-Selon des sources diplomatiques, Paul Kagamé le Président rwandais a réuni son ministre des Affaires étrangères et son chef d’Etat major pour évoquer une intervention armée dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), suite aux tirs sur son territoire.
Les relations entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) n’ont jamais été au beau fixe. Mais cette fois-ci, l’incendie diplomatique qui oppose Kinshasa à Kigali est très grave. Le régime de Paul Kagamé a accusé les forces armées congolaises en confrontation avec les rebelles du M23 dans l’est de la RDC d’avoir émis des tirs d’obus sur son territoire. « Cette provocation ne peut plus être tolérée. Nous n’hésiterons pas à défendre notre territoire », a indiqué la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo.
Les autorités congolaises et la Mission de l’Onu en RDC pour la paix (Monusco) qui prête main forte aux soldats congolais ont rejeté ces allégations. Selon l’Onu, ces tirs proviendraient du M23. Dans un communiqué, Ban Ki-moon « condamne en particulier les tirs non ciblés émanant du M23 qui ont causé des morts, des blessés et des dégâts matériels parmi la population civile à l’est de la RDC et dans les zones frontalières au Rwanda, de même que parmi les casques bleus ». L’institution accuse l’armée rwandaise de soutenir la rébellion et de s’être infiltrée dans l’est de la RDC. Des propos que la ministre rwandaise des Affaires étrangères a démenti sur Twitter. « Non (…), les troupes rwandaises ne sont pas en République démocratique du Congo (pour le moment) », a-t-elle écrit.
« Le Rwanda a une force de frappe énorme »
Pour de nombreux observateurs, les accusations du régime de Kagamé à l’encontre des autorités congolaises ne sont pas anodines. Kigali cherche simplement un prétexte pour « entrer en guerre avec la RDC ». Selon des sources diplomatiques, « Paul Kagamé a réuni ces dernières heures son chef d’état-major et sa ministre des Affaires étrangères pour évoquer une intervention prochaine des troupes rwandaises dans l’est de la RDC, à Goma ».
Toutefois le Rwanda se retrouve « très isolé sur la scène internationale », selon Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale au centre de réflexion International Crisis Group (ICG). Il met également en exergue la présence des casques bleus qui se retrouvent finalement au milieu du conflit. « Maintenant les casques bleus sont très impliqués. Il y a donc un risque de confrontation entre les casques bleus et le Rwanda, ce qui serait catastrophique pour les soldats de l’ONU ». D’après cette source congolaise locale , qui a préféré garder l’anonymat, « l’armée rwandaise, qui bénéficie d’une formation solide prodiguée par les Etats-Unis, a une force de frappe énorme. Elle pourrait pénétrer dans Goma en quelques heures. Alors que l’armée congolaise ne détient pas les équipements nécessaires pour faire face aux troupes rwandaises ».
Pour cet ex-conseiller du défunt Président congolais assassiné, Joseph Désiré Kabila, « le Rwanda a toujours attaqué la RDC. Les troupes rwandaises sont infiltrées en RDC depuis de nombreuses années. Cela ne date pas d’aujourd’hui. On sait que les rebelles du M23 sont Rwandais et non Congolais. S’ils attaquent Goma, ce sera juste une officialisation de leur entrée en guerre contre la RDC, mais il n’y a rien de nouveau ».
-Le Mouvement du 23-Mars (M23) s’est retiré, le 30 août, des collines ouest de Kibati, surplombant la capitale du Nord-Kivu. La rébellion parle d’un “acte de bonne foi” pour permettre l’ouverture des enquêtes sur les tirs d’obus sur Goma et Rubavu, au Rwanda. Mais pour Kinshasa, les troupes rebelles sont en “débandade”.
Au Nord-Kivu, les choses bougent sur la ligne de front. Après dix jours d’intenses combats entre les Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par la brigade d’intervention des Nations unies, et le Mouvement du 23-Mars (M23), la rébellion s’est retirée, le 30 août, de ses positions stratégiques de “Trois tours”, collines situées dans la partie ouest de Kibati, à une dizaine de kilomètres au nord de la ville de Goma.
Le groupe rebelle ne s’avoue pas pour autant vaincu. “Ce matin [30 août], nous avons ordonné à nos troupes de se retirer de Kanyaruchinya pour faciliter les enquêtes sur les tirs sur Goma et Rubavu [Gisenyi, au Rwanda, NDRL]”, a annoncé Bertand Bisimwa, le chef politique du M23 sur Twitter. Un “acte de bonne foi, ajoute Jean-Paul Epenge, un des porte-parole de la rébellion. Nous avons subi une pression énorme de la communauté internationale qui nous accuse d’avoir tiré des obus à Goma et à Rubavu”.
Mais selon une source à la Mission onusienne au Nord-Kivu, “le M23 ne peut pas dire qu’il se retire de Kanyaruchinya [localité située au sud de la ligne de front, NDRL] alors qu’il ne s’y trouve plus” depuis quelques mois. En plus, la localité, située à moins de cinq kilomètres de la ligne de front, était déjà “sous contrôle de l’armée régulière”, précise-t-elle.
“Débandade”
“[Les rebelles] ont plié aux pressions de l’armée congolaise et de la brigade d’intervention, affirme, pour sa part, Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais. Ils sont en débandade : ils n’avaient plus d’autre choix que de quitter leurs positions situées sur les collines de Kibati, dénommées localement les ‘Trois antennes’”.
Depuis Kampala, Lawrence Kanyuka Kingston, le porte-parole adjoint du M23, appelle Kinshasa à privilégier la voie des négociations. “En quittant la ligne de front, nous voulons également inviter le gouvernement congolais à nous rejoindre dans la capitale ougandaise pour poursuivre les pourparlers et trouver une issue politique” à la crise dans le Kivu.
“Nous ne pouvons plus continuer à négocier avec des gens qui tuent nos populations, lui rétorque Lambert Mende. Le M23 doit cesser d’exister comme groupe armé pour espérer discuter avec le gouvernement congolais”. En attendant, c’est l’option militaire qui semble prendre le dessus sur le terrain. “Les troupes congolaises avancent déjà vers Kibumba, où les rebelles et leurs alliés se sont retranchés”, explique le ministre.
