Tag: Monde

  • Découverte de la Santa Maria de Christophe Colomb

    Découverte de la Santa Maria de Christophe Colomb

    Santa Maria-Si la découverte est confirmée, elle serait d’importance. Selon The Independent, une équipe d’archéologues sous-marins a découvert l’épave de la Santa Maria, le navire à bord duquel Christophe Colomb a découvert l’Amérique en 1492. Construite sur la côte du Pays basque au cours de la deuxième moitié du XVe siècle, la caravelle s’est abîmée sur des récifs au large d’Haïti, quelque temps après la découverte des Bahamas. 

    « Toutes les preuves géographiques, la topographie sous-marine et les preuves archélogiques tendent à confirmer qu’il s’agit bien du navire amiral de Colomb », indique Barry Clifford, un archéologue sous-marin dont l’équipe n’a, pour l’instant, que photographié les lieux et pris des mesures.

    PROTÉGER LA ZONE DES PILLEURS

    La localisation de l’épave a été possible grâce à la découverte, en 2003, de la probable localisation du fort construit par Christophe Colomb et à la lecture du récit de voyage du navigateur. Une première expédition avait permis de photographier l’épave, mais l’équipe n’avait pas été en mesure de l’identifier. Une nouvelle série de plongées a permis de confirmer qu’il s’agissait probablement de la Santa Maria. L’empreinte laissée par le ballast au fond de l’océan, les canons correspondent aussi à celle d’un navire de la taille de la caravelle.

    Les archéologues sont entrés en contact avec le gouvernement haïtien et espèrent que la zone sera protégée des pilleurs d’épaves. L’objectif ultime serait de sortir le navire de l’eau, de le conserver et de le présenter au public ; ce qui pourrait être bénéfique à l’industrie touristique d’Haïti, affirme l’archéologue.

    Le Monde

  • Moscou affirme son retrait de la frontière ukrainienne, doutes de l’Otan

    Moscou affirme son retrait de la frontière ukrainienne, doutes de l’Otan

    Poutine-Après avoir demandé aux séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine de reporter le référendum du 11 mai sur l’autodétermination de Donestk, Vladimir Poutine a annoncé le retrait des troupes stationnées à la frontière. L’Otan dément.

    La voie du compromis et du dialogue est-elle en train de se profiler entre l’Ukraine et la Russie ? Le président russe Vladimir Poutine a annoncé, mercredi 7 mai, le retrait des 40 000 soldats stationnés à la frontière entre la Russie et l’Ukraine, une affirmation non confirmée par l’Otan et Washington.

    “On nous a toujours dit que nos forces à la frontière ukrainienne suscitaient l’inquiétude. Nous les avons retirées. Aujourd’hui, elles ne sont plus à la frontière ukrainienne (…)”, a déclaré le président russe, cité par l’agence de presse Interfax. Vladimir Poutine s’exprimait à l’issue d’un entretien avec Didier Burkhalter, président en exercice de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), pour tenter d’élaborer plan de sortie de crise.

    La prudence reste néanmoins de mise. Les affirmations de Vladimir Poutine n’ont pas été confirmées par l’Otan, qui a réagi en disant ne pas avoir d’”indication” qui puisse avérer le retrait des troupes russes. Washington est allé dans le même sens en affirmant ne pas non plus disposer de preuves. “Il n’y a pas de preuve pour l’instant qu’un retrait a eu lieu”, a déclaré le porte-parole adjoint du président américain Barack Obama, Josh Earnest qui s’exprimait face aux journalistes lors d’un point de presse dans l’avion Air Force One. 

    Moscou demande le report du référendum de Donetsk

    L’annonce de Vladimir Poutine intervient alors même que Moscou a demandé aux séparatistes pro-russes en Ukraine de reporter le référendum sur la “déclaration d’indépendance” de la république autoproclamée de Donetsk.

    “Nous demandons aux représentants du sud-est de l’Ukraine de reporter le référendum prévu le 11 mai, pour créer les conditions nécessaires au dialogue”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. “Nous considérons que le dialogue direct entre les autorités de Kiev et les représentants dans le sud-est de l’Ukraine est un élément clé d’un compromis”.

    Inspiré par la Crimée, les séparatistes pro-russes entendent en effet faire de la région de Donetsk, ville située dans le bassin minier de l’Est, une république indépendante. Denis Pouchiline, chef de la “république populaire” auto-proclamée de Donetsk, a précisé le 6 avril que la question posée serait : “Approuvez-vous la déclaration d’indépendance de la république populaire de Donetsk ?” Mais le scrutin est à haut risque dans cette région déjà déstabilisée. Et Poutine se dit engagé dans la recherche d’une solution de sortie de crise.

    Avec AFP et Reuters 
  • Fin des recherches aériennes et navales du vol MH 370

    Fin des recherches aériennes et navales du vol MH 370

    MH370 plane-Les recherches pour retrouver le vol MH370 sont entrées dans une nouvelle phase mercredi dans l’océan Indien avec le rappel des avions et de la plupart des navires mobilisés depuis le 8 mars, la priorité étant désormais l’exploration sous-marine.

    Les autorités australiennes qui coordonnent les opérations ont annoncé que l’effort se porterait “dans les prochaines semaines” sur l’exploration des fonds marins où l’on pense que le Boeing 777 de Malaysia Airlines repose, au large des côtes occidentales de l’Australie, depuis sa disparition avec 239 personnes à bord.

