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  • Concertations nationales: le partage du pouvoir marque la fin des travaux !

    Concertations nationales: le partage du pouvoir marque la fin des travaux !

    matataparis-C’est finalement aujourd’hui que la grande plénière des Concertations nationales va se tenir. Le petit flottement observé depuis le lundi 30 septembre 2013 a été provoqué par une crise d’interprétation autour du concept gestion consensuelle. Puisque dans leur ensemble, les délégués ont préféré comprendre le concept dans le sens d’un gouvernement d’union nationale. Les termes ont toute leur valeur en politique. Il s’avère donc impérieux d’expliquer à nos lectures le véritable enjeu qui se cache derrière chaque interprétation du concept sujet à débat. Un gouvernement d’union nationale induit le changement obligatoire de Premier ministre, le partage des postes ministériels entre le Pouvoir et l’Opposition et de manière expresse le choix d’un Premier ministre issu de l’Opposition. C’est une sorte de table rase qui s’est toujours révélée favorable à l’Opposition pour qu’elle sache manœuvrer. A l’opposé, un gouvernement de large ouverture signifie le maintien du chef du gouvernement ou à tout le moins le maintien de la primature au compte de la Majorité. Matata ou pas Matata, le Premier ministre d’un gouvernement d’ouverture doit être issu de ce qui est clairement défini comme la Majorité au pouvoir. Quitte à intégrer un nombre assez représentatif d’opposants au sein de cette équipe gouvernementale.

    Schéma

    Dans le premier cas de figure, la composition gouvernementale ne reviendrait pas à l’initiative du Chef de l’Etat seul. Alors que dans le second cas, il possède toute la latitude de décider qui il veut intégrer au gouvernement ou pas. Cette formule n’est pas du tout intéressante pour les opposants. Elle les met en position de faiblesse et ne fait pas d’eux des partenaires capables d’imposer leur vision.

    Les discussions ont ainsi fait rage dans les coulisses des Concertations. Le Présidium a eu du pain sur la planche.

    Cela explique, du reste, la flambée des réactions constatées. Seul, le Mlc, qui avait joué sur un autre tableau ne s’empêtre pas dans le combat d’arrière garde.

    En effet, le parti cher à Jean-Pierre Bemba a signifié dès le départ à l’opinion qu’il ne venait pas aux Concertations pour la chasse aux postes. C’est l’un des rares qui, dans les rangs de l’Opposition, affiche une sérénité à toutes épreuves.
    Il se pose dès lors une lancinante interrogation au sein de l’opinion. Qu’est-ce que Bemba a obtenu en contre partie pour renoncer au partage du pouvoir ? Connaissant le Chairman du Mlc, il serait naïf de ne pas se poser des questions.
    Plusieurs versions circulent dans les salons huppés de la capitale. Les unes plus osées que les autres. Mais nul ne sait rien confirmer de manière formelle en attendant d’en savoir davantage, tenons-nous-en aux faits. A savoir qu’aux Concertations nationales, l’Opposition s’est scindée en deux camps : celui accroché à tout prix au partage du pouvoir et celui qui ne joue que pour la seule réconciliation nationale. Qui croire entre les deux ? Bien malin qui saura répondre.
    LP (7 sur 7 cd)

  • Les grands dossiers africains à l’Assemblée générale de l’ONU

    Les grands dossiers africains à l’Assemblée générale de l’ONU

    onu-L’Afrique fait partie des grands sujets qui seront abordés au cours de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, ce mardi 24 septembre. Deux crises domineront l’agenda : celle en République démocratique du Congo et celle en République centrafricaine.

    Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

    On parle souvent de la Centrafrique comme d’un « conflit oublié », mais la crise centrafricaine sera largement évoquée cette semaine à New York. Le Premier ministre Nicolas Tiangaye et Laurent Fabius président mercredi une réunion de haut niveau.

    Le renforcement de la Misca

    Le Conseil de sécurité devrait voter le renforcement promis de la force africaine, la Misca, conformément au souhait de la France : «Nous souhaitons faire passer le message qu’il est impérieux de renforcer la Misca, la Mission internationale sous conduite africaine», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères. Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, interrogé alors qu’il était en déplacement à Bamako, au Mali, lundi 23 septembre, renchérissait : «Nous sommes dans une zone devenue une zone de non-droit avec une situation humanitaire dramatique, catastrophique, une situation sécuritaire interne faite de viols de rapines d’assassinats menés par des gens qui sont plus des mercenaires ou des bandits que des militaires. On ne peut pas laisser cette situation perdurer mais la responsabilité première doit être prise par les Africains. Ils le souhaitent, je pense qu’ils vont le faire, et au cours de l’Assemblée générale des Nations unies qui s’ouvre aujourd’hui, il y aura des initiatives permettant aux pays voisins de se regrouper pour que la force, qui est aujourd’hui sur le papier- appelée la Misma, chargée de permettre la sécurité sur la République centrafricaine pendant la période de transition, que cette force soit constituée. Si cette force est constitutée alors la France l’aidera, en logistique, en opérationnel, (la France) accompagnera cette initiative de paix.»

    Mais aussi la RDC, le Sahel et le Soudan

    Sur la RDC, les diplomates notent des « progrès » depuis la mise en œuvre de la brigade d’intervention de la Monusco. Les ministres européens entendent faire pression sur le Rwanda et la RDC pour appliquer réellement les accords passés.

    La réunion Sahel sera l’occasion de se féliciter d’une opération militaire au Mali quailifiée de « victoire » par la France et de parler stabilisation. Enfin, on surveillera le feuilleton Omar el-Béchir au Soudan : viendra-t-il ou non ? Le président soudanais, recherché par la Cour pénale internationale, est toujours inscrit pour un discours à la tribune de l’ONU, jeudi. Selon les informations de RFI, les Etats-Unis ne lui ont pas encore accordé de visa.


    Région des Grands Lacs : l’ONU restera vigilant sur le suivi de l’accord signé

    Le mini-sommet de l’ONU sur la région des lacs s’est achevé sur un engagement à surveiller de très près l’application de l’accord de paix signé à Addis Abeba. L’ONU et les pays voisins du Rwanda et de la RDC ont insisté pour mettre en œuvre des « critères de suivi ».

    En 2012, le mini-sommet sur les Grands Lacs avait tourné court. Le Rwandais Paul Kagamé avait quitté la réunion alors que le soutien du Rwanda au M23 était mis en cause. Cette année l’atmosphère était beaucoup plus positive.

    « On voit que l’on progresse », assure le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders. « On progresse dans la manière de faire cette évaluation réunion après réunion. Maintenant, il ne faut pas se faire d’illusion, il va falloir être très présent, jour après jour, pour vérifier que tout cela se traduise bien sur le terrain. »

    FDLR et Maï-Maï également ciblés

    Cette vérification se fera par des « critères de suivi » avec une feuille de route que la RDC et ses voisins devront respecter point par point. L’ONU entend ne pas laisser un accord signé être oublié une fois de plus. La représentante des Nations unies, Mary Robinson, assure qu’il faut maintenant démanteler tous les groupes armés et pas seulement le M23 : « Nous ne permettront pas aux groupes armés de continuer à sévir. Les FDLR, les Maï-Maï sont également sur la liste. Leur conduite est intolérable depuis bien trop longtemps. »

    Deux nouveaux pays, le Soudan et le Kenya ont officiellement demandé à faire partie de cet accord-cadre pour pacifier la région des Grands Lacs.