– L’armée sud-africaine a sévèrement mis en garde vendredi les rebelles congolais du M23 contre toute tentative de reprendre Goma, ville de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) qu’ils avaient occupée en novembre 2012. “Nous essayons d’envoyer comme message au M23, cette fois nous ne verrez pas Goma!”, a déclaré au cours d’un point de presse à Pretoria le lieutenant général Derrick Mgwebi, chef du commandement conjoint sud-africain. “N’imaginez pas une nouvelle prise” de Goma, a mis en garde l’officier supérieur, après une semaine d’intenses combats au nord de la ville, dans les collines de Kibati. L’Afrique du Sud compte quelque 1.345 soldats détachés au sein d’une nouvelle brigade d’intervention (FIB) déployée par la Mission des Nations unies dans l’Est de la RDC (Monusco), soit près de la moitié de ce contingent de casques bleus dotés d’un mandat offensif inédit dépassant le cadre d’une simple mission de maintien de la paix. Cette brigade d’intervention, qui compte aussi des Tanzaniens et des Malawites, a pour mission de neutraliser et de désarmer les groupes rebelles. Elle est autorisée à ouvrir le feu, non pas seulement pour se défendre ou protéger les populations, mais aussi pour pourchasser les groupes armés. Depuis dix jours, les combats se sont intensifiés au nord de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu que le M23 avait brièvement occupée fin novembre 2012, avant de s’en retirer sous la pression internationale. “Les premiers tirs ont débuté mercredi 21 août entre la FARDC (l’armée régulière congolaise, ndlr) et le M23. Le 22 août, cela a continué dans les zones générales de Kibati, toujours entre la FARDC et le M23. Des bombes sont tombées sur l’aéroport et sur la ville (de Goma). Le 23 août, les tirs ont continué, les bombes sont tombées à gauche et à droite de la base (onusienne) de Munigi”, a précisé un mémo de l’armée sud-africaine distribuée à la presse. La riposte a pris la forme d’une frappe d’hélicoptère, et de tirs d’artillerie et de mortier sur les positions du M23 dans la zone de Kibati. “Le 24 août, les combats ont démarré très tôt, des bombes du M23 tombaient sur les civils dans la zone générale de Munigi” et c’est alors que la brigade onusienne s’est déployée avec deux compagnies, l’une Sud-africaine et l’autre Tanzanienne, placés sous commandement tanzanien.
Deux militaires sud-africains ont été blessés à cette occasion, selon l’armée.
Le 25 août, ces compagnies sont restées sur la ligne de front en soutien à une offensive de l’armée congolaise. Le lendemain, toujours selon ce compte-rendu, des blindés de l’armée sud-africaine ont essuyé des tirs du M23, occasionant la crevaison d’un pneu et une fuite d’essence, tandis que les combats se poursuivaient le jour suivant entre l’armée congolaise et le M23.
Mercredi, les combats ont commencé avec des frappes aériennes, des pré-bombardements et des tirs de mortier en soutien à l’attaque de l’armée congolaise, faisant deux blessés parmi les militaires sud-africains et quatre parmi les Tanzaniens, dont un officier a aussi été tué par un obus rebelle, a rappelé l’armée sud-africaine.
La base de Munigi a été à nouveau bombardée la nuit suivante, un tireur sud-africain a été touché par un éclat d’obus, portant à cinq au total le nombre de blessés sud-africains.
L’escalade de la violence aux abords de Goma est une question sensible en Afrique du Sud depuis que 15 militaires ont perdu la vie en mars lors d’une mission controversée en Centrafrique, infligeant à l’armée sud-africaine ses plus lourdes pertes depuis la fin de l’apartheid.
Le manque d’équipement et l’impréparation du petit contingent sud-africain en Centrafrique avait été mis en cause. M. Mgwebi a assuré que les troupes déployées en RDC étaient entraînées et protégées par une puissance de feu suffisante.
“Les troupes sud-africaines ont subi un large entraînement pré-déploiement en Afrique du Sud et un entraînement à leur mission sur zone”, indique le mémo de l’armée sud-africaine.
-According to Jean-Michel Dumont, M23 fired three rounds of artillery into Rwanda this morning, adding to the false flag attacks they have launched in the past. Rwanda acts as both arsonist and fireman in the Democratic Republic of the Congo, and given the recent setbacks that its armed militia, M23, has suffered, it seems like Paul Kagame may be laying down a false pretext that will allow him to openly invade the DRC for a third time in the past 19 years.
Pikkie Greeff reports on Twitter that: “M23 logistical supply lines from Rwanda being bombarded by Ukrainian helicopter gunships this morning, SA (south African) troops support from ground.”
Kagame cannot afford to lose the mining wealth he steals from the DRC because it is a large part of what keeps Rwanda’s budget afloat. Furthermore, Rwanda teaches school children and military personnel that the Kivu Provinces of the DRC were once part of Rwanda, with the obvious implication being that they should be part of it again. Yesterday, the Rwandan military “invited all able bodied Rwandans aged between 18 and 23 to register for military training.” A young Rwandan who fled to Uganda to escape forcible enlistment in M23 was found by Ugandan police dumped in a cemetery after being tortured. Rwanda’s recriminations extend to foreign nations.
Meanwhile, Anglicans in America who are connected to Rwanda are predictibly silent about their counterparts in Rwanda. Praying for peace in the DRC is not credible if your nation is the one stirring up war.
-Scotchée à son ordinateur, parcourant tous les sites où il est question du Rwanda, Antoinette, une jeune étudiante en informatique, soupire : « nous avons trop d’adversaires, la position de la Tanzanie m’inquiète et désormais, même les Etats Unis nous critiquent… »
Même si, officiellement, la situation dans le Nord Kivu est un « non sujet » aux yeux des officiels rwandais et si la presse ne l’évoque qu’au compte gouttes, il est évident qu’au sein de la population, l’inquiétude grandit, nourrie par des faits concrets : dans un camp proche de Butare, des réfugiés tutsis congolais affluent, des rumeurs et des témoignages font état de recrutement d’opposants hutus au sein de l’armée congolaise (voir notre reportage en page 8) et le week end dernier, en même temps que des obus tombaient sur Goma, les abords de la ville rwandaise de Gisenyi ont été touchés, sans qu’il y ait de victimes.
Alors que tous les camps en présence se renvoient la responsabilité des tirs qui ont fait neuf morts, des dizaines de blessés et infligé de lourds dégâts matériels à Goma et que tous dénonçent la manipulation et la provocation, un communiqué particulièrement sévère du Département d’Etat a clairement pris position : il dénonce les actions du M23, les attaques contre la force des Nations unies et précise que, « selon des rapports onusiens crédibles, ce serait le M23 lui-même qui aurait tiré en direction du territoire rwandais. » S’inquiétant de la montée des tensions ethniques au Nord Kivu, le communiqué américain met en garde contre toute escalade militaire et surtout il réitère un appel au Rwanda afin qu’il s’abstienne de tout soutien au M23 et respecte l’intégrité territoriale du Congo.
