Category: Afrique

  • Cameroun: un prêtre tué en zone anglophone

    Cameroun: un prêtre tué en zone anglophone


    Par
    RFI

    Publié le 23-11-2018
    Modifié le 23-11-2018 à 08:14

    Au Cameroun, un nouveau prêtre a été tué par des hommes armés en zone anglophone. De nationalité kenyane, le prêtre se trouvait au Cameroun depuis un peu plus d’un an. Il a été tué par balles alors qu’il se trouvait devant son église. L’identité de ses bourreaux demeure confuse mais des témoignages concordants indiquent que les assaillants portaient des tenues militaires.

    Le père Cosmas Omboto Ondari a été tué dans l’après-midi de mercredi autour de 15 heures. Il se trouvait devant la paroisse de Kembong, où il servait comme vicaire, lorsque soudain ont débarqué dans une voiture des hommes armés, habillés en treillis militaire.

    Ils se sont mis à tirer en direction de l’église, faisant fuir les personnes qui se trouvaient là et qui ont couru se réfugier à l’intérieur du bâtiment. Le père Cosmas n’aura pas la même chance: il sera atteint de plusieurs balles, dont certaines mortelles, en plein thorax.

    Le chef de division de la communication de l’armée camerounaise, le colonel Didier Badjeck, a indiqué qu’il s’agissait d’un assassinat ignoble, un acte perfide réalisé par les sécessionnistes qui auraient ainsi voulu faire porter l’accusation sur l’armée.

    La mort de ce jeune prêtre ordonné le 26 mars 2017, porte à au moins 4 le nombre de religieux tués depuis le déclenchement de la crise armée dans les régions anglophones du sud-ouest et du nord-ouest. Avant ce prêtre kenyan, un pasteur américain avait été tué par balle, lui aussi, fin octobre, dans les environs de Bamenda.

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  • Mali: des civils peuls tués à Ouenkoro, dans le centre du pays

    Mali: des civils peuls tués à Ouenkoro, dans le centre du pays


    Par
    RFI

    Publié le 23-11-2018
    Modifié le 23-11-2018 à 11:32

    Neuf civils peuls ont été tués entre mercredi et jeudi et trois autres vendredi dernier dans la localité de Ouenkoro, dans le centre du Mali. Le maire de la ville, Cheik Harouna Sankaré, accuse la milice armée Dana Ambassagou -dont une frange annonce avoir repris les armes  d’être responsable de ces assassinats.

    Le maire de la localité de Ouenkoro se dit en colère. Cheik Harouna Sankaré explique : en mois de 48 heures, dans sa ville située au centre du Mali, 12 civils peuls ont été tués. Il livre des détails : les assaillants «lourdement armés», sont arrivés dans sa localité. Ils ont ouvert le feu et ce fut la panique.

    Qui sont ces assaillants ? Cheik Harouna Sankaré pointe clairement du doigt le groupe armé du Dogon du nom de Dana Ambassagou (ou Dan na Amassagou). Selon lui, ce groupe tente pour le moment, sans succès, de créer depuis une dizaine de jours une base militaire dans la commune de Ouenkoro. Pour l’édile, afin de permettre aux populations de vivre en paix, il faut une seule chose : « totalement désarmer cette milice qui sème la terreur».

    Ces nouveaux meurtres interviennent au moment où le groupe armé Dana Ambassagou doit faire face à des dissensions internes. Un responsable du mouvement armé parle ouvertement de la fin de la trêve signée il y a moins de deux mois, alors que d’autres contestent ses propos et demandent que l’armée régulière soit la seule à assurer la sécurité des milliers de personnes. En attendant, on le constate sur le terrain, les armes parlent à nouveau.

    à (re)lire: Mali: le groupe d’autodéfense dogon a repris les armes

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  • Meurtre des experts en RDC: des agents de l’Etat appelés à expliquer leur rôle

    Meurtre des experts en RDC: des agents de l’Etat appelés à expliquer leur rôle


    Par
    RFI

    Publié le 23-11-2018
    Modifié le 23-11-2018 à 06:58

    Depuis le début de la semaine, la procédure s’accélère dans le procès des assassins présumés de deux experts de l’ONU. Michael Sharp et Zaida Catalan avaient été assassinés dans la province du Kasaï central alors qu’ils enquêtaient pour le compte du Conseil de sécurité sur les auteurs des violences dans cette région tourmentée du Congo. Depuis septembre 2017, RFI avait pointé du doigt le rôle de deux agents des services de sécurité. Thomas Nkashama et José Tshibuabua avaient menti aux experts pour les attirer sur la route de Bunkonde où ils seront finalement tués. Ils ont été arrêtés il y a un an, détenus au secret pendant des mois. Finalement depuis le début de la semaine, l’auditeur militaire, le général Munkuntu, a décidé de les faire comparaître. Après José Tshibuabua lundi, c’était au tour de Thomas Nkashama, jeudi 22 novembre. Qui est-il ? Pourquoi est-il un personnage-clef dans ce dossier ?

