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  • Lancement de la 5e édition du Tour cycliste en RDC

    Lancement de la 5e édition du Tour cycliste en RDC

    -La 5e édition du Tour cycliste de la République démocratique du Congo a été lancée à Goma dans l’est du pays.

    Cette première étape de Goma vient d’être remportée par le Français Noël Richet qui prend aussi le maillot jaune.

    Le Français Noël Richet, maillot jaune, lors de la première étape à Goma, en RDC, le 15 juin 2017. (VOA/Charly Kasereka)

    Le Français Noël Richet, maillot jaune, lors de la première étape à Goma, en RDC, le 15 juin 2017. (VOA/Charly Kasereka)

    ​Il a passé la ligne avec 3 secondes d’avance sur le Belgo-Tunisien Ali Nouirsi et 5 secondes devant le Néerlandais Rick Nobel.

    Podium de la première étape à Goma, en RDC, le 15 juin 2017. (VOA/Charly Kasereka)

    Podium de la première étape à Goma, en RDC, le 15 juin 2017. (VOA/Charly Kasereka)

    Le premier africain, le coureur Congolais Jimmy Muhindo, jeune de Goma, est arrivé à la quatrième position sur le circuit fermé de 100 kilomètres dans la ville volcanique de Goma.

    80 athlètes des différentes équipes d’Afrique et d’Europe vont courir au total 750 kilomètres durant sept jours en huit étapes, de l’est du pays pour finir à Kinshasa, la capitale.

    Charly Kasereka, correspondant à Goma

  • Plainte pour crime contre l’humanité contre Alexis Thambwe Mwamba en Belgique

    Plainte pour crime contre l’humanité contre Alexis Thambwe Mwamba en Belgique

    -Le ministre Alexis Thambwe Mwamba est visé en Belgique par une plainte pour crime contre l’humanité pour sa responsabilité présumée dans le crash d’un avion civil, abattu quand il dirigeait une rébellion en République démocratique du Congo.

    La plainte avec constitution de parties civiles a été déposée le 16 mai contre le ministre de la Justice par plusieurs plaignants, dont Oscar Rachidi, qui préside la Ligue congolaise contre la Corruption et la Fraude (Licof), a expliqué à Bruxelles l’avocat belge Alexis Deswaef, cité par l’agence Belga.

    Sollicité par l’AFP, le parquet de Bruxelles n’a pas confirmé l’information.

    M. Rachidi, qui a le statut de réfugié en Belgique, a selon son avocat perdu des membres de sa famille dans le crash le 10 octobre 1998 d’un Boeing 727 de la compagnie Congo Airlines (CAL), abattu près de Kindu (est) avec 50 personnes à bord par un missile tiré par le principal mouvement rebelle, le Rassemblement congolais pour Démocratie (RCD).

    Le RCD, dont M. Mwamba était l’un des dirigeants, affrontait alors les troupes loyalistes du président Laurent-Désiré Kabila, tombeur fin 1997 du dictateur Mobutu Sese Seko et père de l’actuel président Joseph Kabila.

    Le jour même de l’attaque, Alexis Thambwe Mwamba avait déclaré à l’AFP que “la rébellion avait abattu un avion civil avec à son bord 40 militaires et du matériel de guerre alors qu’il atterrissait sur l’aéroport de Kindu”.

    Mais selon la compagnie aérienne, l’avion avait en fait été abattu peu après avoir décollé de Kindu avec à son bord une cinquantaine de passagers et membres d’équipage, dont des femmes et des enfants fuyant les combats.

    Selon le quotidien La Libre Belgique, qui a révélé mercredi l’existence de cette plainte, c’est le juge d’instruction bruxellois Michel Claise qui est chargé de l’enquête. Celle-ci porte également sur des malversations financières présumées en Belgique et en RDC pour lesquelles le nom de la fille du ministre de la Justice est également cité, selon Belga.

