Tag: Economie

  • RD Congo : XSML soutient Dalio

    RD Congo : XSML soutient Dalio

    Kinshasa, Republique Democratique du CongoVia son fonds Central Africa SME Fund, le capital-investisseur XSML injecte 500 000 dollars dans Dalio, représentant en RD Congo du loueur de voiture Avis.

    XSML, gestionnaire du fonds de capital-investissement Central Africa SME Fund (CASF), a annoncé le 19 juillet avoir investi 500 000 dollars, en fonds propres et en dette, dans Dalio SRPL. Cette société congolaise, qui propose des services de location de voiture avec chauffeurs, s’est lancée en 2008 en tant que titulaire de la licence Avis International pour la RD Congo. Le financement accordé par XSML permet de soutenir les plans d’expansion de Dalio à Kinshasa et à Lubumbashi sur un marché très fragmenté et marqué par l’importance des acteurs informels. Dalio compte s’installer au Katanga et ouvrir une deuxième agence à Kinshasa (à l’hôtel Memling). Ni le chiffre d’affaires ni le nombre de véhicules de Dalio n’ont été divulgués.

    Treizième investissement

    « Dalio accueille avec CASF une partenaire à long terme qui partage notre ambition de devenir la société de services de location de voitures de référence en RD Congo “, a souligné Moïse Angel, patron de Diallo, dans un communiqué. Marcel Posthuma, associé chez XSML, a quant à lui commenté : « Avec un nombre croissant de vols arrivant en RD Congo, nous anticipons une demande croissante de services de location de voitures. Le marché étant très fragmenté avec des prestataires de services de faible qualité, CASF tient à soutenir un opérateur établi, avec une haute qualité de service. En tant que licencié Avis au Congo, notre objectif est d’offrir à l’échelle nationale des services de location de voitures.”

    Dalio est le treizième investissement fait par CASF, et le dixième en RD Congo. Doté de de 19 millions de dollars, CASF investit dans des petites et moyennes entreprises en RD Congo et République centrafricaine.

    Jeuneafrique
  • RDC: un imitateur du président Kabila arrêté pour tentative d’escroquerie

    RDC: un imitateur du président Kabila arrêté pour tentative d’escroquerie

    Joseph inquiet– Quatre présumés escrocs, dont l’un se faisait passer pour le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, ont été arrêtés et présentés jeudi à la justice à Kinshasa, a-t-on appris vendredi auprès du ministère de l’Intérieur. Un Congolais avait mis ses talents d’imitateur au service du groupe: au téléphone, il se présentait comme le chef de l’Etat afin d’impressionner et finalement duper ses interlocuteurs. Rassuré par des conversations téléphoniques avec le faux président, l’homme d’affaires béninois Souhin Razaki avait ainsi versé 3 millions de dollars pour accéder à un marché de cuivre, avant de finalement porter plainte. Les escrocs lui avaient aussi fait miroiter une nomination à Dubaï.

    De son côté, un commerçant centrafricain, Kaki Masengo, avait payé 135.000 USD pour cinq kilos d’or que devait lui remettre le prétendu président, ont précisé les policiers, tandis qu’un autre commerçant attendait une cargaison de diamants pour 14 millions de dollars… De même, les présumés escrocs étaient parvenu à tromper un notable du Nord-Kivu (Est), Léon Muheto. Avion affrété, adresse e-mail au nom du chef de l’Etat, documents du ministère des Mines, garantie des Nations Unies… Tout était en place jusqu’à ce que l’un des clients, méfiant, se prenne à vérifier des données et prévienne la police.

    L’enquête, ouverte en 2012, n’a abouti que récemment. Les escrocs avaient déjà été condamnés pour escroquerie et étaient connus des services de police pour avoir dupé des militaires.

    A Kinshasa, les escroqueries pour fausse qualité à la personne sont fréquentes, la nomenklatura politique se croisant avec des liens familiaux, ethniques ou historiques pas toujours très clairs ni évidents.

    L’escroquerie la plus célèbre avait été le fait d’un agent du Trésor public qui, imitant au cours des années 90 la voix de l’ancien chef d’Etat Joseph Mobutu, avait ordonné qu’on mette à sa disposition un million de dollars en vue d’un prochain voyage à l’étranger.

    La duperie avait été découverte par le directeur de la Banque centrale qui avait demandé au président s’il avait bien reçu ce qu’il avait demandé. Cela avait permis de révéler une autre escroquerie: le directeur du Trésor avait, en réalité, demandé deux millions de dollars, et gardé la moitié de la somme pour lui…

    AFP

  • La RDC n’est pas encore en mesure de réduire sensiblement l’ importation des aliments

    La RDC n’est pas encore en mesure de réduire sensiblement l’ importation des aliments

    marche_municipal_de_matete_a_kinshasa1— Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) n’est pas encore en mesure de réduire sensiblement le niveau d’importation des produits alimentaire, a déclaré le Premier ministre rd-congolais Augustin Matata Ponyo samedi à Kinshasa.

