Center souligne enfin qu’a contrario, être sans avis sur le pape n’implique pas nécessairement d’avoir une opinion favorable à son égard. Il peut s’agir de personnes qui affirment n’avoir jamais entendu parler de François ou qui ne le connaissent pas suffisamment pour se prononcer. Charitable, le souverain pontife leur pardonnera certainement.

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    Par Trésor Kibangula

    Jeuneafrique.com

  • Racisme : attentat à Tintin

    Racisme : attentat à Tintin

    tintin02-Une opération commando antiraciste vient de s’en prendre, dans une librairie parisienne, aux exemplaires de “Tintin au Congo”. Énième tentative de museler d’anciennes caricatures d’Africains parlant le “petit nègre”…

    “Le XXIe siècle sera raciste ou ne sera pas”, aurait pu dire André Malraux, tant les pulsions policières américaines où les penchants hooligans européens laissent penser que l’acceptation du teint d’autrui n’est pas au programme de ce début de millénaire. Pourtant, la légitime crispation des “officiels” de l’antiracisme ne pourrait-elle pas trouver meilleure cible qu’un personnage de bande dessinée anachronique ?

    Il est vrai qu’en ce mois de Noël, les BD se vendent comme des petits pains ; tout particulièrement les vieux albums, tant il est démontré que les parents achètent, pour leurs enfants, les cadeaux qu’ils auraient aimé recevoir, quelques décennies auparavant. La vieille école graphique de la ligne claire belge remonte donc en tête de gondoles, ce qui ne pouvait échapper au “Groupe d’intervention contre le racisme”.

    Lundi 8 décembre, un “commando” d’une cinquantaine de ses membres s’en est pris à l’album “Tintin au Congo” et son ramassis de phylactères en “petit nègre”. Il a pris une enseigne parisienne à l’abordage – la FNAC des Halles -, déposant, sur chaque exemplaire des aventures africaines du petit reporter, des autocollants “Produit toxique, relents racistes, peut nuire à la santé mentale”.

    Ce n’est pas la première fois que le héros du dessinateur Hergé subit les assauts des antiracistes. Depuis 2012, le Conseil représentatif des associations noires de France réclame, au mieux, l’interdiction de la vente de l’ouvrage, ou, au moins, l’ajout d’une préface avertissant les lecteurs du caractère “colonialiste” de l’album. Mauvais point pour le CRAN : l’étudiant congolais Bienvenu Mbutu Mondondo fut débouté devant la cour de justice de Bruxelles dans une affaire similaire. Bon point : une telle préface existe dans certaines versions américaines, comme celle de l’éditeur Last Gasp qui explique que “Dans son portrait du Congo Belge, le jeune Hergé est le reflet des comportements coloniaux de l’époque. Il a lui-même admis qu’il a dépeint les Africains selon des stéréotypes bourgeois et paternalistes”.

    Dans les années 40, le dessinateur aurait donc été davantage la victime d’un bourrage de crâne que le coupable d’une incitation à la haine raciale. L’actuel éditeur européen, Casterman, quand il ne fuit pas les débats, indique déceler, dans l’œuvre contestée, moins de “racisme” que de “paternalisme gentil”.

    >> Lire notre dossier : “Oublier Tintin”

    Au moment où il dessinait la première version de “Tintin au Congo”, Hergé n’avait jamais mis les pieds en Afrique. Dédouanement supplémentaire d’un artiste qui n’a pas vocation à être historien ? Ou circonstance aggravante qui lui interdisait de placer dans la bouche d’Africains des phrases comme “Li missié blanc très malin”. Lesquels personnages africains parlaient moins bien le français que Milou, le chien de Tintin qui lançait à ces “indigènes” fictifs : “Allons, tas de paresseux, à l’ouvrage !”. Un chien qui houspille des Noirs, c’est peut-être le comble du mépris. Un chien qui parle, c’est peut-être la preuve que l’album ne se voulait pas conforme à la vérité…

    Aujourd’hui, le présumé afrophobe Tintin parle le wolof dans “Kumpag Wangalang Wi”, la version du “Secret de la Licorne”…

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    Par Damien Glez

    Jeuneafrique

  • Migration clandestine : la Méditerranée, “route la plus mortelle du monde” en 2014

    Migration clandestine : la Méditerranée, “route la plus mortelle du monde” en 2014

    naufragemigrants-En 2014, 3 419 migrants en quête d’un avenir meilleur ont perdu la vie en tentant de traverser la Méditerranée, selon un rapport rendu public mercredi par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

    Depuis le début de l’année, plus de 207 000 migrants ont tenté de traverser la Méditerranée. En comparaison, le précédent record datant de 2011 était de 70 000 migrants. C’était en plein Printemps arable. Selon Adrian Edwards, porte-parole du HCR, “Ces chiffres constituent une nouvelle étape à laquelle nous assistons cette année : nous faisons face à un arc de conflits et l’Europe y a été directement confrontée”. Près de 80% des départs s’effectuent depuis les côtes libyennes (en raison de la situation dans le pays) pour rejoindre l’Italie ou Malte.