Venant à la suite des déclarations du secrétaire d’Etat John Kerry et d’une passe d’armes au Conseil de sécurité où le Rwanda a réussi de justesse à bloquer, samedi soir, une résolution très critique, le communiqué du Département d’Etat a aggravé le malaise diffus que l’on ressent à Kigali où l’opinion, peu informée des dessous de la guerre au Congo et d’éventuels débats internes, éprouve un sentiment d’encerclement.
En effet, il y a des semaines que le ton monte entre les autorités rwandaises et tanzaniennes, depuis que le président Jakaya Kikwete a osé suggérer au président Kagame d’entamer lui aussi des négociations avec ses opposants armés, en l’occurrence les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda, toujours considérées comme « génocidaires ». Depuis lors, les Rwandais ne sont pas loin de considérer que leurs voisins tanzaniens soutiennent les groupes armés hutus, la rumeur assure que le président Kikwete aurait épousé une cousine de feu le président Habyarimana et l’expulsion de quelque 2000 Rwandais (et Burundais) se trouvant en séjour illégal en Tanzanie a donné un tour concret aux soupçons et aux tensions diplomatiques…
Alors qu’il ne s’agissait au départ que d’une simple mutinerie d’officiers tutsis qui refusaient d’être mutés à l’intérieur du Congo et qui exigeaient une amélioration de leurs soldes et de leurs grades, les revendications du M23 sont montées en puissance et sont aujourd’hui d’ordre politique. Mais surtout, la crise s’est internationalisée. Elle divise l’Afrique, où la Tanzanie, l’Afrique du Sud et le Malawi ont envoyé 3000 hommes au Nord Kivu, dans le cadre de la Brigade africaine d’intervention tandis que le Rwanda a resserré ses liens avec le Kenya et l’Ouganda. Alors que la situation dans l’Est du Congo fut longtemps décrite comme une crise oubliée, elle mobilise désormais les grandes puissances : début septembre, trois envoyés spéciaux pour les Grands lacs (l’Américain Feingold, l’Européen (et Belge) Koen Vervaeke et le représentante du secrétaire général de l’ONU, Mary Robinson) feront un voyage conjoint dans la région. Même la Belgique maintient la pression : si Kigali voue Didier Reynders aux gémonies après les fermes propos qu’il a tenus au Congo, le ministre de la Coopération Jean-Pascal Labille est attendu la semaine prochaine…
Tout se passe comme si cette intense activité diplomatique avait aussi pour objectif de prévenir d’éventuels dérapages, où Goma, cette ville poussiéreuse et surpeuplée, serait devenue l’épicentre de plusieurs conflits, entre Kinshasa et le M23, entre le Rwanda et ses voisins, entre la section politique de l’Onu et le département maintien de la paix et, last but not least, entre les membres du Conseil de sécurité eux mêmes…
Lorsque se produit un malheur dans la maison d’un être cher, et qu’on aurait pu le prévenir, on s’en veut pour longtemps de ne pas l’avoir fait. Le Congo-Brazza et ses chaleureux habitants ont toujours été pour les Congolais de la RDC une seconde patrie, une terre de répit durant les moments difficiles, trop fréquents au Congo de Lumumba. Mais tout ceci risque de devenir du passé en mesure que se renforcent les relations entre Denis Sassou-Nguesso, Président du Congo-Brazza et Paul Kagamé, Président du Rwanda. Pour tous ceux qui ont été témoins de la succession des évènements dans l’Est du Congo au cours des deux dernières décennies, où un havre de paix, le Kivu, a été transformé en gigantesque abattoir, il n’y a rigoureusement rien de rassurant dans le rapprochement entre Brazzaville et Kigali. On est peut-être à la veille d’une nouvelle catastrophe en Afrique centrale, et l’analyse des premiers indices n’est guère rassurante.
Une ligne aérienne Kigali-Brazzaville
Un accord de coopération entre Kigali et Brazzaville a été conclu, et un premier vol, un cargo, a décollé de l’aéroport rwandais vers Brazzaville le 06 mai 2013 avec à bord 30 tonnes de marchandises[1]. Selon le ministre rwandais du commerce et de l’industrie, François Kanimba, l’avion transportait essentiellement des produits agricoles comme la viande, le haricot et de petits poissons séchés.
Il est prévu qu’un appareil effectue chaque semaine un vol avec à bord des produits agricoles comme les farines de manioc et de maïs, le haricot, la viande, les fruits, et les légumes. Une information officielle qui devrait mettre la puce à l’oreille.
Mobiliser un avion pour transporter 30 tonnes de légumes, de fruits, de farine de manioc,… d’un pays comme le Rwanda qui manque d’espace agricole (419 hab./km²) vers un pays comme le Congo-Brazza disposant de vastes terres inexploitées (13 hab./km²)…
Par ailleurs, on voit mal une compagnie aérienne rester longtemps rentable en convoyant des légumes vers un pays couvert au 2/3 de forêt équatoriale, et qui en produit déjà presqu’en excès. Et des petits poissons séchés du Rwanda vers un Congo-Brazza qui dispose de 169 km de littoral sur l’Océan Atlantique[2], où il suffit de jeter les filets dans l’eau pour « ramasser » du poisson en abondance.
On peine à croire qu’une telle information officielle a pu passer sans susciter des interrogations. On comprendrait plutôt que des denrées alimentaires partent du Congo vers un Rwanda surpeuplé et privé de terres agricoles.
Qui croit toujours que des avions vont amener, chaque semaine, à Brazzaville, trente tonnes de légumes, de farines de manioc et de petits poissons,… ?
Menace sur les réfugiés hutus
Une petite communauté des Hutus rwandais est installée au Congo Brazzaville depuis 1997. On leur a demandé de rentrer au Rwanda avant le 30 juin dernier sous peine de perdre leur statut de réfugiés[3]. Les 8.000 Rwandais ont fait la sourde oreille et ont donc, officiellement, perdu leur statut, un choix difficile mais assumé, et il y a lieu d’éprouver de la compréhension à leur égard.
En effet, ces hommes et ces femmes sont les survivants, voire les rescapés de la Première Guerre du Congo (1996-97)[4]. Nombreux ont quitté le Rwanda à pied pour se réfugier dans l’Est de la République Démocratique du Congo en juillet 1994, après la prise du pouvoir par les rebelles tutsis du FPR, le mouvement de l’actuel Président rwandais Paul Kagamé.
Devoir de mémoire
Certains Hutus seraient même originaires du Nord du Rwanda qu’ils ont dû quitter, poussés vers Kigali par les combattants du FPR, Kigali qu’ils vont devoir quitter, à nouveau pour se réfugier dans l’Est du Zaïre, l’actuelle RDC, en 1994. Mais en 1996, l’armée rwandaise envahit l’Est du Congo et bombarde les camps du HCR où étaient massés les réfugiés hutus.