    “Je sais que en terme d’impact sur notre capacité à réduire le déficit alimentaire, nous ne pouvons pas être encore en mesure de réduire sensiblement les niveau d’importation parce que nous venons de commencer le programme agricole”, a indiqué M. Matata à la presse.

    “En terme d’importation, nous dévons certainement restés encore dans la moyenne éventuellement de 600 millions de dollars d’ importation au terme du premier semestre 2013”, a précisé le Premier ministre, ajoutant que “dans la prévision budgétaire, nous avions situé à 1,3 milliard de dollars concernant les importations alimentaires”.

    Selon M. Matata, il faut certainement attendre les effets positifs peut être à partir de 2014.

    D’après une note d’information de la primature congolaise publiée le 13 mai dernier, les importations alimentaires en RDC ont dépassé 1,2 milliard de dollars l’an dernier.

    ( Xinhua

    (Xinhua)

  • MIBA, la promesse non tenue du Président Joseph Kabila

    MIBA, la promesse non tenue du Président Joseph Kabila

    MIBA-La relance de la production minière est effective au Katanga. Le Gouvernement de la Rd-Congo à travers le ministère du Portefeuille et celui de l’Economie et Commerce, venait de prendre des mesures réduisant les tarifs de consommation en électricité au profit des sociétés minières de cette province. Dans la Province orientale, l’exploitation minière par Kibali Gold Mining est en plein essor. Cette situation fait croire que seules les provinces de l’Est du pays regorgent de produits miniers.

    Et pourtant, il existe un géant minier au Kasaï-Oriental qui se trouve être la MIBA. Certains analystes pensent que si cette société opérait dans la partie la plus orientale du pays, elle allait bénéficier de tous les appuis de l’Etat. Le Président de la République, Joseph Kabila avait promis en novembre 2009, une intervention gouvernementale à la hauteur de 20 millions des dollars américains pour la fin de l’année 2009 ou au plus tard au courant de l’année 2010.
    La MIBA n’avait reçu qu’une fraction d’un montant de 10 millions des dollars américains décaissé par le Gouvernement. La totalité des 10 millions prévus a finalement été versée à la MIBA en plusieurs tranches. La deuxième partie du montant prévue, c’est-à-dire 10 millions de dollars américains restant, se fait toujours attendre jusqu’aujourd’hui. Selon des sources bien informées, la MIBA ne reconnait pas avoir encaissé la deuxième tranche de l’enveloppe gouvernementale.
    Dans l’entre temps, la question brulante pour la MIBA demeure et le dossier liée à la certification. Pour totalement relancer la MIBA, il faudrait s’attendre à une injection de presque 100 millions de dollars américains, sans compter le paiement des arriérés de salaires des agents. Mais pour qu’un investisseur prenne ce risque, il doit avoir une estimation fiable des réserves de diamants que détient la MIBA. C’est la certification des réserves. Elle devrait coûter environ 14 millions de dollars américains. Sans cette somme, la MIBA continuera de broyer du noir.
    Dans l’optique de bénéficier de meilleures compétences pour la restructuration et la relance de la MIBA, le Gouvernement avait chargé le COPIREP de recruter des experts, après un long processus, le COPIREP et le Gouvernement ont jeté leurs dévolus sur Jeffrey Ovian et Mélanie Masumbuko, qui ont été nommés respectivement Directeur Général et Administrateur Directeur Financier.
    Cependant, en RDC, il est fort connu que lorsqu’on ne veut plus de son chien, on l’accuse d’avoir la rage. Ovian et Masumbuko ont tous deux, une forte expérience dans le secteur des mines. Le premier à KMT et la seconde à Cluff au Burkina Faso. Il est donc étonnant que l’on commence déjà à accuser la direction générale de mauvaise gestion alors que celle-ci n’a jamais eu les moyens de faire ses preuves.
    Par ailleurs, Masumbuko a initié des mesures de « tolérance zéro » pour le vol et la corruption au sein de la MIBA. La plupart des agents maintiennent que c’est grâce à elle que la MIBA a réussi à tenir le coup pour le moment. D’où, il est encore plus étonnant que ces deux experts, engagé à travers un appel d’offre international, ne soient pas payés depuis des mois.
    Cet état de chose met en cause la crédibilité de la République.
    Il est à noter aussi que la crédibilité du Président de la République, dont les promesses n’ont pas été tenues est également mise en cause. Les enjeux sont peut-être politiques. Il est évident que le Gouvernement ne s’implique pas assez ou détourne son regard face aux problèmes de ce géant minier.
    A part, le Ministre Raymond Tshibanda qui n’est pas en odeur de sainteté aux yeux du Premier Ministre, le Gouvernement n’a pas d’autres Ministres originaires du Kasaï Oriental, capables de faire le plaidoyer de la MIBA. Lambert Mende peut-être, mais lui, a le regard tourné vers son district, le Sankuru. Au niveau provincial, le Gouverneur Ngoy Kasanji ne se plaint pas du tout étant donné qu’il jouit de cette situation en étant politique et trafiquant de diamants. La perte de vitesse de la MIBA est une aubaine financière pour le numéro un de la province.
    “L’enjeu c’est que l’on ne veut pas récompenser le Kasaï à cause des faibles résultats y obtenus par le Président de la République lors des élections présidentielles et l’on veut beaucoup plus miser sur les provinces de l’Est lors des prochaines élections afin de disqualifier, encore et encore comme ce fut le cas dans le passé, les ténors du Kasaï dans la Majorité“, a fait savoir un originaire du Kasaï Oriental.
    Il est temps que l’Assemblée Nationale ou le Président de la République, le garant de la nation, puisse se saisir de ce dossier afin de mettre un terme à la marginalisation de la Province du Kasaï oriental. La solution pourrait être celle d’éloigner Ngoy Kasanji à la tête de la province, nommer des jeunes et nouveaux ministres originaires de la Province pour assurer la relève et enfin disponibiliser les fonds nécessaires pour la relance effective de la MIBA.
    BM
    CongoNews

