-La République démocratique du Congo (RDC) scrute l’horizon des transporteurs internationaux en vue de la création de sa propre compagnie aérienne dans la perspective de sortir de la liste noire établie par l’Union européenne. Des représentants de Brussels Airlines, de Turkish Airlines, de Kenya Airways et d’Ethiopian Airlines ont donc ainsi été rencontrés par les autorités congolaises, et les transporteurs intéressés doivent déposer une proposition avant la fin août. La RDC veut ainsi assainir le secteur de l’aviation civile, qui a longtemps été la cible de critiques diverses au regard de nombreux et récurrents accidents d’avions ayant lieu dans le pays et qui a conduit l’UE à prendre des mesures à son encontre.
-Comme promis, le Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Deogratias Mutombo a présenté hier à la Troïka stratégique une feuille de route devant conduire à la dedollarisation de l’économie congolaise. Cette feuille de route est en quelque sorte une matrice qui prévoit un ensemble des mesures qui vont s’étaler de fin août à octobre 2013. Comme chaque lundi de la semaine, celui-ci n’a pas échappé à la règle qui veut que le Gouvernement réunisse ses experts afin d’analyser l’évolution de la dernière situation économique du pays. Tous ces experts se sont retrouvés hier à la Primature aux côtés du Premier ministre Matata Ponyo. Deux points particuliers ont été examinés au cours de cette réunion. Le premier n’est que l’explication de la présence du ministre du Plan. Le deuxième point avait trait à la dedollarisation de l’économie congolaise. En effet, la présence du ministre du Plan se justifie par rapport au recensement de la population. « Le dernier recensement organisé dans notre pays date de juillet 1984. Ça fait quand même pas loin de 30 ans que nous n’avons pas dénombré la population », a indiqué Daniel Mukoko, Vice-premier ministre et ministre du Budget, au sortir de cette réunion, avant d’ajouter qu’aujourd’hui, le Premier ministre a voulu se rendre compte de l’Etat d’exécution de la feuille de route pour l’organisation du prochain recensement de la population. Il sied de souligner que l’échange a permis de fixer un certain nombre de principes en ce qui concerne la mise à disposition du Bureau central qui travaille sur cette activité, des moyens financiers nécessaires pour l’exécution de différentes activités.
Le deuxième point à l’ordre du jour après trait à la dedollarisation de l’économie congolaise. Ici, Daniel Mukoko a expliqué que la semaine dernière, il a été annoncé que le Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Deogratias Mutombo devait présenter la feuille de route pour la dedollarisation de l’économie congolaise. « Cette feuille de route a été examinée et approuvée par la Troïka stratégique. Elle prévoit un ensemble de mesures qui vont s’étaler de fin août à octobre de cette année.
Il s’agit des mesures qui ont pour finalité l’utilisation croissante du Franc congolais dans les transactions courantes en Rd Congo. Le vice-premier ministre a donné l’exemple selon lequel, si vous recevez un transfert d’un de vos parents de l’Europe. Il n’y a pas de raisons par ce qu’il vous a envoyé l’argent.
Il a libellé ce transfert en dollar et que la messagerie ou le service qui vous donne les encaisses le fasse en dollar ou en euro. « Parce que nous avons une monnaie nationale, il faut que cette monnaie retrouve progressivement toutes les fonctions de toutes les monnaies dans tous les pays du monde », a-t-il indiqué, tout en précisant que c’est un processus comme je vous le dis, les mesures qui ont été approuvées vont s’étaler jusqu’en octobre 2013.
Bien sûr qu’il y a beaucoup plus à faire. Mais au moins, nous avons là une matrice des mesures simples qui font sens et qui ne devront pas poser problème à ce qu’elles soient appliquées.
– Depuis la fin des travaux d’installation de la fibre optique en République démocratique du Congo, la gestion de l’infrastructure de télécommunications a été confiée à la Société Commerciale des Postes et Télécommunications (SCPT). Mais d’après M. Ekunda, le président de la délégation syndicale nationale de la société, plusieurs contestations se sont faites entendre dans les milieux politique et celui des affaires. Elles portent sur des doutes quant aux capacités managériales de la SCPT nécessaires pour offrir un service de qualité aux divers usagers. Pour M. Ekunda, le gouvernement n’aide pas assez la SCPT à qui il a confié la gestion et l’exploitation de la fibre optique. Selon lui, on ne l’a pas beaucoup vu lors des nombreuses tentatives des « ennemis » de la SCPT pour lui arracher la gestion de la fibre optique. N’eut été la confiance renouvelée du chef de l’Etat. Actuellement, la SCPT procède à la vente des capacités aux opérateurs télécom privés avant de procéder elle-même à son exploitation. Les négociations sont en cours. Rejetant les dires de malfaçons lors de l’installation du câble, la société pense que pour éviter tout problème sur la fibre optique, il faudra plutôt sensibiliser les populations sur la nécessité de ne pas la vandaliser.
