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  • Fin des concertations nationales en RDC

    Fin des concertations nationales en RDC


    concertations -photo-En République démocratique du Congo, ce lundi 30 septembre 2013 et avec plusieurs jours de retard, le dernier groupe thématique, consacré à la bonne gouvernance, a remis son rapport au présidium des assises. Dimanche après-midi, ses membres ont été convoqués d’urgence au palais du Peuple où se tiennent les concertations pour parvenir à des conclusions. Résultat : quelques motifs de satisfaction pour l’opposition, mais surtout beaucoup d’incertitudes.

    Une question a occupé l’essentiel des débats : comment organiser un partage du pouvoir entre majorité et opposition ? Certains plaidaient pour un véritable partage, d’autres pour une ouverture à minima préservant les intérêts de la majorité en place. Après des débats longs et passionnés, les délégués ont finalement contourné le problème en choisissant la formule «gestion consensuelle du pouvoir», sans plus de précision.

    Une recommandation qui laisse une large place à l’interprétation, reconnaît un député. «Il a bien fallu trouver une formule qui mette tout le monde d’accord et masquer nos profondes divergences», explique-t-il.

    Pas de modification de la Constitution

    Autres sujets longuement débattus : la libération des prisonniers politiques et la réouverture de plusieurs médias fermés par les autorités. Sur ces deux points, l’opposition a obtenu satisfaction. Surtout, elle se réjouit que les délégués aient écarté tout projet de réforme de la Constitution et en particulier la révision de l’article 220, qui limite à deux le nombre de mandats du chef de l’Etat.

    Mais lundi soir, l’opposition restait très prudente. Et pour cause : toutes ces propositions ne sont que des recommandations et n’ont aucun caractère contraignant. Maintenant que toutes les commissions ont remis leurs conclusions, le présidium va devoir faire la synthèse des résultats des cinq groupes de travail, pour en tirer une série de recommandations à adresser au chef de l’Etat.

    RFI

  • Une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU attendue le 4 octobre

    Une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU attendue le 4 octobre

    Conseil de Sécurité de l'ONU
    Conseil de Sécurité de l’ONU

    -Une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU doit se rendre en République démocratique du Congo puis au Rwanda en fin de semaine prochaine, notamment pour encourager les efforts de pacification dans l’Est congolais, a-t-on appris dimanche auprès de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco). La délégation “sera à Kinshasa les 4 et 5” octobre, “le 6 elle ira à Goma”, capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu (Est), et “le soir même elle continuera (sa visite) à Kigali, au Rwanda”, avant de repartir aux Etats-Unis, a déclaré à l’AFP Madnodje Mounoubai, porte-parole de la Monusco à Kinshasa. Lors de son séjour à Kinshasa, la délégation doit notamment rencontrer le président Joseph Kabila, le Premier ministre Augustin Matata Ponyo, le ministre des Affaires étrangères Raymond Tshibanda, le président du Sénat Léon Kengo wa Dondo et le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku, a indiqué M. Mounoubai. “C’est une visite normale, qu’ils font dans la région chaque année. Ensuite, l’idée est aussi d’encourager les pays de la région à exécuter l’accord-cadre signé à Addis-Abeba” le 24 février, a-t-il précisé. Par cet accord, parrainé par l’ONU, les pays de la région s’engagent à ne soutenir aucun groupe armé dans l’Est congolais. Le texte a été signé par le Rwanda et l’Ouganda. Malgré leurs démentis, l’ONU accuse régulièrement ces deux voisins de la RDC d’appuyer le Mouvement du 23 mars (M23), que l’armée congolaise combat depuis mai 2012 au Nord-Kivu. Un accord entre Kinshasa et le M23 est en préparation à Kampala, où des pourparlers ont repris le 10 septembre.