    Lancées le 18 mars, ces recherches couvrant plus de 4,5 millions de kilomètres carrés sont restées vaines. “La plupart des avions auront quitté (Perth, ouest) à la fin de la journée“, a déclaré un porte-parole du centre de coordination des opérations. “Certains doivent revenir au port pour faire le plein et permettre à l’équipage de se reposer. D’autres retourneront faire ce qu’ils faisaient avant de se joindre aux opérations de recherche“, a précisé le porte-parole. “En résumé, la recherche de surface est réduite (…) et les opérations aériennes et navales à grande échelle sont terminées“, a-t-il ajouté.

     

    Priorité aux recherches sous-marines

    Dès lundi, le Premier ministre australien Tobny Abbott avait indiqué que les recherches sous-marines seraient intensifiées et étendues, “si nécessaire à l’ensemble de la zone d’impact estimée, soit environ 700 kilomètres sur 80“, près de 60.000 km2.
     
    Un robot de la forme d’une torpille, équipé d’un sonar, le Bluefin-21, a sondé 400 km2 autour d’émissions détectées par une sonde américaine et considérées comme provenant des boîtes noires du MH370. Mais ces recherches n’ont pas permis de retrouver l’épave.
     
    A partir de calculs de vitesse et de consommation de carburant, croisés avec les données satellite, les enquêteurs pensent que l’avion a dévié de son plan de vol et s’est abîmé dans le sud de l’océan Indien, même si aucun élément matériel n’a encore été retrouvé.

     

    Les familles écoutent la dernière conversation entre l’avion et la tour de contrôle

    Dans le même temps les familles des victimes ont été réunies pour écouter la dernière conversation entre l’équipage et un contrôleur aérien.

    Avion: La livraison Malaysian 370 bonjour.
    Tour de contrôle: Malaysian 370 en attente et Malaysia six autorisé pour Francfort en passant par AGOSA Alpha. Départ à 6000 pieds.

    Tour de contrôle: Un zéro six Malaysian 370, vous avez demandé un niveau ?
    Avion: Malaysian 370 nous sommes prêts pour aller au niveau trois cinq zéro pour Pékin.

    Tour de contrôle : Malaysian 370 est effacé pour Pékin en passant par PIBOS départ à 6000 pieds, inscrivez vous!
    Avion: Pékin PIBOS à 6000 pieds direction deux un cinq sept Malaysian 370 merci.

    Tour de contrôle: Malaysian 370, contactez Ho Chi Minh 190, bonne nuit.
    Avion: Bonne nuit Malasian 370.

    RTL.BE

  • ANNE SINCLAIR SUR DSK :  UN « CHARMEUR », UN « SÉDUCTEUR » QUI « SAVAIT DÉMENTIR ».

    ANNE SINCLAIR SUR DSK : UN « CHARMEUR », UN « SÉDUCTEUR » QUI « SAVAIT DÉMENTIR ».

     


    Ann-Sinclair-et-DSK-Anne Sinclair revient pour la première fois en trois ans sur l’« Affaire DSK-Diallo » dans une interview à Laurent Delahousse. Elle affirme que Dominique Strauss-Kahn lui a menti sur ses infidélités. La journaliste a accordé une interview diffusée par « France 2 » mardi soir 22 avril 2014.

     

     

     

    Anne Sinclair a choisi « France 2 » pour revenir pour la première fois à la télévision sur l’« affaire Diallo », l’affaire qui aura radicalement bouleversé sa vie de couple et mis un terme aux ambitions politiques de Dominique Strauss Kahn. Lors d’une émission de « Un jour, un destin », diffusé mardi 22 avril 2014 sur « France 2 », Anne Sinclair s’exprime sur l’homme avec qui elle a vécu pendant plus de 12 ans. « Quand j’ai épousé Dominique, je savais que c’était un charmeur, que c’était un séducteur. Ça, je le savais », explique-t-elle tout en affirmant qu’elle ne croyait pas à ses infidélités. « Ecoutez, vous me croyez ou vous ne me croyez pas, mais je ne savais pas », assure la journaliste qui admet avoir eu quelques soupçons sur les frasques attribuées dans les médias à son époux. « Les rumeurs, elles sont faites pour détruire, elles sont faites pour tuer, elles sont faites pour abîmer, donc je les ai ignorées ».

    « J’ai eu des doutes » confie-t-elle à Laurent Delahousse. « Oui, des doutes dans un couple. Je suis souvent, quelquefois, venue lui demander si les choses étaient exactes ou pas. Et il savait démentir. Et me rassurer ». Anne Sinclair revient aussi plus spécifiquement sur le long procès à New York et les accusations de viol dont DSK a fait l’objet. « Je n’y ai pas cru, je ne le crois pas et je sais que ce n’est pas le cas » affirme-t-elle au sujet de l’ancien ministre. Depuis un an, la journaliste ne partage plus sa vie avec Dominique Strauss-Kahn. Anne Sinclair est en couple avec Pierre Nora, l’historien a lui-même confirmé leur liaison publiquement à la télévision.

    LE COMPORTEMENT DE DSK « STUPIDE », « INFANTILE », ET « SOT »

    « Je n’y ai jamais cru, je ne le crois pas et je sais que ce n’était pas le cas », déclare Anne Sinclair à propos de l’affaire du Sofitel, survenue en mai 2011 à New York.