    C’est comme simple renseignant que l’inspecteur de la direction générale des Migrations a comparu devant le tribunal militaire. Comme son acolyte, José Tshibuabua, il n’est officiellement poursuivi que pour la mort des quatre accompagnateurs congolais des experts. Un autre dossier que l’auditorat militaire s’est toujours refusé à lier et qui, près de deux ans après les faits, n’a toujours pas fait l’objet d’un procès.

    Thomas Nkashama est intéressant à plus d’un titre. D’abord, son arrestation n’avait jamais été officiellement annoncée: il était détenu depuis, au secret, à l’ANR, l’Agence nationale des renseignements. Quand Thomas Nkashama se présente aux experts la veille de leur mort, il est le seul à mentir sur son identité, il se présente comme Tom Perriello, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour les Grands Lacs.

    Alors qu’un chef coutumier tente en langue locale de décourager Michael Sharp et Zaida Catalan de se rendre à Bunkonde, Thomas Nkashama les rassure en français. L’inspecteur Nkashama s’est présenté aux experts comme un parent de feu le défunt chef insurgé Kamuina Nsapu, c’est vrai mais, dans l’enregistrement de leur conversation, la veille de l’assassinat, Thomas Nkashama parle en lingala, avec son chef, « DP » pour directeur provincial.

    Lui jure qu’il est devenu agent de l’Etat en juin 2017, bien après l’assassinat des experts. Son poste, il dit le devoir à Emmanuel Ramazani Shadary, ex-vice-Premier ministre de l’Intérieur et dauphin de Joseph Kabila. « C’était l’une des clauses de l’accord de paix signé entre la famille Kamuina Nsapu et le gouvernement », assure Thomas Nkashama.

    Autre personnalité auditionnée comme simple témoin, l’ancienne ministre provinciale de la Santé, Innocente Bakenseka. Elle est l’une des cousines de Betu Tshintela, l’un des accompagnateurs congolais des experts. Cette dernière assure ne jamais avoir su qu’il était milicien, c’est ce que dit l’auditorat militaire. Selon l’enquête de RFI, Betu Tshintela était un ex-agent de l’ANR, membre d’un des partis au pouvoir.

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  • La remise très attendue du rapport sur la restitution des œuvres africaines

    La remise très attendue du rapport sur la restitution des œuvres africaines

    Par




    Emmanuel Macron reçoit ce vendredi 23 novembre un rapport attendu sur la délicate question de la restitution des milliers d’œuvres d’art africaines arrivées en France sous la colonisation. C’est le président français lui-même qui avait lancé l’an dernier à Ouagadougou l’idée de ces restitutions, temporaires, ou définitives, en se donnant cinq ans pour les mettre en œuvre. Le rapport commandé pour ce faire aux universitaires français et sénégalais Bénédicte Savoy et Felwine Sarr propose notamment de modifier le code du patrimoine pour favoriser les restitutions d’œuvres aux États subsahariens. Il évalue à 90 000 le nombre d’objets ramenés d’Afrique et aujourd’hui conservés dans les musées de l’Hexagone.

    Avant même sa remise au président, le rapport sur la restitution de l’héritage culturel de l’Afrique a été largement diffusé et commenté, il est même édité aux éditions du Seuil, comme un ouvrage de référence.

    Il est vrai que les propositions sur le sujet sont assez révolutionnaires. Il s’agit de rendre aux pays d’Afrique subsaharienne tous les objets détenus dans les musées nationaux français dont on ne pourrait pas justifier l’achat consenti. Le rapport ne cible que l’Afrique subsaharienne, en raison, expliquent les rapporteurs, d’une situation sans équivalent, puisque, estiment-ils, près de 90 % des biens culturels africains sont détenus hors du continent.

    Conclure des accords bilatéraux ?