    Belga

  • Les négociations avec le M23 s’enlisent sur la question des amnisties

    Les négociations avec le M23 s’enlisent sur la question des amnisties

    Delegation du Gouvernement RDC
    Delegation du Gouvernement RDC

    -Alors qu’il y a eu des combats, jeudi 26 septembre, dans l’est de la RDC, où en sont les négociations entre le M23 et le gouvernement congolais ? Les chefs d’Etats de la Conférence internationale des Grands lacs (CIRGL) avaient donné 14 jours aux deux parties pour trouver un accord. Si les négociations ont bien repris le 10 septembre, elles ont été suspendues quelques jours plus tard sans que l’ultimatum de la CIRGL ne soit plus évoqué. Plusieurs sources évoquent désormais la possibilité d’une reprise des ces pourparlers le 6 octobre. C’est la question de l’amnistie et de la réintégration des éléments du M23 qui pose problème. Même si du côté de la rébellion congolaise, on affirme toujours que ce n’est en rien l’une de leurs exigences. Kinshasa a établi une liste d’une centaine de noms qui a été remise au chef de la Monusco, Martin Kobler, et à la médiation ougandaise. C’est toute la hiérarchie militaire du M23, passée et actuelle, qui n’aurait ainsi ni le droit à l’amnistie ni à la réintégration au sein de l’armée congolaise. Ce qui du point de vue de l’ONU, comme de la médiation ougandaise, risque de compromettre toute chance d’accord politique entre Kinshasa et les rebelles. Une amnistie provisoire ? A New York, le président ougandais Yoweri Museveni a de nouveau proposé l’idée d’une amnistie provisoire pour le M23, reprenant l’exemple burundais de l’accord de cessez-le-feu signé à Dar es Salaam en 2003. Une amnistie qui court depuis dix ans déjà. Cette proposition du chef de l’Etat ougandais a à nouveau été refusée par l’équipe de négociation gouvernementale qui avait fait le déplacement.

    C’est donc à Mary Robinson, la représentante de Ban Ki-moon, et à Martin Kobler, qu’est revenue la lourde tâche d’essayer de trouver un compromis sur cette liste. Côté congolais, on affirme avoir écouté les uns et les autres sans donner d’indication définitive. A noter que le M23, lui, n’était pas représenté dans ces discussions informelles.

    RFI

  • Les rebelles disent vouloir privilégier la réconciliation

    Les rebelles disent vouloir privilégier la réconciliation

    Des rebelles du M23 fêtent leur victoire à Rumangabo, près de Goma, le 28 juillet 2012. REUTERS/James Akena
    Des rebelles du M23 fêtent leur victoire à Rumangabo, près de Goma, le 28 juillet 2012. REUTERS/James Akena

    – La rébellion Mouvement du 23 mars (M23), active dans l’Est de la République démocratique du Congo, affirme vouloir privilégier le retour des réfugiés et la réconciliation nationale aux pourparlers de paix en cours à Kampala.

    D’autre part, les rebelles estiment que la question de l’amnistie et de la réintégration dans l’armée ne sont pas fondamentales dans ces négociations.

    “Nous nous battons pour le pays et pour notre survie. Pour la sécurité de notre population, le retour des réfugiés et la réconciliation nationale. C’est à ces problèmes qu’il faut accorder beaucoup plus d’importance. Ces questions doivent trouver une réponse à Kampala”, a déclaré à l’AFP Bertrand Bisimwa, président politique du M23.

    “Nous ne nous battons pas pour l’amnistie, nous ne nous battons pas pour l’intégration. (…) La question de l’amnistie, la question de l’intégration, ce sont des questions subsidiaires”, a -t-il ajouté.

    Le gouvernement ougandais a repris le 10 septembre sa médiation entre la RDC et les rebelles du M23, amenant les deux parties en conflit à se retrouver ensemble à Kampala pour la première fois depuis le mois de mai. “Les deux parties vont se faire remettre un projet d’accord de paix demain (samedi) par le médiateur ougandais”, avait expliqué vendredi à l’AFP une source officielle.

    Les deux parties ont présenté leurs doléances et revendications au médiateur mais, selon plusieurs sources, le processus achoppe sur des questions liées à l’amnistie éventuelle des rebelles et à leur intégration dans l’armée, bien que M. Bisimwa ait affirmé à l’AFP au début du mois que ses hommes n’étaient pas intéressés par cette perspective.

    Vendredi soir, le gouvernement congolais a publié une liste d’environ 80 noms de membres du M23, essentiellement d’anciens officiers de l’armée qui ne seraient pas autorisés à la réintégrer. La semaine précédente, il avait exclu toute possibilité d’amnistie pour les principaux dirigeants de la rébellion et tous ses membres coupables de violations graves des droits de l’Homme.

    Le M23 est essentiellement composé d’ex-rebelles tutsi congolais qui avaient été intégrés à l’armée de RDC en 2009 à la signature d’un accord de paix. Ils se sont mutinés en avril 2012, estimant que les termes de l’accord n’avaient jamais été pleinement respectés. L’ONU accuse régulièrement le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le M23, ce que les deux pays ont toujours démenti.

