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  • Grogne des gouverneurs après l’annonce de l’élection anticipée

    Grogne des gouverneurs après l’annonce de l’élection anticipée

    -Malgré l’annonce de l’élection des gouverneurs le 26 août prochain, la fronde des exécutifs provinciaux est loin d’être terminée. Parmi les 11 gouverneurs annoncés comme démissionnaires, on dénonce une élection inconstitutionnelle et une Commission électorale qui a fait la preuve de sa soumission au gouvernement et à la majorité. La dernière élection des gouverneurs date de 2016, les 11 exécutifs provinciaux seront désignés par des députés issus d’assemblées élues en 2006. L’annonce de cette élection anticipée, un an après, a surpris. D’autant que la communauté internationale, l’opposition et la société civile réclament la publication du calendrier des élections, surtout de la présidentielle et des législatives.

    La Commission électorale assure ne répondre qu’à une demande du gouvernement et que ce n’est pas à elle de constater la vacance du poste de gouverneurs dans les 11 provinces où l’élection est organisée fin août.

    La vacance a-t-elle d’ailleurs été officiellement constatée ? Pour le Sud-Ubangi et son gouverneur José Makila, aucune contestation, il a été nommé au gouvernement central depuis décembre dernier.

    Pour les 10 autres, rien n’est moins sûr. Même sur les démissions annoncées, comme celle du gouverneur du Sud-Kivu, « ce n’est toujours pas fait », explique son entourage. Mais ce serait une question de jours, Marcellin Cishambo ayant exprimé son intention de répondre à la demande de la majorité présidentielle, sa formation politique.

    « Ce n’est pas une demande mais un ordre assorti de menaces en tout genre », dénonce l’un des gouverneurs concernés. D’autres disent avoir été surpris par l’annonce de l’élection, notamment ceux qui avaient eu gain de cause devant la Cour constitutionnelle.

    Quatre gouverneurs et vice-gouverneurs avaient demandé à la cour d’annuler les motions de censure et de défiance à leur encontre : ils n’avaient pas pu se défendre, ayant été rappelés à Kinshasa par le gouvernement.

    Pour les constitutionnalistes, le chef de l’Etat aurait tout simplement dû utiliser la procédure prévue par la Constitution – l’article 198, dernier alinéa – qui lui permet de trancher les conflits graves entre les assemblées provinciales et les gouverneurs, mais en passant par les bureaux du Sénat, de l’Assemblée nationale et le conseil des ministres, ce qui, disent-ils, n’a pas été fait.

    Du côté de l’opposition, UNC, MLC, notamment, on dénonce le comportement de la Céni qui « fait la preuve de son inféodation au gouvernement ». On parle de mesure dilatoire pour masquer le manque d’avancées dans le processus électoral.

    Le porte-parole du gouvernement s’est refusé à répondre à tout commentaire, renvoyant à son collègue de l’intérieur qui n’était pas joignable lundi soir pour répondre aux questions de RFI sur la légalité de la proc.

    Avec RFI

  • Joseph Olenghankoy: une nomination contestée en RDC

    Joseph Olenghankoy: une nomination contestée en RDC

    Olenga Nkoy, membre du Rassemblement, lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 14/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

    -Celle de Joseph Olenghankoy, le président du Rassemblement Kasavubu, l’aile dissidente du Rassemblement, à la tête du CNSA, le Conseil national du suivi de l’accord. C’était samedi. Une « désignation controversée », donc, estime le site d’information congolais 7 sur 7. « Le MLC et l’UNC notamment la boudent. Déçus par la nouvelle, les délégués du Front pour le Respect de la Constitution ont quitté la salle avant la fin de la séance. (…) Le CNSA, rappelle 7 sur 7, aura pour principale tâche de proposer un calendrier électoral consensuel après concertation avec le gouvernement et la Centrale électorale (la CENI). Cette institution d’appui à la démocratie compte 28 membres. »

    « Dernière institution de la transition décidée par l’accord de la Saint Sylvestre, le CNSA se met ainsi en place sur fond de contestation, pointe également Cas-Info. Son président, frondeur en chef du Rassemblement, n’attire pas grand monde pour applaudir sa désignation. ‘Il s’agit pour la Majorité présidentielle d’essayer de mettre en difficulté l’opposition en faisant croire que c’est un de leur qui a été choisi’», analyse un journaliste d’un grand quotidien à Kinshasa.