– Les pays qui bénéficient de l’assistance du Fonds monétaire international (FMI) ne sont pas systématiquement à l’abri d’un défaut de paiement sur leur dette, indique une étude de l’agence de notation financière Moody’s publiée mardi. “Les pays sous assistance du FMI sont exposés à des risques de défaut importants en raison de leurs vulnérabilités à long terme et en dépit du soutien solide que ces programmes d’aide leur apportent généralement”, souligne cette étude qui porte sur la période 1983-2012 et couvre 168 pays dont 114 ayant reçu le soutien du Fonds. Selon Moody’s, 16,4% de ces Etats ont fait défaut sur une partie de leur dette dans les cinq ans qui ont suivi le début du programme d’assistance du FMI.
“La moitié des banqueroutes d’Etats depuis 1983 ont été précédées par des programmes du FMI”, précise Moody’s qui justifie ainsi sa politique de ne pas rehausser la note de solvabilité qu’elle accorde aux pays quand ils reçoivent le soutien du Fonds.
Sur cette période couvrant près de trente ans, les défauts ont même été deux fois plus nombreux pour les pays bénéficiant de l’aide du FMI, d’après cette étude.
Cet écart s’explique, selon l’agence de notation, par le fait que les pays qui sollicitent le Fonds sont davantage confrontés à des “facteurs à risques” pouvant conduire à des défauts de paiement, tels qu’une crise bancaire ou un fardeau de la dette “très élevé”.
Exemple le plus marquant, l’Argentine, qui a dû renoncer à rembourser une grande partie de ses créanciers fin 2001 alors qu’elle bénéficiait depuis plusieurs années de l’assistance financière du FMI.
Selon Moody’s, cette étude montre toutefois que la “grande majorité” des pays soutenus par le FMI n’ont pas fait défaut sur leur dette, alors même que beaucoup d’entre eux étaient privés d’accès aux marchés financiers.
“C’est la preuve que les programmes du FMI ont souvent réussi à réduire le risque de défaut de paiement”, nuance l’agence.
Après un reflux au début des années 2000, le nombre de plans d’aide du FMI est reparti à la hausse avec la crise financière de 2008. Actuellement, plus d’une soixantaine de pays bénéficient de prêts de l’institution, principalement en Afrique.
Quatre pays de la zone euro (Grèce, Irlande, Portugal, Chypre) reçoivent également le soutien financier du FMI dans le cadre de plans d’aide internationaux menés conjointement avec l’Union européenne.
-Si l’Afrique n’a pas encore trouvé son Mark Zuckerberg, le boom des nouvelles technologies sur le continent a permis l’éclosion de nouvelles fortunes issues de la Net-économie.
Si l’Afrique n’a pas encore son Mark Zuckerberg (le fondateur et PDG du réseau social Facebook), le boom des nouvelles technologies (NTIC) récemment expérimenté par le continent a permis à certains pionniers et entrepreneurs du net africains de faire fortune. Spécialistes de la vente en ligne, de la communication numérique ou de la fourniture de services internet, ces personnalités qui révolutionnent le web africain attirent de plus en plus l’attention et les financements des fonds d’investissement et des géants technologiques mondiaux.
10 millionnaires à surveiller de près
Le magazine américain Forbes vient de publier une liste des « 10 millionnaires du net africains à surveiller de près ». Sans surprise, cette liste est essentiellement anglophone avec des représentants majoritairement originaires d’Afrique du Sud, du Nigeria et du Kenya. Cette dominance reflète le poids économique et l’avance prise par ces pays dans le domaine des NTIC bien que, du Sénégal au Cameroun, de nombreuses startups et entreprises du net participent également à la révolution technologique en Afrique.
Ces 10 pionniers et entrepreneurs africains ont fait fortune grâce au net
Abasiama Idaresit (Nigéria) est le fondateur et directeur exécutif de Wild Fusion, l’une des principales agences de marketing numérique en Afrique. Créé en 2010, Wild Fusion est présente au Nigéria, au Ghana et au Kenya. L’entreprise a enregistré un chiffre d’affaires de 6 millions de dollars en 2012.
Adii Pienaar (Afrique du Sud) dirige Woothemes, une société spécialisée dans la production de thèmes et de plugins pour les plateformes de gestion de contenus en ligne WordPress et Tumblr. Woothemes affiche des revenus annuels supérieurs à 3 millions de dollars.
Ayisi Makatiani (Kenya) a créé Africa Online, l’un des premiers fournisseurs de services internet du continent, en 1994. Il dirige désormais Fanisi Venture Capital Fund, un fonds d’investissement doté de 50 millions de dollars qui finance des projets en Afrique de l’Est.