    AFP

  • Appel à “neutraliser militairement” les groupes armés

    Appel à “neutraliser militairement” les groupes armés

    rebel m23 tue– La Société civile du Nord-Kivu (SCNK) a appelé vendredi “à neutraliser militairement tous les groupes armés” actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) afin que cette région connaisse une paix durable, selon une lettre à deux hauts responsables de l’ONU.

    La lettre est adressée à Martin Kobler, chef de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), et à Mary Robinson, envoyée spéciale de l’ONU pour la région des Grands Lacs.

    “Les forces vives de notre province vous exhortent [à] donner plus de chance aux FARDC [l’armée gouvernementale, NDLR] et à la Brigade d’Intervention de la Monusco”, afin qu’elles puissent “neutraliser militairement tous les groupes armes armés et les forces négatives”, écrit la SCNK.

    “Il n’y a que cette solution qui soit efficace pour imposer la paix et la sécurité durables” dans l’Est de la RDC, a insisté cette coalition d’ONG, associations, organisations religieuses, syndicats…

    La SCNK renouvelle sa mise en garde contre une amnistie ou une intégration dans l’armée des membres du Mouvement du 23 mars (M23), alors que cette rébellion et Kinshasa ont repris le 10 septembre des pourparlers de sortie de crise à Kampala.

    “Une intégration de ce genre consacrera l?impunité flagrante de crimes de guerres, de crimes contre l?humanité et d?autres graves violations de droits humains perpétrés à c?ur-joie par les criminels du M23”, écrit-elle.

    Le M23, actif depuis mai 2012 dans la province riche et instable au Nord-Kivu, réclame la pleine application d’un accord de 2009 qui a régi l’intégration de ses hommes dans les FARDC après qu’ils avaient quitté un autre groupe armé où ils opéraient. L’ONU accuse régulièrement le Rwanda et l’Ouganda, voisins de la RDC, de soutenir la rébellion, ce qu’ils ont toujours démenti.

    Le 19 septembre, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, avait affirmé qu’il n’y avait pas de “responsabilité collective des membres du M23” et redit que l’amnistie et l’intégration dans l’armée se feraient “au cas par cas”.

    Il avait aussi annoncé que le gouvernement avait établi “une liste d’une centaine de commandants, assimilés et hommes de troupes du M23, définitivement non éligibles à l’intégration au sein des forces armées et à l’amnistie”.

    AFP

  • La Zambie appelle à la fin immédiate du conflit en RDC

    La Zambie appelle à la fin immédiate du conflit en RDC

    Michael Sata (74 ans), le nouveau President de la Zambie
    Michael Sata (74 ans), le nouveau President de la Zambie

    -La Zambie s’est dite très inquiète des conflits persistants dans la République démocratique du Congo (RDC) voisine et a déclaré craindre un débordement, a rapporté mercredi le Times of Zambia. Le ministre zambien des Affaires étrangères Wylbur Simuusa a déclaré que son gouvernement suivait de près le conflit dans l’est de la RDC, qui borde la Zambie, et que le gouvernement était très préoccupé par les débordements qui se sont traduits par un afflux de réfugiés qui ont traversé la frontière. “S’il y a un conflit que la Zambie espère voir cesser immédiatement, c’est celui en RDC car c’est le pays avec lequel nous avons notre plus longue frontière et, compte tenu de la proximité, nous sommes amenés à accueillir de nombreux réfugiés qui fuient les combats”, a-t-il déclaré, cité par le Times of Zambia. Plusieurs réfugiés de RDC sont entrés en Zambie, notamment en passant par l’île de Kilwa dans la province de Luapula, en raison du conflit entre les forces gouvernementales et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). Le ministre zambien a depuis lancé un appel aux deux parties au conflit leur demandant de cesser les combats pour que la région puisse retrouver une paix durable. Le ministre zambien s’est exprimé lors de la deuxième réunion du Mécanisme de suivi régional de l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC, tenue en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, a précisé le Times of Zambia. La réunion a également condamné les rebelles du M23 pour avoir repris les hostilités qui ont fait de nombreuses victimes civiles et causé d’importants dégâts dans les zones occupées.