C’est le début d’un massacre à grande échelle que vont subir les Hutus qui tentent de fuir dans la forêt, à l’Ouest. Ils vont devoir traverser toute la République Démocratique du Congo, à pied, sur une distance quasiment entre Moscou et Paris (plus de 2.710 km). Le rapport du Projet Mapping d’août 2010 doit être lu et relu avec attention dans les familles des survivants hutus du Congo-Brazzaville. Difficile pour ces rescapés des massacres dans les forêts du Congo, de percevoir avec sérénité le rapprochement entre Brazzaville et Kigali.
Les autorités de Kigali, qui commencent à perdre du prestige sur le plan international, suite à l’affaire du M23, craignent, manifestement, que Brazzaville puisse éventuellement servir de point de concertation des opposants rwandais en exil. Kinshasa est trop infiltré par les agents du régime de Paul Kagamé. En effet, à la suite de négociations secrètes entre Joseph Kabila et Paul Kagamé, de nombreux agents rwandais ont été placés dans les hautes instances des institutions de la RDC. Cela transparait, par exemple, dans l’affaire Bosco Ntaganda, telle qu’elle a été commentée par le général rwandais en exil Patrick Karegeya[5].
Pour les opposants à Paul Kagamé, la RDC n’est pas un pays sûr. Le Congo-Brazza, en revanche, proche de Paris, aurait pu être un point d’ancrage dans la lutte contre la dictature rwandaise. Nous sommes donc plus proches d’une coopération destinée à démanteler la résistance rwandaise que d’une coopération économique entre le Rwanda de Paul Kagamé et le Congo de Sassou-Nguesso.
L’affaire de trente tonnes de légumes et de petits poissons rwandais devient dès lors un habillage assez grotesque.
L’ambassadrice britannique à Brazzaville
Et dans ce contexte où se mêlent intrigues et fausses apparences, on entend parler un haut diplomate britannique. La nouvelle ambassadrice de la Grande Bretagne à Brazzaville a consacré sa première déclaration à un sujet assez curieux, lorsqu’on se situe du côté du Congo-Brazza. En effet, le 07 août dernier, Madame Diane Corner a déclaré que son pays va travailler avec le Président Sassou-Nguesso « dans la recherche des solutions pour la stabilité et la paix durable dans la région des Grands Lacs »[6]. On s’attend à ce qu’un diplomate étranger à Brazzaville parle de la Centrafrique, du Gabon, ou de tout autre pays avec lequel le Président congolais a des affinités « naturelles » du fait de la proximité culturelle des peuples du Golfe de Guinée. Le Congo-Brazzaville n’a pas d’expertise dans les conflits de la Région des Grands-Lacs.
Si les Britanniques parviennent à convaincre Denis Sassou-Nguesso de s’impliquer dans la crise de la région des Grands-Lacs, il faut s’attendre à ce que le Président congolais devienne essentiellement un simple « pion » des Anglo-Saxons qui lui dicteront ce qu’il aura à faire, parce qu’il ne maitrise pas le sujet.
Sachant que ce sont les Britanniques et les Américains qui parrainent Paul Kagamé dans sa sanglante campagne visant à détruire la Patrie de Lumumba, depuis près de deux décennies, Denis Sassou-Nguesso deviendrait un des leurs. Il s’afficherait officiellement comme un médiateur de bonne foi, mais, officieusement, il jouerait, malgré lui, le jeu de Londres et Washington à l’origine de l’interminable tragédie de l’Est du Congo : plus de six millions de morts[7].
Les Congolais du Congo-Brazza ont une histoire millénaire de fraternité sans tâche avec leurs cousins de l’autre rive du fleuve Congo. Ils devraient rappeler à leur Président qu’il est au point de mettre le doigt dans un engrenage qui risque de broyer son peuple comme les Congolais du Kivu sont aujourd’hui en train d’être broyés.
Gouverner, c’est prévoir, et pour prévoir, il faut savoir méditer les expériences du passé, surtout les plus douloureuses.
-Les concertations nationales telles qu’annoncées par Léon Kengo risquent d’être un appât, un piège tendu aux opposants-mangeurs pour freiner l’élan que la lutte d’émancipation de l’ordre impérialiste et néocolonial est en train de prendre en RDC.Elles risquent d’être une opération de blanchiment des criminels opérant au sein des réseaux mafieux d’élite de prédation depuis les assassinats de Lumumba et de Laurent-Désiré Kabila jusqu’à ce jour. Pour cause. Ces concertations ont lieu au moment où les jeunes populations de l’Est, celles de la diaspora ainsi que celles de « Kin la frondeuse » se mettent davantage debout pour crier haut et fort leur opposition à la politique hypocrite de Kinshasa et de la communauté dite internationale.
En écoutant nos jeunes populations debout, nous nous rendons compte qu’une guerre raciste d’agression, de prédation et de basse intensité a fini par dévoiler presque tous ses secrets. Des réseaux mafieux d’élites aux dimensions nationales, africaines et internationales s’organisent depuis les assassinats de Lumumba et de Laurent-Désiré Kabila pour piller, déstabiliser et déstructurer la RDC en recourant aux prétextes fallacieux, au mensonge et à la mort. Ces réseaux ont perdu les repères. Au nom de l’argent, ils ont, à force de tenir en éveil leurs bas instincts, perdu la boussole éthique.
Prisonniers du relativisme moral, ils entretiennent « la tolérance culturelle à la violence et au meurtre ». Souvent, ils opèrent en marge de la rhétorique officielle de leurs Etats sur les droits de l’homme et la démocratie. Abrutis et/ou schizophrènes, ils cultivent « le déni de la réalité » et de la vérité.
L’efficacité de ces réseaux dépend du piège de ce déni dans lesquels plusieurs citoyens du monde tombent. Sur le long terme, ils ne réussissent à occulter de manière arrangeante leurs atrocités majeures que là où la désinformation et l’ignorance ont pris racine ; et où « la tolérance culturelle à la violence et au meurtre » a mangé les cœurs et les esprits.
Néanmoins, sur le long terme, le travail des médias alternatifs et des intellectuels subversifs, empêcheurs de penser en rond, finit par rendre le fonctionnement de ces réseaux compréhensible et partant théoriquement inefficaces. Ce premier pas franchi, un deuxième reste à faire : partager ce travail avec les masses pour le populariser et les armer de façon qu’elles deviennent les démiurges de leur propre destinée. La RDC est en train de franchir ce deuxième pas, mains nues.
Les jeunes populations de l’Est de la RDC et plusieurs Congolais(es) de l’étranger ainsi que ceux de « Kin la frondeuse » jouent un rôle majeur dans cette lutte d’émancipation. A force de se frotter à la réalité, ils sont en train de maîtriser les tenants et les aboutissants de la guerre raciste de basse intensité sévissant dans leur pays. Ils en connaissent de plus en plus les acteurs majeurs, les acteurs mineurs, les marionnettes et les autres nègres de service opérant ensemble dans lesdits réseaux d’élite. De plus en plus, le mensonge ne passe plus.