Gary Levitt (Afrique du Sud) est le fondateur et actionnaire principal de Mad Mimi, un service de mailing créé en 2008. L’entreprise compte près de 150 000 utilisateurs professionnels et envoie 1 milliard de messages par mois. Elle emploie 20 salariés et enregistre 6 millions de dollars de revenus annuels.
Herman Heunis (Namibie) est le fondateur de MXit, le plus important réseau social et le premier service de messagerie instantanée en Afrique. MXit, qui compte près de 10 millions d’utilisateurs réguliers, a été cédé en 2011 au fonds d’investissement sud-africain World Of Avatar pour plus de 50 millions de dollars.
Jason Njoku (Nigeria) est le fondateur de iRokoTV, le plus important distributeur de films nigérians au monde. IrokoTV permet à ses abonner d’accéder en ligne aux nouveaux films nigérians et ghanéens pour un abonnement mensuel de 5 dollars. L’entreprise, qui compte plus de 500 000 abonnés, a pu lever près de 12 millions de dollars auprès d’investisseurs privés.
Justin Clarke (Afrique du Sud) & Carey Eaton (Kenya) sont les cofondateurs et principaux actionnaires de One Africa Media (OAM). Évalué à 80 millions de dollars, OAM est le plus important fournisseur africain de petites annonces en ligne à travers plusieurs sites spécialisés.
Njeri Rionge (Kenya) a fait fortune en co-fondant Wananchi Online, l’un des principaux fournisseurs de services internet et de téléphonie en ligne, en Afrique de l’Est. En 2011, l’entreprise a cédé 50% de ses parts au groupe américain Emerging Capital Partners (ECP) pour 26 millions de dollars.
Ronnie Apteker (Afrique du Sud) a fondé Internet Solutions, le premier fournisseur de service internet d’Afrique du Sud, en 1993. Quatre ans plus tard, il revendait l’entreprise pour un montant de 65 millions de dollars. Ronnie Apteker, qui continue d’investir dans de nombreuses entreprises en ligne, a également participé à la production et à l’écriture d’une dizaine de films.
-D’après les derniers chiffres de l’Index of Economic Freedom publiés chaque année par le “Wall Street Journal” et The Heritage Foundation, c’est Maurice qui domine les pays où la liberté économique est la plus grande. Deux pays francophones figurent au top 10.La liberté économique des pays d’Afrique subsaharienne est au point mort. C’est, en tout cas, ce que révèlent les derniers chiffres de l’Index of Economic Freedom, publiés chaque année par le Wall Street Journal et The Heritage Foundation, un think tank américain. Lancé en 1995, cet indice évalue les pays dans quatre domaines : l’État de droit, l’efficacité de la régulation, le poids du gouvernement (limited government) et l’ouverture des marchés. Basé sur leur résultat d’ensemble, chacun des 177 pays classés en 2013 était considéré comme « libre » (score de 80 ou plus), « plutôt libre » (70-79,9), « moyennement libre » (60-69,9), « plutôt peu libre » (50-59,9) ou « répressif » (moins de 50).
Le niveau de liberté économique globale de la région « reste plus faible que dans toutes les autres », révèle l’index. La plupart des pays de la région se placent dans les catégories « très peu libre » ou « répressif ». En effet, 15 des 33 économies classées « répressives » du monde sont en Afrique subsaharienne et 22 sont dans la catégorie « plutôt peu libre ».
Le Burkina, “plutôt peu libre”
Maurice reste dans le top 10 du classement mondial annuel – c’est le seul des 48 pays d’Afrique subsaharienne. Comme il est le premier de la région, son score a légèrement baissé depuis l’an passé. En seconde place, le Botswana est, quant à lui, passé de « moyennement libre » à « plutôt libre » en augmentant son résultat d’un point. En troisième place, le Rwanda a mis fin à deux années de progression consécutives en perdant huit dixièmes de point. Cette année, le Burkina Faso a été rétrogradé dans la catégorie « plutôt peu libre » tandis que Sao Tomé-et-Principe et l’Éthiopie sont désormais considérés comme « répressifs ». En revanche, plusieurs pays ont montré des améliorations notables. Parmi eux, le Zimbabwe, le Bénin, les Seychelles ou encore le Gabon.
Le point positif reste que les gouvernements « moyens » ont amélioré leurs résultats. En revanche, cela va de pair avec un déclin dans l’efficacité de la régulation car « bon nombre de pays ont augmenté leur salaire minimum et contrôlent fermement le marché du travail », selon un communiqué publié par la fondation américaine.