    Xinhua
  • Confusion après des combats entre l’armée et le M23 dans le Nord-Kivu

    Confusion après des combats entre l’armée et le M23 dans le Nord-Kivu

    Commandos-FARDC-1– Des combats ont opposé jeudi matin des rebelles du M23 aux forces gouvernementales dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), les rebelles dénonçant une “offensive” de l’armée qui de son côté a démenti et évoqué un simple “accrochage”. Il s’agit des premiers combats directs entre le Mouvement du 23 Mars (M23) et l’armée depuis le 30 août, date à laquelle les rebelles s’étaient repliés des collines d’où ils menaçaient Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, à la suite d’une offensive conjointe de l’armée et de la brigade d’intervention de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco). Ces nouveaux incident interviennent alors que le M23 négocie à Kampala, capitale de l’Ouganda, avec le gouvernement congolais. L’armée gouvernementale et d’autres milices “attaquent depuis cette nuit les positions tenues par nos forces sur l’axe Mabenga-Kiwanja”, à environ 80 km au nord de Goma, a affirmé dans un communiqué le président du M23, Bertrand Bisimwa. Joint par l’AFP, le porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC) pour le Nord-Kivu, le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, n’a parlé que d’un simple accrochage, vite terminé. Il y a eu “une altercation entre deux patrouilles de combat FARDC et M23 à Kahunga tôt ce matin […] Le calme est revenu”, a-t-il affirmé. Kahunga est une localité proche de proche de Kiwanja. Le porte-parole n’a pas précisé les circonstances de l’accrochage. Un officier supérieur de l’armée a affirmé à l’AFP, sous le couvert de l’anonymat, que “l’ennemi (était) venu attaquer (les) positions” de l’armée. Selon le colonel Hamuli, deux combattants du M23 ont été tués et un militaire a été blessé. Accusant les troupes gouvernementales de combattre au côté des rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), et de Maï-Maï (milices d’autodéfense), le communiqué de M. Bisimwa affirme que “d’autres forces de la même coalition sont en ce moment en mouvement sur l’axe Ishasha-Kinyandoni”. Ishasha est une ville à la frontalière avec l’Ouganda.

    “Cette attaque (…) est une manière pour le gouvernement congolais de saper les efforts de paix entrepris ces derniers jours par la communauté internationale et qui ont abouti à la reprise des négociations de Kampala”, ajoute M. Bisimwa.

    En milieu de matinée, il était toujours difficile de se faire une idée précise de la situation sur place.

    “J’ai vu des agriculteurs qui revenaient des champs parce qu’il y a des affrontements entre le M23 et l’armée”, a déclaré à l’AFP Arsène, un habitant de Kiwanja joint par téléphone à partir de Goma.

    “Il y a une petite psychose dans la cité de Kiwanja”, a-t-il ajouté, indiquant avoir vu deux jeeps de “renforts” du M23.

    “On n’a rien vu, rien entendu. On a seulement dit aux agriculteurs de rentrer. Ça fait depuis deux jours qu’ils nous disent de quitter le champ”, a cependant indiqué à l’AFP, à condition de ne pas être nommé, un autre habitant de Kiwanja, localité sous le contrôle du M23 depuis juillet 2012.

    Arsène a dit avoir vu trois chars de l’ONU se diriger vers Mabenga. La Monusco dispose d’une base à Kiwanja, mais son porte-parole militaire à Kinshasa n’était pas en mesure de fournir une évaluation précise de la situation sur place en milieu de matinée.

    Le M23 est né en 2012 dans le Nord-Kivu (riche province minière frontalière du Rwanda et de l’Ouganda) d’une mutinerie d’anciens rebelles congolais qui avaient été réintégrés en 2009 dans l’armée régulière congolaise à la suite d’un accord de paix.

    Les rebelles réclament la pleine application de cet accord et défendent essentiellement les droits des Tutsis congolais.

    AFP

  • accrochage entre le M23 et l’armée, au moins deux morts

    accrochage entre le M23 et l’armée, au moins deux morts

    m23-karuba– Des combats ont opposé brièvement jeudi matin des rebelles du M23 aux troupes gouvernementales dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), faisant au moins deux morts, alors que les deux camps négocient à Kampala, en Ouganda.

    Il s’agit des premiers combats directs entre le Mouvement du 23 Mars (M23) et l’armée depuis le 30 août, date à laquelle les rebelles s’étaient repliés des collines d’où ils menaçaient Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, à la suite d’une offensive conjointe de l’armée et de la brigade d’intervention de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco).

    L’affrontement s’est produit tôt dans la matinée à Kahunga, près de la ville de Kiwanja (environ 80 km au nord de Goma) alors que le M23 et le gouvernement congolais négocient depuis le 10 septembre à Kampala une issue au conflit qui les oppose depuis un an et demi. Les discussions achoppent cependant depuis quelques jours.

