Author: Don Kayembe

  • Des supporteurs de football russes blessés dans l’écroulement d’un escalator à Rome

    Des supporteurs de football russes blessés dans l’écroulement d’un escalator à Rome

    Diaporama

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    Selon les chiffres définitifs de l’ambassade de Russie à Rome, seize citoyens russes et quatres ukrainiens ont été blessés le 23 octobre au soir lors d’un accident d’escalier mécanique dans le métro de la capitale italienne. Ces supporters du CSKA de Moscou se rendaient à un match de la Ligue des champions de football devant opposer leur équipe à la “Roma”.

    L’escalator en descente a brutalement accéléré avant de s’effondrer. Les gens n’ayant pas le temps de poser pied au sol sont tombés massivement les uns sur les autres. Les blessés ont été transportés à l’hôpital, trois d’entre eux ont des blessures graves. Un diplomate russe a informé le journal Gazeta.ru que la maire de Rome, Virginia Raggi, avait exprimé sa solidarité au nom des Romains et promis toute l’aide nécessaire aux victimes.

    Il a également précisé que les blessés n’étaient pas en état d’ébriété lors de leur admission à l’hôpital. Selon le même titre, les médias italiens ont pointé du doigt la responsabilité des supporters qui, au rythme de leurs chants, auraient sauté lourdement sur l’escalator, provoquant un problème mécanique.

    Pour couronner la soirée, le CSKA de Moscou a été battu par la Roma 3 à 0. Selon Gazeta.ru, les joueurs n’ont pas eu connaissance de l’accident avant le match. 

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  • Entretien. “Une grande guerre en Europe est possible”

    Entretien. “Une grande guerre en Europe est possible”

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    Si guerre froide il y a, nous en sommes encore aux prémices : personne ne connaît les règles du jeu, et chacun teste les limites, analyse Andreï Kortounov, proche du Kremlin, qui dirige un influent think tank moscovite. 

    DIE PRESSE : António Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a déclaré [récemment] que la guerre froide était revenue de plus belle. Êtes-vous de cet avis ?

    ANDREÏ KORTOUNOV : Il n’y a plus deux blocs ni deux systèmes. La Russie est un pays capitaliste qui n’a pas, contrairement à l’Union soviétique, l’ambition de présenter un système de gouvernement alternatif. Nous n’avons plus de rideau de fer. Je reconnais cependant comme Guterres qu’il existe une confrontation dangereuse : guerre économique, sanctions, restrictions, protectionnisme…

    Vous avez écrit un jour que la situation actuelle était parfois plus dangereuse que pendant la guerre froide.

    Si je devais comparer l’époque actuelle, ce serait avec le début de la guerre

    […]

    Duygu Özkan

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  • PSG-Naples : Le règne contrasté de Carlo Ancelotti à Paris, entre nostalgie et amertume

    PSG-Naples : Le règne contrasté de Carlo Ancelotti à Paris, entre nostalgie et amertume

    Quand il quitte un club, Carlo Ancelotti laisse le plus souvent des titres et une belle cote d’amour. Le Paris-Saint-Germain n’échappe pas à la règle et ses supporteurs devraient réserver une belle ovation à celui qui a ramené leur club sur le devant de la scène, aussi bien en France qu’en Europe. Ce mercredi 24 octobre, l’Italien Carlo Ancelotti, 59 ans, retrouve le Parc des Princes, à l’occasion de la réception de Naples, lors de la troisième journée de Ligue des champions. Aux commandes du Napoli depuis cet été, l’ex-entraîneur du PSG (janvier 2012-mai 2013) avait été déjà très applaudi par le public parisien, en septembre 2017, lorsque « son » Bayern Munich avait été corrigé (3-0). Un revers qui avait entraîné son éviction du banc bavarois.

    Lire aussi :   Ligue des champions : au PSG, le discours change, les ambitions restent

    La venue dans la capitale de l’entraîneur napolitain, actuel deuxième de Serie A et premier de son groupe en Ligue des champions, renvoie à son règne contrasté au club parisien. Un passage de dix-huit mois qui a permis de structurer le PSG version Qatar Sports Investments (QSI), mais l’intéressé en garde encore une certaine amertume en bouche. « Quelque chose s’était cassé et ne fonctionnait plus entre le club et moi. Je n’avais pas d’autre choix que de quitter le PSG », a raconté Ancelotti dans son ouvrage intitulé Mes secrets d’entraîneur (Solar, 2015).