    Les deux auteurs, les universitaires Bénédicte Savoy et Felwine Sarr recommandent à l’État français de conclure des accords bilatéraux avec chaque État africain qui en fera la demande afin de prévoir la restitution de biens culturels transférés hors de leur territoire d’origine pendant la période coloniale française.

    À Paris, le musée du quai Branly concentre à lui seul 70 000 objets d’Afrique dans ses réserves, les deux tiers auraient été acquis entre 1885 et 1960. Si le président Macron donne suite à tout ou partie de ces propositions, il faudra, comme le préconise le rapport, modifier le code du patrimoine qui rend pour l’instant ces œuvres intouchables.

    Didier Rykner, rédacteur en chef du magazine en ligne La tribune de l’Art dénonce un rapport orienté.

    22/11/2018
    – par Isabelle Chenu


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    Chronologie et chiffres clés

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  • Burkina Faso: quel rôle a joué l’ex-bâtonnier Mamadou Traoré dans le putsch?

    Burkina Faso: quel rôle a joué l’ex-bâtonnier Mamadou Traoré dans le putsch?

    Par
    RFI

    Ce jeudi, c’était le deuxième et dernier jour de comparution de l’ex-bâtonnier de l’ordre des avocats du Burkina Faso dans le cadre du procès des ex-putschistes : maître Mamadou Traoré est accusé de complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, meurtres, coups et blessures.

    Pendant le coup d’Etat de septembre 2015 contre le gouvernement de la transition, il été aperçu par plusieurs témoins au camp de l’ex-régiment de sécurité présidentielle durant la nuit. Pour le parquet, l’ex-bâtonnier jouait le rôle de conseiller juridique du présumé commanditaire du coup d’Etat, le général Gilbert Diendéré, alors chef d’état-major particulier et homme de confiance du président de l’époque Blaise Compaoré.

    Mais pour les avocats de la défense, leur client était présent au camp à la suite d’une mission du président en exercice de la Cédéao au moment des faits. En effet, les avocats de l’ex-bâtonnier, parmi lesquels ses homologues du Niger et du Cameroun, soulignent que maître Mamadou Traoré était bien au camp de l’ex-régiment de sécurité présidentielle pour porter le message du président sénégalais Macky Sall au général Gilbert Diendéré. Selon les avocats de l’ex-bâtonnier, il y a des contradictions entre les différentes plages horaires durant lesquelles leur client aurait été aperçu au camp des auteurs de l’enlèvement des autorités de la transition. « Les soupçons ne constituent pas des preuves » tranche maitre Moussa Coulibaly.

    Mais pour le parquet, il est clair qu’à travers ses actes, l’ex-bâtonnier a aidé et assisté le général Gilbert Diendéré, notamment par sa présence dans la délégation des auteurs présumés du coup d’Etat au cours de la rencontre avec les émissaires de la Cédéao. « Nous ne voulons accabler personne. Ce sont des faits », martèle le parquet militaire, qui maintient que maitre Mamadou Traoré était le « conseiller juridique » du général Gilbert Diendéré.

    Il y a eu des échanges houleux entre certains avocats des parties civiles et leur confrère de la défense. Les premiers ayant accusé la défense de tenter de soustraire l’ex-bâtonnier du dossier au nom de la confraternité. Toute chose qui n’a pas été du gout des conseils de Mamadou Traoré.

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  • Tunisie: les fonctionnaires battent le pavé pour l’augmentation des salaires

    Tunisie: les fonctionnaires battent le pavé pour l’augmentation des salaires


    Par
    RFI

    Publié le 22-11-2018
    Modifié le 22-11-2018 à 19:33

    Les 670 000 fonctionnaires tunisiens étaient appelés mercredi 21 novembre à une grève générale de la fonction publique par le puissant syndicat UGTT. L’objectif étant de forcer le gouvernement à augmenter les salaires. Des milliers de manifestants se sont rassemblés devant le parlement.

    Les fonctionnaires n’en peuvent plus. Le taux d’inflation, galopant ces dernières années, a atteint près de 8% cette année, soit le plus haut niveau depuis 30 ans, et les salaires ne suivent pas. Zarouk Ali enseigne la philosophie depuis près de 30 ans et gagne l’équivalent de 460 euros par mois : « Notre pouvoir d’achat s’est effondré depuis 2011. Il y a une crise politique qui s’est transformée en crise sociale ».