Top 10 des dix pays les plus libres économiquement :
-Sur la côte africaine, les pays qui ont l’avantage d’avoir des ports s’animent. La plupart d’entre eux, en tout cas, ont décidé de moderniser leurs outils de production en s’adaptant aux nouvelles donnes internationales. A cet effet, ils n’hésitent pas à confier à des privés la modernisation et la gestion de leurs ports et chemins de fer. Ainsi, la plupart des terminaux africains sont passés, en l’espace d’une décennie, sous le contrôle d’opérateurs privés. Parmi ceux-ci, le français Bolloré s’est taillé la part du lion. En Côte d’Ivoire et au Cameroun, par exemple, les directions portuaires d’Abidjan et de Douala ont confié la gestion de leurs terminaux à conteneurs au groupement constitué par Bolloré Africa Logistics (BAL) et APM Terminals. C’était en 2004, à quelques mois seulement d’intervalle. Mars 2013, les mêmes opérateurs ont remporté la concession du 2ème terminal prévu dans le port d’Abidjan. Dans la même période, les ports africains spécialisés dans les trafics conteneurisés sont passés, en tout cas dans leur très vaste majorité, dans le sein du secteur privé, suivant en cela les ports des autres continents. Le Gouvernement congolais, qui s’est totalement investi dans la relance économique, et dont le pays a la grâce d’avoir des ports fluviaux et maritimes, ne pouvait pas suivre la voie que ceux qui ont réussi ont suivie. Cela d’autant plus qu’il accorde, ce Gouvernement, une importance capitale à la réhabilitation et à la modernisation de la chaîne de transport multimodal, qui est considérée comme une des voies prioritaires devant booster l’économie du pays.
C’est dans ce cadre qu’étant chargé de la réforme de la Société Congolaise des Transports et des Ports, SCTP, le ministère du Portefeuille centre son action dans la recherche des solutions efficaces pouvant faire redorer le blason très longtemps terni de l’ancien OTRACO. En tout cas, il ne fallait pas compter sur un visionnaire comme Matata Ponyo pour rater un aussi superbe coche.
Il s’agit donc de confier la gestion de ces ports, mais également du chemin de fer Matadi-Kinshasa, à des structures privées outillées, aguerries et rompues dans cet art. Premier à avoir lorgné ce terrain, le Groupe français Bolloré a décidemment le vent en poupe, et est bien parti pour arracher ce marché.
Mais on entend déjà des gesticulations de la part de certains politiciens qui montent sur tous les toits pour crier que le Premier ministre a vendu le chemin de fer Matadi-Kinshasa. Certains travailleurs de l’OCPT eux-mêmes se rangent dans cette logique sans que, des uns et des autres, un seul apporte une solution comme alternative.
De toute façon, il est grand temps que nous nous départissions d’un nationalisme étroit. Seuls les intérêts doivent compter. L’important ne doit plus être la couleur de la peau ou même la nationalité, mais l’apport en investissement. Les agents de l’ex ONATRA ont sué sang et eau pendant des dizaines d’années. Aucun Congolais n’a pensé à une quelconque solution devant permettre à cette firme de redorer son image longtemps obscurcie.
Bolloré ne vient pas en philanthrope, et d’ailleurs les philanthropes, s’ils en existent vraiment, n’ont jamais développé une société. Le Président américain Bill Clinton l’avait si bien compris, lui qui déclara que l’Afrique n’avait pas besoin d’aide, mais plutôt d’affaires, de commerce. Bolloré vient en entrepreneur, en affairé. L’importance des affaires est que tout le monde se retrouve. C’est au Gouvernement congolais de saisir la balle au bond, et de voir où se trouvent les intérêts, non pas de la classe dirigeante, mais des Congolais, en menant habilement des tractations devant l’y conduire. Les ports de Pointe-Noire et d’Abidjan que nous envions aujourd’hui sont bel et bien l’œuvre de la firme Bolloré.
La colère des agents de la SCTP est totalement injustifiée. Ils sont instrumentalisés par nombre de leurs chefs qui, eux, craignent plutôt pour leurs postes. Habitués à œuvrer dans la magouille en se remplissant de manière éhontée et cynique les poches au grand dam du contribuable congolais, ils ne peuvent que trembler lorsqu’ils apprennent que la gestion va être confiée à des privés.
Ce n’est donc pas Bolloré qui dérange, mais plutôt le spectre d’une gestion privée, c’est-à-dire suivie, contrôlée de très près. Ils ne doivent pas naïvement suivre ceux de leurs cadres qui tiennent à voir ce pays se vautrer éternellement dans un mode de gestion opaque. Une gestion saine appelle indubitablement l’amélioration des conditions de travail et sociales d’une manière générale.
Le Gouvernement ne doit donc pas se laisser impressionner par des gens qui ne voient que leurs intérêts personnels, au grand mépris de ses inlassables efforts tendant à mener le peuple congolais dans son ensemble vers un mieux-être. Les intérêts personnels ne doivent plus avoir qu’un seul sort, le bannissement.
Le désengagement de l’Etat dans la SCTP signifie donc la mort de la vache laitière pour plusieurs agents et cadres. Il est un secret de polichinelle que l’OTRACO, tel que nous l’avions connu, ce plus grand employeur de la République, qui s’occupait réellement et effectivement du travailleur en réservant une grande part de son action au social, cet OTRACO-là, est mort depuis longtemps. Il n’y a que des charognards qui s’acharnent sur son cadavre et qui sortent des griffes aiguisées chaque fois qu’il y a une tentative de redonner vie à ce cadavre.