    Cette affaire intervient alors que les relations se sont tendues entre Kinshasa et l’Union européenne –et en particulier la Belgique– après que l’UE a décidé fin mai d’infliger des sanctions à huit responsables de l’appareil sécuritaire congolais, dont trois ministres ou anciens ministres, et à un ex-chef rebelle pour de “graves violations des droits de l’homme”.

    Avec AFP

  • Kofi Annan et 9 anciens présidents africains appellent à la tenue d’élections en 2017 en RDC

    Kofi Annan et 9 anciens présidents africains appellent à la tenue d’élections en 2017 en RDC

    -“Des élections intègres représentent pourtant la seule issue pacifique possible pour résoudre la crise de légitimité dont souffrent aujourd’hui les institutions politiques congolaises,” écrivent l’ancien secrétaire général des Nations unies et neuf anciens chefs d’Etat dans une déclaration.

    Le texte de l’appel adressé aussi bien au président Kabila, à son gouvernement, à l’opposition, au peuple congolais et à la communauté internationale est publié sur le site internet Kofi Annan Foundation.

     “Le Gouvernement de la RDC et la communauté internationale doivent fournir toutes les ressources nécessaires à l’organisation des élections dans les délais prévu par l’Accord de la Saint Sylvestre à la commission électorale,” affirment les 10 personnalités.

    Dans leur appel, M. Annan et les neuf anciens présidents africains se réfèrent à l’accord obtenu pendant le dialogue conduit par les évêques catholiques qui prévoit les élections reportées à avant la fin de 2017.

    Ils se félicitent de cet accord qui a évité un désastre pouvant survenir à cause de la non-tenue de l’élection en décembre 2016 comme le prévoyait la Constitution de la RDC. Ils déplorent cependant la mise en application de l’accord bute à “de nombreuses difficultés qui mettent en péril le processus devant conduire aux élections pacifique cette année”.

    “Nous appelons les leaders politiques de la RDC à donner la priorité à l’intérêt national,” exhortent M. Annan et les neuf anciens présidents.

    “sommes profondément consternés par la situation politique qui prévaut en RDC. Elle constitue une menace à la stabilité, à la prospérité et à la paix de toute la région des Grands Lacs, voire de l’Afrique dans son ensemble. Nous nous devons de sonner l’alarme avant qu’il ne soit trop tard,” soutiennent-ils.

    Outre M. Annan, le document est signé par les anciens présidents du Bénin, Thomas Boni Yayi, du Ghana, John Kufuor, de l’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, de la Tanzanie, Benjamin Mkapa, du Botswana, Festus Mogae, du Nigeria, Olusegun Obasandjo, du Cap-Vert, Pedro Pires et de l’iile Maurice, Cassan Uteem.

    voa

  • HRW exhorte les dirigeants africains à faire pression sur Kabila

    HRW exhorte les dirigeants africains à faire pression sur Kabila

    -“Les dirigeants régionaux devraient exercer des pressions sur le gouvernement de Kabila pour qu’il mette fin aux abus et organise d’urgence des élections crédibles” à la fin de cette année, a déclaré directrice pour l’Afrique centrale de Human Rights Watch (HRW).

    L’ONG Human Rights Watch (HRW) a appelé jeudi les dirigeants africains à faire pression sur le régime du président congolais Joseph Kabila en vue de la tenue de la présidentielle cette année en République démocratique du Congo.

     “Les dirigeants régionaux devraient exercer des pressions sur le gouvernement de Kabila pour qu’il mette fin aux abus et organise d’urgence des élections crédibles” à la fin de cette année, a déclaré à l’AFP dans un email Ida Sawyer, directrice pour l’Afrique centrale à HRW.

    “Nous parlons des dirigeants de l’Union africaine et aussi de l’Afrique centrale et de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe), notamment l’Angola”, a-t-elle précisé.

    Ces pressions peuvent “inclure des déclarations publiques et/ou des conséquences dans leurs relations bilatérales avec la RDC”.