    En novembre 2011, Carlo Ancelotti (limogé six mois plus tôt de Chelsea) se laisse pourtant séduire par le discours tenu par le Brésilien Leonardo, alors directeur sportif du PSG et architecte du projet mis en place par les nouveaux propriétaires qataris. Les deux hommes se connaissent bien depuis leur collaboration au Milan AC. Double vainqueur de la Ligue des champions avec les Rossoneri (2003 et 2007), entraîneur de réputation mondiale, Ancelotti accepte de prendre les commandes de l’équipe parisienne à partir de la saison 2012-2013. Mais le limogeage d’Antoine Kombouaré, au début de la trêve hivernale, change la donne et précipite son arrivée.

    « Carlo Ancelotti était cohérent avec l’ambition sportive de Leonardo, qui devait bosser avec un coach familier pour lui, et l’ambition d’image de l’actionnaire, souhaitant envoyer un message immédiat », se souvient un ex-cadre du club.

    Un entraîneur qui a professionnalisé le PSG

    Avec six mois d’avance, Ancelotti débarque au PSG et le fait basculer dans une autre dimension. Reflet des visées continentales du club, il obtient des recrues à sa main (Maxwell, Thiago Motta, Alex) et célèbre son pot d’arrivée, paradoxe suprême, au Stade Moustoir de Lorient contre les amateurs du Saint-Colomban Locminé, pensionnaire de CFA 2 (cinquième division), en 32e de finale de Coupe de France. Contraint de redescendre de ses coutumières hauteurs pour cette première, le natif de Reggiolo (Emilie-Romagne) s’en sort de justesse (victoire 2-1 dans les arrêts de jeu) face au « petit poucet ». Le ton est donné : rien ne sera facile.

    « Il avait une grande proximité avec ses joueurs, à qui il ramenait d’Italie de la mozzarella. »

    Au-delà des moyens financiers mis à sa disposition, Ancelotti apporte avec lui les méthodes de travail appliquées à Chelsea. GPS pour mesurer les données des joueurs, analystes de performances, nutritionnistes, création d’un restaurant au centre d’entraînement du club, nouvelles habitudes alimentaires : l’Italien et ses deux adjoints, son compatriote Giovanni Mauri et l’Anglais Paul Clement, bousculent les habitudes et contribuent à professionnaliser un club pas réputé pour être le plus structuré de Ligue 1 avant l’arrivée de QSI.

    « Le programme d’entraînement était établi un mois à l’avance. Ancelotti, c’est le premier étage de la fusée QSI. Il a étoffé le secteur médical, recruté des kinés, préparateurs physiques. Il déléguait aussi beaucoup, développe Ronan Le Crom, à l’époque quatrième gardien du PSG. C’est un grand homme, d’une grande classe. Il avait une grande proximité avec ses joueurs, à qui il ramenait d’Italie de la mozzarella. Il était très à l’écoute. Il aime ses joueurs, ses collaborateurs, organise des barbecues en famille. Chacun a droit à un traitement particulier. Il voyait tout tactiquement. Quand il rentre dans une pièce, il inspire le respect. Il ne hausse jamais la voix. Sauf quand un short traîne dans les douches. »

    Malgré son sens du détail et des relations humaines, la saison se solde par un semi-échec, aux allures de déception pour Ancelotti, avec le sacre improbable de Montpellier devant le PSG. A l’été 2012, le Transalpin modifie son équipe de fond en comble avec le recrutement de Zlatan Ibrahimovic, Thiago Silva, Ezequiel Lavezzi, et son jeune (20 ans) compatriote Marco Verratti, déniché à Pescara. Son PSG se mue alors en rouleau compresseur sur la scène domestique et remporte aisément la Ligue 1, en mai 2013, après dix-neuf ans de disette. Surtout, les Parisiens signent leur grand retour en Ligue des champions et manquent de faire tomber (2-2, 1-1) le FC Barcelone de Lionel Messi en quarts de finale.

    Au fil de cette saison aboutie, marquée par le recrutement à visées commerciales de la « pop star » David Beckham, Ancelotti traverse pourtant une zone de turbulences. En décembre 2012, les propriétaires qataris du PSG s’inquiètent des inconstances et sautes de concentration de la formation avant sa victoire à l’arraché (2-1) contre Porto, en phase de poules. « Le manque de sérénité commença à peser, surtout dans la gestion des petits accrocs, toujours inévitables même dans les meilleurs parcours d’une équipe, a expliqué l’entraîneur dans son ouvrage. On commença à perdre la ligne que l’on avait tracée initialement avec les propriétaires et les dirigeants du club. »

    « Une erreur que QSI regrette encore »

    En janvier 2013, Ancelotti est endeuillé par la disparition, dans un accident de voiture, de son ami Nicholas Broad, chef du projet performance du PSG. Deux mois plus tard, la défaite (1-0) de l’équipe à Reims irrite les dignitaires de QSI, de plus en plus impatients. Désireux de bénéficier de « beaucoup de temps » pour bâtir sur la durée, l’ancien milieu de terrain décide alors de ne pas prolonger l’aventure dans la capitale et s’en ouvre à Leonardo. « Chaque match était devenu un motif de tension. On voulait tout et tout de suite », confessa-t-il.

