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  • la composition de la direction du Conseil de suivi de l’accord dévoilée

    la composition de la direction du Conseil de suivi de l’accord dévoilée

    -En République démocratique du Congo, après de longs mois de tractations, la répartition des postes au sommet du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) du 31 décembre a été annoncée samedi soir, le 22 juillet. Pour les trois postes de vice-présidents, Adolphe Lumanu a été nommé pour représenter la Majorité présidentielle. Mais les deux autres posent problème. Celui destiné au Front pour le respect de la Constitution, piloté par le MLC, reste à pourvoir. Et Vital Kamerhe, désigné – en son absence – pour le 3e poste, le refuse. Enfin, c’est Joseph Olenghankoyi qui a été choisi pour présider le CNSA pour le compte du Rassemblement de l’opposition, dont il est un dissident.

    Dans le texte du 31 décembre, ce poste était réservé au président du conseil des sages du Rassemblement des forces acquises au changement, et Etienne Tshisekedi avait été choisi de par sa stature. Depuis la disparition de l’opposant historique en février, le pouvoir et ses alliés ont revu les critères de désignation à la tête du CNSA.

    La Cenco s’est retrouvée dans l’impossibilité de poursuivre son rôle de médiation. Et, selon la nouvelle formule, ce sont les présidents des deux chambres du Parlement qui ont supervisé la réunion des délégués appelés à désigner par consensus la direction du CNSA.

    Le Fonus Joseph Olenghankoyi a ainsi été porté à la présidence pour le compte du Rassemblement. Il sera secondé par trois vice-présidents dont l’un reste à désigner. Celui-ci devra sortir des rangs du FRC piloté par le MLC.

    Les deux autres vice-présidents sont déjà connus. Il s’agit d’Adolphe Lumanu qui vient de la Majorité et Vital Kamerhe, de l’UNC, qui, lui, était absent de la réunion. L’opposant Vital Kamerhe refuse de prendre le poste. Selon lui, les choses ont été faites en violation de l’accord de la Saint Sylvestre. L’ancien président de l’Assemblée nationale dit s’en tenir à l’organisation des élections avant fin décembre prochain.

    Avec RFI

  • Le Rassemblement de l’opposition trouve porte close et accuse le pouvoir de tenter de bloquer son conclave

    Le Rassemblement de l’opposition trouve porte close et accuse le pouvoir de tenter de bloquer son conclave

    Les membres du Rassemblement lors d’un point de presse le 24/04/2017 à Kinshasa au siège de ce parti UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

    -L’ouverture vendredi 21 juillet du conclave du Rassemblement de l’opposition en RD Congo s’est déroulée dans une ambiance très particulière : les portes de la salle réservée par l’opposition sont restées fermées jusqu’à la fin de la journée.

    À la grande surprise des membres du Rassemblement, les portes du centre Béthanie, où devait se tenir le conclave étaient fermées ce vendredi matin. Selon Christophe Lutundula, cadre de la principale plateforme de l’opposition : « Les  responsables du Centre nous ont clairement dit que les services de sécurité ont donné l’instruction de ne pas ouvrir les portes puisque nous n’avions pas obtenu une autorisation. »

    Plusieurs heures de tractations

    Après plusieurs heures de tractations, le Rassemblement a finalement décidé d’ouvrir ses assises en début d’après-midi, dans la cours du centre où Félix Tshisekedi, président du Rassemblement a lu un discours. Pour Christophe Lutundula, « la démocratie ne représente rien pour Joseph Kabila et ses partisans ». Ce cadre du Rassemblement ajoute que « la loi a toujours autorisé les rencontres politiques, tant qu’elles sont organisées dans des lieux clos, comme le fait souvent le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie [PPRD], le parti de Joseph Kabila. »

    Le gouvernement évoque la « désorganisation » du Rassemblement

    Contacté par Jeune Afrique, le vice-ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Basile Olongo réfute toute accusation contre le gouvernement, qui ne s’est pas prononcé officiellement sur cette rencontre : « Le Rassemblement cherche à nous impliquer dans les échecs qui ne nous concerne pas. L’échec de leur rencontre est sans doute dû au non paiement de la salle ou à une désorganisation de leur part. »

    Le Rassemblement de l’opposition va clôturer samedi 22 juillet le conclave au siège de l’UDPS, à l’issue duquel une « feuille de route des actions pacifiques » prévues avant la fin de l’année seront rendus public, comme l’expliquait à Jeune Afrique la semaine dernière Martin Fayulu, l’un des cadres du Rassemblement.