Plusieurs compatriotes ont réussi à cerner certaines questions essentielles sur lesquelles ils n’acceptent plus de tergiverser. Citons-en quelques-unes : « Comment la RDC peut-elle devenir un Etat réellement autonome, jouissant de sa souveraineté économique, c’est-à-dire capable d’établir par lui-même les règles de la production, de la distribution sociale et de la commercialisation de toutes ses ressources du sol et du sous-sol sans être soumis aux diktats des Institutions Financières Internationales, chiens de garde de la démocratie du marché néolibéral ?
Vu l’échec patent du capitalo-parlementarisme imposé de l’extérieur dont les élections au suffrage universel sont presque toujours des pièges à con, comment la RDC peut-elle initier un système politique faisant participer activement ses filles et fils à l’art de la gestion collective du vivre-ensemble en intégrant le conflit dans une opposition maîtrisée ? Comment peut-elle appliquer le principe d’une interdépendance responsable dans le respect du droit et des conventions internationales sans tomber dans la vassalité ? Comment recréer l’alliance entre les forces armées républicaines et le pouvoir populaire pour une auto-défense collective partagée ?, Comment peut-elle faire la vérité sur « la fausse guerre de libération » en mettent hors d’état d’agir les usurpateurs de l’identité congolaise, membres des réseaux d’élite de prédation opérant dans les institutions congolaises jusqu’à ce jour et en amnistiant ses filles et fils égarés? »
Au sujet de l’auto-défense populaire partagée, il faut rappeler que toutes les fois que l’ alliance entre les forces armées et le pouvoir populaire a quelque peu réussi, les filles et les filles de la RDC ont su faire face aux criminels et prédateurs appartenant aux réseaux susmentionnés. Citons deux exemples : au cours de la deuxième guerre de 1998 et dernièrement quand, au Nord-Kivu, nos populations ont soutenu les FARDC commandées par Mamadou N’dala.
Les concertations telles qu’annoncées par Léon Kengo risquent de passer à côté de la recherche permanente de réponses à ces questions essentielles (et à bien d’autres) pour satisfaire les exigeantes gloutonnes des mangecrates insatiables, vieux dinosaures mobutistes, nouveaux prédateurs kabilistes ou opportunistes commis au service des intérêts mesquins de Paul Kagame[3], de Yoweri Museveni et de leurs parrains.
Contourner la question de la véritable identité des « faux libérateurs de 1997» ainsi que celle de l’illégitimité du pouvoir issu des élections chaotiques de 2006 et de 2011, éviter de neutraliser les « chevaux de Troie » opérant au sein des institutions congolaises, ne pas répondre aux appels de nos populations de l’Est en créant des alliances qui leur soient salvatrices, c’est passer à côté de la plaque en falsifiant notre histoire et sa réécriture ; c’est cautionner le travail de sape mener par les « chevaux de Troie » des réseaux mafieux » qui ont pris les institutions congolaises en otage.
En écoutant certaines minorités organisées et agissantes, l’impression qui se dégage est la suivante : ces concertations vont probablement être une diversion et une farce de trop. Elles vont exploiter la prolongation de la guerre raciste de prédation (qui est aussi une guerre d’usure) pour effacer de la mémoire collective les coups d’Etat orchestrés par « les faux libérateurs de 1997» et les crimes odieux qu’ils ont commis.
Si le Congo avait un gouvernement populaire, légal, légitime et responsable, il reviendrait sur les recettes ayant fait leurs preuves tout au long de son histoire (à l’instar de deux exemples que nous venions de citer). Il reverrait ses relations avec tous ces pays directement impliqués dans « la politique profonde » dont la guerre raciste d’agression et de prédation est l’une des expressions. Il étudierait la possibilité de mettre fin, dans les meilleurs délais, à la mission de l’ONU.
Il passerait la meilleure partie de son temps à travailler à la popularisation du pouvoir avec les masses de nos jeunes et de nos paysans ; à la base. Les solutions immédiates comme « les concertations dites nationales » participent de la manipulation des politicailleurs par les réseaux mafieux de prédation. Si le Congo avait un pouvoir populaire, il instaurerait un dialogue permanent et continu avec tous ses fils et toutes ses filles sur toutes les questions d’intérêt général.
Malheureusement, il n’en est pas encore là.
Si le Congo avait un pouvoir populaire, il instaurerait un dialogue permanent et continu avec tous ses fils et toutes ses filles sur toutes les questions d’intérêt général. Malheureusement, il n’en est pas encore là.
-Sous la rhétorique et l’ambiance apparemment festive au Village Urugwiro, notre dictateur a confié à ses proches qu’il sent la fin de son régime. Un peu confus et déprimé, Paul Kagame a déclaré à son entourage: «je suis fatigué de toutes ces conneries de l’ouest ».
C’ est la première indication concrète que le dictateur notoire désagréable et arrogant de ce pays, autrefois paisible en Afrique de l’Est, est en train de méditer sur son faux sentiment d’invincibilité et de son immortalité. Paul Kagame a dit à ses proches confidents, «maintenant que les autorités britanniques et américaines prennent une part active dans mes activités, ce n’est qu’une question de temps avant que des mesures décisives soient prises pour me retirer de l’équation, mais je veux que vous sachiez que je ne vais pas aller sans combattre ».
Les soucis de Paul Kagame sont mis à juste titre, lors de la récente visite puissante d’Obama en Afrique, où il a encouragé la démocratie et la primauté du droit, la visite au Rwanda du secrétaire d’Etat britannique pour le développement international qui a grillée l’ homme macho du Rwanda sur ses atteintes aux droits humains, les guerres au Congo, l’emprisonnement des opposants politiques, mensonges économiques, le discours d’Andrew Mitchell au Parlement rwandais qui est composé d’idiots, et la délégation de l’UE qui a rencontré le dictateur sur les problèmes du Congo et surtout le M23.
Un haut fonctionnaire de l’UE m’a dit par E-mail que la composition et la force de la délégation de l’UE a été conçue pour envoyer un message fort et clair au dictateur rwandais que la communauté internationale est résolue à mettre fin à l’impunité de son régime et les violations flagrantes des droits de homme dans la région, avec un espoir pour la protection des droits et libertés en Afrique.
Les commentateurs politiques à la fois au Rwanda et à l’extérieur du pays ont débattu entre eux de la disparition de notre souverain égocentrique dictacteur sur la scène publique, certains ont même émis l’hypothèse que le dictateur a été hospitalisé en raison de ses maladies de trouble bipolaire ou de ses ulcères d’estomac car il souffre d’un ulcère d’estomac.