    60 051 syriens sont arrivés en Italie cette année, fuyant la guerre civile. Les Érythréens sont 34 561 à avoir traversé la Méditerranée pour franchir les frontières italiennes. Ces derniers voulant échapper, selon le HCR, à la répression brutale du pouvoir, au service militaire à vie, et au travail forcé, non rémunéré et à durée illimitée.

    Mais la Méditerranée n’est pas la seule “route mortelle du monde”. 540 personnes ont péri en essayant de traverser le golfe de Bengale en Asie du sud-est, la plupart en provenance du Bangladesh ou de Birmanie et à destination de la Thaïlande ou de la Malaisie. En Mer rouge et dans le golfe d’Aden, au moins 242 personnes ont perdu la vie, tandis que dans les Caraïbes le nombre de morts ou de disparitions signalées s’élevait à 71 début décembre.

    Réponse inadaptée des États européens

    Le HCR pointe la responsabilité des États dans l’explosion de ces statistiques. “Vous ne pouvez pas utiliser des moyens de dissuasion pour empêcher une personne de fuir pour sauver sa vie, sauf en augmentant les dangers”, a affirmé M. António Guterres, Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés. L’organisation regrette que certains gouvernements se focalisent davantage sur le maintien des étrangers hors de leurs frontières que sur le respect de l’asile. Il faut “s’attaquer aux vraies causes profondes, c’est-à-dire examiner les raisons pour lesquelles les personnes fuient, ce qui les empêche de chercher asile par des moyens plus sûrs, et ce qui peut être fait pour sévir contre les réseaux criminels qui prospèrent dans ce contexte, tout en protégeant les victimes” a-t-il ajouté.

    Ces dernières années, la question de l’accueil des migrants a été au centre de frictions entre l’Italie et certains pays européens. Les autorités italiennes avaient lancé “Mare Nostrum”, une opération sans précédent pour sauver des dizaines de milliers de migrants en Méditerranée. Pour le seul mois de novembre, 8 000 migrants ont été secourus en mer Méditerranée. Des bateaux de sauvetage ont encore porté secours fin novembre à 320 migrants sur une embarcation de fortune, rapatriés au port d’Augusta (Sicile), et à un autre bateau avec à son bord 182 migrants, transportés jusqu’à Porto Empedocle en Sicile. Mais la fin “Mare Nostrum” a récemment été confirmé par l’Italie, faute de soutien de ses partenaires.

    Une nouvelle opération baptisée “Triton” et  gérée par Frontex, l’organisme européen chargé de la surveillance des frontières extérieures de l’Union européenne est en cours de préparation. Mais elle sera limitée à la surveillance de la frontière extérieure de l’UE en Méditerranée.

    (Avec AFP)

     

  • Crash manqué de Dakar : la version des faits du commandant

    Crash manqué de Dakar : la version des faits du commandant

    PlanespottersNet_211583-Soucieux de tirer les choses au clair, le pilote a tenu à faire une mise au point.                                                                                     L’opinion se rappellera, cela étant encore frais en mémoire, que l’avion qui transportait certaines autorités du pays, revenant de Dakar au Sénégal et venait de se clôturer les assises du XVème sommet de la Francophonie, avait connu des difficultés techniques qui l’avaient obligé à rebrousser chemin.
    La nouvelle avait fait la une de plusieurs journaux du pays, et particulièrement de la ville de Kinshasa. Certains ont imprimé une connotation dramatique à l’événement au risque de jeter un discrédit sur cet aéronef. Soucieux de tirer les choses au clair, le pilote a tenu à faire la mise au point ci-dessous.