    « Sot, stupide, incohérent. Le comportement que Dominique a pu avoir alors qu’il était à la veille d’une élection, je pense que c’est infantile. Que ce n’est à la hauteur ni de l’homme que je croyais qu’il était ni du destin qu’il ambitionnait ». « Il y a eu, bien entendu, dans la vie publique, des rumeurs. Mais les rumeurs, elles sont faites pour détruire, pour tuer, pour abîmer, et donc je les ai ignorées », explique-t-elle avant d’avouer : « J’ai eu des doutes, ou, des doutes dans un couple ».

    « IL Y A EU LA VOLONTÉ D’AMPLIFEIR LES CHOSES SUR DSK »

    Anne Sinclair a regretté,  le rôle joué par les autorités françaises dans l’affaire new-yorkaise impliquant son ex-mari, Dominique Strauss-Kahn, alors patron du « FMI », et une employée du Sofitel. « Elles n’ont pas été totalement neutres », a-t-elle estimé, sans en dire davantage, lors de l’émission « Un jour, un destin » qui lui était consacrée. La journaliste a affirmé : « Disons qu’il n’y a pas eu de complot. Je pense qu’il y a eu la volonté d’amplifier, beaucoup, les choses auprès des autorités new-yorkaises. Je pense que les autorités françaises n’ont pas été totalement neutres ».

    D’après le « Figaro », Laurent Delahousse aura dû batailler plus de deux ans pour obtenir ces confidences tant attendues. « Le documentaire, c’est le roman de ses vies », explique le présentateur d’« Un Jour un destin ». « Elle a été petite-fille de marchand d’art, fille de résistants juifs exilés à New York, star de l’interview du + dimanche soirsur + TF1 +, épouse de DSK et aujourd’hui patronne du + Huffington Post + en France. Et puis, je lui ai proposé une interview. Je voulais avoir son regard sur cette affaire ».

    Cordialement,
    La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

  • La richesse des Belges bat tous les records: voici la moyenne par habitant

    La richesse des Belges bat tous les records: voici la moyenne par habitant

    argent2-A la fin de l’année 2013, le patrimoine financier des Belges atteignait le record de 1.084,9 milliards d’euros, rapportent vendredi plusieurs journaux sur base de chiffres de la Banque nationale de Belgique (BNB).

    La bonne performance des Bourses a gonflé les portefeuilles de 27 milliards d’euros, selon L’Echo. En ce qui concerne l’épargne, les Belges ont apporté 21,4 milliards et se sont endettés pour 7,6 milliards, écrit Le Soir. Les Belges ont donc apporté en épargne nette pas moins de 13,8 milliards d’euros, une solde identique à l’année précédente. L’épargne brute a cependant diminué, tant sur le marché des obligations que sur celui des comptes d’épargne. Ces derniers ont toutefois toujours autant de succès, avec un apport de 11,3 milliards (contre 13,7 entre 2011 et 2012) pour un total de 265,6 milliards de dépôts.

     

    Près de 180 milliards d’euros de crédits hypothécaires

    Du côté du passif, les engagements financiers des ménages atteignaient 220,4 milliards d’euros fin 2013, dont près de 180 milliards d’euros de crédits hypothécaires. Après déduction des dettes, le patrimoine financier net atteignait 864,5 milliards d’euros à la fin de l’an dernier.

     

    70% des ménages disposent d’un patrimoine inférieur à la moyenne

    D’après L’Echo, en ajoutant le patrimoine immobilier au patrimoine financier net, le patrimoine des Belges atteignait 1.991 milliards d’euros, en hausse de 63 milliards sur un an. Cela représente un patrimoine moyen de 178.400 euros par habitant et de 417.400 euros par ménage. Cependant, 70% des ménages disposent d’un patrimoine inférieur à la moyenne.

    RTL.BE

  • Boeing disparu: il est encore possible de retrouver des survivants!

    Boeing disparu: il est encore possible de retrouver des survivants!

    Avion au decollage-Les recherches ont repris vendredi dans une zone modifiée après de nouveaux calculs de trajectoire du Boeing 777 de Malaysia Airlines, qui serait tombé dans l’océan Indien, à court de carburant, plus tôt qu’estimé auparavant. Le ministre malaisien des Transports a annoncé qu’il était toujours possible de retrouver des survivants.

    Le ministre malaisien des Transports a promis samedi de poursuivre les recherches pour retrouver de “possibles survivants” à l’accident du vol MH370, trois semaines après la disparition du Boeing 777 de Malaysia Airlines dans l’océan Indien. “Aussi faibles que soient les chances (…), nous continuerons à rechercher  de possibles survivants”, a déclaré aux journalistes le ministre malaisien des Transports Hishammuddin Hussein en présentant ses condoléances aux familles malaisiennes des passagers et des membres de l’équipage du boeing.

    La Malaisie a annoncé officiellement que l’avion était tombé dans l’océan Indien

    Le vol de MH370 de Malaysia Airlines a disparu le 8 mars peu après avoir décollé de Kuala Lumpur avec 239 personnes à bord, dont 227 passagers, en direction de Pékin. La Malaisie a officiellement annoncé le 25 mars que l’avion avait “fini dans le sud de l’océan Indien” sans qu’aucun élément matériel n’ait depuis confirmé ce scénario.

