Tag: Economie

  • Uranium, un sujet tabou, et pourtant !

    Uranium, un sujet tabou, et pourtant !

    uranium_0 – La riche province minière du Katanga dans le sud-ouest de la RD Congo regorgerait également de l’uranium, outre les autres minerais jusqu’ici déclarés ou en exploitation ouverte dans ce pays.

    «Officiellement, l’exploitation de l’uranium est interdite au Congo, mais elle se poursuit sur le terrain », a écrit le portail d’information de la Deutsche Welle, la radio internationale allemande.

    L’exploitation de l’uranium est, selon ce média, un des sujets « les plus sensibles » en RD Congo. Elle serait une question préoccupante pour des experts des Nations unies « qui ont même publié des preuves que cet uranium, illégalement exploité, devait aussi être vendu en Iran ou en Corée du Nord ».

    Sur place, en RD Congo, une supposée radioactivité de cet uranium en exploitation ferait des ravages sur le plan sanitaire à Kimilolo, une petite agglomération située à quelques encablures de Lubumbashi, capitale de la province.

    Deutsche Welle précise que le défenseur des droits de l’homme Jean-Claude Baka vient régulièrement à Kimilolo et effectue des analyses sur les eaux de la rivière de la localité pour comprendre «pourquoi des poissons meurent dans les étangs, pourquoi des personnes souffrent de certaines maladies».

    (Agence Ecofin)

  • RDC : la BAD renforce son appui au site hydroélectrique d’Inga

    RDC : la BAD renforce son appui au site hydroélectrique d’Inga

    Barrage d'Inga – Le groupe de la Banque africaine de développement et le gouvernement de la RD Congo ont signé à Marrakech, en marge des Assemblées annuelles du Groupe de la BAD, deux accords de don, d’un montant total de 5,25 millions de dollars. Paraphés par le premier vice-président de la BAD, Emmanuel Mbi, et le ministre délégué aux Finances de la RD Congo, Patrice Kitebi, ces deux dons sont destinés à assurer l’assistance technique en faveur du développement du site hydroélectrique d’Inga, sur les rives du fleuve Congo, et s’inscrivent dans le cadre de la Facilité en faveur des États fragiles.

    Ces deux dons permettent d’amorcer une phase cruciale de préparation aux plans institutionnel et technique d’Inga 3. Du côté institutionnel, une partie de l’enveloppe octroyée contribuera au financement d’une structure nationale et pérenne, chargée de la promotion et du développement du potentiel hydroélectrique du site d’Inga. S’agissant du volet technique, ces ressources serviront à mettre à disposition de la RD Congo des conseillers juridiques et stratégiques dans le cadre de la mise en place du partenariat public-privé pour le développement de la première phase du Grand Inga (Inga 3). Les prestations de conseil assurées auprès du gouvernement de RDC sont déjà importantes.

    Ce nouvel appui du groupe de la BAD s’inscrit dans la continuité des actions entreprises depuis 2008 pour aider le gouvernement de la RD Congo à développer l’immense potentiel hydroélectrique du site Inga, estimé à 44 000 MW environ. Il fait suite au financement, à hauteur de 15 millions de dollars, de l’étude de faisabilité qui a défini le schéma de développement du Grand Inga par phases successives, dont la première a été dénommée Inga 3. Cette première étape porte sur l’installation d’une capacité estimée à 4 800 MW – soit, à titre de comparaison, un peu plus que la capacité installée dans toute la Croatie en 2010.

    La mise en œuvre d’Inga 3 pourrait profiter non seulement à la RD Congo, mais à quantité de pays voisins, notamment l’Afrique du Sud. Ce projet optimisera le taux d’accès à une énergie plus fiable et moins chère en RD Congo, le faisant passer de 9 % aujourd’hui à plus de 40 % en 2020. Il devrait aussi aider à améliorer l’environnement des affaires et la productivité des économies des pays bénéficiaires, favorisant de ce fait l’intégration régionale et une croissance moins dispendieuse en carbone, puisqu’il permet d’éviter d’importantes émissions de gaz à effet de serre.