  • Obama: 7 milliards de dollars pour l’accès de l’Afrique à l’électricité

    Obama: 7 milliards de dollars pour l’accès de l’Afrique à l’électricité

    Obama-et-sa-grand-mere– Le président américain Barack Obama, en visite en Afrique du Sud, doit annoncer dimanche un plan de sept milliards de dollars destiné à faciliter l’accès à l’électricité en Afrique sub-saharienne, a déclaré la Maison Blanche.

    M. Obama doit annoncer cette initiative sur cinq ans, baptisée “Power Africa”, lors d’un discours à 18H00 (16H00 GMT) à l’Université du Cap (UCT).

    Power Africa est décrit par la Maison Blanche comme “une nouvelle initiative visant à doubler l’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne”.

    “Plus des deux tiers de la population de l’Afrique subsaharienne vivent sans électricité, et plus de 85% des habitants des zones rurales n’y ont pas accès. Africa Power va s’appuyer sur l’énorme potentiel énergétique de Afrique, y compris les nouvelles découvertes de vastes réserves de pétrole et de gaz, et sur le potentiel de développement d’énergies propres, géothermique, hydroélectrique, éolienne et solaire”, a-t-elle ajouté.

    Le plan américain “va aider les pays à développer de façon responsable des ressources récemment découvertes, construire des centrales et des lignes électriques, et élargir les solutions de mini-réseaux et de systèmes hors réseau”.

    Les Etats-Unis vont d’abord travailler avec l’Ethiopie, le Ghana, le Kenya, le Liberia, le Nigeria et la Tanzanie, des pays affectés par des coupures d’électricité fréquentes qui ont des “objectifs ambitieux” en matière de production d’électricité. Ils vont leur apporter 10.000 MW d’électricité “plus propre” supplémentaires, ce qui permettra de brancher 20 millions de foyers et d’entreprises.

    Quand bien même cette initiative est annoncée en Afrique du Sud, le pays n’est pas concerné par Africa Power, alors qu’il peine à produire suffisamment d’électricité pour répondre à ses besoins.

    Le plan américain associe plusieurs agences gouvernementales et devrait entraîner au moins 9 milliards de dollars d’investissements privés, selon la Maison Blanche.

    (AFP)

  • L’Afrique continue à attirer les investisseurs étrangers

    L’Afrique continue à attirer les investisseurs étrangers

    New-york-forum-africa_0-L’Afrique est restée une destination relativement stable pour les investissements étrangers en 2012, malgré une chute globale de 18% des investissements directs en provenance de l’étranger au niveau mondial, a révélé mercredi un rapport des Nations Unies.

    Les investissements étrangers, qui ont augmenté de 5,5% sur le continent ont atteint 50 milliards de dollars en 2012, selon  le rapport annuel sur l’investissement dans le monde publié par la conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement.

    On constate quand même une baisse de la croissance de ces investissements, qui avaient augmenté de neuf pourcent en Afrique entre 2010 et 2011.

    Mais c’est positif comparé à l’échelle mondiale, où les investissements étrangers ont diminué, passant d’1,65 trillion de dollars en 2011 à 1,35 trillion en 2012, à cause des incertitudes des investisseurs quant à la reprise économique suite à la crise financière de 2008.

    Pour la première fois, le monde en développement a dépassé les pays développés dans ce domaine, en attirant 52% des investissements étrangers au niveau mondial.

    “Les investissements étrangers directs ont contribué au développement des Nations du monde en développement, et ils vont continuer à y jouer un rôle important”, a déclaré le ministre ghanéen du commerce et de l’industrie, Nii Lantey Vanderpuije, lors de la cérémonie de lancement du rapport à Accra.

    L?Afrique abrite certaines des économies à la plus forte croissance au monde, notamment de jeunes démocraties qui remontent la pente après des années de guerre, de dictature militaire et de mauvaise gestion économique.

    Le Fond monétaire international avait annoncé en avril qu’il tablait sur une croissance de 5,6% des économies africaines en 2013, avec en tête des pays tels que le Mozambique et le Nigeria.