    « L’histoire s’est arrêtée en raison de l’impatience de l’actionnaire après quelques contre-performances. »

    Une fois le titre de champion acquis, l’entraîneur claque la porte et cède aux sirènes du Real Madrid. « Déçu », le président Nasser Al-Khelaïfi ne parvient alors guère à le faire changer d’avis et se tourne vers Laurent Blanc pour lui succéder. « Le PSG avait des attentes et le coach a aussi été sollicité par le Real. Le train n’allait passer qu’une fois. Il y a aussi eu une dimension humaine dans cette décision », analyse Ronan Le Crom.

    « L’histoire s’est arrêtée en raison de l’impatience de l’actionnaire après quelques contre-performances. Carlo Ancelotti a vécu comme un affront le fait que des nouveaux arrivants aient à son égard des exigences révélant leur incompétence sportive, détaille un ancien membre de l’état-major parisien. Un an plus tard, il remportait la Ligue des champions avec le Real Madrid. QSI ne commettra plus cette erreur, qu’il regrette encore. »

    Depuis le départ fracassant de l’Italien, le PSG n’a d’ailleurs jamais fait mieux qu’un quart de finale en Ligue des champions.

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  • Italie. Déficit budgétaire : Rome défie l’Union européenne

    Italie. Déficit budgétaire : Rome défie l’Union européenne

    Après le rejet historique du budget italien par Bruxelles, le gouvernement italien campe sur ses positions en affirmant n’avoir ni “plan B” ni volonté de se soumettre aux “experts de l’austérité”.

    Le bras de fer continue. Après les avertissements et les mises en garde, la Commission européenne a décidé, “pour la première fois en vingt ans d’histoire”, de rejeter le projet de budget italien, considérant sa prévision de 2,4 % de déficit comme “une violation grave du pacte de stabilité et de croissance”, observe le quotidien économique Il Sole-24 Ore.

    Dans un entretien à La Repubblica, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a déploré cette “première” tout en assurant être toujours “dans un processus de dialogue constructif” avec Rome : “Ma porte est toujours ouverte et j’espère que le gouvernement italien entendra ce message.”

    Mais à lire les premières déclarations des membres du gouvernement populiste, les trois semaines données à l’Italie pour revoir sa copie s’annoncent comme un formidable dialogue de sourds.

    En déplacement à Bucarest, le vice-Premier ministre et leader de l’extrême droite, Matteo Salvini, a promis que le gouvernement “ne reculera[it] pas” et que seul “le Parlement italien [était] susceptible de modifier le budget italien” – et non la Commission. Avant de faire vibrer la fibre patriotique, en lançant à Bruxelles : “Vous n’attaquez pas un gouvernement mais un peuple”, selon le Corriere della Sera.

    Pas de plan B”

    L’autre vice-Premier ministre, Luigi Di Maio, leader du Mouvement 5 étoiles, s’est emparé de Facebook pour ironiser sur le veto européen, comme le souligne Il Fatto Quotidiano. “Le budget ne plaît pas à l’Union européenne”, écrit Di Maio. “Cela ne m’étonne pas : c’est le premier budget italien rédigé à Rome et non à Bruxelles !”

    Comme Salvini, il se présente en défenseur des Italiens, face à la bureaucratie bruxelloise : “Nous savons que si nous devions nous rendre, les ‘experts’ favorables au secteur bancaire et à l’austérité reviendraient immédiatement”, écrit-il. “Donc nous n’abandonnerons pas. Nous savons que nous sommes sur le bon chemin”.

    Le Premier ministre, Giuseppe Conte, s’est quant à lui confié à l’agence Bloomberg, à qui il a déclaré qu’il n’y avait “pas de plan B”. Tout au plus s’est-il montré ouvert à “réévaluer certaines dépenses, si nécessaire”, tout en restant convaincu que la croissance économique, que son budget espère dynamiser, “est la meilleure façon de nous sortir du piège de la dette”.

    Il Giornale estime que le “timide signal d’ouverture” de Giuseppe Conte “ne modifie pas substantiellement les fondamentaux du budget” et anticipe déjà la prochaine étape de la crise : “Sans les corrections attendues de la part de l’Europe, Bruxelles pourrait ouvrir une procédure pour déficit excessif et violation de la règle de la dette”, écrit le quotidien. Une bombe financière qui coûterait des milliards d’euros à l’Italie.