    Avec JA

  • Ida Sawyer : « La fortune de Kabila peut être l’une des raisons qui le poussent à s’accrocher au pouvoir »

    Ida Sawyer : « La fortune de Kabila peut être l’une des raisons qui le poussent à s’accrocher au pouvoir »

    -De passage à Paris, Ida Saywer, directrice pour l’Afrique centrale de Human Rights Watch, est revenue vendredi pour Jeune Afrique sur les derniers rebondissements de la situation sécuritaire et politique en RDC, mais aussi sur l’état des droits de l’Homme dans le pays. Interview.

    Cela va faire bientôt 10 ans depuis qu’elle travaille sur la RD Congo. Jusqu’à peu, elle était même la représentante de Human Rights Watch dans le pays, avant d’être nommée, fin octobre, directrice pour l’Afrique centrale de l’ONG internationale des droits de l’Homme. Mais c’est désormais depuis Bruxelles qu’Ida Sawyer observe ce qu’il se passe en RD Congo. Et pour cause : en janvier dernier, elle a été reconduite à la frontière et son visa annulé. De passage à Paris, Ida Saywer a accepté de répondre aux questions de Jeune Afrique.

    Jeune Afrique : Après l’annulation de votre visa en janvier par les autorités congolaises, peut-on dire que vous êtes persona non grata en RD Congo ?

    Ida Sawyer : Officiellement, je n’ai pas reçu le statut de persona non grata. Les autorités congolaises ont refusé de renouveler mon visa en août. J’ai pu avoir un visa par la suite, mais une semaine après mon arrivée dans le pays en janvier il a été annulé. Pour Kinshasa, je suis un cas spécial. Il me faut donc une autorisation spéciale, que je n’ai toujours pas reçue pour pouvoir rentrer en RD Congo.

    On assiste  à une aggravation horrible de la situation des droits humains en RD Congo

    Après votre départ, le pays a connu ces derniers mois une recrudescence d’actes de violences, caractérisée notamment par des affrontements au Kasaï, des attaques ciblées des parquets…

    Depuis mon départ en août, on assiste en effet à une aggravation horrible de la situation des droits humains à travers le pays. La répression politique se poursuit. Des arrestations des activistes, des étudiants, des opposants et de leurs proches nous sont signalées chaque jour. De fait, les mesures de décrispation voulues par l’accord de la Saint-Sylvestre n’ont presque pas été appliquées jusqu’à aujourd’hui.

    Aussi faut-il souligner que la situation sécuritaire au Kasaï est très alarmante à cause de la force excessive utilisée par les forces de sécurité déployées dans la région et de la violence des éléments de Kamuina Nsapu mais aussi d’autres milices qui sont soutenues par le gouvernement. Pis, aujourd’hui, nous ne voyons pas suffisamment de volonté politique de la part des autorités congolaises pour mettre fin à cette violence.

    Le RD Congo se dirige vers la militarisation de la police

    Comment interprétez-vous la récente décision du président Joseph Kabila de remplacer le commissaire général de la police national et celui en charge de la ville de Kinshasa ?

    Symboliquement, ces remplacements démontrent que le pays se dirige vers la militarisation de la police. Le fait de nommer comme commissaire général de la police un officier qui était chef d’état-major adjoint chargé des opérations au sein de l’armée, c’est un très mauvais signal. Cela voudrait dire que les forces de la police qui ont une responsabilité de protéger la population et de maintenir l’ordre public sont désormais contrôlés par un militaire. Et ces nominations sont intervenues deux jours après la sortie médiatique de Patrick Nkanga, président de la jeunesse du PPRD [Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, au pouvoir] qui a préconisé l’instauration d’un état d’urgence en RD Congo.

    Pensez-vous que ces nominations à la tête de la police peuvent être vues comme une première étape vers l’instauration d’un état d’urgence dans le pays ?

    Il nous semble en effet que c’est un pas vers l’état d’urgence. Notre inquiétude est que cette éventuelle instauration de l’état d’urgence ne soit utilisée pour justifier plus de répression, plus d’interdiction de manifester, plus de restriction à la liberté d’expression et ne constitue une nouvelle excuse pour retarder davantage le processus électoral.

    À Genève pourtant, le groupe africain a retenu la RD Congo comme future membre du Conseil des droits de l’homme. Comprenez-vous ce soutien ?

    C’est une grande déception. Au moment où l’on assiste à cette aggravation de la situation des droits de l’homme au pays, y compris des violences perpétrées par les forces de sécurité gouvernementales, nous ne pensons pas que la RD Congo mérite une place aujourd’hui au sein du Conseil des droits de l’homme.

    Y-a-t-il une issue à la crise politique en cours en RD Congo ?

    Ce qui manque aujourd’hui c’est une volonté politique réelle d’organiser les élections et d’assurer une transition pacifique et démocratique à la tête du pays. Jusqu’ici, le président Kabila n’a pas montré un signal pour dire qu’il est prêt à partir. On assiste plutôt à une excuse avancée après l’autre pour retarder le processus électoral.