L’Etat reste propriétaire. L’OCPT n’est pas en train d’être vendu. C’est plutôt sa gestion qui doit absolument être confiée à des privés.
Contrairement à certaines allégations gratuites et destinées à nuire, entendues ces derniers temps, aucune firme n’a gagné ce marché de gré à gré. Mais comment pouvait-il le gagner alors qu’il n’a même pas encore été attribué ? Le Gouvernement est bien rangé derrière les nouvelles réglementations en vigueur dans la République, réglementations relatives à la passation des marchés, suivant la Loi n°10/010 du 27 avril 2010, promulguée par le Chef de l’Etat.
L’Etat tirera un grand profit de la réhabilitation du chemin de fer Matadi-Kinshasa. Les habitants des cités et villages longeant cette voie ferrée, mais également plusieurs commerçants, n’attendent que la reprise du trafic comme au beau vieux temps. Grand bénéficiaire, l’Etat poussera ainsi un ouf de soulagement en voyant plusieurs compatriotes retrouver une occupation, et l’économie nationale recevoir une importante et fraîche bouffée d’oxygène. L’explorateur John Rawlands, dit Henry Morton Stanley, avait vu très loin en affirmant que ” sans ce chemin de fer, le Congo ne [valait] pas un penny “.
Les conditions de transport des biens et des personnes seront sensiblement améliorées. L’une des conséquences sera, à n’en point douter, la réduction sensible du trafic sur la nationale n°1. Sans vouloir dire du mal du trafic routier, il est un fait indéniable que celui ferroviaire est de loin plus sécurisant et moins onéreux.
Déjà sur ce point, les prix des biens et services vont à coup sûr connaître un allègement. Avec les moyens illimités dont dispose Bolloré et l’expérience séculaire qui est la sienne, il n’y a aucun doute que la RDC, à travers la province du Bas-Congo, aura dans très peu de temps un nouveau visage.
Mais il faut d’abord, pour cela, qu’il gagne ce marché, ce qui est plus que probable, vu le temps et les moyens mis à contribution depuis qu’il lorgne sur cet important terrain d’investissement.
Il est temps de voir grand. La compétition, au niveau continental, est en effet rude. La Tanzanie, par exemple, est en train de construire à Bagamoyo, 70 km au nord de Dar es-Salaam, face à l’île de Zanzibar, ce qui sera le plus grand port du continent.
Le coût de l’opération est de 10 milliards de dollars, et le marché a été gagné par la China Merchants Holdings. La Tanzanie voit donc grand car déjà, le port de Dar es-Salaam est aujourd’hui le 2ème en taille de la région, après Mombasa au Kenya.
Voyons donc grand. Ce sont les ambitions qui élèvent. La construction, enfin, du port en eau profonde de Banana, avec un terminal à grande capacité d’accueil des conteneurs, sera à coup sûr, le point d’arrivée, dans l’espace, de ce projet.
-Le paiement des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat par voie bancaire ainsi que difficultés rencontrées par certains bénéficiaires résidant dans des territoires dépourvus des structures bancaires, la circulation des billets à valeur faciale élevée…, ces sujets là qui ont fait l’objet de la conférence de presse qu’a animée hier mardi 6 août le Directeur Général de la Politique Monétaire et des Opérations Bancaires de la BCC (Banque centrale du Congo), Jean Louis Kayembe.
Parlant de la bancarisation des salaires, le Directeur général de la PMOB (Politique monétaire et opérations bancaires) a fait remarquer qu’il s’agit d’une grande réforme tentée par le gouvernement, et les résultats sont probants.
Cette réforme revêt un double objectif : la maîtrise de l’enveloppe salariale et celle des effectifs des travailleurs par le gouvernement.
A la préoccupation de la presse de savoir où on en est avec la paie dans des zones non couvertes par les structures bancaires.
Jean Louis Kayembe a d’abord reconnu qu’il y a eu effectivement de problèmes à ce niveau. Les fonctionnaires de l’Etat composés en majorité des enseignants desdites zones éprouvent des difficultés pour recevoir leurs salaires à temps.
Remerciant la Caritas Congo pour son appui en vue de remédier à la situation, il a fait savoir que le gouvernement et l’institut d’émissions travaillent en étroite collaboration sur la question. Des voies et moyens sont en train d’être explorés afin de remédier définitivement à la situation.
«Tout est mis en œuvre pour qu’il y ait un changement d’ici la paie du mois d’août», a-t-il annoncé.