    Jouer encore les prolongations ?

    En fait, précise Cas-Info, cette nomination « pourrait constituer un moyen pour le Pouvoir de sortir de la mauvaise passe qu’il traverse à 5 mois de l’échéance fixée par le compromis du Centre interdiocésain, mais aussi à plus d’un mois de l’arrivée cruciale d’une délégation du FMI. Elle pourrait justement lui donner des arguments pour suggérer l’idée d’un 3e round de pourparlers afin de tenter de jouer de nouveau les prolongations. Une perspective d’ores et déjà rejetée par le Rassemblement. La principale coalition de l’opposition qui clôturait samedi son 2e conclave a appelé le chef de l’État à libérer ‘sans délai’ le processus électoral tout en prévenant, au cas contraire, d’’entreprendre avec le Peuple congolais, toutes les actions nécessaires jusqu’au départ de Joseph Kabila du pouvoir’. Dès les 8 et 9 Août prochains, précise encore Cas-Info, le Rassemblement appelle à une double journée ville morte à travers tout le pays. » Et le site congolais de conclure, un brin railleur : « la Majorité présidentielle pourra toujours compter sur le président du CNSA pour apporter un son de cloche différent. »

    Le Potentiel à Kinshasa hausse le ton : cette nomination (de Joseph Olenghankoy) plombe les objectifs dévolus à cette institution chargée de veiller à la tenue d’élections dans le délai convenu dans l’Accord. « Cette nomination n’est ni plus ni moins, que le prix de la trahison accordé aux individus qui ont accepté d’accompagner la MP dans son plan machiavélique d’assassiner la démocratie en RDC. »

    Flibusterie…

    Les critiques sont acérées également dans la presse ouest-africaine… « La flibusterie de Kabila continue », s’exclame Aujourd’hui à Ouagadougou. « Mais pouvait-il en être autrement ? Depuis que l’opposant historique Etienne Tshisekedi est passé de vie à trépas, Joseph Kabila a multiplié les actes de défiance vis-à-vis de l’accord. Une convention qui n’en est plus et qui est devenu un parchemin gribouillé à l’image et à la mesure de ses ambitions qui ne font plus l’ombre d’un doute : rester au pouvoir. »

    « La machine du CNSA est loin d’être en marche, renchérit L’Observateur Paalga, toujours au Burkina. Mais quand bien même elle serait fonctionnelle, on se demande à quoi elle pourrait servir. Car comment peut-on suivre un Accord qui n’existe pas ? Nous sommes en plein paradoxe. L’arrangement concocté par la Conférence épiscopale nationale du Congo ayant été passé par pertes et profits, le CNSA devient ipso facto caduc du fait de Kabila qui en a méticuleusement déchiré le texte après avoir renvoyé les prélats à leurs chers paroissiens. Basta cette comédie qui ne fait pas rire grand monde et risque de se terminer par une tragédie ! »

    Et le quotidien ouagalais de s’interroger : « à quoi peut bien servir ce machin sans objet et son président, Olenghankoy, si ce n’est à faire le jeu d’un Kabila passé maître dans l’art de rouler ses vis-à-vis dans la farine ? »

    Avec RFI

  • la composition de la direction du Conseil de suivi de l’accord dévoilée

    la composition de la direction du Conseil de suivi de l’accord dévoilée

    -En République démocratique du Congo, après de longs mois de tractations, la répartition des postes au sommet du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) du 31 décembre a été annoncée samedi soir, le 22 juillet. Pour les trois postes de vice-présidents, Adolphe Lumanu a été nommé pour représenter la Majorité présidentielle. Mais les deux autres posent problème. Celui destiné au Front pour le respect de la Constitution, piloté par le MLC, reste à pourvoir. Et Vital Kamerhe, désigné – en son absence – pour le 3e poste, le refuse. Enfin, c’est Joseph Olenghankoyi qui a été choisi pour présider le CNSA pour le compte du Rassemblement de l’opposition, dont il est un dissident.