    Le groupe de la BAD compte de nouveau se mobiliser pour Inga. Une assistance technique, évaluée à quelques 65 millions de dollars, et financée par le Fonds africain de développement (FAD) est prévue rapidement. Elle permettra de parachever les actions de préparation engagées, mais aussi de contribuer à résoudre les problèmes d’accès à l’électricité dans les zones isolées qui ne sont pas directement desservies par Inga, où la RDC a l’intention de développer des systèmes électriques autour de micro ou mini centrales hydro-électriques.

    (Agence Ecofin)

  • Tunisie: le FMI approuve un plan d’aide de 1,7 milliard de dollars

    Tunisie: le FMI approuve un plan d’aide de 1,7 milliard de dollars

    FMI logo– Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi avoir approuvé un plan d’aide de 1,7 milliard de dollars en faveur de la Tunisie afin de soutenir la transition engagée depuis la chute du président Ben Ali en janvier 2011.

    Le conseil d’administration du FMI, qui représente ses 188 Etats membres, a donné son feu vert à ce programme d’assistance financière sur deux ans et précisé qu’un premier prêt de 150,2 millions de dollars était immédiatement versé aux autorités tunisiennes, a précisé le Fonds dans un communiqué.

    Conformément aux pratiques du FMI, les prochaines tranches d’aide ne seront versées qu’à condition que Tunis respecte le programme de réformes élaboré avec le Fonds pour “stabiliser” l’économie, a-t-il ajouté.

    “La Tunisie connaît une reprise économique modérée au moment où elle est confrontée à une conjoncture internationale difficile et où elle poursuit sa transition politique”, a déclaré Nemat Shafik, directrice générale adjointe du FMI, citée dans le communiqué.

    Minée par l’instabilité politique, des conflits sociaux à répétition et des investissements en berne, la croissance tunisienne est restée insuffisante pour véritablement entamer le chômage endémique dans le pays (17% de la population active environ).

    Après une récession en 2011, le produit intérieur brut (PIB) devrait accélérer son rebond entamé en 2012 avec une croissance attendue de 4,0% cette année, selon les projections du Fonds.

    Selon l’institution de Washington, le pays continue de pâtir de “disparités économiques et sociales généralisées” et d’un chômage des jeunes “élevé”.

    “Répondre à ces problèmes en pleine transition politique reste difficile”, admet le Fonds.

    A la mi-mai, le pays avait été le théâtre de violents affrontements à Tunis après l’annulation d’un congrès salafiste par le gouvernement dirigé par le parti islamiste d’Ennahda.

    Après ces nouvelles tensions, l’agence de notation financière Moody’s avait abaissé d’un cran la note de la dette du gouvernement tunisien à Ba2 assortie d’une perspective négative, arguant de “l’incertitude politique persistante”.

    Depuis l’éclosion du printemps arabe, le FMI a intensifié son action au Proche et Moyen-Orient en prêtant assistance au Maroc et à la Jordanie ou en offrant son aide technique à la Libye.

    Des négociations sur un plan d’aide sont également en cours depuis plusieurs mois avec l’Egypte mais elles butent sur l’instabilité politique au Caire.

    (afp)

  • L’Afrique dans les starting-blocks de la croissance

    L’Afrique dans les starting-blocks de la croissance

    OIT-L’organisation internationale du travail (OIT), l’agence spécialisée de l’ONU, a publié le 3 juin, son rapport intitulé “Réparer l’économie et le tissu social”. Elle y fait le point sur l’état de l’économie mondiale, l’emploi et les perspectives de développement. L’Afrique reste encore en marge des puissances économiques. Néanmoins, l’étude relève que le continent possède les atouts pour progresser rapidement.

    Cinq ans après le début de la crise économique, l’Organisation internationale du travail (OIT) fait le bilan. Son constat est sans appel, les pays émergents et en développement se remettent mieux que les pays développés. Dans les pays émergents, l’OIT estime que le taux d’emploi devrait retrouver son niveau d’avant crise dès 2015, contrairement aux pays développés qui vont devoir attendre 2017.