    Le Ghana, démocratie modèle d’Afrique de l’Ouest, est en plein boom économique grâce à la récente découverte de pétrole, ce qui a provoqué un intérêt des investisseurs étrangers. Le pays a connu une croissance de 7,9% en 2012.

    En Afrique du Nord, la reprise de la production d’hydrocarbures en Libye a fait grimper les investissements étrangers de 35% dans la région.

    Les nouveaux investissements miniers en République Démocratique du Congo représentent une part importante des 10 milliards de dollars d’investissements étrangers en Afrique centrale en 2012 –23% de plus que l’année précédente.

    L’Afrique de l’Est a aussi connu un grand boom dans ce domaine, passant de 4,6 milliards de dollars en 2011 à 6,3 milliards en 2012, en partie grâce au développement du secteur pétrolier en Ouganda et en Tanzanie.

    “L’Afrique est le seul continent de tout le rapport, cette année, qui connaît une croissance de ses investissements directs étrangers” souligne Philip Cobbina, maître de conférence à l’institut ghanéen de management et d’administration publique.

    Selon M. Cobbina, les investisseurs ont été attirés  par “le secteur des industries d’extraction” sur le continent.

    Le Nigeria, premier producteur de pétrole du continent, a cependant vu ses investissements étrangers chuter de 21%, en grande partie à cause des problèmes de sécurité, le groupe islamiste Boko Haram ayant mené des attentats à répétition dans le nord du pays, faisant des milliers de morts ces dernières années.

    Cela a tiré l’Afrique de l’Ouest vers le bas de cinq pourcent, pour atteindre 16,8 milliards de dollars, malgré les progrès du Liberia et de la Mauritanie en la matière.

    L’Afrique du Sud, première économie du continent, a perdu près d’un quart de ses investissements étrangers avec seulement 4,6 milliards de dollars en 2012.

    (AFP)

  • Responsabilité sociale des entreprises : l’activité pétrolière redonne vie au territoire de Muanda

    Responsabilité sociale des entreprises : l’activité pétrolière redonne vie au territoire de Muanda