    RFI

  • Kabila dénonce “les agressions sans fin” du Rwanda

    Kabila dénonce “les agressions sans fin” du Rwanda

    joseph_kabila_general_assembly– Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila a dénoncé mercredi à la tribune de l’ONU “les agressions sans fin” de son voisin rwandais dans l’Est du pays.

    Devant l’assemblée générale de l’ONU, M. Kabila a mis en avant ce qu’il a qualifié de “double réalité, souvent méconnue ou occultée”.  “C’est pour avoir posé un acte de solidarité en accueillant sur son territoire des réfugiés originaires du Rwanda, que les populations congolaises de l’Est de mon pays sont privées de la paix”, a-t-il lancé.

    “II y a lieu de se demander ce qui resterait du droit international humanitaire si accueillir des réfugiés en détresse, acte humanitaire par excellence, devait désormais être considéré suffisant pour justifier des agressions sans fin de la part du pays dont les dits réfugiés sont originaires”,  a-t-il ajouté.

    Le président de la RDC a encore souligné “la détermination” de son pays à “s’acquitter de tous les engagements souscrits” dans le cadre de l’ Accord-cadre d’Addis Abeba.

    Signé en février, « l?Accord-cadre pour la paix, la sécurité, et la coopération pour la RDC et la région » contient un engagement des pays voisins à ne soutenir aucun groupe armé dans l?Est de la RDC, et pour le gouvernement de Kinshasa une promesse d?avancer vers des objectifs de réconciliation nationale et de démocratisation.

    Le Nord-Kivu, riche province minière de l’Est de la RDC, voit s’affronter depuis un an armée congolaise et rebelles, notamment le mouvement M23. Celui-ci avait pris brièvement le contrôle de Goma, capitale provinciale, en novembre 2012.

    L’ONU et Kinshasa accusent le Rwanda et l’Ouganda voisins de le soutenir, ce que ces deux pays démentent.

    AFP

  • Joseph Kabila, survivre ou mourir!

    Joseph Kabila, survivre ou mourir!

    Carte-de-la-RD-Congo-Le Président et ses proches collaborateurs ne peuvent pas être aussi myopes au point d’enclencher, au même moment, deux débats, sur deux fonts, à Kinshasa et à Kampala, sans avoir mis les verrous nécessaires pour l’emporter. Reste à trouver les artifices pour éviter de faire cadeau aux opportunistes embusqués. La RD-Congo remplit peu à peu les critères susceptibles de lui permettre de prendre la bonne direction sur la voie de l’émergence : le dernier rapport de l’agence d’évaluation financière Moody’s lui a décerné la note B, expliquant qu’aux faiblesses constatées dont la précarité des institutions se collent des perspectives positives, notamment la croissance soutenue, la maitrise de l’inflation et du taux de change. Le pays a donc pris la bonne voie. Pourtant, les artisans de cette embellie, le Président de la République et son camp politique doivent négocier leur avenir face aux fronts politique interne et militaire et dans un contexte sous-régional explosif. Décodage. A Kinshasa comme à Kampala, le temps va s’arrêter. Les deux Dialogues doivent pouvoir livrer leurs secrets cette semaine. Kabila et sa Majorité jouent leur avenir dans les deux capitales. Qui peut honnêtement croire que Kengo et ses amis participent aux Concertations nationales pour les beaux yeux du Président ? Erreur ! En lançant l’idée d’un gouvernement d’union nationale, Kengo s’est adressé directement et simultanément à Kabila, aux partenaires extérieures, à l’Opposition et à la rue. Fidèle à lui-même, le speaker du Sénat et membre du présidium des Concertations nationales, en même temps caution morale de ces assises, s’est présenté comme un dirigeant capable de jouer la carte du compromis.

    C’est là-dessus qu’il a réussi à prendre Tshisekedi de vitesse en 1994, redevenant Premier ministre de Mobutu alors qu’il roulait déjà pour la chapelle Opposition. Aujourd’hui encore, c’est là-dessus qu’il espère retourner à la Primature. Mais pour beaucoup, cette démarche de Kengo desservirait les intérêts de Kabila dans ce sens qu’elle favoriserait le retour en force définitif du clan mobutiste. « Cette démarche restera peu efficace tant que l’UDPS et l’UNC, ces deux partis qui passent pour l’irréductible opposition à Kabila seraient en dehors du processus », commente un observateur. Si Kengo et les siens envisagent de tout changer après près de deux décennies de règne des tombeurs de Mobutu, Kabila affiche la volonté de composer pour éviter le chao, tout en se montrant préparé au réfus des Tshisekedistes et des Kamerhistes. A l’évidence, tout esprit lucide ne saurait croire que le Raïs a approché Kengo et son groupe pour leur offrir le pouvoir sur un plateau. Un compromis politique gagnant-gagnant aiderait les parties à s’accorder et apaiserait le front politique interne comme à l’issue du Dialogue de Sun-City, avec cette différence que, pour certains, la Primature ne serait peut-être jamais accordée à l’Opposition. Une alliance avec Kengo ne devrait pas occulter pas la vérité selon laquelle la légion de Kengo est un groupe hétéroclite sur le quel tout stratège averti doit s’interroger ouvertement. Dans un sondage publié pour la troisième fois consécutive, l’opinion continue d’afficher sa méfiance vis-à-vis de l’homme de la rigueur et de son idée. Les verrous Ce serait mauvais calcul de la part de Kabila d’abattre ses cartes, de gaspiller les énergies pour initier un processus pour le perdre. Ce serait à l’évidence, mal connaître Kabila que de croire, un seul instant, qu’il est de nature à perdre un coup qu’il a personnellement initié et conduit. Mais cela suffirait- pour s’assurer le passage en 2016 ? C’est une autre partie. Elle se joue sur le front militaire. Ici, le contexte est particulier : la sous-région des Grandes Lacs est minée par la guerre. Un conflit armé dans les frontières de la RD-Congo mais qui profite au Rwanda et à l’Ouganda, accusés d’alimenter des groupes armés en vue d’anéantir leurs rebellions respectives et d’empêcher Kabila de stabiliser la RD-Congo. Si l’Ouest de la RD-Congo, Sassou a pu réduire l’Opposition au silence en fumant le calumet de la paix avec Pasteur Ntumi et Bernard Kolelas, depuis une décennie, Paul Kagame et Yoweri travaillent à leur pérennisation au pouvoir à la tête de leurs Etats respectifs. L’un et l’autre ont su géré leurs fronts internes. Kagame a fait plus à ouvrant largement les portes du Parlement aux femmes espérant minimiser la contestation due à la présence massive des hommes dans l’appareil législatif. Tous les trois peuvent contourner l’obstacle constitutionnel sans anicroche, à l’opposé de Kabila, contraient de vider l’équation de l’Est et rentrer dans la légende. Le Président Rd-congolais doit avoir approfondi la question. Preuve : il est à la fois à Kampala via des délégués du gouvernement qui prennent part aux discussions avec le M23, il a fait le déplacement des Etats-Unis pour évaluer le niveau d’exécution de l’accord-cadre d’Addis-Abeba en même temps qu’il encourage la poursuite de l’offensive contre les rebelles par la Brigade spéciale de l’ONU et les FARDC. Excellent tacticien, le Président a toujours su sortir la tête de l’eau au moment où tout le monde le pense affaibli. Ses proches et lui ne peuvent pas être aussi myopes au point d’enclencher, au même moment, deux débats, sur deux fronts, à Kinshasa et à Kampala, sans avoir mis es verrous nécessaires pour l’emporter. Ils savent que leur avenir politique dépend de l’issue des Concertations et du Dialogue de Kampala. Tout un challenge ! Quelles sont les meilleures opportunités et les meilleures stratégies pour relever le défi ? Les experts y ont travaillé, confie une source, évoquant la reprise, par les FARDC, le week-end dernier, de quatre villages jadis occupés par les rebelles rwandais des FDLR.