Toujours en rapport avec la question liée aux difficultés pour agents et fonctionnaires de l’Etat habitant dans des zones dépourvues de structures bancaires, le Directeur général de la Politique monétaire et opérations bancaires a renseigné que certains accusaient deux à trois de retard de salaires. Mais, ce retard est en train d’être absorbé grâce aux efforts qui sont en train d’être déployés par le gouvernement.
Pourquoi la paie démarre-t-elle à des périodes différentes dans les banques commerciales, alors qu’elles sont toutes installées dans la capitale?
A cette question, le conférencier a commencé par rappeler que la date officielle retenue par le gouvernement pour la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat, c’est le 20. Avant de faire observer que, suivant le chronogramme établi, les crédits sont disponibilisés par la Banque centrale au plus tard le 10 du mois, et les banques commerciales ont, à leur tour, 5 jours pour faire le ménage et démarrer la paie à partir du 15.
Toutefois, a-t-il souligné, chaque banque détermine librement par quel groupe démarrer ses opérations de paie. Il y en a qui commencent par la police et l’armée, et d’autres par les enseignants… ainsi de suite.
Pour la BCC, une fois sa mission accomplie, elle n’a pas à s’ingérer dans la programmation des banques commerciales pour les opérations de paie.
Quels ont été les critères de choix des banques pour assurer les opérations de paie, parce qu’il y en a qui n’ont pas d’agences à travers la ville ? Conséquence : on assiste à de longues files des fonctionnaires le jour de paie.
Réponse : il y a une structure qui s’en occupe. Elle s’appelle ACB.
Pourquoi les coupures à valeurs élevée se font de plus en plus rares dans les transactions ? En plus, ceux qui en détiennent éprouvent des difficultés pour acheter.
Le DG Kayembe s’est félicité du fait que depuis leur lancement, les émissions des coupures à valeur faciale élevée n’ont pas provoqué la dépréciation contrairement aux craintes exprimées. Au contraire, a-t-il ajouté, la monnaie nationale s’est davantage bien comportée.
A propos de leur rareté dans les transactions, il a indiqué qu’il s’agissait d’abord d’un essai qui heureusement s’est avéré concluant. Raison pour laquelle la Banque compte augmenter lesdites émissions en vue de faciliter les grandes transactions.
Mais, a insisté le n°1 de la Politique monétaire, tout se fera dans le respect des principes qui ont toujours guidé les banques centrales à travers le monde en termes d’émissions. C’est-à-dire l’émission des billets se fait suivant les besoins des consommateurs.
Quant à la difficulté d’achat sur le terrain, il a indiqué qu’on ne peut pas s’amener avec une coupure de 20.000 Fc pour opérer un achat de moins de 5.000 Fc. D’où il conseille aux détenteurs d’opérer un achat judicieux afin d’éviter toute complication.
Dom
Le projet de la fibre optique a fait flop ! C’est sans conteste. Des fonds publics ont été dilapidés. D’autres mal affectés. L’incertitude plane désormais sur le paiement de 148.000 Usd que la RDC doit transférer mensuellement au consortium WACs.
La liste des méfaits n’est pas exhaustive sur la gestion catastrophique de la fibre optique. Du côté des officiels, c’est le silence-radio. On tente curieusement de justifier l’injustifiable. Le silence de la justice et des autorités devient complice voire inquiétant. Le feuilleton de la fibre optique ne peut se refermer sans que l’on sache les raisons qui privent la République du haut débit tant attendu.
Des individus se sont enrichis au détriment de l’ensemble des Congolais. D’importants fonds mis à disposition de la Société congolaise de postes et de télécommunications (SCPT) pour la réalisation de cet important projet d’utilité publique n’ont pas produit le résultat escompté. Et pourtant, le chef de l’Etat s’est régulièrement impliqué pour faire avancer les lignes de la réduction de la fracture numérique. Jusqu’au bout, Joseph Kabila s’est totalement investi.
Convaincu de la bonne réalisation du projet, le chef de l’Etat n’a pas hésité à faire le déplacement de la station de Muanda (Bas-Congo) pour faire « basculer » le pays dans le haut débit. L’innovation n’aura été que de courte durée. Comme un météore, il s’est estompé avant même que la population ne jouisse de ses nombreux avantages. Un projet rongé de toutes parts. Le projet de connexion à la fibre optique a souffert de plusieurs maux. Le plus important reste le péché originel de l’étude de faisabilité. Tout projet complexe, comme la fibre optique, requiert un minimum d’études en vue d’éviter tout tâtonnement.
A ce jour, aucune étude menée par une firme spécialisée n’a été produite par la SCPT. De l’Océan à la station d’atterrage, en passant par le câble de Muanda à Kinshasa, un suivi sur la base d’un schéma tracé à l’avance n’existe pas. La firme qui a posé le câble a mené le travail à sa guise. Qui pis est, la SCPT ne s’est pas encombré des précautions avant de réceptionner l’ouvrage. Comme une simple lettre à la poste (!), la réception de cette importante infrastructure s’est faite sans se soucier de la qualité du travail livré. Une légèreté qui rime avec l’absence de toute planification autour de ce projet. La meilleure manière de battre en brèche cette allégation ne serait-elle pas de mettre à la disposition du public ce crucial outil de réalisation de l’infrastructure, à savoir l’étude de faisabilité ?