    Les sanctions internationales contre les proches de Joseph Kabila peuvent-elles constituer un moyen de pression efficace pour faire aboutir à ce processus démocratique ?

    Les sanctions ciblées jouent un rôle important. Elles démontrent qu’il y a des conséquences personnelles pour tous ceux qui sont impliqués dans les violences et à la répression politique. Nous espérons qu’elles peuvent aider à dissuader la commission d’autres violences et à convaincre certaines autorités de ne pas continuer dans la même dynamique. Contrairement au Burundi, les autorités congolaises voyagent beaucoup à Paris, Bruxelles, Londres voire aux États-Unis. Beaucoup de leurs membres de familles habitent ou étudient à l’étranger. Les sanctions internationales les affectent donc personnellement.

    C’est inquiétant d’utiliser la Garde républicaine à des fins privées

    En attendant, des révélations s’enchaînent ces dernières semaines sur l’immense fortune de la famille Kabila…

    Il en ressort un manque de transparence presque totale dans la gestion des affaires de la famille présidentielle. Ce qui nous inquiète, à Human Rights Watch, c’est aussi l’utilisation de la Garde républicaine à des fins privées, en occurrence pour protéger les biens (champs, mines,etc.) des membres de la famille présidentielle.

    Toutes ces révélations démontrent aussi que la famille Kabila possède énormément d’intérêts financiers au pays. Cela peut être l’une des raisons qui poussent le président à s’accrocher au pouvoir. C’est un élément très important à prendre en compte dans l’analyse des voies de sortie de crise en RD Congo.

    Faudrait-il garantir à Joseph Kabila une certaine immunité ?

    Ce n’est pas à Human Right Watch de faire une telle proposition. Nous essayons plutôt de comprendre pourquoi le président Joseph Kabila ne veut pas quitter le pouvoir. La richesse qu’il a accumulée au pouvoir constitue donc un élément important de l’analyse.

    Avec JA

  • Heurts à l’université de Kinshasa

    Heurts à l’université de Kinshasa

    -L’université de Kinshasa a fait vendredi les frais du climat sécuritaire hypertendu dans la capitale congolaise avec des affrontements entre étudiants et policiers alors que les forces de l’ordre affirment avoir mis “hors d’état de nuire” dans cette opération le “cerveau” de cinq récentes attaques sanglantes dans la mégapole.

    Sur le campus de l’Unikin (Université de Kinshasa), deux véhicules calcinés étaient encore visibles dans l’après-midi devant le bâtiment de la faculté des sciences économiques, ainsi que des douilles de balles au sol devant une résidence d’étudiants.

    “Nous nous sommes affrontés avec la police la nuit (de jeudi à vendredi) et la journée parce qu’ils tentaient de violer notre espace de vie”, a déclaré un étudiant, Kevin Kalumba. “Il y a eu quelques blessés”, a déclaré le ministre congolais de l’Enseignement supérieur et universitaire, Steve Mbikayi.

    “Les cours et les examens sont suspendus”, a déclaré le représentant des étudiants, Fabrice Bokembe.

    La police a affirmé qu’elle poursuivait le “cerveau” d’événements sanglants qui ont secoué ces derniers mois la capitale de la République démocratique du Congo, mégapole africaine aux 10 millions d’habitants: tueries sur le marché central (deux morts le 14 juillet), attaque d’un parquet de Matete (un mort le 10 juin), et surtout l’assaut contre la prison de Makala le 17 juin qui s’est soldée par l’évasion de plusieurs centaines de détenus.

    “Lors de cette opération près de l’Unikin, les éléments de la police nationale ont mis hors d’état de nuire la pièce maitresse de toutes les attaques macabres qui ont endeuillé la ville de Kinshasa au cours de ces deux derniers mois, le nommé Ben Tshimanga wa Tshimanga”, a déclaré à l’AFP le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police nationale.

    Depuis l’assaut contre la prison de Makala mi-mai, les forces de sécurité ont érigé des barrières et procèdent à des contrôles systématiques d’identité et des véhicules à la recherche des évadés ou des armes.

    La RDC traverse aussi une crise politique depuis la réélection du président Joseph Kabila en 2011 lors d’un scrutin caractérisé par des fraudes massives. la crise s’est aggravée avec son maintien au pouvoir au delà de la fin de son mandat prévu le 20 décembre.

    Avec AFP

  • Les millions de dollars des entreprises de la famille Kabila

    Les millions de dollars des entreprises de la famille Kabila

    -La richesse accumulée par le président congolais et sa famille est dévoilée dans un rapport d’un groupe de recherche de l’université de New York (Congo Research Group at New York University). Cet institut soulève la question de transparence et redevabilité en RDC.

    Il s’agit d’un rapport fait sur base des documents légaux obtenus à partir du système légal ou dans les registres congolais, a expliqué à VOA Afrique Jason Stearns, du Groupe de recherche pour le Congo.