    Dans le texte du 31 décembre, ce poste était réservé au président du conseil des sages du Rassemblement des forces acquises au changement, et Etienne Tshisekedi avait été choisi de par sa stature. Depuis la disparition de l’opposant historique en février, le pouvoir et ses alliés ont revu les critères de désignation à la tête du CNSA.

    La Cenco s’est retrouvée dans l’impossibilité de poursuivre son rôle de médiation. Et, selon la nouvelle formule, ce sont les présidents des deux chambres du Parlement qui ont supervisé la réunion des délégués appelés à désigner par consensus la direction du CNSA.

    Le Fonus Joseph Olenghankoyi a ainsi été porté à la présidence pour le compte du Rassemblement. Il sera secondé par trois vice-présidents dont l’un reste à désigner. Celui-ci devra sortir des rangs du FRC piloté par le MLC.

    Les deux autres vice-présidents sont déjà connus. Il s’agit d’Adolphe Lumanu qui vient de la Majorité et Vital Kamerhe, de l’UNC, qui, lui, était absent de la réunion. L’opposant Vital Kamerhe refuse de prendre le poste. Selon lui, les choses ont été faites en violation de l’accord de la Saint Sylvestre. L’ancien président de l’Assemblée nationale dit s’en tenir à l’organisation des élections avant fin décembre prochain.

    Avec RFI

  • Le Rassemblement de l’opposition trouve porte close et accuse le pouvoir de tenter de bloquer son conclave

    Le Rassemblement de l’opposition trouve porte close et accuse le pouvoir de tenter de bloquer son conclave

    Les membres du Rassemblement lors d’un point de presse le 24/04/2017 à Kinshasa au siège de ce parti UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

    -L’ouverture vendredi 21 juillet du conclave du Rassemblement de l’opposition en RD Congo s’est déroulée dans une ambiance très particulière : les portes de la salle réservée par l’opposition sont restées fermées jusqu’à la fin de la journée.

    À la grande surprise des membres du Rassemblement, les portes du centre Béthanie, où devait se tenir le conclave étaient fermées ce vendredi matin. Selon Christophe Lutundula, cadre de la principale plateforme de l’opposition : « Les  responsables du Centre nous ont clairement dit que les services de sécurité ont donné l’instruction de ne pas ouvrir les portes puisque nous n’avions pas obtenu une autorisation. »

    Plusieurs heures de tractations

    Après plusieurs heures de tractations, le Rassemblement a finalement décidé d’ouvrir ses assises en début d’après-midi, dans la cours du centre où Félix Tshisekedi, président du Rassemblement a lu un discours. Pour Christophe Lutundula, « la démocratie ne représente rien pour Joseph Kabila et ses partisans ». Ce cadre du Rassemblement ajoute que « la loi a toujours autorisé les rencontres politiques, tant qu’elles sont organisées dans des lieux clos, comme le fait souvent le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie [PPRD], le parti de Joseph Kabila. »

    Le gouvernement évoque la « désorganisation » du Rassemblement

    Contacté par Jeune Afrique, le vice-ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Basile Olongo réfute toute accusation contre le gouvernement, qui ne s’est pas prononcé officiellement sur cette rencontre : « Le Rassemblement cherche à nous impliquer dans les échecs qui ne nous concerne pas. L’échec de leur rencontre est sans doute dû au non paiement de la salle ou à une désorganisation de leur part. »

    Le Rassemblement de l’opposition va clôturer samedi 22 juillet le conclave au siège de l’UDPS, à l’issue duquel une « feuille de route des actions pacifiques » prévues avant la fin de l’année seront rendus public, comme l’expliquait à Jeune Afrique la semaine dernière Martin Fayulu, l’un des cadres du Rassemblement.