Les difficultés commencent déjà avec le consortium WACs.
La RDC est restée la dernière de la classe dans cette organisation qui regroupe 14 Etats. Alors que tous les quatorze Etats s’étaient connectés, la RDC avait raté le rendez-vous ; le projet s’étant embourbé dans une querelle politico-administrative indescriptible. Une gestion scrabbleuse des fonds Le projet comme celui de la fibre optique ne pouvait pas manquer de financement d’autant plus qu’il est d’une rentabilité certaine.
La Banque internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC), qui en a saisi la portée exacte, n’avait pas hésité un seul instant à accorder un prêt de 12 millions Usd à la SCPT sous garantie de l’Etat. C’est alors que s’est ouvert le cycle d’une gestion scabreuse. D’abord, trois millions Usd sont sortis des guichets de la BIAC, sur présentation d’un simple permis de conduire, a révélé le ministre Kin-Kiey Mulumba devant l’Assemblée nationale. Une légèreté déconcertante! L’ancien ADG de la SCPT, qui a couvert l’opération, est resté en prison pendant quelques jours avant de recouvrer la liberté.
Comme par enchantement, les trois millions USD ont été reconstitués. Une modeste quotité s’est volatilisée avec un sujet Indien, non autrement identifié, qui avait gagné le marché de construction de la station d’atterrage de Muanda.
Les appréhensions du VPM Mukoko
Depuis toujours, le projet de la fibre optique a été entouré d’un flou artistique. Ce qui n’a pas manqué de susciter des inquiétudes du ministre ayant en charge le budget. Dans un courrier destiné au Premier ministre Matata Ponyo, le vice-Premier ministre Mukoko Samba, en charge du Budget, a eu des mots justes pour décrire la calamiteuse gestion de la SCPT. Dans sa lettre datée du 20 mai 2013, Daniel Mukoko Samba écrit : « Je voudrais relever que je ne suis pas persuadé que les mises à disposition de fonds en faveur de cette société (SCPT) soient gérées par les canaux statutaires. C’est pourquoi n’ayant pas été convaincu par les dirigeants de l’entreprise, je me suis gardé de toute nouvelle liquidation ». Le VPM Mukoko Samba ne s’est pas arrêté en si bon chemin dans son réquisitoire contre le management de la SCPT. « Par ailleurs, poursuivit-il, je voudrais souligner à votre attention, que l’inadéquation entre d’une part, le volume des investissements nouveaux et leur teneur technologique et, d’autre part, le profil des dirigeants constitue un risque que nous (Ndlr : le gouvernement) ne pouvons continuer à prendre ». En effet, il ressort de dernières investigations que le compte SCPT à la BIAC aurait été relocalisé à la Sofibank. Le libellé est resté curieusement le même, alors que les signatures ont changé, rapportent des sources bien introduites. Les signataires statutaires ne seraient pas autorisés à engager la société dans la sortie des fonds, justifiant ainsi la vive inquiétude du VPM Mukoko. Seule une signature est autorisée, contrairement à la législation en vigueur.
En fait, la correspondance du VPM Mukoko a été dictée par le souci de bonne gouvernance des fonds publics alloués pour la réalisation des objectifs précis. Le Trésor public, qui garantit le prêt BIAC, avait l’obligation de rétrocéder à la SCPT un paiement effectué auprès du consortium WACs de l’ordre de 3 millions Usd.
Tenant absolument à la « pertinence de la dépense publique », Daniel Mukoko a en outre exigé des soubassements justificatifs de l’utilisation des 500.000.000 Fc mis à la disposition de la SCPT en date du 13 avril 2013. « Il s’avère que la SCPT estime que ce montant est insuffisant pour rencontrer les besoins liés à l’inauguration prévue incessamment de la station d’atterrage », s’étonne avec amertume le vice-Premier ministre Mukoko. Dans la note explicative de l’utilisation des fonds pour la station d’atterrage de Muanda, datée du 22 mai 2013 et adressée au ministre de PT et NTIC, l’ADG Placide Mbatika renseigne que « la colocation (équipement et installation) 151.564 Usd, le paiement pour la contre-expertise technique GETS avant la mise en service 123.356,52 Usd, … aménagement showroom Hôtel des postes 65.000 Usd (?) et jardin station d’atterrage 17.000 Usd (au titre d’avance)». Plus loin, dans une formule lapidaire, l’ADG a.i. annonce que « le solde, soit 100.626,10 Usd, a été réservé pour les autres travaux à réaliser avant la mise en service ». Ce qui a, sans doute, mis la puce à l’oreille du VPM Mukoko Samba.