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  • Ligue des champions : Lyon rate le coche pour une minute à Hoffenheim

    Ligue des champions : Lyon rate le coche pour une minute à Hoffenheim

    Contre le cours du jeu, Lyon a longtemps cru à la victoire mais a dû se contenter d’un nul sur le terrain d’Hoffenheim (3-3), mardi 23 octobre, dans le cadre de la 3e journée de la Ligue des champions, au cours de laquelle le Real et Benzema se sont péniblement défaits de Plzen (2-1).

    • Dans le groupe E : Mazraoui soulage l’Ajax

    Le Bayern Munich a longtemps buté sur l’AEK Athènes avant de faire sauter le verrou grec en deux minutes, après l’heure de jeu, par Javi Martinez (61e) puis Robert Lewandowski (63e). Arrivé malade en Grèce, après un mois tumultueux, le géant bavarois, aussi dominateur que maladroit, ne s’est pas vraiment rassuré. Mais, au moins, il a enchaîné une deuxième victoire de rang et maintenu la pression sur les Néerlandais.

    Dans l’autre rencontre de la soirée, l’Ajax a dominé Benfica (1-0), grâce à un but de Mazraoui dans les arrêts de jeu (90e + 2), qui offre aux Lanciers la tête de la poule, à égalité avec les Allemands.

    • Dans le groupe F : Joelinton gâche la fête lyonnaise

    Lyon pensait avoir fait le plus dur. Mais c’était sans compter sur Joelinton qui a jailli à la 92e minute et égalisé pour Hoffenheim (3-3), privant ainsi l’OL d’un deuxième succès en Ligue des champions, synonyme de première place dans la poule.

    Lire aussi :   Comme Nagelsmann, entraîneur de Hoffenheim, les joueurs ratés sont-ils les grands coachs de demain ?

    Résultat, c’est Manchester City, qui n’a fait qu’une bouchée du Chakhtar Donetsk (3-0), qui reste leader, avec un point d’avance sur les Français.

    • Dans le groupe G : merci Benzema !

    Le Real s’en contentera. En crise, les Merengues ont décroché leur premier succès depuis un mois. Mais que ce fut compliqué face aux modestes Tchèques de Plzen (2-1). Karim Benzema (11e) et Marcelo (55e) ont un peu soulagé leur entraîneur, Julen Lopetegui, et les Madrilènes conservent la tête de leur poule, devançant à la différence de buts l’AS Rome.

    Les Giallorossi, eux, n’ont pas fait de détails et dominé le CSKA Moscou (3-0) grâce notamment à un doublé d’Edin Dzeko (30e, 43e).

    • Dans le groupe H : Dybala efface Cristiano Ronaldo

    On attendait Cristiano Ronaldo ou José Mourinho, on a eu Paulo Dybala. Le duel entre le Portugais de la Juventus et celui de Manchester United (1-0) a tourné à l’avantage du premier, qui poursuit son sans-faute grâce au but de Dybala.

    Les Young Boys, eux, peuvent remercier Guillaume Hoarau. L’ancien Parisien, sur penalty, a répondu à l’ex-Marseillais Michy Batshuayi pour permettre au club bernois de décrocher le nul à domicile face à Valence (1-1).

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  • Ligue des champions: l’Espérance de Tunis et le Al Ahly en finale

    Ligue des champions: l’Espérance de Tunis et le Al Ahly en finale

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    L’Espérance de Tunis a battu le club angolais de Primeiro de Agosto (4-2) ce mardi 23 octobre en demi-finale retour de la Ligue des champions africaine. Comme en 2012, les Sang et or retrouvent la finale pour un éventuel troisième titre après 1994 et 2011. Malgré sa défaite sur le terrain de l’ES Sétif, le Al Ahly s’est qualifié pour la une deuxième finale d’affilée (2-1).

    Trois semaines après le match aller, l’Espérance de Tunis devait se révolter à domicile contre Primeiro de Agosto. Après avoir éliminé le TP Mazembe au tour précédent, le club angolais avait battu les Sang et or de l’Espérance 1-0. Le club tunisien le plus titré au niveau national devait donc s’imposer dans le stade de Radès ce mardi soir avec au mimum deux buts d’écart.

    Déjà ardue, sa tâche se complique davantage dès l’entrée du match lorsque Geraldo, milieu offensif du Primeiro passé par le Brésil, ouvre le score à la 8e minute. Les Tunisiens, doubles vainqueurs de la Ligue des champions (1994 et 2011), sonnent la révolte 7 minutes plus tard. Youcef Belaili égalise d’abord sur pénalty (15e), avant que Mohamed Ali Yaakoubi double la mise (27e).