    Natine K.
    Source: Africa News

  • Plaidoirie en faveur de Sassou Nguesso….

    Plaidoirie en faveur de Sassou Nguesso….

    Interview de M. Tshiyoyo Mufoncol sur la liberation de la RD Congo!– Stigmatiser Sassou  tout le temps  serait une attitude défaitiste de la part de certains Congolais de la RD-Congo.  À mon avis,  cette posture repose sur un amateurisme politique que  je dénonce parce que non productif.  Et en outre, elle serait  de nature à ne contenter que quelques  platoniciens et autres « aigris »  qui, contre financements,  obtenus  ou pas, ne sont jamais parvenus  ni  à respecter, ni  même à réaliser aucun de leurs projets respectifs.

    En principe, leur échec devrait moins influencer d’autres » compatriotes congolais  à oser  là où ils ont échoué   et à croire,  comme  rien n’est définitivement arraché  en politique, en la possibilité de faire de Sassou Nguesso un allié efficace  et avec  lequel  la RD-Congo et des Congolais apprennent à considérer comme un camarade de combat.  Dans le même contexte,  je cherche à savoir  comment des Congolais arrivent à peine à se créer des relations « objectives »,  voire ne fut ce qu’avec  un seul de 9 États  voisins qui  partage avec la RD-Congo une  frontière commune.  À l’exception  bien sûr de deux états  mercenaires  légendairement connus: le Rwanda et l’Ouganda.

    Recevoir Paul Kagamé  à Brazzaville, et ce même en souriant ou  en étalant un tapis rouge,  comme des Congolais de la RD-Congo  le déplorent, constitue à mon sens  un argument des freluquets pour accuser Sassou de collaborationniste avec les deux  sosies des véritables adversaires du Congo et des Congolais. C’est pareil comme manger avec « Joseph Kabila ».  Bien que comparaison est loin d’être raison, des apprentis sorciers congolais se rappelleraient que Nicolas Sarkozy avait reçu à Paris, et ce avec pompe et  malgré toutes les critiques,  un colonel Kadhafi  naïf  qui ignorait,  flatté par le geste de son hôte,  que sa mort était déjà scellée pendant qu’il croyait  lui en sa victoire ou encore en sa résurrection.

    La chape de plomb ne réside dans l’organisation ou pas à Brazzaville de ce que  les Autres nomment les « concertations politiques  ou nationales ».  Ou encore dans le fait que Sassou en soit désigné comme son médiateur. Ces faits importent peu car ils  n’impactent nullement sur notre persévérance, notre intelligence stratégique et capacité de rallier Sassou à la véritable cause du Congo.  Les Anglo-Saxons et leurs jouets passent par la Turquie, la Jordanie et bien d’autres pour faire taire Assad qui risque de se faire passer pour un héros et un véritable résistant arabe.  S’il faudra simplifier les choses pour  certains aveugles qui ne cessent  d’interroger l’emplacement des troupes du RAP.  C’est comme si nous partagions avec eux la même conception de la lutte armée.  Et au cas où des Congolais échoueraient dans leur tentative de se faire des amis tout autour du Congo, ce qui malgré tout reste de l’ordre du possible,  ils s’abstiendraient d’en vouloir à Sassou et autres qui ne trouvent dans leur démarche aucune discrétion et aucun sérieux.  Ce serait aussi par manque par manque d’un leadership  averti  et clairvoyant.

    Certains  perdent même  de vue que  ce n’est point Sassou,  en sa qualité de président d’un autre État,  voisin ou pas,  et même s’il serait « bantou » comme je l’attends souvent,  qui se trouve dans une situation de besoin  ou de demanderesse par rapport au sort de la Rd-Congo.  Bien sûr qu’en tant qu’individu et politique africain voisin de la RD-Congo, Sassou s’en offusque.  La menace est à sa porte.  On ne peut stratégiquement lui reprocher de mutisme ou de non-assistance des personnes en danger.   Mais qui, parmi des hommes politiques congolais de Kinshasa et d’Afrique,  a su faire preuve de courage et a déclaré,  et ce haut et fort, comme Sassou l’a fait que  « Joseph Kabila vient de nulle part [et qu’il est]  un cheval de Troie  du président rwandais  (Paul Kagamé).  [Et] officiellement, pendant la journée, il s’oppose à Paul Kagamé, mais la  nuit tombée, il marche avec lui…Or, en Afrique, c’est la nuit que les choses importantes se passent… », (Péan, 2010 : 531-532). Pierre Péan  a eu le mérite de le consigner, et ce pour l’éternité, dans son livre « Carnages, les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique » sorti en 2010 aux Éditions Fayard.  Et qui a dit mieux que lui à Kinshasa  où l’élite congolaise, en fait, ce qui en reste, croque ses angles.

    Bien sûr que Sassou est au courant de ce qui se passe en RD-Congo,  comme l’affirme un des textes de  l’Abbé Mbelu Babanya sur Congoindependant.   D’ailleurs personne,  voire lui-même Sassou, ne nierait le spectacle macabre,  qui se déroule et se perpétue au Congo, et  dont les sous- traitants se nomment Paul Kagamé, Yoweri Museveni et « Joseph Kabila » lui-même.  À ce que je sache, et  ce jusqu’à preuve du contraire, Sassou  Nguesso  ne préside aux destinées de la RD-Congo.  Et comme moi, il comprend à peine la démarche erronée de l’élite congolaise qui cache mal son  impuissance,  son épuisement,  voire son incompétence notoire,  en cherchant à battre « Joseph Kabila » aux élections, et ce au nom d’un certain humanisme, du respect  de la « légalité » et de la « légitimité »  alors que le régime qui est placé à Kinshasa est fondé sur l’illégitime et sur l’illégalité.  Ne serait-il pas illusoire et criminel, pendant que la maison Congo brûle, de constamment demander et d’attendre de « Joseph Kabila », l’organisation des élections «  libres et transparentes », comme ils adorent les nommer, son invitation à mettre de l’ordre dans la boite alors que l’ordre et les élections équivalent à  la fin de son règne, celle de sa bande, voire sa mort physique.  Un pouvoir illégitime et illégal doit être combattu  en recourant aux moyens illégitimes et illégaux et non en se revendiquant légaliste.  Ce qui signifierait la reconnaissance de « Joseph Kabila » et de son semblant de pouvoir.