    Mme Sawyer a également salué les sanctions infligées lundi par l’Union européenne (UE) à huit responsables de l’appareil sécuritaire congolais et à un ex-chef rebelle accusé d’atteintes aux droits de l’homme.

    “Les nouvelles sanctions ciblées de l’UE et des États-Unis à l’encontre de hauts responsables congolais et d’intérêts commerciaux, envoient un message puissant : la répression violente menée par le gouvernement à l’encontre d’activistes, de journalistes et de l’opposition politique a un coût élevé”, soutient Mme Sawyer. Ces sanctions consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager dans l’Union.

    A Kinshasa, des responsables politiques de la majorité ont jugé “arbitraire” cette décision de l’UE.

    Pour Mme Sawyer, “le Conseil de sécurité de l’ONU devrait aussi imposer de nouvelles sanctions ciblées” contre des responsables congolais.

    La RDC traverse une crise politique née du maintien au pouvoir du président Kabila au-delà de la fin de son mandat qui a expiré le 20 décembre 2016.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter.

    Un accord conclu le 31 décembre entre la majorité et l’opposition prévoit la tenue de la présidentielle à la fin de cette année, mais cette échéance semble aujourd’hui hypothétique.

    Avec AFP

  • Moise Katumbi porte plainte contre l’Etat congolais

    Moise Katumbi porte plainte contre l’Etat congolais

    -Face à la dégradation du climat politique et sécuritaire en RDC, l’opposant Moise Katumbi a décidé de saisir l’ONU. Pendant ce temps, Joseph Kabila tente de rassurer les populations du Kasaï-Central.

    En RDC, le président Joseph Kabila poursuit son séjour à Kananga, la capitale de la province du Kasaï-Central. La visite a pour but de rassurer les populations de cette province, martyrisée par les exactions imputées aux militaires loyalistes et aux miliciens Kamwina Nsapu.

    Plusieurs ONG de défense des droits de l‘Homme exigent l’ouverture d’une enquête internationale pour faire la lumière sur ces tueries qui ont fait selon l’ONU près de 400 morts. Face à la dégradation du climat politique et sécuritaire dans son pays, l’opposant Moise Katumbi a décidé de saisir le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève. Une plainte contre l’Etat congolais  y sera déposée ce vendredi.

    Voici les explications de Olivier Kamitatu, ancien président de l’Assemblée nationale du Congo et par ailleurs porte-parole de l’opposant. Il revient notamment sur les raisons qui l’ont poussé à quitter la majorité présidentielle pour soutenir l’ex-gouverneur du Katanga.

    Avec DW

  • La RDC autorise des tests de vaccin anti-Ebola

    La RDC autorise des tests de vaccin anti-Ebola

    -“La RDC accepte l’utilisation des vaccins contre le virus d’Ebola. Depuis quelques jours, le gouvernement a donné un avis de non-objection qui autorise que des vaccins pour combattre le virus Ebola soient administrés sur le territoire congolais”, a déclaré un responsable du ministère de la Santé congolais.

    Le gouvernement congolais a autorisé des tests de vaccin contre le virus d’Ebola en République démocratique du Congo où une épidémie s’est déclarée dans une région du nord-est, indique la source que cite l’AFP.

     “Nous attendons des partenaires un plan opérationnel qui déterminera ce qu’il faut faire concrètement, dans quelles aires géographiques on pourrait vacciner”, a-t-il ajouté sous couvert d’anonymat, indiquant qu’”une décision définitive sur la mise en oeuvre sortira dans les 24 heures, après concertations”.

    Alors qu’il n’existe aucun vaccin homologué, l’OMS a annoncé le 18 mai, sept jours après la déclaration de l’épidémie de virus Ebola par les autorités, qu’il existait un vaccin prometteur dont les stocks pourraient être acheminés en quelques jours en RDC.