Le dictateur Paul Kagame a peur de la mort, à la suite des informations que lui a donné son robot flic tueur général Jack Nziza, que certains militaires sont en train de comploter pour le renverser, le dictateur Paul Kagame est juste tapi au Village Urugwiro. C’est sur les conseils de Jack Nziza que, les deux hommes n’ont pas assisté aux cérémonies militaires qui viennent de s’achever à l’Académie militaire de Nyakinama pou accueillir des nouveaux récruts.
Dans son refuge au Village Urugwiro notre dictacteur s’est résolu de mettre en place un nouveau plan, lui permettant de torturer les rwandais. Son grand plan est d’instruire Jack Nziza de construire de nouvelles maisons de torture «maisons sûres» pour sa redoutée DMI . Notre tueur en série est obsédé par les mines congolaises, il est maintenant intrigant pour son prochain mouvement contre les forces des FARDC pour reprendre le territoire minier perdu par sa milice prolongée M23. C’est pourquoi au cours des trois dernières semaines, notre tueur en série a voyagé la nuit entre Kigali et Ruhengeri sur une base quotidienne pour rendre visite à ses commandants de première ligne. Dans ce qu’il appelle sa dernière guerre!
Le Général-Major Jack Nziza le président de facto du Rwanda, alors que Nyiramogi ruine la nation.
Quelque chose est en train de changer autour du Village Urugwiro, un coup d’Etat silencieux est fait par Jeannette Kagame Nyiramogi sous la main directrice du général Jack Nziza. Les indicateurs politiques montrent qu’il ya une paralysie politique dans le cercle intime de Kagame. Le Général Jack Nziza est en hausse comme le dirigeant de facto du Rwanda. Les analystes militaires au Rwanda ont longtemps minimisé ce Général hystérique, ces analystes disent qu’ «il était un lâche pendant la guerre, un général qui ne peut pas lire correctement, un coureur de jupons et un utilisateur pire d’Agafuni. »
Mais son ascension a surpris tout le monde, même sa propre mère et ses anciens enseignants qui se souviennent de lui comme un enfant gênant. Général Jack Nziza a gardé un contact étroit avec ses homologues américains et britanniques. Le général est bien connu par les Américains, ainsi que par le gouvernement de la Grande-Bretagne, avec qui « lui et son bureau», sont un canal d’informations d’intelligence. Nziza a créé un vaste réseau d’espions que même son patron actuellement déprimé ne connaît pas, Jeannette Kagame Nyiramogi avec l’aide de cet homme célèbre a réussi à pousser lentement Paul Kagame sur les côtés, avec notre chef immoral qui accepte la plupart de leurs programmes et plans.
Désormais le Général Jack Nziza dirige exclusivement le spectacle de ce régime brutal et meurtrier, il est une star au sein de l’armée, mais pas en tant que stratège militaire, mais en tant que excellent utilisateur d’ « Agafuni », donneur de poison, kidnappeur et assassin. Jack Nziza est le nouveau commandant en chef car notre président fou est mentalement inapte à conduire les affaires, il reçoit maintenant des notes et des séances d’information de l’armée et de la police, des performances ministérielles et parlementaires que James Musoni aka Kiwani lui murmure. Alors que notre imposteur reine, maman Jeannette Kagame Nyiramogi ruée sur les ressources et de l’argent à voler hors du pays. Jack Nziza a tourné pour être le maître de l’intrigue et la création d’une thèse de tuer d’abord et poser des questions plus tard.
Alors que 80% des Rwandais vivent dans des difficultés économiques, notre reine auto stylée, se faufile à l’extérieur du pays pour cacher de l’argent mal acquis. Selon des informations fiables provenant de l’Ambassade du Rwanda à Beijing, la diablesse Jeannette Kagame Nyiramongi est furtivement hors de Kigali à Beijing où elle effectue constamment des visites secrètes. Le personnel de l’ambassade se plaignent, qu’ils sont fatigués de dédouaner et de recevoir cette diablesse de Jeannette Kagame Nyiramongi à l’aéroport de Beijing.
Ils sont fatigués d’aller à l’aéroport tant de fois et ils ne savent pas ce que cette dame apporte avec elle. Quand elle arrive, elle ne parle qu’avec les gardiens nigérians et ne parle pas aux fonctionnaires rwandais de l’ambassade. La nature de ses visites à Beinjing est sûrement les voyages d’affaires de la famille kagaméenne et de cacher leur richesse obtenue illégalement dans différentes banques chinoises.
Le Lieutenant-Général Fred Ibingira et le Général Laurent Nkunda blessés par un RPG, tandis que le Général Major Moubarak Muganga est sauvé par Allah au cours d’une embuscade à l’intérieur du Congo, le 23 Juillet, 2013 .
Gen Fred Ibingira
En ce jour du 23 juillet, une délégation rwandaise composée d’un groupe de hauts militaires rwandais se déplaçait à pied dans les zones entre Kibumba et Rumangabo. Cette délégation qui comprenait le LT Gen Fred Ibingira qui devait rester au Congo en tant que coordinateur militaire du M23, Laurent Nkunda et le Gen Major Moubarak Muganga se rendaient au Congo pour une réunion de haut niveau pour introduire Laurent Nkunda comme le nouveau chef militaire du M23, comme Sultan Makenga a été admis à l’ hôpital de « International Hospital Kampala », le 16 Juillet en raison de la détérioration de sa santé.
L’autorité rwandaise a été conseillée par les médecins traitants Sultan Makenga que le général est à un stade avancé de sa maladie, par conséquent il a besoin de repos et qu’il était inapte de continuer ses fonctions. La délégation comprenait également des membres des forces spéciales et de la branche d’opération spéciale de DMI. Un officier militaire qui faisait partie de ce groupe que nous ne pouvons nommer ou citer son rang pour sa propre sécurité a dit à Ikaze Iwacu, qu’ils étaient plus ou moins 200 hommes bien armés de façon à assurer une protection suffisante aux grands Afandes. Ce groupe d’hommes de RDF était censé de rencontrer une délégation du M23, dirigée par Le Lieutenant Colonel Gaceri Musana et le Major Ngenzi Fred,qui avait voyagé de Kinyandonyi pour recevoir ces officiers des RDF et ensuite se rendre à Bunagana pour une réunion de haut niveau pour l’installation de Laurent Nkunda comme le nouveau chef M23.