    “Tant qu’il y a la moindre chance de retrouver des survivants, nous ferons tout ce qui est nécessaire”

    Mais Hishammuddin Hussein, le porte-parole de la Malaisie depuis la disparition de l’avion, a continué d’évoquer la possibilité de retrouver des survivants. “Je ne peux leur (aux proches) donner de faux espoirs”, a-t-il dit samedi. “Le mieux que nous puissions faire est de prier et leur manifester notre empathie, car tant qu’il y a la moindre chance de retrouver des survivants, nous prierons et nous ferons tout ce qui est nécessaire”.

    Onze avions à pied d’oeuvre

    Onze avions de six pays (Australie, Chine, Japon, Nouvelle-Zélande, Corée du Sud, Etats-Unis) ont commencé vendredi à explorer une zone située à 1.100 km au nord-est de celle qu’ils survolaient depuis une semaine à 2.500 km des côtes australiennes. De nombreux objets flottants ont été repérés, sans que rien ne permette d’établir qu’ils appartiennent à l’avion de Malaysia Airlines. Parmi les pistes explorées pour expliquer la perte du Boeing, celle d’un acte désespéré du pilote concentre l’attention d’une partie des enquêteurs, qui cherchent à comprendre pourquoi deux systèmes cruciaux de communication de l’avion avec le sol (les ACARS et le transpondeur) ont été coupés à quelques minutes d’intervalle.

    RTL.BE

  • L’ALLIANCE ATLANTIQUE :  LE VÉRITABLE AGENDA CACHE D’OBAMA.

    L’ALLIANCE ATLANTIQUE : LE VÉRITABLE AGENDA CACHE D’OBAMA.

    Obama pensantObama pensantbarack-obama-frustrated-Le principal objectif de la visite du président Obama en Europe –déclare Susan Rice, conseillère pour la sécurité nationale- est de « faire pression pour l’unité de l’Occident » face à l’« invasion russe de la Crimée ».

    Le premier pas sera le renforcement ultérieur de l’« OTAN ». L’alliance militaire qui, sous commandement étasunien, a englobé en 1999-2009 tous les pays de l’ex Pacte de Varsovie, trois de l’ex URSS et deux ex républiques de la Yougoslavie (détruite par l’« OTAN » avec la guerre) ; qui a déplacé ses bases et ses forces militaires, y compris celles à capacité nucléaire, en les adossant de plus en plus à la Russie, en les armant d’un « bouclier anti-missiles », instrument non pas de défense mais d’offensive ; qui a pénétré en Ukraine, en organisant le coup d’État de Kiev et en poussant ainsi la Crimée à se séparer et à s’unir à la Russie. « Le cadre géopolitique change », annonce le secrétaire général de l’« OTAN » : « Les alliés doivent renforcer leurs liens économiques et militaires face à l’agression militaire russe contre l’Ukraine ». On envisage donc non seulement un renforcement militaire de l’« OTAN » pour qu’elle accroisse « la rapidité opérationnelle et l’efficience dans le combat », mais en même temps une + OTAN + économique », par « l’accord de libre échange USA-UE » fonctionnel au système géopolitique occidental dominé par les États-Unis.

    Une « OTAN » qui, rappelle Washington, « restera une alliance nucléaire ». Il est significatif que la visite d’Obama en Europe se soit ouverte avec le troisième Sommet sur la sécurité nucléaire. Une création d’Obama (non par hasard Prix Nobel de la paix), pour « mettre en condition de sécurité le matériel nucléaire et prévenir ainsi le terrorisme nucléaire ». Cette noble intention est poursuivie par les États-Unis, qui ont environ 8000 têtes nucléaires, dont 2150 prêtes au lancement, auxquelles s’ajoutent les 500 françaises et britanniques, portant ainsi un total pour l’« OTAN » à plus de 2600 têtes prêtes au lancement, face à environ 1800 russes.

    Ce potentiel est à présent  augmenté par la fourniture du Japon aux USA de plus de 300 kgs de plutonium et d’une grosse quantité d’uranium enrichi adaptés à la fabrication d’armes nucléaires, auxquels s’ajoutent 20 autres kilos venant d’Italie. Participe aussi au sommet sur la « sécurité nucléaire » Israël –l’unique puissance nucléaire du Moyen-Orient (non adhérent au Traité de non-prolifération)- qui possède jusqu’à 300 têtes et produit suffisamment de plutonium pour fabriquer chaque année 10-15 bombes du type de celle de Nagasaki. Le président Obama a contribué en particulier à la « sécurité nucléaire » de l’Europe, en ordonnant qu’environ 200 bombes B-61 stockées en Allemagne, Italie, Belgique, Hollande et Turquie (en violation du Traité de non-prolifération), soient remplacées par de nouvelles bombes nucléaires B61-12 à guidage de précision, projetées en particulier par les chasseurs F-35, y compris celles anti-bunker pouvant détruire les centres de commandement dans une first strike nucléaire.