    “Le président Kabila et sa famille ont plus de 80 compagnies leur appartenant. Il est plus difficile d’évaluer la valeur de ces compagnies. Ce que nous savons c’est que des centaines des millions de dollars sont passés dans ces compagnies depuis 2003. On peut estimer à des dizaines de millions de dollars leurs avoirs, ” soutient le chercheur.

    Le chercheur américain précise cependant qu’il ne s’agit pas d’une évaluation compréhensive des avoirs de la famille Kabila. Mais il souligne plutôt le manque de transparence et de redevabilité du système congolais en général.

    “Nous soulignons plusieurs questions sérieuses notamment la façon dont ils ont acquis ces compagnies et les possibles conflits d’intérêts qui pourraient exister entre les membres de la famille et leurs affaires. Il faut noter que le président et sa famille sont au sommet du pouvoir au Congo et donc il y a des questions sérieuses que le parlement et le système judiciaire devraient se poser, ” avance M. Stearns.

    Avec VOA

  • Le procès de Moise Katumbi renvoyé

    Le procès de Moise Katumbi renvoyé

    -Le procès en appel de l’opposant Moise Katumbi qui a repris mercredi à Lubumbashi a été renvoyé à jeudi dans la matinée, après cinq heures de débat.

    Le candidat déclaré à la présidentielle est jugé en deuxième instance pour “spoliation” d’un immeuble.

    Les avocats de Moise Katumbi ont récusé tous les juges dont ils remettent en cause l’impartialité.

    Ils souhaitent que l’affaire Katumbi soit examinée par une autre juridiction.

    Une requête refusée par le tribunal qui, après une brève suspension, a repris l’instruction de l’affaire.

    L’opposant, ex gouverneur du Katanga, avait été condamné par contumace à trois ans de prison en mai 2016 après avoir été reconnu coupable de spoliation d’un immeuble, dans un procès qui l’opposait à un citoyen grec.

    La condamnation avait été prononcée alors que Katumbi, sur autorisation judiciaire, venait de quitter le pays pour se faire soigner à l’étranger.

    Chantal Ramazani, la présidente du tribunal qui avait condamné l’opposant en première instance s’est rétractée quelques jours plus tard.

    Avec BBC

  • Audience en appel du procès Moïse Katumbi mercredi à Lubumbashi

    Audience en appel du procès Moïse Katumbi mercredi à Lubumbashi

    -Une audience en appel a été fixée à mercredi à Lubumbashi, principale ville du sud-est de la RDC, dans l’affaire pour laquelle l’opposant congolais Moïse Katumbi, candidat déclaré pour la présidentielle, a été condamné à trois ans de prison.

    Il s’agit d’un procès en appel, a expliqué à VOA Afrique Me Jean-Jospeh Mukendi, l’avocat de l’opposant.

    ” Le tribunal de grandes instances a fixé à mercredi à Lubumbashi la cause en appel qui oppose M. Katumbi au ministre public “, a-t-il précisé.

    Moïse Katumbi avait été condamné par contumace à trois ans de prison en mai 2016 pour spoliation d’immeuble, dans un procès dont le plaignant était un sujet grec Alexandros Stoupis Emmanouil.

    La condamnation était prononcée alors que M. Katumbi venait de quitter le pays pour des soins à l’étranger sur autorisation du procureur général de la République.

    L’opposant souffrait des effets de violences physiques subies lors des altercations entre ces partisans et les forces de l’ordre alors qu’il se rendait au parquet, convoqué pour une affaire de recrutement des mercenaires dont il était accusé.

    L’affaire des mercenaires avait éclaté juste après la déclaration de la candidature de l’ancien gouverneur de l’ex-gouverneur de l’ancienne province du Katanga à la présidentielle. Ses proches ont été arrêtés et parmi eux, un de ses garde du corps américains, Daryl Lewis, qui a été relâché quelques mois plus tard. Mais les autres croupissent depuis en prison sans procès.

    Récemment, le procureur de la république a révoqué l’autorisation accordé à Katumbi pour des soins à l’étranger au motif qu’il aurait violé la consigne de garder le silence à laquelle il était assigné.

    Avec AFP

  • Kabila dote la police congolaise d’un nouveau commandement

    Kabila dote la police congolaise d’un nouveau commandement

    -Le président congolais Joseph Kabila a nommé lundi le chef d’état-major adjoint de l’armée congolaise chef de la police de la République démocratique du Congo dans un contexte de montée de l’insécurité dans plusieurs villes du pays, a annoncé la télévision d’Etat.

    Dans la série d’ordonnances présidentielles lues à la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC), l’actuel chef adjoint des Forces armées de la RDC (FARDC), le général Dieudonné Amuli est nommé commissaire général de la police nationale congolaise (PNC). Il remplace à ce poste le général Charles Bisengimana.