    Lompala Bokampo a beau permettre au Primeiro de revenir au score à la 64e minute (2-2), les Sang et or n’abandonnent pas. Haythem Jouini leur permet de repasser en tête dix minutes plus tard, avant qu’Anice Badri, sur un dégagement dévié de Jeridi, ne surgisse pour offrir le but de la qualification (4-2, 84e). Pourtant, à la 81e minute, Primeiro pensait revenir à 3-3. Mais le but est refusé. « Le Real et le Barça n’auraient pas réussi à se qualifier aujourd’hui. C’est honteux. Je n’ai jamais vu un match pareil durant ma carrière. C’était une guerre pas un match de football », a commenté l’entraîneur des Angolais, Zoran Manojlovic, après la rencontre.

    Les Tunisiens étaient en confiance, comme le prouvent leurs 27 tirs, dont 6 cadrés, sur l’ensemble de la rencontre. L’Espérance de Tunis va disputer sa septième finale de Ligue des champions.

    Une deuxième finale d’affilée pour le Al Ahly

    Dans l’autre rencontre du jour, l’ES Sétif devait hausser son niveau de jeu après une défaite 2-0 au match aller face aux Egtptiens du Al Ahly.

    Malgré une nette domination, les Algériens ont rarement eu l’occasion d’inquiéter l’Al Ahly en première période. L’attaquant Habib Bouguelmouna a par exemple tenté sa chance à la 23e minute, mais son tir n’est pas cadré. A la 7e minute, l’Entente de Sétif s’était vu refuser un but pour une faute de Bouguelmouna sur Al Shenawy. A la 50e minute, une tête plongeante de Djabou au second poteau a failli tromper le portier du Al Ahly.

    Les Egyptiens finissent par crucifier les Sétifiens qui doivent désormais inscrire quatre buts en vingt minutes. Sur un contre, Walid Soliman se joue de deux défenseurs avant d’ouvrir le score (61e). Grâce à une frappe flottante de Mohamed Islam Bakir, Sétif égalise (67e). Houssam Ghacha double la mise, mais ce sera insuffisant pour accéder à la finale (72e).

    Vainqueurs à huit reprises de la Ligue des champions, les hommes de Patrice Carteron se hissent pour la deuxième fois d’affilée en finale. La saison dernière, ils avaient buté sur les Marocains du Wydad Athletic Club.

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  • Cameroun : “Maurice Kamto veut s’affirmer comme le leader de l’opposition face à Paul Biya”

    Cameroun : “Maurice Kamto veut s’affirmer comme le leader de l’opposition face à Paul Biya”

    Afrique

    Cameroun : “Maurice Kamto veut s’affirmer comme le leader de l’opposition face à Paul Biya”

    Texte par Hermann BOKO

    Dernière modification : 23/10/2018

    Après la proclamation de la victoire de Paul Biya à la présidentielle au Cameroun, Maurice Kamto conteste toujours les résultats du scrutin. Une façon pour le candidat battu d’asseoir sa légitimité comme principal opposant au pouvoir.

    Les multiples recours de Maurice Kamto devant le Conseil constitutionnel n’y ont rien changé. Malgré les dénonciations de “fraude massives” et des cas présumés d’irrégularités, c’est encore Paul Biya, 85 ans dont 35 au pouvoir, qui a remporté pour la septième fois la présidentielle. Avec 71,28 % des suffrages, le président sortant écrase le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, arrivé deuxième avec un score de 14,23%.

    Ces chiffres définitifs du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Mais le candidat Maurice Kamto a décidé d’engager un bras de fer avec le pouvoir et de contester les résultats dans une vidéo diffusée sur sa page YouTube. “Nous rejetons solennellement et catégoriquement ces résultats fabriqués et refusons de reconnaître la légitimité du chef de l’État” a-t-il affirmé. Et d’ajouter : “Nous utiliserons tous les moyens de droit pour faire rétablir la vérité des urnes.”

    Selon les décomptes de son équipe de campagne compilés dans un document, Maurice Kamto affirme avoir gagné la présidentielle avec 39,74 % des voix, contre 38,47 % pour Paul Biya. Ce dernier se serait vu accorder frauduleusement 1,3 million de voix sur la base de procès-verbaux non signés.

    Marquer le coup

    L’opposant avait déjà donné le ton le 8 octobre en s’autoproclamant victorieux dès le lendemain du scrutin présidentiel, qui se déroule sur un seul tour. Par une métaphore destinée aux amateurs de football, il avait affirmé : “J’ai tiré le penalty historique, et le but a été marqué” devant la presse. “C’était une stratégie pour marquer le coup, puisqu’il avait déjà anticipé sur ce qu’il pensait être des irrégularités, voire des malversations du camp d’en face” analyse Fred Eboko, directeur de recherche franco-camerounais à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), au micro de RFI.