    En ce qui concerne l’Afrique plus particulièrement, la situation est plus complexe. Selon les projections, l’économie du continent devrait subir une décélération de sa croissance. C’est l’emploi qui devrait subir le plus les impacts de ce ralentissement. Le taux de chômage devrait augmenter de 5.4% en Afrique Subsaharienne et de 4.3% en Afrique du Nord d’ici 2015. L’Afrique subsaharienne devrait donc voir le nombre de ses chômeurs passer de 22.2 millions en 2007 à 28 millions en 2015. Pour l’Afrique du Nord qui comptait 6.2 millions de sans-emplois en 2007, leur nombre devrait passer à 8 millions en 2015. Autre évolution constatée par l’organisation : l’augmentation du nombre de chômeurs de longue durée. Un fait qui pèse sur le moral des sociétés.

    Troubles sociaux, l’Afrique subsaharienne la moins touchée

    Une économie morose qui engendre un climat favorable à l’agitation sociale notamment dans l’Union européenne soulève ce rapport. Au Maghreb et au Moyen Orient (Mena), la situation est particulière. Les troubles ont progressé avant le début de la crise, entre 2006 et 2008, de 14% dans la région. Le risque de violences a atteint son apogée en 2008 et est depuis resté élevé. Deux facteurs principaux expliquent ces tensions : une liberté politique très limitée et un marché de l’emploi tendu. Les espoirs ont progressé depuis le Printemps arabe et les luttes politiques internes se poursuivent dans beaucoup de pays.

    Au contraire, l’Afrique subsaharienne est l’une des zones en Afrique où les risques de troubles sociaux ont décliné grâce à des performances économiques relativement bonnes. Par exemple, l’indice de croissance économique a bondi de 5% en 2011 et en 2012. Dans ces pays la pauvreté des populations a régressé. Néanmoins, ceci reste un développement fragile. Beaucoup de familles sont passées juste au-dessus du seuil de pauvreté avec le menace toujours latente de retomber dans la misère.

    Parallèlement, les inégalités de salaires sur le continent africain ont continué à décliner comme au Mali ou en Afrique du Sud. Au Cameroun, la part de la population oscillant entre pauvreté et classe intermédiaire a progressé pour atteindre environ la moitié du pays alors que les très pauvres ne représentent plus qu’un tiers environ de la population. En Tunisie même constat. Le nombre de personnes disposant d’un revenu intermédiaire est passé de 1.1 millions à 2.2 millions entre 1999 et 2010. L’OIT explique ce phénomène notamment par la multiplication de réformes économiques qui stimulent la création d’emplois.

    Un salaire minimum et un système de santé

    Pour l’Afrique subsaharienne, la situation est toute autre. Le pourcentage de pauvres et de groupes vulnérables y est très élevé. Malgré tout, le rapport relève une légère amélioration due aux réformes économiques strictes couplées à une réduction des inégalités de salaires.

    Malgré tout, l’OIT estime qu’en 2010, 70% de la population africaine restait vulnérable. En effet, la relative amélioration de l’économie sur le continent africain ne doit pas faire oublier que la majorité de la population est considérée comme « pauvre », c’est-à-dire vivant avec moins de 2 dollars par jour.

    L’organisation insiste dans son rapport sur le rôle que les gouvernements doivent jouer. Le défi pour ces pays émergents est de faciliter leur transition vers une économie formelle en augmentant d’abord les rémunérations de façon à ce qu’elles atteignent un salaire minimum et en développant ensuite un système de santé adéquat et durable.