Comment, en effet, garder par devers les caisses 100.000 USD pour des dépenses non justifiées et en demander davantage du Trésor public ? Seule la SCPT en détient le secret.
Ni interpellation, ni sanctions
Face à ce tableau apocalyptique qui a produit comme conséquence néfaste l’absence du haut débit sur différents terminaux, des sanctions devraient s’en suivre. Curieusement, l’appareil judicaire semble grippé au point qu’aucune information judiciaire n’est à l’ordre du jour. Les magistrats auraient-ils reçu injonction de ne point fouiner sur la gestion de la fibre optique ? Tous les observateurs répondent par la négative d’autant plus que les autorités du pays, en cette matière – tant le chef de l’Etat que le Premier ministre – sont déterminés à éradiquer des écarts du genre dans la gestion des finances publiques.
Au regard des conséquences qui en résultent à travers la qualité douteuse de la pose du câble et de son utilisation future par les Congolais, l’Etat en sortirait perdant. Tout compte fait, le projet de la fibre a été un fiasco sur toute la ligne. Les tracés de Muanda voire celui de Kinshasa-Kikwit, surfacturés à souhait entre 75.000 USD et 100.000 USD par kilomètres, pèseraient également sur le Trésor public. Plusieurs centaines de millions USD d’Exim Bank devront cependant être remboursés à l’échéance.
A l’allure où fonctionne le haut débit congolais, il serait hasardeux d’affirmer que les générations futures seront épargnées de porter le poids de cette créance. Les quelques rares sociétés qui ont cru au projet menacent déjà de solliciter des solutions palliatives. Global et MTN du Congo-Brazza auraient déjà exprimé leur ras-le-bol.
Des poursuites devront viser l’obligation de transparence et de responsabilité. Le préjudice est énorme pour le Trésor public, appelé à payer plus de 300 millions USD à échéance, sans que le haut débit n’ait été effectif au bénéfice des usagers. De la même façon aussi, la relance de la SCPT devient-elle hypothétique voire sans issue.
Toute l’euphorie suscitée auprès des employés n’aura été que cosmétique, éphémère. Sous le soleil de la SCPT, rien de nouveau ! Les téléphones portables et les ordinateurs attendront encore longtemps pour accéder au haut débit. Quant au Trésor public, il paiera une créance qui a porté bonheur à des individus que la justice continue à couvrir. Un faisceau intéressant d’informations aurait pu rassurer tout le monde, à la suite d’un audit qui n’a plus été mené. Au nom de la loi, des coupables doivent payer du grand forfait causé à la République.
-Le projet Grand Inga, pour lequel le monde se mobilise à mettre en œuvre dans la province du Bas-Congo (Ouest de la RDC), a été au centre de l’audience que le Premier ministre, Matata Ponyo Mapon, a accordée hier jeudi à Jamal Saghir, directeur de Département du développement durable pour la région Afrique de la Banque mondiale.
Le sujet est classé prioritaire à la Banque mondiale au point qu’elle a délégué en RDC l’un de ses experts pour s’entretenir avec les instances de décision du gouvernement congolais.
« Nous avons eu l’honneur de rencontrer le Premier ministre ce matin (NDLR jeudi 25 juillet) pour discuter d’un projet vital pour le développement économique du pays, c’est le projet Grand Inga. C’est un projet hydraulique comme qui a une capacité extraordinaire. C’est un projet gigantesque. Ça sera le plus grand projet hydroélectrique au monde après le barrage des Trois Gorges en Chine », a dit plein d’enthousiasme l’expert de la Banque mondiale, réaffirmant à l’occasion la ferme, volonté de son institution d’accompagner la RDC.
Quant au contenu des discussions engagées avec le chef du gouvernement, Jamal Saghir s’est voulu rassurant : « Nous avons discuté avec le Premier ministre comment ce site va être développé. Quel est l’appui de la Banque mondiale et d’autres bailleurs de fonds ? Quels sont ceux du secteur privé ? ». Il a fait savoir que la Banque mondiale cherche à obtenir du gouvernement « une feuille de route dans laquelle nous devons fonctionner ».
Pleinement engagé dans divers projets autant en RDC que dans la sous-région, l’expert de la Banque mondiale n’a pas manqué de faire un lien avec les répercussions de ce projet dans divers secteurs. « Nous pensons que ce projet est stratégique au développement du secteur minier et c’est un projet aussi stratégique au niveau de la sous-région pour l’exportation vers l’Afrique du Sud et les autres pays de la région ».
Alors que le projet se trouve dans la phase des études de faisabilité, Jamal Saghir a indiqué que « la Banque mondiale est prête à apporter une assistance technique autour de 50 à 60 millions de dollars américains pour aider à développer ce projet et nous allons travailler avec les autres bailleurs de fonds pour essayer d’avancer la préparation technique de ce projet ».
LE POTENTIEL –