    Et d’autres,  les mêmes qui hier ont participés aux élections de 2011, voire ceux qui étaient dans le camp opposé et qui ont en plus vendu « Joseph Kabila » aux Congolais, reviennent  aujourd’hui en charge et  se préparent déjà comme candidats aux élections de 2016. Ils essayent de vendre et de susciter les mêmes faux -espoirs  à la masse pendant que leurs vrai-faux parrains conservent un double agenda pour et contre la RD-Congo. Leurs villégiatures  en Occident ne passent inaperçus dès lors qu’ils  viennent en quémandeur soit de parrainage, soit de soutien financier comme une sorte d’avance financière à prélever sur des affaires ultérieures. . Comme toujours,  qui vendra mieux la RD-Congo aux enchères,

    Se préparer déjà à participer aux élections de 2016 alors que la situation actuelle du Congo exige une solution immédiate et rapide  matérialise non seulement un aveu d’échec face aux maitres de  « Joseph Kabila », mais il exprime également un  abandon de la lutte, du peuple à lui-même. Cette posture expose  un modèle de collaboration et d’intelligence avec l’ennemi. Une façon de laisser les mains libres à l’ennemi et de l’encourager à poursuivre, en paix et tranquillement, ses crimes sur le sol congolais, et ce, jusqu’en 2016. La situation de la RD-Congo ne doit pas attendre  sa solution en 2016. Maintenant ou jamais car comme nous l’avions déjà annoncé en 1998, demain il risque d’être trop trad.

    C’est  tout simplement triste et révoltant à la fois de constater, et ce une fois de plus, que le « schéma mental » de l’élite congolaise est tout simplement défaillant.

    Likambo ya mabele, likambo ya makila

    Mufoncol Tshiyoyo

    Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RD-Congo

    R.A.P-en sigle, Mouvement politico-militaire

    GSM 004745007236, mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com

  • RDC-il faut mourir pour l’Amérique, sinon on est mort…

    RDC-il faut mourir pour l’Amérique, sinon on est mort…

    Carte géographique du Congo-(rdc)
    Carte géographique du Congo-(rdc)

    -« Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous », a décidé l’Amérique des néo-conservateurs sous la présidence de George Bush. La doctrine qui, en réalité, date de beaucoup plus longtemps, s’applique à tous les pays du monde. Il faut s’empresser de prendre part aux guerres décidées par les Etats-Unis, peu importe le motif avancé. En Afrique, un pays fut longtemps au rendez-vous mais finit par lâcher prise. La République Démocratique du Congo, ex Zaïre. Non pas tant parce qu’il refusa de continuer à servir les objectifs militaires de Washington mais bien parce que, saigné et ruiné par des années de sacrifice, le pays n’avait plus les moyens de s’impliquer dans de nouvelles guerres décidées par les Etats-Unis. La sanction sera implacable. Car dans la logique de l’Oncle Sam, si on ne sert plus d’allié militaire de première ligne, on ne sert plus à rien et on doit être traité comme tel. Le « marche ou crève ». Des tas d’idées trottent dans la tête des Congolais de tous horizons. Ce « grand peuple », fier et glorieux il y a peu de temps, gît aujourd’hui au ras des pâquerettes. Après avoir infligé des bombardements à la population de Goma, on somme les Congolais, comme une vulgaire peuplade, de revenir à Kampala pour négocier avec le M23. Une milice créée et parrainée par l’Ouganda et le Rwanda, les deux alliés militaires des Etats-Unis dans la région[1]. Négocier sous le toit de son bourreau avec les enfants du bourreau. Un peuple est humilié au-delà de l’imaginable, mais les Congolais n’ont guère le choix. Le Congo est aujourd’hui un « nain » militaire que Museveni et Kagamé s’« amusent » à maltraiter tous les quatre matins et dans la totale impunité. Il n’y a pourtant pas si longtemps des noms comme « Zaïre », « FAZ » ou « Mobutu » suffisaient à angoisser bien des dirigeants du Continent Noir. Que s’est-il passé ?

    La réponse est à rechercher dans la vision que les Etats-Unis ont du reste du monde : une puissance perpétuellement en guerre et pour qui ne comptent que les dirigeants et les nations qui s’associent à ses guerres. Les dirigeants rwandais et ougandais n’ont pas de recette miracle. Ils ont juste consenti à faire ce que le Zaïre de Mobutu ne voulait ou ne pouvait plus faire : faire les guerres de l’Amérique.

    Le Congo fut pourtant longtemps un fidèle allié militaire des Etats-Unis. Mais dans la logique atlantiste du « marche ou crève », la Patrie de Lumumba, même ruinée, n’aurait jamais dû baisser les bras. Elle sera livrée en pâture aux nouveaux alliés militaires de Washington. Museveni (Ouganda) et Kagamé (Rwanda), les nouveaux Mobutu au service de l’Oncle Sam, peuvent bomber le torse. Ils ont les mains libres et un immense coffre-fort : les richesses de l’Est du Congo.

    Le soldat oublié ou une nation qui a tant « donné »…

    Tout avait pourtant bien commencé dans ce qui aurait pu être une histoire de rêve entre la Première puissance du monde et un pays d’Afrique disposant d’immenses richesses naturelles qu’il suffisait de mettre à profit pour le bonheur de biens des peuples. La deuxième Guerre mondiale s’enlisait et l’angoisse d’une possible victoire du Troisième Reich sur l’Angleterre tenaillait le « Monde libre ». Le Congo et les Congolais furent au rendez-vous et fournirent des troupes qui remportèrent des victoires décisives, notamment contre l’armée italienne en Abyssinie[2] (l’actuelle Ethiopie). Mais les troupes ne suffisaient pas. Il fallait une arme redoutable pour changer le cours de la guerre. Le Congo sera le seul pays au monde capable de fournir de l’uranium en quantité[3] au projet Manhattan. Les bombes d’Hiroshima et de Nagasaki, fabriquées avec de l’uranium congolais, marquent la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le « Monde libre » a gagné, les peuples d’Europe peuvent exulter. Ils seront en paix pour longtemps. Mais la facture de l’uranium et de l’effort de guerre congolais ne sera jamais payée au peuple congolais. Ça se saurait[4]… Mais bon…

    Le 30 juin 1960, les Congolais accèdent à l’indépendance du Royaume de Belgique. Ils élisent leur leader Patrice Lumumba. Mais Washington n’est pas content parce que Lumumba serait un communiste. Le leader congolais va répéter à qui veut l’entendre qu’il n’est pas communiste. Peine perdue. La guerre de l’Amérique et ses alliés contre le communisme est totale et ne permet de prendre aucun risque. Lumumba sera sauvagement exécuté sur ordre de la CIA. Les Congolais, qui espéraient décider librement de leur destin, vont se retrouver embrigadés dans le camp de l’Amérique qui impose son agent à la tête du pays, le général Mobutu Sese Seko. Le Congo, tout un pays, sera littéralement réquisitionné pour servir à la fois de base arrière des Etats-Unis dans la lutte contre le communisme en Afrique et de réserve de matières premières stratégiques.