    La classe politique est vue comme le premier responsable, un sentiment partagé par le professeur Chedli qui dirige la section syndicale de l’école polytechnique : « Depuis trois ans, on assiste à une baisse énorme du pouvoir d’achat qui dépasse les 30%. L’État n’a fait aucun geste pour augmenter les revenus des salariés de la fonction publique. Nous sommes là pour dénoncer une politique économique catastrophique qui nous mène droit au mur. »

    Cette journée de grève générale, plusieurs fois reportée, fera date à en croire Taoufik, la quarantaine, casquette vissée sur la tête : « Il y a eu des grèves générales, en 1978, en 2006. Mais ce n’était pas pour l’augmentation du pouvoir d’achat. L’augmentation des prix est très importante ces dernières années, on a besoin d’augmenter les salaires. [Tout cela est] à cause des problèmes avec le FMI et c’est le problème du gouvernement, ce n’est pas mon problème. »

    Contrainte d’avoir recours au fonds monétaire international pour l’octroi d’un prêt de 2,4 milliards d’euros en 2016, la Tunisie s’est engagée dans des réformes drastiques comme le maintien de la masse salariale de la fonction publique. La faible marge de manœuvre du gouvernement n’a pour l’heure permis aucune annonce concrète, mais une nouvelle rencontre de négociations doit se tenir demain.

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  • Cameroun: la conférence générale anglophone une nouvelle fois reportée

    Cameroun: la conférence générale anglophone une nouvelle fois reportée

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  • Libye: des migrants débarqués de force dans le port de Misrata

    Libye: des migrants débarqués de force dans le port de Misrata


    Par
    RFI

    Publié le 22-11-2018
    Modifié le 22-11-2018 à 14:30

    En Libye, au moins 79 migrants ont été débarqués de force, ce mardi, dans le port de Misrata. Un scénario qu’ils redoutaient alors que cela faisait plus de dix jours qu’ils se trouvaient à bord d’un navire commercial, le Nivin, après avoir été interceptés en Méditerranée. Tous refusaient de quitter le cargo craignant d’être conduits ou reconduits en centre de détention. Plusieurs sources décrivent donc une évacuation musclée.

    C’est un véritable « assaut » qui a été mené sur le cargo. Une déclaration du commandant local des garde-côtes libyens, joint par nos confrères de l’agence Reuters. Il raconte que les forces de sécurité libyennes ont fait usage de « balles en caoutchouc » et de « gaz lacrymogène ». Résultat : les migrants n’ont eu d’autre choix que de quitter le navire.

    D’après Human Rights Watch, plusieurs d’entre eux ont été hospitalisés. Les autres ont été conduits dans le centre de détention d’al-Karareem à la sortie de Misrata. Mais pour l’heure, pas de chiffres précis. Les humanitaires n’ont pas été autorisés à suivre l’opération.

    HRW demande une enquête

    Human Right Watch interpelle les autorités libyennes dans un communiqué. Pour l’organisation, le personnel des Nations unies et les ONG sur place doivent pouvoir rendre visite à ces migrants. Human Right Watch demande également qu’une alternative soit trouvée à leur détention, ainsi que l’ouverture d’une enquête sur le présumé recours illégal à la force lors de cette évacuation.

    Human Right Watch n’est pas seule à s’inquiéter du sort de ces migrants. Ce week-end déjà, Amnesty International dénonçait une violation flagrante des lois internationales. Pour l’organisation de défense des droits de l’homme, le Nivin n’aurait jamais dû reconduire ces hommes et femmes en Libye.

    Ces migrants originaires, d’après l’ONU, sont originaires d’Ethiopie, d’Erythrée, du Soudan du Sud, du Pakistan et du Bangladesh. Tous ont été interceptés le 8 novembre, au large des côtes libyennes, alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe.

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  • Ethiopie: une femme, ancienne exilée, élue à la tête de la Commission électorale

    Ethiopie: une femme, ancienne exilée, élue à la tête de la Commission électorale


    Par
    RFI

    Publié le 22-11-2018
    Modifié le 22-11-2018 à 14:19

    En Ethiopie, une femme, qui plus est opposante, vient d’être élue à la tête du National Electoral Board of Ethiopia (NEBE), la Commission électorale nationale. Birtukan Mideksa était rentrée il y a deux semaines en Ethiopie après sept ans d’exil. C’est le Premier ministre, Abiy Ahmed, qui a proposé sa candidature. Le jeune chef du gouvernement prouve une fois de plus ses vues progressistes.