    “La situation est redevenue calme”, a indiqué à l’AFP le lieutenant-colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco, sur la foi des renseignements transmis par la base des Casques bleus proche de Kiwanja. L’accalmie a été confirmée à l’AFP par l’armée et un colonel du M23, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

    L’accrochage a duré une vingtaine de minutes, deux rebelles du M23 ont été tués, et un membre des Forces armées de la RDC (FARDC) a été blessé, a précisé le lieutenant-colonel Basse. Il a estimé que les informations qu’il avait pu recouper confirmaient la version des faits donnée par l’armée dont le porte-parole pour le Nord-Kivu, le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, avait parlé d’une “altercation” vite terminée “entre deux patrouilles de combat FARDC et M23”.

    “On n’a rien vu, rien entendu”

    Interrogé par l’AFP, le président du M23, Bertrand Bisimwa, a donné un tout autre bilan: “6 morts, 3 blessés graves et 2 capturés, tous (membres des) FARDC. De notre côté, aucune victime, sauf 3 maisons de civils détruites”.

    Des soldats congolais, le 4 septembre 2013 près de Goma
    © AFP/Archives Carl de Souza

    C’est M. Bisimwa qui avait donné l’alerte le matin en affirmant dans un communiqué que l’armée gouvernementale attaquait “depuis cette nuit les positions tenues par [le M23] sur l’axe Mabenga-Kiwanja”. Il accusait le gouvernement congolais de vouloir “saper les efforts de paix entrepris ces derniers jours par la communauté internationale et qui ont abouti à la reprise des négociations de Kampala”.

    Kinshasa a catégoriquement démenti cette présentation des faits. “Ce matin, une colonne du M23 est tombée de manière impromptue sur une caserne des FARDC à Kahunga et ils ont subi une réponse de feu”, a dit à l’AFP le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. Selon lui, cette caserne vient d’être installée, et le M23 ignorait vraisemblablement son existence.

    “La question est de savoir pourquoi un groupe dont la communauté internationale demande le désarmement se promène lourdement armé. Comme ils ne savent pas se justifier, ils essayent une fuite en avant” en accusant le gouvernement, mais “en réalité, il n’y a pas eu d’attaque” de la part des FARDC, a ajouté M. Mende.

    “J’ai vu des agriculteurs qui revenaient des champs parce qu’il y a des affrontements entre le M23 et l’armée”, a déclaré à l’AFP Arsène, un habitant de Kiwanja joint par téléphone à partir de Goma, indiquant avoir vu deux jeeps de “renforts” du M23, et aussi trois chars de l’ONU se diriger vers Mabenga.

    “On n?a rien vu, rien entendu. On a seulement dit aux agriculteurs de rentrer. Ça fait depuis deux jours qu?ils nous disent de quitter le champ”, a indiqué à l’AFP, à condition de ne pas être nommé, un autre habitant de Kiwanja, localité sous le contrôle du M23 depuis juillet 2012.

    Le M23 est né en 2012 dans le Nord-Kivu (riche province minière frontalière du Rwanda et de l’Ouganda) d’une mutinerie d’anciens rebelles congolais qui avaient été réintégrés en 2009 dans l’armée régulière congolaise à la suite d’un accord de paix.

    Les rebelles réclament la pleine application de cet accord et défendent essentiellement les droits des Tutsis congolais.

    AFP

  • Kabila invité en Belgique pour le centenaire de la première Guerre mondiale

    Kabila invité en Belgique pour le centenaire de la première Guerre mondiale

    KABILA- DIIDER-Le gouvernement belge a invité le président congolais Joseph Kabila à se rendre en Belgique à l’occasion des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, à laquelle ont participé des soldats congolais sous le drapeau belge, a indiqué mardi soir le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders.

    « L’invitation est toujours lancée », pour 2014, date du 1O0ème anniversaire du début de la première Guerre mondiale, a-t-il affirmé à quelques journalistes à l’issue d’une rencontre à New York avec le président congolais Joseph Kabila, en compagnie de son collègue de la Coopération au développement, Jean-Pascal Labille.

    « On verra dans ce cadre-là comment organiser des contacts bilatéraux », a ajouté M. Reynders.

    Des soldats congolais engagés dans la Force publique (FP) – « l’armée du Congo belge » entre la création de l’Etat indépendant du Congo (EIC) en 1885 et l’indépendance de la colonie en 1960 – ont combattu durant la « grande Guerre » sous le drapeau belge, tant lors de la bataille de l’Yser qu’en Afrique, avec notamment la légendaire victoire de Tabora, une ville située en Tanzanie (anciennement Afrique orientale allemande), remportée contre les troupes allemandes le 19 septembre 1916.