    Va-t-on donc vers un scénario à la gabonaise, où la présidentielle controversée remportée par Ali Bongo en 2016 et contestée par l’opposant principal Jean Ping avait conduit à une crise politique ? Selon certains observateurs, il y a peu de chances que l’appel lancé par Maurice Kamto au peuple camerounais “à rester mobiliser et à une résistence déterminée à la forfaiture” soit entendu.

    “L’humeur du peuple camerounais n’est pas au soulèvement. La majorité est plutôt partisane de reprendre le chemin du travail et des activités et de tourner la page de l’élection. Et contrairement au Gabon où il y avait une forte coalition, l’opposition au Cameroun est divisée” analyse Yann Gwet, essayiste et analyste politique camerounais.

    Cette opposition était incarnée jusque-là par John Fru Ndi, leader charismatique du Social Démocratic Front (SDF), le principal parti d’opposition à l’Assemblée nationale (18 députés) et grand challenger du président Paul Biya lors des présidentielles de 1992, 2004, et 2011. Régulièrement accusé de connivence avec le pouvoir en place, il n’avait plus de légitimité.

    Leader de l’opposition

    Conséquence, l’opposition camerounaise n’a jamais jusque-là réussi à se coaliser. “C’est là que Maurice Kamto a apporté quelque chose de nouveau, en réussissant ce ralliement de dernière minute en fin de campagne avec Akéré Muna”, un autre opposant de poids, explique un journaliste camerounais sous couvert d’anonymat. “Maurice Kamto a apporté, une sorte de crédibilité. C’est un profil qui est apparu plus solide que le reste de l’opposition. Il a pu dégager une impression de solidité et de compétences. Pour une partie de l’électorat, il est capable d’être une alternative à Paul Biya”, affirme Yann Gwet.

    À quoi joue donc l’ancien ministre de la justice de Paul Biya ? “On est au bout du processus électoral. Je ne vois pas de quels moyens légaux parle Maurice Kamto. Le système politique est totalement verrouillé et une alternance par les urnes dans le contexte politique actuel est impossible. Je pense qu’il est dans une stratégie dont le but est de s’affirmer comme le leader de l’opposition face à Paul Biya”, conclut Yann Gwet.

    Première publication : 23/10/2018

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  • Cinéma. En Pologne, “Le Clergé” plus fort que “Titanic”

    Cinéma. En Pologne, “Le Clergé” plus fort que “Titanic”

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    Sorti le 28 septembre en Pologne, le film Kler (“Le Clergé”) attaque de front l’Église catholique. Appels au boycott, tentatives de censure… Rarement un film aura suscité une telle controverse dans le pays. Et enregistré autant d’entrées.

    Avec plus de 4 millions d’entrées en moins d’un mois, le film Kler, du réalisateur Wojciech Smarzowski, devrait laisser une empreinte durable dans l’histoire du cinéma polonais contemporain. Après avoir battu le record du meilleur démarrage et dépassé des blockbusters internationaux comme Titanic et Avatar, il vise désormais une place dans le top 3 des productions les plus regardées dans le pays, occupé depuis trente ans par les adaptations des romans épiques de Henryk Sienkiewicz (1846-1916) dont les Polonais raffolent.

    Kler, lui, n’appartient pas à ce registre. Il prend la forme d’un thriller, mais le genre n’est ici qu’un élégant étui pour une arme de choc pointée contre l’une des plus puissantes institutions de Pologne : l’Église catholique. Les trois personnages principaux du film sont des prêtres, chacun étant caractérisé par un vice particulier. Le père Lisowski est un homme ambitieux et plein de raffinement qui rêve d’une place au Vatican et semble prêt à tout pour parvenir à ses fins. À l’inverse, le père Trybus officie dans une petite paroisse de campagne, où il extorque ses ouailles au prétexte de financer un interminable chantier de rénovation. En réalité, il est alcoolique et entretient une femme qui attend un enfant de lui.

    Aucune pitié pour l’Église

    Enfin, il y a le père Kukula, sans doute le personnage le plus travaillé du film. Victime de pédophilie à l’époque où il était enfant de chœur, il se retrouve lui-même accusé de tels actes et devient la cible d’une chasse à l’homme menée par ses fidèles. Seul des trois curés à conserver un reste de foi jusqu’à la fin du film, il est pour cette même raison acculé à un terrible geste de désespoir. L’acteur qui l’incarne, Arkadiusz Jakubik, a d’ailleurs dédié son rôle à “un collègue, originaire de [s] a ville natale, dont la vie a été gâchée par un prêtre, il y a vingt-cinq ans”. L’enquête sur l’affaire de pédophilie et la manière dont la hiérarchie ecclésiastique l’étouffe servent de fil rouge au scénario.