    Le 19 mai, des chercheurs ont annoncé la découverte aux États-Unis d’un anticorps qui neutralise les trois principales souches du virus Ebola.

    Les autorités congolaises ont affirmé le 12 mai que le pays faisait face à sa huitième épidémie d’Ebola depuis la découverte de ce virus sur son sol en 1976. La maladie a été détectée dans une zone isolée du Bas-Uélé, à environ 1.300 km au nord-est de Kinshasa. Jusqu’à présent, deux cas ont été confirmés en laboratoire. 18 autres sont suspects, selon l’OMS.

    La fièvre hémorragique provoquée par ce virus est hautement contagieuse et la durée d’incubation du virus Ebola est de 21 jours.

    Au total, trois personnes sont mortes. Il s’agit de la première flambée d’Ebola depuis la terrible épidémie qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016, causant plus de 11.300 morts sur quelque 29.000 cas recensés, à plus de 99% en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

    Avec AFP

  • Haut-Katanga: suspension des directeurs de la DGDA et de la DGM

    Haut-Katanga: suspension des directeurs de la DGDA et de la DGM

    -Les directeurs provinciaux de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) et de la Direction générale de la migration (DGM) ainsi que le coordonnateur provincial de l’Environnement sont suspendus de leurs fonctions. Le directeur de cabinet du chef de l’Etat, Néhémie Mwilanya, en mission à Lubumbashi, l’a annoncé à la presse mercredi 3 mai, précisant que cette mesure faisait la suite à l’exploitation et à la  commercialisation illégales et illicites du bois rouge au Haut-Katanga.

    Néhémie Mwilanya a présidé mercredi 3 mai une réunion avec tous les services impliqués dans l’exploitation et la commercialisation du bois rouge. A l’issue de cette rencontre, il a annoncé la suspension des directeurs provinciaux de la DGDA et de la DGM ainsi que du coordonnateur provincial de l’environnement.

    La coupe et l’exportation du bois rouge sont également suspendues et «des mesures conservatoires sont prises pour  tout le bois rouge saisi», selon lui.

    Après l’enquête, toute personne militaire ou civile impliquée dans cette exploitation illicite du bois  subira la rigueur de la loi, a menacé le directeur de cabinet du chef de l’Etat.

    Néhémie Mwilanya, accompagné notamment des ministres des Finances et de l’Environnement, revenait de Kasumbalesa, où ils constaté que des centaines de camions chargés du bois rouge étaient prêts à être exportés.

    Même constat à la gare SNCC de Lubumbashi, où des dizaines de wagons sont chargés de bois. Ils devraient prendre la voie ferrée de Dilolo vers l’Angola.  Sur  l’axe Kasenga, l’exploitation du bois se fait en toute illégalité.

    – See more at: http://www.radiookapi.net/2017/05/04/actualite/societe/haut-katanga-suspension-des-directeurs-de-la-dgda-et-de-la-dgm#sthash.VNhI2N1L.dpuf

  • Arrestation en RDC de 14 Chinois accusés de trafic illégal de bois rouge

    Arrestation en RDC de 14 Chinois accusés de trafic illégal de bois rouge

    -Quatorze citoyens chinois accusés d’”exportation illégale” de bois rouges congolais ont été arrêtés jeudi dans le sud-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de source officielle.

    “Nous avons arrêté des Chinois en séjour irrégulier mais qui coupent du bois rouge dans notre province”, a déclaré à l’AFP le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga Célestin Pande.

    Selon M. Pande, “17.000 tonnes de bois rouge ont fait effectivement l’objet d’exportation illégale vers la Chine” en quatre mois en passant “par la Zambie”.

    “Nous avons interpelé 14 ressortissants chinois détenteurs de visas de [touristes], mais qui étaient impliqués dans la coupe et l’exportation illégale du bois rouge”, a confirmé sous couvert d’anonymat un responsable de service d’immigration du Haut-Katanga.