    Source: Jeuneafrique

  • Croissance Economique en Afrique: la RDC  en 5ieme Position

    Croissance Economique en Afrique: la RDC en 5ieme Position

    Mines-L’édition 2013 du rapport annuel sur les Perspectives économiques en Afrique (PEA) s’attache à élaborer des prévisions de croissance pour le continent. La Côte d’Ivoire est en 4e position, suivie de près par la RD Congo (5e).
    C’est en Afrique de l’Ouest que la croissance sera la plus rapide sur la période 2013-2014 prédit le rapport annuel sur les Perspectives économiques en Afrique (African Economic Outlook), publié conjointement le 27 mai par la Banque africaine de développement (BAD), le Centre de développement de l’OCDE, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Avec un taux de croissance prévu pour osciller entre 6,7 et 7,4% en 2013-2014, l’Afrique de l’Ouest apparaît comme la région la plus dynamique du continent.
     
    La croissance s’appuie notamment sur les secteurs pétrolier et minier mais aussi sur l’agriculture et les services ainsi que sur une demande solide, tirée par la consommation et les investissements. Pour le Ghana et la Côte d’Ivoire les taux se situent entre 8 et 9%, mais dans la plupart des pays de la région, la croissance devrait repartir en 2013-14, à plus de 5 %. Des résultats qui ne concernent pas le Bénin, le Cap-Vert et la Guinée-Bissau.
     
    La plupart des pays d’Afrique de l’Est tels que l’Éthiopie, l’Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie, sont sur une trajectoire de croissance soutenue, entre 5 et 7 % pour la même période.
     
    Top 10 des prévisions de croissance des pays africains pour 2013-2014 (%)
    1.Libye  +11,6
    2. Sierra Leone + 9,6
    3.Tchad + 9,5
    4.Côte d’Ivoire + 9,3
    5. RD Congo + 8,8
    6. Ghana + 8,4
    7. Mozambique + 8,3
    8. Angola +8
    9. Zambie +7,6
    10.Rwanda +7,2
     
    Le pétrole, pilier de la croissance
    Avec le redémarrage de la production et des exportations de pétrole, le PIB de la Libye a rebondi de 96 % en 2012. Conséquence : le taux de croissance de l’Afrique du Nord a atteint 9,5 % après une année 2011 de stagnation.
    En Afrique centrale, le PIB devrait continuer sur sa lancée et gagner 5,7 % en 2013 et 5,4% en 2014. Ce résultat est dû à des taux de croissance supérieurs à la moyenne en RD Congo et au Tchad. En RD Congo, ce dynamisme s’explique par les mines, l’agriculture et la construction. Néanmoins, pour atteindre une croissance durable, le pays va devoir améliorer sa stabilité politique et la sécurité dans l’Est du territoire, où la situation a profondément perturbé l’activité économique. Au Tchad, la production pétrolière et l’agriculture sont les deux moteurs de la croissance.
     
    profondément perturbé l’activité économique. Au Tchad, la production pétrolière et l’agriculture sont les deux moteurs de la croissance.
    [B]Récession dans la zone euro[/B]
    En Afrique australe, les prévisions tablent sur une progression d’environ 4 % en 2013 avant une accélération à 4,6 % en 2014. Les pays moteurs de la région sont l’Angola, le Botswana, le Mozambique et la Zambie.
    Les performances de l’Afrique du Sud en 2012 ont été affectées par des grèves importantes dans le secteur minier et par la récession dans la zone euro. Mais avec la reprise de la demande mondiale et des politiques macroéconomiques de soutien, l’économie sud-africaine devrait redémarrer en 2013 et en 2014 selon le rapport.

  • Soudan du Sud:De DSK aux ex-mercenaires de BlackWater, pourquoi misent-ils tous sur le Soudan du Sud ?

    Soudan du Sud:De DSK aux ex-mercenaires de BlackWater, pourquoi misent-ils tous sur le Soudan du Sud ?

    DSK SOUDAN-Il existe un point commun entre l’ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, et l’ex-fondateur de la sulfureuse société militaire privée BlackWater, Erik Prince : leur intérêt pour le pays le plus jeune du monde, le Soudan du Sud.