    Communiqué de presse sur un prétendu crash raté de l’avion GIV du Gouvernement

    Suite aux différent rumeurs relayées par la presse sur un supposé crash raté de l’avion du Gouvernement lors de son vol de retour en provenance de Dakar, ramenant les officielles congolais le Commandant de l’appareil s’est vu dans la nécessité de porter à l’attention du public la vérité des faits

    L’avion du Gouvernement immatriculé 9QC-GC est de type Gulfream IV(GV) de fabrication américaine. Acquis aux Etats Unis en 2013, après évaluations techniques rigoureuses par des équipes américaine et sud-africaine: il est soumis aux contrôles techniques réguliers le dernier en date est son entretien complet effectué à New York, aux Etats-Unis en juin 2014.

    Il sied donc de relever qu’il est techniquement au point. Ce qui, par ailleurs, justifie qu’il peut voler dans le ciel de tous les pays du monde.

    En date du lundi 1er décembre 2014, 20 minutes après le décollage de l’aéroport de Dakar, pour regagner Kinshasa, avec des officiels congolais, une partie du hublot extérieur droit position 5 a cédé. Il faut noter que le système étant double, le hublot intérieur est resté en place.

    Conformément aux procédures adéquates et prévues par le constructeur de l’avion, nous avons quitté l’altitude de 41.000 pieds en descente contrôlée vers 35.000, pieds, comme le prévoit ledit constructeur dans son manuel des procédures QRH AFM3 – 2520 et en accord avec le contrôleur de Dakar, nous avons volontairement réduit d’altitude, en vue de poursuivre normalement le vol. Cependant, au regard de l’état d’esprit de quelques passagers, et le temps de vol restant pour regagné Kinshasa étant de 4 heures et 30 minutes, nous avons résolu de ramener l’avion à Dakar et avons par l’initiative, en notre qualité de Commandant de bord d’informer les passagers de notre décision ce qui fut fait, et 30 minutes après, l’avion avait atterri normalement.

    Il est donc inexact d’avancer que ; l’avion avait perdu vertigineusement d’altitude, la descente s’est faite de manière contrôlée et voulue.

    L’air extérieur entrait dans l’avion. Ceci n’est pas vrai. Un avion de ce type étant pressurisé, en cas de défaillance complète d’un hublot, c’est plutôt l’air comprimé de l’intérieur qui s’échappe, les masques d’oxygène tombent automatiquement car à une telle altitude, l’être humain ne peut respirer et les passagers pouvaient être aspirés vers l’extérieur.

    L’atterrissage s’est fait de manière fracassante. Ce qui est complètement erroné En effet, l’avion a atterri de manière normale et nous n’avons pas eu besoin d’une assistance au sol pour ce faire.

    Pour preuve, les enregistreurs de vol contiennent les échanges entre l’équipage et la tour de contrôle de Dakar. Lesquelles n’ont pas nullement part d’une situation pour d’urgence ou catastrophique qui aurait justifié le retour de l’appareil.

    Il est donc factice de désorienter l’opinion publique sur un prétendu crash qui aurait été évité.

    Fait à Kinshasa, le 06 décembre 2014

    Bob Jansens
    Commandant
    Licence congolaise 564/F
    Licence américaine 2565075

    L’Observateur

  • Le gouvernement Matata II est là…

    Le gouvernement Matata II est là…

    primature-Le gouvernement Matata II est là
    Le gouvernement Matata III est là
    Le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, a finalement signé, hier dimanche 07 décembre 2014 l’ordonnance portant restructuration du gouvernement. Selon son cabinet, cela s’inscrit dans le cadre de l’une des recommandations des concertations nationales organisées il y a plus d’une année et portant sur l’impératif de la mise en place d’un gouvernement de cohésion nationale.
    Il est à noter que le Premier Ministre Augustin Matata a été maintenu à son poste. Il est assisté de trois vice-premiers ministres et de deux ministres d’Etat.
    A. Trois Vice-Premiers Ministres
    1. Vice-Premier Ministre de l’Intérieur : Evariste Boshab
    2. Vice-Premier Ministre des PTT /NTIC ; Thomas Luhaka
    3. Vice-Premier ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale : Willy Makiashi
    B. Deux ministres d’Etat
    1. Ministre d’Etat chargé du Budget : Michel Bongongo
    2. Ministre d’Etat chargé de la Décentralisation : Salomon Banamuhere