    Le commandement de la police de Kinshasa, capitale de la RDC, est confié au général Sylvano Kasongo Kitenge, en remplacement du général Célestin Kanyama, sanctionné par les Etats-Unis pour son rôle dans une opération de police contre des délinquants entre fin 2013 et début 2014 ayant fait une cinquantaine de morts et une trentaine d’enlèvements, selon des ONG.

    M. Kabila a également permuté ou nommé des commandants de police au niveau des provinces de la RDC, notamment dans des provinces instables du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri. Plusieurs autres officiers sont admis en retraite.

    Ces nominations sont intervenues dans un contexte de montée de l’insécurité à travers plusieurs villes du pays particulièrement à Kinshasa, où des attaques par des personnes non identifiées ciblent des prisons et des édifices publics.

    La dernière attaque au marché central de Kinshasa a causé la mort de l’administratrice et du chef de la police dudit marché, selon des autorités.

    M. Kabila est au pouvoir en RDC depuis 2001. Alors que son mandat est arrivé à échéance le 20 décembre et que la Constitution lui interdit de se représenter, il se maintient à la tête du pays en vertu d’une décision controversée de la Cour constitutionnelle.

    Avec AFP

  • Martin Fayulu : « Élections ou pas, Joseph Kabila n’aura pas un an de plus »

    Martin Fayulu : « Élections ou pas, Joseph Kabila n’aura pas un an de plus »

    -Après l’annonce faite par Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de la probabilité d’un report des élections en RDC, l’opposition congolaise ne décolère pas. L’opposant Martin Fayulu, cadre du Rassemblement, revient pour Jeune Afrique sur ce que dit l’accord du 31 décembre.

    L’annonce faite vendredi 7 juillet, à Paris, par Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de reporter les élections présidentielle et législatives en RD Congo au-delà de 2017 ne passe pas, pour Martin Fayulu. Celui-ci est également le coordonnateur de la Dynamique de l’opposition. Il ne jure que par l’accord du 31 décembre.

    Candidat déclaré à la présidentielle pour le compte du parti politique qu’il préside, l’Ecidé (Engagement pour la citoyenneté et le développement), le député revient sur ce que dit l’accord de la Saint-Sylvestre, dont il est l’un des signataires, sur la tenue de la présidentielle.

    L’homme d’affaires évoque également l’organisation du conclave du Rassemblement, initialement prévu le 8 juin dernier. Cette réunion devrait fixer la position de la principale plateforme de l’opposition congolaise sur le report des élections. Le leader de l’Ecidé a exprimé son souhait de voir le Rassemblement organiser des primaires pour se choisir un seul candidat à la prochaine présidentielle.

    Jeune Afrique : Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante  a déclaré que la présidentielle ne sera « probablement pas possible en 2017 ». Quelle est la réaction du Rassemblement ? 

    Martin Fayulu : Face aux déclarations irresponsables de M. Nangaa, le Rassemblement pense que les élections doivent avoir lieu cette année. C’est impératif. Cela a été décidé lors du dialogue mené par la Cenco [Conférence épiscopale nationale du Congo, NDLR] et nous nous tenons à ça. M Nangaa a accepté une responsabilité, il maîtrise bien la loi portant organisation et fonctionnement de la Céni et il connait bien notre Constitution.

    Il était appelé au dialogue, et nous nous étions convenu que le 31 juillet, nous pourrions avoir le fichier électoral et que les élections pouvaient avoir lieu fin décembre [2017, NDLR]. Les spécialistes nous avaient dit que, dès que nous avions le fichier électoral, nous n’aurons droit qu’à 110 jours pour organiser les élections. Aujourd’hui, nous pensons que Joseph Kabila essaie de nous distraire. Et il utilise Corneille Nangaa pour faire ses ballons d’essais, pour déstabiliser la population.

    Joseph Kabila continue avec des manœuvres dilatoires pour demeurer au pouvoir

    Quel scénario envisagez-vous pour les mois à venir ?

    Le rassemblement a déjà réfléchi à une position claire qui vous sera communiquée le 22 juillet. Le Rassemblement va donner exactement toutes les résolutions de son conclave et donner sa position sur le report des élections.

    L’accord de la Saint-Sylvestre, que vous avez signé, n’avait-il pas prévu l’éventualité du report des élections, en insistant sur l’évaluation du processus électoral entre le Conseil national de suivi de l’accord (CNSA), le gouvernement et la Céni ?

    L’accord de la Saint-Sylvestre ne parle pas de l’éventualité de reporter les élections. L’accord parle de l’évaluation régulière du travail fait par le gouvernement, le Parlement, la Céni et tout ce qui entoure l’organisation matérielle des élections.