    Le 14 mai dernier, un petit comité de financiers de haut vol inaugurait en grande pompe une nouvelle banque à Juba, la capitale du Soudan du Sud. Sous les applaudissements de quelques investisseurs étrangers et nationaux, Dominique Strauss-Kahn illustrait son retour aux affaires par un discours de bienvenue à la toute jeune National Credit Bank. « Ce n’est pas une banque venue de l’étranger, ce sera l’une de vos banques et c’est important pour votre pays », assurait alors l’ancien patron du FMI.

    Invité comme « consultant financier indépendant », DSK a été mis en avant afin d’attirer le regard des Occidentaux. Il faut convaincre du potentiel économique du Soudan du Sud. Parmi les actionnaires de cette nouvelle banque, on trouve des natifs du pays, mais aussi des étrangers, parmi lesquels la société de gestion d’actifs Assya Asset Management (AAM), gros actionnaire minoritaire de cette nouvelle banque, dont on ne connaît pas le détail de la capitalisation.

    Pour cette occasion, le principal actionnaire d’Anatevka, maison mère d’AAM basée au Luxembourg, décrypte les enjeux de cette présence à Juba. Thierry Leyne explique ainsi « l’occasion rêvée » qu’est la création d’un nouvel Etat. Dans le Soudan du Sud, né le 9 juillet 2011, tout est à faire : infrastructures, développement d’une économie locale, nationale, régionale, mais surtout d’un système bancaire et financier. « On en revient aux fondamentaux d’il y a cent ans », se félicite Thierry Leyne, enthousiaste.

    « Ce sont des gens qui achètent des tickets de loterie », estime de son côté l’historien Gérard Prunier, spécialiste de la Corne de l’Afrique. « Ils viennent pour faire un coup et récupérer l’argent qui circule. » Pour lui, la situation sécuritaire au Soudan du Sud est si catastrophique que les investissements restent suicidaires. Il évalue les pertes du gouvernement en place à quelque sept milliards de dollars, détournés ou gaspillés.

    Petites affaires entre bons amis

    Si le groupe d’investissement luxembourgeois s’intéresse au Soudan du Sud, ce serait avant tout une histoire d’hommes. Voilà des années de cela, son fondateur a rencontré à Londres des expatriés sud-soudanais travaillant dans la finance, Abdelkarim Isai et Dawd Abate. Lorsque ceux-ci sont revenus dans leur pays pour participer à sa construction, ils se sont très naturellement tournés vers leur ancien ami pour obtenir de bons conseils.

    Ces discussions ont amené les connaissances à devenir partenaires d’affaires, le cercle s’élargissant rapidement à DSK : un ancien patron du FMI, ce doit être rassurant pour les investisseurs. Le pays présente un fort potentiel de croissance économique qui attire déjà d’importants groupes asiatiques, notamment dans le secteur pétrolier.

    La National Credit Bank espère capter des marchés auprès des investisseurs, mais aussi sur le territoire : « Il s’agit de convaincre à l’étranger. Mais nous voulons aussi inviter les Sud-Soudanais à venir déposer leurs salaires à la banque », admet Thierry Leyne.

    Juba peut en effet miser sur d’importantes potentialités. Son économie, très exposée, repose pour l’instant sur le pétrole, dont le pays tire 98 % de ses recettes. Il espère pouvoir profiter des investissements dans les infrastructures menés par les exploitants de l’or noir pour développer d’autres activités.

    Le Soudan du Sud est particulièrement riche en matières premières : du pétrole, certes, mais aussi des forêts, des minerais et des zones à fort potentiel hydroélectrique. L’agriculture à elle seule représente une ressource inestimable : 90 % du sol est cultivable, dont la moitié composée de terres de première qualité, presque inexploitées à l’heure actuelle.

    Reconversion de mercenaires

    Ce potentiel, nos financiers européens ne sont pas les seuls à l’avoir remarqué. Une autre personnalité cultive depuis de nombreuses années des relations ambigües avec le Soudan : Erik Prince. Le fondateur de la société militaire privée Blackwater, controversée pour ses méthodes musclées, notamment en Irak, s’est reconverti dans le conseil après avoir revendu sa compagnie. Basé depuis 2010 à Abu Dhabi, il lance une nouvelle entreprise, Frontier Ressource Group, pour faire commerce de ses bonnes idées sur la gestion du risque dans certains pays : Somalie, République démocratique du Congo et Soudan du Sud.