    Avec JA

  • Ida Sawyer : « La fortune de Kabila peut être l’une des raisons qui le poussent à s’accrocher au pouvoir »

    Ida Sawyer : « La fortune de Kabila peut être l’une des raisons qui le poussent à s’accrocher au pouvoir »

    -De passage à Paris, Ida Saywer, directrice pour l’Afrique centrale de Human Rights Watch, est revenue vendredi pour Jeune Afrique sur les derniers rebondissements de la situation sécuritaire et politique en RDC, mais aussi sur l’état des droits de l’Homme dans le pays. Interview.

    Cela va faire bientôt 10 ans depuis qu’elle travaille sur la RD Congo. Jusqu’à peu, elle était même la représentante de Human Rights Watch dans le pays, avant d’être nommée, fin octobre, directrice pour l’Afrique centrale de l’ONG internationale des droits de l’Homme. Mais c’est désormais depuis Bruxelles qu’Ida Sawyer observe ce qu’il se passe en RD Congo. Et pour cause : en janvier dernier, elle a été reconduite à la frontière et son visa annulé. De passage à Paris, Ida Saywer a accepté de répondre aux questions de Jeune Afrique.

    Jeune Afrique : Après l’annulation de votre visa en janvier par les autorités congolaises, peut-on dire que vous êtes persona non grata en RD Congo ?

    Ida Sawyer : Officiellement, je n’ai pas reçu le statut de persona non grata. Les autorités congolaises ont refusé de renouveler mon visa en août. J’ai pu avoir un visa par la suite, mais une semaine après mon arrivée dans le pays en janvier il a été annulé. Pour Kinshasa, je suis un cas spécial. Il me faut donc une autorisation spéciale, que je n’ai toujours pas reçue pour pouvoir rentrer en RD Congo.

    On assiste  à une aggravation horrible de la situation des droits humains en RD Congo

    Après votre départ, le pays a connu ces derniers mois une recrudescence d’actes de violences, caractérisée notamment par des affrontements au Kasaï, des attaques ciblées des parquets…

    Depuis mon départ en août, on assiste en effet à une aggravation horrible de la situation des droits humains à travers le pays. La répression politique se poursuit. Des arrestations des activistes, des étudiants, des opposants et de leurs proches nous sont signalées chaque jour. De fait, les mesures de décrispation voulues par l’accord de la Saint-Sylvestre n’ont presque pas été appliquées jusqu’à aujourd’hui.

    Aussi faut-il souligner que la situation sécuritaire au Kasaï est très alarmante à cause de la force excessive utilisée par les forces de sécurité déployées dans la région et de la violence des éléments de Kamuina Nsapu mais aussi d’autres milices qui sont soutenues par le gouvernement. Pis, aujourd’hui, nous ne voyons pas suffisamment de volonté politique de la part des autorités congolaises pour mettre fin à cette violence.

    Le RD Congo se dirige vers la militarisation de la police

    Comment interprétez-vous la récente décision du président Joseph Kabila de remplacer le commissaire général de la police national et celui en charge de la ville de Kinshasa ?

    Symboliquement, ces remplacements démontrent que le pays se dirige vers la militarisation de la police. Le fait de nommer comme commissaire général de la police un officier qui était chef d’état-major adjoint chargé des opérations au sein de l’armée, c’est un très mauvais signal. Cela voudrait dire que les forces de la police qui ont une responsabilité de protéger la population et de maintenir l’ordre public sont désormais contrôlés par un militaire. Et ces nominations sont intervenues deux jours après la sortie médiatique de Patrick Nkanga, président de la jeunesse du PPRD [Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, au pouvoir] qui a préconisé l’instauration d’un état d’urgence en RD Congo.

    Pensez-vous que ces nominations à la tête de la police peuvent être vues comme une première étape vers l’instauration d’un état d’urgence dans le pays ?