    Tout au long de la Guerre froide, le Congo sera le seul pays fournissant de l’uranium en quantité. Le cobalt congolais (60 à 70 % des réserves mondiales) servira à la fabrication des missiles, le cuivre, à la fabrication de douilles des balles et des obus. La Guerre froide peut durer. La guerre du Viêt-Nam, bien que perdue par l’Amérique, dura si longtemps grâce au cuivre congolais.

    Pendant ce temps, les Zaïrois/Congolais s’appauvrissaient et se mouraient. Routes, hôpitaux, écoles tombaient en ruine. L’Etat cessa de payer les salaires et ouvrit la porte à la corruption généralisée. Les opposants étaient assassinés ou contraints à l’exil. Mobutu n’était pas vraiment un Président pour le peuple congolais, mais il fut armé et maintenu au pouvoir, trente-deux ans durant. Parce qu’il avait consacré toute son énergie à servir la logique militaire des Etats-Unis et ne lésina pas sur les moyens. Peu importait le sort de « sa » population.

    La guerre d’Angola va révéler un autre côté sombre de l’alliance avec Washington. Les Congolais/Zaïrois, se retrouvent embarqués dans une guerre absurde contre un pays voisin, l’Angola, coupable d’allégeance au marxisme-léninisme. Pendant deux décennies, le Congo servira de base arrière aux combattants de l’UNITA. Kinshasa enverra même ses propres soldats pour se battre en Angola dans une alliance peu glorieuse où figurait entre autre les unités du régime sud-africain d’apartheid. Mais c’était la guerre à mener au nom de l’Oncle Sam.

    Aucun espoir

    La Guerre froide prend fin avec la chute du Mur de Berlin en novembre 1989. Les Congolais croient avoir assez donné et espèrent enfin reprendre le contrôle de leur destin en tant que nation. Dans son discours de La Baule, en juin 1990, François Mitterrand, en présence de Mobutu, insiste sur la démocratisation de l’Afrique. Tout le monde se met à rêver d’un Congo enfin heureux. Oui, rêver… parce que quelque chose a échappé aux Africains. Ils ont oublié les Etats-Unis. Washington a concocté son propre agenda et n’a que faire des processus de démocratisation. L’administration Clinton tient fermement à ce que les Etats-Unis, après avoir triomphé du Bloc soviétique, s’invitent pleinement en Afrique, longtemps restée la chasse gardée des anciennes puissances coloniales européennes (France, Angleterre).

    Le malheur pour le Congo et l’Afrique centrale est que les Etats-Unis ne raisonnent qu’en fonction d’« ami » et d’« ennemi ». Donc la guerre. Deux dossiers au moins sont sur la table à Washington : l’islamisme et l’accès aux gisements miniers.

    L’obsession pour l’islam politique commence avec la révolution iranienne de 1979 et l’instauration d’un régime islamique à Téhéran. Un Afrique, un pays va devenir la cible de l’Amérique. Le Soudan qui tombe entre les mains des frères musulmans après le coup d’Etat du général Omar el-Béchir et la montée en puissance du chef islamiste Hassan al-Tourabi. Les Etats-Unis se sont trouvé un nouvel ennemi. Il faut lui faire la guerre.

    Mobutu et les Zaïrois/Congolais ne peuvent pas mener la guerre du Soudan. Le pays est exsangue. Mais, enfin, n’ont-ils pas assez donné ? Il semble que la question n’aurait jamais dû se poser. Il fallait envoyer des troupes zaïroises au Soudan. Il fallait s’engager dans la nouvelle guerre de l’Amérique. Les Congolais sont loin d’imaginer à quel prix ils payeront leur indisponibilité.

    Un Président de la région, Yoweri Museveni (Ouganda) se prête au « jeu » de Washington. Il sera la pièce maîtresse d’une coalition militaire qui aboutira au démantèlement du Soudan, un projet des Etats-Unis[5]. Museveni a, dans les rangs de son armée un certain Paul Kagamé (directeur adjoint des services de renseignement militaire), sujet rwandais, mais servant, comme de nombreux exilés rwandais, au cœur des institutions de l’Etat ougandais. Ils avaient aidé Museveni à prendre le pouvoir à Kampala durant les années de maquis (1980-86) dont ils sortirent victorieux grâce au soutien politique, financier et militaire des États-Unis. Ils vont s’illustrer également dans la guerre du Soudan aux côtés du rebelle John Garang, sorte de Savimbi du Sud-Soudan. Les Congolais, restés en dehors de la guerre du Soudan, ne voient rien venir. Washington va récompenser ses nouveaux alliés.

    Les exilés rwandais engagés dans l’armée ougandaise, les « Tutsis », veulent revenir au Rwanda et prendre le pouvoir. Accordé ! Mais le Rwanda n’est pas assez « juteux ». Ils rêvent de beaucoup plus grand. Le Zaïre. Accordé aussi ! Les Congolais ne voient toujours rien venir. Lorsqu’éclatent les premières escarmouches dans la pleine de la Ruzizi, dans le Sud-Kivu, en octobre 1996, les Zaïrois/Congolais, croient toujours être à l’abri. Leur pays a trop donné aux Occidentaux pour être impunément inquiété par les pays voisins.

    Du statut d’allié stratégique au rang de simple proie

    Il faudra beaucoup de temps pour se rendre compte qu’en dépit de tout ce que l’Occident avait pris aux Congolais, ce peuple était en train d’être « poignardé dans le dos » pour reprendre l’expression du Maréchal Mobutu, dépité. Il fallait faire la guerre du Soudan. Museveni et Kagamé s’étaient acquittés. Il fallait envoyer des soldats zaïrois au Darfour pour parachever le démantèlement du Soudan et en Somalie où, après le fiasco de l’Opération américaine Restore Hope, Washington s’appuie sur des contingents africains, ougandais notamment pour combattre les Shebab. Ougandais et Rwandais ont toujours répondu présents. Ils y meurent, mais y meurent pour l’Amérique, et ils ont leur récompense.

    En 2011, l’ancien secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines, Herman Cohen, affirme d’un air enthousiaste qu’au Département d’Etat américain « le Kivu fait partie du Rwanda . » En janvier 2009, Nicolas Sarkozy, dont la proximité avec l’« Amérique profonde » est de notoriété publique, affirme au cours du vœu au corps diplomatique : « Le Congo doit partager son espace et ses richesses avec le Rwanda »[6]. En février 2013, Johnnie Carson, le sous-secrétaire d’État aux Affaires africaines, déclare que « Les USA vont aider la RD Congo comme ils l’ont fait en ex-Yougoslavie et au Soudan ». Sous-entendu, pour les Etats-Unis, le Congo doit être morcelé au profit du Rwanda et de l’Ouganda comme le Soudan et l’ancienne Yougoslavie. Reste à savoir à quel prix.