    Gardant ses bonnes habitudes, cet ancien Navy Seal (une unité de commandos d’élite de l’armée américaine) puise chez d’anciens marines le gros de sa troupe. Il s’entoure d’un spécialiste des matières premières, Gregg Smith, passé par la 2nd Marine Divison, et le géant de l’audit financier Deloitte. Il récupère aussi Paul Habenicht, un ancien chef d’unité sniper en Afghanistan et en Irak. Enfin, il débauche chez la société militaire privée Saladin un jeune prodige sorti de la prestigieuse université de Georgetown (US), Rachel Braun, spécialiste du lobbying pétrolier et du Sud-Soudan.

    Miser sur le pétrole pour planter du maïs

    Ce commando de choc du consulting semble idéal pour conseiller un investisseur sur un marché risqué comme le Soudan du Sud. Client de choix pour Frontier Ressource Group : Pékin. La Chine, mais aussi la Malaisie et l’Inde, est en première ligne des investissements au Soudan du Sud. Leurs compagnies pétrolières nationales (CNPC, Sinopec, Petronas et ONGC) s’attèlent à l’extraction quotidienne de 200 à 350 000 barils – lorsque les relations avec Khartoum le permettent – qui assurent la survie de Juba. Des investisseurs qui sécurisent leurs ressources énergétiques, mais aussi alimentaires : tous trois figurent parmi les principaux locataires et acheteurs de terres arables en Afrique.

    Les compagnies asiatiques ont une approche du risque différente des sociétés occidentales. Malgré la situation explosive du Soudan du Sud, elles n’hésitent pas à investir ce marché à fort potentiel. Car si Juba ne fait pas office de grande puissance pétrolière mondiale, elle pourrait s’imposer comme un exportateur conséquent sur le long terme. L’insécurité du pays a en effet limité son exploration géologique : certains s’attendent à découvrir d’importantes ressources pétrolières non encore dévoilées.

    Francis Perrin, consultant sur l’énergie et les matières premières, remarque que les investissements dans le secteur pétrolier peuvent avoir des retombées positives pour le pays. « La question des infrastructures est importante : il faut des routes et des aéroports pour acheminer du personnel, du matériel », explique-t-il. C’est d’ailleurs ce qui pourrait expliquer l’intérêt d’Occidentaux pour une banque sud-soudanaise : « Il n’y a pas d’économie qui fonctionne sans un système bancaire et financier qui fonctionne. »

    Dans cette course au pétrole, les Occidentaux ont pourtant déserté le territoire soudanais dans les années quatre-vingt. Trop risqué, trop instable. Ou presque : Total reste à la tête d’un consortium qui est détenteur des autorisations pour explorer un bloc de 120 000 km². Si le niveau d’insécurité diminuait, le pétrolier français pourrait de nouveau envisager d’investir au Soudan du Sud. Reste à savoir si l’enthousiasme de Dominique Strauss-Kahn sera contagieux.

    Par RFI

  • Economie:La Banque Mondiale aide les Grands Lacs

    Economie:La Banque Mondiale aide les Grands Lacs

    Ban-Jim - Kabila-La Banque Mondiale a annoncé mercredi le lancement d’un fond d’1 milliard de dollars pour aider la région de l’Afrique des Grands Lacs.

    L’annonce a été effectuée par le président de Banque Mondiale, Jim Yong Kim à l’issue d’un entretien avec le président congolais Joseph Kabila, en compagnie du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.

    Cette aide, a-t-il précisé, sera destinée à l’énergie, à l’agriculture, au commerce transfrontalier, à la santé et à l’emploi.

    Elle “aidera à relancer le développement économique, à créer des emplois et à améliorer les conditions de vie des populations qui souffrent depuis bien trop longtemps”, précise la Banque Mondiale dans un communiqué.