    Il nous semble en effet que c’est un pas vers l’état d’urgence. Notre inquiétude est que cette éventuelle instauration de l’état d’urgence ne soit utilisée pour justifier plus de répression, plus d’interdiction de manifester, plus de restriction à la liberté d’expression et ne constitue une nouvelle excuse pour retarder davantage le processus électoral.

    À Genève pourtant, le groupe africain a retenu la RD Congo comme future membre du Conseil des droits de l’homme. Comprenez-vous ce soutien ?

    C’est une grande déception. Au moment où l’on assiste à cette aggravation de la situation des droits de l’homme au pays, y compris des violences perpétrées par les forces de sécurité gouvernementales, nous ne pensons pas que la RD Congo mérite une place aujourd’hui au sein du Conseil des droits de l’homme.

    Y-a-t-il une issue à la crise politique en cours en RD Congo ?

    Ce qui manque aujourd’hui c’est une volonté politique réelle d’organiser les élections et d’assurer une transition pacifique et démocratique à la tête du pays. Jusqu’ici, le président Kabila n’a pas montré un signal pour dire qu’il est prêt à partir. On assiste plutôt à une excuse avancée après l’autre pour retarder le processus électoral.

    Les sanctions internationales contre les proches de Joseph Kabila peuvent-elles constituer un moyen de pression efficace pour faire aboutir à ce processus démocratique ?

    Les sanctions ciblées jouent un rôle important. Elles démontrent qu’il y a des conséquences personnelles pour tous ceux qui sont impliqués dans les violences et à la répression politique. Nous espérons qu’elles peuvent aider à dissuader la commission d’autres violences et à convaincre certaines autorités de ne pas continuer dans la même dynamique. Contrairement au Burundi, les autorités congolaises voyagent beaucoup à Paris, Bruxelles, Londres voire aux États-Unis. Beaucoup de leurs membres de familles habitent ou étudient à l’étranger. Les sanctions internationales les affectent donc personnellement.

    C’est inquiétant d’utiliser la Garde républicaine à des fins privées

    En attendant, des révélations s’enchaînent ces dernières semaines sur l’immense fortune de la famille Kabila…

    Il en ressort un manque de transparence presque totale dans la gestion des affaires de la famille présidentielle. Ce qui nous inquiète, à Human Rights Watch, c’est aussi l’utilisation de la Garde républicaine à des fins privées, en occurrence pour protéger les biens (champs, mines,etc.) des membres de la famille présidentielle.

    Toutes ces révélations démontrent aussi que la famille Kabila possède énormément d’intérêts financiers au pays. Cela peut être l’une des raisons qui poussent le président à s’accrocher au pouvoir. C’est un élément très important à prendre en compte dans l’analyse des voies de sortie de crise en RD Congo.

    Faudrait-il garantir à Joseph Kabila une certaine immunité ?

    Ce n’est pas à Human Right Watch de faire une telle proposition. Nous essayons plutôt de comprendre pourquoi le président Joseph Kabila ne veut pas quitter le pouvoir. La richesse qu’il a accumulée au pouvoir constitue donc un élément important de l’analyse.

    Avec JA

  • Heurts à l’université de Kinshasa

    Heurts à l’université de Kinshasa

    -L’université de Kinshasa a fait vendredi les frais du climat sécuritaire hypertendu dans la capitale congolaise avec des affrontements entre étudiants et policiers alors que les forces de l’ordre affirment avoir mis “hors d’état de nuire” dans cette opération le “cerveau” de cinq récentes attaques sanglantes dans la mégapole.

    Sur le campus de l’Unikin (Université de Kinshasa), deux véhicules calcinés étaient encore visibles dans l’après-midi devant le bâtiment de la faculté des sciences économiques, ainsi que des douilles de balles au sol devant une résidence d’étudiants.

    “Nous nous sommes affrontés avec la police la nuit (de jeudi à vendredi) et la journée parce qu’ils tentaient de violer notre espace de vie”, a déclaré un étudiant, Kevin Kalumba. “Il y a eu quelques blessés”, a déclaré le ministre congolais de l’Enseignement supérieur et universitaire, Steve Mbikayi.