    C. Ministres
    1. Affaires Etrangères : Raymond Tshibanda
    2. Défense nationale : Aimé Ngoy
    3. Justice : Alexis Thambwe Mwamba
    4. Portefeuille : Louise Munga
    5. Relation avec le Parlement : Tryphon Kin Kiey Mulumba
    6. Communication et Médias : Lambert Mende
    7. Enseignement Primaire et Secondaire : Maker Mwangu
    8. Plan et révolution de la Modernité : Olivier Kamitatu
    9. Fonction publique : Jean-Claude Kibala
    10. Infrastructures et Travaux Publics : Fridolin Kasweshi
    11. Finances : Henri Yav Muland
    12. Economie : Modeste Bahati
    13. Environnement : Loyota Ndjoli
    14. Commerce : Mme Kudianga Bayokisa
    15. Industrie : Germain Kambinga
    16. Agriculture Pêche et Elevage : Kabwe Mwehu
    17. Affaires Fonctières : Bolenge Tenge
    18. Mines : Martin Kabwelulu
    19. Hydrocarbures : Crispin Atama Tabé
    20. Energie : Jeannot Matadi Nenga
    21. Culture et Arts : Baudouin Banza
    22. Tourisme : Elvis Mutiri wa Bashara
    23. Santé : Félix Kabange Numbu
    24. ESU : Théophile Mbemba
    25. Enseignement technique et Professionnel : Jean Nenga Tshimanga
    26. Urbanisme et Habitat : Omer Egwake
    27. Transport : Justin Kialumba Mwana Ngongo
    28. Recherche scientifique et technologie : Daniel Madimba
    29. Genre, Famille et Enfant : Bijou Kat
    30. PME : Bohongo Mpoyi
    31. Développement Rural : Eugène Serufuli
    32. Jeunesse, Sport et Loisirs : Sama Lukonde Kienge

    D. Vice-Ministres

    1. Intérieur : Mme Martine Bukasa
    2. Défense : René Sibu
    3. Justice : Mboso Nkodia Mpuanga
    4. Budget : Ernestine Nuoka
    5. Coopération Internationale : Franck Mwe-di-Malila
    6. Congolais de l’Etranger : Antoine Boyamba
    7. Energie Maguy Rwakabuba
    8. Finances : Albert Mpeti
    9. Plan : Lisette Lisangame Ngalamulume
    10. PTT : Enoch Sebinenza.