    Pourtant, la composition du bureau de la CNSA tarde à être connue… 

    Il n’y a pas application de l’accord. Joseph Kabila continue avec des manœuvres dilatoires pour demeurer au pouvoir. Il utilise Corneille Naanga pour l’aider dans cette stratégie de repousser sans cesses aux calendes grecques. Élections ou pas, Joseph Kabila n’aura pas un an de plus. L’accord lui a donné un sursis d’un an, il n’en aura pas plus. Il doit partir le 31 décembre 2017.

     L’accord dit que Joseph Kabila ne pourra plus jamais se représenter dans une élection présidentielle en RD Congo

    En 2016, le Rassemblement avait déjà donné un ultimatum à Joseph Kabila. Cette fois, comment comptez-vous vous y prendre pour obtenir son départ ?

    L’année dernière, l’ultimatum avait été lancé au regard de l’Article 70 de la Constitution [qui stipule que le président est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans, NDLR]. La loi dit que trois mois avant l’organisation des élections, il faut que la Céni présente un calendrier électoral.

    Ensuite, il y a eu la proposition du dialogue par la communauté internationale, par le biais de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), avec l’accompagnement des présidents José Eduardo dos Santos [président de l’Angola, NDLR] et de Denis Sassou Nguesso [président du Congo] sous l’égide des évêques. Mais aujourd’hui, l’accord de la Saint-Sylvestre stipule que Monsieur Kabila ne pourra plus jamais se représenter à une élection présidentielle en RD Congo. C’est acté et écrit dans l’accord. L’accord confirme qu’il n’y aura ni changement de la Constitution, ni révision de celle-ci, quelle que soit la voie empruntée.

    Moïse Katumbi et vous-même vous êtes déjà déclarés candidats pour la prochaine présidentielle. L’UDPS fait également pression sur Félix Tshisekedi pour qu’il présente sa candidature. Comment voyez-vous l’avenir du Rassemblement ?

    Le problème, ce n’est pas de se déclarer candidat à la présidentielle. Au contraire, cela montre la vivacité et la démocratie au sein du Rassemblement. L’essentiel, c’est comment nous allons y arriver, en bout de course.

    Le problème, c’est aussi que du coté des kabilistes, personne n’ose se présenter pour être candidat à la présidentielle, parce qu’ils pensent que ce serait un crime de lèse-majesté.

    La RDC a besoin d’un enfant du pays capable de comprendre sa complexité

    Êtes-vous toujours favorable à l’organisation d’une primaire au sein du Rassemblement, pour désigner un candidat à la présidentielle ?

    Je suis toujours favorable à ce que nous trouvions un mécanisme cohérent, transparent et correct pour la désignation d’un candidat commun et qui soit approuvé par tous. Il ne faut pas avoir peur de la vérité, tout en mettant en avant des critères clairs pour que la personne la plus compétente puisse être désignée. La RDC a besoin d’un enfant du pays, capable de comprendre la complexité du monde et du Congo pour aller de l’avant.

    Un possible retour de Vital Kamerhe au sein du Rassemblement est-il envisageable ?

    Le Rassemblement a besoin des gens de conviction, intègres, responsables, disciplinés et prêts à se sacrifier pour le pays. Le Rassemblement n’a pas besoin de démagogues.

    La tenue du conclave du Rassemblement, initialement prévu les 8 et 9 juin dernier a été reporté sine die. Quand aura-t-il finalement lieu ?

    Nous travaillons déjà en commission. Nous livrerons nos conclusions le 22 juillet prochain, lors d’une cérémonie.

    Avec Jeune Afrique

  • Les Albinos sont des Êtres humains

    Les Albinos sont des Êtres humains

    ‘‘La Porte Albinos est là dans l’ombre. Elle efface pas à pas tout ce qui m’épouvante encore et me fait pleurer dans l’éblouissement de ses gongs de feu.’’

    André Breton, Poisson soluble (1924), Édition Gallimard, Coll. Poésie, 1996 (ISBN 2-07-032917-8), Partie 26, p. 104 – Prose poétique

    Par Joël Asher Lévy-Cohen *

    -Dans les ‘‘Dix paroles de la Torah[i]’’ consignées dans les Tables de la Loi confiées par ‘‘Hashem’’ au prophète Moshe, d’ailleurs sous forme de prescription ou ordonnance, il est formellement ‘‘interdit’’ de tuer[ii]. C’est-à-dire : ‘‘il est strictement défendu à l’Être humain créé à l’image de D.ieu d’ôter la vie d’une autre personne, – également créée à l’image de D.ieu – qui est, par conséquent et par définition, son semblable’’. En d’autres termes, tuer son semblable, son prochain. C’est, par essence, se trucider. En réalité, le fait de se tuer soi-même, donc le fait de s’ôter la vie, est normalement défini ou qualifié en langage scientifique de ‘‘Suicide’’.