    Cette mise en scène des péchés d’hommes d’Église ou de la sainte institution rencontre un vif écho chez les Polonais car, plus que les qualités artistiques du film, c’est sans doute cette dénonciation qui a suscité l’extraordinaire engouement du public. Dans sa critique, le supplément “week-end” du quotidien conservateur Rzeczpospolita admet que “le péché a toujours été présent dans l’Église” et constate que de nombreux prêtres ont publiquement confirmé l’existence de cas comme ceux présentés dans le film. Toutefois, il regrette que le réalisateur ait adopté un parti pris univoque : “L’Église institutionnelle est une mafia, et le seul moyen de se purifier est de rompre avec elle.”

    Le site d’information libéral catholique Wiez ajoute que “la condensation d’exemples extrêmes ne rend pas service à l’art. Il est ainsi possible de filmer des événements authentiques tout en rendant une image d’ensemble fausse.” Wojciech Smarzowski aurait employé la même méthode dans Drogówka, un film sorti en 2013 montrant des policiers corrompus, dans un style qui n’est pas sans rappeler celui de Patryk Vega, cinéaste polonais parfois qualifié de “populiste”.

    Selon Rzeczpospolita, “l’intelligentsia libérale” fait d’ailleurs preuve d’incohérence en portant aux nues Smarzowski tout en rejetant Vega. Le quotidien exprime cependant une même déception à l’égard des “adversaires conservateurs de Kler”, qui ont “multiplié les appels au boycott” ou bien “exprimé leur joie devant les tentatives de censure par certaines municipalités”. Outre le fait qu’“ils participent ainsi à la campagne de promotion du film”, le journal souligne que “la guerre conduite par Kler contre l’Église est certes agressive et pleine de coups interdits, mais [qu’] elle est recevable, et [que] pour pouvoir en dire quelque chose de sensé il faut avoir vu le film, car il est difficile de nier sa dimension sociale”.

    Romain Su

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  • Royaume-Uni. Pourquoi parler de l’origine ethnique des prédateurs sexuels n’est pas simple

    Royaume-Uni. Pourquoi parler de l’origine ethnique des prédateurs sexuels n’est pas simple

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    L’annonce de la condamnation de vingt membres d’un réseau pédophile, vendredi 19 octobre, a provoqué une cascade de réactions. De nombreuses affaires du même type, dans lesquelles sont souvent impliqués des hommes originaires du sous-continent indien, ont choqué le pays ces dernières années. La presse s’interroge sur la manière de traiter ce sujet sensible.

    “Sales pédophiles sud-asiatiques.” Ces trois mots, tweetés par le ministre de l’Intérieur britannique, ont provoqué de vives réactions outre-Manche. Sajid Javid, lui-même d’origine pakistanaise, réagissait à la condamnation de vingt membres d’un réseau de prédateurs sexuels à des peines comprises entre cinq et dix-huit ans de prison. L’information, révélée vendredi 19 octobre, faisait jusque-là l’objet d’un postponement order, une interdiction de publier des informations concernant une affaire pendant toute la durée de l’instruction, et ce afin de ne pas influencer les jurés. Ce postponement order a été défié en mai dernier par Tommy Robinson, cofondateur du groupuscule d’extrême droite

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  • Algérie : “La crise au Parlement est liée à la succession de Bouteflika”

    Algérie : “La crise au Parlement est liée à la succession de Bouteflika”

    Afrique

    Algérie : “La crise au Parlement est liée à la succession de Bouteflika”

    Vidéo par FRANCE 24

    Texte par Aude MAZOUÉ

    Dernière modification : 24/10/2018

    Dès mercredi, l’Assemblée populaire nationale pourrait avoir deux présidents à sa tête. Des députés majoritaires ont en effet décidé de désigner un nouveau président alors même que l’actuel chef, Saïd Bouhadja, refuse de céder le pouvoir.

    Rien de ne va plus au sein du Parlement algérien. Depuis fin septembre, l’opinion publique algérienne assiste, médusée, à la plus grave crise politique depuis l’élection du président Abdelaziz Bouteflika il ya presque 20 ans. En effet, les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) ne veulent plus de l’actuel président Saïd Bouhadja et ont décidé de désigner, mercredi 24 octobre, un nouveau chef de la Chambre basse. De son côté, Saïd Bouhadja n’envisage pas de démissionner.