    L’argent sera assortie d’un taux d’intérêt nul, et sera accordée par l’association internationale de développement, a précisé M. Kim.

    “Nous avons déployé ces efforts extraordinaires parce que nous estimons que cela peut contribuer à une paix durable dans la région des Grands Lacs”, a-t-il dit.

    Cette annonce, précise le communiqué, est destiné à “appuyer l’accord de paix de la région des Grands Lacs signé par 11 pays en février dernier.

    Par BBC

  • RDC: la construction d’Inga 3 pourrait débuter en octobre 2015

    RDC: la construction d’Inga 3 pourrait débuter en octobre 2015

    IngaIII_-Bailleurs, ministres et constructeurs étaient réunis à Paris pour avancer sur le chantier de la plus grande centrale hydroélectrique du monde. La construction d’Inga 3 pourrait débuter en octobre 2015.

    Semaine après semaine, le projet de barrage hydroélectrique d’Inga 3 renaît de ses cendres. La réunion à Paris, les 17 et 18 mai, des principales parties-prenantes à ce chantier n’a pas débouché sur des annonces majeures mais a permis de fixer une date pour le début des travaux : octobre 2015. La réunion était placée sous l’égide de Bruno Kapandji Kalala, ministre des Ressources hydrauliques et Électricité de la RD Congo, qui s’est réjoui que les échanges parisiens aient « permis de lever des options pour que puisse démarrer activement le développement d’Inga 3 Basse Chute. »

    Des représentants de la Banque africaine de développement (BAD), de la Banque mondiale, de l’Agence française de développement (AFD) étaient présents ansi que des dirigeants des trois groupements candidats pour le développement du projet : les chinois Sinohydro et Three Gorges Corporation, exploitants du barrage chinois des Trois Gorges, actuellement le plus important au monde ; les espagnols Actividades de Construccion y Servicios (ACS), Eurofinsa et AEE ; et les coréo-canadiens Daewoo, Posco et SNC-Lavalin.

    Problématique de financement

    Première phase de Grand Inga, Inga 3 Basse Chute fournira 4 800 MW. L’abandon, en février 2012, par BHP Billiton de son projet de raffinerie d’aluminium, qui devait être le principal client et partenaire financier d’Inga 3, avait impacté la faisabilité de l’ensemble. L’engagement de l’Afrique du Sud, qui prendrait 2 500 MW des 4 800 MW de la puissance de la future centrale Inga 3 Basse Chute, a relancé le projet. Un projet de traité historique avait été paraphé le 7 mars derniers entre la RD Congo et l’Afrique du Sud, à Lubumbashi. « Nous avons concrétisé notre engagement en provisionnant d’ores et déjà ce poste d’achat à notre programme budgétaire », a souligné Garrith Bezuidenhoudt, chef de cabinet au ministère de l’énergie de la République Sud-africaine, selon un communiqué de la RD Congo diffusé le 18 mai.

    Le coût de construction estimé pour Inga 3 est de 8,5 milliards de dollars. Le besoin de financement total incluant l’inflation et les frais financiers est d’environ 12 milliards. « La problématique de financement est une donnée majeure du processus de sélection. Ce sont les solutions de financement en partenariat public-privé qui vont être déterminantes pour la réalisation du projet », a expliqué Héla Cheikhrouhou, directeur du département Energie, Environnement et Changement climatique de la BAD, dans le même communiqué.

    Avec Jeuneafrique
  • La RD Congo lance un ultimatum aux exportateurs de minerais

    La RD Congo lance un ultimatum aux exportateurs de minerais

    Katanga-Usine-cuivre_TFM-Dès l’été prochain, les opérateurs miniers devront transformer sur place le cuivre et le cobalt, avant exportation. (more…)

  • France: La France est entrée en récession début 2013

    France: La France est entrée en récession début 2013

    LA CROISSANCE FRANÇAISE– La France est entrée en récession au premier trimestre, victime de la faiblesse de la consommation, de la production et des investissements sur fond de déprime de la zone euro. (more…)