    “Les cours et les examens sont suspendus”, a déclaré le représentant des étudiants, Fabrice Bokembe.

    La police a affirmé qu’elle poursuivait le “cerveau” d’événements sanglants qui ont secoué ces derniers mois la capitale de la République démocratique du Congo, mégapole africaine aux 10 millions d’habitants: tueries sur le marché central (deux morts le 14 juillet), attaque d’un parquet de Matete (un mort le 10 juin), et surtout l’assaut contre la prison de Makala le 17 juin qui s’est soldée par l’évasion de plusieurs centaines de détenus.

    “Lors de cette opération près de l’Unikin, les éléments de la police nationale ont mis hors d’état de nuire la pièce maitresse de toutes les attaques macabres qui ont endeuillé la ville de Kinshasa au cours de ces deux derniers mois, le nommé Ben Tshimanga wa Tshimanga”, a déclaré à l’AFP le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police nationale.

    Depuis l’assaut contre la prison de Makala mi-mai, les forces de sécurité ont érigé des barrières et procèdent à des contrôles systématiques d’identité et des véhicules à la recherche des évadés ou des armes.

    La RDC traverse aussi une crise politique depuis la réélection du président Joseph Kabila en 2011 lors d’un scrutin caractérisé par des fraudes massives. la crise s’est aggravée avec son maintien au pouvoir au delà de la fin de son mandat prévu le 20 décembre.

    Avec AFP

  • Les millions de dollars des entreprises de la famille Kabila

    Les millions de dollars des entreprises de la famille Kabila

    -La richesse accumulée par le président congolais et sa famille est dévoilée dans un rapport d’un groupe de recherche de l’université de New York (Congo Research Group at New York University). Cet institut soulève la question de transparence et redevabilité en RDC.

    Il s’agit d’un rapport fait sur base des documents légaux obtenus à partir du système légal ou dans les registres congolais, a expliqué à VOA Afrique Jason Stearns, du Groupe de recherche pour le Congo.

    “Le président Kabila et sa famille ont plus de 80 compagnies leur appartenant. Il est plus difficile d’évaluer la valeur de ces compagnies. Ce que nous savons c’est que des centaines des millions de dollars sont passés dans ces compagnies depuis 2003. On peut estimer à des dizaines de millions de dollars leurs avoirs, ” soutient le chercheur.

    Le chercheur américain précise cependant qu’il ne s’agit pas d’une évaluation compréhensive des avoirs de la famille Kabila. Mais il souligne plutôt le manque de transparence et de redevabilité du système congolais en général.

    “Nous soulignons plusieurs questions sérieuses notamment la façon dont ils ont acquis ces compagnies et les possibles conflits d’intérêts qui pourraient exister entre les membres de la famille et leurs affaires. Il faut noter que le président et sa famille sont au sommet du pouvoir au Congo et donc il y a des questions sérieuses que le parlement et le système judiciaire devraient se poser, ” avance M. Stearns.

    Avec VOA

  • Le procès de Moise Katumbi renvoyé

    Le procès de Moise Katumbi renvoyé

    -Le procès en appel de l’opposant Moise Katumbi qui a repris mercredi à Lubumbashi a été renvoyé à jeudi dans la matinée, après cinq heures de débat.

    Le candidat déclaré à la présidentielle est jugé en deuxième instance pour “spoliation” d’un immeuble.

    Les avocats de Moise Katumbi ont récusé tous les juges dont ils remettent en cause l’impartialité.

    Ils souhaitent que l’affaire Katumbi soit examinée par une autre juridiction.

    Une requête refusée par le tribunal qui, après une brève suspension, a repris l’instruction de l’affaire.

    L’opposant, ex gouverneur du Katanga, avait été condamné par contumace à trois ans de prison en mai 2016 après avoir été reconnu coupable de spoliation d’un immeuble, dans un procès qui l’opposait à un citoyen grec.

    La condamnation avait été prononcée alors que Katumbi, sur autorisation judiciaire, venait de quitter le pays pour se faire soigner à l’étranger.