    Abiy Ahmed a encore frappé et prouve une nouvelle fois l’importance des femmes dans sa vision de l’Ethiopie. Le Premier ministre avait déjà nommé un gouvernement paritaire inédit le mois dernier. Il avait ensuite choisi, pour la première fois, une femme, la célèbre avocate Meaza Ashenafi, à la tête de la Cour suprême.

    Abiy Ahmed a finalement proposé Birtukan Mideksa pour diriger la très sensible Commission électorale. Même si plusieurs parlementaires ont questionné son impartialité vu son rôle passé dans l’opposition, les députés l’ont finalement élue. Tout un symbole, elle a d’ailleurs prêté serment devant la nouvelle plus haute magistrate du pays, Maeza Ashenafi.

    Opposante, fondatrice du parti UDJ, Birtukan Mideksa avait été arrêtée après les élections de 2005. Condamnée à perpétuité, emprisonnée pendant 18 mois, l’ancienne juge fédérale avait dû quitter le pays pour un exil de sept ans, notamment aux Etats-Unis. A l’invitation du gouvernement, Birtukan Mideksa est rentrée en Ethiopie il y a deux semaines.

    Elle aura la lourde tâche de préparer les élections de 2020. Elle devra notamment restaurer la confiance des Ethiopiens en leurs institutions judiciaires, souvent vues comme des instruments du pouvoir. Elle ne s’y est d’ailleurs pas trompée. Ce jeudi matin, elle a déclaré que « la Commission électorale devait lutter pour que son travail soit transparent et crédible ».

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  • Le musée du Quai Branly et la restitution des œuvres d’art africaines

    Le musée du Quai Branly et la restitution des œuvres d’art africaines

    Par




    Emmanuel Macron reçoit demain, vendredi 23 novembre, un rapport attendu sur la délicate question de la restitution des milliers d’œuvres d’art africaines arrivées en France sous la colonisation. C’est le président français lui-même qui avait lancé l’an dernier à Ouagadougou l’idée de ces restitutions, temporaires, ou définitives, en se donnant cinq ans pour les mettre en œuvre. Le rapport commandé aux universitaires français et sénégalais Bénédicte Savoy et Felwine Sarr arrive donc sur le bureau du chef de l’État français. La presse a déjà pu le lire. Le document propose notamment de modifier le code du patrimoine pour favoriser les restitutions d’œuvres aux États subsahariens. Il évalue à 90 000 le nombre d’objets ramenés d’Afrique et aujourd’hui conservés dans les musées de l’Hexagone. Notamment au musée du Quai Branly.

    C’est le musée du Quai Branly qui rassemble, en France, le plus grand nombre d’œuvres d’art africaines : 70 000 pièces. Il faut dire que cet établissement cher à Jacques Chirac s’est créé en 2006 à Paris en regroupant les collections du Musée de l’Homme, du Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie, et du département des Arts Premiers du Louvre.

    Le Tchad arrive en tête des pays d’origine de ces œuvres, en quantité, avec plus de 9 000 pièces. Viennent ensuite le Cameroun, Madagascar, le Mali puis la Côte d’Ivoire, le Bénin, l’Éthiopie, le Gabon ou le Congo.

    De l’art dogon aux statues fang

    Au musée, le parcours Afrique présente au public en permanence près de mille pièces, réparties par région. Parmi elles, bon nombre de chefs d’œuvre. De l’art dogon du Mali aux statues royales mi-homme mi-lion du Bénin, en passant par les peintures chrétiennes d’Éthiopie, les objets magiques du pays Kongo, ou encore les statues kota ou fang du Gabon qui ont tant inspiré les artistes européens du début du XXe siècle.

    D’après le rapport de Bénédicte Savoy et Felwine Sarr, les deux tiers des œuvres sont entrés dans les collections françaises entre 1885 et 1960, sous la colonisation. Certaines sont même le fruit de pillages par les troupes coloniales à la fin du XIXe siècle, comme le trésor de Ségou, ou celui du palais du roi Béhanzin à Abomey au Bénin.

    ► Lire aussi : Musée du quai Branly-Jacques Chirac: les dix ans de la collection Afrique, rfi, 24/6/2016

    ► Lire aussi : Biens culturels: le rapport Savoy-Sarr évoque des restitutions définitives, rfi, 21/11/2018

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