    Le 16 octobre, les députés avaient déjà voulu précipiter sa révocation : ils avaient bloqué l’accès à ses bureaux en cadenassant l’entrée principale du bâtiment. Et mercredi dernier, le bureau de l’Assemblée nationale est allé plus loin en constatant et validant la vacance du poste du président et convoquant une assemblée plénière afin de lui trouver un successeur.

    Une procédure non recevable

    “Une démarche totalement illégale”, note Farid Alilat, journaliste à Jeune Afrique spécialiste de la politique algérienne. Si l’on se penche sur l’article 10 du règlement intérieur de l’Assemblée populaire nationale, la vacance du poste de la présidence de l’APN ne peut être constatée que dans quatre cas précis : une démission, une incapacité (physique ou mentale, NDLR), un décès ou une incompatibilité (avec d’autres fonctions par exemple, NDLR). Or, la situation de l’actuel président ne répond à aucun de ces cas de figure.

    “C’est une situation inédite, poursuit le spécialiste de l’Algérie. C’est la première fois depuis l’arrivée au pouvoir de Bouteflika en 1999 qu’il y a une crise de cette ampleur au sein de l’Assemblée nationale. Première fois que l’on remet en cause la présidence de l’APN. Première fois que les portes de l’APN sont cadenassées pour empêcher le président de l’Assemblée d’accéder à son bureau. Première fois que la majorité présidentielle décide de démettre le président de ses fonctions.”

    Des raisons obscures

    Cinq groupes parlementaires exigent son départ. Parmi eux, le Front de libération nationale (FLN) du chef de l’État et le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, détenteurs à eux deux de la majorité absolue. Le chef du gouvernement en personne et le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, ont eux aussi publiquement réclamé la démission du président de l’APN.

    Que lui reprochent ses détracteurs ? Saïd Bouhadja attribue ses déboires à sa décision de limoger fin septembre le secrétaire général de l’Assemblée, Bachir Slimani, réputé proche de certains caciques du FLN. Les députés qui lui sont hostiles mettent également en avant sa mauvaise gestion, des dépenses exagérées et illicites et un recrutement douteux.

    Mais les motifs réels de cette crise restent flous. “On a du mal à croire qu’il soit subitement impossible pour des députés de travailler avec le président qu’ils ont eux-mêmes élu il y a un an. Il y a d’autres raisons qui expliquent cette volonté de le renvoyer du pouvoir. On peut penser qu’il gêne certains intérêts”, estime Farid Alilat.

    Deux présidents d’Assemblée

    Si rien n’entrave la procédure lancée par les parlementaires, l’Assemblée populaire nationale algérienne aura deux présidents, l’un élu en mai 2017, Saïd Bouhadja, et l’autre qui sera désigné par la majorité mercredi.

    Dès lors, les feux de la crise politique ne devraient pas s’éteindre de sitôt et plusieurs scénarios restent possibles. Il est fort à parier que les députés réfractaires au limogeage de Saïd Bouhadja ne reconnaissent pas la légitimité du nouveau président. Plusieurs partis d’opposition se sont déjà insurgés contre le blocage de l’APN, dénonçant une atteinte aux institutions. Ahmed Sadok, président du groupe d’opposition parlementaire du Mouvement de la société pour la Paix, a lui fustigé une “action qui ne fait honneur ni aux députés, ni au Parlement, ni à l’image du pays”. Et de poursuivre, “si les députés de la majorité ne veulent plus travailler avec Bouhadja (…), il faut que leur action soit légale. Pour le moment, il n’y a rien qui l’empêche d’assumer ses fonctions”.

    “Consternation générale”

    On peut également imaginer que le chef de l’État Abdelaziz Bouteflika sorte de son silence et maintienne l’actuel président dans ses fonctions. Dans ce cas, il sera difficile d’imaginer que les députés hostiles à Saïd Bouhadja rentrent dans le rang. Autre possibilité, le président peut décider de dissoudre l’Assemblée, ce qui entrainerait la tenue d’élections législatives anticipées.

    Quoi qu’il en soit, Farid Alilat y voit là plus qu’un simple désaccord politique. “Il ne s’agit pas d’une crise politique mais d’une crise qui touche toute majorité présidentielle. C’est une crise de fin de cycle. Si le président Bouteflika exerçait pleinement son pouvoir, cette crise n’aurait pas lieu. Cette crise est liée à la succession du chef de l’État.”

    Une chose est sûre, déplore le journaliste, “il y a une véritable incompréhension et une grande consternation générale de l’opinion publique algérienne”.

    Première publication : 23/10/2018

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