    Depuis le début de l’année, une crise empoisonne les relations entre les autorités congolaises et zambiennes liée à une exportation du bois rouge congolais.

    La Zambie voisine a arraisonné plusieurs centaines de véhicules en provenance de la RDC transportant une variété de padouk, bois très dense prisé pour la construction et l’ébénisterie, en vue des enquêtes approfondies sur la régularité de leur exportation vers la Chine.

    Kinshasa a dénoncé cette saisie, mais jeudi une délégation venue de Kinshasa a décidé l’interdiction de la coupe du bois rouge dans le Haut-Katanga ainsi que son exportation.

    Les paysages de savane boisée du Haut-Katanga sont ravagés depuis des années par l’exploitation forestière illégale, tournée principalement vers la production de charbon de bois, pratiquement la seule source d’énergie disponible pour la population, largement privée d’électricité.

    Avec AFP

  • Les eveques qualifient la condamnation de Katumbi en justice de “mascarade”

    Les eveques qualifient la condamnation de Katumbi en justice de “mascarade”

    -Les évêques catholiques congolais ont recommandé au président Joseph Kabila d’autoriser l’opposant en exil Moïse Katumbi à rentrer librement en République démocratique du Congo, qualifiant sa condamnation en justice de “mascarade”, selon un rapport confidentiel.

    Dans ce rapport transmis le 29 mars au président Kabila et dont l’AFP a obtenu copie mercredi, la conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) plaide pour “le retrait” de la décision d’arrestation immédiate de M. Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle, et “son retour en homme libre afin qu’il exerce ses droits civils et politiques” en RDC.

    Ce rapport a été établi à l’issue d’une enquête menée par la Cenco, alors qu’elle conduisait la médiation entre pouvoir et opposition ayant abouti à la signature le 31 décembre d’un accord de sortie de la crise politique née du maintien de M. Kabila à la tête de la RDC au-delà du terme de son mandat qui a échu le 20 décembre.

    Les signataires de cet accord, exceptés les délégués de la majorité, ont chargé les évêques “de recueillir” des informations pouvant permettre d’obtenir la “liberté” pour les opposants Katumbi et Jean-Claude Muyambo en vue de la décrispation de l’espace politique en RDC.

    Ex-allié de poids de M. Kabila passé à l’opposition en septembre, actuellement en exil, M. Katumbi a été condamné à trois ans de prison pour spoliation d’immeuble appartenant à un citoyen grec et attend de comparaître devant la justice pour une affaire de recrutement de mercenaires. M. Muyambo a été condamné à cinq ans de prison dans une affaire d’escroquerie portant sur le même immeuble.

    “Les deux procès ne sont que des mascarades”, lit-on dans le rapport qui note que la citation à comparaitre adressée à M. Katumbi avait été déposée auprès du bourgmestre de son lieu d’habitation pendant qu’il avait obtenu du parquet “une excuse légale pour sortir du pays” en vue de suivre des soins médicaux à l’étranger.

    La Commission mise en place par l’épiscopat estime que les “actes et pièces pour lesquels M. Moïse Katumbi est mis en cause sont fabriqués dans le seul but de l’inviter [au] procès et le condamner”, laissant “croire que le procès collé à M. Katumbi Chapwe est plutôt un règlement de compte purement politique”.

    M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter. Le chef de l’État est resté à la tête du pays en vertu d’une décision controversée de la Cour constitutionnelle, finalement avalisé par l’opposition dans l’accord de la Saint-Sylvestre. Le climat politique est tendu en RDC.

    Avec AFP

  • CPI: Jean-Pierre Bemba condamné à un an de prison en plus de 18 ans

    CPI: Jean-Pierre Bemba condamné à un an de prison en plus de 18 ans

    -La Cour pénale internationale (CPI) a condamné mercredi l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba à un an de prison et 300.000 euros d’amende pour subornation de témoins dans le cadre de son procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

    “La chambre vous inflige, M. Bemba, une peine supplémentaire  d’un an d’emprisonnement”, a déclaré le juge Bertram Schmitt, “servie suite à votre peine actuelle” de 18 ans d’emprisonnement.