    La Stratégie de Washington a un duplice but. D’une part redimensionner la Russie, qui a relancé sa politique extérieure (cf. le rôle joué en Syrie) et s’est rapprochée de la Chine, créant une alliance potentielle en mesure de s’opposer à la superpuissance étasunienne. D’autre part, alimenter en Europe un état de tension qui permette aux États-Unis de garder par l’intermédiaire de l’« OTAN » leur leadership sur les alliés, considérés selon une échelle de valeurs différente : avec le gouvernement allemand Washington traite pour la partition de zones d’influence, avec celui italien (« parmi nos plus chers amis au monde ») il se limite à quelques tapes sur l’épaule en sachant qu’il peut obtenir ce qu’il veut…

    En même temps Obama fait pression sur les alliés européens pour qu’ils réduisent les importations de gaz et de pétrole russes. Objectif non aisé. L’Union européenne dépend pour environ un tiers des fournitures énergétiques russes : Allemagne et Italie pour 30%, Suède et Roumanie pour 45%, Finlande et République tchèque pour 75%, Pologne et Lituanie pour plus de 90%. L’administration Obama, écrit le « New York Times », poursuit une « stratégie agressive » qui vise à réduire les fournitures énergétiques russes à l’Europe : elle prévoit que « ExxonMobil » et d’autres compagnies étasuniennes fournissent des quantités croissantes de gaz à l’Europe, en exploitant les gisements moyen-orientaux, africains et autres, y compris les étasuniens dont la production a augmenté en permettant aux USA d’exporter du gaz liquéfié.

    C’est dans ce cadre qu’intervient la « guerre des gazoducs » : L’objectif étasunien est de bloquer le Nord Stream, qui apporte en Ue le gaz russe à travers la Mer Baltique, et d’empêcher la réalisation du South Stream, qui l’apporterait en Europe à travers la Mer Noire. Les deux contournent l’Ukraine, à travers laquelle passe aujourd’hui le gros du gaz russe, et ils sont réalisés par des consortiums conduits par « Gazprom » dont font partie des compagnies européennes. Paolo Scaroni, numéro un d’« Eni (Société des hydrocarbures italiens) », a prévenu le gouvernement italien que, si le projet South Stream était bloqué, l’Italie perdrait de riches contrats, comme l’appel d’offres de 2 milliards d’euros que « Saipem » a gagné pour la construction du tronçon sous-marin. Il faut cependant compter avec les pressions étasuniennes.

    Le président Obama se dédie aussi à des œuvres charitables. Avec le pape François il parlera demain de leur « engagement commun dans le combat contre la pauvreté et l’inégalité croissante ». Lui qui pendant son administration a fait monter le taux de pauvreté aux USA de 12 à 15% (plus de 46 millions de pauvres) et celui de la pauvreté infantile de 18 à 22%, pendant que les super riches (0,01% de la population) ont quadruplé leurs revenus. Obama « remerciera le Pape aussi pour ses appels pour la paix ». Lui, le président d’un État dont la dépense en armes et en guerres équivaut à environ la moitié de celle mondiale.

    Manlio Dinucci et Tommaso Di Francesco
    Edition de mercredi 26 mars 2014 de il manifesto
    Article original : Il pacco atlantico, il manifesto, le 26 mars 2014.
    Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

     

    Cordialement,
    La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

     

  • Deux objets “éventuellement liés” au vol MH370 disparu

    Deux objets “éventuellement liés” au vol MH370 disparu

    Malaysia-Airlines-Flight-MH370-La Malaisie souhaite examiner la piste annoncée par l’Australie, qui dit avoir détecté, par images satellitaires, deux larges objets “éventuellement liés” au vol MH370 disparu il y a près de deux semaines. L’un de ces deux objets, situé dans l’océan Indien, mesure 24 mètres.

    Deux objets “éventuellement liés” au vol MH370 disparu il y a 12 jours ont été détectés par image satellite, a annoncé jeudi le Premier ministre australien, Tony Abbott, dont le pays mène les recherches dans le sud de l’océan Indien. L’Autorité australienne de sécurité maritime (AMSA) a reçu des informations “nouvelles et crédibles”, “basées sur des données satellitaires, d’objets qui pourraient être liés aux recherches“, a déclaré Tony Abbott devant le parlement. “Après analyse de ces images satellitaires, deux objets éventuellement liés aux recherches ont été identifiés”, a-t-il ajouté.

    Lun d’eux mesurerait 24 mètres

    “Les objets sont relativement flous. Ce sont des objets d’une taille certaine, probablement dans l’eau, plongeant sous la surface et remontant” par intermittence, a déclaré un responsable de l’Autorité australienne de sécurité maritime (AMSA), John Young. “Le plus grand (des deux objets, NDLR) ferait 24 mètres. L’autre est plus petit“, a-t-il ajouté lors d’une conférence. Un avion militaire Orion a été envoyé pour examiner de plus près les objets détectés, et trois autres appareils suivront. Le Premier ministre n’a pas précisé la localisation de ces objets, mais l’Australie conduit les recherches dans le sud de l’océan Indien.

    Tony Abbott a prévenu qu’il ne fallait pas tirer de conclusion hâtive. “Nous devons garder à l’esprit que la localisation de ces objets sera extrêmement difficile et il pourrait s’avérer qu’ils ne sont pas liés au vol MH370“, a-t-il dit.

    La Malaisie veut approfondir cette piste

    “Chaque piste représente un espoir”
    , a déclaré le ministre malaisien des Transports, Hishammuddin Hussein. Mais “nous devons être cohérents. Nous voulons vérifier, nous voulons corroborer“, a-t-il déclaré.

     
    “Priorité absolue” d’Obama
     
    Le vol MH370 assurant la liaison Kuala Lumpur-Pékin avec 239 personnes à bord — dont deux tiers de Chinois — s’est volatilisé peu après son décollage le samedi 8 mars à 00H41 (16H41 GMT vendredi).
     
    Le changement de cap vers l’ouest, à l’opposé de la trajectoire prévue, près d’une heure après avoir décollé, et la désactivation apparemment délibérés des systèmes de communication de l’avion ont placé les pilotes au centre de l’enquête. Les investigations menées jusqu’ici n’ont cependant rien donné de probant.
     