    Car les Congolais refusent de se soumettre au pouvoir des dirigeants ougandais et rwandais. Washington regarde ailleurs. Les Congolais du Kivu finiront peut-être par se soumettre. Il faut juste les briser par les guerres à répétition. Alors on massacre, on viole les femmes pour détruire les familles et faire disparaître les populations autochtones afin de les remplacer, on jette des populations dans la nature où elles finissent par mourir de faim, de maladie, de soif,… Un génocide ? Washington et les capitales occidentales se taisent dans toutes les langues. Tant que ceux qui violent, massacrent, pillent et chassent les populations sont des alliés militaires des Etats-Unis, l’impunité doit être totale. Le calvaire des Congolais se résume en cette phrase de Susan Rice, l’Ambassadrice américaine auprès de l’ONU à qui on demanda, en décembre 2012, de condamner le Rwanda pour son soutien au M23. Elle répondit : « Ce n’est que le Congo ».

    Et comme si le message de l’impunité doit être bien compris, le Rwanda lance des obus sur Goma, une ville densément peuplée, sous la barbe des casques bleus[7]. Parmi les victimes, justement, un casque bleu, mais l’ONU, pour la première fois de son histoire, ne parviendra même pas à publier un communiqué condamnant la mort d’un de ses soldats de la paix. Les diplomates rwandais ont réussi à bloquer les projets de résolution au niveau du Conseil de Sécurité de l’ONU. Au Rwanda, on s’en fout. Ce n’est pas la première fois qu’on tue un casque bleu[8].

    Six millions de morts, et alors !

    Les Congolais et les ONG crient au scandale face au massacre et à l’inaction de la communauté internationale. On a bombardé des populations civiles et tué un casque bleu. Ce sont des crimes de guerre ! Mais, il n’y a pas le moindre écho. Washington, Paris, Bruxelles, Londres,… se taisent dans toutes les langues. La Cour Pénale Internationale est désespérément muette.

    Les Congolais ont beau crier : oh hé ! Oh hé ! On massacre ici ! Il y a eu des millions de morts !… C’est le silence lunaire. En revanche, lorsqu’on s’appelle Kadhafi, Saddam Hussein ou Bachar Al-Assad, il suffit d’« éternuer » pour s’attirer les foudres des grandes démocraties. Vous êtes bombardé et exécuté au nom des droits de l’homme. Kadhafi a péri parce qu’il était « soupçonné de vouloir commettre » un massacre à Benghazi. « Soupçonné de vouloir… »

    Au Congo, on en est à six millions de morts, peut-être davantage et pas un seul agent rwandais ou ougandais n’a été déféré devant un seul juge, nulle part au monde pour les effroyables crimes commis au Congo.

    Parce qu’ils font les guerres de l’Amérique. La totale impunité fait partie des récompenses, en plus de l’enrichissement par le pillage. Peu importe la souffrance infligée à tout un peuple. Celui-ci et ses dirigeants n’avaient qu’à faire le bon choix.

    Il faut mourir pour l’Amérique, sinon, on est un peuple mort.

    Boniface MUSAVULI- AgoraVox

  • Faut-il gracier ou non les groupes armés ?

    Faut-il gracier ou non les groupes armés ?

    Betran-Les premiers couacs s’annoncent déjà dans les débats au sein des groupes thématiques. La question liée à l’amnistie à accorder aux dirigeants des groupes armés, dont le M23, suscitent frustrations et controverse non seulement au sein du groupe qui traite du « Désarmement, Démobilisation, Réintégration sociale et Rapatriement des groupes armés », mais aussi au sein de la classe politique. L’installation des groupes thématiques des concertations nationales a permis aux participants d’aborder des sujets de fond. Aussitôt des contradictions sont apparues entre différentes parties au forum national. Le constat a été fait, entre autres, au sein du groupe thématique qui traite du « Désarmement, Démobilisation, Réintégration sociale et Rapatriement des groupes armés ». Les discussions se sont estompées, la semaine dernière, suite au climat de vives tensions survenues entre la co-modération et l’Opposition. Faut-il gracier ou non tout de suite les dirigeants des groupes armés, particulièrement le M23, principal agent de l’insécurité qui prévaut dans l’Est du pays actuellement ? Les avis sont partagés, chaque tendance politique interprète à sa manière le discours inaugural du chef de l’Eta relativement à la grâce présidentielle et à l’amnistie. Le ton est tellement monté que l’Opposition a claqué la porte de la salle de l’hôtel Invest où se réunissent les participants de ce groupe thématique.

    Aux dernières nouvelles, l’on apprend que le présidium a dû se mobiliser le week-end pour désamorcer la crise. Une autre réunion est prévue aujourd’hui lundi pour finaliser le dossier et éventuellement clore le différend.
    LA POMME DE DISCORDE

    C’est à partir de l’accord de Lusaka, où a été décidé de la tenue du Dialogue inter congolais de Sun City, que la RDC est entrée dans un cycle interminable d’intégrations et d’amnisties. En 2002, fort de l’endossement à Sun City de l’Accord global et inclusif, la thérapie a été appliquée, amnistiant et intégrant dans l’armée nationale de principaux dirigeants des groupes. Depuis, la boîte de Pandore a été ouverte.

    A la faveur de la tenue des concertations nationales, l’intégration et l’amnistie sont à nouveau ramenées à la surface. Cette question a divisé les participants qui traitent du « Désarmement, Démobilisation, Réintégration sociale et Rapatriement des groupes armés ».

    La question fâche au point que même dans l’opinion publique, des Congolais sont de plus réfractaires au remix avec l’expérience tentée sans succès d’ailleurs, dans un premier temps en 2002 à Sun City, puis en 2009 avec l’accord de Goma.

    Est-il encore opportun d’appliquer la même thérapie à l’endroit des va-t-en guerre qui alimentent de manière cyclique des rébellions pour déstabiliser le pays ? Surtout lorsqu’il est établi que ces soi-disant rebelles sont des seigneurs de guerre créés par des puissances étrangères pour exécuter un agenda, à savoir la balkanisation de la RDC. Voilà des préoccupations auxquelles le groupe thématique 3 doit répondre sans faux-fuyants, ni autres cafouillages.

    Vouloir aujourd’hui amnistier et intégrer dans les forces armées et services de sécurité des dirigeants des groupes armés de la trempe de ceux du M23, internationalement reconnus comme criminels de guerre, c’est vouloir la paix et son contraire à la fois. Et, c’est curieux que deux ex-RCD se retrouvent aux commandes du groupe thématique qui traite de ce sujet – un à la modération et un autre comme troisième rapporteur. C’est tout aussi curieux que le Bureau de ce groupe propose sans coup férir l’amnistie et l’intégration des groupes armés comme seule issue sur la voie de démobilisation, la réintégration sociale et le rapatriement des groupes armés.

    De là à parler de la poursuite du noyautage des institutions congolaises, il n’y a qu’un pas, vite franchi. Car aussi bien à Kinshasa qu’à Kampala, des infiltrés à la solde du régime de Kigali se comptent au nombre de participants. Des informations en provenance de la capitale ougandaise où les pourparlers ont repris sous la pression internationale, font état de la présence sur des listes du M23 des sujets rwandais en les faisant passer pour des ex-RCD et ex-CNDP.