     M. Bemba avait en effet été condamné en juin à 18 ans de prison pour la vague de meurtres et de viols commis par sa milice en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

    L’ancien riche homme d’affaires de 54 ans avait en effet été condamné en juin 2016 pour la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de Libération du Congo (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

     Dans cette seconde affaire, celui qui est surnommé le “Mobutu miniature”, avait été reconnu coupable en octobre d’avoir corrompu 14 témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages.

    Le procureur avait requis huit années d’emprisonnement supplémentaires à son encontre.

    Jean-Pierre Bemba a également été condamné à verser une amende de 300.000 euros dans les trois mois suivant le prononcé, une somme qui sera ensuite transférée au Fonds pour les Victimes, a précisé la CPI.

    “Il est nécessaire de décourager un tel comportement”, a ajouté M. Schmitt, alors que l’ancien vice-président congolais, en costume bleu marine et chemise claire, restait voûté, le regard vide, sans émotion, en écoutant le prononcé.

    ‘Donner du sucre’

    L’ex-chef de guerre, ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, ainsi que le député du parti MLC, Fidèle Babala, et le témoin de la défense, Narcisse Arido, avaient versé de l’argent et donné des cadeaux à des témoins ou leur avaient promis une installation en Europe en échange d’un faux témoignage devant la CPI.

    Chargé de leur donner les instructions et d’effectuer ou de faciliter les transferts d’argent, Aimé Kilolo a été condamné à une peine de deux ans et six mois de prison avec sursis – avec une mise à l’épreuve de trois ans – et à une amende de 30.000 euros.

     De son côté, M. Mangenda a été condamné à deux ans d’emprisonnement avec sursis, avec une mise à l’épreuve de trois ans.
    Fidèle Babala, qui avait encouragé M. Bemba à assurer “le service après-vente”, a lui écopé d’une peine de six mois de prison, déjà servie lors de la détention préventive. “Il est bon de donner du sucre aux gens”, avait ainsi conseillé le député du MLC en faisant référence aux pots-de-vin.

    Témoin agissant comme “intermédiaire”, Narcisse Arido a également déjà servi la peine de onze mois de prison que lui a imposée la CPI mercredi. Il avait recruté quatre des témoins corrompus, leur promettant 10 millions de francs CFA (environ 15.200 euros) et un déménagement en Europe.

     “Aucun système légal au monde ne peut accepter que des témoins soient soudoyés, incités à mentir ou briefés”, avait souligné en octobre la Cour basée à La Haye.

    Alors que se termine ce procès connexe, le premier du genre pour cette juridiction, Jean-Pierre Bemba a interjeté appel fin septembre de sa première condamnation pour crimes de guerre, dénonçant des “vices de forme” et évoquant notamment l’arrestation de son avocat durant le procès.

    Ce jugement en première instance à 18 ans de prison était la plus lourde peine jamais imposée, la première condamnation de l’usage de viols et violences sexuelles en tant que crimes de guerre, la première peine rendue contre un ancien vice-président et contre un commandant militaire, en vertu du principe de la “responsabilité du commandant”.

    Entre octobre 2002 et mars 2003, quelque 1.500 hommes du MLC avaient tué, pillé et violé en Centrafrique, où ils s’étaient rendus pour soutenir le président Ange-Félix Patassé face à une tentative de coup d’Etat menée par le général François Bozizé.

    Selon l’ONG Open Society Justice Initiative, les problèmes de subornation de témoin auraient déjà eu des conséquences sur plusieurs procès à la CPI.

    Les poursuites contre le président kényan Uhuru Kenyatta et contre son vice-président William Ruto avaient notamment dû être abandonnées faute de preuves, après des procédures marquées par des allégations de subornation de témoins.

    Avec VOA