    La disparition du Boeing 777 de Malaysia Airlines mobilise les efforts de plus de 25 pays dans de vastes régions du monde: du nord de la Thaïlande à l’Asie centrale pour le corridor nord, de l’Indonésie au sud de l’océan Indien pour le corridor sud.
     
    L’Australie conduit les recherches, avec l’Indonésie, dans le corridor sud, qui passe à quelques centaines de km de sa côte occidentale.
     
    Mercredi, le président américain Barack Obama avait assuré que la recherche du Boeing disparu était une “priorité absolue” pour les Etats-Unis, qui ont mis à disposition tous les moyens possibles pour le rechercher.
     
    Le gouvernement de Malaisie a demandé au FBI d’analyser les fichiers électroniques qui avaient été effacés le mois dernier de ce simulateur de vol, avait confirmé à l’AFP un responsable américain sous couvert de l’anonymat.
     
    Les autorités espèrent ainsi que les experts de la police fédérale pourront récupérer les données détruites, voire les faire parler.
     
    “Qu’ont-ils trouvé?”
     
    Le commandant Zaharie Ahmad Shah, 53 ans, qui pilotait le Boeing 777, possédait chez lui son propre simulateur de vol, mais les enquêteurs malaisiens ont constaté qu’une partie des données en avait été supprimées début février.
     
    Selon les analystes du secteur, il n’est pas rare que les pilotes possèdent chez eux un simulateur de vol, à titre privé.
     
    A Kuala Lumpur, le chef de l’aviation civile, Azharuddin Abdul Rahman, a indiqué ne pas être au courant des derniers développements. “Ils ont trouvé quelque chose? Qu’ont-ils trouvé? Nous n’avons encore rien reçu” d’Australie, a-t-il dit à l’AFP.
     
    La gestion de la crise par les autorités malaisiennes, jugée chaotique, suscite depuis plusieurs jours la colère et la frustration des proches des personnes à bord du vol MH370, dont deux-tiers étaient des Chinois.
     
    Mercredi, à bout de nerfs, certains ont violemment reproché à Malaysia Airlines son opacité et incompétence, une “attitude honteuse” selon eux.

    RTL

  • Obama étudie fébrilement ses options face à l’agressivité du Kremlin

    Obama étudie fébrilement ses options face à l’agressivité du Kremlin

    obama-poutine-Le pouvoir américain a sous-estimé le vertige de la toute-puissance qui habite Vladimir Poutine.

     Soudain, l’Amérique d’Obama et ses alliés européens se réveillent d’une longue somnolence vis-à-vis de Vladimir Poutine. À l’exception de pays comme la Pologne ou les États baltes, qui ont crié au loup sans être écoutés, les Occidentaux sont pris de court par l’agressivité du Kremlin, son mépris de la souveraineté ukrainienne et son réflexe de survie face à l’émergence possible d’une Ukraine choisissant une autre voie que le postcommunisme arbitraire et corrompu. Pour sûr, Barack Obama ne s’attendait pas au camouflet infligé par Poutine en lançant ses troupes en Crimée, quelques heures après l’avertissement de la Maison-Blanche sur «le prix» à payer en cas d’intervention. «Les appels d’Obama se sont noyés dans les clameurs de l’hymne national entonné par les élus russes», qui ont voté comme un seul homme une autorisation de la force par Poutine à travers l’Ukraine (et pas seulement en Crimée), note Scott Wilson dans le Washington Post.

    Malgré le triste souvenir des chars russes en Géorgie en 2008, le pouvoir américain a sous-estimé le vertige de la toute-puissance qui habite Poutine. Après avoir tenté en vain l’apaisement avec Moscou (le fameux «reset»), Washington s’est désintéressé de la région, mesurant mal la capacité de nuisance russe. Mal lui en a pris. Car après avoir fait le ménage chez lui, le chef du Kremlin se sent visiblement assez fort pour affirmer ses intérêts en Ukraine par la force. Il parie sur la faiblesse de Washington et la dépendance des Européens par rapport au gaz russe. En réalité, note l’opposant russe Andreï Piontkovski, «il les méprise». «Depuis que l’Administration s’est jetée dans leurs bras en Syrie pour ne pas avoir à faire ce qu’elle avait promis (une intervention militaire, NDLR), Poutine a vu notre faiblesse», note le sénateur républicain Bob Corker.

    Le président russe fait-il le bon pari? C’est la question qui traverse la capitale américaine face au défi colossal posé par Poutine en Ukraine. Une riposte mili­taire semble exclue, l’Amérique n’ayant nulle intention de risquer une confrontation directe. Alors, depuis samedi, la Maison-Blanche pèse fébrilement ses options. Obama a téléphoné à Poutine pendant 90 minutes pour exiger qu’il replie ses forces déployées en Crimée, agitant la menace d’«un isolement poli­tique et économique». Parlant «d’une claire violation de la souveraineté de l’Ukraine», il a exhorté le Kremlin à discuter pacifiquement avec Kiev. Il a gelé sa participation au G8 à Sotchi en juin et entamé des consultations tous azimuts. Nombre de voix appellent à menacer Moscou d’une exclusion immédiate du G8, suggérant aussi un gel des avoirs des hauts responsables russes dans les banques occidentales. La grande peur – totalement justifiée – est que l’agression de Crimée ne s’étende à l’est et au sud de l’Ukraine, où des «comités antifascistes» orchestrés depuis Moscou fleurissent, selon un scénario qui rappelle à la fois la Tchécoslovaquie en 1968 et la Géorgie en 2008. «Personne ne doit se faire d’illusion sur ce que le président Poutine peut faire… pas seulement en Crimée, mais dans l’ensemble du territoire ukrainien», déclare le sénateur John McCain. «Si Obama laisse faire Poutine… la crédibilité de l’Amérique sera réduite à zéro. Nos ennemis ne nous craindront plus», avertit David Kramer de Freedom House.