    Petrole- Mwanda-Le couple Perenco-Muanda fait bon ménage dans le territoire de Muanda. Seule entreprise exploitant le pétrole en terre congolaise, la filiale congolaise de Perenco ne déroge pas à sa responsabilité sociale, répondant à toutes les sollicitations des communautés locales. Ainsi, sept bâtiments, parmi lesquels des écoles, des maternités, des bureaux de groupements et un centre de santé, ont remis aux autorités sanitaires et scolaires de Muanda, fruit de nette implication dans le développement de ce territoire. C’était au cours d’une cérémonie organisée le samedi 22 juin et le lundi 23 juin 2013 dans le territoire de Muanda et ses environs, et ce, en présence du directeur général de Perenco, Reza Mered.
    La joie était visible sur les visages des milliers des habitants de Muanda et de ses environs, venus nombreux assister, le 22 juin 2013, à la cérémonie de l’inauguration des bâtiments dont certains construits et d’autres réhabilités et équipés par la Perenco, une société qui s’amène avec une politique sociale qui a, du moins le mérite de sortir des sentiers battus.
    Dans le message prononcé pour la circonstance devant les autorités politico-administratives et d’autres invités, Reza Mered, directeur général de la filiale congolaise de Perenco, est revenu sur l’engagement de son entreprise d’accompagner le développement de la population de Muanda, à travers des actions socioéconomiques qui consistent à l’accès à l’éducation, à la santé, à l’eau et électricité. Infrastructures, emploi et protection de l’environnement qui font aussi partie des actions de Perenco, sont autant de perspectives rassurantes pour les communautés locales.
    Au total, sept bâtiments ont été remis aux bénéficiaires. A Kitona village, la société Perenco a réhabilité et équipé deux bâtiments, une maternité et un centre de santé tous deux portant le nom de Kitona village. Comme en pareille circonstance, il a été procédé à la coupure symbolique du ruban par Mme Thérèse Kiatonda, assistante de l’administrateur du territoire de Muanda.
    Des gestes qui comptent
    C’est à cette occasion que ces deux bâtiments, vieux de 63 ans, réhabilités et entièrement équipés par Perenco, ont été remis officiellement aux responsables, et ce, à la grande satisfaction des bénéficiaires qui, bien avant, étaient obligés de parcourir des kilomètres pour atteindre Muanda, au besoin de se faire soigner.
    Complètement retapée, la maternité de Kitona-village est actuellement équipée de 15 lits simples métalliques, 15 matelas d’hôpital, deux balances cliniques, l’une pour adultes et l’autre avec plateau pour bébé, un stéthoscope obstétrical, un berceau avec matelas, une table d’examen médical, un pied pour perfusion et une table d’accouchement. Raison de plus pour docteur Mavuemba, président de la notabilité de dire « le Territoire de Muanda vit grâce aux actions sociales de Perenco ».
    « Les réalisations de Perenco se distinguent des autres sociétés pétrolières qui par le passé ont exploité ce même pétrole et sur ce même territoire (Ndlr : Muanda) », avait également dit, pour sa part, le président de la coordination des associations des pêcheurs de Muanda (CAPM), à qui le directeur général de Perenco Reza Mered, avait remis un lot importants de matériels de pêche. Ce don était composé de trois cent filets en plastique, soixante filets en nylon, deux cent boules de fil nylon, cinq cent flotteurs et cinq rouleaux de ralingues.
    Ce faisant, Reza Mered, n’a pas hésité de rappeler les pêcheurs à l’ordre. Il a, à cet effet, invité le chef de service de l’Agripel et au coordonnateur de la coordination des associations des pêcheurs de Muanda (CAPM) de mettre tout en œuvre afin de sensibiliser et d’encadrer les pêcheurs par rapport à leurs activités en haute mer de façon à ne pas perturber les opérations de Perenco, rappelant que « les incidents enregistrés ces derniers jours par la société (Ndlr : Perenco) ne sont pas de nature à nous apaiser et à mettre en sécurité la bonne marche de notre exploitation en Offshore ». C’est donc un appel à la responsabilité qu’a lancé le directeur général de Perenco à l’endroit des pêcheurs imprudents qui s’hassardent dans les zones à haut risque.
    Après l’étape de Kitona-village, la délégation de la Perenco s’est dirigée vers le groupement de Mamputu. Deuxième étape d’une longue tournée de deux jours qui s’est achevée le lundi 24 juin à la maternité « Les trois mages », où la Perenco a remis au médecin responsable de cette entité médicale, un nouveau bâtiment devant abriter la maternité ; bâtiment équipé de tous les matériels nécessaires pour son bon fonctionnement.
    Au groupement de Mamputu, le très dynamique directeur général, Reza Mered, a remis un bureau moderne et équipés des meubles, au chef de cette entité, Victor Sambu. « Je remercie la Perenco au nom de mon groupement, le bureau est un souvenir inoubliable pour la communauté, désormais nous tiendront des réunions avec les chefs de villages dans de bonnes conditions », avait-il déclaré, avant de rappeler les autres actions de Perenco, réalisées toujours dans son groupement. Il a cité la construction d’un dispensaire et l’aménagement de deux puits d’eau.
    Dans ce registre, il faut aussi citer, la construction des bureaux de groupements de Muanda-cité et Kongo. Dans le secteur de l’éducation, la délégation de Perenco était aussi passée à l’école primaire Mpulusu dans la cité de Muanda. Là, un nouveau bâtiment de trois salles de classes a été remis à David Dingu Mazanza, directeur de cette école conventionnée protestante. Autant dire que dans sa politique sociale, la Perenco ne fait nullement pas cas de convictions religieuses. Ce nouveau bâtiment vient ainsi, à en croire, Reza Mered, clôturer la série de constructions initiées dans cette école où précédemment un bâtiment similaire a été construit dans l’optique d’améliorer les conditions d’enseignement. Toujours dans ce secteur, un nouveau bâtiment de six salles de classes avait été également remis à Gaspard Niongi Fiti, directeur d’école primaire kimbanguiste Langa à Nsiamfumu.
    A noter que toutes ces réalisations sociales bénévoles, à impact visible, hormis honnêtement la construction de l’école primaire Langa, qui une action sociale conventionnelle, s’intègrent sur le plan social de Perenco. Ces réalisations, pourtant fruit des efforts conjointement menés par Perenco, l’administration du territoire de Muanda ainsi que toutes les structures connexes de cette entité, ne semblent pas être comprises par quelques esprits « faibles », qui par moment se caractérisent par des actes de vandalisme répétés sur les installations de Perenco, voire même de son personnel.
    Des « actes négatifs » qui, selon le directeur général Reza Mered, empêchent la bonne marche de Perenco, ont été sèchement condamnés par toutes les structures de base de Muanda, notamment le Comité de coordination et de développement de Muanda (COCODEM). Perenco considère désormais le COCODEM comme « la plus fiable courroie de transmission et la meilleure interface pour faire parvenir les besoins de la population ».

    Encadré
    Perenco est actuellement l’unique producteur pétrolier de RDC et figure parmi les plus gros investisseurs du pays.
    Depuis son arrivée dans la région en 2000, le groupe a réalisé de très gros investissements dans de nouveaux puits, les activités de récupération secondaire et amélioré les méthodes d’exploitation.
    Dans le territoire de Muanda, le programme social de Perenco s’ordonne autour de cinq grands axes : les infrastructures, l’accès à l’eau, l’électricité, la santé, l’emploi, etc.
    Principal employeur de la région, Perenco RDC prend ses responsabilités sociale et environnementale à cœur. La compagnie est sur le point de lancer un programme de microcrédit afin d’encourager les initiatives individuelles dans les domaines de l’agriculture, l’artisanat, de l’élevage et de la pêche.