    Le Premier ministre belge Elio Di Rupo a pour sa part été invité par son homologue congolais, Augustin Matata Ponyo Mapon, à se rendre en RDC. Mais il avait renoncé à se rendre à Kinshasa en octobre dernier pour le 14ème sommet de la Francophonie, en raison de la tenue des élections communales en Belgique – une décision qui avait surpris les autorités congolaises.

    « J’espère que ce (cette visite à Kinshasa de M. Di Rupo) sera le plus rapidement possible », a lancé mardi M. Reynders.

    Mais M. Di Rupo a conditionné cette visite à des avancées en RDC, où les dernières élections, la présidentielle et les législatives du 28 novembre 2011, ont été entachées d’irrégularités, selon plusieurs missions d’observation électorale.

    Bruxelles accueillera par ailleurs en avril prochain un sommet Union européenne-Afrique auquel devraient participer les dirigeants des 54 Etats membres de l’Union africaine (UA) – à l’exception probable de ceux poursuivis par la justice internationale, comme le président soudanais Omar el-Béchir, visé depuis depuis 2009 par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre au Darfour, une province de l’ouest du Soudan.

    Belga

  • Les pays voisins de la RDC ont pressé,a l’ONU, Kinshasa et les M23 de « conclure rapidement » les négociations de Kampala

    Les pays voisins de la RDC ont pressé,a l’ONU, Kinshasa et les M23 de « conclure rapidement » les négociations de Kampala

    Général Didier Etumba Vs les officiers et militaires déserteurs a l’Est du Congo– Les pays voisins de la République démocratique du Congo (RDC) ont pressé, lundi à l’ONU, Kinshasa et les rebelles du mouvement M23 de “conclure rapidement” les négociations de Kampala, actuellement au point mort.

    Les participants à la réunion, dont les présidents congolais, rwandais et ougandais, ont aussi “exhorté” les donateurs internationaux à lancer des projets de développement en faveur des femmes et des jeunes afin de “créer des dividendes de paix immédiats sur le terrain”, indique le communiqué final de leur réunion en marge de l’assemblée générale de l’ONU.

    La réunion a permis de définir des “critères de suivi” pour mieux appliquer l’accord cadre conclu en février à Addis Abeba et censé contribuer à pacifier la région.

    Une nouvelle réunion de suivi de cet accord-cadre est prévue en marge du sommet de l’Union africaine de janvier 2014 à Addis Abeba. La réunion “a noté les demandes d’adhésion du Kenya et du Soudan à l’accord-cadre”, qui devraient être acceptées lors de cette prochaine réunion.

    Les participants ont “condamné fermement la reprise des hostilités” par le M23, notamment les attaques contre les Casques bleus de la Monusco qui appuient l’armée congolaise, ainsi que “les tirs d’obus sur le territoire rwandais”.

    Le Nord-Kivu, riche province minière de l’est de la RDC, voit s’affronter depuis un an armée congolaise et rebelles, notamment le mouvement M23. Celui-ci avait pris brièvement le contrôle de Goma, capitale provinciale, en novembre 2012 et reste une menace.

    L’ONU et Kinshasa accusent le Rwanda et l’Ouganda voisins de le soutenir, ce que ces deux pays démentent. Des pourparlers de paix entre Kinshasa et le M23 ont commencé à Kampala le 10 septembre mais ils piétinent.

    Cette réunion avait été convoquée conjointement par le secrétaire général de l?ONU Ban Ki-moon, et la présidente de la Commission de l?Union africaine, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma.

    Etaient représentés la RDC, l’Angola, le Burundi, le Congo, le Rwanda, l’Afrique du Sud, le Soudan du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie, ainsi que la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC) et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).

    A l’issue de la réunion, l’émissaire de l’ONU pour les Grands Lacs, Mary Robinson a affirmé qu’il “restait beaucoup à faire pour appliquer les engagements” de l’accord-cadre, citant parmi eux la promesse de “ne pas interférer dans les affaires intérieures des pays voisins”.

    “J’ai eu l’impression que les chefs d’Etat présents souhaitent réellement que ces engagements changent la dynamique dans la région”, a-t-elle cependant affirmé, soulignant que la population de l’est de la RDC “avait trop souffert pendant trop longtemps”. “C’est un jour positif pour la région”, a affirmé Mme Robinson, qui a assuré avoir vu les présidents congolais et rwandais, Joseph Kabila et Paul Kagame, “se parler très amicalement à la fin de la réunion”.

    AFP