    Le phare

  • Ma part c’est combien?: la formule magique du Katanga…

    Ma part c’est combien?: la formule magique du Katanga…

    Moise-Près d’un million de tonnes de cuivre par an ! Jamais, ni durant l’époque coloniale ni sous le règne de Mobutu le Katanga n’avait atteint un tel record de production. Et cependant, dans la capitale du Katanga, l’atmosphère est morose. Faute de contournement, d’immenses semi remorques, immatriculés en Zambie, au Zimbabwe, en Afrique du Sud, traversent le centre ville et les quartiers densément peuplés dans un halo de poussière et de pollution. Ils transportent des ballots de minerais bruts, qui seront transformés hors des frontières, ou des produits chimiques hautement toxiques. « En cas d’accident, nous connaîtrons un Seveso à la puissance dix » s’inquiète un médecin expatrié qui constate aussi une explosion de cancers affectant même de enfants en bas âge. Un ophtalmologue confirme : « à cause de la poussière et de la pollution, nous assistons à un multiplication de cancers de la rétine, entre autres chez les jeunes enfants… »
    A la lisière de la ville, le site du Ruashi était autrefois le domaine des creuseurs artisanaux. Des milliers d’hommes, à mains nues, taillaient des galeries dans la terre meuble et en ramenaient des blocs striés de traînées rouges et brillantes. Aux abords de la carrière se pressaient les négociants, les femmes proposaient des brochettes, des bananes plaintain. Au milieu d’une musique assourdissante, l’argent, par petites coupures ou grosses poignées, circulait de main en main et il n’était pas rare de rencontrer des étudiants qui finançaient leurs études en devenant creuseurs à temps partiel. Ruashi aujourd’hui offre un paysage lunaire : la terre semble avoir été retournée par des mains de géants, les derniers arbres ont disparu, quelques silhouettes furtives se faufilent encore sur les collines de terre fraîchement retournées, dans l’espoir d’en ramener quelque caillou négligé par les excavatrices géantes. Des gardes sud africains défendent le site, des barbelés barrent l’horizon. Au volant de son taxi déglingué, Jacques se lamente : « les creuseurs ont été chassés et même les sites qui avaient été légalement attribués à l’exploitation artisanale ont été cédés aux grandes compagnies minières… Elles amènent leurs propres travailleurs, originaires d’Afrique australe et pour nous il n’y a rien. »
    Depuis la signature des contrats chinois en 2007 et l’irruption des géants de l’industrie minière, le Katanga connaît un boom spectaculaire, mais la population n’en bénéficie guère. Comment s’en étonner ? Le Congo est en passe d’être exclu de l’ITIE (Initiative pour la transparence des industries extractives) car 25 des principales sociétés minières de la place n’ont toujours pas pu prouver qu’elles payaient des impôts !
    Certaines d’entre elles assurent qu’elles bénéficient d’exemptions aussi longtemps que leurs investissements n’ont pas été amortis, d’autres ont contourné la loi en bénéficiant de complicités politiques. « Ta kwangu ni ngapi ? », « ma part est de combien ? » Voilà une phrase que tous connaissent par cœur et qui a fini par être collée comme un surnom aux plus hautes autorités de l’Etat… Par ailleurs, le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, ne cesse de réclamer que Kinshasa, au minimum, applique la loi qui prévoit de rétrocéder aux autorités provinciales 40% des taxes perçues dans la capitale. « L’an dernier, le Katanga a envoyé à Kinshasa trois milliards de dollars et il en a reçu trente en retour… » assure un responsable qui tient à rester discret, « c’est notre province qui finance la reconstruction du pays… Voyez les péages routiers : chaque camion qui franchit la frontière à Kasumbalesa doit payer une taxe de 300 dollars, et chaque jour, ce sont 1500 camions qui se dirigent vers la Zambie et les ports de l’Océan Indien…Faites le compte… »
    Moïse Katumbi, le gouverneur du Katanga, est un personnage paradoxal : chacun sait que sa flotte de camions, heureusement appelée « Hakuna Matata » (pas de problème) franchit, elle, les péages sans rien débourser, que l’homme politique est aussi un homme d’affaires avisé, qui possède des journaux à sa dévotion, une station de télévision et une fortune personnelle se chiffrant en dizaines de millions de dollars. Mais nul ne lui en tient rigueur, bien au contraire : « puisqu’il est déjà riche, il ne volera plus » disent les uns, tandis que d’autres soulignent combien « Moïse » est un homme charismatique, qui adore les bains de foule et sait se montrer généreux. Et tous les Lushois (habitants de Lubumbashi) de nous montrer avec fierté la route de l’aéroport, élargie et asphaltée de neuf, le robot « made in RDC » qui, comme à Kinshasa règle la circulation du centre ville, les lotissements de luxe qui, du côté du Golf ou de l’hôtel Karavia, abritent des nouveaux riches…En outre, le gouverneur est le « patron » de l’équipe de football locale, le Tout Puissant Mazembe, l’une des plus redoutables du continent. Aujourd’hui, en plus d’une aura qui dépasse largement les frontières de sa province, Moïse Katumbi apparaît comme une victime : alors qu’il séjourne à l’étranger depuis deux mois, entre autres à Londres, toutes les sources « bien informées » assurent qu’il aurait été empoisonné et que ses relations sont exécrables avec le président Kabila depuis qu’il aurait exprimé son opposition à tout changement de constitution…
    Hier membre de la majorité présidentielle à la tête de son parti, « Solidarité katangaise pour la démocratie et le développement » Me Muyambo nous reçoit dans une luxueuse villa qui domine un parking où sont alignées des Hummer et autres 4x4de luxe. Passé à l’opposition, le bâtonnier se dit « hostile à l’idée d’un troisième mandat présidentiel. Il est certain que le changement de la Constitution provoquera des troubles au Congo : la population, au Katanga comme ailleurs, dit non. » Selon lui, dans la perspectives de prochaines contestations, le pouvoir se durcit : « alors que j’avais affrété un avion privé pour pouvoir aller tenir un meeting à Mbuji Mayi, au Kasaï oriental, c’est le Ministre de l’Intérieur lui-même qui, depuis Kinshasa, a ordonné à l’appareil de faire demi-tour. »
    Le désaveu de l’avocat est partagé par l’opinion : alors que le Katanga est considéré comme le fief électoral, la « base » du président Kabila , nous n’y avons rencontré personne, ni dans la rue ni dans les milieux intellectuels, qui soutienne l’idée d’une reconduction du chef de l’Etat après 2016. Pourquoi ? Ici aussi, la formule magique revient « de combien est ma part ? » et chacun, exemples ou rumeurs à l’appui, énumère les propriétés du « chef » et de sa famille dans la province : une ferme sur la route de Kasumbalesa, l’acquisition d’un domaine de 26.000 hectares à proximité de la réserve naturelle des Kundelungu, la transformation d’Ankoro, lieu d’origine de la famille Kabila, en « petit Gbadolite » katangais doté d’un aéroport flambant neuf, des participations dans les innombrables stations service qui ponctuent chaque carrefour de Lubumbashi. Tenues par des Somaliens, elles fournissent le carburant des véhicules privés mais aussi des innombrables groupes électrogènes qui tentent de compenser les coupures d’électricité et autres délestages quotidiens.
    Le boom minier, l’abattage des arbres, la multiplication des génératrices sont en passe de modifier le climat généralement tempéré de Lubumbashi, située à 800 mètres d’altitude : en pleine saison des pluies, le thermomètre est monté à 42 degrés. Sur le plan politique, la capitale du cuivre est tout aussi chaude : chacun assure que s’il devait s’avérer que « Moïse » a bel et bien été empoisonné, les explosions de colère seront inévitables. « Le Burkina, ce sera ici », proclame un étudiant, taximan à ses heures…