    Écrit par LP (Le Potentiel)

  • Mines de la RDC – le Rwanda et le Burundi au cœur de la mafia

    Mines de la RDC – le Rwanda et le Burundi au cœur de la mafia

    CONGO-DEMOCRATIC-Encore des preuves documentées. Des hauts gradés sont pris la main dans le sac dans le blanchiment de minerais de la maffia. Les circuits huilés de certification dans ces pays voisins sont transformés en véritable blanchisserie. De nouvelles recherches de Global Witness révèlent l’implication de militaires de haut rang dans le commerce de l’or dans l’Est du Congo. Ils sont Burundais, Congolais et Rwandais. Les exportations frauduleuses des tonnes d’or, du tantale et du tungstène font l’affaire des rebelles et officiers congolais, ainsi que des structures étatiques burundaises et rwandaises.

    On ne le dira jamais assez, la guerre qui frappe la République démocratique du Congo a comme soubassement, la prédation et le pillage des ressources naturelles, principalement les minerais. Le dernier rapport de Global Witness révèle le degré atteint par ces pratiques à la peau dure, en dépit de multiples dénonciations. Sans les nommer, le rapport dénonce des hauts gradés actifs dans ce commerce illicite des matières précieuses dans la partie orientale de la RDC.

    Bien que cités dans différents rapports, il est curieux de constater que les pays régulièrement nommés ne se gênent pas de poursuivre les actions de prédation. Global Witness évalue à des tonnes les cargaisons qui passent en contrebande des frontières congolaises vers les deux pays précités, à savoir le Burundi et encore et toujours le Rwanda. Ce qui ne peut se faire qu’avec la complicité des militaires congolais en pleine opération dans cette partie de la RDC. Ainsi, se comprend aisément les causes qui font perdurer indéfiniment la guerre. La situation de ni guerre, ni paix actuellement enregistrée avait été mise à profit par les maffieux de tous poils pour lessiver les richesses enfouies dans le sous-sol congolais.

    Plutôt que de combattre ces pratiques, il apparaît clairement que les deux pays voisins de la RDC ont brillé pendant la période d’investigations menées sur le terrain par Global Witness soit, en mars et avril, par un activisme débordant dans leur entreprise de prédation et de pillage. Global Witness a ainsi vu tout ce qui se tramait à travers les frontières entre ces deux pays et la Rd Congo.

    Le président de la République, lui-même, ne s’était pas privé de dénoncer publiquement l’existence d’un réseau ayant des ramifications tant au niveau local, provincial et central avec des acteurs aussi bien civils que militaires. Joseph Kabila avait vu juste en décidant, en son temps, de la suspension de toute exploitation des minerais dans cette partie du pays.

    Dans un communiqué rendu public par Global Witness, cette ONG internationale note : « Le lucratif commerce de l’étain, du tantale, du tungstène et de l’or de l’Est du Congo est contrôlé depuis près de quinze ans par des groupes armés violents et des factions de l’armée gouvernementale. Ces groupes utilisent les profits générés par le commerce des minerais pour financer leur lutte ». Halte à l’hypocrisie

    Les Etats-Unis et l’Europe ont mis en place des systèmes d’alerte en vue d’éradiquer ce commerce illicite des minerais. Mais des faiblesses apparaissent tout de suite. Les faits sont avérés. Ils ne relèvent plus du domaine de l’abstrait ou des allégations. Les puissances qui ont opté en faveur des mesures de traçabilité des minerais congolais, connaissaient pertinemment l’existence des circuits maffieux qui inondaient leurs marchés. Face à ces accusations, il est curieux de constater que des actions d’envergure tardent toujours à venir contre ces pays prédateurs.

    Les réseaux connectés de la RDC, du Burundi et du Rwanda seraient-ils aussi puissants au point de tromper de manière grossière la vigilance internationale ? Les puissances mondiales ne savaient-elles pas que ces deux pays, qui émettent des certifications des minerais ne se trouvant pas dans leurs sous-sols respectifs participent à une entreprise de prédation sur les minerais provenant du Congo-Kinshasa? Comment peut-on faire du Rwanda une blanchisserie et affirmer vouloir mettre un terme à la guerre et son cortège de malheurs ?

    L’hypocrisie n’a que trop duré pour les puissances planétaires qui refusent de voir ces actes flagrants que posent les pays voisins prédateurs. La voie de la raison est celle de ne plus accepter l’accès dans leurs territoires respectifs de ces minerais notoirement issus des conflits, mais blanchis au Rwanda et au Burundi, sans oublier l’Ouganda, même s’il n’est pas cité dans le présent rapport.

    (Le Potentiel)

  • “L’économie de la RD Congo reste dirigée en fonction des besoins de l’extérieur”

    “L’économie de la RD Congo reste dirigée en fonction des besoins de l’extérieur”

    Forum Economique International-Chercheur au Centre d’études sur la région des grands lacs de l’Université d’Anvers, Stefaan Marysse suit depuis quinze ans l’économie congolaise. Selon lui, la RD Congo a entamé les premiers pas d’une reconstruction qui pourrait l’aider à se relever.