    Beaucoup d’experts sont très pessimistes. «Que pouvons-nous faire, confie au Figaro Fiona Hill, chercheur à la Brookings, qui était l’officier de renseignement du gouvernement américain pendant la guerre de Géorgie. Nous parlerons lignes rouges, nous nous agiterons. Mais sommes-nous prêts à un affrontement avec la Russie sur l’Ukraine?» James Jeffrey, ex-conseiller adjoint à la sécurité nationale, rappelle que l’Ossétie du Sud est devenue de facto russe: «Il n’y a plus rien que nous puissions faire pour l’Ukraine.» Fiona Hill suggère d’évaluer avec les alliés une menace d’interdiction de visa pour les 80.000 officiels du gouvernement russe. «Mais l’Europe est divisée et se prépare aux élections européennes, et Obama est déjà un canard boiteux», avertit-elle. «Le problème est que l’Ukraine est bien plus vitale pour Poutine qu’elle ne l’est pour nous, insiste Hill. Lui est prêt à utiliser la violence sans ciller pour défendre ses intérêts. Pas nous, l’asymétrie est évidente.» Ce qui le fait hésiter vraiment aujourd’hui, conclut-elle, «c’est le risque d’une guerre avec l’armée ukrainienne». «Je suis persuadée que les militaires russes sondent en ce moment les loyautés de cette dernière.»

    En attendant, le secrétaire d’État John Kerry se rendra mardi à Kiev.

    Le Figaro.fr

  • Ukraine: Obama menace d’isoler Moscou qui est “du mauvais côté de l’histoire”

    Ukraine: Obama menace d’isoler Moscou qui est “du mauvais côté de l’histoire”

     OBAMA TELEHONE-L’Union européenne va aider l’Ukraine à payer sa dette pour le gaz russe

    La Russie est “du mauvais côté de l’histoire” la formule est signée par le président américain. Et Barak Obama a mis ses menaces à exécutions: le Pentagone a suspendu tous les liens militaires avec la Russie. L’ensemble du monde diplomatique et économique est sur les dents.

    Nouvelle affirmation du soutien de l’Union européenne au nouveau pouvoir ukrainien ce mardi après-midi. L’Union européenne va aider l’Ukraine à régler sa dette de 2 milliards de dollars pour ses achats de gaz russe, et peut également lui fournir du gaz, a annoncé mardi le commissaire européen à l’Energie, Gunther Oettinger. “Le paiement des factures de gaz dues par l’Ukraine figure en bonne place dans le programme d’aide de la Commission européenne” qui sera adopté mercredi, a-t-il déclaré à l’issue d’une réunion des ministres européen de l’Energie.> LA STRATEGIE DES OCCIDENTAUX: LISEZ NOTRE QUESTIONS-REPONSES

     

    Poutine estime que Ianoukovitch est le seul président légitime en Ukraine mais qu’il n’a aucun avenir politique

    Dans une conférence de presse très attendue, le président russe Vladimir Poutine a dénoncé mardi “un coup d’Etat” et “une prise de pouvoir par les armes” en Ukraine, lors d’une rencontre avec des journalistes dans sa résidence dans la banlieue de Moscou. “Il ne peut y avoir qu’une seule appréciation sur ce qui s’est passé à Kiev et en Ukraine: il s’agit d’un coup d’Etat anti-constitutionnel, d’une prise de pouvoir par les armes”, a estimé M. Poutine dans ses premières déclarations publiques depuis la destitution du président Viktor Ianoukovitch. Même s’il a estimé que Viktor Ianoukovitch, destitué et remplacé par un président par intérim, était le seul président légitime en Ukraine, Vladimir Poutine a estimé que ce dernier n’avait pas d’avenir politique. “Je pense qu’il n’a pas d’avenir politique. Je le lui ai déjà dit”, a-t-il déclaré.

     

    Poutine nie que des forces russes encerclent les bases ukrainiennes en Crimée

    Poutine a estimé mardi que l’envoi de troupes russes en Ukraine n’était “pas nécessaire pour le moment”, ajoutant que la Russie se réservait le droit de recourir à “tous les moyens” pour protéger ses citoyens dans ce pays. “En ce qui concerne l’envoi de troupes, ce n’est pas nécessaire pour le moment. Mais cette possibilité existe. Si nous prenons la décision d’utiliser les forces armées en Ukraine, elle sera tout à fait légitime. Nous avons une demande du président légitime.” Par ailleurs, le chef d’Etat a né que des forces russes encerclaient les bases ukrainiennes en Crimée, affirmant qu’il s’agissait de “forces locales d’auto-défense”. 