C’est lorsque ce groupe RDF se déplaçait à pied pour rencontrer la délégation M23 qu’ils sont tombés dans une embuscade. Notre informateur nous a informé qu’il s’agissait d’une embuscade compacte, et le groupe de tireurs d’élite de RDF de 30 hommes qui se trouvait dans une section de pointe était tout fouettée dans cette embuscade. Les assaillants utilisaient des RPG, des mitrailleuses lourdes, SPG-9 et anti-chars. Selon cet informateur les assaillants étaient bien disciplinés, des combattants aguerris et bien informés sur leurs exécutions. La fusillade a duré environ deux heures jusqu’à ce que le groupe de combattants du M23 qui attendait de recevoir ces officiers des RDF est venu à leur secours comme on les appelait à la radio militaire.
C’est au cours de cette embuscade que Fred Ibingira et Laurent Nkunda ont été frappés par un fragment RPG qui a été tiré à un endroit où ils s’étaient mis à l’abri. Ibingira a été frappé sur le dos, tandis que Nkunda a été touché au bras; Moubarak Muganga qui s’ était mis à l’abri au même endroit n’a pas été touché. L’embuscade a laissé ces « généraux » rwandais secoué. Les hommes blessés et les commandants ont été évacués vers l’hôpital de Ruhengeri et plus tard à Kanombe, hôpital militaire. Les RDF ont été infligés de lourdes pertes à ce jour avec 51 morts et 23 blessés; ce groupe a été sauvé par le renfort du M23.
« Les gens ne peuvent pas croire, mais ce groupe qui nous a tendu une embuscade n’était pas FARDC, c’était une unité mobile des FDLR sous la coordination générale de General Omega Pacifique Israël. Cet homme est devenu une épine dans nos plans et des projets au Congo. Croyez-moi, nous combattons une FDLR rajeuni qui est bien disciplinée sur la bataille durci, avec une haute estime et le moral haut au sein de leurs rangs. Nous sommes confrontés à un animal différent de ceux que nous connaissions », un officier supérieur RDF, parlant sous couvert de l’anonymat .
L’Umushinga de l’Ivan Cyomoro. (Un projet d’Echec).
Depuis des semaines, le public et les médias rwandais ont été préoccupés par le soi-disant le nouveau programme de réconciliation par le fou, Rucagu Boniface et son jeune apprenti confus Bamporiki Eduard. Mais la grande histoire se passait au Village Urugwiro, où Ivan Cyomoro est retourné au Rwanda avec un «diplôme» de l’Université de Harvard (pas encore vu une photo de sa cérémonie de graduation). Après l’abandon de l’ académie militaire de West Point en 2010, en raison du manque d’intérêt dans l’armée, Ivan a déménagé à l’Université de Harvard à l’école de commerce et de gestion.
Les Kagames ont forcé et convaincu leur fils qu’il doit faire partie de la famille RDF pour qu’il ait une chance de remplacer le père ou la mère, dans l’avenir. C’est à travers ces réunions de porte arrière et recrutements que Ivan Cyomoro avec d’autres garçons qui viennent de conclure leurs cours de cadets aux Etats-Unis, Israël et l’Ethiopie seront mis au service dans l’armée comme sous-lieutenants. Ces garçons ne sont pas tout autre Tutsis, ils sont Tutsis du clan « Abega ».
Ses parents myopes croient maintenant que le Rwanda est un royaume sous la domination Abega. Dans leur Umushinga ils envisagent de modifier la Constitution pour permettre à Paul Kagame de se présenter à nouveau à la présidence et de réduire le mandat présidentiel de 7 à 5 ans, ce qui veut dire, après les élections de 2017, les prochaines élections auront lieu en 2022.
Dans leur grand plan, les Kagames ont prévu que d’ici 2022, lors des prochaines élections, Ivan aurait été un général de brigade capable de diriger la plus grande unité dans l’armée et c’est la garde présidentielle. A cette époque, la garde présidentielle sous Ivan serait en mésure de contrôler les forces spéciales, des unités mécanisées, l’armée de l’air et un nouveau service de renseignement et des ressources suffisantes auront été mises en place sous la garde présidentielle. C’est ainsi que la famille kagaméenne est devenue naive. Ils supposent qu’ils sont le Rwanda, et le Rwanda fait partie de leur héritage. Les Kagames sont devenus la loi, tandis que le reste des Rwandais doivent se soumettre à leur «Ubucakara».
« La majorité des Rwandais ont choisi d’être conformistes par se laisser contraint de se soumettre ou de ne pas tenir compte du régime brutal et intolérant de Paul Kagame ».
-L’Ougandais Yoweri Kaguta Museveni a décidé de voler au secours du Rwandais Paul Kagame en agitant à nouveau le spectre d’un génocide des Rwandais. Il redoute l’efficacité d’une offensive de la Brigade spéciale d’intervention visant à traquer des groupes armés, au nombre desquels figure le M23. La pression exercée directement sur Mary Robinson et le département d’Etat a payé d’autant plus que la mission principale de la traque est au point mort. L’ultimatum de la Brigade internationale s’est ainsi estompé suite à l’agitation de l’épouvantail de ce fonds de commerce de mauvais goût.
La stabilisation de l’Est de la République démocratique du Congo a frôlé un tournant décisif, il y a quelques jours. D’un côté, les FARDC ont repris du poil de la bête. Leur montée en puissance et en feu s’est soldée par la reprise de plusieurs localités sous contrôle du M23. Aussitôt, la Brigade spéciale d’intervention a voulu se mettre réellement en mouvement, afin de donner l’estocade à toutes ces aventures meurtrières des groupes armés.
Un ultimatum de 48 heures fut ainsi lancé afin d’imposer une zone de sécurité dans l’espace territorial compris entre Goma et Sake. L’ultimatum terminé, la Brigade spéciale d’intervention a voulu se mettre en mouvement conformément à un plan gardé secret.
Ayant flairé le danger, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, CIRGL, s’est subitement réveillée pour un sommet consacré à la situation en RDC. Malgré l’absence du président Kabila, ce qui est tout un message sur le plan diplomatique, les participants ont atteint leur objectif. Ils ont coupé l’herbe sous les pieds de la Brigade spéciale d’intervention.
A Nairobi, le président ougandais est entré en danse, déployant la grosse artillerie. Dans un plaidoyer aux allures du déjà-entendu, Kaguta Museveni a ré-embouché la trompette du génocide contre les Rwandais. Au téléphone, à en croire des sources crédibles, l’homme fort de Kampala a volé au secours du projet commun avec Kigali dans l’Est de la RD Congo.
Ses cibles, l’ex présidente irlandaise Mary Robinson désignée comme envoyée spéciale du secrétaire général des Nations unies dans la crise des Grands Lacs africains et John Kerry, le secrétaire d’Etat américain.