    Le professeur belge Stefaan Marysse est chercheur dans le Centre d’études sur la région des grands lacs de l’Université d’Anvers. Il n’est pas un novice de la situation économique et sociale en République démocratique du Congo. Depuis près de 15 ans, le chercheur belge encadre les enseignants et donne cours à l’Université de Kinshasa. La plupart de ministres congolais qui s’occupent des secteurs économiques, il les a connus « à travers leurs recherches, plutôt que dans leurs bureaux », confie-t-il.

    Après son intervention au premier Forum économique international de Kinshasa, qui s’est tenu du 6 au 7 juin, Stefaan Marysse fait le point sur l’état actuel de la RD Congo dont le gouvernement est dirigé, selon ses propres mots, par les « réformateurs ».

    Propos recueillis à Kinshasa par Trésor Kibangula

    Jeune Afrique : Quel regard portez-vous aujourd’hui sur l’évolution de la situation économique et sociale de ces deux dernières décennies en RD Congo ?

    Stefaan Marysse : Le Congo ressemble à un verre, à moitié plein pour les uns, à moitié vide pour les autres. Cela dépend de l’observateur. Mais si on n’a pas vécu dans ce pays pendant les très difficiles années 1990, on ne comprendra pas combien la RD Congo est en train de changer. À mon sens, le pays a entamé les premiers pas d’une reconstruction qui pourrait l’aider à se relever. L’inflation est maîtrisée. Le pays enregistre un succès certain au niveau des indicateurs économiques qui sont désormais passés au vert. Il ne faut pas oublier que la RD Congo revient d’une situation de l’hyperinflation, du vol institutionnalisé de l’État sur sa population. Il y a eu un temps où on produisait ici la « vraie fausse monnaie ». Le gouvernement émettait des séries de billets parallèles aux billets officiels pour se procurer de l’argent. Il n’y avait plus de banque. Et pour s’acheter un poulet, il fallait se promener avec un sac d’argent.

    Quel est l’apport du gouvernement Matata dans la consolidation de la situation économique ?

    L’actuel premier ministre congolais, Matata Ponyo, a consolidé les réformes appuyées par les institutions financières internationales. À côté de l’inflation qui est jugulée, le code minier a été revisité pour inclure des mesures en matière de transparence, d’appels d’offres et de droits des communautés locales, ce qui attire des nouveaux investisseurs. Et surtout, le gouvernement de Matata a entamé des réformes assez courageuses notamment la bancarisation de la paie des fonctionnaires de l’État qui pourra ainsi mettre fin à un système opaque basé sur le paiement manuel.

    Le problème, c’est la Gécamines.

    Des « réformes courageuses », une inflation maîtrisée, une croissance annoncée à 8,3 % en 2013, … Mais pas encore d’incidence réelle sur la réduction de la pauvreté. Comment comprendre ce paradoxe ?

    C’est la faiblesse même de la structure de l’économie congolaise. Des performances enregistrées jusqu’ici concernent essentiellement des secteurs extravertis, les mines. Beaucoup de production donc, mais trop peu d’emplois. Conséquence : cet essor énorme du secteur cuprifère et cobaltifère – la RD Congo est redevenue numéro un mondial d’exportation de cobalt – entraîne très peu de retombées sur le reste de l’économie congolaise. Et cette dernière reste très dualiste : d’un côté, le secteur informel qui fait vivre toute la population, et de l’autre, le secteur minier très intensif en capital mais qui emploie peu. Entre les deux, il n’existe presque pas d’industries qui pourraient faire en sorte que cet essor minier ait des effets en amont et en aval. On reste donc dans une économie d’enclave, dirigée en fonction des besoins de l’extérieur. C’est pourquoi les Congolais ne ressentent pas au quotidien les effets des changements en cours.

    Au même moment, l’ITIE, Africa progress panel ou encore le Fonds monétaire international (FMI) continuent à dénoncer l’opacité dans la gestion des ressources naturelles…

    Le problème, c’est la Gécamines. La société congolaise des mines ne produisait presque plus rien depuis près de deux décennies. Transformée en société anonyme en 2010, elle est restée tout de même le dépositaire du sous-sol congolais. Il fallait donc toujours passer par elle pour obtenir une concession minière. Ainsi, elle a signé 34 partenariats avec des entreprises privées internationales, certaines sérieuses mais d’autres assez critiquables. Elle en a tiré des dividendes qui devraient normalement être versées à l’Etat, mais ce n’a pas été le cas. Qu’est-ce qu’elles sont devenues ? C’est l’opacité totale. Entre 2008 et 2011, la Gécamines a été donc mêlée dans toutes ces ventes d’actifs miniers opaques qui sont aujourd’hui décriées. Feu Katumba Mwanke et Dan Gertler, deux proches de la présidence de la République, ont largement contribué à la construction de ces contrats, officiellement, en faveur de la Gécamines…

    Et que fait l’actuel gouvernement pour mettre fin à cette situation ?