    Aux yeux de l’opinion, cette pilule amère ne peut plus passer. Depuis 2002, lesdits raccourcis – amnistie et intégration- empruntés soi-disant pour sauvegarder la paix, ont produit plutôt les effets contraires. Ils ont fait des émules qui continuent de tuer, violer et exploiter illégalement des ressources de la RDC.
    REJOINDRE LA DYNAMIQUE INTERNATIONALE

    Les limites de cette thérapie sont telles que même la communauté internationale s’est vite ravisée. Lors de sa dernière tournée dans la région des Grands Lacs, l’envoyée spéciale du secrétaire général des Nations unies dans la région des Grands Lacs, Mary Robinson, a exclu une amnistie et une intégration dans l’armée congolaise pour le M23 et autres groupes armés considérés comme forces négatives.

    « Nous sommes convaincus qu’il ne faut pas d’amnistie pour les personnes accusées d’avoir commis des crimes graves et que ces gens-là ne doivent pas être intégrés dans les forces armées » de la RDC, a déclarée Mme Robinson citée dans un communiqué de l’ONU. « Nous ne répéterons pas les erreurs du passé », a ajouté l’envoyée spéciale de Ban Ki-moon.

    La RDC devrait éviter à son tour de retomber dans la même erreur. Intégrer des personnes reconnues comme criminels et poursuivis par des instances judiciaires nationales et internationales, c’est consacrer l’impunité et couvrir d’un sceau officiel des crimes odieux commis dans l’Est du pays.
    LE PARLEMENT A LA RESCOUSSE

    Puisque les violons n’arrivent pas à s’accorder au niveau des concertations nationales, il appartient désormais au Parlement, dont l’ouverture est annoncée ce lundi de saisir de la question et d’y réserver une suite dans le sens des attentes du peuple congolais. Les parlementaires sont mis devant leur responsabilité ; ils doivent, au-delà de l’objectif de réconciliation nationale, ne pas donner un blanc seing à l’impunité au nom d’une paix durable. Celle-ci n’est possible que si les criminels peuvent répondre de leurs forfaits et les expier.

    Par ailleurs, il serait malvenu pour les concertateurs de pousser à l’obtention tout de suite de l’amnistie des dirigeants du M23 alors que celui-ci est en discussion avec le gouvernement à Kampala. Somme toute, les concertations nationales ne devaient pas ignorer la volonté clairement exprimée par le peuple congolais qui n’entend plus donner un chèque en blanc à tous ceux qui tuent et pillent dans l’Est du pays. Il ne peut y avoir ni amnistie ni intégration pour les auteurs de crimes graves en RDC.

    Le Potentiel

  • Kinshasa affamée doute de l’effet des concertations nationales

    Kinshasa affamée doute de l’effet des concertations nationales

    Concertations- photos 1– “Je n’ai pas envie de parler de ça!” lâche une femme assise à une buvette. A Kinshasa, on a souvent d’autres préoccupations que les “concertations nationales” qui se tiennent depuis quelques jours dans la capitale de la République démocratique du Congo.

    A cette buvette proche de la gare centrale de la deuxième plus grande ville d’Afrique, non loin du fleuve Congo, d’autres tempêtent qu’ils ne s’intéressent pas à “la politique” quand on évoque les assises ouvertes le 7 septembre par le président Joseph Kabila, dont la réélection, en 2011, est contestée.

    Antoine, auditeur financier “au chômage depuis dix ans”, explique pour sa part que ces concertations censées mettre un terme à la crise politique, sociale et sécuritaire que traverse la RDC “ne vont pas donner ce que la majorité de la population attend”.

    La RDC, ex-colonie belge, est riche en ressources naturelles (minerais, pétrole, gaz, bois) mais près de 90% de ses 68 millions d’habitants vivent avec moins de 1,25 dollar par jour. Le pays est dernier au classement de l’indice du développement humain de l’ONU.

    Alors, ce que “la majorité de la population attend”, c’est de “remplir son ventre, envoyer ses enfants à l’école, de bonnes infrastructures – écoles, hôpitaux… -, de l’eau, de l’électricité”, tranche Antoine, qui boit un verre avec deux amis.

    Quelque 800 délégués représentant la majorité, une petite frange de l’opposition, et une partie de la société civile et de la diaspora participent aux concertations autour de cinq grands thèmes: gouvernance et réforme des institutions, économie, désarmement et démobilisation des groupes armés, conflits communautaires, paix et réconciliation, et décentralisation et renforcement de l’autorité de Etat.

    “Des gens de pouvoir déguisés en opposants”

    L’Est de la RDC est en proie depuis deux décennies à des groupes armés locaux et étrangers. “Concertations nationales, l’Union fait le Congo”, “Stop à l’agression, aux viols, au pillage des ressources”, “Tous debout unis pour la paix et l’intégrité du Congo”, annoncent des affiches, banderoles ou autocollants.

    “J’ai espoir pour un règlement de la crise”, estime Jean-Robert, un changeur de monnaie qui vend également du crédit téléphonique et des mouchoirs.

    Les assises pourraient “être une bonne solution car ça avait marché avec le système 1+4”, se souvient Blanche, employée d’une société de construction. Ce système – une transition (2003-2006) avec un chef d’Etat et quatre ex-chefs rebelles nommés vice-présidents – avait aidé le pays à sortir de la guerre.

    Mais cette fois-ci, les principaux groupes armés n’ont pas été invités aux concertations. Et l’opposant Etienne Tshisekedi, rival malheureux de M. Kabila aux élections de 2011, qui s’est proclamé “président élu”, boycotte les assises.

    Certains le lui reprochent. “Si Tshisekedi a refusé d’aller là-bas, c’est qu’il ne veut pas le bonheur du Congo”, lance Jean-Robert. “C’est l’intérêt des Congolais qui compte, pas celui d’un individu. Il cause du tort aux Congolais”, renchérit Danny, gérant d’une boutique de quincaillerie.

    Pour Jean-Marie Lokoto, le gros problème est que “l’Etat n’existe pas”.

    “C’est la énième fois qu’on organise ce genre de conférence. A chaque fois, des gens trouvent des postes de ministres mais le peuple ne trouve pas son compte”, dit ce syndicaliste, en faisant allusion à la formation d’un gouvernement d’union nationale, évoquée par le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo.

    Pour lui, les opposants présents aux concertations sont “des gens de pouvoir déguisés en opposants”, et “les délégués qui sont là le sont pour leur intérêt”.

    AFP

  • Au Rwanda:Mary Robinson assez vague concernant les accusations de l’ONU à l’égard du Rwanda.

    Au Rwanda:Mary Robinson assez vague concernant les accusations de l’ONU à l’égard du Rwanda.