    Colette Braeckman

  • Fabiola, ancienne reine des Belges, est morte

    Fabiola, ancienne reine des Belges, est morte

    fabiola_21.10-Le Palais royal de Bruxelles a annoncé vendredi le décès de l’ancienne reine des Belges Fabiola, veuve du roi Baudouin. Elle avait 86 ans.

    “Leurs Majestés le roi et la reine et les membres de la famille royale annoncent avec une très grande tristesse le décès de Sa Majesté la reine Fabiola, survenu ce soir [5 décembre] au Château du Stuyvenberg à Bruxelles”, a indiqué le Palais dans un communiqué.

    Née Dona Fabiola de Mora y Aragon le 11 juin 1928 à Madrid, dans une famille de la noblesse espagnole, elle avait épousé Baudouin en décembre 1960. La cinquième reine des Belges s’était faite discrète depuis le décès brutal du souverain Baudouin en 1993, restant dans l’ombre du roi Albert et de son épouse, la reine Paola.

    En juillet 2013, elle avait assisté à la passation de pouvoir entre son beau-frère, le roi Albert II, qui avait succédé à Baudouin, et son neveu Philippe, dont elle était proche.

     

    (Avec AFP)

     

  • Le Sénégal, 10e pays africain le moins corrompu

    Le Sénégal, 10e pays africain le moins corrompu

    GLOBLE TRANSP-Transparency international, principale organisation de la société civile de lutte contre la corruption, a publié, ce mercredi 3 décembre, son indice mondial de perception de la corruption. Avec une note de 43 sur 100, le Sénégal fait mieux que l’an dernier. Situé au 69ème rang mondial, le Sénégal est le 10e pays africain le moins corrompu. A Dakar, ce mercredi le Forum Civil présentait le rapport.

    Le Sénégal est le pays d’Afrique francophone perçu comme le moins corrompu. C’est une bonne nouvelle pour Birahime Seck, un des responsables du Forum Civil. « Il y a la traque des biens mal acquis, ce qui constitue une mesure quand même assez importante du gouvernement qui décourage, aujourd’hui, et empêche différentes personnes qui ont engagé beaucoup de ressources publiques de pouvoir entrer dans l’activité de la corruption. Il y a également la loi sur la déclaration du patrimoine qui est aujourd’hui en vigueur ainsi que la mise en place de l’Office anti-corruption. Cela a un effet fondamentalement dissuasif », a-t-il déclaré.

    Cependant, le Sénégal reste dans la zone rouge. « Il y a toujours des pratiques qui demeurent. Il y a trop de gré à gré dans un champ vraiment nébuleux. Je pense que le gouvernement doit faire des efforts dans la passation des marchés et des contrats. Il faudra également qu’on ait une loi sur les conflits d’intérêts mais aussi une loi sur les financements des partis politiques », a ajouté Birahime Seck.

    Interrogé sur la polémique qui oppose l’ex-président Abdoulaye Wade à Aliou Sall – le frère de l‘actuel du président – dans une affaire d’attribution de bloc de prospection pétrolière, le Forum civil demande au gouvernement de publier tous les contrats miniers. Il s’agit d’une manière de rester fidèle à son leitmotiv : « L’impératif de transparence doit présider l’action publique

    RFI