    Aujourd’hui, la RD Congo a rejoint aujourd’hui l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE). Et dans son programme avec le gouvernement congolais, le FMI exige également plus de transparence dans la vente des actifs miniers. Cette pression de l’extérieur, appuyée par quelques personnes de l’intérieur qui militent pour des réformes, rend de plus en plus difficile la conclusion des contrats opaques. Cela donne raison et renforce le groupe des réformateurs dans la sphère du pouvoir congolais qui regorge encore quelques adeptes de mauvaises pratiques d’hier.

    (Jeuneafrique)
  • La RDC branchée depuis vendredi 14 juin au câble à fibre optique à partir du point d’atterrage de Moanda

    La RDC branchée depuis vendredi 14 juin au câble à fibre optique à partir du point d’atterrage de Moanda

    Reseau fibre optique
    Reseau fibre optique

    -Annonce officielle par le ministre Kin Kiey des PT&NTIC, qui avait à ses côtés l’ADG a.i. de la SCPT, Placide Mbatika, de la connexion depuis vendredi 14 juin de la RDC au réseau mondial de télécommunication par câble à fibre optique à partir de la station d’atterrage de Moanda

    Elle est finalement tombée la nouvelle tant attendue annonçant la connexion effective de la RDC au réseau de télécommunication par câble à fibre optique à partir du point d’atterrage de Moanda sur la côte atlantique congolaise. Cette connexion a été effectuée à 13 heures locales le vendredi et les dirigeants du consortium WACS gestionnaire du dit câble l’a aussitôt signalé à l’autorité congolaise compétente, en l’occurrence le ministre des Postes et Téléphone ainsi que des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PT&NTIC), M. Tryphon Kin Kiey Mulumba.

    Aussitôt donc informé de la décision commune que venaient de prendre les quinze pays membres du consortium WACS parmi lesquels se retrouvent notamment la Grande-Bretagne, le Portugal, l’Afrique du Sud et d’autres pays de la côte oust-africaine,   le ministre Kin-Kiey Mulumba informera à son tour sur le champ le Chef de l’Etat, le  président Joseph Kabila, et le Premier ministre Matata Ponyo, selon sa propre confidence, puis convoquera illico presto quelques représentants les plus rapidement joignables de la presse de Kinshasa pour leur transmettre la nouvelle sur un ton nettement triomphal.

    Visiblement emballée dans l’euphorie traduisant le comble de sa joie, l’autorité congolaise patronne des PT&NTIC a reçu, débout dans son propre bureau du cabinet ministériel avec à ses côtés l’ADG a.i. de la SCPT Placide Mbatika, le parterre des journalistes arrivés au rendez-vous.

    Voilà dans quelle ambiance le ministre Kin-Kiey communiquera sa nouvelle du jour présentée comme une grande première, à savoir que la RDC venait d’être branché enfin sur le réseau mondial de télécommunication par câble à fibre optique.

    A 13 heures locales donc, le point d’atterrage de ce câble à Moanda a commencé à recevoir le flux des télécommunications du réseau, juste après que les bonzes du consortium WAC aient prononcé la formule magique « Ready for service », prêt pour le service.

    L’envolée du ministre dans l’éloge de l’événement a aussi situé la portée de l’aboutissement auquel la RDC est parvenue dans le projet de son arrimage aux technologies planétaires de développement moderne.

    Entamé il y a quatre ans, le programme de connexion de la RDC au câble à fibre optique a connu des aléas qu’il sied d’oublier maintenant que le point d’aboutissement est atteint depuis que le gouvernement Matata stimulé par le président Joseph Kabila a réactivé il y a une année ce mirobolant projet.

    La RDC qui a fini par remplir tous les préalables exigés par le consortium vient pratiquement d’être déclarée éligible à ce programme de connexion au fameux réseau. Le ministre Kin Kiey fier comme Artaban pour le fleuron de la fibre optique acquise par la RDC comme la plus grande, la plus belle et la plus jolie action de la feuille de route de son ministère, avait pris soin d’appeler à ses côtés et de faire confirmer le succès proclamé par le gestionnaire n° 1 de la SCPT avec lequel il a eu à cheminer dans cette entreprise, en l’occurrence l’ADG a.i. Placide Mbatika.

    Prenant effectivement la parole à son tour, l’ADG ai. Placide Mbatika confirmera lui aussi la nouvelle du jour devant la presse avec la même effusion de joie que le ministre. C’est en sorte de duo de héros de la fibre optique en RDC que les deux personnalités se sont extasiées de leur succès devant leur assistance médiatique. Si le champagne n’a pas été ouvert pour sabler l’événement, au moins il n’a pas été absent, puisque l’ADG a.i. avait tout de même apporté au ministre le sublime ingrédient de la plus haute classe de la circonstance.

    Ainsi, après le merveilleux aboutissement du projet, c’est son inauguration solennelle maintes fois annoncée et reportée jusqu’il y a peu qu’il va falloir organiser prochainement à Moanda. Mais, a semblé dire le ministre, il n’y a plus de précipitation à faire. L’essentiel comme à une naissance d’un enfant aura été cette venue au monde, tandis que le baptême peut-être fixé à n’importe quelle date à convenir par les parents et les proches.

    Daniel Nzuzi/MMC