Par Colette Braeckman
«Un cinquantenaire de sang…Floribert et Fidèle, assassinés pour avoir défendu les droits humains »…
Les membres et militants de la Voix des Sans Voix, qui se préparent à un week end de deuil, à l’occasion des funérailles de leur président assassiné, errent dans des bâtiments qui, soudain, semblent trop grands pour eux. Le bureau de Floribert Chebeya est resté fermé, comme il l’avait laissé en cet après midi fatidique du 1er juin où, confiant, il se dirigea vers le quartier général de la police. Justin et Timothée, deux de ses plus proches collègues, rappellent qu’il n’avait aucune raison de se méfier :
« lorsque John Numbi, alors président de la Juferi, un mouvement autonomiste katangais, avait eu des problèmes avec Mobutu, Floribert l’avait défendu et il pensait que sa convocation était consécutive à un échange de messages ». (more…)