    En effet, tuer un individu équivaut, sur le plan purement spirituel, au fait de lui ôter cette graine spirituelle que ‘‘Hashem’’ a, très divinement, plantée en chacun de nous. À savoir : la ‘‘Vie’’. La Vie est, d’abord et avant tout, l’Esprit de D.ieu qui se manifeste profondément en nous en tout temps et sous diverses formes. C’est, en fait, l’Énergie qui nous relie, directement, à l’Éternel.

    Donc, tuer un Être humain équivaut au fait d’éteindre cette Énergie vitale. C’est, par définition, rompre définitivement tout lien physique et matériel avec l’Éternel. Cela est d’autant plus vrai que l’Humain est composé de [deux] éléments fondamentaux. L’un est spirituel (Énergie ou Esprit de D.ieu) et l’autre est matériel (il est symbolisé sur le plan physique par le sang qui coule dans nos veines, irrigue tous nos organes vitaux[iii]).

    C’est donc dans le sang que se cache ou se loge indéniablement l’Esprit ou l’Énergie divine. Rappelez-vous, à cet effet, l’histoire édifiante de Caïn et Abel relatée de façon poétique, métaphorique, dans la Bible lorsque l’Éternel D.ieu répond directement à Caïn qui vient d’éliminer physiquement son frère de même sang Abel : ‘‘Qu’as-tu fait ? Le sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi[iv]’’. En d’autres termes, tuer, c’est faire mal à Hashem. Tuer signifie perturber la quiétude de l’Eternel. Tuer veut dire perturber l’Esprit de D.ieu. En somme, c’est simplement tuer D.ieu le Créateur de la vie. C’est provoquer le chaos dans l’œuvre de la Création divine car D.ieu a besoin de tous en tant qu’associé ou collaborateur à la construction de son édifice gigantesque qu’est la Nature, à l’édification (à l’accomplissement de son œuvre grandiose) qu’est l’Univers.

    Dans le monde visible fait de matière, assujetti aux limites et contingences du temps et de l’espace, l’acte de tuer – l’acte de supprimer la vie – se réduit substantiellement au fait d’empêcher son semblable d’assurer sa descendance. Cela est d’autant plus vrai que la vie se perpétue normalement par la descendance. En l’occurrence, la progéniture conçue par le produit de la Création divine qu’est l’être humain. Ce qui revient à dire que l’acte de tuer est, en soi, une contravention de la loi divine en ce sens qu’il met un terme définitif à la procréation, qu’il interrompt abruptement la chaîne continue du processus de Création.

    Force est de reconnaître que cette norme divine ordonne pratiquement à l’Humain de procréer. Celle-ci l’enjoint outre mesure de se massifier. Cette prescription divine que l’Être humain se doit d’observer est, d’ailleurs, référencée par le premier Livre de la Genèse lorsque ‘‘Hashem’’ s’adresse directement au Patriarche Noah et à toutes ses descendances en ces termes : ‘‘Et vous, soyez féconds et multipliez. Répandez-vous sur  la terre  et  multipliez  sur  elle[v]’’.

    Par voie de conséquence, tuer son semblable ou son prochain, c’est non seulement se trucider[vi] mais également tuer l’Esprit de D.ieu manifesté en chacun de nous sur le plan spirituel. Sur le plan physique et matériel, c’est en fait tuer à la base le groupe social auquel on appartient. Cet acte de privation consiste, à vrai dire, à empêcher sa Communauté de se massifier. C’est, en vérité, la priver de toute possibilité d’assurer sa permanence aussi bien dans le temps que dans l’espace. C’est, sans autre forme de procès, la priver de tout moyen, donc de toute force, de toute puissance, d’assurer sa reproduction en tant que Communauté vivante appelée à se perpétuer au sein de l’univers physique et matériel.

    Cette vision spirituelle témoigne inlassablement du caractère précieux et privilégié de la Vie aux Yeux sanctifiés de ‘‘Hashem’’. En effet, tout acte de semence de la Vie se veut, par définition, une manifestation de l’Amour divin. Par extension, tout acte de protection de la Vie se veut, par essence, une manifestation continue de son Énergie. La vie est ici comprise comme l’absence de rupture avec ce lien indissoluble qu’est l’Esprit de D.ieu.

    Sur le plan à la fois moral et intellectuel, l’acte de tuer un Être humain correspond au fait de tuer l’harmonie. Cela équivaut au fait de porter atteinte à la paix et la sécurité aussi bien de l’individu que de la Collectivité humaine. C’est-à-dire : le fait d’attenter à l’existence du Groupe social. C’est rompre coûte que coûte les liens de solidarité et de fraternité qui soudent très fermement la Communauté. En d’autres termes, tuer un semblable ou son prochain signifie, en vérité, rompre brutalement la concorde ou la sécurité. C’est-à-dire : ‘‘Rompre l’équilibre harmonieux qui fonde, en substance, la Collectivité’’.