Dans un langage chargé d’intentions de solliciter une commisération, le président ougandais a fait la démonstration d’un risque de génocide en cas de mise en mouvement de la Brigade spéciale d’intervention. Dans son argumentaire, Yoweri Kaguta Museveni a téléphoné au département d’Etat afin de rappeler l’indifférence de la communauté internationale lors du génocide de 1994 au cours duquel des Rwandais ont été massacrés.
Cette fois-ci, le président ougandais argue que les Congolais auraient tellement ruminé leur colère, qu’un assaut de la Brigade spéciale sur les positions tenues par le M23 soutenu par le Rwanda et l’Ouganda, déclencherait un génocide contre les Rwandais, cette fois-ci en terre congolaise.
Quel cynisme ! C’est rigolo de voir le voleur crier : au voleur ! La recette de Museveni est bien connue, il s’agit d’une manœuvre dilatoire visant à gagner du temps. Pour tous ceux qui maîtrisent la situation sécuritaire dans les Grands Lacs, l’offensive de charme du tuteur de Paul Kagame n’est ni plus ni moins qu’une sérénade dont l’opinion internationale n’a que faire.
Des sources indiquent que les balkanisateurs ont réussi à retarder le déploiement de la Brigade spéciale en demandant à celle-ci d’empêcher la progression des FARDC vers les derniers retranchements du M23.
Ce qui saute aux yeux tout de go c’est que cette trêve observée sur le terrain des affrontements est le résultat du travail de sape effectué par Mary Robinson, naturellement sous l’inspiration de Tony Blair et Bill Clinton. Ils ont poussé le commandant de la Brigade à se renfermer dans un mutisme prudent. Même si, dans les couloirs de la Monusco, il se confirme que le général tanzanien aurait piqué une sainte colère après le contrordre venu d’en haut pour ne point passer à l’offensive.
Le lobby qui soutient les actions déstabilisatrices de Kigali dans la sous-région a réussi, temporairement, à lever le pied sur la pression exercée sur le M23. Les souffleurs de cette rengaine siègent au Département d’Etat. Samantha Powel et Suzanne Rice poursuivent la politique du clan Clinton dans cette région fort agitée d’Afrique.
Les positions contradictoires du département d’Etat, qui use de la carotte et du bâton, permet à Kigali de souffler. Souvent, ces prises de position sont des préludes à des actions d’envergure sur le terrain après avoir permis le renforcement du dispositif militaire rwandais pendant la période de la distraction diplomatique.
Tout relâchement de la part des FARDC n’est pas permis. Le mode opératoire étant connu, la preuve est administrée par l’élan nettement stoppé de la Brigade spéciale qui avait démontré sa détermination à en finir avec le scepticisme des Congolais en s’engageant sur le terrain de la traque proprement dite des forces négatives de la région.
UNE RENGAINE ABJECTE
Recourir au même discours devient pour Kigali et Kampala des aveux d’une volonté affichée de poursuivre l’entreprise prédatrice aux conséquences humaines innommables. Le sang de plus de six millions de Congolais tués crie plutôt justice en lieu et place de la vengeance. Le génocide n’entre pas dans la culture des Congolais.
C’est une rengaine abjecte. A bout d’arguments dans sa prétention d’occuper une partie de la RDC, le Rwandais et l’Ougandais, aidés par leurs parrains occidentaux, croient déterrer le refrain du génocide pour solliciter la commisération de la communauté internationale. Peine perdue !
La Monusco qui appelle la population de Goma au calme doit s’assumer jusqu’au bout. Rien n’est indiqué pour que cette mission qui coûte cher à la communauté internationale refuse de faire le travail pour lequel elle a été dépêchée dans la sous-région. L’ultimatum lancé par la Société civile ayant expiré, des manifestations sont attendues pour lesquelles la Monusco redoute un discrédit le plus notoire. Calmer les esprits passe nécessairement par un déploiement effectif dans la traque des groupes armés y compris le M23.
-Division au sein de l’opposition, ce n’est pas une nouvelle. Cette famille politique a toujours été victime de sa pluralité. Nombreux sont les cas où elle a perdu les objectifs de sa lutte politique rien que par ces tergiversations. A la veille des concertations nationales, elle est encore sur la piste pour exhiber son inconscience. Elle est divisée : une partie attend de bras ouverts ce forum national pour proposer quelques solutions avantageuses pour l’avenir du pays. Une autre, tenue par les radicaux, opte pour le boycott. Encore une fois, l’opposition est en train d’écrire une page d’histoire dont elle se justifiera plus tard.
Pendant que l’UDPS et le MLC ont signé un acte de rejet des concertations nationales, un autre opposant de taille sort de la caserne. Arthur Zahidi Ngoma, disparu il y a longtemps de la scène politique, revient à la charge. Les analystes ne peuvent que noter que de l’opportunisme dans son chef. C’est le prototype des opposants qui rebodissent qu’au moment opportun.
Par le boycott des concertations nationales, il faut voir une grosse erreur que l’opposition s’apprête à commettre. Dans la démocratie, de tels moments sont précieux pour que l’opposition se sente concerné dans la gestion de l’affaire publique. C’est aussi une occasion de dire tout haut, à travers un échange fructueux, les différentes mégestions commises par le camp adverse au pouvoir.
Pour l’heure, cette occasion en or risque d’être gâchée. Les opposants subissent le poids de leur inconscience. Celle-ci se manifest par le fait qu’au lieu de penser en terme d’intérêt d’Etat, comme l’a fait le pouvoir en place en convoquant ces assises, les opposants se livrent aux calculs du partage du pouvoir. C’est cette optique qui a, exactement, reveillé les chats gris. C’est le cas d’Arthur Zahidi Ngoma dont les répères politiques étaient déjà effacés.
De ce point de vue, certains observateurs pensent qu’il n’y a pas d’opposants au Congo si ce ne sont que des chômeurs en quête de boulot. Ce sont des gens qui dormaient sur leurs oreilles en attendant le partage du pouvoir. Cet opportunisme laisse apparaître leurs intentions cachées. Les analystes comprendront que la préoccupation de ces opposants n’est pas de lutter contre l’agression que subit le pays mais le partage du pouvoir. Les opposants entendent par concertations nationales une occasion de ramener le pays à des conciliabules politiques. L’on peut comprendre ainsi pourquoi ils insistent pour la tenue des concertations alors que jusqu’ici ils n’ont jamais ni condamné la guerre que mène le Rwanda par le M23 interposé ni proposé une solution.
C’est donc parler de l’inconscience qui rend malade l’opposition politique depuis la nuit des temps. Faut-il donc arguer que le pays souffre du manque d’opposants ? C’est le cas de le dire au regard de l’agitation et du désordre au sein de la famille chère à Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe. Elle souffre de manque de leadership, d’entente et d’idéal politique voire d’un projet de société commun autour duquel mener une lutte d’ensemble