    Chantal Ramazani, la présidente du tribunal qui avait condamné l’opposant en première instance s’est rétractée quelques jours plus tard.

    Avec BBC

  • Audience en appel du procès Moïse Katumbi mercredi à Lubumbashi

    Audience en appel du procès Moïse Katumbi mercredi à Lubumbashi

    -Une audience en appel a été fixée à mercredi à Lubumbashi, principale ville du sud-est de la RDC, dans l’affaire pour laquelle l’opposant congolais Moïse Katumbi, candidat déclaré pour la présidentielle, a été condamné à trois ans de prison.

    Il s’agit d’un procès en appel, a expliqué à VOA Afrique Me Jean-Jospeh Mukendi, l’avocat de l’opposant.

    ” Le tribunal de grandes instances a fixé à mercredi à Lubumbashi la cause en appel qui oppose M. Katumbi au ministre public “, a-t-il précisé.

    Moïse Katumbi avait été condamné par contumace à trois ans de prison en mai 2016 pour spoliation d’immeuble, dans un procès dont le plaignant était un sujet grec Alexandros Stoupis Emmanouil.

    La condamnation était prononcée alors que M. Katumbi venait de quitter le pays pour des soins à l’étranger sur autorisation du procureur général de la République.

    L’opposant souffrait des effets de violences physiques subies lors des altercations entre ces partisans et les forces de l’ordre alors qu’il se rendait au parquet, convoqué pour une affaire de recrutement des mercenaires dont il était accusé.

    L’affaire des mercenaires avait éclaté juste après la déclaration de la candidature de l’ancien gouverneur de l’ex-gouverneur de l’ancienne province du Katanga à la présidentielle. Ses proches ont été arrêtés et parmi eux, un de ses garde du corps américains, Daryl Lewis, qui a été relâché quelques mois plus tard. Mais les autres croupissent depuis en prison sans procès.

    Récemment, le procureur de la république a révoqué l’autorisation accordé à Katumbi pour des soins à l’étranger au motif qu’il aurait violé la consigne de garder le silence à laquelle il était assigné.

    Avec AFP

  • Kabila dote la police congolaise d’un nouveau commandement

    Kabila dote la police congolaise d’un nouveau commandement

    -Le président congolais Joseph Kabila a nommé lundi le chef d’état-major adjoint de l’armée congolaise chef de la police de la République démocratique du Congo dans un contexte de montée de l’insécurité dans plusieurs villes du pays, a annoncé la télévision d’Etat.

    Dans la série d’ordonnances présidentielles lues à la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC), l’actuel chef adjoint des Forces armées de la RDC (FARDC), le général Dieudonné Amuli est nommé commissaire général de la police nationale congolaise (PNC). Il remplace à ce poste le général Charles Bisengimana.

    Le commandement de la police de Kinshasa, capitale de la RDC, est confié au général Sylvano Kasongo Kitenge, en remplacement du général Célestin Kanyama, sanctionné par les Etats-Unis pour son rôle dans une opération de police contre des délinquants entre fin 2013 et début 2014 ayant fait une cinquantaine de morts et une trentaine d’enlèvements, selon des ONG.

    M. Kabila a également permuté ou nommé des commandants de police au niveau des provinces de la RDC, notamment dans des provinces instables du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri. Plusieurs autres officiers sont admis en retraite.

    Ces nominations sont intervenues dans un contexte de montée de l’insécurité à travers plusieurs villes du pays particulièrement à Kinshasa, où des attaques par des personnes non identifiées ciblent des prisons et des édifices publics.

    La dernière attaque au marché central de Kinshasa a causé la mort de l’administratrice et du chef de la police dudit marché, selon des autorités.

    M. Kabila est au pouvoir en RDC depuis 2001. Alors que son mandat est arrivé à échéance le 20 décembre et que la Constitution lui interdit de se représenter, il se maintient à la tête du pays en vertu d’une décision controversée de la Cour constitutionnelle.

    Avec AFP