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    La réponse de la Russie

    La Russie réduira “à zéro” sa dépendance économique vis-à-vis des Etats-Unis si Washington impose des sanctions à son égard en raison de la situation en Ukraine, ce qui mènera au “krach” du système financier américain, a averti mardi un conseiller du Kremlin. “Nous trouverons un moyen non seulement de réduire notre dépendance financière des Etats-Unis, mais nous tirerons de ces sanctions un gros profit”, a déclaré Sergueï Glaziev à l’agence publique Ria Novosti. “Les tentatives de prendre des sanctions contre la Russie mèneront au krach du système financier américain et à la fin de la domination des Etats-Unis dans le système financier mondial”, a-t-il ajouté.

     

    Obama menace

    Le président des Etats-Unis Barack Obama a brandi lundi la menace de mesures économiques et diplomatiques visant à “isoler” la Russie après son intervention en Crimée, affirmant que Moscou était “du mauvais côté de l’Histoire” dans la crise ukrainienne. Il existe un consensus pour dire que la Russie a violé le droit international en Ukraine, a assuré M. Obama aux journalistes, au début d’une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans le Bureau ovale de la Maison Blanche. “Je pense que le monde est largement uni pour reconnaître que les mesures prises par la Russie représentent une violation de la souveraineté ukrainienne (…) et une violation du droit international“, a insisté le président.

     

    “La Russie a des liens historiques forts avec l’Ukraine…”

    “Le message que nous faisons passer aux Russes est que s’ils continuent sur leur trajectoire actuelle, nous examinerons un ensemble de mesures économiques et diplomatiques qui isoleront la Russie”, a-t-il prévenu. “Elles auront un impact négatif sur l’économie (de la Russie) et son statut à travers le monde”, a-t-il poursuivi. “Ce que je souhaite est que le peuple ukrainien puisse décider lui-même de son destin”, a souligné M. Obama. “La Russie a des liens historiques forts avec l’Ukraine. Il y a des liens commerciaux forts entre ces deux pays. Tout cela doit être reconnu, mais ce qui n’est pas acceptable est que la Russie déploie ses soldats sur le terrain en toute impunité et viole des principes fondamentaux reconnus à travers le monde“, a-t-il ajouté. Quelques heures plus tôt, le département d’Etat avait précisé que Etats-Unis réfléchissaient à “un large éventail de sanctions” à imposer à la Russie pour ses agissements en Ukraine. Sur le terrain, 16.000 soldats russes en été envoyé en Crimée. Les soldats de Moscou sont soutenus par des habitants de la région pro-russes. Ils sont à leur côté ce qui ne fait qu’augmenter la pression sur les militaires ukrainiens prisonniers dans leurs casernes.

     

    Ianoukovitch aurait demandé l’aide militaire de la Russie

    Le président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch aurait demandé au président russe Vladimir Poutine l’aide militaire de son pays “pour défendre la population ukrainienne”, a affirmé lundi l’ambassadeur russe à l’ONU. S’exprimant devant le Conseil de sécurité, Vitali Tchourkine a cité un “message” en ce sens adressé à M. Poutine dans lequel M. Ianoukovitch affirme que “l’Ukraine est au bord de la guerre civile à la suite des événements intervenus à Kiev”. “Des vies sont menacées (…) des gens persécutés”, ajoute le message cité par l’ambassadeur. L’ex-président ukrainien y “demande l’utilisation des forces armées de la fédération de Russie pour protéger la population ukrainienne”, a-t-il ajouté. L’intervention russe en Crimée n’a pour objectif que de “défendre nos compatriotes et nos citoyens”, a également déclaré l’ambassadeur, répétant la position de Moscou. M. Ianoukovitch est toujours le président légitime de l’Ukraine, même si son autorité est “insignifiante”, a estimé lundi le Premier ministre russe Dmitri Medvedev. La Russie a accepté d’assurer la protection de M. Ianoukovitch sur le territoire russe. Le président déchu est réapparu vendredi pour la première fois depuis sa destitution pour donner une conférence de presse dans la ville russe de Rostov-sur-le-Don (sud).

     

    Sommet extraordinaire en vue

    L’Otan tiendra mardi une nouvelle réunion de crise sur la situation en Ukraine, à la demande de la Pologne qui estime que sa sécurité est menacée. Pour cette deuxième réunion après celle de dimanche, Varsovie a invoqué l’article 4 du Traité de l’Otan, qui prévoit que les 28 pays membres se consulteront “chaque fois que, de l’avis de l’une d’elles, l’intégrité territoriale, l’indépendance politique ou la sécurité de l’une des parties sera menacée”. Un sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne se tiendra jeudi à Bruxelles sur la crise en Ukraine. A cette occasion, les dirigeants “discuteront des derniers développements en Ukraine et des moyens pour faire baisser la tension”, a indiqué Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen.

     

    Rumeurs sur un éventuel ultimatum

    Selon les militaires ukrainiens, la marine russe leur a posé un ultimatum de se désarmer d’ici mardi matin, faute de quoi elle lancerait des assauts. “L’ultimatum est le suivant : reconnaître les nouvelles autorités (pro-russes) en Crimée, déposer les armes et s’en aller, ou être prêt à subir un assaut”, a dit Vladislav Seleznev, responsable du ministère ukrainien de la défense, à l’AFP. Il a ajouté qu’il en ignorait l’échéance précise de l’ultimatum. Une information que la Russie dément. Moscou a même parlé de cet ultimatum comme étant “un délire total” Les Etats-Unis ont tout de même prévenu que tout ultimatum lancé par la Russie à l’Ukraine à propos de la Crimée constituerait une “escalade dangereuse” dans cette crise internationale. 

    RTL.BE