    Robinson-L’envoyée spéciale de l’ONU pour les Grands Lacs était au Rwanda ce samedi 7 septembre. Lors de cette dernière étape de sa tournée dans la région, elle a rencontré la ministre des Affaires étrangères, le ministre de la Défense et le président Paul Kagame, juste avant de rencontrer les journalistes lors d’une conférence de presse. Cette visite intervenait alors que le Rwanda a été récemment une nouvelle fois accusé par l’ONU de soutenir le M23 et que les chefs d’Etat de la région réunis à Kampala se sont mis d’accord pour la reprise des pourparlers lundi et pour deux semaines entre le gouvernement congolais et le M23. Et Mary Robinson s’est montrée assez vague concernant les accusations de l’ONU à l’égard du Rwanda.

    Elle avait promis il y a quelques jours de parler d’une manière franche et sincère aux autorités rwandaises après que Kigali avait été de nouveau accusé par l’ONU de soutenir le M23. Interrogée par deux fois par les journalistes sur le message qu’elle a fait passer au président Kagame ce samedi 7 septembre, Mary Robinson élude la question.

    La première fois, elle cède la parole à Russ Feingold, l’émissaire des Etats-Unis présent à ses côtés. Ce denier explique que la délégation a effectivement évoqué, « partout où ils étaient allés » ces derniers jours, les « préoccupations » autour de possibles soutiens aux groupes armées en général. Pas une seule fois, il ne prononce le nom du Rwanda et il explique que leurs préoccupations ne concernent pas seulement le soutien au M23 mais également un possible soutien ou coopération de la RDC aux FDLR.

    Interrogée une seconde fois sur la même question par un journaliste, Mary Robinson prend finalement la parole. Elle raconte s’être entretenue avec le président Kagame et avec les ministres rwandais des Affaires étrangère et de la Défense « des fortes perceptions et du très fort sentiment de soutien au M23 qui seraient ressentis dans le Nord-Kivu au sein de la population et au sein des autorités congolaises ». Elle n’évoque en aucun cas les accusations des Nations unies et réaffirme sa confiance dans les pourparlers qui doivent s’ouvrir à Kampala lundi entre le gouvernement congolais et le M23.

  • Le top 10 des pays africains les plus espionnés par les USA

    Le top 10 des pays africains les plus espionnés par les USA

    nsa1_1-L’Afrique n’a pas été épargnée par le programme secret de surveillance des Etats-Unis, baptisé Prism. Ce dernier est destiné à collecter les données en ligne des gouvernements, des entreprises et des particuliers du monde entier – hormis ceux des Etats-Unis – et est associé au logiciel Boundless Informant qui permet d’analyser de manière précise et détaillée ces données. Ces programmes ont été dévoilés par l’ancien consultant de la NSA (National Security Agency), l’agence nationale de sécurité américaine chargée du renseignement, Edward Snowden, qui s’est confié au Guardian et Washington Post en juin dernier. Ils montrent aux yeux du monde comment les Etats-Unis espionnent l’Internet et certains réseaux de téléphonie. Depuis 2007, le programme Prism collecte les mails, les fichiers, les photos, les communications audio ou vidéo, toutes les informations transitant via le web. Les entreprises espionnées étant Microsoft, Google, Facebook, Skype, Yahoo !, YouTube, Paltalk, Aol et Apple. A titre illustratif, pour le seul mois de mars 2013, la NSA a analysé 97 milliards d’informations avec Boundless Informant. Les cinq pays les plus surveillés étant l’Iran (14 milliards d’informations recueillies), le Pakistan (13,5 milliards d’informations recueillies), la Jordanie (12,7 milliards d’informations recueillies), l’Egypte (7,6 milliards d’informations recueillies) et l’Inde (6,3 milliards d’informations recueillies). Plus encore, les communications téléphoniques d’une trentaine d’ambassades étrangères à Washington étaient écoutées, car des microphones y étaient installés.
    Rang Pays
    1er Egypte
    2e Kenya
    3e Libye
    4e Tanzanie
    5e Somalie
    6e Algérie
    7e Soudan
    8e Ouganda
    9e RD Congo
    10e Zimbabwe

    Les 10 pays africains les plus surveillés par les Etats-Unis

    L’Egypte occupe donc le quatrième rang mondial et le premier rang des pays africains les plus surveillés par les Etats-Unis, plus espionnée que la France.

    Elle est suivie par le Kenya, espionné au même titre que l’Allemagne. Vient ensuite l’Algérie espionnée au même titre que la Turquie. La Tanzanie (pays dans lequel le président Barack Obama s’est rendu le 1er juillet 2013), la Somalie, l’Algérie, le Soudan et l’Ouganda suivent et sont aussi surveillés par les Etats-Unis, au même degré de surveillance que la France. Les deux derniers sont la RD Congo et le Zimbabwe.

    Pendant sa récente tournée africaine (Sénégal, Afrique du Sud et Tanzanie), Barack Obama a pourtant déclaré, lors d’une conférence de presse en Tanzanie, que son pays voulait être le véritable partenaire de l’Afrique. « Je l’ai dit à travers l’Afrique, nous envisageons un nouveau modèle qui ne soit plus seulement basé sur l’aide et l’assistance mais sur le commerce et le partenariat », a-t-il déclaré. « Le but ultime, a poursuivi le président américain, est que les Africains construisent l’Afrique, pour les Africains. Et notre travail est d’être un partenaire dans ce processus, et la Tanzanie a été un de nos meilleurs partenaires ». Des partenaires qu’on espionne, dirait-on.

    Réponse d’Obama

    Au sujet des révélations d’Edward Snowden relayées par The Guardian et le Washington Post, Barack Obama ne s’est pas encore clairement expliqué aux Européens, qui, excédés, lui ont demandé des explications pressantes. Réagissant depuis Dar es Salam en Tanzanie où il était en visite le 1er juillet dernier, Obama a promis que les Etats-Unis fourniront à leurs alliés européens toutes les « informations » qu’ils réclament sur les activités d’espionnage électronique dont est accusée la NSA contre leurs représentations à Washington et à l’Onu. D’après le président américain, Washington continue « d’évaluer » le contenu d’articles de presse et les documents fournis par l’ancien consultant de la NSA Edward Snowden. Par la suite, les Etats-Unis « communiqueront de manière appropriée avec leurs alliés ». « Quand nous aurons une réponse, nous ferons en sorte de fournir toutes les informations voulues par nos alliés », a assuré Barack Obama, qui estime cependant que les pays vont toujours chercher l’information au-delà de ce qui est présenté dans la presse.

    Mais déjà, la Direction nationale du renseignement américain (ODNI), qui coordonne les activités des 17 agences de renseignement américaines, dont la NSA, avait indiqué que les Etats-Unis « répondront de façon appropriée » à l’UE et à ses Etats membres par les canaux diplomatiques. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, premier officiel américain à réagir sur ce sujet, a d’ailleurs minimisé le sujet. « Je dirais que chaque pays dans le monde qui est impliqué dans les affaires internationales, de sécurité nationale, exerce de nombreuses activités afin de protéger sa sécurité nationale et toutes sortes d’informations qui peuvent y contribuer », a-t-il déclaré.

    Au moment où les gouvernements européens exigent des explications des Etats-Unis, les gouvernements africains, eux, restent encore muets face à ces révélations.

    Par Beaugas-Orain Djoyum pour le magazine Réseau Télécom No 63

    Agence Ecofin