    Toutefois, au regard des lois divines, tuer son prochain ou son semblable s’avère un acte de rébellion à l’autorité sainte de ‘‘Hashem’’. C’est le fait de prendre en aversion l’Éternel D.ieu Tout-Puissant et Tout-Miséricordieux qui est, par essence, la Vie ou l’Esprit, donc l’Énergie qui vivifie l’Être humain et l’Univers.

    Dans le cas plus que malheureux voire préoccupant des Albinos, d’ailleurs devenus objet [non plus de simples quolibets] mais ce qui est surtout inquiétant [de chasse meurtrière] de la part de leurs congénères, il sied de  relever que l’Albinisme est en soi une tare génétique. Cette déficience s’avère une des particularités biologiques des espèces vivantes. Celle-ci est par nature héréditaire, par conséquent transmissible de génération en génération. Elle touche autant des mammifères et des reptiles que des oiseaux et des amphibiens. Par conséquent, cette maladie a fortiori génétique qui se caractérise pratiquement par l’absence peu ou prou de la mélanine, concerne, bien entendu, l’ensemble des Êtres humains du monde entier, indépendamment de leurs localisations respectives.

    Il convient de souligner que dans bon nombre de pays du continent négro-africain, notamment des États d’Afrique orientale tout comme australe, la situation de nos chers Albinos est fortement dramatique. En effet, ceux-ci sont visiblement l’objet de massacres génocidaires. Ils sont réellement pourchassés comme du gibier parce que des croyances sordides nourries par la résurgence de l’anthropophagie d’une autre époque leur prêtent, sans concession et sans retenue, des vertus magiques.

    Pour les adhérents de ce type de cannibalisme version africaine, les os des Albinos imbibés de potions concoctées par des druides indéniablement dépourvus de toute compassion humaniste ouvrent d’immenses possibilités d’amasser à la vitesse de l’éclair du tonnerre des fortunes colossales. Ces carnassiers à la peau humaine qui font nettement fi de l’idéologie du travail s’appuyant substantiellement sur la notion de l’effort et de l’intelligence, sont convaincus qu’ils sont destinés à l’appropriation des richesses considérables dont la taille dépasse fort sensiblement la masse du trou noir de notre galaxie. Cette croyance aussi bien sordide que répugnante pourrait, d’ailleurs, se résumer à ce proverbe oh ! Combien significatif attribué à Paul Éluard : ‘‘Un Albinos ne fait pas le beau temps’’.

    En effet, l’absence de la mélanine destine quotidiennement les Albinos au billot. Elle les expose littéralement à la potence décrétée par des individus déshumanisés ainsi que des féticheurs cupides dont la seule religiosité se réduit au culte du macabre et à l’expression du sordide. Devant un tel spectacle, un Humain digne de ce nom ne peut que manifester toute son indignation et surtout crier sa désapprobation face à des pratiques d’un autre âge.

    Joël Asher Lévy-Cohen

    Journaliste indépendant

    joelasherlevycohen.over-

    [i] C’est le Décalogue. Il est communément connu sous le label de ‘‘Dix commandements’’.

    [ii] Exode 20 : 13.

    [iii] Dans le langage commun, l’acte de tuer correspond symboliquement au fait de ‘‘Verser le sang humain’’. Et, par voie de conséquence, ‘‘Verser le sang’’ est défini humainement comme un acte attentatoire à la vie. C’est purement et simplement une atteinte à l’Esprit de D.ieu si l’on se place de ce point de vue sur le plan spirituel.

    [iv] Genèse : 4 : 10.

    [v] Genèse 9 : 7. ‘‘L’absence de fécondité et de procréation immédiatement est associée à la mort’’.

    [vi] Le fait de se suicider pour avoir brisé son miroir, son propre reflet qu’est l’autre, son semblable ou son prochain.

    [1] C’est le Décalogue. Il est communément connu sous le label de ‘‘Dix commandements’’.

    [1] Exode 20 : 13.

    [1] Dans le langage commun, l’acte de tuer correspond symboliquement au fait de ‘‘Verser le sang humain’’. Et, par voie de conséquence, ‘‘Verser le sang’’ est défini humainement comme un acte attentatoire à la vie. C’est purement et simplement une atteinte à l’Esprit de D.ieu si l’on se place de ce point de vue sur le plan spirituel.

    [1] Genèse : 4 : 10.

    [1] Genèse 9 : 7. ‘‘L’absence de fécondité et de procréation immédiatement est associée à la mort’’.

    [1] Le fait de se suicider pour avoir brisé son miroir, son propre reflet qu’est l’autre, son semblable ou son prochain.